mardi 13 octobre 2026
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CRITIQUE, concert. MONTPELLIER, Opéra Comédie, le 21 mai 2026. DVORAK / WAGNER / BRAHMS. Orchestre national Montpellier Occitanie, Jean-François VERDIER (direction)

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En ce 21 mai, l’écrin de l’Opéra Comédie, avec ses dorures et son acoustique moelleuse, accueillait les musiciens de l’Orchestre national Montpellier Occitanie pour un voyage en terres slaves et germaniques, dans un programme intitulé « La Voix des Vents« . Mais la véritable clé de voûte de ce concert très attendu fut la baguette aussi précise que malicieuse du chef Français Jean-François Verdier, actuel directeur musical de l’Orchestre Victor-Hugo Franche-Comté, dont l’énergie – et la « tchatche » – communicatives… ont fait des étincelles !

 

Avec la Sérénade pour vents en ré mineur opus 44 d’Anton Dvořák, la soirée est placée d’emblée sous le signe de la joie et de la nostalgie. Les bois de la phalange montpelliéraine – bassons, clarinettes, hautbois – y déploient un art subtil du contrepoint qui semble tout droit sorti d’un village tchèque en fête. Jean-François Verdier en sculpte les contrastes avec une légèreté désarmante : les danses villageoises bondissent, les mélodies plus rêveuses nous prennent à la gorge. Un pur joyau de spontanéité !…

Puis vient le sublime Siegfried-Idyll de Richard Wagner. L’atmosphère change : des sons de cors enveloppants émergent comme un secret déposé à l’aube. On songe à Cosima, l’épouse de Wagner, pour qui ce poème symphonique fut un cadeau d’amour. Sous la direction de Verdier, l’œuvre n’est jamais pompeuse, mais intimiste, presque murmurée. Les bois, déjà, portent cette nostalgie préromantique qui annonce le reste du programme. L’ovation est déjà enthousiaste, mais le public sent que le meilleur reste à venir.

La Sérénade n°1 en ré majeur opus 11 de Johannes Brahms est une œuvre-monstre, une première Symphonie « déguisée », une page immense que le compositeur écrivit à 24 ans, n’osant pas encore affronter le genre symphonique et l’héritage du géant Ludwig van Beethoven. Un détour génial qui lui permit de déployer déjà toute sa science du contrepoint, sa tendresse mélancolique et son énergie dansante. Dès l’Allegro initial, les cuivres ont posé un thème de chasse lumineux, aussitôt repris par les bois. L’Adagio suivant fut un moment de pure grâce : le hautbois solo de l’orchestre a chanté une mélodie infinie, soutenue par des cordes graves d’une douceur rare. Les deux Menuets ont dansé avec un swing discret, ni trop rigide ni trop libre, tandis que le second Scherzo (Brahms en propose deux, originalité rare) a déchaîné une cavalcade joyeuse. Enfin, le Rondo final a emporté tout le monde dans un crescendo effréné, jusqu’à l’accord final, libérateur comme un grand éclat de rire.

Mais les instants les plus savoureux de la soirée sont peut-être ceux avant chaque pièce du programme, où le chef, véritable showman pédagogue, prend la parole, avec malice et humour. Avec un amour contagieux du répertoire, il raconte Dvořák, Wagner et Brahms comme on conterait des histoires au coin du feu. La salle, conquise, sourit et apprend. Ce geste de pédagogie joyeuse transforme le concert en une fête de l’intelligence partagée.

Bravo maestro ! 

 

 

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CRITIQUE, concert. MONTPELLIER, Opéra Comédie, le 21 mai 2026. DVORAK / WAGNER / BRAHMS. Orchestre national Montpellier Occitanie, Jean-François VERDIER (direction). Crédit photographique (c) Droits réservés

 

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VERSAILLES, Opéra Royal. RAMEAU : Les Boréades, mardi 2 juin 2026 2026. a nocte temporis, Reinoud Van Mechelen (Abaris et direction) / opéra en concert

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À l’occasion de ses 10 ans, Reinoud van Mechelen et son ensemble a nocte temporis poursuivent leur exploration de l’opéra baroque français. Chef-d’œuvre du genre (tragédie en musique) et dernière œuvre du génie de l’opéra baroque français, Les Boréades de Jean-Philippe Rameau évoque l’amour contrarié entre la princesse Alphise et l’un des fils de Borée, le dieu du vent du nord.

 

 

Avant-gardiste, critique, même irrévérencieuse envers le pouvoir en place (dont elle dénonce la dérive autoritaire et tortionnaire), la partition de 1764 que Rameau ne vit jamais réalisée sur scène, est un joyau lyrique, et orchestrale : Rameau déployant une créativité expérimentale jamais écoutée jusque là…. Son orchestre préfigure l’orchestre moderne : ses audaces harmoniques, ses effets dramatiques, ses évocations climatiques (tempêtes, éclairs,…) est déjà un creuset rugissant ou onirique auquel Berlioz saura puiser.

Reinoud Van Mechelen, très fin ramiste avait déjà enregistré quelques extraits des Boréades dans le deuxième volet de la trilogie autour des hautes-contre (Jéliote, haute-contre de Rameau). Il s’empare à présent de ce sommet musical avec les musiciens d’a nocte temporis, accompagnés d’un plateau de solistes prometteurs et de l’excellent Chœur de Chambre de Namur.

 

 

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Opéra Royal de Versailles
Mardi 2 juin 2026

20h | 3h entracte inclus  – opéra en concert

Réservations et informations : https://www.operaroyal-versailles.fr/evenement/rameau-les-boreades/

 

 

 

 

Distribution

Reinoud Van Mechelen, Abaris
Gwendoline Blondeel, Alphise
Lisandro Abadie, Borée
Tomáš Král Adamas, Apollon
Robert Getchell, Calisis
Philippe Estèphe, Borilée
Lore Binon, Sémire, une nymphe, l’Amour, Polymnie

Chœur de Chambre de Namur
a nocte temporis
Reinoud Van Mechelen, direction

 

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GENÈVE, Auditorium Ansermet. Les Virtuoses du PIANO, « Next-Gen », sam 30 mai 2026. Mira Yevtich, Ryan Zhu, Abisal Gergiev, Dmitrii Kalashnikov…

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L’Auditorium Ansermet, situé dans le quartier de Plainpalais à Genève promet de grandes heures pianistiques : la salle genevoise accueille le prochain concert des « VIRTUOSES DU PIANO« . Son acoustique exceptionnelle permet de capter la moindre nuance : un jeu détaillée alliant virtuosité et extrême finesse, … défi que sont prêts à relever 3 jeunes tempéraments de la nouvelle génération, réunis autour de la pianiste Mira Yevtich.

 

 

 

la  » Next-Gen  » du piano se dévoile à Genève

Ainsi trois jeunes pianistes, trois tempéraments flamboyants s’exposent et se révèlent à Genève sous l’aile fédératrice et stimulante de leur mentor la pianiste [et directrice du festival],  Mira Yevtich. Au programme des partitions parmi les plus exigeantes, et surtout plusieurs interprètes prometteurs, déjà plus que convaincants, capables d’en exprimer la saveur autant que le sens profond.  Mira Yevtich présente 3 jeunes musiciens parmi ses élèves : Ryan Zhu, Abisal Gergiev et Dmitry Kalashnikov ; chacun, instrumentiste  maîtrisant autant là technique que le sens et le caractère des œuvres. Photos : RYAN ZHU (ci dessus à gauche), Dmitry Kalashnikov (à droite).

 

 

Le programme défendu est généreux et redoutable [d’autant plus passionnant à suivre] : de Bach à Liszt, de Schumann à Chopin et Mendelssohn, sans oublier le répertoire russe avec Scriabine, Prokofiev, Moussorgski, Rachmaninov et Tchaïkovsky…

Argument complémentaire : l’entrée est gratuite, offrant au plus large public l’accès à cet événement musical d’excellence ; de quoi découvrir la « Next-Gen » du piano. Incontournable. Photo : Abisal Gergiev, ci contre.

 

 

 

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Les Virtuoses du piano   –   Concert événement
Samedi 30 mai 2026 à 20h
Auditorium Ansermet
Passage Marie-Claude-Leburgue 2 – 1205 Genève
INFOS PRATIQUES : https://cma-geneve.ch/evenement/les-virtuoses-du-piano/
Mira Yevtich, pianiste, directrice artistique
Ryan Zhu, pano
Abisal Gergiev, piano
Dmitrii Kalashnikov, piano

 

 

 

 

 

 

Programme

 

MIRA YEVTICH, piano

Robert Schumann
Arabesque en do majeur, op.18

Franz Liszt
Harmonies poétiques et religieuses (extrait) ;
Funérailles

Frédéric Chopin
Polonaise en la bémol majeur, op. 53

 

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RYAN ZHU

Frédéric Chopin
Étude op. 10 n°7 en do majeur

Johann Sebastian Bach
L’Art de la fugue BWV 1080 (extraits)
Contrapunctus I et IX

Felix Mendelssohn
Variations sérieuses en ré mineur op. 54

Alexandre Scriabine
Valse en la bémol majeur op. 38

Sergeï Prokofiev
Toccata en ré mineur op. 11

 

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ABISAL GERGIEV

Modest Moussorgski / arr. Abisal Gergiev
La Khovanchtchina (extraits)
Ouverture – Danses des Streltsy – Introduction Acte IV
Marche d’Adieu et immolation des Vieux-Croyants

Sergueï Rachmaninov
Moments MUSICAUX, extraits :
n° 5 en ré bémol majeur
n° 6 en do majeur

 

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DMITRI KALASHNIKOV

Franz Liszt
Méphisto-Valse n°1 S. 514

Piotr I. Tchaïkovsky / arr. Mikhaïl Pletnev
Casse-Noisette (extrait)
Suite de concert

 

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MIRA YEVTICH

Une carrière qui s’étend sur plusieurs continents et plusieurs décennies, la pianiste Mira Yevtich est une artiste majeure, célébrée pour sa profondeur expressive, sa maîtrise technique et son intelligence musicale raffinée. Soliste auprès d’orchestres renommés et pianiste à laquelle de grands compositeurs ont dédié leurs œuvres, elle apporte à la fois passion et précision à un répertoire varié allant de la période baroque aux œuvres de compositeurs contemporains tels que Rodion Schedrin, Alexander Raskatov, Ivan Jevtic, Alexander Tchaïkovsky, Henri Dutilleux, Olivier Messiaen et bien d’autres. En tant que fondatrice visionnaire du Contemporary Piano Faces Festival, elle a créé de nouvelles plateformes pour l’excellence pianistique et le dialogue intergénérationnel.

 

 

Salle Ansermet à Genève
Un écrin qui accueille l’excellence

Conçu en 1939 par Ernest Ansermet, fondateur de l’Orchestre de la Suisse Romande, l’Auditorium Ansermet est situé dans le quartier de Plainpalais à Genève. Célèbre pour son acoustique remarquable, la salle a accueilli en mai 1954, pour Decca, le tout premier enregistrement stéréophonique commercial d’Europe (Symphonie n° 2 en si mineur, Antar, op. 9 de Nikolaï Rimski-Korsakov sous la direction… d’Ernest Ansermet].

 

 

 

 

 

entretien

LIRE aussi notre ENTRETIEN avec Mira YEVTICH, à propos du récital exceptionnel « Les Virtouses du piano, Next Gen », à l’affiche de l’Auditorium Ansermet de Genève, sam 30 mai 2026, 20h : https://www.classiquenews.com/entretien-avec-la-pianiste-vera-yevtich-a-propos-du-recital-exceptionnel-les-virtuoses-du-piano-next-gen-a-laffiche-de-lauditorium-ansermet-a-geneve-sam-30-mai-2/

 

ENTRETIEN avec la pianiste MIRA YEVTICH à propos du récital exceptionnel « Les Virtuoses du piano, Next Gen » à l’affiche de l’Auditorium Ansermet à Genève (sam 30 mai 2026)

 

 

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CRITIQUE, opéra. BORDEAUX, Auditorium. HOLMES : La Montagne noire. A. Extrémo, J. Henric, H. Carpentier, G. Worms… Dominique Pitoiset / Pierre Dumoussaud

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Après Dortmund en 2024, l’Auditorium de Bordeaux rend hommage à la figure d’Augusta Holmès, l’une des deux compositrices à avoir eu l’honneur d’une création à l’Opéra de Paris au XIXe siècle, avec La Montagne noire (1895) : d’une inspiration inégale, ce drame romantique aux effluves orientalistes convainc surtout par son interprétation exemplaire.

 

Si Louise Bertin avait déjà vu son Esmeralda recréé en 2008 à Montpellier, c’est désormais au tour d’Augusta Holmès (1847-1903) de bénéficier d’un regain d’intérêt, largement porté par le travail du Palazzetto Bru Zane. Le Centre de musique romantique française a notamment publié un ouvrage d’Hélène Cao, qui restitue le parcours tourmenté de cette figure des débuts de la IIIe République, capable de s’imposer dans un milieu masculin. En consacrant son dernier numéro à La Montagne noire, la revue L’Avant-Scène Opéra s’inscrit dans ce mouvement et signe son premier volume dédié à une compositrice : une initiative évidemment à saluer !

 

D’origine irlandaise, Holmès grandit à Paris et se forme notamment auprès de César Franck. Ses dons au piano s’accompagnent d’un goût pour l’écriture de ses textes, ce qui lui vaut d’acquérir une reconnaissance solide dans le domaine de la mélodie. Elle s’oriente ensuite vers de grandes fresques orchestrales à caractère patriotique, célébrant le centenaire de la Révolution française ou soutenant l’émancipation de jeunes nations (Irlande, puis Pologne). A l’instar de son ami Saint-Saëns, qui l’a demandé en mariage sans succès, elle peine à faire créer ses ouvrages lyriques. Seul son quatrième et dernier opéra parvient à briser ce plafond de verre, après une attente de neuf ans : composée en 1884, La Montagne noire ne trouve le chemin des planches qu’en 1895. L’accueil, tant public que critique, ne rencontre toutefois pas le succès espéré, pour différentes raisons. Après la défaite de 1870, son wagnérisme revendiqué passe mal parmi les revanchards, alors que seuls les effets de masse (également proches de Berlioz) ou l’élaboration de son propre livret, la rapproche du maître de Bayreuth. Un concert donné à Metz en 2023 avait ainsi permis de comparer utilement ces filiations. Si les pages guerrières, aux verticalités raides et volontiers répétitives, ne la montrent pas à son meilleur, Holmès séduit davantage dans la variété des parties intimistes. Particulièrement, les airs dévolus à Yamina montrent tout son goût pour un orientalisme capiteux, enrichi de détails d’orchestration raffinés. Les duos d’amour sont aussi très bien écrits, rappelant toute la tradition française à laquelle elle se rattache, de Gounod à Massenet.

 

Le livret, que la compositrice a écrit sans l’aide de son compagnon, le poète parnassien Catulle Mendès, concentre en revanche les principales réserves, surtout pour un public contemporain. Sa vision conservatrice s’avère problématique dans ses dimensions identitaires, religieuses et patriarcales, opposant frontalement la civilisation turque aux racines chrétiennes du Monténégro. Comme un traumatisme transmis de génération en génération, la détestation résolue de l’envahisseur lui prête tous les défauts, sans nuances. La séductrice Yamina se voit ainsi rapprochée de la figure fautive d’Eve, en un raccourci misogyne troublant. De même, la représentation du rôle soumis de la femme à son mari – que l’héroïne appelle à plusieurs reprises son « maître » – laisse songeur, surtout de la part d’un caractère aussi trempé que celui d’Holmès. Faut-il y voir une concession de la compositrice aux conventions de son temps, afin d’accéder à son graal, l’Opéra de Paris ? Quoi qu’il en soit, le récit agace autant qu’il tourne en rond, multipliant les mêmes schémas de séduction-séparation entre Yamina (personnage à mi-chemin entre Carmen et Dalila) et le faible Mirko – lui-même toujours flanqué de son « ami-sparadrap » Aslar, agissant comme une sorte de conscience culpabilisante et destructrice.

 

 

Pour porter le tempérament haut en couleurs de Yamina, il fallait certainement une interprète de la trempe d’Aude Extrémo, qui brûle les planches à force d’engagement. On peut bien entendu lui reprocher une émission trop sonore dans les forte, comme un médium discret en comparaison, mais l’investissement dramatique de la Française fait mouche dans ce rôle, faisant valoir un timbre splendide dans les graves. On aime aussi la diction et l’élégance des phrasés de Julien Henric (Mirko), malgré quelques détimbrages et perte de substance dans l’aigu. Plus solide sur toute la tessiture, Hélène Carpentier compose une Helena vibrante et solaire, aux côtés d’un Guilhem Worms non moins convaincant dans les raideurs moralisantes de l’autorité spirituelle. Si l’art déclamatoire de Tassis Christoyannis (Aslar) compense son timbre fatigué, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur impressionne davantage encore par sa technique superlative, au service d’une interprétation de grande classe.

 

Enfin, le Chœur de l’Opéra de Bordeaux se délectent de la conduite attentive de Pierre Dumoussaud, soucieux des équilibres et de la coordination avec la fosse d’orchestre. Le chef français parvient à éviter toute emphase dans cette musique déjà sensiblement chargée, tout en différenciant admirablement les climats.

 

Afin d’accueillir les effectifs considérables requis dans la vaste fosse, le choix de l’Auditorium s’est imposé. Faute des ressources techniques offertes par le Grand-Théâtre, la mise en scène de Dominique Pitoiset opte logiquement pour l’épure, en imaginant une dernière répétition sans public, captée par les micros. On entend ainsi en voix off les instructions d’Alexandre Dratwicki (directeur artistique du Palazzetto Bru Zane), qui rappelle à toutes ses équipes la nécessité d’éviter tout bruit parasite. Son humour noir fait grincer quelques dents, lorsqu’il déclare malicieusement « mieux vaut mourir que tousser ». Sur scène, ce théâtre dans le théâtre amuse par sa simplicité, tout en offrant une entrée plus ostensible à Aude Extrémo, en retard et sans partition. En s’emparant de l’écran de son voisin Julien Henric, elle affirme déjà son emprise sur lui, comme un mélange troublant entre rôle et réalité. Au fil des actes, la répétition se transforme peu à peu pour embrasser une représentation plus proche du livret, en resserrant l’attention sur les personnages principaux.

 
 
 

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CRITIQUE, opéra. BORDEAUX, Auditorium. HOLMES : La Montagne noire. Aude Extrémo (Yamina), Hélène Carpentier (Helena), Marie-Andrée Bouchard-Lesieur (Dara), Julien Henric (Mirko), Guilhem Worms (Le Père Sava), Tassis Christoyannis (Aslar), Chœur de l’Opéra National de Bordeaux, Salvatore Caputo (chef de choeur), Orchestre national Bordeaux Aquitaine, Pierre Dumoussaud (direction musicale) / Dominique Pitoiset (mise en scène). A l’affiche de l’Auditorium de Bordeaux les 19 et 22 mai 2026. Crédit photographique © Frédéric Desmesure

 
 
 

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(70) MARAST, FESTIVAL PIANO AU PRIEURÉ, ven 12, sam 13 et dim 14 juin 2026. Marie Vermeulin, Vittorio Forte, Dany Rouet…

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Dans le cadre somptueux de l’église prieurale de Marast, (propriété du Département de la Haute-Saône), Culture 70 propose pour la 2ème année consécutive son festival de piano : 3 jours de vertiges pianistiques dans un écrin patrimonial qui sublime l’expérience du concert… Dans cet édifice séculaire à l’acoustique hors du commun, ce nouvel opus invite des artistes de renommée internationale à inventer des parcours artistiques inédits, puissants et inspirants… 4 concerts mémorables.

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Photo © Nicolas Maget

 

 

 

Vendredi 12 juin, 20h30
Marie Vermeulin, piano
Julie Gayet, récitante

Das Jahr, chef-d’œuvre d’une inconnue
Fanny Mendelssohn
Texte de Claire Bodin

Centré sur la figure de Fanny Mendelssohn-Hensel, le spectacle « Das Jahr, chef-d’œuvre d’une inconnue » propose une expérience musicale inédite, qui plonge le spectateur dans un double récit. Récit musical, à travers le cycle visionnaire composé en 1841 « Das Jahr », conçu comme une évocation des douze mois de l’année, et récit d’une vie, celle d’une compositrice aux élans brisés par les préjugés d’une famille et d’une société allemande qui réservent sans discussion la composition aux hommes. Julie Gayet ponctue le récital avec plusieurs poèmes d’écrivains du temps de Fanny Mendelssohn, illustrant les différents mois de l’année…
Tarifs : 20€ – 15€ (réduit *) – gratuit (-16 ans)

 

 

Samedi 13 juin, 17h
Vittorio Forte, piano

La Voix du peuple
Chopin, Liszt, Villalobos, Guastavino, Lecuoana, Piazzolla, Gardel, Forte
L’influence de la musique populaire, du folklore, des chants et danses des rues, à travers des œuvres qui en retranscrivent le contenu poétique, intime, l’élan vital, souvent la pulsion chorégraphique et la mémoire des danses, qui livrent à chaque instant l’essence profonde des traditions musicales, comme une empreinte sonore de l’histoire.
Tarifs : 12€ – 10€ (réduit *) – gratuit (-16 ans)

Samedi 13 juin, 20h30
Dany Rouet, piano

Fantaisies romanesques
Mozart, Schubert-Liszt, Chopin, Brahms, Schumann, Scriabine, Debussy

La voix du clavier… A travers ces Fantaisies entrecroisées d’oeuvres inspirées par des poèmes, un lien délicat tisse la trame de ce programme où prime la liberté formelle et l’imaginaire. Chez Schumann et Scriabine, l’élan lyrique et l’arrière-plan littéraire tissent de nouveaux champs sonores où se précisent les confessions intimes d’une grande puissance dramatique. Avec Mozart, la partition se déroule comme un opéra au gré de la narration des personnages. Si Schubert met en musique la métaphore du temps qui s’écoule dans le lied « Auf dem wasser zu singen », Chopin confie à sa Fantaisie-Impromptu une passion fiévreuse et nostalgique, et les pièces de Brahms opposent à leur somptuosité orchestrale des instants d’une extrême douceur. Avec « Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir » et « La terrasse des audiences du clair de lune », la voix du piano de Debussy suggère plus qu’elle n’énonce dans un langage résolument orienté vers la modernité. Ainsi, de la poésie à la fantaisie, la musique suspend le temps et procure à l’auditeur une expérience sensorielle captivante.
Tarifs : 12€ – 10€ (réduit *) – gratuit (-16 ans)

 

Dimanche 14 juin, 17 h
Alexandre Tharaud, piano

Wolfgang Amadeus Mozart, Jean-Philippe Rameau, Francis Poulenc, Charles Trénet / Jean Wiéner, Erik Satie / Jean Wiéner, Jacques Brel /  Abdel Raman El Bacha, Gérard Pesson, Charles Trenet / Alexis Weissenberg, Improvisations sur des chansons de Piaf, Barbara, Baker, Brel…

Passeur inspiré, Alexandre Tharaud est ici seul en scène, mais sous ses doigts résonnent les voix de toutes celles et tous ceux qui chantent à son oreille et le ravissent depuis toujours. Loin de garder pour lui ce privilège, Alexandre Tharaud le partage dans un programme éclectique, poétique, généreux.
De Rameau, qu’il est l’un des premiers à enregistrer au piano en 2001, jusqu’à Gérard Pesson et sa Berceuse à bas voltage de 2012 dont il est le dédicataire, Alexandre Tharaud dévoile son for intérieur, là où Mozart, Satie, Poulenc et Wiéner rencontrent Charles Trenet, Joséphine Baker, Barbara, Édith Piaf ou Jacques Brel. Dans ce café-concert imaginaire où le rêve et l’improvisation ont leur place, se livre un pianiste résolument libre et hors cadre. Une clôture d’exception !
Tarifs : 25€ – 20€ (réduit *) – gratuit (-16 ans)
* Tarifs réduits : adhérents Culture 70, demandeurs d’emploi, allocataires RSA, étudiants

 

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TOUTES les infos et la billetterie, le détail des programmes, les 4 artistes invités en 2026 : https://culture70.fr/piano-au-prieure-de-marast/

 

 

 

 

 

 

TEASER VIDEO PIANO AU PRIEURÉ


Evènement proposé par Culture 70

 

 

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ENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN. Concert TROUSSOVA / Centenaire György KURTAG, ven 5 juin 2026 (PARIS, Cité de la musique). Pierre Bleuse (direction)

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Second rendez-vous célébrant le centenaire de György Kurtág… l’Ensemble intercontemporain évoque les origines de sa relation avec le compositeur. Commande de l’EIC, « Messages de feu Demoiselle R.V. Troussova » fut créé le 14 janvier 1980 à Paris, révélant tout le génie de Kurtág au public français. Ce véritable monodrame prend sa source dans l’oeuvre de Rimma Dalos, pendant poétique de celle de Kurtág : « même langage incisif, même carnalité, même fragilité ». Dans le cadre du Festival ManiFeste, le chef-d’oeuvre de Kurtag est entouré de 3 créations.

 

 

La première, pour ensemble et électronique, révèle le geste instrumental et la musique « éruptive » de Márton Illés, compatriote et ancien élève de Kurtág. De son côté, l’Allemande Isabel Mundry interroge le rapport individu / masse . Enfin, le jeune Franco-Américain Tobias Feierabend explore tous possibles expressif de la flûte…

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Concert Troussova / Centenaire Kurtag
vendredi 5 juin 2026, 20h
PARIS, Cité de la musique – Salle des concerts
INFOS & réservations directement sur le site de l’EIC Ensemble intercontemporain : https://www.ensembleintercontemporain.com/fr/concert/troussova-2026-06-05-20h00-paris/
Distribution
Anu Komsi, soprano
Hélène Fauchère, mezzo-soprano
Emmanuelle Ophèle, flûte
Ensemble intercontemporain
Pierre Bleuse, direction
Carlo Laurenzi, Augustin Muller, électronique Ircam
Sylvain Cadars, diffusion sonore Ircam

 

 

 

programme

Isabel MUNDRY
The I’s
pour voix, ensemble et électronique
Création française
Commande de l’Ircam-Centre Pompidou et de la WDR

Márton ILLÉS
Four skEtches
pour ensemble et électronique
Création française
Commande de l’Ircam-Centre Pompidou et de la WDR
avec le soutien de la Fondation Pierre Boulez

Tobias FEIERABEND
Nouvelle œuvre pour flûte
Création mondiale
Commande Ensemble intercontemporain

György KURTÁG
Messages de feu Demoiselle R.V. Troussova, op. 17
pour soprano et ensemble

Tarifs : 20 € / 28 €

Photo / visuel : Europa Aour, 2022, vidéo monobande 65 min © Jacques Perconte,
l’Étoffe de l’Europe™, présidence française du Conseil de l’Union européenne

 

 

 

AVANT-CONCERT À 18h30
Table-ronde autour de György Kurtág  – Entrée libre
Concert diffusé sur France Musique le 10 juin 2026 à 20h dans l’émission  Le concert du soir présentée par Arnaud Merlin, puis disponible en streaming sur le site de France Musique et l’application Radio France.
Coréalisation Philharmonie de Paris, Ircam-Centre Pompidou
Dans le cadre de ManiFeste-2026, festival de l’Ircam
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OPÉRA ROYAL DE VERSAILLES. GASPARINI : L’Avare, ven 5, sam 6 et dim 7 juin 2026. Eva Zaïcik, Victor Sicard, …Le Poème Harmonique. Théophile Gasselin / Vincent Dumestre

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Intermezzo comico… Au XVIIIème siècle, la réforme de l’opéra italien s’est inspirée du théâtre français ; Molière est alors une source inspirante : il a largement influencé les auteurs, compositeurs et librettistes. En témoigne l’adaptation en musique signée du compositeur Francesco Gasparini… En réduisant le nombre des personnages, son librettiste Matteo Salvi ne perd rien de la force comique de l’Avare de Jean-Baptiste Poquelin, alias Molière. En complicité avec le metteur en scène Théophile Gasselin, Vincent Dumestre réunit ses équipes du Poème Harmonique pour un nouveau spectacle irrésistible

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Photo : © Philippe Delval / Théâtre de Caen

 

 

Château de Versailles Spectacles poursuit ainsi son exhumation des œuvres de Gasparini : cet Avare savoureux succède à son opéra ATALIA (1692), récemment réalisé et enregistré sous le label de l’institution versaillaise (CVS) ; LIRE notre critique d’ATALIA de Gasparini : https://www.classiquenews.com/critique-cd-evenement-gasparini-atalia-1692-camille-poul-bastien-rimondi-melodie-ruvio-furio-zanassi-ensemble-hemiolia-emmanuel-resche-caserta-direction-1-cd-chateau-de-versailles-spectac/

 

 

L’Avare de Molière, 
version intermezzo italien

Constitué de trois personnages chantants et d’un quatrième muet, entouré d’un effectif orchestral léger, L’Avare devient ainsi un INTERMEZZO, qui prolonge une tradition napolitaine exceptionnelle dont l’exemple le plus célèbre reste La serva padrona de Pergolèse, protagoniste de la fameuse Querelle des Bouffons (1752).

