Comptes-rendus …. nous y étions : les critiques concerts, opéras, festivals 2018 par classiquenews

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degas_opera_orchestre_comptes_rendus_382Tous les spectacles à l’affiche (concerts, opéras, ballets, récitals, festivals mais aussi hommages, célébrations, concours et galas …) sont minutieusement analysés par la ” Rédaction spectacle vivant ” de classiquenews. Voici les meilleures propositions que nous avons souhaité couvrir, où nous étions, spectacles et plateaux qui méritent un témoignage, un compte rendu, un éclairage critique. A lire, pour connaître toutes les raisons pour lesquelles il fallait y être …

 

 

Comptes-rendus, critiques de spectacles

sommaire

 

  

 

DISCERNEMENT. Ici, la Rédaction de CLASSIQUENEWS distingue l’essentiel et le captivant, l’innovation et la prise de risque… – Suivez le travail des interprètes : chanteurs, instrumentistes, chefs qui font l’actualité et retiennent l’attention des rédacteurs de CLASSIQUENEWS…

 

 

2018

  

 

CLASSIQUENEWS suit le festival RADIO FRANCE MONTPELLIER 2018 – Lire ci après les comtes rendus de notre envoyé spécial Albert Dacheux, avec Jean-François Lattarico :

 

 

NEMANJA RADULOVIC violon cd dg par classiquenews cd review critique cdCompte-rendu, concert. Montpellier, le 24 juillet 2018. Vents d’Est (Moniuszko/Tchaikovsky/Khatchaturian). I, Culture Orchestra / Kirill Karabits / avec Nemanja Radulovic, violon. Enfant chéri des plateaux télévisés, reconnaissable entre mille, avec sa volumineuse crinière, la silhouette du violoniste Nemanja Radulovic est familière. Un très nombreux public s’est dérangé pour le voir jouer « son » concerto de Tchaïkovsky. Il en est très familier – ce fut sa carte de visite – et l’a enregistré l’an passé pour Deutsche Grammophon.  Soyons franc : le battage médiatique autour de ce jeune prodige, d’origine serbe, dont la carrière internationale est impressionnante, son look un tantinet provocateur invitent à la réserve. EN LIRE +

 

 

 

 

Compte rendu, concert, Montpellier, opéra Berlioz, Le Corum, Festival Radio France Occitanie, Montpellier, le 22 juillet 2018. Bertrand Chamayou/Philharmonique de Radio France/Santtu-Matias Rouvali. Traditionnellement, comme il se doit pour le Festival de Radio France, à l’Orchestre National succède le Philharmonique. Après la prestation décevante du premier (dans un programme Gershwin dont il a été rendu compte), le second était attendu avec d’autant plus d’impatience qu’il serait dirigé par un jeune chef finlandais, découvert et  apprécié, ici même, il y a quatre ans, Santtu Matias Rouvali, le successeur de Neeme Järvi à Göteborg.

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DELIBES-leo-par-classiquenews-classiquenews-dossier-coppelia-kassya-opera-dossier-classiquenewsCompte rendu, opéra, Montpellier, opéra Berlioz, Le Corum, Festival Radio France Occitanie, Montpellier, le 21 juillet 2018. Kassya, de Léo Delibes. Version de concert. Gens / Dubois / Gillet/Gubisch/Duhamel… Chœurs de l’Opéra National de Montpellier Occitanie, de la Radio Lettone, Orchestre National Montpellier Occitanie, Schønwandt. Cyrille, jeune paysan, aime Kassya, une bohémienne de peu sa cadette. Mais il est aimé en secret par Sonia, son amie d’enfance. Nous sommes en 1848. Le seigneur du lieu convoite Kassya, se débarrasse donc du galant qu’il envoie à l’armée, et s’éprend de la bohémienne. Entre temps, celle-ci, avec Sonia,  a consulté une diseuse de bonne aventure qui prédit à Kassya : honneur et fortune, et à Sonya, un bonheur humble. Kassya conduit le comte à l’épouser et, reniant ses origines, participe à l’oppression du peuple. Les paysans se soulèvent. Cyrille, de retour, accepte de devenir leur chef. L’insurrection a gagné. Cyrille sauvera le comte et Kassya du lynchage.  Mais il refuse l’amour de la bohémienne devenue comtesse : il épousera Sonia. Kassya se suicide. EN LIRE +

 

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fitCompte rendu, concerts. Montpellier, salle Pasteur, Le Corum, Festival Radio France Occitanie, Montpellier, le 19 juillet 2018. Trois des cinq concerts programmés (Nathanaël Gouin, solistes de l’Orchestre National de Montpellier ; Duo Jatekok). Transcription, réduction, arrangement, paraphrase, variations, réécriture… de tous temps, mais plus particulièrement depuis le XIXe S, les œuvres – parfois même avant leur création – ont subi tous les traitements, avec ou sans le consentement de leurs auteurs. C’était en effet le principal mode de leur diffusion, qui faisait la fortune des éditeurs. De cet océan insondable n’ont surnagé, au mieux, que celles signées de grands noms. Cette journée du Festival, riche de cinq concerts, est l’occasion d’en découvrir de multiples facettes. Il n’est rendu compte que de trois d’entre eux, l’auteur  ayant couru le 5000 m mais jamais tenté le marathon. EN LIRE +

 

 

 

DESTOUCHES 1837_1_3Dubuisson_NericaultCompte-rendu, critique, opéra. MONTPELLIER, le 18 juillet 2018. André-Cardinal DESTOUCHES, Issé, Ensemble Les Surprises, Louis-Noël Bestion de Camboulas. L’un des opéras préférés de Louis XIV revit enfin à l’occasion du Festival de Radio-France qui renoue avec la tradition des raretés lyriques. Un casting inégal face à une phalange solide laisse transparaître les multiples beautés de cette partition qui aurait gagné à être redonné dans une version scénique. Créé à Fontainebleau en 1697, la même année que l’Europe galante de Campra, le premier opus d’un jeune compositeur de vingt-cinq ans va se révéler l’une des partitions les plus jouées durant un siècle, jusqu’en 1797, avant de tomber dans un oubli pluriséculaire. On aura l’occasion de le réécouter confidentiellement en 2008 à Bourg-en-Bresse et en 2017 en version scénique à Lunéville. L’intégrale proposée par l’ensemble Les Surprises reprend la version en un prologue et cinq actes de 1724, plus conforme aux canons de l’opéra français. L’intrigue, assez mince, conte les amours secrètes entre la nymphe Issé et le dieu Apollon, promise à la nymphe par l’oracle, mais qui apparaît sous les traits du berger Philémon. On pouvait craindre l’ennui de voir un fil narratif si ténu s’étirer pendant cinq actes et il faut avouer que les deux premiers actes ne distillent guère de roboratives péripéties. EN LIRE +

 

 

 

 

nelson-goerner-piano-recital-concert-critique-par-classiquenews-recital-pianoCompte rendu, récitals. Montpellier, opéra Berlioz, Festival Radio France Occitanie, Montpellier, le 17 juillet 2018. Récital Michel Dalberto, puis Nelson Goerner. Quel beau démenti aux esprits chagrins qui prétendent que notre piano contemporain serait standardisé ou tendrait vers une uniformisation planétaire ! A quelques heures d’intervalle, le Festival Radio France Occitanie Montpellier a programmé, dans la même salle, sur le même Bösendorfer, deux très grands interprètes : Michel Dalberto, et son cadet Nelson Goerner. EN LIRE +

 

 

SAY_fazil_pianoCompte rendu, récital. Montpellier, opéra Berlioz, Festival Radio France Occitanie, Montpellier, le 12 juillet 2018. Mélodies en duo. Marianne Crebassa / Fazil Say. Notre mezzo, dont la maturité épanouie fait miracle, est associée à Fazil Say, avec qui elle a gravé son deuxième CD (Erato, oct 2017),  auquel le programme de ce soir emprunte ses œuvres vocales. Le récital, déjà donné à Saint-Denis, reprend donc – pour l’essentiel – les œuvres  enregistrées sous le titre « Secrets », ponctuées d’interventions du piano seul, en relation avec les mélodies. EN LIRE +

  

 

offenbach_jacques classiquenews 2016 portrait de jacques offenbachCompte rendu, opéra. La Périchole. Montpellier, Le Corum, Opéra Berlioz, Festival Radio France, Occitanie, Montpellier, le 11 juillet 2018, 20 h. Romain Gilbert, Marc Minkowski. Il grandira…car il est espagnol Si chacun a en tête « il grandira, il grandira… car il est espagnol », l’opéra-bouffe d’Offenbach recèle bien des trésors mélodiques d’une autre facture. L’histoire singulière du couple Piquillo – La Périchole, tenaillé par la faim, qui se verra anobli par un Vice-roi débauché après moult péripéties est connue. Le livret comme la musique ne comportent pas la moindre faiblesse. La raillerie des mœurs des puissants y est d’autant plus féroce que traitée avec légèreté. Après Salzbourg, en mai, avec une distribution qui comportait plusieurs de nos chanteurs. EN LIRE +

 

 

 

