Comptes-rendus …. nous y étions : les critiques concerts, opéras, festivals 2019 par classiquenews

degas_opera_orchestre_comptes_rendus_382Tous les spectacles à l’affiche (concerts, opéras, ballets, récitals, festivals mais aussi hommages, célébrations, concours et galas …) sont minutieusement analysés par la ” Rédaction spectacle vivant ” de classiquenews. Voici les meilleures propositions que nous avons souhaité couvrir, où nous étions, spectacles et plateaux qui méritent un témoignage, un compte rendu, un éclairage critique. A lire, pour connaître toutes les raisons pour lesquelles il fallait y être …

 

 

Comptes-rendus, critiques de spectacles

sommaire

 

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DISCERNEMENT, EXPLICATIONS… Ici, la Rédaction de CLASSIQUENEWS distingue l’essentiel et le captivant, l’innovation et la prise de risque… ou bien aime remettre les choses au point sur un spectacle ou un artiste … Suivez le travail des interprètes : chanteurs, instrumentistes, chefs qui font l’actualité et retiennent l’attention des rédacteurs de CLASSIQUENEWS…

 

LIRE ici nos COMPTES RENDUS antérieurs : 2018, 2017 à 2013

 

 

 

2019

 

Cliquer sur l’illustration pour accéder au compte rendu complet, à la critique intégrale

 

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FÉVRIER 2019

 

 

 

 

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blacher boris romeo et juliette critique opera annonce opera classiquenewsCOMPTE-RENDU, opéra. LYON, Opéra, Théâtre de la Croix-Rousse, le 8 février 2019. Boris Blacher : Roméo et Juliette. Emmanuel Calef / Jean Lacornerie. Depuis la création scénique à Salzbourg, sous la baguette de Krips, en 1950, ce Roméo et Julietteest quelque peu tombé dans un oubli injustifié : un enregistrement, puis la création française, ici même, reprise ce soir avec une nouvelle distribution. Pourquoi les scènes lyriques ignorent-elles cette réalisation, d’autant que l’effectif requis – huit chanteurs, neuf musiciens – autorise aisément sa production ? Tour de force, proprement génial, que celui de Boris Blacher en 1943 : après avoir réduit, condensé, le texte de Shakespeare en un livret d’une fidélité exemplaire, le compositeur rejoint la démarche des créateurs de l’opéra au tournant du XVIIe siècle : unir toutes les composantes artistiques, y compris la danse, pour traduire la richesse intarissable du théâtre élisabéthain, avec le langage du XXe siècle. Les librettistes ne retiennent le plus souvent que l’intrigue amoureuse, en oubliant la dimension proprement politique dans laquelle elle s’insère. Ici, Boris Blacher restitue le prologue, qui donne tout son sens et sa force à la conclusion : pourquoi tant de haine ? « Deux amants prennent vie sous la mauvaise étoile, leur malheureux écroulement, très pitoyable, enterre en leur tombeau la haine de leurs parents ». Dans le contexte de la fin de la seconde guerre mondiale, rappelé opportunément par le dernier tableau (photo des ruines de Berlin, prise du Reichstag) cette dimension prend toute sa force.

 

L’œil était dans la tombe…

 

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carillac-vlaanderen-opera-flandres-jossten-critique-opera-classiquenews-annonce-opera-actualites-opera-musique-classiqueCOMPTE-RENDU, opéra. ANVERS, Opéra flamand, le 8 février 2019. Hindemith : Cardillac. Dmitri Jurowski / Guy Joostens. Attaché à l’Opéra des Flandres depuis le début des années 1990, le metteur en scène Guy Joosten vient d’annoncer que la présente production de Cardillac serait sa dernière proposée dans la grande institution belge. Gageons cependant qu’il sera encore possible de revoir certaines de ses productions emblématiques (notamment ses très réussies Noces de Figaro en 2015) à l’occasion de reprises bienvenues. En attendant, le metteur en scène flamand s’attaque à Cardillac (1926), tout premier opéra d’envergure de Hindemith après ses premiers essais en un acte, notamment Sancta Susanna en 1922 (entendu notamment à Lyon en 2012).