Salvi, le librettiste, qui s’était déjà inspiré du théâtre de Molière (du Bourgeois gentilhomme dans L’Artigiano gentiluomo et du Malade imaginaire dans Il Malato immaginario), sait rester fidèle à l’esprit de la comédie de Molière sans rien perdre de sa force comique, alors que l’œuvre est réduite de 5 à 3 actes, et entièrement chantée.
La musique de Francesco Gasparini illustre ce réjouissant livret de la manière la plus expressive. Son Avare est un Intermezzo irrésistible. Vincent Dumestre réunit une distribution engagée et confie la mise en scène de ce bijou théâtral, fusionnant farce et vertiges lyriques, à Théophile Gasselin, passionné par le théâtre de troupe et de tréteaux.

 

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Gasparini : L’Avare
Opéra Royal de Versailles

3 représentations événements

Vendredi 5 juin 2026, 20h
Samedi 6 juin 2026, 19h
Dimanche 7 juin 2026, 15h
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Opéra Royal de Versailles : https://www.operaroyal-versailles.fr/evenement/gasparini-lavare/

 

 

 

 

 

distribution

Eva Zaïcik, Fiammetta et Fichetto
Victor Sicard, Pancrazio
Serge Goubioud, Nutrice
Stefano Amori Valletto, mime

Le Poème Harmonique
Vincent Dumestre, Direction
Théophile Gasselin, Mise en scène
Louise Caron, Scénographie et assistante à la mise en scène
Alain Blanchot, Costumes
Christophe Naillet, Lumières

 

 

 

 

critiques

 

CRITIQUE, opéra. PARIS, Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet, le 8 avril 2026. GASPARINI : L’Avare. E. Zaïcik, S. Goubioud, V. Sicard, S. Amori… Théophile Gasselin / Vincent Dumestre : https://www.classiquenews.com/critique-opera-paris-theatre-de-lathenee-louis-jouvet-le-8-avril-2026-gasparini-lavare-e-zaicik-s-goubioud-v-sicard-s-amori-theophile-gasselin-vincent-dumestre/
CRITIQUE, opéra. RENNES, opéra de Rennes, le 21 mars 2026. GASPARINI : L’Avaro. E. Zaïcik, V. Sicard, S. Goubioud, S. Amori. Théophile GASSELIN / Vincent DUMESTRE : https://www.classiquenews.com/critique-opera-rennes-opera-de-rennes-le-21-mars-2026-gasparini-lavaro-e-zaicik-v-sicard-s-amori-theophile-gasselin-vincent-dumestre/

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Menuhin Festival Gstaad 2026 : Daniel Hope inaugure sa première programmation : « Family Matters », 16 juil – 5 sept 2026 (temps forts 1)

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Au moment où le violoniste Daniel Hope, familier du Festival, prend la direction artistique, le premier Festival estival de Suisse célèbre avec éclat et dans l’excellence sa 70ème édition…

 

 

 

 

 

MENUHIN Festival Gstaad
70ème anniversaire
16 juillet – 5 septembre 2026

 

Daniel Hope présente sa première programmation et précise les orientations et nouveautés du premier festival estival en Suisse…

 

 

Fondé en 1957 par Yehudi Menuhin, le Menuhin Festival Gstaad est devenu le rendez vous estival majeur en Europe. Pour ses 70 ans, le Festival présente la première programmation de son nouveau directeur artistique, le violoniste Daniel Hope.
Une histoire de famille… « Family matters », le nouveau directeur, proche de Yehudi Menuhin et comme lui violoniste, renoue avec l’esprit familial défendu par le fondateur : il y a 70 ans, Yehudi Menuhin réunissait dans le Saanenland amis et compagnons du monde entier, dans un esprit d’ouverture, de fraternité, de respect.

Du 16 juillet au 5 septembre 2026, le Menuhin Festival Gstaad 2026 affiche ainsi plus de 75 concerts dans les églises de Saanen, Zweisimmen, Lauenen, Gsteig et Rougemont, ainsi que sous la fameuse Tente du Festival à Gstaad.
Parmi les nouveautés majeures : The Summit, un forum consacré aux enjeux d’avenir de la musique, de la culture, de l’économie et de la société, les « President’s hikes« , randonnées guidées par le président du festival associant musique, Nature et rencontres ; des parcours en pleine nature où les intermèdes musicaux transforment les montages en nouvelles écrins de concert, sans omettre le cycle de films au ciné théatre de Gstaad pour (re)découvrir les coulisses et revivre les moments marquants de l’histoire de la musique.

 

La musique est une famille
À travers le thème «Family Matters» («Histoires de famille» / «La famille compte») Daniel Hope explore les facettes de la famille : celle dans laquelle on naît et celle que l’on rencontre au fil de sa vie par la musique et l’art. Proximité et distance, appartenance et frictions structurent le programme ; le cycle musical ainsi proposé confirme que l’art unit les individus, quelles que soient leurs origines (ainsi le pensait Yehudi Menuhin). Daniel Hope lui-même fait partie de la famille du Festival depuis 1975, grâce à sa mère Eleanor, qui fut l’agente de Menuhin ; il joue au Festival depuis ses débuts comme violoniste en 1992. «Mon premier programme de l’édition 2026 est axé sur le partage : les rencontres entre les générations, les amitiés qui se nouent sur scène et en coulisses, l’échange mutuel d’expériences et d’inspirations», précise Daniel Hope.

 

 

Grands chefs, grands orchestres, grands solistes

Le programme 2026 réunit ainsi de grands noms : Zubin Mehta dirige et fête son 90e anniversaire ; Pinchas Zukerman se joint à lui pour l’ouverture du Festival. Parmi les autres temps forts, citons entre autres Jaap van Zweden et le Gstaad Festival Orchestra, le Royal Philharmonic Orchestra sous la direction de Vasily Petrenko, le Budapest Festival Orchestra sous la baguette d’Iván Fischer, et le Royal Danish Orchestra. Sans omettre les grands solistes dont Daniil Trifonov, Sir András Schiff, Khatia Buniatishvili, Thomas Hampson, Gabriela Montero, Julia Lezhneva, Maurice Steger, Steven Isserlis, Regula Mühlemann et Isata Kanneh-Mason …. Sous le nouveau label « Next Generation », Daniel Hope présente aussi de jeunes talents prometteurs tels Edna Unseld, Maxim Lando et Hayato Sumino…

Nouveaux formats et offre élargie

Avec THE SUMMIT / The Summit (week-end des 24 et 25 juillet 2026), le Festival donne naissance à un forum dédié aux enjeux d’avenir. L’édition inaugurale est co-présentée par Forbes Swiss. Y interviennent des personnalités issues du monde de la musique, de la culture, des affaires, de la société civile. À l’issue de deux journées de tables rondes, de discussions et de différents formats de concerts, le week-end se clôturera par un concert caritatif exceptionnel avec David Garrett et le Guarneri del Gesù Club.
L’offre DISCOVERY / Discovery s’enrichit de formats interactifs, ateliers et visites des coulisses pour petits et grands. Un moment fort pour les familles : Pierre et le Loup interprété par le Royal Philharmonic Orchestra (Daniel Hope, narrateur).

 

 

UN FESTIVAL ACADÉMIE

Dédiée à la direction d’orchestre, au piano, au chant et aux cordes, la Menuhin Festival Academy demeure le cœur du soutien aux jeunes talents. Daniel Hope prend personnellement la direction artistique de la String Academy, perpétuant ainsi l’héritage pédagogique de Menuhin : apprendre, jouer, s’épanouir au sein d’une communauté inspirante. «L’Académie est un lieu où les générations apprennent les unes des autres, un exemple concret du principe directeur “La famille compte”», souligne Daniel Hope.

 

 

Nos coups de coeur CLASSIQUENEWS

La série de concerts Moutain Spirit
Les concerts en altitude au sommet de l’Eggli Moutain Spirit comptent parmi les moments forts de l’été du Menuhin Festival Gstaad. Perchés au-dessus du Saanenland, ils associent musique, gastronomie, panorama alpin spectaculaire ; la musique classique sous toutes ses formes : tango, swing, gipsy jazz mais aussi musiques actuelles et DJ set.

 

Le GSTAAD FESTIVAL ORCHESTRA / GFO – un ambassadeur pour le Festival
Depuis 2010, le Gstaad Festival Orchestra apporte un souffle exceptionnel au Festival, en particulier, les grands concerts sous la tente de Gstaad. Il est à la fois l’ambassadeur et l’ensemble attitré de la Gstaad Conducting Academy. Le chef et pédagogue Jaap van Zweden a renouvelé son engagement pour trois années supplémentaires, consolidant ainsi son lien de longue date avec le Festival en tant que Chief Conductor. Après une tournée asiatique en formation de chambre l’automne dernier, le programme 2026 comprend une production de La Bohème de Puccini à Baden-Baden avec Benjamin Bernheim, une tournée européenne et des concerts avec Daniel Hope en soliste, consacrés notamment à la Symphonie n° 5 de Beethoven et au Concerto pour violon op. 61 d’Elgar.

 

 

 

TOUTES LES INFOS, la billetterie, le détail des programmes et des concerts, les artistes et orchestres invités sur le site du 70è MENUHIN festival Gstaad : https://www.menuhin.ch/fr

 

Crédits photos © Raphaël Faux, © Bailey Davidson Photography

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ORCHESTRE LAMOUREUX, Dim 21 juin 2026. BEETHOVEN : 9ème Symphonie. Chœur des Universités de Paris (OCUP)… Adrien Perruchon (direction)

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La Symphonie n°9 de Beethoven accomplit dans des proportions jamais vues, la révolution orchestrale menée par le grand Ludwig… Pourtant sourd, Beethoven a dirigé la première à Vienne, s’appuyant sur les vibrations de sa propre création. L’Orchestre Lamoureux l’a interprétée à maintes reprises, avec des chefs d’orchestre emblématiques (Louis Frémaux, Michel Plasson, Yves Abel et Yutaka Sado en 2011,…).

 

 

Sous la direction d’Adrien Perruchon, son directeur musical, l’Orchestre Lamoureux relève un nouveau défi, alliant l’intensité de la symphonie à une dimension inclusive forte dans son final, marqué par la présence d’un Chœur d’enfants sourds ou malentendants, qui interprèteront l’Hymne à la joie en chansigne.

L’expérience inédite est ainsi à vivre à l’Auditorium de la Seine musicale pour le jour de Fête de la musique.

 

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Orchestre Lamoureux
Beethoven, la Neuvième
Dimanche 21 juin 2026, 17h
La Seine Musicale (Auditorium) – Boulogne-Billancourt
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’ORCHESTRE LAMOUREUX / LA SEINE MUSICALE : https://www.laseinemusicale.com/spectacles-concerts/beethoven-la-neuvieme-orchestre-lamoureux/

 

Ludwig van Beethoven : Symphonie n°9, opus 125

distribution
Orchestre Lamoureux – 
Adrien Perruchon, direction – 
Chœur des Universités de Paris (OCUP)
 – Guillaume Connesson, chef de chœur

 

Le génie de Ludwig van Beethoven né en 1770, mort en 1827) accompagne et éblouit l’essor du premier romantisme, quand à Vienne se disperse l’héritage de Haydn (qui deviendra son maître fin 1792) et de Mozart, quand Schubert aussi s’intéresse mais si différemment aux genres symphonique et chambriste. Venu tard à la musique, génie tardif donc (n’ayant rien composé de très convaincant avant ses cantates écrites en 1790 à 20 ans), Beethoven, avant Wagner, incarne le profil de l’artiste messianique, venu sur terre tel un élu sachant transmettre un message spirituel à l’humanité. Le fait qu’il devienne sourd, accrédite davantage la figure du solitaire maudit, habité et rongé mais porté par son imagination créative. Pourtant l’homme sut par la puissance et la sincérité de son génie, par l’intelligence de son caractère pourtant peu facile, à séduire et cultiver les amitiés…

 

 

 

Approfondir

LIRE aussi notre critique du cd légendaire : 9ème de Beethoven par Bernstein (DG, 1989, pour la chute du mur de Berlin) / CD, critique. BEETHOVEN : Symph n°9 – Bernstein, Berlin 1989 (2 cd DG Deutsche Grammophon) : https://www.classiquenews.com/cd-critique-beethoven-symph-n9-bernstein-berlin-1989-2-cd-dg-deutsche-grammophon/

…D’autant que la direction organique, instinctive, très investie du chef d’origine juive, Leonard Bernstein restitue toute la profondeur et l’humanité de la partition et du contexte dans lequel elle est ainsi réalisée en décembre 1989. L’année est celle de la mort de Karajan, le plus grand chef d’alors ; Bernstein lui aussi chez DG, Deutsche Grammophon, fait figure de dernier géant d’un monde porteur d’un nouveau, renouvelé comme plein d’espoirs. ….

 

 

 

 

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11e FESTIVAL DE GLANUM. Saint-Rémy de Provence : les 16, 17 et 18 Juillet. Gwendoline Blondeel, Philippe Jaroussky, Les Accents, Thibault Noally, Romain Leleu Sextet, Marina Viotti, Orchestre Apasionnato, Mathieu Herzog…

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Du 16 au 18 juillet 2026, sur le Site antique de Glanum à Saint-Rémy-de-Provence, trois soirées d’exception seront proposées cette année – entre répertoire sacré, grands airs de la nuit et création mondiale de West Side Story 2.0.

 

La 11ᵉ édition du Festival de Glanum se tiendra du 16 au 18 juillet 2026 dans l’écrin saisissant du site archéologique antique de Glanum, au pied des Alpilles, à Saint-Rémy-de-Provence. Placée sous le signe de « La Nuit » — entre rêve, mystère, poésie et vertige — cette nouvelle édition tissera un dialogue audacieux entre les esthétiques baroque, romantique, jazz, cinéma et comédie musicale. Trois soirées, trois univers, un même lieu d’exception où les vestiges gallo-romains s’illuminent à la tombée du jour dans une scénographie-lumière unique.

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Jeudi 16 juillet – Splendeurs du baroque italien

À 21h30, le festival s’ouvre par une soirée d’une intensité rare avec le Stabat Mater de Pergolèse, mis en lumière par la rencontre exceptionnelle entre Philippe Jaroussky (contre-ténor) et la soprano Gwendoline Blondeel. Ils sont accompagnés par l’ensemble Les Accents sous la direction de Thibault Noally. Au programme également : Vivaldi et ses pages sacrées étincelantes.

 

Vendredi 17 juillet – Les grands airs de la nuit

Double plateau virtuose. En première partie, le trompettiste Romain Leleu et son sextet explorent un répertoire éclectique allant de Schubert à Dizzy Gillespie. En seconde partie, la mezzo-soprano Marina Viotti – en trio avec le guitariste Gabriel Bianco et le violoncelliste Léonard Disselhorst – donne vie aux grands airs de la Nuit, mêlant Tchaïkovski, Massenet, Piazzolla, Barbara et des traditions maroco-andalouses.

 

Samedi 18 juillet – West Side Story 2.0

Point d’orgue du festival : la création mondiale d’une version audacieuse et résolument contemporaine de West Side Story, imaginée spécialement pour Glanum. Réunissant les meilleurs jazzmen français, l’Orchestre Appassionato dirigé par Mathieu Herzog et un plateau vocal d’exception – Kaïna Blada, Neïma Naouri, Bastien Jacquemart et Loäi Rahman – cette fresque symphonique réinvente l’univers de Leonard Bernstein dans un souffle nouveau. Une expérience unique, entre jazz, orchestre et comédie musicale.

 

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Réservations et programme détaillé sur le site du festival

 

 

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CRITIQUE CD, événement. Samuel STROUK : Elise mon mirage. 2 concertos. Orchestre national de Bretagne (nouvel album – 1 cd Well Done Simone! records)

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Compositeur, guitariste soliste, chef d’orchestre, Samuel Strouk s’impose depuis plus de dix ans sur la scène symphonique contemporaine, par sa singularité virtuose, sa sensibilité et sa grande culture musicale. Au printemps 2026, le compositeur publie un nouvel album « Elise, mon mirage », regroupant deux nouveaux concertos comme odes à l’amour et à la paix, l’un pour violoncelle et guitare, le second pour guitare… deux nouvelles partitions enregistrés en France avec l’Orchestre National de Bretagne sous la direction d’Aurélien Azan Zielinski.

 

 

 

Œuvres de maturité, les deux opus marquent une nouvelle étape dans l’enrichissement et la maturation de son langage orchestral. La parution du Double Concerto pour guitare et violoncelle fait suite à la création mondiale au Zaryadye Concert Hall de Moscou, dans le cadre du festival Viva Cello (novembre 2021). L’enregistrement réalisé en France, permet aux artistes russes et ukrainiens d’unir leur sensibilité, a contrario de la guerre en cours. Dans le contexte géopolitique que nous subissons depuis 2022, l’œuvre de Samuel Strouk prend valeur de manifeste humaniste et fraternel qui enrichit davantage la profondeur des partitions.
Un film documentaire signé Charlotte Erlith (« A contretemps ») a suivi les musiciens pendant l’enregistrement de l’album à Rennes, soulignant combien le travail international et interculturel, l’échange et la musique sont plus que jamais des arguments solides contre la barbarie et la guerre…

Prolongeant son dernier album orchestral intitulé « Le rêve de Maya », Samuel Strouk développe une écriture fondée sur « la dramaturgie du temps musical ». Chaque mouvement s’inscrit dans une trajectoire expressive dont la forme est le lieu d’un récit intérieur. « À l’instar de Gustav Mahler, sa musique n’est jamais abstraite : elle se construit dans la tension, la mémoire, la transformation des motifs, faisant de l’orchestre un espace de narration à part entière. En héritier de Leonard Bernstein et de György Ligeti, le compositeur Français compose dans un langage alliant écriture contemporaine et tonalité. »
Très incarnée, révélant les forces souterraines et psychiques qui pilotent les affects, l’écriture de Samuel Strouk sait fusionner dramatisme et poésie : en témoignent les deux opus ici enregistrés.

Le double concerto « Élise, mon mirage » décrit le voyage sentimental de deux amants tissant les liens d’une vie, incarnés par le violoncelle et la guitare, dont le dialogue nourrit comme un fil conducteur le flux orchestral. C’est une ode à l’amour qui interroge le rapport entre le matériel et le spirituel. « Les émotions naissent au contact du réel pour aussitôt lui échapper : c’est le mirage, éternel et insaisissable, qui donne son souffle à l’œuvre. »
La partition exploite toutes les nuances et accents de la vaste palette orchestrale, tissant un paysage d’emblée spectaculaire, agité, au souffle souterrain profond et tragique (premier épisode « éclosion » du premier mouvement), nouant dans une intensité croissante les deux instruments solistes, en particulier dans la 2è séquence (« Révélation ») où le chant du violoncelle s’accorde à l’énergie de la guitare. Ce premier mouvement exprime une course éperdue où les deux amants s’acharnent, affirment la force de leur amour, luttent sans repos…
Plus grave et sombre encore, le 2è mouvement s’ouvre avec la plainte du violoncelle, prière enveloppée par la guitare plus amoureuse et intimiste ; le violoncelliste Boris Andrianov tire les larmes dans une partie comme enivrée, avant l’arche dramatique du Concerto (« Invocation », prière à l’invisible), qui prélude au solo suspendu du guitariste (Dimitri Illarionov), soudainement serein et d’une joie nostalgique (dans l’évocation du « souvenir d’Élise »), instant de pure magie que rehaussent encore les deux premiers épisodes du Mouvement III (« Présage », enchaîné à « Mirage »), ce dernier tableau sonore, scellant l’union des deux instrumentistes, des deux timbres comme enivrés et funambules, 2 cœurs d’un amour désormais uni.

 

Samuel Strouk est le soliste de l’album, du second Concerto pour guitare intitulé « Égalité », inspiré du poème éponyme de José Asunción Silva, qui interroge l’universalité de la condition humaine à travers une figure poétique de l’égalité.

Tout à fait différent du Double Concerto, le Concerto pour guitare, débute dans les profondeurs lugubres, des vapeurs étales (magnifiquement orchestrées exprimant le mystère et l’intranquillité) d’où émerge le chant de la guitare (El Emperador). Plus évocatoire encore est le mouvement central « La Calle », intime, secret, – acteur d’une méditation elle aussi suspendue, enchaînée aux climats arachnéens et enchantés du 3è mouvement (El mozo de la Esquina) à la fois voluptueux et grave. Le compositeur lui-même assure la partie soliste dans un Concerto, riche, contrasté, offrant à la guitare une partie virtuose et chantante.

Partenaire de longue date de Samuel Strouk, l’Orchestre National de Bretagne accompagne cet enregistrement sous la direction d’Aurélien Azan Zielinski, dont la lecture précise et engagée met en valeur la clarté de l’écriture, les contrastes, l’épaisseur active des séquences au fort potentiel dramatique ; sa baguette sait unifier et détailler, permettant de toujours saisir l’allant expressif des instruments solistes.

 

 

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CRITIQUE CD événement. Samuel STROUK : Concertos « ELISE, MON MIRAGE » (pour guitare et violoncelle / Dimitri Illarionov, Boris Andrianov), « ÉGALITÉ » (pour guitare / Samuel Strouk, guitare), Orchestre national de Bretagne, Aurélien Azan Zielinski (direction)

 

 

 

entretien

LIRE aussi notre ENTRETIEN avec Samuel STROUK : https://www.classiquenews.com/entretien-samuel-strouk-classiquenews/

Le compositeur et guitariste SAMUEL STROUK qui est aussi directeur du Festival de jazz de Maisons-Laffitte (Maisons-Lafitte Jazz Festival), fait paraître au printemps 2026, deux partitions récentes, deux concertos ; l’un pour guitare et violoncelle (intitulé « Elise, mon mirage »), le second pour guitare (« Égalité »), deux partitions qui recueillent tous les éléments d’une créativité flamboyante, inspirée entre autres par un fort sentiment de paix et de réconciliation, – malgré les conflits en cours ; sur le plan artistique, Samuel Strouk avoue sa filiation assumée avec Ligeti ou Xenakis, travaillant la matière symphonique et concertante dans le souci d’un dialogue permanent et d’une cohérence dramaturgique naturelle. Au carrefour des écritures, explorant aussi de nouveaux horizons où la technologie la plus innovante envisage de nouvelles transformations et métamorphoses sonores, Samuel Strouk ouvre des champs musicaux d’autant plus inédits qu’ils sont personnels et très aboutis. Entretien.

 

ENTRETIEN avec Samuel STROUK, à propos de ses 2 nouveaux Concertos : « Élise mon mirage » et « Egalité »…

 

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Visitez le site officiel de Samuel Strouk : https://samuel-strouk.fr/

 

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CRITIQUE CD événement. ÉLISE, MON MIRAGE, le nouvel album de Samuel Strouk (guitariste, compositeur) – 1 cd Well Done Simone ! records – parution le 24 avril 2026 – CD CLIC de CLASSIQUENEWS printemps 2026 – prochaine critique complète à venir sur CLASSIQUENEWS

 

 

AUDIO / Déjà disponible sur les plateformes :
https://bfan.link/elise-mon-mirage

 

VIDEO / Coulisses de l’enregistrement :

témoignages des instrumentistes de l’Orchestre de Bretagne :

 

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CRITIQUE, concert. PARIS, Salle GAVEAU, le 19 mai 2026. « The last rose ». CECIL SHARP / FRANCIS JAMES CHILD. Rosemary Standley… Les Musiciens de Saint Julien, François Lazarevitch (direction)

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Rosemary Standley aurait pu demeurer simplement la chanteuse du groupe folk Moriarty. Mais c’était sans compter son envie d’explorer de vastes horizons musicaux.  Son atout majeur : une voix haute servie par un grave aux mille facettes qui sied tout à la fois aux traditionnels américains, au jazz, et à la musique baroque. Inclassable et insatiable, elle est l’artiste de toutes les rives. Elle semble toujours être inlassablement en quête d’où poser la spécificité de sa voix unique. Multipliant les expériences, la chanteuse franco-américaine s’est même essayée dans Schubert, livrant un enregistrement qui lui ressemble, inventif pour les uns, déroutants pour les autres, mais qui nous murmure que l’on peut aimer la musique de Schubert de bien des façons. Elle a également été une étonnante Carmen dans le seul en scène de François Gremaud, où elle a médusé (dans le bon sens) public et critique. 

 

Poursuivant son éclectique parcours, Rosemary Standley, associée à François Lazarevitch et ses Musiciens de Saint-Julien, nous a proposé hier soir (19 mai) à la Salle Gaveau une traversée exploratoire de Songs de Cecil Sharp et Francis James Child. Dans un programme intitulé The last rose, Rosemary Standley et ses comparses d’un soir nous ont narré l’histoire d’un voyage singulier, de contrées en rencontres insolites en terres d’Irlande, d’Ecosse ou sur les landes d’Angleterre. Une « odyssée à la rencontre du Nord avant qu’on ne le perde », comme elle l’a si bien dit en début de spectacle. Autant d’œuvres musicales qui irriguent encore de leur influence les artistes contemporains de la folk music. 

Ce programme riche et dense alterne chansons rythmiques et ballades poignantes telle que The Last Rose of Summer, pièce emblématique de la poésie mélancolique propre à ce répertoire. Portée par la voix expressive de Rosemary Standley et les contre-chants parfaits d’Enea Sorini et d’Hélène Richaud (délicieux moment que Scarborough Fair ou les voix se répondent à la perfection), l’éclat des pièces musicales reposent entièrement sur la sonorité des instruments anciens (flûtes, tympanon, et bodhrán, sans oublier la pandore inspirée de Léo Brunet, et les harpe baroque et viole de Gambe de Manon Papasergio) mais interprétée avec une énergie et un style totalement contemporain, soulignant la modernité des œuvres choisies. A cet égard, les figures féminines tiennent un rôle de premier plan telle que la femme devenue à son tour marin suite à la disparition en mer de son fiancé (The Female Rambling Sailor) ou de Katie La cruelle qui mène son monde (et les hommes) par le bout du nez (Katie Cruel).

Le chant incarné de Rosemary Standley est également mis en valeur par la présence unique de François Lazarevitch alliant avec brio connaissance musicologique une pratique intuitive de la musique ancienne. Comme à son habitude, le flûtiste jongle entre plusieurs instruments (flûte, musette et même grelots), et donne ici la pleine mesure de son éclectisme. En homme-orchestre, il galvanise le talent de ceux qu’il accompagne. A cet égard, On ne cesse d’être surpris par les tournures étonnantes données aux œuvres tant les artistes présents excellent dans l’art de relancer continuellement la musique dans des directions inattendues, telles que cet a capella de Three Ravens en fond de scène et à quatre voix dont celle de François Lazarevitch, ajoutant une appétence de plus à son art multiple. L’osmose entre les interprètes est à ce point stimulante, qu’on attend avec une envie gourmande la prochaine pièce pour ressentir à nouveau ce plaisir d’être surpris.

La volupté des instruments anciens des Musiciens de Saint Julien, le timbre unique de Rosemary Standley, et son osmose avec un François Lazarevitch au sommet de son art, a conduit l’auditoire aux rives de l’enchantement. Une de ces soirées qui tombe à point nommé pour faire entrer la lumière dans un monde de pénombre.

 

 

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CRITIQUE, concert. PARIS, Salle GAVEAU, le 19 mai 2026. « The last rose ». CECIL SHARP / FRANCIS JAMES CHILD. Rosemary Standley… Les Musiciens de Saint Julien, François Lazarevitch (direction). Crédit photographique (c) Brigitte Maroillat

 

 

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CRITIQUE, opéra. AVIGNON, Opéra Grand Avignon, le 17 mai 2026. PUCCINI : Turandot. C. Hunold, M. Spadaccini, C. Antoine… Paco Azorin / Federico Santi

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Les 15, 17 et 19 mai, l’Opéra Grand Avignon proposait une Turandot hors norme qui restera dans les mémoires. Loin des fastes orientalistes habituels, cette production signée Paco Azorín a fait le choix rare et bouleversant de s’arrêter là où Giacomo Puccini s’est tu, offrant à la tendre Liu une stature insoupçonnée et à la princesse de glace son mystère intact.

 

Lorsqu’en octobre 1924 la mort surprit Giacomo Puccini alors qu’il travaillait encore au duo final de ce qui devait être son chant du cygne, le compositeur laissait derrière lui une œuvre magnifique et inachevée, interrompue précisément à la mort de Liu. La tradition a longtemps préféré les finales ajoutés par d’autres — celui, célèbre, de Franco Alfano — refermant comme un pansement maladroit la blessure laissée par le maître disparu.

