Compte rendu, critique, concert. Vienne, Musikverein, le 1er janvier 2018. CONCERT DU NOUVEL AN 2018. Wiener Philharmoniker / Riccardo Muti

1er janvier 2018 : Riccardo MUTI dirige le concert du NOUVEL AN Ă  VIENNECompte rendu, critique, concert. Vienne, Musikverein, le 1er janvier 2018. CONCERT DU NOUVEL AN 2018. Wiener Philharmoniker / Riccardo Muti, direction. Pour le concert du Nouvel An Ă  Vienne ce 1er janvier 2018, revoici les instrumentistes du Philharmonique de Vienne sous la direction du chef familier pour eux, Riccardo Muti. Nous les avions quittĂ©s ici mĂȘme le 1er janvier 2017 sous la direction de Gustavo Dudamel : jeune et trĂšs prĂ©cis maestro : le plus jeune alors depuis des dĂ©cennies Ă  diriger les prestigieux instrumentistes autrichiens. Les ors et les fleurs en surabondance, selon le goĂ»t spĂ©cifique des Viennois pour l’ultra kitsch (Sissi n’est pas loin, sans omettre les fastes sirupeux de Schönbrun), soulignent l’importance musical, surtout mĂ©diatique de l’évĂ©nement.
Souvent un rien raide mais d’une tension supĂ©rieure, maestro Muti sait aussi quand il est bien « luné », exprimer une rĂ©elle prĂ©cision nerveuse, Ă  la fois musclĂ©e et 
 mĂȘme Ă©lĂ©gante. Qu’en est-il au cours des 16 sections choisies par le chef (en dehors des sempiternelles morceaux de rigueur tels le Beau Danube Bleu du Fils Strauss, et aussi pour la claque du public, en un expĂ©rience interactive finale, La Marche de Radetski de Johann pĂšre) ?
Muti dirige ainsi pour la 5Ăš fois l’Orchestre viennois (sa derniĂšre performance remonte Ă  2004). Aux Strauss de rigueur, Muti, – chef lĂ©gendaire de la Scala (qu’il a quittĂ© avec fracas), ajoute aussi deux Ă©critures flamboyantes (et premiĂšres Ă  ĂȘtre jouĂ©es dans ce cadre), dans le genre de symphonisme lĂ©ger : SuppĂ© et le plus rare (premiĂšre mĂȘme au Musikverein donc) le slave Alphons Czibulka, dont la « StĂ©phanie-Gavotte » est ici rĂ©vĂ©lĂ©e (dans la seconde partie).

 

 

 

PremiĂšre partie

 

Johann Strauss, Marche du Baron Tzigane. DĂšs le dĂ©but du concert, les trompettes d’ouverture affirment un panache martial : nous sommes dans le goĂ»t de la parade militaire accordĂ©e Ă  l’exaltation de la danse (valse Ă  l’allure tzigane). DĂ©jĂ  cette tension, un peu raide s’invite dans la direction du maestro italien. On regrette un manque d’abandon dans les cordes, aux pourtant somptueuses vagues mĂ©lodiques ; comme les tutti « bombardĂ©s ». La dĂ©monstration est le fort d’un Muti qui ne s’intĂ©resse moins Ă  la poĂ©sie et Ă  l’intĂ©rioritĂ© des partitions straussiennes, qu’à leur fonction dĂ©monstratives et rutilantes.