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titus-clemence-tourcoing-duffau-tilquin-boucher-mozart-critique-opera-trio-classiquenews-compte-rendu-critiqueCOMPTE-RENDU, CRITIQUE, opéra. TOURCOING, le 7 fév 2019. MOZART : La Clémence de Titus. Duffau, Tilquin, Boucher, …Olivier, Schiaretti. Tourcoing, fabrique lyrique unique. Presque un après la disparition de son fondateur Jean-Claude Malgoire (le 14 avril 2018)L’Atelier Lyrique poursuit très haut cette exigence salvatrice et magicienne qui réalise l’équation ténue du chant, de la musique, et du théâtre. Détenteur d’un secret fédérateur, Jean-Claude Malgoire comme nul autre, savait choisir les œuvres, les interprètes, surtout ses complices à la mise en scène : une intelligence globalisante unique qui a permis et permet encore aujourd’hui, de proposer des lectures toujours justes et fines des oeuvres du répertoire ou moins connues. Une vision et une façon de travailler qui font désormais la réputation de la ville de Tourcoing.

A Tourcoing, poursuite d’une excellence lyrique

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COMPTE-RENDU, critique, concert. LILLE, Nouveau Siècle, le 2 février 2019. Mahler : Symphonie N°1 dite Titan. Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch. C’est dans un projet passionnant – qui est toujours aussi un défi un peu fou… – qu’Alexandre Bloch vient de jeter ses forces (et bien évidemment celles de l’Orchestre National de Lille que le chef français dirige depuis septembre 2016) : offrir au public lillois une intégrale des Symphonies de Mahler – d’ici à janvier 2020 – dans leur ordre chronologique. C’est ainsi l’occasion « de suivre le parcours créatif d’un génie musical unique, qui révolutionna l’écriture symphonique par sa démesure visionnaire », comme l’indique si bien le programme de salle. Autre particularité de ce coup d’envoi, avec la Première Symphonie (dite « Titan »), on assiste ce soir à un concert « connecté ». En effet, après une première expérience réussie (en janvier 2018) autour du Sacre du printemps de Stravinski, Alexandre Bloch renouvelle sa proposition de concert connecté.  LIRE NOTRE CRITIQUE COMPLETE 

 

 

GUSTAV en smartphony… le génie Mahlérien connecté, expliqué, magnifié

 

INTEGRALE MAHLER à LILLE

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Compte rendu, opéra. Sacrati : La finta pazza. Dijon, Opéra, Grand-Théâtre, 5 février 2019. Leonardo García Alarcón / Jean Yves Ruf. C’était une sorte d’Arlésienne de l’opéra : toujours citée, jamais vue. 375 ans après sa création française, à l’instigation de Mazarin pour le jeune Louis XIV, Leonardo García Alarcón nous offre la production de « La Finta Pazza », redécouverte qu’il signe avec Jean Yves Ruf, après leur mémorable Elena, de Cavalli.  Aux sources de l’opéra vénitien comme français, cette production est créée à Dijon, au Grand-Théâtre, à l’italienne, le plus opportun pour ce répertoire…

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COMPTE-RENDU, CRITIQUE, opéra. METZ, Opéra, le 1er fév 2019. PUCCINI: Tosca. Pérez-Sierra / Fourny. Il en va de Tosca comme de la Traviata ou de Carmen : éternellement jeunes, ce sont des amies de longue date dont on croit connaître tous les secrets, et que l’on retrouve toujours avec bonheur comme avec appréhension. La surabondance de propositions est loin d’en avoir épuisé la richesse. Une nouvelle preuve nous en est donnée avec la production que signe Paul Emile Fourny pour l’ Opéra de Metz.  Plus que beaucoup d’ouvrages véristes, l’efficace drame de Sardou se prête à la caricature expressionniste, au Grand-Guignol. Ici, le refus de transposition ou d’actualisation de l’intrigue se conjugue à la volonté de dépasser l’anecdote pour concentrer toute l’attention sur les principaux acteurs, broyés tour à tour par le drame.

