COMPTE RENDU, festival. CANADA, Festival CLASSICA 2018 (25 mai – 16 juin 2018). 8è édition. Du 30 mai au 8 juin 2018. De Schubert aux Rolling Stones, Mathieu, Debussy, Neukomm…

COMPTE RENDU, festival. CANADA, Festival CLASSICA 2018 (25 mai – 16 juin 2018). 8è édition. Du 30 mai au 8 juin 2018. De Schubert aux Rolling Stones, Mathieu, Debussy, Neukomm…

CLASSICA-schubert-rolling-stones-classica-2018-vignetteUNE CERTAINE IDEE DU CLASSIQUE… Ils semblerait que nos cousins d’Amérique aient beaucoup de choses à nous apprendre, nous, français pétris de bonnes intentions, souvent arrogants, pétrifiés dans des certitudes… aujourd’hui dépassées. Au Québec se réinvente l’esprit et le fonctionnement d’un festival de musique classique. Prenez l’exemple du Festival CLASSICA, en Montérégie (rive sud de Montréal) : une initiative portée par le baryton Marc Boucher (photo ci dessous) / DR) qui en est le directeur artistique et général. 2018 en marque la déjà 8è édition. L’idée est fédératrice, associant plusieurs communes sur le territoire ; elle offre du classique, une image ouverte, généreuse, détendue, en rien compassée ni guindée … comme on peut le voir trop souvent en France où la culture et la musique classique continuent d’être confisqués par la vanité d’une élite qui se croyant supérieure, entend utiliser concerts, festivals, et surtout opéra pour assoir sa soi disante supériorité : on le sait aujourd’hui, le classique en meurt et il n’est pas une institution culturelle digne de ce nom qui ne développe à présent dans l’Hexagone, toutes les actions possibles pour élargir ses publics, démocratiser ses actions et ses offres musicales ; pour en définitive, populariser au meilleur sens du terme, l’expérience de la musique classique sous toutes ses formes. Heureusement, internet pourvoit à cette vision large, généreuse, égalitaire de la culture. C’est un début et certainement, l’amorce d’une nouvelle ère pour la culture dans le monde et en Europe.

 
 
 

Pourtant au Québec donc, le classique est déjà une expérience humaine fondée sur l’ouverture aux autres et sur le partage. Des valeurs qui se perdent dans l’Hexagone. Aucun détournement d’aucune sorte au Canada francophone, où l’art d’être ensemble imprime à l’esprit du festival CLASSICA, une manière exemplaire de « fierté collective ».

 
 
 

Marc-BOUCHER baryton festival classica-200x300De toute évidence, il règne au Québec, une joie de vivre qui n’existe pas en Europe. Ce qui compte avant tout, c’est l’engagement sincère des artistes invités, la pluralité des engagements, l’accessibilité des offres, le confort des festivaliers, la contribution simple, facile des villes partenaires et associées. Cette 8ème édition aura été marquée surtout par l’affluence, certes favorisée par une météo idéale, lors du week end des 2 et 3 juin où c’est le coeur de la ville de Saint-Lambert qui était réaménagé en scène vivante, alternant concerts en plein air et en accès libre, et programmes payants en salles fermées, c’est à dire une offre large et éclectique conçue comme un menu à la carte, et dans le même périmètre.

 
 
 

OUVERTURE, ACCESSIBILITÉ, INNOVATIONS… Ainsi à Saint-Lambert, 3 églises, le centre multifonctionnel municipal, la grand place et la rue principale (rue Victoria) accueillent spectacle pour enfants avec la pétillante Natalie Choquette (porte parole du Festival); spectacle éclectique délirant associant musique d’opéra et cirque (rencontre inédite et marquante entre les acrobates du cirque Eloize et plusieurs solistes dont la même Natalie Choquette et le baryton Gino Quilico) ; concerts de musique de chambre (avec la crème actuelle des jeunes solistes chambristes canadiens dont l’excellent violoncelliste Stéphane Tétreault) ; musique sacrée baroque, haendélienne sur le thème de l’amour, sans omettre la grande soirée de rock symphonique, en accès gratuit, sous la voûte étoilée cette année sans nuages… Croiser les genres, associer formations et programmes sans apriori ni préjugés, sont bien ici l’apanage d’une culture vivante décomplexée et libre qui se vit sans tension ni malentendu. Imaginez aujourd’hui en France, un concert de rock symphonique relève de l’impensable : les mélomanes puristes et la « critique » bien pensante crieraient au détournement scandaleux, voire au vices d’un cross over éhonté, indécent ; l’audience plus tolérante et détendue des concerts de rock ou de variété, serait elle plus intéressée… On mesure le fossé qui sépare encore France et Québec sur ce point.