Josef Strauss, Fresques de Vienne, valse, op. 249*
Plus mĂ©ditatives et contemplatives dans ses Ă©vocations urbaines (de Vienne : solo pour violoncelle, ardent, enflammĂ© mais mesurĂ©), Fresques de Vienne rappelle le tempĂ©rament plus poĂ©tique du frĂšre cadet souvent mĂ©sestimĂ© (Ă  torts) : Josef, qui en reprenant la direction de l’orchestre des Strauss – vĂ©ritable entreprise plus que rentable (pour permettre Ă  son aĂźnĂ©, Johann II, de composer), s’attela Ă  une tĂąche harassante qui le condamna trĂšs vite ; bien que passionnĂ© par l’ingĂ©nierie, il de dĂ©die Ă  la musique, vocation forcĂ©e et familiale
 et meurt de surmenage, – Ă  seulement 43 ans, extĂ©nuĂ©, usĂ© par le rythme des tournĂ©es et rĂ©pĂ©titions
 De fait, Josef avait un talent aussi passionnant que celui de son frĂšre, sans certainement possĂ©der son gĂ©nie de la mĂ©lodie ; mais la puissance de son orchestration trĂšs ciselĂ©e frappe immĂ©diatement dans ses Fresque viennoises, ainsi dĂ©voilĂ©es, sous la baguette plus agile, contrastĂ©e, mais parfois brutale de Muti. L’élĂ©gance de Josef s’affirme nĂ©anmoins nettement dans la conclusion tout en retenue et attĂ©nuation, sans fracas superfĂ©tatoire.

Johann Strauss, Parade nuptiale, polka française, op. 417*
Le fouettĂ© (Ă©clatant grĂące aux flĂ»tes et piccolo) se marie avec un esprit d’espiĂšglerie conquĂ©rante : toute la magie allusive du magicien Johann II s’exprime ici
 dans les deux Polkas enchaĂźnĂ©es (la française est de tradition plus lente que celle « normale » ou rapide). Avouons que cela tourne Ă  la mĂ©canique bien rĂ©glĂ©e mais systĂ©matique et rĂ©pĂ©titive (comme le jeu des grues tĂ©lĂ©visuelles dont les effets finissent par lasser : zoom avant, zoom arriĂšre dans des vues gĂ©nĂ©rales du Musikverein qui font danser les lustres 
 on vous sait gavĂ©s, mais 
vous reprendrez bien de la tarte Ă  la crĂšme ?). Muti n’a pas la finesse ni l’articulation dĂ©taillĂ©e d’un Abbado, rĂ©cemment
 PrĂȘtre ou derniĂšrement en 2017 (pour le Concert du Nouvel An 2017), le vĂ©nĂ©zuelien Gustavo Dudamel qui a surpris par son Ă©lĂ©gance. Ainsi, dans le Sang lĂ©ger, polka rapide, op. 319, cela tourne en rond avec un final dĂ©monstratif pour plaire Ă  l’assemblĂ©e.

Johann Strauss pĂšre, Valses de Marie, op. 212*
Voici l’un des fleurons imprĂ©vus de ce programme que l’on jugeait dĂ©jĂ  efficace et rien que routinier. Le fondateur de la dynastie, qui mourut Ă  moins de 50 ans, et fut un pĂšre plutĂŽt inconsistant, – au point de susciter la haine de son fils Johann, dĂ©ploie un vrai talent opĂ©ratique dans cette valse dont il fait un dĂ©veloppement symphonique d’une Ă©lĂ©gance et d’une grĂące infinie, dont son fils saura s’inspirer. TrĂšs proche de la Valse du Printemps (jouĂ© par Karajan et chantĂ© par Kathleen Battle dans les annĂ©es 1980), la Valse de Marie affirme un charme souverain, grĂące Ă  une orchestration raffinĂ©e (harpe) et une sĂ©duction mĂ©lodique (aux cordes seules) qui envoĂ»tent littĂ©ralement (doublĂ© par le piccolo). C’est le morceau de bravoure de cette premiĂšre partie
 Teintes miroitantes, accents distillĂ©s et scintillants, retenue, abandon, vertiges et rebonds de grande classe
 l’écriture du pĂšre resplendit ici par sa richesse, son Ă©lĂ©gance suprĂȘme – fĂ©minine-, que la seule audition de la Marche de Radetsky tendait Ă  mĂ©connaĂźtre. Muti trĂšs inspirĂ© dans cette rĂ©vĂ©lation, a eu du nez. Le choix est parfait. Et la surprise vainc toute rĂ©serve. Chapeau maestro.