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JANVIER 2019

 

 

 

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COMPTE-RENDU, opéra. PARIS, Bastille, le 30 janvier 2019. BERLIOZ : Les Troyens : Tcherniakov / Jordan. Troyens désenchantés… et réécrits. Fidèle à sa grille de lecture à l’opéra, le russe agent du scandale, Dmitri Tcherniakov réécrit à présent tous les opéras qu’il met en scène ; c’est évidemment le cas des Troyens, osant par exemple faire d’Enée, un traître à sa patrie ; de Priam, un père incestueux et un dictateur ordinaire ; de Cassandre surtout, figure magistrale voire sublime dans la première partie (La prise de Troie), une fumeuse traumatisée, qui a la haine de son père (violeur), soit une âme désenchantée, déstructurée, au cynisme glacial et distancé. Les spectateurs et connaisseurs de Berlioz apprécieront. Si le metteur en scène a liberté de mettre en scène toute partition, est-il juste de réécrire le profil des personnages et couper dans les séquences de l’action au risque de trahir l’unité et la cohérence originelle voulues par le compositeur ? Ainsi ne faut il pas plutôt écrire pour présenter la production :

LES TROYENS DE TCHERNIAKOV 

d’après

 BERLIOZ…

 

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COMPTE-RENDU, opéra. TOULOUSE, Capitole, le 27 janv 2019. DONIZETTI : Lucrezia Borgia. Massis, Pancrazi… Caiani / Sagripanti : Le bel canto romantique remis au goût du public par seulement quelques grandes voix (Callas, Sutherland, Caballé) est assez rarement présenté au public en dehors de quelques titres dont émerge Lucia de Lamermoor. Ainsi la très rare Lucrezia Borgia fait l’événement à Toulouse. La soprano française Annick Massis au sommet d’une carrière bientôt trentenaire fait une prise de rôle risquée. Elle ne déméritera pas vocalement. Prudente dans le prologue, elle évolue lentement vers plus d’engagement et sait garder une marge de progression pour un final très abouti. Les exigences vocales sont sauves et la voix d’Annick Massis garde homogénéité et brillant. La souplesse des phrasés fait merveille et les nuances  vocales sont délicates. Mais les emportements sont très maitrisés, peut être trop.

DONIZETTI BORGIA critique opera classiquenews Lucrèce Borgia - Annick Massis (Lucrèce Borgia) et Mert Süngü (Gennaro) - crédit Patrice Nin

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, opéra. LIMOGES, Opéra, le 27 janv 2019. KORNGOLD : Die tote Stadt (La Ville morte). Baleff / Anglade. Enfant  prodige, né à Bratislava en 1897, Erich Wolfgang Korngolddevait disparaître en 1957 à Hollywood, à peine âgé de soixante ans. Fuyant les persécutions nazies, il s’était installé dans la capitale du cinéma en 1934, y gagnant une solide réputation de compositeur de musiques de films – Captain Blood avec Errol Flynn reste l’une de ses compositions les plus célèbres -, décrochant même un oscar. Cette deuxième partie de carrière ne saurait pourtant faire oublier la première, de musicien « sérieux », couronnée par la création, le 4 décembre 1920, le même soir à Hambourg et à Cologne, de Die tote Stadt (La Ville morte), son plus grand succès dans l’univers lyrique.