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kaufmann-jonas-siegmund-walkyrie-wagner-ring-munich-petrenko-kriegenburg-la-critique-2-sur-classiquenewsCOMPTE RENDU, opéra. MUNICH, le 22 juillet 2018. Wagner : LA WALKYRIE. Jonas Kaufmann… Petrenko / Kriegenburg. Alors que la nouvelle production de Lohengrin à Bayreuth, a finalement trouvé son chevalier en Piotr Beczala, choisi in extremis après la désaffection de Roberto Alagna, Bayreuth 2018 s’enlise faute de vraie politique de qualité. La magie wagnérienne se déplace en … Bavière, à Munich précisément, où le festival lyrique au Théâtre National sévit outrageusement, faisant même de l’ombre à la colline verte. A-ton encore raison de dépasser des fortunes pour des places désormais surestimées ? Il y a certes le désir de vivre l’expérience acoustique du théâtre conçu et voulu par Wagner pour son opéra, mais est-il raisonnable d’attendre autant, de payer autant pour des spectacle de moins en moins convaincants ? EN LIRE +

 

 

 

 


handel-haendel-portrait-classiquenewsCompte rendu critique, opéra. BEAUNE, le 20 juillet 2018. Georg Friedrich HAENDEL, Rodrigo, Ensemble Les Accents, Thibault Noally. Un premier opus italien de Haendel magnifié par l’équipe réunie autour de Thibault Noally et un casting proche de la perfection. On trouve dans cette partition foisonnante tout l’art mature du compositeur, certains airs seront même repris dans ses opéras ultérieurs. Aucune faille dans la distribution, un sens aigu du théâtre, malgré quelques coupes dans les récitatifs qui n’obèrent pas la cohérence dramatique de l’intrigue. Une soirée mémorable et l’une des meilleures interprétations d’un opéra haendélien de ces dernières années. EN LIRE +

 

 

 

 

 

COMPTE-RENDU, ORATORIO. BEAUNE, le 15 juillet 2018. HAYDN : Les Saisons, GABRIELI Ch, con & pl. PAUL McCREESH, direction. L’oratorio de Haydn occupait l’affiche à Beaune 2018 : La Création tout d’abord le 13 juillet (assez terne et tendue sous la direction plus méticuleuse que naturelle et flexible de Laurence Equilbey), surtout le moins estimé Les Saisons de 1801, ce 15 juillet donc, point culminant pourtant d’une réflexion active voire surinspirée par Haydn sur le genre et aussi d’après le poème panthéiste, naturaliste et religieux d’un certain James Thomson (poème The Seasons, vers 1730).

mc-creesh-oratorios-ahendel-Paul-McCreesh_0335_credit-Ben-WrightDans le cas du britannique Paul McCreesh, le geste est autrement plus sûr et visionnaire, généreux et architecturé, avec une attention très fine pour les détails et ici, emblème d’un auteur qui fut autant génial dans le quatuor que la Symphonie (deux genres qu’il « inventa » littéralement), les timbres orchestraux. Les Saisons sont d’abord une partition pour les instruments, capables sous la direction de McCreesh, d’exprimer le souffle, les mouvements, spectaculaires et intimes, de la miraculeuse Nature, à travers l’enchantement des saisons. En leur succession, porteuse de variété et d’éloquente caractérisation. Paul McCreeesh, ardent défenseur de la partition après le non moins sublime Nikolaus Harnoncourt, dévoile cependant sa propre traduction en anglais, écartant la piètre mise en poésie en allemand par Swieten d’après le texte originel anglais. Est ce pour cela que connaissant dans le moindre détail littéraire, l’ouvrage du dernier Haydn, le chef en exprime toute la dimension émerveillée et spirituelle avec … EN LIRE +

 

 

 

 

gstaad-festival-yehudy-menuhin-festival-academy-presentation-concerts-edition-2018-par-classiquenews-highlightsCOMPTE RENDU, GSTAAD Menuhin Festival 2018. WEEK END 1 : 13,14, 15 juillet 2018. SEASONS RECOMPOSED. Pour son premier cycle de concerts inaugurant sa 62e édition en 2018, le Gstaad Menuhin Festival (Saanenland, Suisse) a présenté un premier triptyque passionnant. Son directeur général (et artistique) Christophe Müller (depuis 2002) ne s’économise aucun effort ni aucune audace pour séduire et surprendre aussi un public particulièrement fidélisé. Chaque été, les festivaliers sur les cimes ne s’autorisent pas seulement les joies du plein air ni le vertige esthétique que les meilleurs artistes peuvent parfois procurer. Chacun ici peut mesurer la pertinence d’une programmation très habilement conçue, qui sait inscrire l’offre musicale dans un environnement unique au monde … la nature miraculeuse des paysages suisses, ses villages, chalets et églises, lacs et sentiers de randonnée, particulièrement préservés, ses forêts et ses arêtes montagneuse dessinées comme dans une composition idyllique, y orchestrent le plus bel écrin d’un festival enchanteur. EN LIRE PLUS

 

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L’église de Saanen, lieu mythique, élu dès 1957 par Yehudi Menuhin, pour le premier festival de musique classique © studio CLASSIQUENEWS.COM 2018

 

 

lozakovich daniel violon adolescent violoniste par classiquenewsCompte-rendu, concert. Evian, La Grange au Lac, les 6 & 7 juillet 2018. R. Strauss, L. van Beethoven, P. I. Tchaïkovski. Jean-Jacques Kantarow, Orchestre de Chambre de Lausanne. Esa-Pekka Salonen, Sinfonia La Grange au Lac, Daniel Lozakovich. C’est un franc succès qu’a rencontré l’édition 2018 des Rencontres musicales d’Evian, 25 ans après la première, avec pas moins de 16 concerts réunissant des stars du monde classique tels que James Ehnes, Nicolas Lugansky, Daniel Lozakovich … EN LIRE +

 

 

 

Compte rendu, opera. Chorégies d’Orange, le 5 juillet 2018. BOITO : Mefistofele. SCHROTT, GRINDA, STUTZMANN. Balance entre ciel et terre, littéralement : Faust et Méphisto, en l’occurrence Jean-François Borras et Erwin Schrott, enlevés de la terre, élevés au ciel sur une nacelle, l’enfer s’en mêlant, restent suspendus entre terre et ciel, à mi-hauteur du plateau et des cintres vertigineux du théâtre antique. L’incident, comique, vire soudain à l’accident dramatique : deux des quatre filins, tirant plus haut d’un côté la mince plateforme aérienne, en déséquilibrent le niveau horizontal et les deux hommes glissent vers le bas incliné du plancher, s’accrochant comme ils peuvent à la balustrade pour ne pas tomber. Les deux hommes tentent désespérément, en se déplaçant d’un côté ou l’autre, de rétablir l’équilibre devenu instable. Mais l’infernale nacelle, s’incline, tangue, oscille de façon imprévisible, devient balançoire, balancelle folle près de tournoyer aux cris d’effroi du public devant le spectacle inédit, pris au début comme un gag de mise en scène.   EN LIRE +

 

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richard-strauss-102~_v-image360h_-ec2d8b4e42b653689c14a85ba776647dd3c70c56COMPTE-RENDU, Opéra. Aix en Provence, le 4 juillet 2018. R. STRAUSS : Ariadne auf Naxos / Ariane à Naxos (Devielhe, Mitchell). En 2016, Katie Mitchell avait, après son fulgurant et premier (à Aix) Written on skin, frappé juste et fort dans un Pelléas et Mélisande, tendu et onirique à la fois, grâce à l’excellente et troublante soprano charismatique Barbara Hanigan dans le rôle de Mélisande. Revoici Mitchell dans l’un des joyaux de l’opéra moderne, celui conçu début XXè (en pleine première guerre) par le duo mythique Strauss / Hofmmansthal : Ariadne auf Naxos / Ariane à Naxos. De toute évidence, la nouvelle production d’Ariadne auf Naxos 2018, nouveau jalon d’une tradition locale jusque là assez éblouissante, n’est ni l’événement lyrique ni le miracle artistique annoncé à grand fracas… La nouvelle production aixoise hélas rate son entrée et voici assurément le premier échec de la metteure en scène britannique dont l’univers littéraire et néobaroque (la pièce s’inspire de Molière) lui semble bien étranger. Pourtant, l’œuvre dans sa version finale de 1916 est un miracle de poésie et de facétie jouant sur l’obligation imposée aux interprètes présents (ce qu’explique le Prologue), de jouer, comme le souhaite le mécène de la soirée (l’homme le plus riche de Vienne), la comédie italienne et l’opéra, en même temps. Voilà pourquoi les deux équipes doivent s’accorder : le prétexte est un métissage des genres qui sur le plan théâtral et musical produit des miracles. Pourtant, ici, règnent le non sens et les idées hors sujet. EN LIRE +

 

 