Comme en 2017, CLASSICA compte aussi son propre concours de mélodies françaises, contribution majeure et emblématique à cette francophonie qui ne se porte pas si bien de l’autre côté de l’Atlantique, quoi qu’on en dise: au Québec, l’amour de la langue française s’expose avec une rare élégance et l’engagement sur ce terrain de Marc Boucher à travers son festival CLASSICA nous paraît réconfortant, salutaire, voire décisif. En France, qui se soucie de transmettre les fleurons de notre patrimoine musicale, surtout cette maîtrise de la langue de Hugo, Gautier, Baudelaire ? Qui s’intéresse sur le plan national à l’articulation du français dans le genre qui en est le joyau, la mélodie ?

La diversité, l’éclectisme, le métissage des genres offrent ainsi un laboratoire d’expériences qui en croisant le genre classique avec diverses disciplines et de nombreux registres sans limites, réinvente surtout notre expérience du genre. C’est peu dire que dans notre monde hyperconnecté; où les plus jeunes comme les autres sont saturés de sollicitations, le classique, genre étiquetté « vieux » et « ringard », joue ici son avenir.

 
   
 
 
 

Festival CLASSICA (Montérégie)
MÉTISSAGES, GENEROSITE & LANGUE FRANCAISE…
Au Québec, le classique se réinvente et réussit

 
 
 

WEEK-END des 2 et 3 juin 2018. Pendant notre (premier séjour) à CLASSICA, on aura mesuré le talent du Festival pour équilibrer et diversifier une offre riche et généreuse dont chaque événement s’organise et se consomme comme un menu à la carte, d’autant plus aisément que tout est concentré sur le même lieu et sur un week end. Précisément le premier week end des 2 et 3 juin. Ensuite, le Festival se poursuivait dans différentes villes partenaires, révélant une extension territoriale impressionnante grâce à ses « concerts satellites » à Boucherville, Saint-Bruno de Montarville (sublime bourgade préservée au bord du Saint-Laurent), Brossard, Saint-Jean sur Richelieu… sans omettre le centre ville de Montréal avec le « pianothon » par 6 pianistes conviés, soit 6 h de performance rendant hommage au génie d’André Mathieu, marathon musical et pianistique, organisé à l’initiative de Marc Boucher au Centre Phi (rue Saint-Pierre).

AU COEUR DE SAINT-LAMBERT: essor d’un village musical. Pour le Week end des 1er, 2 et 3 juin, c’est le coeur de ville de Saint-Lambert qui est investi par les concerts et les rencontres artistiques, les ateliers de toute sorte (yoga pour les enfants et pour les parents, henné, maquillage pour les plus jeunes…). Un concours de peinture est même organisé au bistrot CLASSICA, où les festivaliers amateurs peuvent enchérir pour acquérir la toile de leur choix… Catalyseur, provocateur, initiateur et novateur, CLASSICA bouillonne d’idées, explore toujours plus loin des offres artistiques autour de la musique, repousse les lignes pour fédérer le plus grand nombre autour des valeurs que suscite l’art.