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jp_collot_piano concert critique annone classiquenewsCompte rendu, récital, Dijon, Opéra, Auditorium, le 26 janvier 2019. Liszt et Sciarrino. Jean-Pierre Collot, piano. Ce concert s’inscrit au centre d’un triptyque où la musique de notre temps est confrontée à la musique ancienne. Le pianiste Jean-Pierre Collotn’emprunte jamais les voies de la facilité. C’est particulièrement le cas ce soir, où, sous l’intitulé « Virtuosités italiennes », il a choisi de faire alterner l’Italie des « Années de pèlerinage » de Liszt avec les trois premières sonates qu’avait écrites Salvatore Sciarrino pour son instrument. Familier du procédé, habité par la musique du compositeur italien, il avait déjà mis en regard ces sonates avec la musique de Debussy dans un album enregistré en 2016. Le choix de ce soir apparaît encore plus légitime. Le voyage auquel nous sommes conviés est moins celui de l’Italie que l’immersion dans l’univers de Dante (à une pièce près, la Canzonetta de Salvator Rosa), le récital s’achevant de façon explicite « après une lecture de Dante ». Toutes les pièces sont enchaînées. L’élision des ruptures que constituent les applaudissements renforce les liens quasi génétiques qui unissent ces pièces : il n’y a pas davantage de distance qu’entre une rhapsodie hongroise et une des ultimes compositions de Liszt.

 

 

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troyens berlioz opera bastille janvier 2019 critique opera classiquenews actus infos musique classique operaCompte rendu, opéra. PARIS. Opéra Bastille, le 25 janvier 2019. Hector Berlioz : Les Troyens. Stéphanie D’Oustrac, Ekaterina Semenchuk, Brandon Jovanovich, Stéphane Degout, Christian Van Horn… Choeurs et Orchestre de l’Opéra. Philippe Jordan, direction. Dmitri Tcherniakov, mise en scène. Retour des Troyens d’Hector Berlioz à l’Opéra Bastille pour fêter ses 30 ans ! La nouvelle production signée du russe Dimitri Tcherniakov s’inscrit aussi dans les célébrations des 350 ans de l’Opéra National de Paris. Une œuvre monumentale rarement jouée en France avec une distribution fantastique dirigée par le chef de la maison, Philippe Jordan. La première est en hommage à son défunt Président d’Honneur, et principal financeur du bâtiment moderne, le regretté Pierre Bergé. Le metteur en scène quant à lui dédie la production à Gérard Mortier. Une soirée forte en émotion.

 

 

 

 

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LES TROYENS -  LA PRISE DE TROIE -COMPTE RENDU, opéra. PARIS, Bastille, le 25 janv 2019. BERLIOZ : LES TROYENS. Jordan / Tcherniakov. Dénaturés ou régénérés ? Telle est la question face à ce spectacle qui démontre moins l’opéra de Berlioz que la vision d’un homme de théâtre. Mal scène ou réécriture positive ? L’Antiquité se fait intrigue domestique et thérapie collective dont les enjeux dévoilent en réalité les traumas dont chacun souffre malgré lui. La grille de lecture réécrit l’opéra. Pas sur que Berlioz sorte gagnant de cette affaire… Mais anecdotique et laide, la mise en scène collectionne les idées gadgets et déjà vues : Cassandre est interviewée par une équipe de télévision …

 

 

 

 

 

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Compte-rendu, opéra. LIEGE, Opéra, le 25 janvier 2019. Gounod : Faust. Patrick Davin / Stefano Poda. Créée en 2015 à Turin, la production de Faust imaginée par Stefano Poda a déjà fait halte à Lausanne (2016) et Tel Aviv (2017), avant la reprise liégeoise de ce début d’année. Un spectacle événement à ne pas manquer, tant l’imagination visuelle de Poda fait mouche à chaque tableau au moyen d’un immense anneau pivotant sur lui-même et revisité pendant tout le spectacle à force d’éclairages spectaculaires et variés. Ce symbole fort du pacte entre Faust et Méphisto fascine tout du long, tout comme le mouvement lancinant du plateau tournant habilement utilisé…