L’Opéra Grand Avignon a eu l’intelligence et le courage de rouvrir cette blessure. En choisissant la version « sans final », celle-là même que dirigea Toscanini lorsqu’il déclara au public : « Ici s’achève l’opéra, car c’est ici que le maître est mort », la maison provençale redonne à l’œuvre sa dimension tragique originelle. L’effet est saisissant : plus de happy end, plus de baiser rédempteur venu miraculeusement briser la glace de la princesse. À la place, après le sacrifice de la jeune esclave, un silence. Un vide. Et ce vide, loin de frustrer, laisse chaque spectateur face à la puissance crue de l’inachevé. Ce parti pris métamorphose profondément l’équilibre dramatique. Turandot demeure enfermée dans sa froideur, Calaf reste un prince obstiné mais désormais sans récompense, et Liu — elle — devient la véritable héroïne. Son sacrifice cesse d’être une simple étape vers la réconciliation finale pour s’imposer comme le véritable aboutissement de l’œuvre. Une manière de rapprocher cet opéra des grandes tragédies pucciniennes, de La Bohème à Tosca, où l’amour finit moins dans la joie que dans la mort ou le désespoir.

La mise en scène de l’Espagnol Paco Azorín, déjà salué ici même pour son Samson et Dalila en 2023, accompagne cette lecture avec une intelligence remarquable. Adieu les fastes de pacotille et l’exotisme de carton-pâte. Le décor, sobre et puissant, remplace la Cité interdite traditionnelle par un univers intemporel où dominent la terre rouge et la boue des rizières, surplombées par une passerelle écarlate qui semble un échafaud. Le peuple est là, anonyme sous ses chapeaux de bambou, corps pliés sous le joug d’un pouvoir aussi brutal qu’abstrait. Mais ce qui frappe le plus, c’est la dimension féministe assumée par le metteur en scène. Turandot n’est pas seule : elle est entourée d’une garde rapprochée d’Amazones, figures glaçantes de la violence d’État au féminin. Le bourreau Pu-Tin-Pao devient une femme, interprétée par une saisissante Catherine Pollini. La princesse de glace n’est plus simplement une femme cruelle par caprice : elle incarne désormais un système de domination, une mécanique de peur qui écrase les corps et les consciences. Face à elle, Liu n’est plus la petite esclave résignée mais une figure de résistance silencieuse — celle qui, dans l’ombre, souffle peut-être les réponses à Calaf et oppose à la violence institutionnalisée une douceur qui devient révolte. À cela s’ajoute une démarche citoyenne remarquable : dix-huit figurants en situation de handicap, en partenariat avec l’Association des Paralysés de France et le Centre de Réhabilitation Psychosocial de Montfavet, sont présents sur scène. Appelés « les piliers », ils incarnent ce peuple que l’on ne veut pas voir, brouillant les frontières entre professionnels et amateurs, entre norme et différence.

Dans ce dispositif où tout converge vers la servante, encore fallait-il une interprète à la hauteur. Ce fut chose faite avec Claire Antoine. La jeune soprano française, ancienne membre de l’Opéra Studio d’Amsterdam, a littéralement volé la vedette à ses prestigieux partenaires. Sa prise de rôle dans ce répertoire exigeant force l’admiration. Dès le déchirant Signore, ascolta ! », la voix séduit par sa ligne souple, son velouté délicieux et ce sens inné du phrasé qui fait naître l’émotion sans jamais la forcer. Mais c’est dans « Tu che di gel sei cinta » que l’artiste atteint au sublime. Les aigus sont étincelants, les piani aériens, les crescendos menés avec un dosage exceptionnel. Rarement ce personnage n’aura semblé à ce point le pivot moral et émotionnel de l’ouvrage. Son incarnation allie humilité et dignité, fragilité et détermination. Une interprète bouleversante qu’il faudra suivre de très près.

Face à elle, Catherine Hunold abordait pour la première fois le redoutable rôle-titre — une partition si exigeante qu’elle est aujourd’hui la seule cantatrice française à la défendre. La soprano dramatique, rompue à l’univers wagnérien, impose d’emblée une princesse singulière. Son timbre est chaud, lumineux, ses graves particulièrement sonores. Dans le redoutable In questa reggia, elle habite le personnage avec une douleur contenue et farouche. Les attaques sont incisives, les contre-ut lancés avec une puissance qui domine orchestre et chœurs. Reste un bémol, le Calaf de Mickael Spadaccini. Le ténor italo-belge possède des moyens évidents et une projection naturelle confondante. Dans « Nessun dorma », l’engagement et le volume sont bien là. Mais l’ensemble manque de cette poésie intérieure, de ce fameux sotto voce qui fait la magique montée de l’air. La virilité démonstrative l’emporte trop souvent sur la nuance, et les rapports avec l’orchestre paraissent parfois tendus. Face à une Turandot aussi subtile, le contraste est flagrant. Autour des rôles principaux, la distribution tient honorablement sa place. Le trio Ping, Pang, Pong — Vincenzo Nizzardo, Sébastien Droy et Carlos Natale — apporte une respiration bienvenue, mêlant avec malice les touches de commedia dell’arte aux gestes empruntés aux rituels asiatiques. Le Timur de Luciano Batinic impressionne par ses graves sonores et son émotion contenue, tandis que Victor Dahhani compose un Altoum d’une noble présence.

La fosse apporte également des satisfactions de taille. Sous la direction de Federico Santi, l’Orchestre national Avignon-Provence relève avec sérieux le défi considérable que représente cette partition pour une maison aux effectifs plus réduits. Le chef italien choisit souvent des tempi assez larges, laissant le temps aux masses orchestrales de respirer et aux climats de se construire progressivement. Les couleurs orientalisantes, les éclats barbares du premier acte, les raffinements harmoniques les plus modernes émergent avec clarté. Le Chœur, renforcé pour l’occasion, joue pleinement son rôle de protagoniste collectif, tandis que la Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon apporte une douceur angélique dans les interventions enfantines, contrastant magnifiquement avec la violence du monde adulte.

Le public, venu en nombre, a réservé à cette production un accueil triomphal. Et l’on ne peut que se joindre à ces applaudissements nourris pour saluer le courage artistique de l’Opéra Grand Avignon depuis qu’il est placé sous la houlette du talentueux homme de théâtre qu’est Frédéric Roels !

 

 

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CRITIQUE, opéra. AVIGNON, Opéra Grand Avignon, le 17 mai 2026. PUCCINI : Turandot. C. Hunold, M. Spadaccini, C. Antoine… Paco Azorin / Federico Santi. Crédit photographique © Barbara Buschmann-Cotterot

 

 

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ORCHESTRE NATIONAL DES PAYS DE LA LOIRE. FESTIVAL BEETHOVEN, les 4 et 10, puis du 14 au 18 juin 2026. Symphonies n°5, 7, 9 / Matthieu Handtschoewercker, Sascha Goezler, (direction)

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Dès le 4 juin, l’ONPL ORCHESTRE NATIONAL DES PAYS DE LA LOIRE affiche un véritable festival BEETHOVEN… Les instrumentistes ligériens nous promettent bien des vertiges orchestraux au service des massifs beethovéniens. Au programme de juin, 3 partitions d’un romantisme spectaculaire et flamboyant ; d’abord la 7ème Symphonie avec à la direction, Matthieu Handtschoewercker, violon supersoliste de l’ONPL (le 4 juin à NANTES). Puis, les 5ème et 9ème Symphonies, sublime offrande finale de cette saison, sous la direction du directeur musical, Sascha Goetzel…

 

 

Jeudi 4 juin 2026
NANTES, Cité des congrès

Vous aimez la musique classique ? A 10€ le concert symphonique, on en profite ! Les musiciens de l’ONPL immergent dans le tourbillon de la Symphonie n°7 de Beethoven. Créée en 1813, elle reflète le terrible climat d’une Europe à feu et à sang, notamment dans son sublime Allegretto, rythmé par une implacable marche funèbre. « Véritable apothéose de la danse » selon les mots de Wagner, la Symphonie n°7 exprime l’absolue maîtrise, la passion conquérante de Beethoven célébrant l’ivresse du rythme.
Que vous soyez mélomane ou curieux de découvrir un des plus grands chefs-d’œuvre du répertoire de la musique classique, rendez-vous à 12h30 puis 19h à La Cité de Nantes pour une expérience unique aux côtés des musiciens de l’Orchestre national des Pays de la Loire.

 

concert à 10 euros
12h30
« Pause concert »
19h
Concert du soir

 

Wolfgang Amadeus Mozart | Ouverture des Noces de Figaro – 4’
Ludwig van Beethoven | Symphonie n°7 – 36′
Matthieu Handtschoewercker, violon et direction
Orchestre National des Pays de la Loire
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’ONPL ORCHESTRE NATIONAL DES PAYS DE LA LOIRE  /  PAUSE-CONCERT SYMPHONIQUE – Nantes :
https://onpl.fr/agenda/pause-concert-symphonique-nantes/
durée : 45 mn

 

 

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SASCHA GOETZEL
dirige les Symphonies n°5 puis n°9 de Beethoven

 

 

Mercredi 10 juin 2026
LE MANS, Les Quinconces, 20h

Carl Maria von Weber | Der Freischütz, ouverture – 10’
Max Bruch | Concerto pour violon n°1 – 24’
Matthieu Handtschoewercker, violon supersoliste de l’ONPL
– entracte –
Ludwig van Beethoven | 1770 -1827
Symphonie n°5 – 31’

Sascha Goetzel, direction

RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’ONPL ORCHESTRE NATIONAL DES PAYS DE LA LOIRE : BEETHOVEN 5e SYMPHONIE EN RÉGION
https://onpl.fr/agenda/beethoven-5e-symphonie-en-region/
Téléchargez/ consultez le programme détaillé du concert ici :
file:///Users/pham/Downloads/symphonie-n568.pdf

 

Du dimanche 14 au jeudi 18 juin 2026
4 représentations événements
BEETHOVEN : l’HYMNE A LA JOIE
/ Symphonie n°9, l’Hymne à la joie à ANGERS et à NANTES

 

PLEINS FEUX SUR LE ROMANTISME GERMANIQUE,coqnuérant fraternel chez Beethoven ; fougueux, audacieux dans l’Ouverture de Faust qui rétablit la génie passionnant d’Emilie Mayer, compositrice d’exception qui a su trouver sa place dans l’arène symphonique du 19e siècle pourtant largement occupée par les hommes.
En suite, Beethoven promet le grand souffle orchestral dans sa Symphonie n°9, ultime offrande symphonique, une puissance dramatique et une architecture sonore inouïes jusqu’au choeur final reprenant l’éclatante « Ode à la joie » de Schiller. Avec un orchestre colossal, Sascha Goetzel convie le monumental en musique tout en détaillant la bouillonnante activité. De fait, défi pour tout musicien, la Neuvième est plus qu’une symphonie : c’est un monde en soi, la confession d’un artiste, le récit d’une vie, l’espoir d’une humanité meilleure, la promesse d’une monde régénéré. Le texte de Schiller donne la clé du massif orchestral, c’est un message universel de réconciliation et de fraternité porté par les voix de quatre solistes et des chanteurs du Chœur de l’ONPL. Formidable et incontournable conclusion de la saison 2025-2026.

 

4 représentations événements

Dimanche 14 juin 2026, 17h
ANGERS, Centre de congrès

Mardi 16 juin 2026, 20h30
ANGERS, Centre de congrès

Mercredi 17 juin 2026, 20h30
NANTES, Cité des congrès

Jeudi 18 juin 2026, 20h30
NANTES, Cité des congrès

 

 

INFOS et RÉSERVATIONS :
BEETHOVEN HYMNE A LA JOIE – ONPL BEETHOVEN HYMNE A LA JOIE
https://onpl.fr/agenda/beethoven-hymne-a-la-joie/
ANGERS – Il reste des strapontins (assise + dossier) très bien placés : tel 02 41 24 11 20

 

 

programme
Emilie Mayer | Ouverture de Faust – 12′
Germaine Tailleferre | Petite suite pour orchestre – 8′
– entracte –
Ludwig van Beethoven | Symphonie n°9 – 1h05
Helen Kearns, soprano
Eva Zaïcik, mezzo-soprano
Jinxu Xiahou, ténor
Benjamin Appl, baryton
ONPL ORCHESTRE NATIONAL DES PAYS DE LA LOIRE
Sascha Goetzel, direction

 

 

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OPÉRA NATIONAL DU CAPITOLE DE TOULOUSE. Ballet : UN SAUT DANS LE BLEU / Carolyn Carlson (création), du 12 au 17 juin 2026. Ballet et Orchestre du Capitole de Toulouse

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Création événement : Un saut dans le bleu par Carolyn Carlson… En 1974, Rolf Liebermann invite Carolyn Carlson à l’Opéra de Paris et la nomme Étoile-Chorégraphe. Depuis plus de cinquante ans, l’artiste démiurge qui sculpte les corps et réinvente le sens d’une action dansée, ne cesse de révolutionner le monde de la danse en élargissant toujours ses champs oniriques, acrobatiques, visuels… Bien que la danseuse et chorégraphe américaine ait déjà confié certaines de ses œuvres au Ballet du Capitole, elle réserve en juin au Capitole sa nouvelle pièce majeure : l’œuvre d’une vie, une chorégraphie testamentaire pour réenchanter le monde soumis au chaos des extrêmes…

 

 

Pour Toulouse et à sa demande, Pierre Le Bourgeois compose une partition pour les musiciens de l’Orchestre du Capitole. La création annoncée crée une symbiose entre la danse et la musique, transposant visuellement la partition avec son langage chorégraphique unique, hautement graphique (élégance des corps en mouvement ou en suspens, accordés à leur souffle), abstraitement lyrique, surtout empreint de spiritualité et d’une poésie infinie : son art est une célébration à la puissance de l’art.

 

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OPÉRA NATIONAL DU CAPITOLE DE TOULOUSE
Nouveau Ballet : Carolyn Carlson, UN SAUT DANS LE BLEU,
Halle au grains, du 12 au 17 juin 2026
5 dates événements
vendredi 12 juin 2026 – 20h – 21:10
samedi 13 juin 2026 – 20h – 21:10
dimanche 14 juin 2026 – 15h – 16:10
mardi 16 juin 2026 – 20h – 21:10
mercredi 17 juin 2026 – 20h – 21:10
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site du Capitole de Toulouse : https://opera.toulouse.fr/un-saut-dans-le-bleu-carolyn-carlson/
Durée : 1h10 sans entracte

 

 

 

AUTOUR DE L’ŒUVRE

Samedi 6 juin, 16h30
CONFÉRENCE
« Carolyn Carlson, l’écriture de soi » par Rosita Boisseau.
Entrée libre – Foyer Mady Mesplé

 

Dimanche 7 juin, 15h45
RÉPÉTITION OUVERTE
Après une brève introduction par Beate Vollack, directrice de la danse du Ballet de l’Opéra national du Capitole, vous découvrirez un aperçu unique des répétitions d’un ballet en cours.
Entrée libre – Halle aux grains – A partir de 8 ans

 

 

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OPÉRA DE RENNES. OFFENBACH : Robinson Crusoé, les 16, 18, 20, 22 et 24 juin 2026. Laurent Pelly / Guillaume Tourniaire

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La célébrissime histoire de Robinson Crusoé de Daniel Defoe, le talent de Jacques Offenbach, la première mise en scène de Laurent Pelly à l’Opéra de Rennes, une distribution particulièrement prometteuse sous la direction de l’excellent chef Guillaume Tourniaire (récemment applaudi pour la création de La Belle au Bois dormant de Silver à l’Opéra de Saint-Étienne)… sont autant d’arguments irrésistibles pour un nouveau rv exceptionnel à l’Opéra de Rennes. En somme, une conclusion idéale pour clore la saison 2025-2026 (avec une apothéose très attendue : sa large diffusion dans le cadre de l’opération grand public et gratuite, « OPÉRA SUR ÉCRAN, le 18 juin 2026) .

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Crédit photographique (c) Romain Boulanger

 

 

 

 

Si les opérettes d’Offenbach sont régulièrement à l’affiche des théâtres lyriques, ses œuvres plus sérieuses sont rarement données, exceptés Les Contes d’Hoffmann. Ainsi Robinson Crusoé qui demeure, à torts, un ouvrage très peu joué…
La musique de Robinson Crusoé révèle des trésors d’imagination et de couleurs, portée par l’Orchestre National de Bretagne et le chef Guillaume Tourniaire, l’un des plus grands spécialistes de la musique française. Qui mieux que Laurent Pelly pour mettre en scène cette partition méconnue et trouver le subtil équilibre entre rire et poésie, délire et satire, et à travers une série de tableaux qui portent à la facétie onirique, le questionnement de notre rapport à l’inconnu et à l’étranger.

 

 

 

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Opéra de Rennes
Jacques Offenbach : Robinson Crusoé
5 représentations événements
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Opéra de Rennes : https://www.opera-rennes.fr/fr/evenement/robinson-crusoe
Mardi 16 juin 2026 à 20h
Jeudi 18 juin 2026 à 20h
Samedi 20 juin 2026 à 18h
Lundi 22 juin 2026 à 20h
Mercredi 24 juin 2026 à 20h
Durée : 2h30 environ entracte compris
Opéra chanté et surtitré en français
Dès 8 ans
Guillaume Tourniaire, Direction musicale
Laurent Pelly,  Mise en scène et costumes
Chantal Thomas,  Scénographie
Michel Le Borgne, Lumières
Agathe Mélinand, Adaptation des dialogues, Dramaturgie
Corentin Michat, Assistant mise en scène
Orchestre National de Bretagne  (direction Nicolas Ellis)
Chœur d’Angers Nantes Opéra  (direction Xavier Ribes)

 

AVEC
Pierre Derhet, Robinson
Catherine Trottmann,  Edwige
Frédéric Caton  Sir William Crusoé
Kaëlig Boché , Toby
Marc Scoffoni, Jim-Cocks
Olivier Naveau,  Atkins
Mathilde Ortscheidt, Vendredi
Apolline Raï Westphal, Suzanne
Julie Pasturaud,  Deborah

 

 

AUTOUR DU SPECTACLE

RÉPÉTITION PUBLIQUE
Samedi 13 juin à 14h30
 VISITE TACTILE
Vendredi 19 juin de 18h à 19h
SÉANCE EN AUDIODESCRIPTION réalisation Accès Culture – www.accesculture.org
Samedi 20 juin à 18h
REBOND / MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE RENNES
Visites thématiques dans les collections permanentes
Jeudi 18 juin à 12h30
Samedi 20 juin à 16h

OPÉRA SUR ÉCRAN(S) – 13E ÉDITION
Jeudi 18 juin à 20h

 

critique

LIRE aussi notre critique de ROBINSON CRUSOÉ de Jacques Offenbach, à l’affiche d’Angers Nantes Opéra, le 10 mai 2026 à Angers (repris les 29, 31 mai puis 2 et 4 juin au Théâtre Graslin, Nantes) : https://www.classiquenews.com/critique-opera-angers-grand-theatre-le-10-mai-2026-offenbach-robinson-crusoe-p-derhet-c-trottmann-g-boche-f-caton-guillaume-tourniaire-laurent-pelly/

Extrait de notre critique par Emmanuel Andrieux :
Pari réussi grâce la direction musicale virevoltante de Guillaume Tourniaire, à la tête de l’Orchestre National des Pays de la Loire, la partition d’Offenbach retrouve toute sa superbe — tour à tour étincelante, caustique et profondément élégiaque. La lecture du chef, qui connaît parfaitement les arcanes de ce répertoire, magnifie l’instrumentation chatoyante de l’ouvrage. Mais c’est bien la mise en scène de Laurent Pelly qui imprime sa marque avec une cohérence remarquable. Disparus les clichés colonialistes du livret original de Cormon et Crémieux : plus question ici de sabir indigène ou de bons sauvages de pacotille …

 

 

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GENEVE, LA CITÉ BLEUE. L’Heure Bleue, samedi 13 juin 2026 à l’aube (4h30), Alain Roche, piano

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EXPÉRIENCE SENSORIELLE HORS DU TEMPS… 2 concerts à l’aube pour une poétique musicale inoubliable… À l’heure où la nuit s’efface lentement pour que naisse le jour, La Cité Bleue invite à vivre un moment rare  : deux concerts à l’aube imaginés par le pianiste et compositeur Alain Roche, poétiquement intitulés L’Heure Bleue.

 

 

Alain Roche joue du piano alors que les premières couleurs du ciel se précisent… ni tout à fait la nuit, ni vraiment le jour  : ce passage propice, cet instant fragile, « entre chien et loup », devient l’écrin parfait où se glisse une musique envoûtante « qui cherche moins à imposer qu’à écouter le silence ». Le temps est aux expérience sensorielles mêlant les dimensions et les sensations, entre temps, espace, enveloppe et invitation sonores… Une expérience sensible, presque méditative, où la musique se mêle au passage du temps.
Hors des conventions du concert traditionnel, L’Heure Bleue invite aussi à une autre écoute – intérieure, ouverte, disponible, dans un rapport qui place l’auditeur au cœur du dispositif spatial et sonore. Confortablement installé, le spectateur d’un temps suspendu, se laisse traverser par les vibrations du piano, guidé par la lumière croissante à la naissance du jour. Tout s’éveille doucement  : le son, le corps, l’espace, le jour.
CES CONCERTS DE L’AUBE sont une proposition unique, où l’écoute se vit autrement, à la croisée de la musique contemporaine, de l’art performatif, de l’expérience sensorielle. Ce rendez-vous hors du temps, pour commencer la journée autrement est un nouveau temps fort de la saison en cours à la Cité Bleue : et maintenant, « éveillez à la poésie de l’aube ».

 

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GENEVE, LA CITÉ BLEUE
L’Heure Bleue orientale
Samedi 13 juin 2026 à l’aube (à 4h30),
Alain Roche, piano
Infos & réservations :
https://lacitebleue.ch/fr/evenements/2025-2026/lheure-bleue
Billetterie
10h – 12h14h – 16h
+41 22 552 43 13
Avenue de Miremont 46
1206 Genève

 

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LIVE STREAMING, opéra. MOZART : Cosi fan tutte, samedi 23 mai 2026 (Magyar Allam Operaház / Opéra d’État Hongrois). Kriszta Székely / Levente Török – En direct de Budapest

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OPÉRA EN DIRECT… Deux jeunes officiers (Gugielmo et Ferrando) mettent à l’épreuve la fidélité de leurs fiancées (Dorabella et Fiordiligi) ; ils leur font croire qu’ils partent à la guerre, se déguisent en ottomans (mamamouchis), et entreprennent de séduire la fiancée de l’ami…chassé croisé qui trouble et finit par convaincre les deux belles… Cosi fan tutte / toutes le font ainsi ; se laisser séduire, passer d’un séducteur à l’autre…

 

 

Femmes infidèles et volages

Mozart dans ce 3è et dernier opéra composé avec Da Ponte, cultive les quiproquos comiques. La certitude des jeunes femmes vacille ; les sentiments se troublent. La fidélité s’efface devant ce jeu de dupes…  Créé la veille de l’anniversaire du compositeur, lors de l’avant-dernière année de sa vie (1790), l’ouvrage entre cynisme et candeur témoigne d’une exceptionnelle compréhension des méandres de l’âme humaine. EN DIRECT de Budapest, la production de l’Opéra d’État hongrois assume une lecture contemporaine signée Kriszta Székely. Le plateau de jeunes chanteurs illustre une vision décalée, qui investit l’Eiffel Art Studios Studios, un ancien entrepôt du réseau ferroviaire hongrois qui porte le nom du célèbre ingénieur français…

 

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EN DIRECT de BUDAPEST. MOZART : Cosi fan tutte
samedi 23 mai 2026, 18h
(Magyar Allam Operaház / Opéra d’État Hongrois)
VOIR le live streaming Cosi fan tutte :
https://operavision.eu/fr/performance/cosi-fan-tutte-0
EN REPLAY 6 mois après la diffusion, jusqu’au 23 nov 2026, 12h.

 

 

 

distribution

Firodiligi : Ildikó Megyimórecz
Dorabella : Zsófia Kálnay
Ferrando : Botond Pál
Guglielmo : Attila Dobák
Despina : Zsuzsanna Kapi
Don Alfonso : István Kovács
Chœur et Orchestre de l’Opéra d’État Hongrois
Direction musicale : Levente Török
Mise en scène : Kriszta Székely

 

synopsis

 

Acte I
Ferrando et Guglielmo sont amis et sont tous les deux amoureux de deux sœurs : Fiordiligi et Dorabella. Alfonso, plus âgé, plus expérimenté et plus cynique, les prévient que la fidélité des femmes est fragile. A l’inverse les deux fiancés sont convaincus que leurs promises ne les trahiront jamais. Alfonso leur propose un pari : d’ici vingt-quatre heures, il prouvera que Fiordiligi et Dorabella sont tout aussi infidèles que n’importe quelle autre femme. Les amis l’acceptent.
Fiordiligi et Dorabella attendent Ferrando et Guglielmo. Mais Alfonso leur annonce leur départ sous les drapeaux. Les sœurs font leurs adieux déchirants aux deux hommes qui, suivant le plan d’Alfonso, partent à la guerre. De leur côté, les jeunes femmes s’abandonnent à leur chagrin. Loin de les consoler, la rusée Despina leur fait la leçon : les hommes fidèles n’existent pas ; elle leur suggère de se trouver rapidement de nouveaux amants.
Alfonso fait appel à Despina, afin qu’elle accueille en présence des deux délaissées, deux « étrangers » très séduisants ; d’abord, Fiordiligi résiste prouvant la fidélité féminine. Ferrando et Guglielmo croient avoir déjà gagné le pari, mais Despina prépare avec Alfonso un nouveau stratagème : les deux prétendants font semblant de s’empoisonner, troublant les deux sœurs. Déguisée en médecin, Despina les ranime ; ils reprennent alors leur cour auprès de Fiordiligi et Dorabella.
Acte II
Le lendemain, Despina constate un changement chez ses « patronnes » : Dorabella avoue à sa sœur qu’elle est attirée par l’un des étrangers (en réalité Guglielmo, le compagnon de Fiordiligi), et toutes deux conviennent qu’un peu de distraction serait opportun. Lorsque les deux hommes arrivent, Dorabella cède, tandis que Fiordiligi lutte encore. Les deux fiancés changent d’humeur, piqués et déçus par leurs fiancées. Ferrando réagit avec une colère jalouse et Guglielmo ressent lui aussi la douleur du jeu. Alfonso leur rappelle froidement : toutes les femmes se comportent ainsi (Cosi fan tutte).
Les sœurs, inconstantes et déloyales, se préparent à un double mariage avec les étrangers. Mais juste avant de signer les contrats de mariage (sous l’œil facétieux de Despina déguisée en notaire), Ferrando et Guglielmo « reviennent » soudainement. Alfonso révèle la supercherie et exhorte les sœurs à se réconcilier avec leurs amants. Les couples initiaux se recomposent dans de nouveaux serments qui paraissent désormais bien fragiles.
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ENTRETIEN avec le QUATUOR TCHALIK à propos de leur nouvel album dédié à la musique de chambre de Reynaldo Hahn, volume 2 (mai 2026)

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Corriger l’image de Reynaldo Hahn, communiquer le raffinement et la profondeur de son œuvre chambriste voire révéler des inédits,… voilà l’apport non négligeable de ce nouvel et 2ème album dédié à la musique de chambre de l’auteur de Ciboulette. S’y précise peu à peu, un jeune créateur déjà capable de finesse voire d’audace harmonique pour lequel les Tchalik outre le somptueux Quatuor avec piano, réalisent de nouvelles formations : en trio, en duo, en solo… dans un jeu mobile et volubile au carrefour des arts. Explications

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Photo : les Tchalik © Steve Murez

 

 

CLASSIQUENEWS : Comment s’inscrit ce 2e volet dédié à Hahn? De quelle façon prolonge-t-il les apports du premier cd? 

QUATUOR TCHALIK : Ce second album offre à l’auditeur des oeuvres majeures et à ce jour peu enregistrées de la production de chambre de Reynaldo Hahn, à l’instar du Quatuor pour piano et cordes. Dans le même temps, il propose un ensemble d’inédits grâce à la contribution précieuse du musicologue Philippe Blay, auteur de la biographie de référence du compositeur. Ont ainsi été exhumés un Trio inachevé débordant de couleurs harmoniques hardies, de vigueur et de spontanéité, tout à l’opposé de l’image quelque peu salonnarde et maniérée dont Reynaldo Hahn avait pâti jusqu’à une date récente, mais aussi les manuscrits des épreuves de mise en loge de Prix du Conservatoire de Paris. Malgré la modestie du format, ces derniers donnent un aperçu du raffinement de l’oreille et de la capacité à se jouer des contraintes scolaires d’un jeune artiste épris de liberté et pressé de prendre son envol.

 

 

CLASSIQUENEWS : Quels ont été les défis et les points délicats dans le travail interprétatif?

QUATUOR TCHALIK : Dans cet album, nous abordons de nombreuses formations de musique de chambre pour la première fois. C’est notamment la première fois que nous apparaissons en trio ou en quatuor avec piano. Cet album contient également des pièces de piano solo et différents duos avec piano. Le défi a donc été de donner une unité à cet ensemble apparemment hétéroclite. Car les modes de jeu ne sont pas du tout les mêmes quand vous jouez en solo, en duo, ou au sein d’un quatuor à cordes ! La production du son est différente, l’écoute est différente, l’expression dans son ensemble n’est pas tout à fait la même. Ce n’est pas une question de quantité mais de qualité. Et cette adaptation d’une formation à l’autre est passionnante, elle enrichi notre jeu et notre approche de la musique de Reynaldo Hahn.