ONL-orchestre-national-de-lille-vignette-saison-2018-2017-par-classiquenews-temps-forts-orchestre-national-de-lilleCompte rendu, concert. LILLE, le 28 juin 2018. BERNSTEIN : MASS. Orchestre national de Lille, Alexandre Bloch. FRESQUE SPECTACULAIRE… 200 personnes sur le plateau et au-dessus (s’agissant des deux jazz band, et rock band, situés chacun au dessus de la scène, à jardin et à cour) incarnent et exaltent l’ivresse grandissante d’une partition protéiforme signée Bernstein, au début des années 1970 : MASS. Il faut donc pour le chef savoir coordonner le geste d’une colonie éparse de musiciens aux parties simultanées, et aussi préserver la clarté d’une oeuvre construite comme une cathédrale particulièrement riche en changements de rythmes et en formes musicales. Généreux, éclectique, Bernstein fait montre d’une invention parfois déroutante pour l’auditeur, mais tout le mérite revient au formidable engagement des chanteurs et instrumentistes, à la direction à la fois fiévreuse et précise du chef Alexandre Bloch, directeur musical de l’Orchestre National de Lille ; le maestro sculpte un monument esthétique qui suit très minutieusement son parcours, sans dilution, et avec des pointes sarcastiques ou lyriques d’une indiscutable intelligence. EN LIRE +

 

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FIN DE SAISON 2018 – 2019 éblouissante à Lille pour l’Orchestre National de Lille : Mass de Bersntein enfin révélée en une célébration collective inoubliable… (Illustration : © Ugo Ponte / Orchestre National de Lille 2018)

 

 

 

 

 

 

 

MOZART-portrait-romantique-mozart-genie-xviii-siecle-portrait-opera-compte-rendu-par-classiquenews-critique-comptes-rendus-concerts-par-classiquenews-mozart-et-salieriCompte-rendu critique, opéra. LYON, le 27 juin 2018. MOZART, Don Giovanni, Orch de l’opéra de Lyon, Stefano MontanariDavid Martonremet le chef-d’œuvre de Mozart sur le tapis, après une précédente adaptation aux Nuits de Fourvière, il y a une dizaine d’années, dans laquelle Don Giovanni était une femme (Don Giovanni keine pause). Pour la dernière production de la saison lyonnaise, le livret de Da Ponte, constamment malmené, est jeté aux oubliettes, la narration disparaît avec le Commandeur et le résultat est une lecture cérébrale, prétentieuse et pas toujours cohérente qui présente un jouisseur bipolaire presque soumis à un Leporello amateur fou d’opéra. EN LIRE +

 

 

 

 

 

 

Compte-rendu critique, opéra. POTSDAM, Orangerie, le 21 juin 2018. André CAMPRA, L’Europe galante, Les Folies françoises, Patrick Cohën-Akenine. Chef d’œuvre inaugural du genre de l’opéra-ballet, L’Europe galante avait connu une seconde jeunesse en 1997 (trois siècles après sa création) grâce à Minkowski, puis en version scénique avec Christie et la jeune phalange d’Ambronay. La production de Postdam est la première donnée en terre allemande. Des trouvailles ingénieuses dans la mise en scène et un casting très prometteur, mais finalement inégal. EN LIRE +

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Anna Netrebko Verdi album leonoraCOMPTE-RENDU, opéra. BERLIN, Staatsoper, le 21 juin 2018. VERDI : Macbeth. Domingo / Netrebko. Kupfer / Barenboim. Berlin poursuit des réussites évidentes : au duo déjà salué Barenboim / Kupfer, répond la maestrià incarnée, autant chanteurs qu’acteurs, Anna Netrebko et Placido Domingo que l’on avait déjà salués dans un précédent Verdi : Il Trovatore. Mais à l’éblouissant cristal ivre et éperdue de la jeune amoureuse Leonora (pincée pour son Trouvère Manrico), s’épanouit ici, le diamant noir, félin et crépusculaire d’une tigresse maléfique et si humaine, Lady Macbeth. EN LIRE +

 

 

 

 

 

 

bONEGUINE_ONR-KlaraBeck_0371-Acte2-728x485Compte rendu, opéra. Strasbourg. Opéra National du Rhin, le 18 juin 2018. Tchaïkovski : Eugène Onéguine. Bogdan Baciu, Ekaterina Morozova, Marina Viotti, Liparit Avetisyan… Orchestre Philharmonique de Strasbourg. Marko Letonja, direction. Frederic Wake-Walker, mise en scène. Fin de saison romantique à Strasbourg, avec la nouvelle production d’Eugène Onéguine de Tchaïkovski à l’Opéra National du Rhin. Le chef Marko Letonja dirige un orchestre en bonne forme et une distribution plutôt jeune qui cautionne à elle seule le déplacement. Frederic Wake-Walker signe une mise en scène (sa première en France) réunissant en apparence, quelques nombreuses idées aspirant à quelque chose mais qui réussit à laisser le public indifférent, en contraste avec la musique passionnée et l’interprétation -musicale- du quatuor principal, passionnante. EN LIRE +

 

 

 

 

 

thumbnail_samsonCompte-rendu, opéra. Paris, TCE, le 15 juin 2018. Camille Saint-Saëns : Samson et Dalila. Alagna / Lemieux. Orchestre National de France. Mikhael Tatarnikov (direction). Quelques semaines après avoir triomphé dans le rôle à la Staatsoper de Vienne (aux côtés d’Elina Garanca), Roberto Alagna est venu défendre le rôle de Samson dans sa patrie, au Théâtre des Champs-Elysées, avec comme partenaire la contralto québécoise Marie-Nicole Lemieux en Dalila. Comme on pouvait s’y attendre, Roberto Alagna illustre ténor français campe un Samson à tout épreuve, capable de maîtriser l’éprouvante tessiture du rôle. Les sonorités s’avèrent saines, généreuses, insolentes ; la diction, d’une perfection totale. Il convainc pleinement dans le célèbre « Air de la meule », un phrasé avec beaucoup de nuances et des accents qui expriment toute la souffrance intérieure du héros. On ne doute pas qu’il sortira vainqueur de son prochain défi, qui est de chanter Lohengrin au Festival de Bayreuth cet été. EN LIRE +

 

CLASSICA-schubert-rolling-stones-classica-2018-vignetteCOMPTE RENDU, festival. CANADA, Festival CLASSICA 2018 (25 mai – 16 juin 2018). 8è édition. Du 30 mai au 8 juin 2018. De Schubert aux Rolling Stones, Mathieu, Debussy, Neukomm… UNE CERTAINE IDEE DU CLASSIQUE… Ils semblerait que nos cousins d’Amérique aient beaucoup de choses à nous apprendre, nous, français pétris de bonnes intentions, souvent arrogants, pétrifiés dans des certitudes… aujourd’hui dépassées. Au Québec se réinvente l’esprit et le fonctionnement d’un festival de musique classique. Prenez l’exemple du Festival CLASSICA, en Montérégie (rive sud de Montréal) : une initiative portée par le baryton Marc Boucher (photo ci dessous) / DR) qui en est le directeur artistique et général. 2018 en marque la déjà 8è édition. L’idée est fédératrice, associant plusieurs communes sur le territoire ; elle offre du classique, une image ouverte, généreuse, détendue, en rien compassée ni guindée … comme on peut le voir trop souvent en France où la culture et la musique classique continuent d’être confisqués par la vanité d’une élite qui se croyant supérieure, entend utiliser concerts, festivals, et surtout opéra pour assoir sa soi disante supériorité : on le sait aujourd’hui, le classique en meurt et il n’est pas une institution culturelle digne de ce nom qui ne développe à présent dans l’Hexagone, toutes les actions possibles pour élargir ses publics, démocratiser ses actions et ses offres musicales ; pour en définitive, populariser au meilleur sens du terme, l’expérience de la musique classique sous toutes ses formes. Heureusement, internet pourvoit à cette vision large, généreuse, égalitaire de la culture. C’est un début et certainement, l’amorce d’une nouvelle ère pour la culture dans le monde et en Europe. EN LIRE +

 

 

 

stradella alessandroCompte-rendu critique. Concert. PONTOISE, église Notre-Dame. Stradella, S. Editta. Le 21 avril 2018. Ensemble Il groviglio, Marco Angioloni. C’est à une première française que nous avons pu assister dans la chaleureuse église Notre-Dame de Pontoise, celle du très bel oratorio S. Editta, Vergine e Monaca, Regina d’Inghilterra, premier opus sacré du grand compositeur romain. Un jeune ensemble enthousiaste et des chanteurs prometteurs ont magnifiquement servi cette musique de bout en bout envoûtante. Des six oratorios connus et préservés du compositeur de Nepi, seuls le San Giovanni Battista et la Susanna ont réussi à dépasser les frontières de la péninsule, bien qu’ils soient malgré tout rarement donnés. Le travail infatigable et remarquable d’Andrea De Carlo… En LIRE +

 

 

 

 

Robert CarsenCompte rendu, opéra. Paris. Bouffes du Nord, le 20 avril 2018. John Gay : L’opéra des gueux. Beverly Klien, Kate Batter, Benjamin Purkiss, musiciens des Arts Florissants. William Christie, direction musicale et clavecin. Robert Carsen, co-adaptation du livret et mise en scène.Résurrection insolente et heureuse du Beggar’s Opera (« Lopéra des gueux ») de Gay/Pepusch grâce aux talents concertés de Robert Carsen et des Arts Florissants, en co-production au Théâtre des Bouffes du Nord. L’ancêtre de la comédie musicale par excellence est une pièce controversée voire scandaleuse dès sa création en 1728. Elle est ici accueillie dans une nouvelle production/adaptation 100% anglophone (fort heureusement!) et 100% pertinente ! En LIRE +