julien brodyPendant ce week-end bouillonnant, on aura surtout apprécié la vitalité des expériences musicales de toute sorte, orchestrées avec un grand sens du rythme : scène de la relève à l’extrémité de la grande rue, où se succèdent les plus jeunes instrumentistes et les chanteurs amateurs ou déjà professionnalisés. A ce titre, le talent et l’art d’une détente pourtant très concentrée du jeune sopraniste Julien Brody retient l’attention. Ce jeune soliste enchaîne les standards baroques (Haendel, Pergolèse…) comme les tubes plus récents avec une intensité sincère, engageante, déjà très professionnelle. Favoriser l’émergence de jeunes tempéraments, dont la vocalità radieuse de Julien Brody, voilà un objectif qui prend tout son sens à CLASSICA. Le jeune artiste vient de sortir un album intitulé « Peace, Love and Opera », – on ne peut que souscrire à un tel programme, comprenant des airs de Vivaldi, César Franck…, sans omettre Mozart, – et demain, on l’imagine très bien dans Bastien et Bastienne de Mozart sur les plus grandes scènes lyriques-, un rôle qui devrait idéalement coller à sa tessiture, son timbre souple et claire.
Ailleurs, alors que l’autre grande scène sur la place centrale, rebaptisée place Hydro-Québec, accueille les jeunes pianistes du Cégep Saint-Laurent, comme le jeune relève du Conservatoire de musique de la Montérégie, les festivaliers butinent entre les 3 églises du centre ville : Saint-Andrew ’s Presbyterian Church, Paroisse catholique, ou Saint-Lambert United Church. Récital de musique de chambre pour alto et piano, entre Schubert et Schumann par Marina Thibeault et Janelle Fung ; « violon Xtreme » par le violoniste performeur au son très affirmé, intense, Alexandre Da Costa ; surtout, airs des Rolling Stones par un Quatuor classique composé pour l’occasion, à la demande de Marc Boucher, constitué par Marc Djokic (violon), Stéphane Tétrault (violoncelle), Airat Ichmouratov (clarinette) et Elvira Misbakhova (alto), un programme inédit qui colle au thème de cette année (De Schubert aux Stones…), et que seul Marc Boucher, soucieux de métissages comme de créations, a l’audace d’amorcer et d’accompagner.

 
 
 

POUR TOUS LES GOÛTS… Il y en donc pour tous les goûts, et toujours dans une qualité de réalisation rare, avec en bonus non négligeable, la découverte de programmes inédits. Personnellement, on aura surtout apprécié le talent de diseur d’un maître du lied, le baryton Russel Braun accompagné par son épouse au piano, en un duo poétique et allusif, serviteur des errances hallucinées / illuminées du Voyage d’Hiver de Schubert (fil rouge oblige car le thème de cette année est : « De Schubert aux Rolling Stones »…).
C’est aussi la rencontre de deux instruments, permise uniquement cette année à CLASSICA, autour du tango de Piazzolla, bandénéon et violoncelle, équation magicienne grâce au talent en complicité du même violoncelliste Stéphane Tétrault et de Denis Plante. Autre découverte de charme, la flûtiste Nadia Labrie dans un remarquable récital flûte piano dédié à Schubert dont la flûtiste a conçu une transposition magnétique de la Sonate Arpeggione … Ce défi hautement relevé et avec quelle finesse figure dans son dernier cd paru chez Analekta.
On se souviendra aussi du récital de la pianiste Alice Ader qui récente interprète de Mompou, troque registre et époque, offrant un Schubert, sublimement distancié, aux portes de la mort, emprunt d’abandon mesuré, et de renoncement serein mais si nostalgique. Voilà quelques pépites vécues pendant ce 8è festival CLASSICA au Québec, mosaïque d’instants inspirés, offerts en partage pour le plus grand nombre et avec une décontraction bienheureuse.