Par ailleurs, nous avons choisi d’enregistrer cet album sur un piano exceptionnel, un Grand Pleyel de 1928 qui offre des basses d’une profondeur inouïe, et des mediums très chantants qui révèlent parfaitement la vocalité de la musique de Reynaldo Hahn. C’est un piano moins homogène qu’un Steinway, et plus difficilement « maîtrisable ». Il a fallu donc s’adapter à sa sonorité, à son toucher plus inégal, et à la balance avec les cordes. Mais nous sommes très heureux de ce choix qui ajoute une couleur très particulière à cet album.

 

 

CLASSIQUENEWS : Votre regard a-t-il évolué au terme de l’enregistrement de ce 2ème album ? Quels aspects révèlent-ils de Reynaldo Hahn?

QUATUOR TCHALIK : Cette variété de formations permet d’explorer une multitude de facettes de l’art de Reynaldo Hahn. La Forlane pour alto et piano permet de découvrir une danse caractéristique, toute en virtuosité et pleine d’humour. Le Trio est frappant par la passion qui l’habite. Sa culmination donne lieu à l’explosion d’une passion exprimée de façon très extravertie. Avant la découverte de ce trio, nous ne connaissions pas cette facette de la personnalité de Hahn. Le mouvement lent du Quatuor avec piano, qui reprend la « Douloureuse rêverie dans un bois de sapin » du « Rossignol Eperdu », présente une rythmique très sophistiquée, difficile à réaliser correctement, mais qui donne une sensation unique de mystère, d’instabilité nostalgique, et de temps suspendu. Le pastiche Erik Satie pour quintette montre un Reynaldo Hahn satirique, volontiers moqueur. Les Portraits de peintres révèlent un compositeur sensible à tous les arts, capable de transcrire des effets de couleur vaporeux en figures sonores presque abstraites et très évocatrices.

 

 

CLASSIQUENEWS : Avez-vous dans ce corpus une œuvre fétiche ; pour quelles raisons ?

QUATUOR TCHALIK : Oeuvre majeure de ce disque, le tardif Quatuor pour piano et cordes en Sol majeur apparaît comme un condensé de l’art de Reynaldo Hahn en tant qu’héritier et défenseur assumé d’un art français.
On y retrouve une recherche permanente d’équilibre entre la maîtrise du cadre formel et son dépassement (le mouvement initial), le naturel du mélodiste et le raffinement consommé des textures, l’intensité et la pudeur de l’expression (le fugace deuxième mouvement), les ténèbres et la joie rayonnante (le contraste entre les deux derniers mouvements)… le tout sans une note de trop. On se rappelle à quel point Hahn vénérait Mozart.

Toutefois, et dans un autre genre (celui de la miniature), comment ne pas succomber au charme mystérieux – presque vénéneux – du Nocturne en Mi bémol Majeur, qui nous ravit par sa sensualité harmonique.

 

CLASSIQUENEWS : De quelle manière ce nouvel album est-il représentatif de votre ensemble, de son geste artistique ? Y aura-t-il une suite dans cet esprit?

QUATUOR TCHALIK : Cet album est né à la fois de notre fidélité à ce compositeur, qui nous accompagne depuis nos tous débuts, et de notre désir de découvrir de nouvelles œuvres inédites. Il est en cela un reflet de notre identité artistique, car il montre notre volonté d’approfondir la connaissance et le rayonnement d’un répertoire qui nous est cher, tout en proposant au public des nouveautés et des facettes originales d’un compositeur ou d’une époque.
Ce deuxième volume a également été une nouvelle fois l’occasion pour nous de produire un album riche, un objet d’art qui raconte une histoire. Pour produire ce vaste panorama musical balayant presque toute la vie de Reynaldo Hahn, nous nous sommes entourés de certains de ses descendants, du grand musicologue spécialiste du compositeur ou encore d’un membre des Archives Nationales. Ces partenariats artistiques ou historiques sont également essentiels dans notre production discographique.

Il est certain que nos prochains albums porteront le sceau de cette démarche artistique. Et si nous nous tournons vers d’autres compositeurs pour nos prochains projets discographiques, nous continuerons bien entendu à défendre la musique de Reynaldo Hahn en concert ou à travers notre spectacle Proust – Hahn !

 

Propos recueillis en mai 2026

 

 

 

LIRE aussi notre annonce du cd Musique de chambre de Reynaldo Hahn / Quatuor Tchalik vol.2 : https://www.classiquenews.com/cd-evenement-annonce-reynaldo-hahn-integrale-de-la-musique-de-chambre-quatuor-tchalik-1-cd-alkonost-classic-avril-2024/

 

CD événement annonce. REYNALDO HAHN : intégrale de la musique de chambre, vol.2. Quatuor Tchalik (1 cd Alkonost classic, avril 2024)

 

 

 

LIRE aussi notre critique du cd Musique de chambre de Reynaldo Hahn / Quatuor Tchalik vol.2 : https://www.classiquenews.com/critique-cd-evenement-quatuor-tchalik-reynaldo-hahn-vol-2-1-cd-alkonost-classic-avril-2024/

Avouons notre pleine adhésion pour la pièce maîtresse du présent album : le geste grave et souple des 4 musiciens éclaire le Quatuor avec piano en sol majeur de 1944 d’une volupté à la fois chantante et inquiète ; les Tchalik dès l’Allegretto initial, trouvent le ton juste, une précision qui soigne la clarté et la transparence… dans une rondeur qui berce et enivre, citant ce goût pour la volupté tant chanté par Hahn, mais qui ici, dans les années 1940, – effet et distanciation de l’exil imposé, se double d’une gravité et d’une pudeur continues.

CRITIQUE CD événement. QUATUOR TCHALIK : Reynaldo HAHN, vol.2 (1 cd ALKONOST CLASSIC avril 2024)

 

 

 

tous les cd du Quatuor Tchalik sur classiquenews

Boris Tishchenko, Ravel, Lyatoshynsky… les autres cd du Quatuor Tchalik, critiqués sur CLASSIQUENEWS :
https://www.classiquenews.com/?s=tchalik

 

 

 

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CRITIQUE, théâtre musical. CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU, le 17 mai 2026. « Festa Teatrale » : Chœur, orchestre et solistes Balthasar Neumann / Thomas Hengelbrock (direction)

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Voilà 6 années que le Saxon (né en 1958) Thomas Hengelbrock et son Ensemble Balthasar Neumann (chœur et orchestre) développent au Château de Fontainebleau concerts et actions culturelles favorisant transmission et sensibilisation ; autant d’événements légitimes qui ressuscitent les grandes heures du Palais quand le grand vaisseau qui portent entre autres la marque de François Ier et d’Henri II, accueillaient en son sein, d’étonnantes et délirantes fêtes musicales dans sa galerie fameuse ou sa salle de bal.

 

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Photo © les noces d’Orphée et d’Eurydice © Marielle Aubè GPBN Fontainebleau 2026

 

 

 

C’est justement dans cette dernière, écrin palatial unique en Seine-et-Marne et parmi les nombreuses demeures royales de France, que le chef fait vibrer décors sculptés et fresques du spectaculaire navire patrimonial en proposant sa « Festa Teatrale » : une immersion inédite dans l’opéra italien, et dans un temps particulièrement riche, au carrefour de la Renaissance (XVIè) et du premier Baroque (Seicento / XVIIè).

 

 

 

Délices bellifontains   

Vertiges baroques italiens
dans la Salle de bal Henri II…

Fidèle à ses premières amours, quand il révélait alors l’essence dramatique des premiers drames lyriques (opéras de Jacopo Peri), Thomas Hengelbrock confirme cet après midi, son goût très affûté des voix, sa maîtrise d’une expressivité mordante et sensuelle qui s’appuie en particulier sur un respect total de l’intelligibilité linguistique. Sous sa direction, chaque inflexion musicale revêt un sens et une intention spécifique ; ce sens du détail articulé nourrit la construction et l’architecture du drame ainsi exprimé, ce avec d’autant plus de mérite que le spectacle proposé reprend le principe du pasticcio (genre spécifiquement baroque et qui désigne un drame tissé à partir d’extraits choisis empruntés à des ouvrages antérieurs). Ainsi dialoguent et se répondent en 1h30, de nombreux extraits de la lyre langoureuse, ardente, parfois cynique, toujours très expressive de Luigi Rossi, Antonio Cesti, Giovanni Legrenzi, ponctué de sublimes (et très introspectives) prières et lamentations dramatiques signées Luzzaschi ou Monteverdi…

En renforçant les contrastes, la succession des séquences lyriques sculpte l’écart vertigineux des sentiments représentés. Certes la sélection des fragments appelle sans discussion le mouvement et les passions de l’âme. Mais le spectacle sait aussi murmurer et s’alanguir avec une ferveur étonnante… Au cœur de cet opéra hautement linguistique, se déploie ainsi l’intensité dramatique et expressive des deux pièces maîtresses, extatiques quand à elle, – la force du chant se suffisant à lui-même, sans mouvement scénique : Hor h’il ciel e la terra (à 6) de l’immense Monteverdi (d’après Pétrarque) et le lamento à 3 (contre-ténors) de Luzzascho Luzzaschi (« O dolcezze amarissime d’amore »), deux partitions vertigineuses exprimant tous les tourments infligés par l’amour…

Le spectacle place aussi au centre de l’échiquier émotionnel la figure de l’Amour (Anne-Laure Hulin), évoque les noces contrariées d’Euridice et Orfeo dont le mythe se confond avec l’essor de l’opéra naissant : ici, les deux protagonistes respectivement Agnes Kovacs et l’éclatante Ella Marshall Smith nous abreuvent de leur chant naturellement suave, souple et expressif, dans un duo (emprunté à l’Orfeo de L Rossi) d’une ampleur émotionnelle superlative. La lyre langoureuse, ses voluptés vocales se déploient avec une grande justesse avec d’autant plus de sincérité, qu’elle sont accompagnées par un continuo détaillé et bondissant.

La verve comique est magistralement défendue par un extrait de l’Orontea d’Antonio Cesti qui confronte l’ivresse de Gelone (impeccable Matthias Helm) et l’ardent Tibrino (irrésistible Ella M. Smith).

 

Participent aussi à cette réussite, faisant du concert, un véritable spectacle dramatique, riche en péripéties, l’équipe artistique comprenant Vincent Huguet (mise en scène), Morgan Rémy (costumes) et Muriel Nisse (masques).

Tout respire le drame, le délire expressif, les contrastes émotionnels, désormais intégrés dans une suite d’extraits qui font sens ; Thomas Hengelbrock dans une direction sobre, souple, incroyablement claire et articulée, capte l’essence de chaque situation ; il a indiscutablement la compréhension ce ce qui est au coeur de tout théâtre musical : la sincérité des passions. Dans le choix des voix, l’éloquence des instrumentistes réunis au sein du continuo (étoffé), comprenant contrebasse, violoncelle, clavecin, 2 théorbes, guitares, harpe, 3 violons, la trajectoire dramatique de ce pasticcio répond idéalement à l’esprit même de la salle de bal construite par Henri II, à la fois lieu de célébration mais aussi écrin où s’expose la vérité des drames humains.

Au sortir du spectacle, les visiteurs conquis ont le sentiment d’avoir partagé plus profondément l’histoire du Château de Fontainebleau ; en vivant l’expérience du concert, chacun a pu ressentir ce qui a pu se réaliser à l’époque de François Ier ou d’Henri II, un événement exceptionnel où patrimoine et musique, comme à l’époque des fêtes royales, n’ont fait plus qu’un. Captivant.

 

 

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CRITIQUE, opéra. CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU, le 17 mai 2026. « Festa Teatrale » : Chœur, orchestre et solistes Balthasar Neumann / Thomas Hengelbrock (direction)

 

 

 

LIRE aussi notre présentation annonce de la Festa Teatrale au Château de Fontainebleau par Thomas Hengelbrock : https://www.classiquenews.com/fontainebleau-chateau-balthasar-neumann-ensemble-thomas-hengelbrock-ven-15-sam-16-dim-17-mai-2026-festa-teatrale-monteverdi-rossi-legrenzi/

 

CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU. BALTHASAR NEUMANN Ensemble / THOMAS HENGELBROCK, Ven 15, sam 16, dim 17 mai 2026. Festa Teatrale : Monteverdi, Rossi, Legrenzi…

 

 

 

prochains concerts à Fontainebleau

Prochain rv incontournable du 9 au 11 octobre 2026 : « MARIE-ANTOINETTE, les concerts de la Reine »  –  Vendredi 9 et samedi 10 octobre à 19h30, Dimanche 11 octobre à 15h
CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU, Salle de Bal
Durée : 70 minutes, sans entracte

 

PLUS D’INFOS sur le site de l’ENSEMBLE BALTHASAR NEUMANN / Thomas Hengelbrock :
https://www.balthasar-neumann.com/calendar/
PLUS D’INFOS sur le site du Château de Fontainebleau temps forts 2026 :
https://www.chateaudefontainebleau.fr/les-temps-forts-du-chateau-en-2026/

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CRITIQUE, théâtre musical. BÂLE, Theater Basel, le 16 mai 2026. « Don Quijote ». Anonyme, Purcell, Telemann, Conti, Mendelssohn, Mercadante, Kienzl, Massenet, Chapí… D. Henschel, A. Morsch, J. Bluthardt… Matthias Weibel / Eduardo Strausser

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La politique toujours audacieuse du Théâtre de Bâle (Theater Basel)  a eu la très bonne idée de proposer un « opern-pasticcio » autour de Don Quichotte, le chevalier à la triste figure. Trois siècles de musique excellemment concoctés, dirigés et mis en scène, menés sans temps mort par un duo et une troupe irrésistibles. 

 

On le sait depuis toujours, l’opéra est un genre qui se renouvelle constamment, y compris dans ses formes marginales, parodiques au sens premier du terme, à travers la pratique, courante tout au long du XVIIIe siècle, du pasticcio. Mais ici, il ne s’agit pas seulement d’adapter un nouveau livret à un patchwork musical issu de compositeurs contemporains (comme chez Haendel ou Vivaldi), ou à un auto-emprunt (comme chez Rossini), mais à mettre ensemble des musiques allant du XVIIe au XXIe siècles, de Purcell à Halffter, en passant par Telemann, Mercadante, Francesco Bartolomeo Conti, Kienzl ou Massenet. En tout une douzaine de compositeurs qui se sont plongés sur le chef-d’œuvre de Cervantès, sous la forme d’opéras, mais aussi de musique de scène, de chansons, de suites orchestrales ou d’une simple sonate (superbe et récente – 2020 – sonate pour violoncelle de Pedro Halffter sur la mort de Don Quichotte). Un écart stylistique et chronologique qui pourrait faire douter de la pertinence de la démarche. Il n’en est rien : le résultat est fascinant et pleinement convaincant, d’autant que le concept musical imaginé par Mathias Weibel répond à deux défis largement relevés : trouver une cohérence et une continuité dramatique et assurer pour les interprètes une parfaite maîtrise du plurilinguisme, puisque les extraits sélectionnés sont chantés en allemand, espagnol, italien et anglais. Un clin d’œil au polyglottisme à l’œuvre dans l’opéra hambourgeois représenté par Telemann. Et la magie opère, grâce à une présence électrisante des deux protagonistes et une scénographie ingénieuse qui n’est pas sans évoquer le merveilleux des machineries baroques.

Sur le plateau, on voit d’abord Cervantès (impeccable Jan Bluthardt), une fraise blanche autour du cou, un splendide costume noir très « Siècle d’Or », déclamer en espagnol l’histoire de son personnage (superbes costumes de Tina Beuler qui habillent également les cinq domestiques de l’écrivain faisant office de chœur) ; face à lui un énorme carré blanc sert de scène modulable qui, en tournant complètement, montre le mécanisme en bois et fait apparaître le lit sur lequel Don Quichotte est couché mourant et une table remplie de livres, tableau qui au fil des scènes va se retourner, symbolisant la folie du personnage. Dès le début, son refus de mourir dit le triomphe de l’imagination créatrice qui est au cœur du roman. Les décors de Muriel Gestner allient l’épure et l’efficacité dramatique, combinés non moins efficacement avec les subtiles lumières de Cornelius Hunziker et les vidéos illusionnistes de Jonas Alsleben qui permettent de figurer à travers les ombres grandissantes l’épisode des géants ou la projection sur la paroi blanche du théâtre modulable des bouteilles présentes sur le devant de la scène : surmontées de petites ailes, elles se transforment ainsi en moulins à vent.

Dietrich Henschel, que l’on avait découvert il y a plus de trente ans dans l’Orpheus de Telemann, à Berlin et au disque, campe un excellent Don Quichotte vieillissant, à la voix certes fatiguée, mais à la diction toujours impeccable et faisant montre d’une parfaite maîtrise plurilingue. Les pages de Massenet abondent, mais le baryton s’en sort mieux dans le registre medium (« Enfin j’atteins l’immortalité ») ; il est en revanche moins convaincant dans la virtuosité alpestre de Mercadante, « Perdon ti chiedo o donna », page par ailleurs splendide, stylistiquement très rossinienne, tandis qu’il brille d’un éclat solaire dans La venta de don Quijote, pétillante zarzuela de Ruperto Chapí. Il pousse en outre la parodie jusqu’à intercaler en se présentant un mozartien « Io son Don Giovanni, a cenar teco ». André Morsch incarne un Sancho Panza espiègle, timoré, fidèle, émouvant aussi (dans « Ô mon maître » de Massenet), scéniquement crédible. Le dialogue entre les deux personnages montre l’importance du récit, donc du théâtre (irrésistible le duel où le chevalier interprète le Don Chisciotte de Conti et Sancho celui de Telemann, alternant ainsi, par de vifs échanges en stichomythie, l’italien et l’allemand). On regrette que le chef-d’œuvre de Conti soit réduit à de simples récitatifs, à l’exception de l’aria « Negromanti indiavolati », tant la musique est sublime de bout en bout. Mais le mérite de ce pasticcio est aussi de nous faire découvrir de superbes raretés, comme les pages du Don Quixotte de Wilhelm Kienzl (dont il existe un splendide enregistrement intégral chez CPO), occasion de mesurer la bravoure des serviteurs de Don Quichotte (superbe « Bin der Ritter Don Quixotte » et envoûtant « Alzà » avec castagnettes obligées), ou dans le délicat villancico anonyme de 1640 « La más lucida belleza ». De ce chœur impeccable, issu de l’Opernstudios OperAvenir, on a pu apprécier la qualité des interventions solistes. Ainsi la soprano Harpa Ósk Björnsdóttir, émeut dans « Of if more influency » de Purcell, la mezzo américaine Hope Nelson, au timbre de lave, pétrifie le public dans « Quand apparaissent les étoiles » de Massenet. Mention spéciale au ténor albanais Ervin Ahmeti à qui échoit le superbe « El cielo de Oriente » de Chapí. Quant aux deux barytons, Marius Aron et Nathan Schludecker, ils se distinguent avec classe, dans l’émouvant « Ne pleure pas Sancho » de Jacques Ibert, quintessence de la noblesse du chant à la française, et dans la sublime Chanson romanesque de Ravel (« Si vous me disiez que la terre »).

Dans la fosse, le chef brésilien Eduardo Strausser conduit les forces expertes du Kammerorchester Basel avec élégance et précision, respectant l’équilibre des pupitres dès l’ouverture pot-pourri qui réunit tour à tour la Suite burlesque de Telemann, des pages orchestrales de Massenet, Mendelssohn, Chapí, Mercadante, Purcell et Halffter, assurant, par une forme renouvelée de leitmotif, la cohérence et la cohésion de l’ensemble. Ce projet original, au-delà d’une pratique qui renvoie à tout un pan de l’histoire de l’opéra, a surtout montré le rayonnement européen du mythe de Don Quichotte, symbole d’une fantaisie sans limites que le spectacle bâlois a merveilleusement illustré.

 

 

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CRITIQUE, théâtre musical. BÂLE, Theater Basel, le 16 mai 2026. « Don Quijote ». Anonyme, Purcell, Telemann, Conti, Mendelssohn, Mercadante, Kienzl, Massenet, Chapí… D. Henschel, A. Morsch, J. Bluthardt… Matthias Weibel / Eduardo Strausser. Crédit photographique (c) Droits réservés 

 

 

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CRITIQUE CD, événement. MARTINU : Symphonies n°1-6, Bamberger Symphoniker, Jakub Hrůša, direction (Deutsche Grammophon 2 cd 2025)

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Après Smetana, Janacek, Dvorak, Martinu (1890 – 1959) est le 4è plus grands compositeurs de Bohême. Comme violon au sein de la Philharmonie Tchèque, il découvre Debussy (Pelléas), Ravel et surtout Roussel dont il devient l’élève à Paris dans les années 1920. Passionné par l’essor orchestral, Martinu développe une écriture néo impressionnisme, particulièrement raffinée et surjective, fondée sur la multiplicité des cellules musicales simultanées, – foisonnement qu’il applique aussi dans sa musique de chambre (7 quatuors).

 

 

 

 

Peu à peu sa singularité captivante se révèle ; en témoigne la production de son opéra Le Christ recalcifié ou La Passion Grecque, au Festival de Salzbourg 2023, véritable choc (https://www.classiquenews.com/critique-opera-salzbourg-le-13-aout-2023-martinu-greek-passion-la-passion-grecque-maxime-pascal-simon-stone/ ) qui s’est révélé dans ce sens décisif (récemment repris à Bordeaux, Festival Pulsations, le 26 juin 2025 : https://www.classiquenews.com/critique-festival-bordeaux-festival-pulsations-halle-47-de-floirac-le-26-juin-2025-martinu-la-passion-grecque-j-henric-m-mauillon-m-petit-t-dolie-m-lecroart-juana-ines-castro-es/ )

 

Après un défrichement tout aussi argumenté et convaincant au service des mondes symphoniques de Hans Rott (1858 – 1884) / lire ci dessous notre critique de l’album paru en 2018 également chez DG- , toujours avec les instrumentistes de Bamberg, le chef Jakub Hrůša orchestre une passionnante immersion dans le symphonisme à la fois raffiné, flamboyant et vigoureux du Tchèque Martinu. Comme pour Rott, Hrůša détecte et exprime la saveur créative d’un maître des grands vertiges orchestraux…

Les 6 Symphonies sont écrites pendant le séjour américain de Martinu, pendant la seconde guerre, de 1941 à 1953 : l’exilé dans la distanciation, approfondit encore le sens et la forme de son écriture. Les 5 premières sont conçues dans la continuité ; la 6è, 7 ans après la 5è : une récapitulation tardive recueillant les fruits d’une plus longue expérience encore. l’auteur fait preuve d’une grande créativité formelle et structurelle : tonalité première évoluant vers une autre finale (tonalité évolutive), scherzo précédant l’Andante, piano et harpe largement sollicités…

Le chef montre une indiscutable sensibilité doublée d’une compréhension profonde de chaque massif : l’ampleur de la n°1 (créée à Boston par Koussevitski en nov 1942) n’écarte pas une transparence continue ; le Largo fait référence au massacre de Lidice par les nazis (juin 1942)… le caractère tchèque du trio dans le Scherzo, et dans le Finale sont particulièrement bien sentis et réalisés.
La n°2 – la plus courte (en général moins de 25 mn), commandée par les Tchèques de Cleveland, créée en oct 1943, le jour du 25è anniversaire de l’indépendance tchécoslovaque. Martinu s’y révèle en digne héritier de… Dvorak, tchèque jusque dans chaque mesure, et dans le choix concerté de chaque combinaison instrumentale. Les musiciens soulignent dans l’Andante moderato, la filiation avec… Janacek, et l’engagement des instrumentistes soulignent l’exaltation du finale, – en ré comme le premier mouvement, dont l’élan semble prolonger le chant conquérant et libérateur du Scherzo (Poco allegro) dont les trompettes avaient cité la Marseillaise…
La 3è (créée en 1945) porte une trajectoire symbolique au moment du débarquement de Normandie : du sombre mi bémol mineur au lumineux mi majeur… L’âpreté et une certaine violence (dans le premier Allegro) s’y déploient sans réserve, soulignant aussi la construction corallienne du Largo. Une expressivité d’autant mieux calibrée qu’elle dévoile toute l’intensité du contraste naissant dans la finale et la conclusion, tissés dans le calme fraternel le plus assumé.
La n°4 (créée à Philadelphie en nov 1945 par Eugène Ormandy) réussit tout autant : arche solaire gravissant la montagne vers son sommet final en ut majeur. Se distingue particulièrement la vivacité du Scherzo, ample, suractif, évoluant de sol mineur vers ré majeur (belle démonstration de la maîtrise de Martinu dans l’art de la tonalité évolutive).
La 5è est créée à Prague en 1946 sous la direction de l’excellent Rafael Kubelik ; le chef Jakob Hrusa en polit les accents continus balançant entre deux modes ; les rythmes qui alternent, cette instabilité structurelle qui innerve toute la symphonie. Somptueux, l’introduction lente du premier Allegro, le cynisme et l’inquiétude du Larghetto (en forme de rondo).

Enfin la 6ème symphonie créée en janvier 1955 à Boston par Charles Munch. Martinu y développait un hommage à la Fantastique de Berlioz (d’où son titre de « nouvelle symphonie fantastique »). Dans une orchestration flamboyante qui soigne chaque accent des percussions, la 6è affirme son tempérament singulier dans sa polytrythmie, sa versatilité mélodique, son énergie bouillonnante (le Scherzo est à ce titre éloquent, entre saillies démoniaques et vertiges plus lyriques… dans le Finale évoluant de si mineur à mi bémol majeur, les musiciens expriment avant tout la liberté de l’écriture, son expressivité sauvage, comme électrisée, avant une conclusion souveraine, réalisée dans le fameux choral idéalement apaisé et serein.

Poésie, tragédie, profondeur mais aussi colorisme et timbres raffinés,… l’éclectisme flamboyant de Martinu qui n’a jamais écarté ses profondes attaches tchèques, scintille et vibre avec ferveur dans cette intégrale superbement défendue avec le cœur et la fougue espérées. CLIC de CLASSIQUENEWS été 2026

 

 

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CRITIQUE CD, événement. MARTINU : Symphonies n°1-6. Bamberger Symphoniker, Jakub Hrůša, direction – 2 cd Deutsche Grammophon 2025 – Plus d’infos sur le site de l’éditeur DG Deutsche Grammophon : https://www.deutschegrammophon.com/en/catalogue/products/martin-the-symphonies-jakub-hrsa-14082

 

 

 

 

 

 

 

autres critiques cd Jakub Hrůša sur classiquenews

CRITIQUE, CD événement. HANS ROTT : Symph n°1 – Bamberger Symphoniker – Jakub Hrůša (Deutsche Grammophon) :
https://www.classiquenews.com/critique-cd-evenement-hans-rott-symph-n1-bamberger-symphoniker-jakub-hrusa-deutsche-grammophon/
La figure de HANS ROTT (1858–1884) proche de Bruckner et de Mahler, dépressif et mort à.. 25 ans (!), reste une légende inclassable ; l’âge et un destin fauché empêcheraient une estimation objective ? ; du fait de sa seule symphonie, en l’absence d’un corpus symphonique qui promettait bien d’autres développements, le compositeur disparu trop tôt est banni d’une estimation à la mesur de son talent réel : dans bien des cas, Rott est taxé de suiveur inabouti entre les deux compositeurs précités ; or sa Première Symphonie (composée en 1880 – découverte en 1989) démontre tout l’inverse ; l’activité maîtrisée d’une puissante créativité douée d’un profondeur manifeste ; c’est toute l’approche de Jakub Hrusa que de révéler le génie de Rott, dans son originalité spécifique : la puissance de Bruckner dont l’aspérité entre blocs serait polie, résolue par une texture enveloppante à la fois wagnérienne (et brahmsienne), sans omettre une énergie franche souvent enivrée à la Mahler.

 

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(BASSIN D’ARCACHON) 17èmes ESCAPADES MUSICALES, du 18 juin au 18 juillet 2026

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Créé en 2010, le festival Les Escapades Musicales fidélise, en Nouvelle Aquitaine, les plus grands artistes internationaux et un public nombreux pour un voyage musical le long de l’Eyre et autour du Bassin d’Arcachon : écrin naturel spectaculaire, qui invite aussi la flamboyante et fragile nature aux noces de la Beauté et de la magie promise… Pendant 5 semaines, les plus beaux sites naturels et patrimoniaux du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre composent un cadre magicien, le temps de concert enchanteurs.