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Compte-rendu, opéra. PARIS, Opéra, le 24 janvier 2019. Scarlatti : Il primo omicidio. René Jacobs / Romeo Castellucci. Coup de coeur de Classiquenews en ce début d’année, la recréation française d’Il primo omicidio (1707), l’un des plus fameux oratorios d’Alessandro Scarlatti (1660-1725),  est un événement à ne pas manquer. Alessandro Scarlatti reste aujourd’hui davantage connu comme le père de son fils Domenico, célèbre apôtre du clavier dont on a entendu l’été dernier l’intégrale des sonates en concert dans toute l’Occitanie. Pour autant, Alessandro Scarlatti fut l’un des compositeurs les plus reconnus de son temps, en tant qu’héritier du grand Monteverdi et annonciateur de la génération suivante, dont celle de Haendel.

 

 

 

 

 

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Compte-rendu critique. Opéra. LYON, JANACEK, De la maison des morts, 21 janvier 2019. Orchestre de l’opéra de Lyon, Alejo Pérez. Dernière étape lyonnaise d’une production qui avait triomphé à Londres et à Bruxelles en mars et novembre dernier, l’ultime opéra de Janacek oppose une orchestration rutilante et lyrique à une déclamation plus austère qui en fait un opéra singulier, difficilement classable, comme l’est la Donna serpente de Casella, quasiment contemporain. Warlikowski saisit l’œuvre à bras le corps, avec une intelligence et un engagement dramatique qui forcent le respect. Sa lecture vient s’ajouter, sans la faire oublier, à la mythique production de Chéreau.

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COMPTE RENDU, critique, opéra. MARSEILLE, Odéon, le 20 janvier 2019. LEHAR : La veuve joyeuse. Membrey / Lepelletier. Oui, vive la Veuve ! On ne criera pas pour autant « Mort aux maris ! » par prudence, presque chacun l’étant, l’ayant été ou le sera. Encore que la disons Pension de réversionque le vieux Palmieri de Marsovie laisse en mourant élégamment très vite à sa jeunesse d’épouse Missia, plus que le budget restauré de la petite principauté d’Europe centrale ruinée, une constellation de millions, ferait le bonheur d’une myriade internationale de prétendants, soupirants aspirant à sa main pour restaurer leur fortune, ou la faire, pour la dilapider en restaurants chics parisiens avec champagne à gogo et gogo girls en campagne, dans cette capitale du monde et de la fête qu’est ce Paris de la fin du XIXesiècle où tout le monde se retrouve, mondains comme fripouilles, entre le Maxim’s cher déjà à tel Président d’hier, cher à faire rire jaune même un gilet d’aujourd’hui, et lieux de plaisirs racaille et canaille des hauteurs de la Butte à putes de Pigalle et Montmartre.

 

VIVE LA VEUVE !

 

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Compte-rendu, opéra.  LILLE, Opéra, le 16 janvier 2019. Pygmalion de Rameau couplé avec Amour et Psyché de Mondonville. Emmanuelle Haïm / Robyn Orlin. Spectacle coproduit entre l’Opéra de Lille, le Théâtre de Caen, l’Opéra de Dijon et les Théâtres de la ville de Luxembourg, c’est une bonne idée qu’ont eu les quatre institutions lyriques de coupler Pygmalion de Rameau (1748) et L’Amour et Psyché (1758) de Mondonville, qui traite tous deux de l’éternel thème de l’amour.

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Compte-rendu, Opéra. GENEVE, le 13 janv 2019. Le Voyage fantastique de Sun Wukong / Opéra de Pékin. Après deux ans de bons et loyaux services (durant la durée des travaux du Grand-Théâtrequi réouvrira le mois prochain avec le Ring de Wagner), la structure en bois de l’Opéra des Nations de Genève est sur le point de partir pour la chine, afin de continuer sa vie, après avoir également servi à la Comédie-Française pendant le temps de rénovation qu’elle avait également subie. Bon enfant et spirituel, Tobias Richter a eu l’idée d’inviter la célèbre compagnie de l’Opéra de Pékin pour des adieux en forme de clin d’œil, et la troupe est venue avec un des titres parmi les plus connus dans l’Empire du Milieu : Le Voyage fantastique de Sun Wukong…