TAYLOR Justin clavecin par classiquenews compte rendu critique concertCompte-rendu, concert. Avignon, Chapelle de l’Oratoire, le 15 avril 2018. Récital de Justin Taylor, Clavecin. Désormais bien ancrée dans le paysage de la cité des Papes, l’Association Musique Baroque en Avignon, infatigablement dirigée par Robert Dewulf, ne propose pas moins de 9 concerts de prestige – pour sa 18e édition – dans les lieux les plus emblématiques de la ville : en ce dimanche 15 avril, un récital de clavecin du jeune Justin Taylor dans la superbe Chapelle de l’Oratoire (en co-réalisation avec l’Opéra Grand Avignon). En LIRE +

 

 

 

Compte rendu, opéra. MARSEILLE, Théâtre Nono, le 13 avril 2018. Marco Quesada : BAROKKO. Serge Noyelle (mes). De l’aube glacée du maniérisme au crépuscule rose du rococo, du dernier tiers du XVIesiècle à la moitié du XVIIIese déploie en Europe, de l’Italie à la Russie, de Saint-Pétersbourg à Istanbul, conséquence des Grandes Découvertes et sous l’impulsion de la Contre-Réforme, un art que l’on appellera tardivement, à la fin du XIXe, baroque. Je parlerai plutôt d’une éthique et d’une esthétique qui embrasse tous les domaines de l’activité culturelle et intellectuelle, de la religion à la philosophie. Avec des modalités des plus diverses en une si longue période. EN LIRE +

 

thumbnail_Marion Coutris - Anne-Céline Pic-Savary - Jeanne Noyelle © Cordula Treml

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Interview et compte-rendu, concert. PARIS, TCE, le 28 mars 2018, Orch de Chambre de Paris, François-Frédéric Guy, direction et piano. Dans le trio opus 11, on a aimé entendre la musique circuler du clavier aux cordes dans une conversation des plus vivantes, sans cesse animée et relancée par les élans dynamiques du piano, et le soyeux legato de la violoniste Lena Neudauer qui trouvait son expression dans son adagio, répondant à la mélodie tendrement énoncée par le violoncelle de Xavier Phillips. Comment passe-t-on en un seul concert, de chambriste, puis soliste, à chef? FFG:« On reste avant tout musicien et on montre ainsi qu’il n’y a aucune hiérarchie et que c’est toujours servir la musique et la servir, si je puis dire, au public avec humilité mais intensité. Cela reste cependant un défi physique et intellectuel ». L’orchestre rejoignit le trio pour l’œuvre de Beethoven sans doute la plus atypique, en tout cas unique en son genre: le Triple concerto en ut majeur opus 56. François-Frédéric Guy dirigeait du clavier une partition de chambre XXL, à moins que ce ne fût une symphonie concertante. En fait l’œuvre est inclassable, et la dimension donnée ici n’eut rien de la trop brillante performance… EN LIRE+ (Illustration : FF Guy, ci dessous © Caroline Doutre)

Francois-Frederic Guy

 

 

 

 

 

 

 

header-1Compte rendu, opéra. Strasbourg. Opéra du Rhin, le 21 mars 2018. Mayuzumi : Le Pavillon d’or. Daniel / Miyamoto. Réussite du Festival Arsmondo – dédié aux arts japonais-, avec son spectacle phare, la création française du Pavillon d’ordu compositeur contemporain japonais, méconnu en France, Toshiro Mayuzumi. D’après un roman du célèbre auteur japonais du XXe siècle, Yukio Mishima, l’opéra raconte l’histoire troublante d’un moine japonais handicapé qui décide de mettre feu à son temple à Kyoto au moment de l’après-guerre. Le chef Paul Daniel dirige l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg en pleine forme, et une distribution des chanteurs au bel investissement. Une pépite lyrique de notre temps, troublante d’intensité, qui mérite découverte et vulgarisation ainsi défendues, malgré le sujet …délicat pour certains.

 

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André-MessagerCompte rendu, critique, opéra. MARSEILLE, le 18 mars 2018. MESSAGER : Monsieur Beaucaire. Chazalet / Membrey. L’intrigue est ténue, la musique tient bon pour ce spectacle de bonne tenue qui tient bien la rampe. Compositeur et chef d’orchestre, André Messager (1853-1929) n’est pas pour rien élève de Saint-Saëns et de Fauré dont il hérite une certaine élégance française faite de raisonnables et claires proportions, de concision, même s’il a composé avec le second desSouvenirs de Bayreuth sur des thèmes de Wagner, après avoir fait avec lui l’admiratif et dévot « pèlerinage » à la « colline sacrée », le temple wagnérien érigé par le musicien allemand à sa propre gloire. En 1900, il dirige la création de Louisele « roman musical » réaliste de Gustave Charpentier et, en 1902, Pelléas et Mélisandede Debussy. EN LIRE +

 

 

boccanegra opea de dijon noguera armando opera critique par classiquenews himmelmann brizzoliCompte rendu, opéra, Dijon, Opéra / Auditorium, le 18 mars 2018, Verdi : Simon Boccanegra. Roberto Rizzi Brignoli / Philipp Himmelmann. Huit mois avant l’opéra Bastille, celui de Dijon, associé à ceux de Rouen et de Klagenfurt, propose une extraordinaire réalisation de Simon Boccanegra, hymne à la liberté et à la bonté, dont le message est d’une criante actualité. Verdi, à travers son héros auquel il s’identifie, nous délivre un message de paix, de justice, de fraternité, d’union des peuples qui dépasse les convulsions de l’Italie tiraillée entre ses nationalismes et son aspiration à l’unité. Si le public demeure frileux, méfiant à l’endroit de tout ce qui lui est inconnu, les spectateurs de la belle salle de la troisième – où l’on parlait bien d’autres langues que la nôtre – n’ont pas regretté leur déplacement : ils ont eu la chance d’assister à une production exceptionnelle, digne des institutions les plus prestigieuses. Rares sont en effet les réalisations à la sortie desquelles on regrette qu’elles soient achevées, et qui vont nous poursuivre des heures, des jours durant. EN LIRE +

 

 

 

poulenc cocteau bartok opera critique par classiquenews la critique opera concert par classiquenewsCompte-rendu, opéra. Paris, Palais Garnier, le 17 mars 2018. Bartok / Poulenc : Le Château de Barbe-Bleue / La Voix Humaine. Metzmacher / Warlikowski. Le diptyque de Krzysztof Warlikowski mettant en scène Le Château de Barbe-Bleue de Bartok ainsi que le monodrame ou « concerto pour soprano et orchestre » qu’est la Voix Humaine de Francis Poulenc, revient au Palais Garnier après sa création en 2015. Le trio d’interprètes réunit la basse John Relyea, la mezzo-soprano Ekaterina Gubanova et la soprano Barbara Hannigan. L’Orchestre de l’Opéra est dirigé par le chef Ingo Metzmacher pendant presque 2 heures de représentation, sans interruption ! EN LIRE +

 

 

 

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Compte-rendu, concert. PARIS, TCE, le 17 mars 2018. SCHUBERT, RACHMANINOV… Récital d’Andrei Korobeinikov, piano. Serait-ce le dernier assaut de l’hiver qui provoqua le 17 mars un exaspérant concert de toux au Théâtre des Champs-Élysées? Toujours est-il que nous y étions pour entendre le pianiste russe Andréï Korobeinikov, seulement lui, sans cette regrettable orchestration. Lauréat de plus de vingt prix, ce musicien surdoué ne laisse pas indifférent celui qui se donne la peine de l’ écouter. Si ses partis pris interprétatifs et stylistiques peuvent dérouter, il ne lasse jamais. La musique est là, présente dans les moindres recoins, servie par une technique éblouissante et une aisance incomparable. Nous pûmes le constater ce samedi soir, dans un programme qui lui est désormais familier: Schubert, Rachmaninov, et Liszt. EN LIRE +

 

 

 

alcina-haendel-theatre-champs-elysees-paris-billets-abonnement-carte-spectacles-coffret-box-culture la critique opera critique concert par classiquenews-300x180-min (1)Compte-rendu, opéra. PARIS, TCE, le 16 mars 2018. HAENDEL : ALCINA. Bartoli. Loy / Haim. Chaque fois que Cecilia Bartoli entreprend d’explorer une oeuvre ou une partie du répertoire, le succès est d’une certitude quasiment inéluctable. Après des cabotinages de Norma à West Side Story, la diva Romaine entreprend une incursion dans un des rôles emblématiques de l’opéra Handelien: Alcina. Si bien la magicienne est un leitmotiv de l’imaginaire baroque, la version Handelienne se révèle d’une efficacité sans équivoque. L’intrigue, issue de l’Orlando Furioso de l’Arioste, nous ébauche une magicienne dans son île enchantée, à l’orée de la perte de ses pouvoirs. EN LIRE +