 

l’émerveillement 
comme force de transformation

Dans un monde chaotique et fragmenté, s’affirme comme nécessité « la puissance de l’émerveillement »… l’intention du directeur artistique, le violoncelliste Pejman, est claire : «  l’Europe est une terre de civilisation, de culture et c’est ce qui a fait le socle de sa prospérité. (…) … notre Festival constitue un havre, un refuge où l’on célèbre collectivement la beauté et la fraternité dans un territoire aussi beau que fragile. C’est justement la beauté de la musique qui a émerveillé le jeune persan que j’étais, qui l’a bouleversé et a orienté son engagement à la servir et la partager… et qui a donné au Français que je suis devenu la conviction que l’émerveillement est un vecteur de transformation du monde ! ».

Et aux politiques et financeurs peu convaincus, le Conseil d’administration a bien raison de souligner « que la culture a contribué en 2023 pour plus de 49 milliards d’euros à la création de richesse et à notre PIB ! Ainsi, l’État et les institutions publiques doivent faire des économies… mais attention à ne pas tuer le malade ! », on ne peut que souscrire à cette leçon qui relève de l’expérience concrète et du bon sens.

Cet été, les 17èmes Escapades Musicales se réinventent en confirmant les réalisations précédentes : combinaisons superlatives d’instruments (dont un concert attendu associant harpe et… violoncelle !), solistes chambristes convaincants voire enivrants, et toujours le soutien aux jeunes musiciens en pleine croissance, curieux d’enrichir encore leur expérience artistique. Les Escapades font la part belle à l’opéra et aux jeunes talents, engagement manifeste comme en témoigne cette année, la création de l’Académie d’opéra qui désormais programmée la dernière semaine du Festival, en assure la clôture en apothéose : cet été, 3 représentations de Carmen, en version resserrée, intense, tragique.

Au total à l’été 2026, 13 événements à ne pas manquer à Bélin-Bélier, Mios, Arcachon, Andernos-les-Bains, La Teste de Buch, au Pyla-sur-Mer, au Cap-Ferret… entre autres

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TOUTES LES INFOS, le détail des programmes, les artistes invités en 2026 sur le site des escapades musicales : https://www.lesescapadesmusicales.com/

 

 

 

temps forts

 

 

JEUDI 18 JUIN 2026, 20h30
CONCERT D’OUVERTURE
PORT DE TUILES DE BIGANOS
CONCERT OFFERT
DUO SYNANTAO
Carjez Gerretsen, clarinette
Rémy Poulakis, ténor & accordéon

VENDREDI 19 JUIN 2026, 20h30
CHÂTEAU DE SALLES
ENSEMBLE SAXBACK
25 route du Béguey, 33770 Salles
Tom Caudelle, saxophones
Paul Lamarque, saxophones
Cécilia Lemaitre Sgard, clarinettes
Louise Marcillat, clarinettes Mib & Sib
Antonin Pommel, saxophones
Mathilde Salvi, saxophones

« Tragic Love » : Sextuor unique en son genre, Saxback est un savant cocktail d’instruments à vents (bois et cuivres) tous nés du génie inventif d’Adolphe Sax – saxophones, saxhorn et clarinettes. Il interprète aussi bien des transcriptions de Bach, Prokofiev, Debussy ou Bernstein que des œuvres composées sur mesures, faisant appel aux compositeurs contemporains comme A. Markeas, T. Probst, N. Gouin, E. Goubert, M. Stefanelli, …
Dessner – Aheym Bryce
Prokofiev – Roméo et Juliette
Bernstein – West Side Story

 

SAMEDI 20 JUIN 2026, 20h30
CHÂTEAU DE RUAT, LE TEICH
CONCERT OFFERT
PIERRE GÉNISSON ET LE QUATUOR DE RÊVE
76 rue de la côte d’argent, 33470 Le Teich
Pierre Génisson, clarinette

Quatuor de rêve :
Hugo Meder, violon
Michael Riedler, violon
François Martigné, alto
Pejman, violoncelle

« La clarinette des Lumières » : entre ombre et clarté, de l’élégie introspective de Busoni aux arabesques virtuoses de Spohr, le programme fait dialoguer des partitions majeures, éloquentes avec un chef-d’œuvre pour quatuor à cordes, le quatuor en ut dit du « Soleil » de Haydn.

 

VENDREDI 26 JUIN 2026, 20h30
ÉGLISE SAINT-MAURICE
GUJAN-MESTRAS
ENSEMBLE LA MANDORLE
18, Avenue de l’Eglise – 33470 Gujan-Mestras
Elodie Brzustowski, théorbe
Victoire Delnatte, hautbois
Camille Sors, violoncelle
Clotilde Sors, violon

« Les lauriers sont coupés  » : « J’avoue que j’aime beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend ; et si l’on peut joindre les deux, je n’en serai que plus satisfait. », François Couperin, Préface aux Goûts Réunis (1724). Couperin est ainsi célébré par sa clairvoyance et son ouverture sensible ; entre deux univers esthétiques : la grâce raffinée de la France et la fougue expressive, chantante, virtuose de l’Italie. L’ensemble La Mandorle, conciliateur et fédérateur, propose ce programme réconciliant les deux nations dans une esthétique prônant les “Goûts-réunis”.

 

 

JEUDI 2 JUILLET 2026, 20h30
ÉGLISE DU MOULLEAU ARCACHON
ORCHESTRE DE CHAMBRE DE TOULOUSE
ALEXIS CÁRDENAS, VIOLON
Avenue Saint-Dominique – 33120 Arcachon

« Folia Latina » : entre Alexis Cárdenas et l’Orchestre de Chambre de Toulouse, le coup de foudre se poursuit dans l’éclat d’une complicité concrète, palpable à chaque concert. « Folie Latina » souffle un vent de passion hispanique ; Entre lyrisme et virtuosité diabolique, le programme voyage d’Espagne à l’Amérique latine avec l’archet virevoltant du grand violoniste vénézuélien…
Antonio Vivaldi – Les Quatre Saisons revisitées
Joaquin Turina – La Oración del Torero
Astor Piazzolla – Oblivion
Aldemaro Romero – Fuga con Pájara Pinta
TARIF A – 35€

 

VENDREDI 3 JUILLET 2026, 20h30
ÉGLISE SAINT-ELOI ANDERNOS-LES-BAINS
SHAMIM MINOO, HARPE – Révélation Escapades Musicales 2026
PEJMAN, VIOLONCELLE
Boulevard de la plage – 33510 Andernos-les-Bains

« Dialogue magique » : il existe des rencontres musicales qui semblent évidentes. Celle du violoncelle et de la harpe fait partie de ces miracles sonores où deux instruments a priori étrangères l’une à l’autre, l’un profond, l’autre aérien s’unissent pour créer une poésie nouvelle. Le concert est une rencontre de deux rois de la poésie, un moment suspendu où les timbres se fondent et se répondent, chantent et s’aiment…

 

SAMEDI 4 JUILLET 2026, 20h30
VILLA TETHYS – PYLA-SUR-MER
FONDATION GAUTIER CAPUÇON
14 Avenue de la Plage, 33115 Pyla-sur-Mer
Léon Haffner, violon
Sofie Leifer, violon
Gatien Leray, alto
Felix Rosenboom, violoncelle

« Quatuor de la Fondation Gautier Capuçon »  : le programme oppose deux chefs d’œuvres du répertoire de quatuor à cordes : le quatuor en sol mineur de Claude Debussy, et le quatuor en la mineur de Felix Mendelssohn. Deux styles parfaitement distincts : le premier propre au début du XXe siècle, en plein essor des couleurs et des harmonies impressionnistes ; le second ancrée dans la tradition allemande romantique du XIXe siècle ; ils ont en commun une immense variété d’émotions, de la douceur la plus subtile à la férocité la plus ardente.
Avant chaque quatuor, une bible pour les deux auteurs : un choral de Johann Sebastian Bach – redécouvert par Mendelssohn après un siècle d’oubli et déifié par Debussy …
Bach – Es stehn vor Gottes Throne BWV 309
Debussy – Quatuor op.10
Bach- Nun lob, mein Seel, den Herren BWV 360
Mendelssohn – Quatuor n.2 op.13

 

JEUDI 9 JUILLET 2026 – 20h30
HIPPODROME DE LA TESTE
ADRIEN MOIGNARD 4TET : « Miroirs : le concert de Jazz ! »
HIPPODROME DU BEQUET
785, Route de Cazaux – 33260 La Teste de Buch

Adrien Moignard, guitare
Julien Cattiaux, guitare
Benji Winterstein, guitare
Fabricio Nicolas-Garcia, contrebasse

 

SAMEDI 11 JUILLET – 20H30 – CHAPELLE FORESTIERE
PYLA-SUR-MER
JEAN-PAUL GASPARIAN, PIANO – Prix Escapades Musicales 2026
Rue de la Chapelle Forestière – 33115 Pyla-sur-Mer
« De la poésie à la virtuosité »

Délicatesse onirique de Debussy, profondeur lyrique de Fauré, le programme s’illumine avec le romantisme et la fougue de Chopin. Ici la virtuosité exprime l’émotion…
Debussy – Suite bergamasque
Fauré – Nocturne n.6 op.63
Chopin – Ballade n.3 op.47, Nocturne n. 13 en ut mineur
Debussy – Fêtes (extrait des 3 Nocturnes pour orchestre – transcription pour piano solo)
Chopin – 3 Valses op.64, Polonaise héroïque op.53

 

 

VERTIGES LYRIQUES en clôture

16, 17, 18 juillet 2026

WEEK-END DE CLÔTURE
ACADÉMIE D’OPÉRA DES ESCAPADES MUSICALES
Lisa Chaïb-Auriol, soprano
Winona Berry, mezzo-soprano
Kaëlig Boché, ténor
Olivier Gourdy, baryton-basse
Carjez Gerretsen, clarinette
Thomas Tacquet, piano
Pejman, violoncelle et direction

« Carmen » : autour de quatre voix prometteuses, chacune « Prix Révélations Escapades Musicales », le Festival s’engage désormais pour sa propre production d’opéra afin de clore en beauté chaque édition. Pensée par Pejman, directeur artistique dans un format resserré, dynamique ne sacrifiant en rien l’intensité émotionnelle, la production déjà très attendue, révèlera le tempérament des jeunes chanteurs académiciens, portés, encouragés par la complicité de Thomas Tacquet au piano, de Carjez Gerretsen à la clarinette.
En 2026, place au chef d’œuvre de Georges Bizet : l’éternelle et puissante « Carmen » !

 

3 représentations de CARMEN dans 3 lieux différents :

JEUDI 16 JUILLET 2026, 20h30
PARC BIRABEILLE – MIOS
En cas de mauvais temps, le concert aura lieu au complexe sportif P&R Mayonnade entrée 1 – 1 impasse colibri, 33380 Mios
VENDREDI 17 JUILLET 2026, 20h30
PARC MAURESQUE ARCACHON
1, Allée Turenne – 33120 Arcachon
En cas de mauvais temps, le concert aura lieu au Théâtre de l’Olympia : 21, Avenue du Général de Gaulle – 33120 Arcachon
SAMEDI 18 JUILLET 2026, 20h30
PHARE DU CAP-FERRET
En cas de mauvais temps, le concert aura lieu à l’Eglise Notre-Dame-des-Flots, 1 Rue des Roitelets – 33970 Cap-Ferret

 

 

entretien

ENTRETIEN avec le violoncelliste et chef d’orchestre PEJMAN, directeur artistique des Escapades musicales / Festival international du bassin d’Arcachon – Val de l’Eyre 2026

 

CLASSIQUENEWS : Quelle est la ligne artistique de la programmation ?

PEJMAN : Les Escapades Musicales, c’est la promesse de l’école buissonnière de la musique classique ! Aussi, mon unique axe, c’est l’émerveillement du public, avec à chaque fois des artistes du plus haut niveau (qu’ils soient déjà reconnus internationalement ou des pépites qui vont s’affirmer sur toutes les plus grandes scènes ces prochaines années). Offrir un cheminement permettant la découverte de toutes les formes possibles partant des configurations « reines » comme le récital de piano, le concert de quatuor à cordes, le quintette avec Clarinette, un quintette vocal a capella… mais également de nombreuses formations originales, comme le sextuor à vent, la production de notre propre opéra, en version de chambre, un duel de piano, mis en scène, un concert de jazz virtuose…            Photo © Escapades Musicale

 

 

CLASSIQUENEWS : Quels en sont les temps forts ? Des programmes inédits, des spécificités, des créations ?

PEJMAN : Le festival s’articule autour de plusieurs temps forts qui témoignent de son engagement artistique, territorial et environnemental :
Un volet pédagogique renforcé — 4 sessions destinées aux jeunes du territoire, dont une vingtaine d’enfants en situation de handicap. Deux week-end avec trois séjours bas carbone, associant musique, mobilité douce et découverte du territoire.
Un concert au profit de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, affirmant l’engagement environnemental du festival. Trois concerts offerts, pour rendre la musique accessible à tous grâce a la générosité de nos mécènes ou des communes partenaires.
Un foodtruck présent en amont de certains concerts, dans une sélection de sites magiques.
La communauté de covoiturage des Escapades Musicales mise en place cette année via la plateforme régionale Covoit’Modalis, pour encourager une mobilité partagée.
La mise en valeur de lieux patrimoniaux : pour la première fois, avant plusieurs concerts, l’association HTBA présente les lieux patrimoniaux spécifiques des Escapades Musicales.
Le week‑end de clôture : grande nouveauté 2026, création de notre propre Académie d’opéra — autour de nos merveilleuses voix Révélations Escapades Musicales dans un esprit de tournée à Mios, au parc Mauresque d’Arcachon, et au pied du phare du Cap-Ferret en clôture.

 

CLASSIQUENEWS : Depuis les premières éditions du festival, comment a évolué le festival ? Comment s’inscrit-il dans le territoire local ? Vers quel format, quel dispositif vous orientez-vous à présent ?

PEJMAN : Depuis sa création, le festival Les Escapades Musicales n’a cessé de se développer tout en restant fidèle à son identité : proposer des concerts d’excellence dans des lieux naturels ou patrimoniaux d’exception du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre, au plus proche des populations. Au fil des éditions, le festival a élargi son rayonnement, renforcé ses partenariats locaux et affirmé son rôle d’acteur culturel majeur du territoire.
Son ancrage territorial est aujourd’hui l’une de ses forces : chaque concert est pensé en dialogue avec le lieu qui l’accueille, et le festival travaille main dans la main avec les communes, les associations, les acteurs touristiques et les structures éducatives. Les Escapades Musicales participent ainsi pleinement à la valorisation du patrimoine local et à la dynamique culturelle du territoire, notamment grâce à un important volet pédagogique à destination des jeunes. Nous constatons réellement l’apport de la culture dans la dynamisation d’activité, donc économique, comme l’attractivité touristique avec une approche souhaitable et durable. Cette démarche est gagnante autant pour les habitants que pour les visiteurs : l’émerveillement pour chacun et le « mainstream » pour tous !

 

CLASSIQUENEWS : Comment s’inscrit cette nouvelle édition vis à vis des précédentes ? Y a-t-il des nouveautés ?

PEJMAN : Cette 17ᵉ édition s’inscrit dans la continuité de l’ADN des Escapades Musicales — un festival itinérant qui met en dialogue musique classique, patrimoine naturel et lieux d’exception — tout en franchissant une nouvelle étape majeure dans son développement artistique.

Comme évoqué, la grande nouveauté de cette année est la création de l’Académie d’opéra des Escapades Musicales en version de chambre cette année. Pensée dans un format resserré, dynamique et sans temps mort, cette production promet une intensité émotionnelle continue. Pour inaugurer cette nouvelle aventure, c’est le chef d’œuvre de Bizet « Carmen » qui ouvre le bal cette année.

Notre objectif suite à notre classement de 23e festival de musique classique de France est d’intégrer le top 14 d’ici 2030 grâce à un renforcement et un développement de tous nos partenariats ! Ainsi, nous souhaitons le plus rapidement possible, proposer à l’avenir notre académie d’opéra avec un véritable orchestre permettant de donner encore davantage d’émotion et d’impact pour le public comme pour la promotion du territoire.

 

Propos recueillis en mai 2026

 

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29ème FESTIVAL DURANCE LUBERON, du 7 au 22 août 2026. THE SASSY SWINGERS, IRINA STOPINA (Tosca), CORE CORSU, LA MECANICA, NIKKI & JULES, RÉMY BRES-FEUILLET…

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Le 29ème FESTIVAL DURANCE LUBERON (84) affiche à l’été 2026, du 7 au 22 août 2026, « un programme de Musiques à Voir, éclectique et brillant ». Tout au long des 8 événements attendus, les festivaliers retrouvent cette ambiance précieuse, festive, chaleureuse et conviviale, comme suspendue grâce aux soirées “apéroJazz” et “apérOpéra”, toujours très largement plébiscitées d’édition en édition : un modèle inestimable de l’art du vivre ensemble. Chaque concert met en scène un site patrimonial exceptionnel, alliant expérience et découverte entre monument et musique : Cour d’honneur et terrasse du Château de la Tour d’Aïgues, Place de l’église à Grambois, Place de l’église et Cour du Château de Lauris, …

 

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Photo : © B. Périsson

 

 

La programmation de ce cru 2026, concoctée comme à son habitude par Luc Avrial (Président du Festival) favorise les équilibres et la découverte, avec des musiciens et de grandes voix de la Région Sud, ce dans tous les styles (opéra, jazz, opérette, musique du monde, art lyrique,…).

Éco-responsable, particulièrement accessible (découvrez cette année le nouveau “PASS-FESTIVAL”), le Festival Durance Luberon s’annonce plus riche et divers que jamais, avant sa 30ème édition en 2027 !

 

 

Éclectique, le Festival cultive avec délices sa diversité : ouverture ven 7 août avec le sextet rétro impertinent et chorégraphié « The SASSY SWINGERS » (Cour d’honneur du Château de la Tour d’Aigues, 21h), puis dim 9 août, Chœur CORE CORSU (chants des village de la montagne corse, Place de l’église à Grambois, 19h30). Beau contraste le week end des 14 et 15 août : Tosca en version de poche avec dans le rôle titre, Irina Stopina, aux côtés de Christophe Berry (Mario) et Florent Leroux Roche (Scarpia), ven 14 août (Cour d’honneur du Château de la Tour d’Aigues, 21h), puis samedi 15 août, vibrations jazz (quintette franco-américain « Nikki & Jules », Cour du Château de Lauris, 21h). Enfin, pour son dernier week end des 21 et 22 août, le Festival Durance Lubéron propose d’abord un concert de SALSA CUBAINE avec l’orchestre « LA MECANICA » (au programme musiques de Guillermo Portabales, d’Arsenio Rodrigues, Ignacio Piñero, Nico Saquito …), Cour d’honneur du Château de la Tour d’Aigues, 21h ; enfin, samedi 22 août, programme baroque inédit, alliant romanesque et brio vocal, « Le Comte de Monte Cristo, opéra imaginaire » (apérobaroque) avec le contre ténor Rémy Brès-Feuillet. Au programme : florilège de grands airs d’opéra et d’oratorios baroques illustrant les péripéties d’Edmond Dantès, musiques de G-F. Haendel, Alessandro Scarlatti, Antonio Caldara, Antonio Vivaldi … Place de l’église de Lauris, 19h30 (apéritif offert)….

 

 

TOUTES LES INFOS, la billetterie en ligne, le détail des programmes, les artistes et les ensembles invités sur le site du Festival DURANCE LUBÉRON 2026 : https://www.festival-durance-luberon.com/

 

 

 

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AIX-LES-BAINS, 37ème Festival Lyrique, samedi 18 et dimanche 19 juillet 2026. Une nuit chez Offenbach, Suivez le guide… Éléonore Pancrazi, Jérémy Duffau, Antoine Perrier, Jean-François Vinciguerra, Estelle Danvers…

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2026, Aix-les-Bains… ENSORCELANT !  Pour sa 37ème édition, le Festival Lyrique affiche deux spectacles incontournables ; de quoi vous hypnotiser ! : « Une nuit chez Offenbach » (le 18 juillet) puis « Suivez le guide » (le 19 juillet), deux perles lyriques savoureuses servies par un plateau vocal très prometteur. Artistes invités en 2026 : Eléonore Pancrazi (mezzo-soprano / marraine d’honneur du Festival 2026, Victoire de la musique classique 2019), Pauline Courtin (soprano), Laurène Paternò (soprano), Jeremy Duffau (ténor), Thomas Morris (ténor bouffe), Antoine Perrier (baryton), Jean-François Vinciguerra (baryton-basse)…

 

 

Pour réussir la veine comique voire délirante, il faut de l’expressivité, de la finesse, de la nuance… C’est assurément ce que cultivent les deux artistes concepteurs des spectacles présentés, Estelle Danvers, directrice artistique et chorégraphe, et Jean-François Vinciguerra, artiste lyrique et metteur en scène. Leur connaissance très fine des répertoires éclaire chaque approche dans le sens de la justesse théâtrale et musicale. Une vision particulièrement convaincante pour (re)découvrir les perles du genre opérette et de l’opéra sous toutes ses formes… Cet été, frissonnez et vibrez à l’occasion d’un dîner délirant chez Offenbach ; puis suivez le guide, à vos risques et périls !…. Chaque spectacle est l’occasion de (ré)écouter les joyaux du théâtre lyrique. A Aix-le-Bains, chaque été, délire et subtilité s’invitent grâce à la complicité artistique de chanteurs de haute volée.

 

 

 

UNE NUIT CHEZ OFFENBACH
Théâtre du Casino Grand Cercle
Samedi 18 juillet 2026, 17h

Lors d’un dîner nocturne où paraissent des revenants facétieux, proches cousins de la Famille Adams, retrouvez les plus beaux extraits des ouvrages de Jacques Offenbach, le Mozart des Champs-Élysées : de LA VIE PARISIENNE, LA PERICHOLE, LA GRANDE DUCHESSE DE GEROLSTEIN, aux CONTES D’HOFFMANN … Génie de la joie et de l’humour, Offenbach, véritable maître du genre lyrique, fut aussi un observateur affûté de la société parisienne du XIXᵉ siècle. Dans la salle à manger du Château de Castelardo, par une nuit d’orage illuminée d’éclairs, surgissent d’étonnants personnages restés immobiles sous de grands voiles noirs depuis… 1880. « Minuit sonnant commence la fête… » : la Muse d’Hoffmann réveille ces ectoplasmes attachants,… Dans une mise en scène ciselée, proche d’une véritable « folie branquignolesque », les personnages ressuscités vous entraînent à la découverte d’œuvres méconnues signées Offenbach — petits bijoux musicaux et pleins d’esprit — aux côtés de ses plus grands succès …

RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site du Festival Aix Lyrique : https://spectacles.aixlesbains-rivieradesalpes.com/programmation/par-genre-par-mois/detail/37eme-festival-lyrique-aix-les-bains-7189449/
Une Nuit chez Jacques Offenbach 
Imaginé et mis en scène par Jean-François Vinciguerra
Chorégraphie Estelle Danvers
Direction musicale & piano : Thomas Palmer
Création Lumière : Luc Khiari
Avec
Pauline Courtin (soprano)
Élénore Pancrazi (mezzo-soprano)
Jérémy Duffau (ténor lyrique)
Thomas Morris (ténor bouffe)
Antoine Perrier (baryton)
Jean-François Vinciguerra (baryton-basse)
Ballet Compagnie Lychore (Jessica Bossard, Domitille Demaret, Taïna Han-Sze-Chuen, Anaïs Suchet, Maxime Bordessoules, Guillaume Caballe, Flavian Laigle, Guillaume Revaud)
Choeur du Festival Lyrique

 

 

 

 

 

 

SUIVEZ LE GUIDE !
Théâtre du Casino Grand Cercle
Dimanche 19 juillet 2026, 15h

L’Univers parallèle où l’opérette prend vie… À la suite d’un incident électrique inattendu, un guide touristique et son groupe sont propulsés dans un univers parallèle où l’opérette prend vie. À l’image du film « Une nuit au musée », labyrinthe délirant riche en péripéties, les personnages, décors et partitions se réveillent soudainement : solistes, choristes et ballet se mettent à vivre leur propre existence, dans une joyeuse folie, musicalement débridée. Pris dans cette tornade artistique, les touristes sont les spectateurs privilégiés d’un voyage fantaisiste et burlesque, traversant les époques, les styles, à la (re)découverte des plus grands compositeurs de l’opéra-comique et de l’opérette.

RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site du Festival Aix Lyrique : https://spectacles.aixlesbains-rivieradesalpes.com/programmation/par-genre-par-mois/detail/37eme-festival-lyrique-aix-les-bains-7189449/
Suivez le Guide !
Imaginé par Jean-François Vinciguerra
Mis en scène par Estelle Danvers et Jean-François Vinciguerra
Chorégraphie : Estelle Danvers
Direction musicale & piano : Thomas Palmer
Création : Lumière Luc Khiari
Avec
Élénore Pancrazi (mezzo-soprano)
Laurène Paterno (soprano)
Jérémy Duffau (ténor lyrique)
Jean-François Vinciguerra (baryton-basse)
Ballet Compagnie Lychore (Jessica Bossard, Domitille Demaret, Taïna Han-Sze-Chuen, Anaïs Suchet, Maxime Bordessoules, Guillaume Caballe, Flavian Laigle, Guillaume Revaud)
Choeur du Festival Lyrique

 

COURS DE DANSE CLASSIQUE ouvert tous !

En plein air et pour tous durant le Festival :
DANSE CLASSIQUE POUR TOUS
Jeudi 16 juillet 2026 à 18h – Place Carnot (Aix-les-Bains)
Participez à un cours de danse classique avec les danseurs du Festival, en plein air, ouvert au grand public. Energie, musique et mouvements partagés, venez vibrer et entrez dans la danse avec eux.

 

 

TOUTES LES INFOS, la billetterie en ligne sur le site du Festival Lyrique Aix-les-Bains 2026 : https://www.festivalaixlyrique.fr/

 

 

 

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Précédentes productions à l’affiche du Festival lyrique Aix-les-Bains :

 

 

 

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12ème CAP FERRET MUSIC FESTIVAL 2026 (Bassin d’Arcachon), du 4 au 11 juillet 2026

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Comme chaque été, dans le cadre spectaculaire du bassin d’Arcachon, le CAP FERRET MUSIC FESTIVAL (CFMF) sait mettre en scène les magnifiques paysages en concerts ; entre musique et Nature, le festival inaugure sa nouvelle édition estivale par un grand programme, hautement festif, gratuit, avec un plateau impressionnant et un final pyrotechnique idéalement rythmé au diapason des musiques programmées ; suivent 5 concerts du soir dans plusieurs sites emblématiques de la Presqu’île.

 

La pianiste Hélène Berger, directrice artistique, comme un grand bol d’air marin, insuffle une énergie fédératrice brassant large, associant de façon exemplaire, partage, accessibilité, transmission… Chaque été au Cap Ferret, le CFMF est une fête fraternelle qui réunit ensemble, artistes de toutes générations, publics, sites naturels. La musique est un langage universelle qui rapproche et renforce notre humanité. L’expérience est unique, d’autant plus dans une Nature à couper le souffle…

 

 

Outre le cycle de concerts sur le Bassin, le Festival poursuit et amplifie même ses actions de transmission, offrant à nouveau un tremplin pour de jeunes talents (lauréats des concours partenaires), soit 7 concerts annoncés, sans omettre le concert dédié au jeune public mais aussi, côté pédagogie, la riche activité de l’Académie musicale (15 professeurs, 70 stagiaires, 7 ateliers). Cette année les festivaliers pourront également découvrir l’Orchestre de jeunes pianistes du Basson d’Arcachon, comme suivre les progrès des jeunes musiciens grâce aux 12 masterclasses ouvertes au public…

 

 

TOUTES LES INFOS, les programmes, les concerts, les artistes invités, les lieux du Festival : https://www.capferretmusicfestival.com/index.html

 

 

 

 

Temps forts 2026

 

 

DIMANCHE 5 JUILLET 2026,
THE BOOK OF LIFE

Inspirée par les textes sacrés anciens, cette œuvre grandiose pour chœur, orchestre et solistes est un voyage musical, riche en harmonies irisées, mystère, rythmes irrésistibles, mélodies envoûtantes.
Ce moment fort du festival, musical et spirituel, s’inspire du Livre de l’Ecclésiaste ; le chef et compositeur Laurent Couson y associe un poème original en anglais, qui invite chaque être humain à être « inscrit dans le Livre de la Vie ». Cette prière, inspirée du rituel de Yom Kippour et du célèbre Kol Nidrei, est ici restituée dans sa langue d’origine, l’araméen. Laurent Couson fait également dialoguer trois poètes mystiques : le perse Hâfez, le marocain Hatim de Tavy, la sainte espagnole Thérèse d’Avila.
Laurent Couson avait marqué les esprits avec la création de son Requiem XIX en décembre 2021 , à l’Auditorium de Bordeaux. La plateau est prometteur : 16 musiciens de France, d’Ukraine, de Russie, du Japon, de Corée, d’Allemagne, de Croatie (orchestre à cordes et piano) ; ainsi que 30 choristes de l’ensemble vocal d’Aquitaine (Laurent Couson direction).