 
 
 

mathieu andre piano j p sylvestre concerto de quebec annonce par classiquenewsHOMMAGE à André Mathieu… Ce tour d’horizon ne serait pas complet sans l’évocation d’un autre fil rouge, structurant la programmation de cette année : l’oeuvre du compositeur « national », André Mathieu défendu aujourd’hui par le pianiste Jean-Philippe Sylvestre et Marc Boucher. Pour preuve, le concert du 31 mai, à la Paroisse Saint-Constant, premier jour de notre séjour canadien : le pianiste jouait deux oeuvres en miroir, en une filiation évidente : le Concerto n°4 de Mathieu, puis Variations sur un thème de Paganini de Rachmaninov. Mathieu s’étant toujours référé comme une source exemplaire, primordiale, à l’oeuvre de Rachmaninov, il était évident de « confronter «  les deux manières au cours d’un seul concert. Le mérite de ce type de concert en église, certes dans des conditions acoustiques parfois délicates, revient à Marc Boucher qui là encore, a le souci de la diffusion des œuvres, défend une musique ouverte, fraternelle pour tous et dans une diversité de lieux du territoire qui emporte l’adhésion. Hors des salles de concerts plus habituelles dans l’espace urbain, le goût pour la musique concertante et symphonique peut s’épanouir et être stimulée en Montérégie.

 
 
 


Pelleas melisande festival classica critique opera par classiquenews alain buet guillaume andrieu quebec juin 2018Pour enrichir encore la valeur d’une programmation très équilibrée, CLASSICA développe aussi deux autres genres : le lyrique et le symphonique, ou plus exactement le rock symphonique. Le pari était fou à l’origine : interpréter dans une église (Saint-Bruno de Montarville), l’opéra des opéras français, Pelléas et Mélisande de Claude Debussy (pour célébrer aussi de l’autre côté de l’Atlantique, le centenaire Debussy 2018) : grâce à une distribution solide, dont l’excellent Alain Buet en Golaud – cœur tourmenté et impulsif qui souhaite (vainement et criminellement) percer l’énigme Mélisande, la langue de Maeterlinck associée à la somptueuse parure orchestrale de Debussy, à la fois sensuelle et mystérieuse, s’est incarnée d’une éloquente manière (LIRE ici l’intégralité de notre critique de Pelléas et Mélisande de Debussy au Festival Classica 2018). L’expérience a permis que de très jeunes instrumentistes explorent la partition envoûtante de Debussy. Le public québecois retrouvera le plateau (avec Marc Boucher dans le rôle de Golaud) ce 29 juillet à Québec dans le cadre de son « Festival d’Opéra ».

 
 
 

entete-queenROCK SYMPHONIQUE. En ouverture comme en conclusion de l’édition 2018, place à un genre très prisé des québécois : le rock symphonique. La foule répond présente pour ce type de concert en plein air et en accès libre : ce 2 juin 2018, à Saint-Lambert l’Hommage aux Rolling Stones réunit 150 interprètes dont les instrumentistes de l’Orchestre symphonique du Conservatoire de la Montérégie (OSCM), le très nombreux chœur Classica, sous la direction du chef Simon Fournier, lequel a signé les arrangements musicaux avec Peter Brennan : la transcription fonctionne idéalement, suscitant chez les auditeurs, plusieurs vagues de satisfaction qui se traduisent par une interactivité immédiate : la foule chante, danse, accompagne l’effort et l’engagement des artistes. Le concert a le mérite de réussir une équation rarement atteint dans l’Hexagone : le classique et le populaire. Un vrai défi pour l’Hexagone dans les années qui viennent. Le fait même que les spectateurs écoutent, participent, coopèrent, dansent debout (et non assis) modifie totalement l’expérience du concert classique. Les Québecois eux, ont déjà adopté ce principe qui n’a rien d’étrange ni de suspect, de ce côté ci du Saint-Laurent.
Et comme si l’expérience couverte de succès (et d’affluence) ne suffisait pas, Marc Boucher a programmé à l’extrémité de la programmation, le 16 juin, pour la clôture, un second temps fort rock et symphonique : « Hommage à Queen », cette fois, dans le Parc Gerry-Boulet de St-Jean de Richelieu, – un plateau professionnel avec l’orchestre symphonique du Conservatoire de la Montérégie (OSCM), le Chœur de l’Opéra bouffe du Québec et le soliste Marc Martel : un pied de nez aux traditionnels et aux conservateurs qui pensent toujours que les instruments classiques sont destinés à l’opéra et aux salles de théâtre et de concert. Ici la langue symphonique revisite avec un talent fou, les standards de Queen.