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TOURS opera elisir amore samuel jean compte rendu critique par classiquenews©MariePétryCompte rendu, opéra. TOURS. Opéra, le 16 mars 2018. Donizetti : L’Elisir d’Amore. Jean / Sinivia. Barbara Bargnesi, Gustavo Quaresma, Mikhael Piccone, Marc Barrard… Choeurs de l’opéra, Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours. Samuel Jean, direction musicale. Adriano Sinivia, mise en scène. Le plus chaleureux bijoux comique de Donizetti vient fondre la glace hivernale à l’Opéra de Tours! La production de l’Opéra de Lausanne, signée Adriano Sinivia, est assurée par une distribution rayonnante de jeunesse. Les choeurs et orchestre de l’opéra interprètent l’œuvre légère avec un charme indéniable. Un melodramma giocoso succulent malgré les bémols. EN LIRE +

 

 

 

 

 

Cycle BEETHOVEN sur Arte les 2, 9, 16, 23 et 30 octobre 2016 Compte rendu, opéra, Nantes, Théâtre Graslin, le 16 mars 2018. Beethoven : Fidelio. Erki Phk / Philippe Miesch. Malgré les nombreux problèmes de la réalisation, le public, bienveillant et chaleureux, applaudit généreusement au terme de ce Fidelio, créé à Rennes la saison dernière. Pourtant n’est-ce pas Beethoven qu’on assassine, bien plus que Florestan ? L’orchestre National des Pays de la Loire s’y montre sous son plus mauvais jour dès l’ouverture, et la direction d’ Erki Pehk n’y est pas étrangère. Un premier incident y succède : Dès la première scène, après l’introduction orchestrale, le rideau de scène est bloqué dans son ascension alors que commence le duo entre Marcelline et Jaquino. On découvre alors le décor minimaliste, constitué de panneaux noirs, et les costumes modernes conçus par Philippe Miesch, qui ne brillent pas par leur originalité … EN LIRE +

 

 

 

giuseppe-verdi_jpg_240x240_crop_upscale_q95Compte-rendu critique, opéra. Madrid. Teatro Real, les 10 et 11 mars 2018. Giuseppe Verdi : Aida. Liudmyla Monastyrska / Anna Pirozzi, Gregory Kunde / Alfred Kim, Violeta Urmana / Ekaterina Semenchuk, George Gadnidze / Gabriele Viviani, Roberto Tagliavini / Rafal Siwek. Nicola Luisoetti, direction musicale. Hugo de Ana, mise en scène. Par notre envoyé spécial à Madrid, Narciso Fiordaliso. Décidément, le public lyrique espagnol peut se vanter d’être l’un des plus chanceux au monde. Quel autre pays permet aujourd’hui de profiter simultanément de trois distributions de niveau mondial dans Aida de Verdi? Le Teatro Real de Madrid a relevé ce défi un peu fou, et le pari s’avère pleinement gagné. Nous avons assisté à deux magnifiques soirées dont le souvenir nous hantera longtemps. Pour célébrer son 200e anniversaire, la maison madrilène a choisi de rendre hommage à l’une de ses productions phares durant ces vingt dernières années: celle imaginée en 1998 par Hugo de Ana. Misant surtout sur des décors monumentaux et des projections de bas-reliefs, la scénographie rutilante et limpide se révèle très agréable à regarder, mais la direction d’acteurs fait souvent défaut, les chanteurs semblant livrés à eux-mêmes. EN LIRE +

repin_vadim violon russe par classiquenewsCompte-rendu, concert. Toulouse. Halle-aux-Grains, le 5 mars 2018. Glazounov. Chostakovitch. Vadim Repin, violon ; Orchestre National du Capitole de Toulouse. Direction, Tugan Sokhiev. Il y a dans l’entrée en scène de Vadim Repin et Tugan Sokhiev quelque chose de princier chez les deux musiciens, le premier plus lointain, le second très ouvert à la communication. Avec le Concerto de Glazounov, Vadim Repin domine sans aucune hésitation dès ses premières notes, une partition fleuve ouvrant le romantisme et les thèmes d’allure populaire vers la musique de film dans une hybridation complexe toujours très séduisante. L’orchestration est riche, les nuances sont subtiles. Les mouvements s’enchaînent sans rupture de continuité. La cadence est intégrée avec beaucoup de naturel et réalisée à la perfection. EN LIRE +

 

 

 

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Compte rendu concert. Toulouse. Halle-aux-Grains, le 4 mars 2018. Musika Orchestra Academy 2018. Mahler. Montabeltti. Prokofiev.  Beatrice Uria-Monzon. Musika Orchestra Academy. Pierre Bleuse. Incroyable concert qui confirme que les rêves les plus fous sont réalisables. Musika Orchestra Academy saison 4 est une superbe réussite qui verra la salle entière se lever pour applaudir les musiciens et leur chef, Pierre Bleuse. Le début de l’aventure date de 2008 et les partenariats organisés à l’initiative de Pierre Bleuse permettent une première académie en 2014. L’Orchestre National du Capitole participe sous forme d’ateliers animés par les solistes de l’Orchestre. La Halle-aux-Grains, salle symphonique emblématique, est un lieu de concert privilégié. Le concert de fin de stage permet une confrontation aux véritables attentes du public. Voir ce concert est extraordinaire tant la connexion entre les musiciens et le chef est magnétique. EN LIRE +

 

 

 

 

 

rossini-semiramide-karine-deshayes-opera-critique-par-classiquenews-saint-etienne-opera-critique-par-classiquenewsCompte-rendu critique, opéra. Saint-Etienne. Grand Théâtre Massenet, le 4 mars 2018. Rossini : Semiramide. Karine Deshayes, Aude Extrémo, Daniele Antonangeli, Manuel Nuñez Camelino. Giuseppe Grazioli, direction musicale. Nicola Raab, mise en scène. Après Nancy, c’est en terres stéphanoises qu’il faut aller pour revoir la Semiramide de Rossini, l’Opéra de Saint-Etienne étant coproducteur du spectacle imaginé par Nicola Raab. La mise en scène de la scénographe allemande s’inspire toujours de l’opéra baroque, auquel l’ouvrage rend audiblement hommage, mais sans les fastes qu’on pouvait espérer de la Babylone qui sert de décor au drame. Sur le plateau du Grand Théâtre Massenet, plus vaste que celui de la place Stanislas, le dépouillement des décors apparaît plus cruellement, instaurant une distance entre les personnages qui nuit parfois à la tension dramatique. Les costumes, néanmoins très beaux, contribuent toujours à ce climat presque versaillais, mais corsettent toujours un peu les figures théâtrales, empêchant la démesure suggérée par la partition. EN LIRE +

 

 

 

 

 

Compte-rendu critique, opéra. TOURS, le 16 février 2018. GOUNOD : Philémon & Baucis, recréation en 3 actes. Pionnier / Ostini. Voilà assurément l’événement lyrique de l’année 2018, celle du Centenaire Debussy. Alors que les institutions parisiennes se montrent timides ou peu inspirées dans leur célébration du génie debussyste, l’Opéra de Tours cible juste en dévoilant, de surcroît dans sa version intégrale (en 3 actes, dont le II comprenant le fameux et si méconnu chœur contestataire…), l’opéra comique, Philémon & Baucis, joyau méconnu créé en 1860. EN LIRE +
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Compte-rendu critique, opéra. BORDEAUX, le 14 février 2018. Rabaud : Marouf, savetier du Caire. Leroy-Catalayud / J. Deschamps. On ne peut que saluer l’initiative qu’a eu l’Opéra de Bordeaux de redonner sa chance à Mârouf, Savetier du Caire, opéra-comique en cinq actes, composé par Henri Rabaud pendant la vague d’exotisme qui soufflait encore sur l’Europe au début du XXe siècle. La mise en scène signée par Jérôme Deschamps réjouit toujours autant que lors des premières représentations en 2013 à l’Opéra-Comique, où le spectacle sera repris en avril prochain. EN LIRE +

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Compte-rendu, opéra. Lille, Opéra, le 11 février 2018. Offenbach : Le Roi Carotte. Schnitzler / Pelly. Il fallait certainement un grain de folie et beaucoup d’audace pour décider de remonter Le Roi Carotte (1872), une super-production grandiose et délirante imaginée par Offenbach et son librettiste Victorien Sardou – dramaturge célèbre en son temps mais aujourd’hui seulement connu comme l’auteur de La Tosca adaptée sur la scène lyrique… par Puccini. Les deux hommes, en pleine gloire, n’hésitent pas à convoquer sorcière et génie pour accompagner les tribulations amoureuses et politiques du Prince Fridolin, balayé par l’avènement du Roi Carotte, avant de revivre les temps anciens de Pompéi pour y dénicher un anneau magique salvateur, enfin recourir à l’aide inattendue de fourmis et abeilles… LIRE notre compte rendu complet