 

 

LUNDI 6 JUILLET 2026, 21h
Lyatoshynsky Trio
La Conche, Cap Ferret
Lyatoshynsky Trio
Mykhaylo Zakharov violon,
Susanne Szambelan violoncelle,
Artem Yasynskyy piano

Brahms: Piano Trio No. 1 in B major, Op. 8
Borys Lyatoshynsky: Piano Trio No. 1 or No. 2
Piazzolla: Cuatro Estaciones Porteñas
Fondé en 2019, le Trio Lyatoshynsky défend un répertoire vaste, mêlant classiques et créations contemporaines. Leur premier album, consacré à Borys Lyatoshynsky, a été diffusé sur la célèbre BBC Radio 3, confirmant ainsi leur statut d’ambassadeurs de la musique de chambre ukrainienne dans le monde.

 

 

MARDI 7 JUILLET 2026, 21H
PIANO VOYAGEUR
Place Ubeda, Le Canon

Carnets de voyage
DUO MOUSEION, piano 4 mains (Russie – Arménie)
et Rebecca OMORDIA, piano solo (Roumanie)
/ …

Mendelssohn : Andante et Allegro brillante en la majeur, op. 92 (1841)
Schubert : Fantaisie en fa mineur, D. 940 (1828)
Maurice Ravel : Rhapsodie Espagnole (1907)
Piotr Ilitch Tchaïkovski / Sergueï Rachmaninov
La Belle au Bois Dormant
Igor Stravinsky : Danse russe (1911)
Astor Piazzolla : Histoire du Tango (1986)
Le jeu du Duo Mouseion se révèle envoûtant et fougueux, à l’image des meilleurs interprètes russes…

 

MERCREDI 8 JUILLET 2026, 21h
Quintette VENTS ET MERVEILLES
Maison Forestière, Piquey
Avec les musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg
Flûte traversière : Sandrine François /
Clarinette : Théo Fuhrer / Basson : Rafael Angster /
Cor : Alban Beunache / Piano : Marie Stoecklé

Double Reed Loop pour basson et clarinette de Karol Beffa : une conversation rythmique espiègle au langage accessible mêlant influences classiques, jazz et pop.
Scènes de la forêt de Mel Bonis : composées en 1927 dans un style harmonique raffiné hérité de Fauré, ces quatre pièces bucoliques mettent en scène flûte, cor et piano dans des atmosphères tour à tour nocturnes, auroréales et chasseresses.
Quintette de Rimski-Korsakov : écrit à 32 ans pour un concours où le jury le boudait — mais que le public adopta aussitôt. Étonnamment, l’œuvre évoque aussi le Paris populaire du XIXᵉ siècle, avec ses airs légers et dansants, à l’exception du mouvement central, solennel, évoquant un choral orthodoxe. Programme séduisant mêlant modernité, méditation, légèreté.

 

 

JEUDI 9 JUILLET 2026, 21h
JAZZ A JANE
Centenaire John COLTRANE / Miles DAVIS
Quintet Nakama + David Pastor
DAVID PASTOR, trompette (Espagne)
Quintette NAKAMA
(France – Prix d’Honneur du Concours International Léopold Bellan 2025 en JAZZ)

 

TOUTES LES INFOS, la billetterie en ligne, le détail des programmes et les artistes invités : https://www.capferretmusicfestival.com/  

 

OFFRES SPÉCIALES, le « Pass tous concerts », le « Pass Premium » : https://www.capferretmusicfestival.com/billetterieenligne.html

 

 

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PERELADA (ESPAGNE). 40ème édition du Festival (d’été) de Peralada, du 17 juillet au 29 août 2026. Benjamin Bernheim, Ermonela Jaho, Bryn Terfel, Silvia Pérez Cruz, 10ème Campus Peralada, Lorena Nogal, Trio Fortuny, Montserrat Torrent…

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4 décennies, un écrin de verdure et un cadre palatial font la magie chaque été du Festival Castell de Peralada. Après un magnifique festival de Pâques, le Festival d’été promet de prochains moments enchanteurs sous la voûte étoilée de la Catalogne espagnole. Cette édition est d’autant plus attendue qu’elle marque la 40ème édition. Les mélomanes les plus exigeants savent que Peralada leur offre des plateaux artistiques de rêve… du 17 juillet au 29 août 2026, le programme répond au plus haut niveau d’exigence. Récital lyrique, musique de chambre, sans omettre opéra, création contemporaine, musique sacrée baroque, et danse… toutes les disciplines, toutes les écritures sont présentes cet été à Peralada.

 

Depuis ses débuts, les voix lyriques les plus envoûtantes ont fait la réputation de Peralada. Les récitals lyriques 2026 ne trahissent pas cette tradition de haut vol… voici nos coups de cœur pour une édition des 40 ans, qui s’annonce exceptionnelle. De quoi préparer votre séjour en Catalogne à l’occasion de concerts et spectacles inoubliables… dans plusieurs sites singuliers et désormais emblématiques (église du Carme, mirador, …) ; pas moins de 14 programmes événements, dont le dernier, le 29 août, célèbre à Barcelone avec Wagner, les 40 ans du Festival…

 

 

Temps forts Peralada été 2026

 

OUVERTURE : Mardi 17 juillet 2026, 20h

Ouverture du festival 2026, avec un duo de rêve : Benjamin Bernheim et Ermonela Jaho dans des airs d’opéras italien et français (Cilea, Puccini, Verdi, Gounod et Massenet… ). Au piano : l’excellent et sensible Marcos Madrigal qui vient de faire paraître chez le tout récent label Habanero, un remarquable récital dédié aux brésiliens Villa-Lobos et Santoro (Lire notre critique du cd : https://www.classiquenews.com/critique-cd-evenement-santoro-paulistanas-preludios-villa-lobos-ciclo-brasileiro-choros-v-bachiana-brasileira-n4-marcos-madrigal-piano-2-cd-habanero/)

 

Mercredi 18 juillet, 21h
Nuit exceptionnelle avec de nombreuses surprises : célébration du 40ème anniversaire au Mirador. L’expérience est complète : scénique, artistique, gastronomique, avec plusieurs invités dont les choix artistiques évoquent aussi les temps forts qui ont marqué l’histoire du premier festival estival en Catalogne…

 

 

Samedi 25 juillet, 19h
Récital du baryton basse gallois Bryn Terfel (mélodies et airs gallois, opéras, lieder… Lewis, Williams, Keel, Novello, Schubert, Debussy…, accompagné à la harpe (Hannah Stone et au piano (Annabel Thwaite)

 

Samedi 25 juillet, 22h30
Soirée lyrique au Mirador. Carles PRAT : Estètica i massacre, opéra contemporain créé au Liceu de Barcelone ( juillet 2025), sur le sujet de l’homme d’aujourd’hui avec ses apparences. Partition forte et tragique pour soprano et baryton.

 

Dimanche 26 juillet, 20h
Première mondiale – « Diario di une madre », création du cycle de chansons d’Alberto García Demestres (textes de Cristina Pavarotti), par la soprano Sabina Puértolas, avec Rubén Fernández Aguirre, piano.

 

Mardi 28 juillet, 22h
10ème anniversaire du Campus Peralada : Aleix Martinez, danseur étoile du Ballet de Hambourg, réunit de jeunes danseurs et musiciens, et des artistes de renommée internationale, dans une production destinée aux jeunes artistes : Niu (Nid).

 

Mercredi 29 et jeudi 30 juillet, 22h
Récital de Sílvia Pérez Cruz (voix et guitare). La chanteuse et compositrice espagnole fait ainsi son retour à Peralda.

 

Vendredi 31 juillet 2026, 20h
Danse, au Celler Peralada. Ballet « Le Terroir » de la chorégraphe et danseuse Lorena Nogal (reprise du spectacle créé à Peralada en 2025 et spécialement adapté au site du Celler) : exploration physique et sensorielle de la métamorphose, inspiré de process de fabrication du vin (de la matière brute à la fermentation, du temps à la mutation…

 

Samedi 1er et Dimanche 2 août, 22h
Danse. Les 4 Saisons de Vivaldi, chorégraphié en ballet hip-hop de Mourad Merzouki et sa Compagnie Käfig, avec le Concert de la Loge (Julien Chauvin, direction) – production créée à la Seine Musicale (Boulogne-Billancourt le 1er juin 2023)…

 

 

Mercredi 5 août, 20h
Musique de chambre. Le Trio Fortuny fête ses dix à Peralada. Joel Bardolet (violon), Marc Heredia (piano) et Pau Codina (violoncelle) jouent Beethoven, Chostakovitch, Schubert et la compositrice romantique française Mel Bonis (1858-1937).

 

Jeudi 6 août, 20h
Hommage à l’organiste espagnole Montserrat Torrent, née en 1926. En présence de la musicienne, les organistes Paolo Oreni et Joan Segui jouent deux créations mondiales commandées par le Festival à Bernat Vivancos et Raquel García Tomás.

 

Samedi 8 août, 20h
Soirée belcantiste de prestige en compagnie de Sara Blanch et Michael Spyres. Le programme n’est pas communiqué à ce jour mais les noms seuls promettent un beau feu d’artifice !

 

Dimanche 9 août, 20h
Vertiges baroques. Jordi Savall dirige la soprano Nuria Rial et le Concert des Nations dans un programme baroque italien, mêlant airs virtuoses et concerto grossi (ALBINONI, FERRANDINI, GEMINIANI, VIVALDI).

 

 

 

Samedi 29 août 20h

Concert exceptionnel WAGNER : pour ses 40 ans, le Festival de Peralada présente au Palau de la Música Catalana à Barcelone, un concert exceptionnel avec l’Orchestre du Festival de Bayreuth (Pablo Heras-Casado, direction) – Au programme : extraits de la Tétralogie : Rheingold, Die Walküre, Siegfried, Götterdämmerung… Avec la soprano Catherine Foster, le ténor Klaus Florian Vogt, le baryton-basse Nicholas Brownlee. Incontournable.

 

 

 

 

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Infos & Réservations : www.festivalperalada.com
Abonnement à la carte, offres spéciales : https://www.festivalperalada.com/en/programacio/325/abonament-a-la-carta/

 

 

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3ème CHAMONIX VALLÉE CLASSICS FESTIVAL, du 29 juillet au 5 août 2026. Quatuor Modigiliani, Quatuor Danel, Jean-Efflam Bavouzet, Boris Giltburg, Mathieu Herzog, Axelle Fanyo, Kunal Lahiry, Vadim Kholodenko, Alena Baeva et Kyril Zlotnikov …

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En citant le chef engagé Daniel Barenboim, David Joseph, président du CHAMONIX VALLÉE CLASSICS FESTIVAL précise l’esprit et les intentions d’une programmation remarquée et saluée et qui en 2026, affiche sa déjà 3ème édition. Du 29 juillet au 5 août 2026, 7 concerts et programmes vous attendent, soulignant combien Chamonix est la terre désignée de la culture, en particulier de la musique au sein des Alpes Françaises… Le Festival sait faire dialoguer musiciens et personnalités artistiques locales (ainsi Lionel Wibault, artiste chamoniard, skieur et guide de montagne, dont les œuvres participent à l’essor du Festival). Comme les éditions précédentes, les concerts ont lieu dans l’église Saint-Michel ainsi qu’à l’Espace Michel Croz 2 (EMC2) pour les concerts avec piano.

 

« La musique est le langage universel de l’humanité…. C’est un art qui touche au plus fondamental de l’existence humaine ; un art des sons qui traverse toutes les frontières »
Daniel Barenboim

 

 

A nouveau cette année, la présence de musiciens de renommée internationale souligne l’éclat du Festival au pied du Mont Blanc. Sont annoncés ainsi à Chamonix, plusieurs solistes et champions de la musique de chambre : le Quatuor Modigliani (dans l’Opus 18 numéro 6 de Beethoven et le très émouvant quintette pour cordes D956 de Schubert, avec le violoncelliste prodige Edgar Moreau, qui jouera aussi une sélection des Suites pour violoncelle de Bach).
A l’affiche également le Quatuor Danel (programme Chostakovitch à l’Eglise Saint-Michel), le pianiste Jean-Efflam Bavouzet (récital Haydn, Hummel, Beethoven) ; le pianiste Boris Giltburg dans un récital Rachmaninov et Ravel ; Vadim Kholodenko, Alena Baeva et Kyril Zlotnikov qui se joindront à l’altiste Mathieu Herzog dans un programme dédié aux Quatuors de Mozart, Schumann et Brahms ; enfin, diseuse autant que tempérament lyrique et tragique (elle vient de chanter Tosca), la soprano Axelle Fanyo revient avec le pianiste Kunal Lahiry pour clôturer le festival dans un programme musical participatif.

 

 

Joyaux de la musique de chambre au pied du Mont Blanc
7 concerts exceptionnels
du 29 juillet au 5 août 2026

 

 

 

Mercredi 29 juillet 2026
ESPACE MICHEL CROZ 2
HAYDN : Sonate
HUMMEL : Sonate pour piano op. 13 (dédiée à Haydn)
BEETHOVEN
Sonate pour piano op.22
Sonate pour piano op. 2 n°3 (dédiée à Haydn)
Jean-Efflam Bavouzet, piano

 

Jeudi 30 juillet 2026
ÉGLISE SAINT-MICHEL
Programme :
Chostakovitch : quatuor à cordes No. 1 en ut majeur Op.49
Chostakovitch : quatuor à cordes No. 8 en ut Minor Op.110
Tchaïkovski : quatuor à cordes No. 1 en ré majeur Op.11
Quatuor Danel

 

Vendredi 31 juillet 2026
ÉGLISE SAINT-MICHEL
Beethoven Opus 18 n°6 et avec Edgar Moreau
Schubert : quintette à cordes D956
Quatuor Modigliani

 

Samedi 1er août 2026
ÉGLISE SAINT-MICHEL
Jean-Sébastien Bach : Les suites pour violoncelle seul
Edgar Moreau, violoncelle

 

Dimanche 2 août 2026
ESPACE MICHEL CROZ 2
Quatuors avec piano
Mozart : KV 478,
Schumann : Op. 47,
Brahms : n°3 Op.60
Vadim Kholodenko, Alena Baeva, Kyril Zlotnikov, Mathieu Herzog
Ce concert est parrainé par Natalie et Jonathan Points

 

Mardi 4 août 2026
ESPACE MICHEL CROZ 2
Rachmaninov : Préludes,
Liszt,
Ravel : Gaspard de la Nuit
Boris Giltburg, piano
Ce concert est parrainé par Denise et David Joseph.

 

Mercredi 5 août 2026
ESPACE MICHEL CROZ 2
Un programme participatif
Axelle Fanyo, soprano
Kunal Lahiry, piano

 

Achetez votre billet
La billetterie est ouverte ! Réservez vos places maintenant pour les concerts de votre choix. https://www.cvc-festival.com/fr/billetterie/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOUTES LES INFOS, la billetterie, le détail des programmes, les artistes et ensembles invités sur le site du 3ème Chamonix Vallée Classics Festival 2026 : https://www.cvc-festival.com/fr/accueil/

 

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CD événement annonce. SCHUBERT : « Treasures » / Danses, Ländler, Valses… Rudolf Buchbinder, piano (2 cd Deutsche Grammophon)

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Dans son nouvel album, le pianiste viennois Rudolf Buchbinder revient à un répertoire familier, une collection de pièces qui l’accompagnent depuis l’enfance : les danses composées par Franz Schubert. La longue expérience, une réflexion personnelle nourrissent une interprétation très aboutie.

 

Pour ses 80 ans, le pianiste schubertien rassemble en 2 cd, l’intégralité des danses qui ont façonné le génie mélodique de Schubert ; c’est un corpus d’autant plus captivant à redécouvrir qu’il est négligé. Célébrées dans la vie sociale de Vienne au début du XIXe siècle, ces valses, ländler et écossaises éclairent la vie culturelle, le goût des divertissements en société de la Vienne romantique. Le génie de Schubert sait détecter sous la grande séduction des airs et des rythmes, une puissante veine d’introspection et mélancolique. Rudolf Buchbinder en a mesuré l’éactivité trouble en un subtil équilibre entre poésie, pudeur, fluidité… « Les danses de Schubert – comme ses chansons – sont des mondes miniatures qui révèlent un cœur gigantesque », avoue l’interprète. Ce double enregistrement renouvelle l’approche et la compréhension de Schubert ; il témoigne aussi d’un questionnement personnel. Prochaine critique à venir sur CLASSIQUENEWS

 

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Rudolf Buchbinder, piano / Schubert : Treasures – 2 CD Digipack  –  Plus d’infos sur le site de l’éditeur DG Deutsche Grammophon : https://store.deutschegrammophon.com/en-en/products/rudolf-buchbinder-schubert-treasures-114450

 

 

 

 

Tracklisting:
 
FRANZ SCHUBERT (1797–1828)
CD 1
36 Original Dances (“Erste Walzer”) D 365
16 Deutsche Tänze & 2 Ecossaises D 783
12 Waltzes, 17 Ländler & 9 Ecossaises D 145

CD 2
Galop & 8 Ecossaises D 735
Valses sentimentales D 779
16 Ländler (“Wiener Damen-Ländler”) & 2 Ecossaises D 734
Valses nobles D 969
12 Grazer Walzer D 924

 

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CRITIQUE CD événement. Karol SZYMANOWSKI (1882-1937) : Symphonie concertante pour piano et orchestre n°4 opus 60. 10 Mazurkas de l’opus 50 (sélection). Szymon Nehring, piano. Polish National Radio Symphony Orchestra, Marin Alsop, direction. (1 cd Rubicon 2022, 2025)

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Pour l’éditeur RUBICON, le pianiste polonais Szymon Nehring joue son compatriote Szymanowski, soulignant le caractère hautement lyrique et concertant de la Symphonie n°4 (malgré son titre, un véritable concerto pour piano et orchestre), puis la volubilité poétique, d’une sensualité suspendue des Mazurkas dont il a déduit une sélection au geste superlatif.

 

Contemporain de Ravel, Szymanowski est bien le compositeur polonais le plus audacieux et aussi le plus enchanteur de ce début du XXè (il est mort en mars 1937… comme Ravel, décédé en décembre). Sa musique est aussi riche et complexe que séduisante et voluptueuse, en témoigne sa Symphonie Concertante pour piano et orchestre – Symphonie n° 4 op. 60
Szymon Nehring et la cheffe Marin Alsop s’entendent à merveille dans une lecture vive et détaillée qui met aussi en avant les qualités expressive du Polish National Radio Symphony Orchestra, formation dont la maestra est directrice artistique, dont voici le premier enregistrement sous sa direction (mars 2025).
Les interprètes savent irriguer le tissu orchestral d’une tension fluide propre à la dernière période du compositeur qui après ses périodes symboliste, impressionniste, redécouvre les joyaux du folklore national, après avoir longuement revisité Scriabine, Debussy (après Wagner)… En 1932, achevant cette symphonie concertante avec piano, Szymanowski est professeur du Conservatoire de Varsovie (depuis 1927). Son écriture est d’une richesse flamboyante, jonglant avec une texture harmoniquement passionnante qui marque le retour au diatonisme le plus raffiné (dont témoigne aussi la partition de son ballet, Harnasie (Les Brigands, à redécouvrir absolument, contemporain de cette 4ème Symphonie).

Sur les pas du pianiste créateur (et dédicataire), Arthur Rubinstein, Szymon Nehring dès le premier mouvement, éclaire l’activité et les couleurs bartokiennes de cette symphonie pianistique où le clavier défend sa partie à l’égal des autres pupitres, dans une polyphonie vive, affûtée, crépitante (belle cadence, à la fois mordante et lumineuse). Agile et loquace, le piano parle et chante. Orchestre (bois et cuivres) fusionnent idéalement avec le piano dans le crépusculaire et très évanescent Andante molto sostenuto : ses harmonies et dissonances imprévisibles et suggestives…
La complicité entre le pianiste et les instrumentistes polonais fusionnent : le pianiste semble défendre un cheminement propre, comme un funambule, de plus en plus concerné par l’activité des musiciens qui l’environnent, avec lesquels il dialogue dans une intensité croissante, … laquelle explose littéralement dans l’Allegro non troppo où brille dès le début, l’accroche conquérante des percussions (timbales). Comme Ravel, Szymanowski cultive la suractivité redondante jusqu’à la transe, d’où ce finale volcanique voire « orgiaque » (selon les mots de l’auteur), exaltant l’intensité des danses populaires, leur caractère rustique et contrasté, presque sauvage et aussi d’un caractère anxieux. Éloquente, habitée, la direction de Marin Alsop concilie fluidité et relief, éclairant en saillies maîtrisées, un bel équilibre sonore et coloré avec le soliste au clavier.

Puis, fin et racé, le jeu du pianiste s’exprime a voce sola dans un choix passionnant de 10 Mazurkas (sur les 20 que regroupe le recueil opus 50), enregistrées en mai 2022 à Varsovie. Achevées en 1925, les Mazurkas de Szymanowski s’inscrivent dans l’héritage de Chopin évidemment : complexité des modes combinés, haute diversité des tonalités,… la richesse du langage évoque l’hypersensibilité d’un auteur passionné par les folklores polonais : arbitre et acrobate, Szymon Nehring jongle avec les accents et les nuances, la vivacité rythmique (à 3 temps), l’ivresse des mélodies, la volubilité des accents qui se déplacent d’un temps faible à l’autre… la structure rigoureuse et la flamboyante créativité de chaque danse originaire de Mazovie (plaines autour de Varsovie). Le génie de Szymanowski favorise les échappées poétiques à travers le cadre rythmique assez strict du genre mazurka. On y relève et se délecte dès la première mazurka, de ses émotions mêlées, inextricables, sa cantilène à la fois mélancolique et rêveuse, ineffable en réalité… ; de l’Allegramente de la n°4, d’une douceur tendre qui génère une texture harmonique d’une géniale densité trouble, si emblématique de Szymanowski… ; de l’esprit montagnard du rythme de la n°16 ; de la fièvre mêlée à la rêverie justement de la n°17 ; L’imaginaire du Polonais s’y déploie sans limites sinon celles de son indiscutable génie formel.

 

 

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CRITIQUE CD événement. Karol SZYMANOWSKI (1882-1937) : Symphonie concertante pour piano et orchestre n°4 opus 60. 20 Mazurkas de l’opus 50 (sélection). Szymon Nehring, piano. Orchestre symphonique de la Radio nationale polonaise, Marin Alsop, direction. 1 CD Rubicon. Enregistré en mars 2025, NOSPR Concert Hall de Katowice (Symphonie) ; en mai 2022, Philharmonie de Varsovie (Mazurkas). Durée totale: 52 mn – CLIC de CLASSIQUENEWS printemps 2026
LIRE aussi notre présentation annonce du cd Karol SZYMANOWSKI (1882-1937) : Symphonie concertante pour piano et orchestre n°4 opus 60. 20 Mazurkas de l’opus 50 (sélection). Szymon Nehring, piano. Orchestre symphonique de la Radio nationale polonaise, Marin Alsop, direction. 1 CD Rubicon :
Clair, ciselé, à l’écoute des climats harmoniques volubiles et dans une matière orchestrale éruptive, le clavier du pianiste Szymon Nehring (31 ans) dévoile la puissance imaginative de Szymanowski, en particulier ici dans sa Symphonie (concertante) n°4 – et ses climats aussi variés que fantastiques, sous la baguette de la new-yorkaise Marin Aslop…

 

 

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CRITIQUE CD événement. QUATUOR TCHALIK : Reynaldo HAHN, vol.2 (1 cd ALKONOST CLASSIC avril 2024)

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Dans le sillon pionnier et particulièrement convaincant de leur opus 1 dédié à Reynaldo Hahn, les instrumentistes de la fratrie Tchalik poursuivent une exploration féconde et plutôt opportune. Ce volume 2 complète les apports précédents et soulignent la finesse d’un compositeur qui n’écarte ni richesse trouble ni profondeur grave.

 

 

 

 

De sa jeunesse conquérante, d’une verve jaillissante, s’imposent le frais et printanier Trio (son premier et seul mouvement Allegro ici en première mondiale), confirme l’élégance très française, tendre, chantante et virtuose d’un Hahn qui à moins de 25 ans, est visiblement sous influence fauréenne… L’œuvre remonte à sa liaison avec Marcel Proust et se rapproche des 4 portraits de peintres, de la même période (1895) et inspiré par les poèmes de son ami : s’y affirment le méditatif et comme enivré Paul Potter ; le délicat et évanescent Van Dyck aux éclats raffinés, mordorés, comme si la musique établissait un dialogue secret et en affinité avec la touche vaporeuse du somptueux portraitiste flamand, premier disciple de l’immense Rubens ; puis dans le dernier tableau musical, liquide et aérienne, l’écriture pianistique semble faire jaillir la texture transparente, colorée d’un Watteau, déjà romantique, rêveur et agile… Le toucher et l‘onirisme jaillissants de la pianiste Dania Tchalik détaille avec subtilité ces quatre tableaux musicaux qui éblouissent ainsi de leur source proustienne.

 

Belle révélation ensuite avec les 2 Nocturnes : le Petit nocturne (2) de 1889, plutôt très court, esquisse délicieuse, lui aussi premier enregistrement, souligne la tendresse native de Hahn. Telle bambochade prélude en réalité, au 2è Nocturne lui aussi pour violon et piano de 1906, plus tardif, profond, ample, d’un souffle plus ambitieux, et d’une sensualité voluptueuse qui se nourrit d’intervalles plus vertigineux, dans une extase contrôlée où danse véritablement le violon papillonnant de Louise Tchalik.

L’art d’une virtuosité jamais artificielle se révèle encore dans le libre et fantasque Soliloque pour alto de 1937, lequel prépare par son souffle maîtrisé, la vivacité caractérisée de la Forlane qui suit.
S’affirme tout autant la sensualité ample de l’Andante pour violoncelle où Marc Tchalik fait chanter son violoncelle comme un partenaire attentif, subtilement fusionné à la caresse du piano (Dania Tchalik).

Avouons notre pleine adhésion pour la pièce maîtresse du présent album : le geste grave et souple des 4 musiciens éclaire le Quatuor avec piano en sol majeur de 1944 d’une volupté à la fois chantante et inquiète ; les Tchalik dès l’Allegretto initial, trouvent le ton juste, une précision qui soigne la clarté et la transparence… dans une rondeur qui berce et enivre, citant ce goût pour la volupté tant chanté par Hahn, mais qui ici, dans les années 1940, – effet et distanciation de l’exil imposé, se double d’une gravité et d’une pudeur continues.
L’Andante en est le point culminant (dépassant les 8 mn) dans un climat idéal de torpeur enchantée, de volupté apaisée grâce à la cohésion collective des interprètes ; un même souffle traverse et électrise les 3 cordes tout en laissant respirer le piano d’une légèreté élégante, produisant tout au long de la séquence enivrée, l’extase d’un nocturne onirique. Hahn y distille avec nuance un fluide Mozartien que savent exprimer les 4 instrumentistes unis, soudés même par une même respiration flexible. Du grand art… d’autant plus apprécié qu’il reste naturel et spontané. Second volume magistral.

 

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CRITIQUE CD événement. QUATUOR TCHALIK : Reynaldo HAHN, vol.2 (1 cd ALKONOST CLASSIC avril 2024) – CLIC DE CLASSIQUENEWS printemps 2026

 

 

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ENSEMBLE INTERCONTEMPORAIN, Concert « Au-delà », jeudi 21 mai 2026. DUFOURT, VERUNELLI… Pierre Bleuse (direction)

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L’Au-delà revêt bien des visages dans ce programme phare de la saison en cours de l’Ensemble intercontemporain : d’abord « l’au-delà de l’expression », avec La Horde d’après Max Ernst, œuvre brute et magnétique d’Hugues Dufourt. C’est ensuite « l’au-delà de la voix », propre à La nuda voce de Francesca Verunelli.

 Le Lyonnais Hugues Dufourt (né en 1943), pilier de l’école spectrale, entretient depuis longtemps une relation à la peinture et aux arts visuels. Fidèle à cet esthétique, son écriture privilégie continuités, transformations lentes, basculements, flous et transitions étales, riches en texture évanescentes, en toilages, en ruptures mouvantes…

 

 

Il compose ainsi La Horde (2022) d’après plusieurs compositions de Max Ernst réalisées en 1927, partition au carrefour des disciplines musicale et picturale, témoignant de la barbarie de la première guerre mondiale : silhouettes inquiétantes, formes sauvages, les créations d’Ernst inspirent au compositeur une écriture dense, rugueuse, aux accents âpres et heurtés. Dans la matière picturale, Dufourt reconnaît la fluctuation et la fragilité du timbre, captant les mille fluctuations de couleurs et de lumière… 
En dialogue, dans La nuda voce (La voix nue), la compositrice italienne Francesca Verunelli explore la voix dans ce qu’elle a de plus essentiel et de plus direct : quand le souffle devient son, puis chant, jusqu’à tisser un lien entre chaque être humain.