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laloum adam pinao concertos brahms cd sony review cd cd critique par classiquenews Compte rendu concert. TOULOUSE. La Halle-aux-Grains, le 12 janvier 2019. Mozart. Mahler  Adam Laloum. Orchestre National du Capitole de Toulouse. Wong. Nous avons eu le bonheur de suivre l’activité intense du jeune pianiste toulousain cet été au Festival de Salon-de-Provence, La Roque d’Anthéron et Les Pages Musicales de Lagrasse. Le retour à Toulouse d’Adam Laloum avec l’orchestre du Capitole devait être une fête et la salle de la Halle-aux-Grains comble, dans une ambiance fébrile, a eu une écoute des plus attentives, malgré les fâcheux tousseurs impudents. Adam Laloum comprend le génie mozartien de manière instinctive. Il semble être chez lui dans sa musique. Finesse des traits, justesse du toucher à l’exact poids, beauté des nuances, inventivité dans les phrasés, douceur dans l’andante  et esprit espiègle dans le final. C’est un régal de chaque instant avec une écoute attentive des instruments solistes dans les moments chambristes.

 

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grimal david dissonances opera de dijon concert critique par classiquenewsCompte rendu, concert. DIJON, Opéra, Auditorium, le 12 janvier 2019. Prokofiev, Korngold, Stravinsky. Les Dissonances / David Grimal. Avant la Philharmonie de Paris, puis Le Havre (Le Volcan), l’Opéra de Dijon offre à son public ce nouveau programme des Dissonances, avec David Grimal comme démiurge et soliste du concerto de Korngold. Celui-ci est précédé par la suite op 33 bis de l’Amour des trois oranges, de Prokofiev (1925) et sera suivi de la troisième suite de l’Oiseau de feu, de Stravinsky. Quand les Dissonances se concentraient sur des œuvres de Mozart, on était admiratif, à juste titre. Le fait de confier la direction au violon solo, ou d’en faire l’économie, s’inscrivait dans une sorte de retour aux sources. Lorsque les musiciens de David Grimal se sont approprié le répertoire romantique, de Beethoven à Brahms, …

 

 

 

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Compte rendu, récital, DIJON, Opéra, le 15 janvier 2019. Chopin, Liszt, Schumann. Sophie Pacini, piano… Le programme, romantique, redoutable aussi, est dépourvu de surprises, sinon celle de l’interprète. Sophie Pacinigermano-italienne, vient d’avoir 27 ans. Malgré ses récompenses, ses enregistrements, ses récitals et concerts, elle demeure peu connue en France, et c’est bien dommage. Après la Seine musicale, avec un programme sensiblement différent, Dijon bénéficie de son apparition. Imposante de stature, son jeu athlétique, musclé, surprend autant par sa virtuosité singulière que par son approche personnelle d’œuvres qui sont dans toutes les oreilles. C’est la Fantaisie –impromptu, opus 66 de Chopin, qui ouvre le récital. Virile en diable, même si sa lecture conserve un aspect conventionnel,  c’est du Prokofiev dans ce qu’il y a de plus puissant, voire féroce, avec des rythmiques exacerbées, accentuées comme jamais, sans que Donizetti soit là pour le cantabile. Les affirmations impérieuses l’emportent sur les confidences, la tendresse, la mélancolie, estompées, d’autant que les tempi sont toujours très soutenus…

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, concert. PARIS, cercle France-Amériques, le 14 janvier 2019. Véronique BONNECAZE, piano. LISZT, DEBUSSY. Il fallait bien attendre la fin de l’année Debussy (et donc au delà) pour disposer enfin d’une main sûre, d’une pensée entière capable d’en comprendre et la construction révolutionnaire et l’infini poétique : si l’année Debussy 2018 est bel et bien derrière nous, janvier 2019 nous renvoie à cette (triste car timide) année de célébration du centenaire, mais ici revivifiée avec éclat et pertinence grâce à l’approche de la pianiste Véronique Bonnecaze. L’expérience du concert confirme la réussite de son disque dédié au grand Claude, que fait paraître le label Paraty, ce 25 janvier 2019. Le cercle France-Amériques accueille son premier concert de lancement.