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DIALOGUES DES CARMELITES -Compte rendu critique, opéra. PARIS, TCE, le 7 février 2018. POULENC : Dialogues des Carmélites. Rhorer / Py. La mère de toutes les filles du Carmel est devenue une figure aussi immortelle que la Joconde dans l’art occidental. Grâce au génie polymorphe du Bernin, Sainte-Thérèse a été l’objet d’une des sculptures les plus ambigües qui peuplent la Rome baroque. Dans son extase mystique, la sainte connait aussi le bûcher sensuel qui ne l’éloigne pas de son enveloppe charnelle malgré les voiles et la bure. LIRE notre compte rendu complet

Compte rendu, récital. Genève, Opéra des Nations, le 4 février 2018, Sonya Yoncheva chante Verdi. Le premier concert de lancement du CD que Sonya Yoncheva vient de consacrer à Verdi, publié chez Sony (LIRE ici notre comtpe rendu critique de The Verdi Album par Sonya Yoncheva – 1 cd Sony classical), était attendu de tous les lyricophiles, mais aussi de tous ceux qui l’ont croisée lorsqu’elle était genevoise, étudiante, choriste avant de prendre son envol et de gagner les plus hautes sphères du chant lyrique. Pour l’occasion, son frère, le ténor Marin Yonchev l’accompagne, lui permettant de récupérer entre deux airs. L’Orchestre de Chambre de Genève, sous la baguette experte de Francesco Ciampa, est un écrin de luxe pour cette voix d’exception. Il n’a de chambre que le nom, l’esprit, la souplesse et la virtuosité : forte de sa quarantaine de musiciens permanents, c’est une authentique formation symphonique pour ses couleurs et sa puissance. EN LIRE +

 

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Compte-rendu, concert. NANTES, 3 concerts de l’Orchestre Victor Hugo à la Folle Journée 2018 (« Vers un nouveau monde », les 3 et 4 février 2018). La Folle Journée de Nantes 2018 vient de s’achever, apportant comme chaque année d’étonnantes et profitables découvertes. Parmi les plus marquantes de cette édition, les concerts de l’Orchestre Victor Hugo, venu de Franche Comté, emmené par son chef Jean-François Verdier, avec dans ses valises des programmes bien construits et originaux. Qui pouvait se vanter de bien connaître les lieder d’Alma Mahler (de vrais bijoux, récemment enregistrés par les mêmes interprètes et la très convaincante mezzo Isabelle Druet pour Klarthe Records) ou d’avoir seulement entendu la bondissante Rhapsodie du polonais Mieczyslaw Weinberg, ou le -déjà- cinématographique « Schneemann » d’Erich Korngold, composé à l’âge de 18 ans? Voilà l’exemple d’un orchestre résolument défricheur, avec constance et honnêté : une source de choix exigeants qui s’adresse surtout à la curiosité du public le plus large. Car ces œuvres sont immédiatement touchantes, accessibles et pourtant profondes. EN LIRE +

Envol confirmé pour l’Orchestre Victor Hugo à la Folle Journée 2018 !

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GOUNOD 2018 dossier portrait classiquenews charles-gounodCompte-rendu, opéra. Genève, Opéra, le 3 février 2018. Gounod : Faust. Osborn (Faust), Plasson / Lavaudant. 2018 marque le centenaire (voir ici notre dossier GOUNOD 2018) de l’anniversaire de la naissance de Charles Gounod (1818-1893), l’un des musiciens français les plus célébrés dans le monde avec Bizet. Outre son opéra-comique Philémon et Baucis (1861) présenté à Tours dès le 16 février, on retrouve son chef-d’œuvre Faust (1859) dans une mise en scène très attendue à Genève, à voir jusqu’au 18 février 2018. La grande maison suisse a eu en effet la bonne idée de confier cette production au metteur en scène français Georges Lavaudant (né en 1947), ancien directeur de l’Odéon, bien connu des amateurs de théâtre, qui s’est aussi illustré avec bonheur dans l’opéra – on pense par exemple à sa production intense du rare Une Tragédie florentine de Zemlinsky, donné à l’Opéra de Lyon voilà déjà six ans. EN LIRE +

 

 

 

 

 

 

DEsandre-lea-opera-comique-spectacle-opera-comique-la-critique-et-in-arcadia-ego-critique-par-classiquenews-photo-portrait-2Compte rendu, opéra. PARIS, Opéra Comique, le 3 février 2018 / Et in Arcadia ego… Léa Desandre, Les Talens Lyriques / Phia Ménard. Remanier une œuvre est un procédé très utilisé à la période baroque, Rameau lui-même utilise plusieurs pièces écrites pour le clavecin dans ses propres opéras. Quand une œuvre ne trouvait pas son public, on la retrouvait peu de temps après dans une nouvelle version ; plusieurs opéras du compositeur ont connu ainsi une nouvelle version. Le trio plutôt expérimenté : Rousset, Ménard, Reinhardt (chef, metteuse en scène, écrivain) a créé un nouveau parcours à partir d’œuvres déjà connues de Rameau ; revoir les œuvres, les appréhender autrement est toujours une expérience qui ne manque d’intérêt. LIRE notre critique complète

 

 

 

 

menotti gian carlo menotti portrait concert le medium critique par classiquenews 2sm2107Compte-rendu, concert. Berne, Opéra, le 2 février 2018. MENOTTI : The Medium. Hinrichsen / Kreuselberg. C’est heureux : les maisons d’opéra affichent de plus en plus souvent les ouvrages de Gian Carlo Menotti (1911-2007), compositeur américain d’origine italienne, bien connu pour ses remarquables qualités de librettiste. Quelques années après le succès de son opéra Le Consul, prix Pullitzer en 1950, Menotti écrivit notamment le livret de Vanessa, l’une des plus célèbres créations lyriques de son temps due à son compagnon Samuel Barber en 1957. C’est donc avec une grande curiosité qu’il nous était donné de découvrir Le Médium (1946) dans une version réduite à l’accompagnement au piano, où Menotti fait précisément valoir ses qualités de dramaturge… EN LIRE +

 

 

 

 

janacekCompte-rendu, concert. Berne, Collégiale, le 1er février 2018. Hartmann / Janácek / Mario Venzago. La charmante capitale de la Suisse, Berne, n’en finit pas d’attirer son lot de touristes séduits chaque année par son architecture médiévale préservée, tout autant que la majesté de son site exceptionnel élevé sur les méandres de l’Aar – l’un des affluents du Rhin. La Collégiale de Berne, parfois appelée Cathédrale, trône sur la ville haute avec sa flèche de cent mètres, la plus haute de Suisse, achevée au XIXème siècle. EN LIRE +

 

 

 

 

Et in arcadia ego opera comique lea desandreCOMPTE-RENDU, OPERA, création. Paris, Salle Favart, Opéra Comique, le 1er février 2018 « Et in Arcadia… » / Léa Desandre, Les Talens Lyriques / Phia Ménard, création d’après Rameau. L’Opéra-Comique confirme sa vocation à rétablir des partitions anciennes méconnues (comme c’est souvent le cas, combien d’opéras et ouvrages romantiques par exemple connaissent une heureuse résurrection grâce à la 2è scène lyrique de France ?) ; le directeur Olivier Mantei « ose » aussi, autre facette d’une direction passionnante, les prises de risques et les créations parfois aux vertiges hasardeux… C’est assurément le cas ici, où c’est Rameau que l’on détourne, pas toujours à son avantage. EN LIRE +

 

 

 

 

SMIRNOVA ANNA Walkyrie0609-credit_David_HerreroCompte-rendu Opera. Toulouse, Capitole, le 30 janvier 2018. WAGNER: La Walkyrie. Nicolas Joel. Claus Peter Flor.Retrouver les meilleures productions de l’ère Nicolas Joel permet de constater l’excellence des choix du directeur d’opéras et metteur en scène de grand talent. Il y a presque 20 ans, cette Walkyrie avait fait grand bruit et s’intégrait dans une Tétralogie montée sur plusieurs années avec grand succès. La Walkyrie est pour moi le joyau de la Tétralogie wagnérienne et cette production peut-être la plus belle de Nicolas Joel. Ce soir, elle est admirablement réalisée, avec d’infimes modifications, par Sandra Pocceschi. Son travail semble avoir accentué le jeu théâtral et fouillé les relations entre les personnages. L’engagement scénique des chanteurs, qui ont chacun une partition écrasante, est remarquable. La production n’a pas pris une ride. Le respect devant l’ouvrage est louable, la beauté des décors pré-industriels d’Ezio Frigerio, la somptuosité des costumes de Franca Squarciapino et la vie insufflée par les lumières de Vinicio Cheli permettent un régal constant aussi pour les yeux. Les surtitres sont très bien coordonnés. La diction des chanteurs, y compris les non germaniques, permet de suivre chaque moment du drame wagnérien. Le théâtre se porte donc bien dans cette production et l’action est limpide sans surcharges inutiles. Crédit : Anna SMIRNOVA en Walkyrie (“du siècle”) © D. Herrero / Capitole de Toulouse 2018. EN LIRE +

 

 

orch baroque de la casa di musica de portoCompte rendu, concert. DIJON, Opéra (auditorium), le 30 janvier 2018. Du Portugal à l’Espagne. Andeas Staier et l’Orchestre baroque de la Casa da Música de Porto. Si Maria João Pires est mondialement connue, les ensembles portugais gagnent à l’être. A Porto, la Casa da Música, magnifique salle de concert, abrite un orchestre symphonique, honorable, tout comme un orchestre baroque, que nous écoutons ce soir. Chercheur – et trouveur – infatigable, Andreas Staier l’avait découvert il y a cinq ans… EN LIRE +