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concert « Au-delà » : Dufourt, Verunelli…
jeudi 21 mai 2026, 20h
Paris, Cité de la musique – Salle des concerts
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Ensemble intercontemporain :
https://www.ensembleintercontemporain.com/fr/concert/au-dela-2-2026-05-21-20h00-paris/ 

 

Distribution
Johanna Vargas, soprano
Helēna Sorokina, mezzo-soprano
Ensemble intercontemporain
Pierre Bleuse, direction

 

Au programme
Hugues DUFOURT 
: La Horde d’après Max Ernst, 
pour  ensemble
Francesca VERUNELLI : 
La nuda voce, pour soprano, mezzo-soprano et ensemble
Création mondiale – 
Commande Ensemble intercontemporain
Tarif : 20 €
INFORMATION / Changement de programme :
 Pour des raisons de santé, Hugues Dufourt n’a malheureusement pas pu achever la création initialement inscrite au programme. Elle sera remplacée par son œuvre La Horde, d’après Max Ernst (2022).
Visuel : Marée Métal, 2023 vidéo multicanale 362 min © Jacques Perconte, avec le soutien du Lieu Unique, Nantes

diffusion
Concert enregistré par France Musique pour diffusion le 3 juin 2026 à 20h dans l’émission  Le concert du soir

 

 

VIDÉOPierre Bleuse : voix et visions à la Philharmonie de Paris

Voix, visions et matières sonores : Pierre Bleuse présente le concert « Au-delà » du 21 mai à la Philharmonie de Paris. Un programme qui transpose en musique les peintures hallucinées de Max Ernst et explore la voix mise à nue. Programme complet : https://shorturl.at/7t4rD

 

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VISUEL : Marée Métal, 2023 vidéo multicanale 362 min © Jacques Perconte, avec le soutien du Lieu Unique, Nantes / Jacques Perconte a récemment créé avec le compositeur Othman Louati, l’opéra vidéo « Solaris », créé à Roubaix puis Nantes en avril et mai 2026 – LIRE notre critique complète de Solaris par Louati / Perconte au Théâtre Graslin de Nantes, le 6 mai 2026 : https://www.classiquenews.com/critique-opera-nantes-theatre-graslin-le-6-mai-2026-othman-ouati-solaris-creation-victoire-bunel-miroirs-etendus-omar-louati-direction/

 

ANGERS NANTES OPÉRA poursuit son exploration des écritures contemporaines tout en réservant une place légitime aux nouveaux dispositifs scéniques : la production de Solaris illustre ce choix artistique exemplaire, affichant le spectacle au Théâtre Graslin, après la première mondiale, réalisée à la Condition Publique Roubaix le 29 avril dernier.

 

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COMPIEGNE, Théâtre Impérial, sam 30 mai 2026. DONIZETTI : Lucia di Lammermoor. Laura Ulloa, Stavros Mantis… Simon Delétang / Jakob Lehmann

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Le superbe écrin du Théâtre Impérial de Compiègne, dont l’acoustique est exceptionnelle, affiche l’une des tragédies les plus poignantes de l’opéra romantique : Lucia di Lammermoor. S’inspirant du roman de Walter Scott (La Fiancée de Lammermoor / The Bride of Lammermoor, 1818), le compositeur Donizetti, au geste sûr, aussi hautement dramatique que psychologique, brosse sur la scène du San Carlo de Naples (sept 1835) le portrait d’une jeune femme amoureuse, trahie, abandonnée, sacrifiée… Ici, la passion brûle jusqu’à la folie : en témoigne le spectaculaire acte de la folie où l’héroïne criminelle délire au son d’un harmonica de verre, subtile et saisissante équation sonore qui ne cesse d’éblouir et de toucher les spectateur…

 

 

 

Avec Lucia di Lammermoor, Gaetano Donizetti élabore un drame bouleversant, où l’amour imposé suscite le sang et la mort, produisant un chant halluciné (bel canto) dans une action d’une intensité rare. La nouvelle coproduction du Théâtre Impérial – Opéra de Compiègne réunit deux artistes remarquables – le chef Jakob Lehmann, spécialiste du bel canto « historiquement informé », et Simon Delétang, metteur en scène au geste théâtral « sobre, précis et habité » –, Lucia renaît ainsi avec force et sensibilité.

La célèbre grande scène de la folie (acte III), où Lucia paraît en nouvelle mariée (« O giusto cielo!… Il dolce suono » ), sa robe maculée du sang de son époux, est un sommet tragique et vocal qui se fait ici, « cri d’émancipation » : « Lucia n’est pas seulement une victime : elle devient l’héroïne d’un amour impossible qui triomphe au-delà de la mort ». Temps fort lyrique sur la scène du Théâtre Impérial de Compiègne. Incontournable.

 

 

 

 

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COMPIEGNE, Théâtre Impérial
Samedi 30 mai 2026, 20h
Réservez vos places directement sur le site des théâtres de Compiègne / Théâtre Impérial : https://www.theatresdecompiegne.com/lucia-di-lammermoor-603
Durée : 2h45, entracte compris

 

 

 

 

distribution

Gaetano Donizetti : LUCIA DI LAMMERMOOR, 1835
Opéra en trois actes
Livret Salvatore Cammarano
D’après La Fiancée de Lammermoor de Walter Scott
Direction musicale : Jakob Lehmann
Mise en scène : Simon Delétang
Scénographie : Simon Delétang et Aliénor Durand
Costumes : Pauline Kieffer
Lumières : Mathilde Chamoux
Collaboration aux mouvements / regard chorégraphique : Thierry Thieu-Niang
Assistant direction musicale: Leonard Wacker
Assistante à la mise en scène : Maud Morillon-Robillard
Avec
Lucia : Laura Ulloa
Edgardo : Andres Agudelo
Enrico : Stavros Mantis
Raimondo :Jean Vincent Blot
Alisa :Sophie Belloir
Arturo : Carlos Natale
Normanno :Jean Miannay
Choeur de chambre Mélisme(s)
Chef de choeur : Gildas Pungier
Orchestre de l’Opéra de Massy
Thomas Bloch : glassharmoniciste
(Scène de la folie)

 

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ENTRETIEN avec Laure BAERT, directrice artistique du Festival de Sablé, à propos de la 48ème édition 2026 « Sous les étoiles »…

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Excellence et simplicité, ouverture et émotion, partage et découverte… peu de festivals entièrement dévolus à la planète Baroque, ont su mesurer ses potentialités comme ses enjeux, ses fondamentaux qui la rendent éminemment actuelle… C’est évidemment le cas du Festival de Sablé qui sous l’impulsion de sa directrice Laure BAERT poursuit un questionnement dynamique qui place l’émotion et la partage au centre de l’offre générale. Cette année, celle de la 48ème édition, la programmation rend accessibles les étoiles, diffuse la magie dans une ambiance proche et fraternelle. Les stars actuelles comme les jeunes tempéraments prometteurs s’annoncent ainsi dans un cycle à nouveau passionnant où la voix et le chant, véhicules privilégiés des sentiments, mais aussi l’expressivité des instruments, promettent de nouvelles sensations à partager : Nemanja Radulović, Thomas Dunford, Jean Rondeau, Mariana Flores, Reinoud Von Mechelen, mais aussi Les Argonautes, William Shelton, ou encore Benjamin Narvey…, au service de François Couperin, Monteverdi, Britten, Antonia Bembo ou Barbara Strozzi entre autres, incarnent cette récolte étoilée qui fera les délices de Sablé cet été. Explications…

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Photo : Laure Baert, directrice artistique du Festival de Sablé DR

 

 

CLASSIQUENEWS : Vous placez la 48ème édition sous les signes des étoiles… pourquoi ? Quelle en est la promesse et l’expérience pour les publics ?

Laure BAERT : L’énergie que j’ai souhaité insuffler est celle de se connecter à ses émotions premières, en légèreté et introspection. Proposer un moment hors du temps, hors du monde aux spectateurs en s’approchant des étoiles : Telle est la promesse de cette édition où chaque auditeur vit son expérience dans un climat d’accessibilité et d’excellence. Ce qui fait la singularité du festival de Sablé, c’est cette proximité rare et précieuse : des lieux à taille humaine, des acoustiques inspirantes, une vraie qualité d’écoute, des artistes accessibles. On peut vivre ici des concerts d’une grande intensité dans des conditions très simples, très directes.
Il y a bien sûr ces « étoiles «, ces grandes figures que nous accueillons cette année : Nemanja Radulović, Thomas Dunford, Jean Rondeau, Mariana Flores, Reinoud Von Mechelen.  Puis, il y a ces étoiles que représentent les émotions, les découvertes, les artistes que l’on rencontre parfois pour la première fois, les oeuvres qu’on (re)découvre sous d’autres angles.

 

CLASSIQUENEWS : Quels sont les programmes et les artistes mis en avant cette année ? Les programmes inédits, commandes du festival ou en création ?

Laure BAERT : Je construis toujours mes programmations dans cet esprit d’ouverture, de découvertes et d’émotions partagées. Que le festival de Sablé soit le lieu qui offre la possibilité d’entrer dans l’énergie de la musique sous différentes formes me semble essentiel.
Il y a les grands rendez-vous : Vivaldi, Bach, Couperin, Haendel, Monteverdi…
Les programmes transversaux autour de compositrices incontournables comme Antonia Bembo ou Barbara Strozzi avec « Une Vénitienne à Paris ».
Le programme en miroir « Dixit Dominus » qui permet d’entendre les oeuvres de Lotti, rarement interprétées en concert en écho au chef d’oeuvre de Haendel.
La présence d’un récital pour saisir pleinement les émotions et les couleurs d’un instrument est aussi essentiel : c’est au talent de Jean Rondeau que j’ai confié ce moment autour de François Couperin, à l’occasion des 400 ans de sa naissance. Une conférence de Caroline Mounier- Vehier, chercheuse au CMBV & CNRS de Tournai, est prévue autour de ce grand compositeur.
Puis l’audace du spectacle de clôture » Madrigaux pour Ariane » de l’ensemble AEDES qui mêle la profondeur de Monteverdi aux pièces de Britten, coeur du répertoire de ce magnifique ensemble.
La proximité qui passe aussi par la diversité des formats et des générations. Le Festival de Sablé accompagne de jeunes artistes qui s’emparent du répertoire baroque avec audace : Les Argonautes, William Shelton, ou encore Benjamin Narvey, luthiste canadien très prometteur.
Les spectacles gratuits occupent comme chaque année une place importante. Ils permettent à des publics très différents de découvrir le festival sans appréhension. Cello 360 Break, avec Christian-Pierre La Marca et le danseur hip-hop Link le Niel, ou Welcome de Zutano BaZar, montrent combien le baroque peut dialoguer librement avec d’autres langages.

 

CLASSIQUENEWS : Comment s’inscrit cette édition 2026 en comparaison avec les précédentes ?

Laure BAERT : Je crois profondément que la longévité et l’identité de notre festival tiennent dans cet équilibre entre excellence et simplicité. Nous invitons de grands artistes, mais sans jamais créer de distance. La musique baroque n’est pas réservée à quelques initiés : elle doit circuler, surprendre, toucher.
Je suis très attentive à inviter des artistes qui restent connectés à la passion de leur art, à leur exigence dans la maitrise de leur instrument, à l’intelligence et l’audace d’un programme et à l’envie d’une communion sincère avec le public.
Nous recevons l’époustouflant violoniste Nemanja Radulovic et son ensemble Double Sens qui démarre sa tournée internationale après une résidence de trois jours chez nous. Je dois faire preuve de beaucoup de patience et de ténacité pour organiser des invitations avec un artiste comme Nemanja qui fait le tour du monde mais après trois années de travail sur ce projet, je suis très heureuse de proposer ce concert autour des Quatre saisons et de concerti de Bach au public du festival de Sablé cette année!
Un nouveau format s’inscrit cette année en proposant deux concerts en une soirée pour mettre en lumière le luth et l’archiluth, souvent appréciés au sein d’un ensemble : un récital de 45 minutes avec Benjamin Narvey suivi des concerti de Vivaldi avec Thomas Dunford et son ensemble Jupiter. Cette soirée sera également honorée de la belle présence de deux violoncellistes de renom autour de concerti dédiés à leurs instrument, Nicolas Alstaedt et Bruno Philippe.

 

CLASSIQUENEWS : Vous êtes chanteuse ; la voix tient une place importante à chaque édition. Quelle en serait la trajectoire pour les festivaliers, à travers les programmes édition 2026 ?

Laure BAERT : En tant que chanteuse, j’aime à proposer une importante palette de propositions vocales car la voix dispose de cette capacité instantanée à faire vibrer.
La présence du splendide ténor Reinoud Van Mechelen avec A Nocte Temporis a été pensé pour mettre en avant le répertoire de la brunette, forme en vogue aux 17 et 18 ème.
La voix enchanteresse de la soprano Mariana Flores nous plongera au coeur des chansons populaires d’Amériques du Sud, en compagnie de solistes de Cappella Mediterranea, parrain du festival depuis 2024. L’ouverture stylistique de ces interprètes, qui font partie des artistes les plus demandés sur la scène internationale baroque, fera résonner ces mélodies avec un esprit de grande intimité.
Les oeuvres chorales sacrées avec Les Argonautes, Aedes et l’ensemble Jacques Moderne.
Pour ce programme « La Stella » dirigé par Joel Suhubiette, la filiation Scarlatti -père et fils me semble toujours passionnante à explorer, d’autant plus que c’est un répertoire peu joué en concert. C’est d’ailleurs la messe « la Stella » de Domenico, emplie de douceur, de profondeur spirituelle et de virtuosité, qui m’a donné l’idée de tutoyer les étoiles de cette édition.
Le festival est sans cesse pensé comme un lieu de partage. On y vient pour écouter, bien sûr, mais aussi pour découvrir, échanger, se laisser surprendre. C’est cela, pour moi, être “au plus près des étoiles” : rendre l’excellence accessible, sans jamais rien céder sur la haute qualité artistique.

 

Propos recueillis en mai 2026

 

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présentation / annonce édition 2026

 

LIRE aussi notre présentation du 48ème Festival de Sablé 2026 / « Sous les étoiles » (du 19 au 22 août 2026) : https://www.classiquenews.com/festival-de-sable-du-19-au-22-aout-2026-au-plus-pres-des-etoiles-a-nocte-temporis-capella-mediterranea-jupiter-aedes-nemanja-radulovic-william-shelton-jean-rondeau/

Au plus près des étoiles… Le ciel sarthois accueille le Festival de Sablé 2026 du 19 au 22 août 2026 pour un nouveau cycle de découvertes saisissantes, avec en filigrane, la promesse de l’émerveillement… La 48e édition rayonne sur tout les territoire à Sablé-sur-Sarthe évidemment (Scène Joël Le Theule), mais aussi Brûlon, la Chapelle du Chêne,… met en lumière la vitalité et la richesse des arts baroques à travers une constellation de figures féminines multiples : La Alfonsina, Stella, Ariane, … sans omettre la « belle brunette » et d’autres Vénitiennes à Paris…

 

 

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ORCHESTRE NATIONAL AVIGNON PROVENCE. Ven 29 mai 2026. André MANOUKIAN, piano / Simon Proust, direction

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« Ma Sultane, c’est ainsi que ma mère appelait ma petite sœur avant de la dévorer de baisers. Un mot turc pour exprimer l’amour débordant des mères arméniennes envers leurs filles. Les garçons avaient droit à : mon Pacha », avoue André Manoukian

 

Mon Pacha …

Dans ses 5 albums, la musique arménienne est une source d’inspiration inépuisable, suscitant des couleurs qui se mêlent parfaitement au jazz modal. Sur scène, la compositeur qui est aussi un pianiste chevronné, aime à dire que ses origines orientales sont aussi celles de notre musique occidentale. Son piano devient sa mémoire intime, son héritage culturel, une langue de tendresse.

Entre Orient et Occident, les compositions portées par le phrasé spécifique des tablas indiens de Mosin Kawa, par le geste subtilement évocateur de l’Orchestre national Avignon-Provence, dessinent un horizon sans frontières, des arabesques levantines, des paysages et des ambiances sonores à la fois personnels et poétiques,… autant de « routes initiatiques, de labyrinthes, de méandres, qui semblent épouser les plis et replis de nos mémoires ».

 

 

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Concert symphonique
Salle de l’Étoile / Châteaurenard
vendredi 29 mai 2026, 20h
André Manoukian à Châteaurenard

 

 

 

André Manoukian à Châteaurenard

Réservations directement sur le site de l’Étoile, Châteaurenard :
https://www.etoile-chateaurenard.com/spectacles/andre-manoukian-la-sultane/

Direction musicale, Simon PROUST
Piano, André MANOUKIAN

Durée : 1h30

Réservation au 04 90 24 35 36 uniquement les mercredis de 13h30 à 15h30 etoile-chateaurenard.com

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CRITIQUE, opéra. LUXEMBOURG, Grand-Théâtre, le 6 mai 2026. VERDI : Nabucco. J.J. Rodríguez, E. Vesin, M. Roma, L. Verstaen, V. da Campo… Christiane Jatahy / Gaetano Lo Coco

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La production de Nabucco de Giuseppe Verdi, créée par la metteuse en scène brésilienne Christiane Jatahy, a fait escale au Grand-Théâtre de Luxembourg après avoir été donnée à Genève, Séville, Sao Paulo et Anvers. Un grain de sable s’est glissé dans les rouages quand le baryton prévu a dû renoncer pour cause de maladie, mais la production a été sauvée à la dernière minute par l’arrivée du baryton espagnol Juan Jesus Rodríguez, qui avec une prestation dont il a le secret, a renversé la table au cours de la Première le 6 mai 2026 et transformé une soirée décevante en moment de théâtre si inoubliable qu’on a envie de dire – à l’anglo-saxonne – ,qu’il est « The Artist », parce qu’il représente aujourd’hui non seulement l’expression la plus pure du baryton Verdi, mais plus encore, l’exemple de ce que peut offrir à l’Art quelqu’un qui lui voue un culte à la mesure de ses grands moyens.

 

La production de Nabucco mise en scène par Christiane Jatahy a été créée à Genève en juin 2023 dans le cadre de la saison appelée « Mondes en migration » par la maison des rives du Léman. Co-produite, elle est passée par Séville et Sao Paulo en 2024 et Anvers en 2026, avant de finir son parcours à Luxembourg, entre les 6 et 10 mai, avec un certain succès public, sinon critique. Il faut dire que la brésilienne Christiane Jatahy compte au nombre des metteurs en scène contemporains qui projettent leurs idées politiques sur l’espace scénique, de sorte que les œuvres jouées s’en trouvent bousculées, si ce n’est revivifiées. Dans ce Nabucco, elle a pris un triple parti : montrer les migrants, faire apparaître l’eau et appuyer la dénonciation de notre responsabilité à tous dans l’état du monde. D’une part, elle veut introduire dans l’œuvre « la parole de ceux qui résistent encore aujourd’hui, aux quatre coins du monde, aux tyrans et aux extrémismes », et utilise de nombreux figurants muets, en plus du chœur, pour dénoncer le sort des migrants. Ces figurants, comme les chanteurs, sont filmés en direct, voire se filment eux-mêmes, et les images sont projetées sur le grand écran qui sert de fond de scène (parfois transparent) en gros plan.

Ces gros plans cependant restent plutôt anodins quand il s’agit des figurants qui ne font que redoubler de façon esthétique la présence des Hébreux exilés, et deviennent vite franchement insupportables quand il s’agit des chanteurs, puisque le décalage entre leur image et leur voix introduit un hiatus désagréable qui pousse le spectateur à éviter de regarder l’écran, tandis qu’il perd l’impact théâtral du chant sur la scène. Bien pire, Jatahy pousse notamment Zaccaria à filmer lui-même les autres chanteurs en chantant, ce qui met la basse Vittorio de Campo en difficulté, puisqu’il perd son ancrage en marchant avec difficulté sur les replis de la grande robe d’Abigaille qui recouvre la scène dans la première partie de l’œuvre, sans voir où il pose les pieds, concentré sur ce qu’il filme. Tout cela tourne au procédé, empêchant la naissance de l’émotion, et si cela permet des mouvements de foule permanents sur scène, de sorte que l’œil est sans cesse sollicité, le malheureux spectateur se retrouve plus perdu que jamais dans une histoire déjà en soi complexe voire alambiquée. Autre idée qui tourne au procédé : une sorte de burqa blanche, portée par de nombreux figurants, symbolise assez lourdement l’enfermement marital dans lequel Fenena accepte de se perdre, mais là encore, la répétition du passage des figurants ainsi emballés tourne au procédé et manque sa cible.

Second parti-pris : utiliser l’eau. Jatahy met à profit les moyens techniques du théâtre pour créer un bassin peu profond, où les chanteurs, choristes et figurants devront marcher, se battre, s’allonger, avec ce que cela comporte de risques pour les chanteurs, sans que le procédé, ici encore, ne dépasse le stade de la fausse bonne idée. L’eau apparaît une seconde fois sous forme de pluie qui vient doucher les dignitaires du pouvoir babylonien en seconde partie, derrière l’écran devenu tulle où ils apparaissent en transparence. A ce moment, les enceintes de la salle crachent le bruit de la pluie, ce dont le spectateur se serait bien passé. Cela ne donne pour autant pas de valeur de sens au procédé, tout de redondance, et donc insignifiant. Troisième parti-pris : la scénographie cosignée par la metteuse en scène et Thomas Walgrave, consiste en un miroir en fond de scène, qui est présent dès l’arrivée du public en salle et lui permet de se voir lui-même, pour accuser sa responsabilité dans les drames fictifs qui se jouent devant lui, rappelant les drames réels du monde actuel. En deux parties, ce grand miroir évolue et forme ensuite avec sa partie supérieure un plafond qui va descendre brutalement sur Nabucco et faire surgir une grande lumière au moment où le despote babylonien doit être frappé par la foudre. C’est le seul moment de théâtre créé par les dispositifs de Jatahy, ce qui est bien dommage finalement. Car celui où Abigaille s’allonge en avant-scène, dos au public, dans l’eau pour revêtir son immense robe, lui permet seulement de créer une image, quand elle apparaît dans le miroir comme au sommet d’une robe immense à la Turandot, symbole du pouvoir qu’elle convoite. C’est une image esthétique, forte, mais pas efficiente sur le plan théâtral.

Pour le reste, il faut tout de même admettre que la metteuse en scène fait passer ses idées avant le chant, comme le font bien trop de metteurs en scène actuels : sans aucune paroi latérale, la scène est un piège pour les voix, qui ne sont pas réverbérées vers la salle, et les chanteurs sont mis à rude épreuve par le dispositif, Nabucco chantant souvent au centre, à l’endroit où la voix se perd le plus, quand ce n’est pas en extrême fond de scène. Bien pire encore, Jatahy ne respecte même pas la lettre musicale de l’œuvre, et coupe à la toute fin de la quatrième partie la réplique de Zaccaria « Servendo a Jehovah, sarai de’ regi il re! » (« En servant Jéhovah, tu seras le roi des rois »), pour lui substituer une pièce grinçante et moderniste composée par Antonino Fogliani, le chef qui a dirigé les représentations genevoises, au mépris de Verdi et du sens de l’œuvre, dont la fin sans doute lui semblait trop pleine d’espoir… Enfin, après avoir disséminé quelques choristes dans les premiers rangs d’orchestre et dans les balcons pour surprendre le public en première partie, sans doute dans le but de rendre le spectacle « immersif », elle réintroduit le chœur dans les travées de la salle illuminée après la fin de l’œuvre pour une reprise de « Va, pensiero » qui clôt le spectacle. C’est loin d’être désagréable pour le public, avouons même que c’est un moment mémorable, mais tout cela est tout de même bien artificiel et vide de sens.

Soyons franc : le public de la première luxembourgeoise semble conquis, et s’il n’a pas bronché durant tout le spectacle (à part une ovation après « Dio di Giuda », nous y reviendrons), les représentations se jouent à guichets fermés, et il offre aux artistes sur scène une longue standing ovation. Pourtant, on reste très frustré à la fin de la représentation, où l’œuvre n’a guère été servie. Pire, on peut opposer aux idées inabouties de Jatahy la vision d’une autre metteuse en scène radicale et contemporaine, Marie-Eve Signeyrole qui, en janvier à Rouen, a utilisé trois des procédés de Jatahy, les migrants, l’eau et la vidéo en direct, pour Der fliegende Holländer de Wagner. D’une part, l’eau s’y imposait avec plus d’évidence, et le dispositif qui recréait sur scène un naufrage était bien plus en situation face au livret maritime de Wagner. Mais surtout Signeyrole ne filmait en direct les chanteurs que dans leurs moments sans chant, et l’utilisation de leurs images, soit en différé, soit en direct, se faisait avec une intelligence théâtrale incontestable, car l’image ne parasitait jamais le chant ni la situation dramatique, elle lui offrait au contraire un écrin plus riche de sens. Quant aux migrants, ils ne gênaient pas autant le déroulé de l’œuvre, s’il n’apportaient pas non plus une plus-value réelle.

 

 

Dans ces conditions, il n’était pas facile pour les artistes d’évoluer sur la scène luxembourgeoise. Le chœur et l’orchestre, dans ce contexte, avaient un grand rôle à jouer. Le jeune chef italien Gaetano Lo Coco fait aujourd’hui figure de coqueluche. Son geste vif, à la limite de la virulence, donne certes à la représentation un certain éclat, et les élans parfois martiaux de la partition s’en trouvent confortés. Mais dès les premières mesures, il joue trop fort, et cela le conduit un trop grand nombre de fois à couvrir des voix pourtant très généreuses, ce que l’on ne peut considérer autrement que comme une faute. Certes, il ne dispose pas à Luxembourg d’une phalange de premier ordre, loin de là : tous les pupitres à un moment ou à un autre montrent des signes de faiblesse assez gênants, sauf le violoncelle solo qui accompagne Zaccaria avec une sûreté d’intonation qui n‘a d’égale que la luminosité et la pure beauté de son timbre. Dans l’ensemble, c’est donc une prestation orchestrale loin d’être inoubliable.

Le Chœur de l’Opéra des Flandres, très nombreux, fait étalage, sous la direction de Jan Schweiger, de qualités majeures : une grande cohésion, des plans admirablement étagés, un fondu, un moelleux des plus aguicheurs, et surtout il se met en valeur dans un « Va pensiero » commencé de façon très retenue, tout en délicatesse et en transparence, loin de l’emphase parfois associée à ce moment de recueillement nostalgique. Dommage cependant qu’une des voix féminines apporte un bémol à sa remarquable cohésion dans presque tous les grands moments où il apparaît.

On l’a vu, les chanteurs, dans ce contexte, sont mis à rude épreuve. Voir un Nabucco frapper du pied l’eau du bassin pour en éclabousser les figurants n’est certes pas rassurant pour sa santé, moins encore quand il doit se rouler dans l’eau. Fenena se voit portée, allongée sur le dos, à bout de bras par des figurants, Ismaele doit se battre dans l’eau avec ses poings contre une troupe de Lévites à la scène quatre de la seconde partie. L’espace scénique, bien trop souvent, se voit encombré de gens qui s’agitent en tous sens tandis que leurs visages se voient projetés sur l’écran en fond de scène. Le mot hébreu correspondant à l’idée est capharnaüm, au milieu duquel peine à émerger une réelle direction d’acteurs. Certes, Abigaille fait une entrée depuis la salle dans la quatrième partie, ce qui ne nous avance pas beaucoup. Nika Guliashvili fait valoir une solide basse dans le court rôle du Grand Prêtre, mais il déclame sans aucune idée de ce qu’il doit faire de son corps, abandonné par la direction d’acteurs. La mezzo-soprano belge Lotte Verstaen égalise au cours de la soirée une émission perturbée au début par certaines difficultés dans l’intégration des registres. Elle a pour elle la jeunesse, et donne un certain relief à un rôle ingrat et difficile. Le jeune ténor italien Matteo Roma ne présente pas une voix aussi belcantiste qu’on l’espérait : il appuie sur le timbre pour proposer un chant très large et projeté, relativement lumineux, mais qui gagnerait à mieux respecter les pleins et les déliés du ténor verdien sans rechercher les décibels. 

La soprano polonaise Ewa Vesin est un cas. Bien moins belcantiste encore que Roma, elle fait d’Abigaille une sorte de furie, avec une projection souvent d’une extrême intensité, surtout dans le registre aigu assez strident. Le grave est atteint avec un certain poitrinage, seul le médium est émis avec naturel, et se distingue fortement du reste de la voix. On admet que l’artiste produit de grands efforts pour filer les sons dans ses airs, tant le premier « Anch’io dischiuso un giorno » (« Moi aussi, jadis, j’avais le cœur ouvert ») que le dernier, « Su me … morente… esanime... » (« Que sur moi, mourante, inanimée »), mais cependant l’ensemble est si à l’opposé des préceptes classiques du chant que, malgré un engagement respectable, la performance vitupérante de l’artiste et son manque de legato nous ont laissé froid, lassés par cette démonstration permanente de force, d’autant que sa volonté de déséquilibrer le duo avec Nabucco est un péché d’orgueil guère pardonnable (au contraire de nous, le public qui lui a réservé une grande ovation). Le Zaccaria de la jeune basse italienne Vittorio De Campo est d’un tout autre niveau, s’il n’est pas parfait. De très haute stature, les cheveux noirs et frisés portés en arrière par une queue de cheval, il n’a pas besoin d’autre chose qu’un costume noir moderne pour incarner l’âme des exilés hébreux. Quand elle n’est pas empêchée de projeter par la mise en scène, son instrument est assez sonore, quoique l’aigu ne s’ouvre guère, et le grave, s’il est atteint sans effort apparent, demande une altération de l’articulation, ce qui n’est pas idéal. Sans doute son émission devrait-elle être généralement plus libre, mais en l’état, la basse livre une belle performance, très émouvante au début de la seconde partie dans le véritable duo avec le violoncelle que constitue « Vieni, o Levita! Il santo codice reca! » (« Viens, ô Lévite ! Apporte le saint code ») dont il restitue toute la componction émue, et il devient impressionnant dans les imprécations de « Del futuro nel buio discerno... » (« Je puis voir dans l’obscur avenir ») au début de la troisième partie.