Johann Strauss pĂšre, Guillaume Tell, Galop, op. 29b*
Nerveux, racĂ©, martial
 Muti est Ă  son avantage dans ce galop serrĂ©, tendu, ardent, de fiĂšre allure. Sa direction incisive excelle dans cet exercice de haute Ă©cole (inspirĂ© de la mĂ©lodie de Rossini sur le mĂȘme thĂšme) oĂč tous les musiciens, soldats bien agencĂ©s au millimĂštre prĂšs) redoublent d’intensitĂ© mordante, ultracontrastĂ©e, avec un crescendo progressif, toujours expansif qui est destinĂ© Ă  dĂ©clencher les applaudissements du public. Tout cela est indiscutablement efficace.

 

 

 

DeuxiĂšme partie

 

 

Franz von SuppĂ©, Ouverture de l’opĂ©rette Boccaccio*
Dramatisme proche de l’opĂ©ra Ă©videmment, d’une Ă©nergie dramatique, mais souvent sans la classe ni l’élĂ©gance des Strauss. Le cĂŽtĂ© grosse caisse dont se satisfait Muti Ă©tonne mais il n’exploite pas assez la vĂ©locitĂ© diaphane des cordes viennoises rĂ©putĂ©es cependant pour leur finesse d’intonation. L’écriture de SuppĂ© reste, comparĂ©e aux Strauss pĂšre et fils, plutĂŽt hollywoodienne et mĂȘme 
wagnĂ©rienne. Eclectisme qui cite aussi Le Beau Danube de Joahnn fils (au dĂ©but). Mais le final pĂ©taradant, menĂ© comme une cavalerie victorieuse, toujours martiale, emporte l’enthousiasme d’un public toujours curieux de performances et de surenchĂšre.

Johann Strauss : Fleurs de Myrte, valse, op. 395* : musique de mariage de l’Archiduc Rodolphe, celui qui pĂ©rira Ă  Mayerling. Murmures et Ă©clats mordorĂ©s (cors, clarinettes
) d’une forĂȘt mystĂ©rieuse et majestueuse, forment un tapis somptueux pour la mĂ©lodie principale, valse emblĂ©matique, Ă  la fois furieusement sensuelle
ivresse, enivrement, Ă©lĂ©gance Ă©perdue : la marque de Vienne classique et romantique, depuis Haydn.

Alphons Czibulka, Stéphanie-Gavotte, op. 312*
Voici l’autre dĂ©couverte annoncĂ©e dans le programme. La partition dĂ©veloppĂ©e, vraie poĂšme symphonique cultive les climats suspendus, oĂč brille le dialogue des cordes et des bois, avec un caractĂšre d’éveil 
 printanier. Saluons les qualitĂ©s intĂ©rieures de la direction qui porte le flux dans un sentiment amoureux.

Johann Strauss, Balles magiques, polka rapide, op. 32
TrĂ©pidation, frĂ©nĂ©sie (celle ci électrique, menĂ©e tambour battant par le piccolo, farceur, saillant, pointu) emporte tout sur son passage, avec un dĂ©sir d’ivresse, authentiquement straussien. Le nerf qu’instille Muti se rĂ©vĂšle lĂ  encore trĂšs efficace. InspirĂ©, le chef fait saluer debout tout l’orchestre. Comme il aime les fracas et poncifs sonores


 

 

 

Johann Strauss, Contes / LĂ©gendes de la forĂȘt viennoise, valse, op. 325

 

 

concert nouvel an vienne 1er janvier 2018 la critique du concert sur classiquenews

 

 