 

 

Leonard-bernstein-1960Compte-rendu, opéra. TOULON, le 30 janvier 2018. BERNSTEIN : Wonderful Town, création française. Blank / Bénézech. Après Street Scene de Kurt Weill en 2010, Follies et Sweeney Todd de Stephen Sondheim en 2013 et, l’indiscutable succès public et critique de cette création en France de Wonderful town illustre d’éclatante façon la belle et bonne politique lyrique de Claude-Henri Bonnet qui sait alterner des classiques du répertoire avec d’authentiques découvertes et a su éduquer et ouvrir un public, hier réticent, à l’excellence et l’exigence d’œuvres rares. Pas un strapontin de libre : cinq milles spectateurs auront applaudi cette œuvre tonique, tonitruante au délire, grisante, euphorisante, et parmi eux, près de mille-deux-cent jeunes de moins de vingt-six ans, public d’aujourd’hui, et de demain sans doute car ils ont osé franchir les portes parfois réfrigérantes d’un haut lieu d’opéra. EN LIRE +

 

 

 

thumbnail_3 CCompte rendu, opéra. AVIGNON : Opéra Gd Avignon, le 28 janvier 2018. POULENC : Dialogues des Carmélites. Samual Jean / Alain Timár. Carmes, carmélites, persécutions … L’Ordre du Carmel, créé de fait au XIIe par des ermites sur le Mont Carmel de Palestine au temps des croisades, chassé par la reconquête de Jérusalem par Saladin, cessa d’être érémitique en Europe et devint monastique et mendiant un siècle après. C’est un Ordre contemplatif, voué à la prière. Les turbulences et questionnements religieux du XVe siècle sur les dérives papales et le relâchement des mœurs conventuelles, culminant au XVIe siècle avec la Réforme luthérienne qui met en accusation les accommodements de l’Église avec le monde, entraîne, avec le Concile de Trente (1545-1563) voulu par Charles Quint pour concilier, réconcilier protestants et catholiques, malgré son échec, une Contre-Réforme catholique qui tentera de mettre de l’ordre en la demeure. C’est dans ce contexte polémique entre chrétiens que Teresa de Cepeda y Ahumada, Teresa de Jesús en religion puis sainte Thérèse d’Ávila (1515-1582), première femme Docteur de l’Église, commence à réformer le Carmel : revenir à une étroite clôture, une stricte pauvreté, et « employer beaucoup de temps à l’oraison ». Elle crée des monastères de Carmélites déchaussées et fait appel au jeune Jean de la Croix, écrivain et poète comme elle, le faisant directeur spirituel de son couvent, afin d’en fonder le pendant masculin, les Carmes déchaux. LIRE notre compte rendu complet

ALAN-GILBERT-SOL-GABETTA-concert-critique-par-classiquenews-alansmile--copyright-Chris-LeeCompte-rendu, concert. Lyon, Auditorium Maurice Ravel, le 27 janvier 2018. Brahms, Martinu, Bach. Sol Gabetta (violoncelle), Alan Gilbert (direction). Alors que ses obsèques avaient lieu le lendemain, c’est à Paul Bocuse que le concert de ce soir était dédié. Le chef américain Alan Gilbert – grand habitué de la Capitale des Gaules (sa sœur n’est autre que le Premier violon de l’ONL !) – lui a rendu un vibrant hommage, d’autant plus appuyé qu’il le connaissait bien ! Mais la musique reprend vite ses droits, et c’est avec la Troisième Symphonie de Brahms que débute la soirée. L’ancien directeur musical du New York Philharmonic (pendant 8 ans) obtient des instrumentistes lyonnais une louable respiration interne et rend très lisibles les différents plans sonores des deux premiers mouvements, ce qui permet de caractériser avec beaucoup de précision chaque tableau harmonique. Dans les deux derniers mouvements, les violons déploient une saisissante énergie, et le sublime thème du troisième mouvement libèrent des couleurs chargées de nostalgie et de retenue. Enfin, la phalange lyonnaise fait preuve d’un surplus d’unité dans un final aux élans embrasés. EN LIRE +

 

 

 

 

 

 

bloch-alexandre-maestro-beethoven-5eme-symphonie-concert-critique-lille-compte-rendu-critique-par-classiquenewsCompte-rendu critique, concert. LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle, le 26 janvier 2018. Haydn, Attahir, Beethoven. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch. Rendu cohérent par sa thématique générale dédiée au « midi », le concert de ce soir s’ouvre sur l’un des sommets de l’expérimentation orchestrale menée au début des années 1760 par Joseph Haydn – le père du genre symphonique-, à Esterhaza. Directeur de la musique du prince Esterhazy, le compositeur inventif dispose d’un orchestre de premier plan et de virtuoses qui ne demandent qu’à le suivre dans ses recherches : ainsi la Symphonie « midi » opus 7 en ut, affirme sa facilité à varier et creuser les contrastes de caractères comme de formes, le résultat favorisant d’emblée la performance individuelle d’instruments solistes, dont surtout les cordes : violon, violoncelle, contrebasse (cette dernière, vedette du Menuet des plus enlevés)… EN LIRE +

 

 

 

 

dataURI-1517222760254Compte rendu, concert. DIJON, Opéra (auditorium), le 26 janvier 2018. ¡ Viva España ! Lalo, Debussy et Ravel par David Grimal et les Dissonances. Bien sûr le titre est réducteur dans la mesure où cet hommage à la musique espagnole est circonscrit à la France, entre Lalo, Debussy et Ravel. L’Espagne a tant suscité de curiosités musicales, bien avant qu’Eugénie épouse Napoléon III, que le choix des œuvres était problématique : pourquoi pas l’ouverture de Carmen, España de Chabrier, la rapsodie espagnole de Ravel ? La durée imposée au concert conduit évidemment à des choix drastiques. EN LIRE +

 

 

 

Compte rendu, critique, concert. Venarey-Les Laumes, le 21 janvier 2018. Grether / Drobinsky. En haute Côte d’Or, l’Eglise Saint-Germain, de Venarey – Les Laumes, est un beau monument, construit entre le XIIIe et le XVe S, restauré en 1998. Hélas, sa signalisation est insuffisante, au point que les artistes ont mis plus d’une heure à la localiser. Ainsi, aucun raccord n’était-il possible avant le concert, d’autant que la nef s’emplissait d’un public de plus en plus nombreux. Elsa Grether et Mark Drobinsky se sont rencontrés à la faveur du programme élaboré par l’infatigable animatrice de Hors Saison Musicale, Agnès Desjobert. EN LIRE +

 

 

 

Compte-rendu, opéra. Auditorium de BORDEAUX, le 21 janvier 2018. Claude Debussy : Pelléas et Mélisande. Philippe Béziat & Florent Siaud (mise en scène). Orchestre national de Bordeaux, Marc Minkowski (direction musicale). Pour commémorer le 100e anniversaire de la disparation de Claude Debussy (en 1918), plusieurs théâtres ont pris la décision de monter une production de son unique ouvrage lyrique, Pelléas et Mélisande, et c’est l’Opéra de Bordeaux qui ouvre le bal. Originellement prévu en version de concert, c’est finalement sous un format semi-scénique – confié au duo de metteurs en scène Philippe Béziat et Florent Siaud – que l’ouvrage a été représenté, à l’Auditorium de la ville. Placé au centre de la scène, c’est tout autour de ce personnage à part entière qu’est l’orchestre que déambulent les chanteurs-comédiens, tandis qu’un vaste écran en arrière scène et un voile de tulle noire … EN LIRE +

 

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Zemlinsky

Compte-rendu critique, opéra. LYON, le 20 janvier 2018. ZEMLINSKY, Le cercle de craie, Orch de l’opéra de Lyon, Lothar Koenig. C’est encore une merveilleuse rareté à porter au crédit de la salle lyonnaise qui en assure enfin la création française. Septième et dernier opéra achevé du compositeur Zemlinsky, le Cercle de craie fut créé triomphalement à Zurich en 1933, puis censuré par les nazis, avant de disparaître du répertoire pendant une vingtaine d’années. Le livret, inspiré d’une pièce de Klabund d’après un conte chinois, fut écrit par le compositeur lui-même. L’opéra, qui s’inscrit dans la mode orientalisante de l’époque (le premier opéra de Karl Orff est aussi une histoire japonisante), se présente comme une parabole politique et sociale qui mêle les styles, texte parlé, chanté, chanson de cabaret et rythmes de jazz, typiques des années 30.  EN LIRE +

 

 

 