 

Pictural, poétique : le Debussy de Véronique Bonnecaze

 

Le Debussy enivré, poétique de Véronique BONNECAZE

 

 

 

 

 

 

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Eleonora de la Peña  critique concert opera festival classiquenews EleoCOMPTE-RENDU, concert. MARSEILLE, le 12 janv 2019. Concert du nouvel an, Lyricopéra. De la Peña, Mendoze…LyricOpéra fêtait ses dix ans, ses quarante concerts, sans subventions, sans autre soutien que les dons et le dévouement sans faille de sa fondatrice Marthe Sebag. Avec son propre piano qui reste à demeure, elle a fait du Temple Grignan un véritable temple intime du lyrique et s’est gagnée le concours d’artistes dont beaucoup, jeunes, trouvent ou ont trouvé en ce lieu, un premier public attentif et exigeant, avant de se lancer à l’assaut de plus vastes scènes et auditoires. Beaucoup de ces chanteurs honorent désormais des lieux prestigieux nationaux et internationaux, mais fidèles et reconnaissants à l’accueil de cet écrin marseillais chaleureux, ils y reviennent pour notre bonheur. Ainsi, ce premier concert 2019 recevait, avec un vétéran, Christian Mendoze, ancien danseur étoile, flûtiste virtuose, fondateur, il y a plus de trente ans, du premier ensemble baroque de la région Musiqua Antiqua Provence qu’il a promené avec succès dans toute l’Europe, jalonnant son itinéraire de festival en festival, de disques couronnés de prix prestigieux, Grand Prix de l’Académie du Disque, Prix Radio Suisse International, ou distingués par la critique, Recommandation Classica, Meilleur disque de l’année, etc.

 

 

 

 

 

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mozart-zaubertflote-fribourg-opera-critique-concert-opera-la-flute-enchantee-fribourg-critique-opera-par-classiquenewsCompte-rendu, Opéra. Fribourg, Théâtre de l’Equilibre, le 6 janvier 2018. W. A. Mozart : Die Zauberflöte. Joan Mompart / Laurent Gendre. Né de la récente fusion de l’Opéra de Fribourg et de la compagnie lyrique Opéra Louise, le Nouvel Opéra Fribourg (NOF) s’est donné comme mission d’ « enjamber les barrières isolant le lyrique de la création scénique contemporaine ». C’est ainsi que Julien Chavaz – directeur de l’institution romande – a eu l’idée de proposer au metteur en scène (de théâtre) suisse Joan Mompart, de mettre en images La Flûte enchantée de Mozart. Le résultat est prodigieux de beauté visuelle et d’intelligence formelle. Le plateau vidé de tout décor restera vide de tout décor tout au long de la représentation, laissant aux images vidéos – signées par Brian Torney et projetées sur de grands rideaux de tulle – le soin de porter l’imagination des spectateurs vers de lointaines contrées tant physiques que psychiques.

 

 

 

 

 

 