Avec Valses de Marie, voici le fils le plus Ă©lĂ©gant et nostalgique, vĂ©ritable poĂšte Ă  l’écoute de la nature
 Valse de concert de 1868, avec son lever de rideau (et cithare) qui exprime les enchantements de la forĂȘt viennoise : tout le gĂ©nie de Johann fils se dĂ©ploie dans ce morceau de bravoure oĂč les cors nobles, les cordes impĂ©riales distillent ce miel majestueux et d’un raffinement extrĂȘme, emblĂšme d’une insouciance aimable et rĂȘveuse d’une richesse Ă©blouissante en terme de nuances et de climats inspirĂ©s par la Sainte et Miraculeuse Nature : quel hommage aux arbres et Ă  l’esprit des frondaisons que l’homme du XXIĂš s’ingĂ©nie Ă  polluer et Ă  dĂ©truire cyniquement. Johann Strauss ne s’est jamais tant surpassĂ© que dans cette sublimation de son art grĂące Ă  l’inspiration puisĂ©e dans la contemplation de notre mĂšre planĂšte. La dĂ©licatesse de la joueuse de cithare tire les larmes par la fragilitĂ© mĂȘme de ses cordes pincĂ©es, dont le thĂšme est repris par l’orchestre Ă  l’écoute, amplificateur mais ciselĂ©, somptueusement amoureux. La magie Johann fils opĂšre. Et nous voici confrontĂ©s, frappĂ©s, saisis par la grĂące de son gĂ©nie, comme les Viennois de l’époque, 
 quand ils ont dĂ©couvert l’enchantement de son Ă©criture lors de son premier concert public au Casino Dommayer le 15 octobre 1844. A 19 ans, le fils dĂ©trĂŽnait le pĂšre en devenant le nouveau roi de la valse. La poĂ©sie et ce sentiment d’ivresse absolue sont bien lĂ , prĂ©sents, 
 ingrĂ©dients indiscutables qui font la rĂ©ussite de chaque Concert du Nouvel An. C’est comme le surgissement (harpe Ă  l’envi) d’un rĂȘve pur et miraculeux, souvenir chĂ©ri qui se cristallise dans le flot musical. Le Muti grande classe est lui aussi bien prĂ©sent 
 dans la direction nerveuse, « virile », droite, parfois anguleuse de ce sommet d’élĂ©gance straussienne.

Johann Strauss, Marche de fĂȘte, op. 452
AprĂšs le rĂȘve, la rĂ©alitĂ© 
 celle de Strauss Ă  son Ă©poque, marquĂ©e par les guerres et l’antagonisme maladif, franco-germanique. Le compositeur sait aussi rugir et affirmer un beau panache collectif, ainsi qu’en tĂ©moigne l’éclat rutilant d’une parade militaire, bien dans l’esprit chauvin de la fin du XIXĂš.

Johann Strauss, Ville et campagne, polka mazurka, op. 322
Claire Ă©vocation de son amour pour le cadre intime de la nature, la polka sĂ©duit davantage. De facture trĂšs classique avec une Ă©tonnante saillie des clarinettes, aux couleurs suspendues, mystĂ©rieuses, elle traduit sans artifice cet amour du motif naturel et des atmosphĂšres manifestement oniriques qui s’y dĂ©ploient.

Johann Strauss, Un bal masqué, quadrille, op. 272
D’aprĂšs les airs Ă  la mode, dont les opĂ©ras
 de Verdi, Johann Strauss sublime la fiĂšvre dramatique de Verdi, en l’adaptant Ă  son propre sens de la trĂ©pidation et de la frĂ©nĂ©sie. Le cadre fragmentaire du quadrille, composĂ© de plusieurs piĂ©cettes et sĂ©quences qui doivent ĂȘtre enjouĂ©es et rapides, exacerbe l’élan recherchĂ©, l’esprit de pochade de cet pot-pourri d’aprĂšs l’opĂ©ra applaudi de Giuseppe Verdi. Le chef Muti s’engage visiblement avec joie et mĂȘme une prĂ©cision enivrĂ©e dans ce jeu de citations et de transcriptions de Verdi Ă  Strauss. Le roi de l’opĂ©ra, le roi de la valse fusionnent avec Ă©clat.