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Compte rendu, critique. MARSEILLE, Odéon, le 14 janvier 2018. Valses de Vienne… Membrey / Gervais. L’œuvre et l’auteur. Du compositeur, Johann Strauss (1825-1899), il est impossible que l’on ignore, sinon le nom, la musique : il signe Le Beau Danube bleu, la plus célèbre des valses viennoises, mais ses autres valses ont fait le tour et tourner le monde : Sang viennois, la Valse de l’Empereur, Aimer, boire et chanter, Histoires de la forêt viennoise, etc. Musiques soyeuses, joyeuses, vivantes, toutes associées, pour les Viennois, à la joie de vivre dans cette capitale encore heureuse qui s’étourdit en rose pendant le crépuscule morose et la proche fin tragique de l’Empire des Habsbourg et de l’Autriche. Ce n’est pas, pour rien qu’on appelle « Roi de la valse » ce  Johann Strauss II, car il est fils de Johann Strauss I, dit le Père, et ses frères Josef et Eduard sont également compositeurs, mais lui, Johann II sera le plus connu de la famille. Et pourtant, son tyrannique de père, qui voulait faire de lui un employé de banque, lui refusait l’accès à la musique. Ce n’est que grâce à l’aide de sa mère qu’il étudie clandestinement le piano et, ce père parti de la maison et le divorce consommé, … EN LIRE +

thumbnail_2 JM AymesCompte rendu, critique. MARSEILLE, le 12 janvier 2018. Salle Musicatreize, Concert : Aimez-vous Scarlatti ? Jean-Marc Aymes, clavecin, / Nicolas Laffitte, récitant. Coquette question rhétorique d’un concert séducteur qui ne laisse aucune alternative de réponse : peut-on ne pas aimer, adorer Scarlatti, dans cette interprétation amoureuse, adoratrice ? Un Scarlatti aux sonates brèves, intenses, serrées comme un café stretto, de Naples bien sûr, filtré par Venise, Lisbonne et, enfin, Madrid où s’épanouira et mourra (1757) ce grand musicien, de la faste trilogie baroque 1685 qui voit naître Bach, Händel et Domenico. Dans le douillet cocon, à la chaleureuse douceur du bois, de la salle Musicatreize de Roland Hayrabédian, où l’ensemble fameux des treize chanteurs donne des concerts raffinés de musique contemporaine, souvent inédits, qui tournent ensuite dans le monde, Concerto soave de Jean-Marc Aymes et María Cristina Kiehr a également fait son nid … EN LIRE +

 

 

 

 

donizetti opera classiquenews gaetano-donizettiCompte-rendu critique, opéra. BARCELONE, Gran Teatre del Liceu, le 13 janvier 2018. Gaetano Donizetti : Poliuto Gregory Kunde, Sondra Radvanovsky, Gabriele Viviani. Daniele Callegari, direction musicale. Heureux mélomanes catalans! L’année 2018 s’ouvre pour eux sur un véritable feu d’artifice au Gran Teatre del Liceu avec cette version de concert du rare Poliuto de Gaetano Donizetti. Genèse complexe que celle de cet ouvrage, inspiré du Polyeucte écrit par Corneille. Initialement composé en 1838 pour le légendaire ténor Adolphe Nourrit mais interdit par la censure napolitaine, finalement remanié et créé à Paris deux ans plus tard en français sous le titre “Les Martyrs” (affichant le grand rival de Nourrit, Gilbert Duprez), il ne verra le jour dans sa version italienne qu’en 1848, après la mort du compositeur. Un drame lyrique singulier, évoquant la conversion au christianisme ainsi que la persécution des chrétiens par les romains, et qui s’achève sur la marche au supplice du rôle-titre rejoint par son épouse, un amour partagé jusque dans la mort qui n’est pas sans préfigurer Andrea Chénier de Giordano. EN LIRE +

handel haendel classiquenewsCompte- rendu critique. Paris, Palais Garnier, le 13 janvier 2018. HAENDEL : Jephtha. Christie, Guth. Pourquoi s’entêter à reprendre ici l’oratorio (ultime) de Haendel, le plus méditatif et le plus introspectif et qui de facto ne se prête que difficilement à la mise en scène. C’est comme vouloir éclairer un temple qui est conçu pour l’ombre et le mystère et perd dans ce « déballage » manifeste, toutes ses vertus originelles, en suggestion et poésie… Las, après 1959 où il était déjà présenté, ce Jephtha 2018 est peu voire trop peu passionnant : nouvel avatar parmi les ratages lisses et ternes de la mise en scène contemporaine. Haendel devenu aveugle pendant la composition de son ultime sommet, y laisse pourtant un enseignement de sagesse et de renoncement. Tout s’enchaîne de façon mécanique, sans poésie ni « secret », où l’on recherche en vain ce testament musical et spirituel annoncé.
Guth s’embourbe dans un flot de détails et de symboles / signes répétitifs, d’une naïveté qui frise le ridicule. Pourquoi vouloir tout montrer et expliquer quand la musique est aussi éloquente et… souvent sublime ? EN LIRE +

 

 

 

Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL à GSTAAD !COMPTE-RENDU, critique, récital lyrique - GSTAAD (SUISSE), New Year Music Festival 2018.Saanen, Théâtre, le 7 janvier 2018. Récital lyrique de l’Académie & Concours Bellini. Depuis 2 ans, le Festival hivernal à Gstaad et ses alentours (Rougemont, Saanen, et jusqu’à Launen… dans le Saanenland) accueille les masterclasses d’hiver du Concours Bellini, co fondé par le chef Marco Guidarini et Youra Simonetti. La terre choisi par Yehudi Menuhin qui y a fondé lui-même le fameux festival estival (GSTAAD MENUHIN Festival & Academy) cultive l’art lyrique dans l’un de ses genres les plus exigeants. C’est une expérience unique qui permet aux jeunes chanteurs d’affiner encore et encore leur maîtrise du bel canto romantique : soit les oeuvres si difficiles de Rossini, Bellini, Donizetti. Pendant une semaine, les « académiciens »  apprennent leur futur métier de belcantiste : l’élégance et le raffinement du style, la pureté du legato, l’articulation du texte, le sens des nuances, pour un chant incarné, éthéré, surtout juste et sincère. Il s’agit moins de démontrer sa bravoure que d’habiter un texte, le rendre immédiatement vivant en clarté, contrastes et toujours… subtilité.
Seuls les plus grands réussissent cet art lyrique dont le style exige le plus. Callas fut une belcantiste née : actrice autant que diseuse, expressive et si juste. Les Caballé, Sutherland, aujourd’hui Gruberova (d’une longévité spectaculaire) ont montré que la virtuosité pouvait fusionner avec la profondeur et la finesse. C’est après tout, l’essentiel qu’espère sans souvent le trouver, les amateurs d’opéra. Ci dessous photo du ténor Santiago Martinez, un espoir argentin, bientôt sacré rossinien d’exception ? EN LIRE +

 

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VERDI PETEAN GEORGE RIGOLETTO WALLONIE LIEGE_Rigoletto (George Petean) © Lorraine Wauters - compte rendu critique review opera par classiquenews - Opera Royal de Wallonie-6Opéra, compte-rendu critique. Liège. Opéra Royal de Wallonie, le 2 janv 2018. Verdi : Rigoletto. Bisanti, M. di Pralafera.  commencer 2018 sous les meilleurs auspices, l’Opéra Royal de Wallonie et son directeur Stefano Mazzonis di Pralaferaoffrent un véritable retour soixante ans en arrière, pour le plus discutable, mais aussi (et surtout) pour le meilleur. Ainsi, au sujet de la mise en scène imaginée par le maître des lieux, évacuons d’emblée un regret : une direction d’acteurs paraissant comme laissée à l’abandon, chaque interprète usant au mieux de son expérience comme de son métier. Les déplacements des chœurs manquent ainsi de cohésion, et la passion animant les protagonistes apparaît bien souvent convenue, sinon ouvertement factice. EN LIRE +

1er janvier 2018 : Riccardo MUTI dirige le concert du NOUVEL AN à VIENNECompte rendu, critique, concert. Vienne, Musikverein, le 1er janvier 2018. CONCERT DU NOUVEL AN 2018. Wiener Philharmoniker / Riccardo Muti, direction. Pour le concert du Nouvel An à Vienne ce 1er janvier 2018, revoici les instrumentistes du Philharmonique de Vienne sous la direction du chef familier pour eux, Riccardo Muti. Nous les avions quittés ici même le 1er janvier 2017 sous la direction de Gustavo Dudamel : jeune et très précis maestro : le plus jeune alors depuis des décennies à diriger les prestigieux instrumentistes autrichiens. Les ors et les fleurs en surabondance, selon le goût spécifique des Viennois pour l’ultra kitsch (Sissi n’est pas loin, sans omettre les fastes sirupeux de Schönbrun), soulignent l’importance musical, surtout médiatique de l’événement.
Souvent un rien raide mais d’une tension supérieure, maestro Muti sait aussi quand il est bien « luné », exprimer une réelle précision nerveuse, à la fois musclée et … même élégante. Qu’en est-il au cours des 16 sections choisies par le chef (en dehors des sempiternelles morceaux de rigueur tels le Beau Danube Bleu du Fils Strauss, et aussi pour la claque du public, en un expérience interactive finale, La Marche de Radetski de Johann père) ? Muti dirige ainsi pour la 5è fois l’Orchestre viennois (sa dernière performance remonte à 2004). EN LIRE +

 

 

 

 

 

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