 
 
 

BERLIOZ, les BEE GEES et JEAN-CLAUDE MALGOIRE. Unique et spécifique expérience qui en 2019, se poursuit forcément ; cette fois, la thématique annoncée par Marc Boucher, de plus en plus volontaire et serein, sera : « De Berlioz aux Bee Gees ». Cela ne se passe qu’au Québec, avec le naturel, la décontraction et l’expertise requis. Réservez dès à présent votre séjour en mai et juin 2019 à Montréal et en Montérégie. Le Festival CLASSICA saura vous satisfaire tout en vous surprenant. La thématique 2019 est particulièrement prometteuse : outre un grand concert BERLIOZ dédié à La Damnation de Faust, dans un site magnifique au bord du Saint-Laurent ayant pour fond la ville même de Montréal, Marc Boucher annonce aussi la création mondiale d’un opéra ambitieux, somme de toute une vie, jamais joué de son vivant, MIGUELA du fameux Théodore Dubois (1837-1924) dont un festival il y a quelques années à Venise avait semblé marqué la réhabilitation et un regain d’intérêt, bien vite étouffés depuis… Dubois est un compositeur toujours étiquetté académique : pourtant la recréation d’ABEN HAMET par Jean-Claude Malgoire à Tourcoing, la recréation de la version complète (avec orchestre) de son Paradis Perdu, par le même Jean-Claude Malgoire ont récemment démontré la haute valeur d’une écriture taillée pour le drame et l’opéra. MIGUELA devrait donc marqué les esprits et perpétué aussi l’oeuvre pionnière de Jean-Claude Malgoire, disparu en avril 2018 et dont Marc Boucher a à cœur d’honorer la mémoire comme poursuivre les pistes de travail. Le directeur de CLASSICA a su inviter le fondateur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing dès les premières éditions du festival Québécois : de leur relation privilégiée et de leur amitié, un esprit de famille s’est constitué : la prochaine édition de CLASSICA en 2019 en concrétise toujours l’activité. L’actualité lyrique française sera donc à suivre en mai et juin 2019 au Canada francophone, grâce au festival CLASSICA. Comptant 70 000 spectateurs en 2018, le Festival créé par Marc Boucher est devenu l’événement incontournable de chaque début d’été : une occasion exceptionnelle pour traverser l’Atlantique et (re)découvrir le Québec qui ose, innove, et réussit ce qui n’existe pas encore en France.

 
 
   
 
 

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COMPTE RENDU, festival. CANADA, Festival CLASSICA 2018 (25 mai – 16 juin 2018). 8è édition. Du 30 mai au 8 juin 2018. De Schubert aux Rolling Stones, Mathieu, Debussy, Neukomm…

 
 
   
 
 

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Approfondir

 
 
 

PLUS D’INFOS : visitez le site du Festival CLASSICA 2018 (du 25 mai au 16 juin 2018).

http://www.festivalclassica.com/index.html

La diversité artistique et musicale portée par le festival CLASSICA, principal festival qui lance la saison des événements de l’été au Canada, rend compte de la vitalité musicale et artistique au Québec. Plusieurs artistes présents cette année avaient simultanément une riche actualité discographique… Voici quelques titres à découvrir dans le prolongement du festival de ce printemps 2018.

Julien Brody, soprano. Nouvel Album « Peace, Love and Opera »

Nadia Labrie, flûte. Flûte passion 1. Premier cd édité chez Analekta : transcriptions d’après Schubert dont la Sonate Arpeggionne…

Caroline Gélinas : Confidences (Premier album de la mezzo québécoise) (1 cd Atma classique)

Marc Boucher : intégrale des mélodies de Gabriel Fauré (4 cd Analekta)

LIRE AUSSI notre compte rendu complet du concert du 5 juin 2018 : recréation de l’oratorio de Neukomm : La Résurrection, autre événement du 8è festival CLASSICA 2018, et bel hommage au regretté Jean-Claude Malgoire, initiateur du programme ainsi révélé.

 
 
   
 
 

 

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