AprĂšs Les Roses du midi, valse, op. 388 (du mĂȘme Johann II), – RĂȘve sensuel libĂ©rĂ© d’une grande douceur nostalgique
 Voici la Polka rapide, Ă©clairs et tonnerre : autre standard de la dynastie Strauss et vrai tube dont la frĂ©nĂ©sie et la malice rappellent l’ivresse chorĂ©graphique d’un autre roi des boulevards, Offenbach. Muti s’ingĂ©nie Ă  allumer le feu et faire retentir le rugissement des Ă©lĂ©ments dans un galop littĂ©ralement infernal.

 

 

MUTI riccardo Muti_120128_041_crop_Todd_Rosenberg-e1365787405319Puis le chef amorce les premiĂšres mesures du Beau Danube Bleu, piĂšce maĂźtresse prĂ©ludant aux adieux Ă  la fin du Concert du Nouvel An viennois : respectant le rituel, le maestro interrompt l’orchestre, puis se retourne face Ă  l’assemblĂ©e amusĂ©e : il souhaite une bonne nouvelle annĂ©e (tout en dirigeant baguette en main, le choeur des instrumentistes qui s’adressent collectivement au public). La lecture du Danube est efficace, nerveuse, – un rien prĂ©cipitĂ©e, sans l’alanguissement suspendu que certains de ses confrĂšres rĂ©ussissent beaucoup mieux. La virilitĂ© du maestro Muti a encore frappĂ©.
Mais la vĂ©ritable interaction avec le public – si select et VIP, (dont le prĂ©sident de la RĂ©publique d’Autriche) prĂ©sent sous les ors du Musikverein de Vienne, se rĂ©alise ensuite dans La Marche de Radetski, de Johann pĂšre, qui permet au public de frapper dans ses mains, simultanĂ©ment aux reprises de l’orchestre. C’est encore l’esprit moins festif que martial qui achĂšve ainsi le rituel tĂ©lĂ©gĂ©nique le plus diffusĂ© au monde. Parade orchestrale pour un temps (furtif) de paix. A mĂ©diter.

 

 

 

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CD nouvel an vienna Philharmonic Riccardo muti presentation critique annonce review sur classiquenews Couv Concert du Nouvel An 2018Comme chaque année, cd, et dvd du Concert du Nouvel An 2018 sous la direction de Riccardo Muti sont annoncés chez Sony. Prochaine présentation et critique dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.

 

 

 

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Programme

 

 

 

PremiĂšre partie
Johann Strauss, Marche du Baron Tzigane
Josef Strauss, Fresques de Vienne, valse, op. 249*
Johann Strauss, Parade nuptiale, polka française, op. 417*
Johann Strauss, Sang léger, polka rapide, op. 319
Johann Strauss pĂšre, Valses de Marie, op. 212*
Johann Strauss pĂšre, Guillaume Tell, Galop, op. 29b*

 

DeuxiĂšme partie
Franz von SuppĂ©, Ouverture de l’opĂ©rette Boccaccio*
Johann Strauss Fleurs de Myrte, valse, op. 395*
Alphons Czibulka, Stéphanie-Gavotte, op. 312*
Johann Strauss, Balles magiques, polka rapide, op. 32
Johann Strauss, Contes de la forĂȘt viennoise, valse, op. 325
Johann Strauss, Marche de fĂȘte, op. 452.
Johann Strauss, Ville et campagne, polka mazurka, op. 322
Johann Strauss, Un bal masqué, quadrille, op. 272
Johann Strauss, Les Roses du midi, valse, op. 388
Josef Strauss, Lettres Ă  un Ă©diteur, polka rapide, op. 240
* PremiĂšre audition Ă  un Concert du Nouvel An

 

 

 

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Les astérix (*) indique les oeuvres créées pour la premiÚre fois dans le cadre du Concert du Nouvel An à Vienne.

 

 

 

LIRE aussi  :

Compte-rendu critique, concert. VIENNE, Musikverein, dimanche 1er janvier 2017. Wiener Philharmoniker.  Gustavo Dudamel, direction

 

 

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