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KOSAVIC LEON BARYTON portrait concert par classiquenews gstaad 2019 3.jpg__300x300_q90_crop_subsampling-2_upscaleCompte-rendu, concerts. GSTAAD (Suisse), New Year Gstaad Festival, Eglises de Rougemont et Lauenen, les 4 & 5 janvier 2019. Nathalie Stutzmann, Leon Kosavic et l’Ensemble Orfeo 55 (Rougemont), puis Aleksandros Kapelis et les Barock Solisten du Berliner Philharmoniker (Lauenen) dans des œuvres de J. S. Bach. La musique classique à Gstaad, ce n’est pas seulement le célèbre Menuhin Festival en période estivale et les Sommets Musicaux fin janvier, c’est aussi le Gstaad New Year Music Festival, manifestation fondée et inlassablement défendue par la Princesse Caroline Murat, une des arrière-petites-nièces de Napoléon 1er, installée dans la célèbre station alpine, pianiste renommée, mais également co-fondatrice des non moins fameux Festival de Verbier et Sommets Musicaux susnommés…. (…)…  Leon Kosavic, prend ensuite le relais avec les arie « Ich will den Kreuzstab gerne tragen » (BWV 56) et « Jesus ist ein Schild » (BWV 56). Le jeune chanteur, que nous avions découvert dans Les Noces de Figaro à Liège, la saison dernière, possède toutes les qualités requises pour rendre justice à cette page. Son baryton souple et flexible le destine tout naturellement aux airs de bravoure dont les redoutables vocalises ne lui posent aucune difficulté, ni en précision ni en justesse. Le velours du timbre en fait également l’interprète idéal des pages plus contemplatives, …

 

 

 

 

 

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COMPTE-RENDU, opéra. TOULON, le 1er janvier 2019. ROSSINI : Le barbier de Séville. Hempel / Sinivia. « Bravo, bravissimo », applaudissais-je après avoir savouré dans sa plénitude cette production du Barbiere di Siviglia dans le cadre grandiose du théâtre antique d’Orange lors des dernières Chorégies, le 31 juillet. Puisque les productions tournent, se reprennent, il n’y a pas de raison de ne pas reprendre des introductions aux articles critiques d’œuvres qui demeurent immuables, éternelles, malgré les traitements que leur appliquent ou infligent, malgré les temporalités diverses que leur imposent les metteurs en scène au goût du jour. En voici quelques lignes qui donneront la mesure du passage d’un plein air immense à l’espace clos, plus intime, de l’Opéra de Toulon.


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COMPTE RENDU, concert. VIENNE, Musikverein, le 1er janvier 2019. CONCERT DU NOUVEL AN, Wiener Philharmoniker / CHRISTIAN THIELEMANN. A 59 ans, le wagnérien et straussien (Richard), Christian Thielemann, plus habitué de Dresde et de Bayreuth que de Vienne, affecte un geste un rien prussien, … possède-t-il réellement le sens de l’élégance viennoise, celle des Johann Strauss fils et père, Josef et Edouard aussi ? Car les valses et épisodes symphoniques de Johann fils, vedette viennoise majeure pour cet esprit léger, et davantage, appellent un caractère spécifique entre abandon et allusion, suggestion et subtilité qui doit éblouir non pas dans cette « légèreté » partout annoncée (qu’est ce que cette musique dite “légère” en réalité ? Le vocable comprend une infinité d’acceptations…). Ici, dans l’écrin désigné du rituel Straussien, le Musikverein, il ne doit être question que de finesse, subtilité mélodique, orchestration raffinée, ivresse évocatoire…

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2018

 

 

 

 

modigliani-quatuor-concert-annonce-festival-critique-concert-par-classiquenewsCOMPTE RENDU, concert. SCEAUX, La Schubertiade, le 8 décembre 2018. Quatuor Modigliani : Schubert, Mozart, Debussy. De toute évidence, ce qui frappe avant tout chez les Modigliani, c’est la sûreté de leur sonorité, l’ampleur du geste en particulier défendu par le premier violon (Amaury Coeytaux), la volonté d’unir et de fusionner une respiration claire et nuancée qui emporte et précise le caractère de chaque pièce. Le programme rentre bien dans la thématique cultivée depuis sa première session par La Schubertiade de Sceaux : piliers de la musique de chambre (dont surtout la présence pour chaque concert du samedi, d’une œuvre clé de Schubert) et horizon stylistique très élargi, car passer ainsi ce 8 décembre, de Schubert à Mozart puis Debussy, exige chez les spectateurs comme de la part des interprètes, une capacité de concentration égale et même progressive, à mesure que l’on passe d’une écriture à l’autre.

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