Mais, bien que le fait de trouver une soprano capable de chanter Abigaille soit la première difficulté qui empêche Nabucco d’être monté plus souvent, l’œuvre vit et meurt grâce à l’interprète du rôle-titre, dont les grands titulaires ont été très rares dans la seconde partie du vingtième siècle, alors qu’aujourd’hui au moins trois d’entre eux atteignent des sommets en termes d’interprétation, le Français Ludovic Tézier, le Mongol Amartuvshin Enkhbat et l’espagnol Juan Jesùs Rodrìguez, qui nous font revivre un certain âge d’or remontant à il y a un siècle, où les Stracciari, Danise ou Ruffo incarnaient le roi de Babylone avec autant de panache vocal que de style. Après l’Italien Nicola Alaimo à Genève, c’est le baryton hispano-américain Daniel Luis De Vicente, présent à Anvers, qui devait effectuer la reprise de la production au Grand-Duché, mais, malade, il a dû renoncer, et la production a fait appel à Juan Jesùs Rodrìguez, qui avait brillé en 2024 lors de l’escale de la production à Séville.

Le baryton andalou n’était pas dans les dispositions les plus aisées, c’est le moins qu’on puisse dire : en production à Bilbao où il répétait le rôle de Carlo Gérard dans l’Andrea Chénier de Giordano, il a dû faire moult allers-retours éreintants en avion entre Bilbao et Luxembourg, et donc, ensuite, comme nous l’avons dit, affronter sur scène un orchestre quelque peu déchaîné, des collègues à la projection irréfléchie, et un placement sur scène des plus contestables, tandis que par-dessus le marché il devait chanter non seulement les pieds dans l’eau mais aussi se rouler dans l’eau du le bassin… Alors, dans ces circonstances, il a fait preuve d’un métier impressionnant. On ne pouvait pas bien l’entendre dans son premier air « Tremin gli insani del mio furore! » (« Que les insensés redoutent ma fureur »), marqué sotto voce sur la partition, alors que l’orchestre et ses collègues forcent le trait. Il ne force pour autant pas ses moyens et chante comme Verdi l’a écrit, quoi qu’il en coûte. Il ne peut guère plus se faire valoir auprès du public lors de son grand duo du début de la troisième partie face à une Abigaille aussi tonitruante (« Oh, di qual’onta aggravasi » / « Ah, quelle honte pèse ») même si dramatiquement, et par le style de son chant, il finit par lui voler la vedette.

Mais c’est à la fin de la seconde partie, juste avant l’entracte, que le baryton andalou éclabousse la production de toute sa classe : quand le despote est frappé par la foudre, Rodrìguez profite d’un des rares moments de théâtre permis par la scénographie pour faire valoir ses dons dramatiques hors du commun, et déployer son instrument avec le style verdien le plus pur. Il fait de toute cette scène (« Chi mi toglie il regio scettro? »/ « Qui m’a enlevé mon sceptre royal ? ») un pur moment de théâtre chanté, fascinant le spectateur par ses dons théâtraux exceptionnels, et lui communiquant toute la détresse d’un monarque qui vacille et s’humanise, dans un chant chargé d’émotion tant par ses inflexions subtiles que par la luminosité d’un timbre large, que magnifie un phrasé d’une classe exceptionnelle. Quand Nabucco, éperdu, appelle à l’aide sa fille, « Oh, mia figlia!… e tu pur anco »/ (« Ô ma fille !… Toi non, plus, tu ne viens pas à mon secours »), le baryton andalou rappelle qu’il est le plus émouvant Rigoletto du circuit, la détresse d’un père face à sa fille résonnant de Rigoletto à Nabucco, deux pères quelque peu monstrueux mais rendus émouvants par leur souffrance sincère. « E di sangue il ciel vermiglio sul mio capo si versò!» (« Et le ciel rouge de sang se déverse sur ma tête ») exprime à merveille la fracture, le déchirement intérieur causé par l’étreinte de la terreur qui s’empare du tyran déchu. « A, perché sul ciglio » est un pleur sincère et bouleversant, venu du fond de l’âme mais stylisé, contenu dans la lumière du timbre qui se fait chair.

C’est le point de bascule de la soirée : le théâtre, que les conceptions de la metteuse en scène avaient su si bien tenir à distance du spectateur, fait un retour fracassant sur la scène, par la grâce d’un chanteur au sommet de son art. Il donne une vraie leçon de ce qu’est le chant verdien, et le confirme à la fin de la quatrième partie avec un « Dio di Giuda » d’anthologie, bouleversant, qui déchaîne la seule ovation de la soirée avant la fin du spectacle. Son timbre profond, mélange subtil de bronze et d’ébène, enveloppe alors le spectateur d’un flux chaud et lumineux, et Rodrìguez y ajoute une qualité absolument unique, une très légère inflexion tendre dans certaines attaques, comme une minuscule goutte de larme qui les accompagne, et traduit l’impressionnabilité émotionnelle du timbre, qui résonne alors comme une plainte retenue et sobre. C’est ce qui fait le prix de ses Rigoletto, uniques au monde, et le prix de son Nabucco. La longueur de souffle du baryton de Huelva donne toute sa majesté aux premières phrases de l’aria, dont la lumière légèrement vacillante exprime l’affliction et la supplication d’un homme qui se raccroche à la divinité pour ne pas sombrer. Le dernier des « Adorarti io sapro » (« Je saurai t’adorer »), après ceux qui semblent d’abord venir, dans le grave et le médium, du fond d’une âme désespérée, s’élève avec une certitude nouvelle puisée dans sa nouvelle foi, arpente les voies d’une vocalise épiphanique, et s’épanouit dans un long diminuendo apaisé, rond, rasséréné. Et l’ovation explose enfin dans la salle.

On se souvient que le New York Times avait un jour titré, au sujet de Charles Aznavour : « The chanteur ». Ici, on a envie de dire, au sujet de Rodrìguez, qu’il est « The artist », tant sa démonstration artistique soulève notre âme, la berce par un phrasé enchanteur, et nous transporte dans une autre dimension, ses aigus larges et aisément projetés continuant la ligne de chant vers l’infini. C’est un artiste qui fait ainsi preuve d’une totale humilité, d’une dévotion absolue à son art dans des conditions difficiles (rappelons qu’il a refusé l’an dernier le prix du meilleur chanteur verdien en Espagne, pour protester contre les conditions d’engagement problématiques des chanteurs ibériques dans leurs propres théâtres…). Son chant l’archet à la corde, sa tendresse émue nous bouleverse, et transforme ce qui n’aurait pu être qu’une représentation d’opéra somme toute assez décevante en très grand moment de théâtre chanté. Car l’impondérable a surgi, qui a amené un très grand artiste à intervenir, et, dans des conditions quasi impossibles, a permis à la magie de l’art d’opérer. Il n’était pas venu pour le triomphe public, pour se faire valoir, mais en défenseur ardent et humble de son art…

 

 

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CRITIQUE, opéra. LUXEMBOURG, Grand-Théâtre, le 6 mai 2026. VERDI : Nabucco. J.J. Rodríguez, E. Vesin, M. Roma, L. Verstaen, V. da Campo… Christiane Jatahy / Gaetano Lo Coco. Crédit photographique (c) Juan Carlos Munoz

 

 

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CRITIQUE, opéra. ANGERS, Grand-Théâtre, le 10 mai 2026. OFFENBACH : Robinson Crusoé. P. Derhet, C. Trottmann, G. Boché, F. Caton… Guillaume Tourniaire / Laurent Pelly

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Une île déserte au cœur de Manhattan, des sans-abri sous des tentes Quechua, un abattoir industriel halluciné et des sauvages grimés en Donald Trump : bienvenue dans le Robinson Crusoé de Jacques Offenbach selon Laurent Pelly ! Créée en grande pompe au Théâtre des Champs-Élysées en décembre dernier, cette production a fait une escale au Grand-Théâtre d’Angers, en ce dimanche 10 mai, pour une unique représentation angevine avant une série de quatre dates au Théâtre Graslin de Nantes (les 29 et 31 mai, puis les 2 et 4 juin), dans le cadre de la saison 25/26 d’Angers Nantes Opéra. Le public, conquis, a réservé à cette équipe artistique (quasi entièrement renouvelée) un accueil triomphal, digne des grandes soirées offenbachiennes.

 

On pouvait légitimement s’interroger sur la manière dont cette reprise s’inscrirait dans le sillage des représentations parisiennes, portées à l’époque par Marc Minkowski aux commandes et une distribution étoilée. Pari réussi grâce la direction musicale virevoltante de Guillaume Tourniaire, à la tête de l’Orchestre National des Pays de la Loire, la partition d’Offenbach retrouve toute sa superbe — tour à tour étincelante, caustique et profondément élégiaque. La lecture du chef, qui connaît parfaitement les arcanes de ce répertoire, magnifie l’instrumentation chatoyante de l’ouvrage.

Mais c’est bien la mise en scène de Laurent Pelly qui imprime sa marque avec une cohérence remarquable. Disparus les clichés colonialistes du livret original de Cormon et Crémieux : plus question ici de sabir indigène ou de bons sauvages de pacotille : Agathe Mélinand a procédé ici à une adaptation des dialogues d’une modernité incisive. Les pirates sont devenus des militaires en treillis, les anthropophages des ouvriers zélés d’un abattoir high-tech, et Vendredi — merveilleusement campé par Mathilde Ortscheidt — un émigré hispano-américain au passé douloureux, loin du serviteur complaisant de la tradition.

C’est sans doute sur le plateau vocal que se jouait le pari le plus risqué. La distribution parisienne alignait des noms prestigieux — Sahy Ratia, Julie Fuchs, Laurent Naouri. À Angers, c’est un tout autre plateau qui se présente, et l’on est heureux de constater que l’excellence n’est pas l’apanage de la capitale. Dans le rôle-titre, le ténor wallon Pierre Derhet est une révélation. Il incarne un Robinson tour à tour juvénile et cabossé, avec une voix franche, une diction impeccable et des aigus sûrs, conférant au personnage une vulnérabilité touchante. Son air du premier acte, « Voir, c’est avoir » — ou plutôt son récit de voyage empreint d’un idéalisme presque baudelairien —, est mené avec une maîtrise des nuances qui augure d’une belle carrière. En face de lui, Catherine Trottmann campe une Edwige de haut vol. Passant d’une jeune fille compassée en quête d’amour à une femme libérée, presque survoltée, la soprano alsacienne, aux aigus stratosphériques et maîtrisés, donne à la célèbre romance « S’il fallait qu’aujourd’hui » une couleur à la fois cristalline et charnelle. Du très grand art !

 

 

Mention spéciale aussi au duo formé par Apolline Raï-Westphal (Suzanne) et Kaëlig Boché (Toby). Dans un numéro d’une énergie communicative, leur duo de la mort imminente — « La même broche nous unira » —, où chacun tente de sauver sa peau avec une mauvaise foi jubilatoire, a déclenché l’hilarité générale. La diction éclair de la soprano, la présence scénique irrésistible du ténor, tout concourt à faire de ce moment un des sommets de l’après-midi. Côté « méchants » — si tant est que le terme ait un sens chez Offenbach —, Marc Scoffoni est un Jim Cocks proprement inoubliable. Affublé d’une salopette ensanglantée et de lunettes de soleil, le baryton impose une voix mordante et charnue, à la hauteur de la charge sociale que Pelly fait peser sur ce personnage nouveau, contremaître d’une usine à viande où les naufragés deviennent des steaks. Frédéric Caton (Sir William Crusoé) et Julie Pasturaud, seule rescapée de la distribution parisienne, forment un couple parental compassé, dont le duo rigide souligne par contraste l’appel du large de leur fils.

Scéniquement, Chantal Thomas a livré un travail d’orfèvre. Le premier acte, situé dans un intérieur bourgeois londonien aux accents années cinquante — mécanique et compassé —, tourne sur une plateau tournant qui dévoile successivement les différents protagonistes. L’ennui feutré de cette famille Crusoé est presque palpable, et l’on comprend que Robinson prenne le large. Puis vient le deuxième acte, et le choc visuel : l’île déserte est devenue un coin reculé de Manhattan, dominé par des gratte-ciel lointains et jonché de tentes de SDF. C’est là que vit Robinson, barbu, hagard, véritable naufragé de la société capitaliste. La tente Quechua devient le métonyme tragique de son royaume. Plus loin, l’usine d’où s’élève une gigantesque enseigne lumineuse « EAT » fonctionne comme un memento mori industriel. Le gag visuel — il ne restera bientôt plus que la lettre « T » — est à la fois hilarant et profondément noir. Laurent Pelly ne se contente pas de faire rire : il dénonce, sans jamais perdre la légèreté qui est la marque du genre.

Là où Offenbach et ses librettistes concluaient par un mariage et un retour triomphal en Angleterre, Pelly choisit l’ambiguïté. Dans le troisième acte, les « pirates » endossent l’uniforme kaki de soldats américains, mercenaires de la cupidité. L’atmosphère vire au glauque, l’humour noir prend le pas sur la franche rigolade. Et la conclusion est inattendue : seul, assoupi à l’ombre d’un palmier sous un ciel d’azur peint — un palmier bien réel, incongru et magnifique —, Robinson semble avoir choisi la solitude définitive. Pas de retour à Bristol, pas de rédemption par l’amour. Juste un homme qui, ayant vu la vacuité du monde et l’absurdité de la « civilisation », opte pour le silence et l’isolement. Ce choix, vertigineux, a saisi le public angevin. Après un moment de silence chargé d’émotion, les applaudissements ont éclaté, nourris, sincères, et le rappel collectif à la chanteuse ayant interprété Vendredi — une Mathilde Ortscheidt au timbre rond et velouté, émouvante en compagnon travesti au grand cœur — a été l’un des temps forts de cette ovation.

 

 

Il serait injuste de ne pas mentionner l’apport considérable du Chœur d’Angers Nantes Opéra, préparé par Xavier Ribes. Que ce soit dans les ensembles endiablés du premier acte ou dans la litanie grotesque de l’abattoir, les choristes font preuve d’une présence scénique et d’une homogénéité vocale remarqaubles. L’Orchestre National des Pays de la Loire, sous la baguette alerte de Guillaume Tourniaire, s’empare de cette partition oubliée avec une évidence confondante. Les bois, incisifs et facétieux, les cordes, tour à tour moelleuses et nerveuses, les cuivres, éclatants sans jamais être vulgaires : tout concourt à servir un Offenbach à la fois électrique et raffiné.

Alors que certaines reprises de productions à succès peinent à trouver leur second souffle, ce Robinson Crusoé angevin s’impose comme une réussite totale. Grâce à Angers Nantes Opéra, le public venu nombreux a eu le privilège d’assister à une représentation unique, mais ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement auront l’opportunité de se rattraper au Théâtre Graslin de Nantes (du 31 mai au 4 juin), puis à l’Opéra de Rennes (du 16 au 24 juin), avec la même distribution. Une seule certitude : si vous aimez Offenbach, si vous aimez l’opéra qui ose tout, si vous voulez voir comment un chef-d’œuvre oublié peut résonner avec les angoisses du XXIe siècle, ne manquez pas cette odyssée déjantée – en profitant par exemple de la retransmission du spectacle en direct dans le cadre d’OPERA SUR ECRANS, le 18 juin 2026 !

 

 

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CRITIQUE, opéra. ANGERS, Grand-Théâtre, le 10 mai 2026. OFFENBACH : Robinson Crusoé. P. Derhet, C. Trottmann, G. Boché, F. Caton… Guillaume Tourniaire / Laurent Pelly. Crédit photographique (c) Romain Boulanger

 

 

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55ème Festival de CORDES SUR CIEL. 17 > 23 juillet 2026. « L’AFRIQUE ! » Saint-Saëns, Mozart, Steve Reich, Nigji Sanges…

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En Occitanie, au cœur du territoire tarnais, 7 jours d’exception annoncent des découvertes enchanteresses en cultivant un dialogue prometteur entre musique et patrimoine. En 2026, le Festival Cordes-sur-Ciel met le cap sur un continent pluriel, depuis les rives de la Méditerranée jusqu’au cap de Bonne Espérance, célèbre rythmes et mélodies d’Afrique, invitant chant, sons et danse, sans omettre les saveurs culinaires, complémentaires à chaque concert du soir (la cheffe Clara Blanchet propose au foyer du Festival des spécialités culinaires différentes selon le thème et le programme de chaque concert).

 

Le « Mozart noir » (le Chevalier de Saint-Georges), les divas africaines, l’Egypte fascinante (La Flûte enchantée ici en version pour quatuor à cordes), sans oublier Debussy et Saint-Saëns en Algérie, Steve Reich au Ghana, György Ligeti en République Centrafricaine,… sont ainsi quelques jalons annoncés d’une traversée hors normes. Divers, accessibles, les 7 jours s’annoncent captivants avec des propositions jusqu’à 4 événements par jour (journée de samedi 18 juillet au Château-musée du Cayla avec un concert famille (le Carnaval des animaux de Saint Saëns et Pierre et le lion de Prokofiev) puis soirée « Jazz African Variations »)…

 

Le Festival rayonne sur le territoire tarnais… A Cordes-sur-Ciel (Chapelle du Saint Crucifix, église Saint-Michel, Médiathèque, musée d’art moderne et contemporain…), aux Cabannes, à Andillac, aux Château de Saurs, de Cayla et de Mayragues, vivez plusieurs expériences musicales et africaines grâce à l’engagement des musiciens invités, solistes et ensembles dont Dulci Jubilo, Le Concert Impromptu, Les Affranchi.e.s, le Quatuor Zaïde, le Trio Mandé, mais aussi Stéphane Fuget, les sopranos Elisabeth Moussous ou Claire Leffiliâtre, … sans omettre cette année la compositrice en résidence, née au Kinshasa, Nigji Sanges, créatrice entre le Congo et l’Éthiopie et qu’inspire en particulier les musiques au cinéma… Offres nouvelles d’un Festival toujours défricheur, au carrefour des disciplines pour des expériences toujours plus riches, la 55è édition inaugure cette année sa randonnée musicale (à la découverte des Dunes de Maraval), propose aussi une conférence géopolitique, un concert famille….

 

Avant-première le 10 juillet au Château de Saurs (20h), mise en bouche prometteuse avec le récital de piano de Rebeca Omordia – Au programme, œuvres romantiques et africaines (Chopin, Rachmaninov, Ayo Bankole, Salim Dada, Florence Price…)

 

LIRE l’éditorial d’Antoine Pecqueur, directeur artistique :
https://www.festivalcordessurciel.com/l-%C3%A9dition-2026

 

 

 

SONS D’AFRIQUE

Le 55ème Festival débute officiellement dès ven 17 juil 2026 avec 3 rvs … à 18h (lancement de l’expo L’Afrique au-delà des masques, au Musée d’Art moderne de Cordes-sur-Ciel, accessible jusqu’au 14 sept 26) ; à 19h, Fanfare d’Aïda de Verdi (Place Charles Portal), puis concert choral (d’ouverture) à 20h30, église Saint-Michel de Cordes-sur-Ciel : musiques françaises inspirées par l’Afrique par l’Ensemble vocal Dulci Jubilo, avec le pianiste Thomas Ospital (œuvres de Fauré, Saint-Saëns à Berlioz, Poèmes kabyles, malgaches et improvisations…)…

Puis les festivaliers choisissent selon leurs goûts concerts et programmes pendant les 7 journées particulièrement riches et complètes, du 17 au 23 juillet. Notre sélection des rvs incontournables :

 

SAMEDI 18 JUILLET
La création contemporaine se rend accessible grâce à la résidence de Nigji Sanges (compositrice née en 1984 à Kinshasa) : présentation de sa nouvelle partition à 12h (Le Colombier, Les Cabannes) ; puis au Château-Musée de Cayla à Andillac, à 17h, visite guidée de la maison natale du poète romantique Maurice de Guérin… ; à 18h, Pierre et le loup / Le Carnaval des animaux par Le Concert Impromptu et la slameuse Myriam Raeme (concert en famille) ; à 20h30 : grand concert de Jazz « African variations » (Chérif Soumano, kora / Sébastien Giniaux, guitare et violoncelle)…

 

DIMANCHE 19 JUILLET
Cordes-sur-Ciel : à 18h, ancien couvent, Récital de percussions : « Le voyage de Steve Reich au Ghana » par Marin Lambert, percussions (en 1970, le compositeur Steve Reich part au Ghana…) ; 20h30, église Saint-Michel : grand concert du soir. « MOZART et le CHEVALIER DE SAINT-GEORGES : la rencontre imaginaire ». Avec ELISABETH MOUSSOUS, soprano  ;YANIS BENABDALLAH, ténor et l’ensemble LES AFFRANCHI.E.S (sur instruments anciens)

 

LUNDI 20 JUILLET
A 12h : randonnée musicale avec Le Concert Impromptu (Dunes de Maraval, Labarthe-Bleys) ; à 18h : La Géopolitique en musique (conférence sonore), L’Afrique subsaharienne suscite la convoitise des puissances… (Théâtre Le Colombier, Les Cabannes) / à 20h30 : grand concert du soir, Récital violon / piano, autour de la Sonate à Kreutzer de Beethoven (avec Claire Dassesse, violon et Sodi Braide, piano).

 

MARDI 21 JUILLET
Cordes-sur-Ciel, église Saint-Michel. A 18h, Musique et cinéma par le Quatuor Zaide, Sodi Braide (piano) et Antoine Pecqueur (basson) – au programme : Quintette avec piano de Brahms et « Red shows, la mort viendra » de Nigji Sanges (compositrice en résidence). A 20h30, Les Divas d’Afrique, de Carmen à Porgy and Bess… avec ELISABETH MOUSSOUS, soprano et Francis Paraïso, piano (Airs d’opéras de Bizet, Verdi, Offenbach, Gershwin, spirituals, chants africains…).

 

MERCREDI 22 JUILLET
Cordes-sur-Ciel. A 12h (Musée d’art moderne) Voyage en Égypte avec Johan Samy (flûte ney) et Wadie Naim, percussions égyptiennes. A 16 (Médiathèque) : l’atelier de la compositrice en résidence Nigji Sanges : comment composer ? A 18h (Chapelle du Saint Crucifix), Bach Griot : la cantate mandingue, avec le Trio Mandé, Les Affranchi.e.s, Adja Thomas-Mbaye, soprano (Bach : extraits de suites, cantates, passions…
Musique traditionnelle griot). Enfin à 20h30 (église Saint-Michel), soirée opéra : La flûte enchantée de Mozart par le Quatuor Zaïde, Johan Samy (flûte ney), Wadie Naim, percussions égyptiennes…

 

JEUDI 23 JUILLET
A 12h, dégustation de vin en musique (Château de Mayragues, Castelnau de Montmiral). Puis à Cordes-sur-Ciel, à 18h, concert de l’Académie Baroque avec Claire Leffiliâtre (soprano) et Stéphane Fuget (clavecin). Didon et Enée de Purcell, atlas musical de Telemann… Enfin grand concert de clôture à 20h30 : Le Roi lion… et au foyer du festival : cuisine d’Afrique du sud.

 

55ème Festival Cordes sur ciel
TOUTES LES INFOS, la billetterie en ligne, le détail des programmes, les artistes invités en 2026 : https://www.festivalcordessurciel.com/programmation-2026

 

 

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Le Festival Cordes sur Ciel est organisé par l’
Association ACADOC
Festival de Cordes sur Ciel
Maison Gaugiran
40 Grand Rue Raimond VII
81170 Cordes sur Ciel
OUVERTURE DU BUREAU
DU LUNDI AU VENDREDI,
SAUF LE MERCREDI : 9h à 12h30 / 14h à 17h
Fermé en Août

 

OUVERTURE DE LA BILLETTERIE EN LIGNE : À partir de mai
https://billetterie.festik.net/festival-cordes-sur-ciel/
OUVERTURE DE LA BILLETTERIE PHYSIQUE :
À partir du 8 juin :
Du lundi au vendredi, sauf le mercredi
10h à 12h30 / 14h à 17h
À partir du 4 juillet :
Du lundi au vendredi
de 10h à 12h30 et de 14h à 18h
Pour toutes informations :
05 63 56 00 75 / 06 31 90 87 20
Des questions ?
Appelez-nous au :
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OPMC ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE MONTE-CARLO, Auditorium Rainier III. Dim 24 mai 2026. SAINT-SAËNS, MAHLER… J.-Y. Thibaudet (piano) / Elias Grandy (direction)

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Placés sous la direction du jeune maestro germano-japonais Elias Grandy (ex directeur musical de l’Opéra et de l’Orchestre philharmonique d’Heidelberg, jusqu’en 2023), les instrumentistes de l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo sont prêts à relever tous les défis en abordant deux massifs sacrés signés Saint-Saëns et Mahler…

 

 

L’Orchestre monégasque ne cesse de démontrer d’évidentes affinités avec le romantisme français, en particulier avec ce classicisme moderne, élaboré par l’inclassable Saint-Saëns. Après avoir joué et enregistré ses symphonies (lire notre présentation du cd Symphonies – 2 cd Alpha, sept 2025 : https://www.classiquenews.com/cd-evenement-annonce-orchestre-philharmonique-de-monte-carlo-kazuki-yamada-direction-premieres-symphonies-bizet-gounod-saint-saens-2-cd-alpha/ ), voici une nouvelle partition de l’auteur de Samson : le magistral Concerto n°5, « L’Égyptien » de Camille Saint-Saëns, merveilleuse évocation orientalisante où charme le chant d’un batelier nubien sur le Nil.
Le concert du 24 mai est d’autant plus attendu qu’il associe au romantisme lyrique et solaire de Saint-Saëns, le massif épique de la Symphonie de Mahler dite « Titan », inspirée de Jean Paul. Un défi tout aussi vertigineux pour l’orchestre.

 

 

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MONACO, Auditorium Rainier III
Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo
Dim 24 mai 2026, 18h
Camille SAINT-SAËNS
Concerto pour piano n°5 en fa majeur, op. 103, « L’Égyptien »
Jean-Yves Thibaudet, piano
Gustav MAHLER
Symphonie n°1 en ré majeur, « Titan »
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’OPMC Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo : https://opmc.mc/concert/e-grandy-j-y-thibaudet/

 

 

En prélude au concert, présentation des œuvres à 17h par André Peyrègne.
Durée approximative du concert: 2h avec entracte

 

 

SAINT-SAËNS, l’égyptien
Vingt ans séparent le Concerto n°5 dit l’Egyptien, du précédent opus dans la même formation concertante, le n°4. Certes, Saint-Saëns le composa effectivement pendant un séjour à Louxor, en 1895. Il est incontestablement inspiré par le climat local, et son écriture revêt quelques colorations arabisantes. Le compositeur reste assez vague sur les sources des motifs ici développés : seul l’andante emprunterait effectivement aux musiques indigènes.
Il reste plus sage de parler d’évocation orientalisante voire égyptisante que d’une musique aux prétentions ethnomusicales. L’œuvre est créée à la Salle Pleyel, le 2 juin 1896, pour célébrer le jubilé de la carrière de l’auteur comme pianiste concertiste.

Plan de l’œuvre en trois parties (lent, vif, lent). L’ALLEGRO ANIMATO, au rythme syncopé alterne deux motifs dont une réminiscence de l’air « mon cœur s’ouvre à ta voix » extrait de son opéra, « Samson et Dalila ». L’ANDANTE approfondit la fascination de Saint-Saëns pour le rêve oriental. Il s’agit même selon ses commentaires d’un « voyage en Orient qui va même jusqu’en Extrême-Orient ». Il y citerait en particulier le chant de bateliers nubiens entendus sur le Nil… Le piano en une libre fantaisie, imite le gamelan (résonance harmonique des quintes).
Aussi inventif voulait-il être, l’orientalisme de Saint-Saëns est l’exact contrepartie musicale des peintures de son époque sur le même thème (en particulier l’orientalisme aussi sensuel qu’historiciste d’un Gérôme ou d’Alma-Tadema) : des gâteries filtrées par le goût européen, certes séduisantes mais d’une fausse simplicité, en tout cas totalement artificielles. Alfred Cortot a tranché sans complaisance sur la qualité de l’œuvre finalement plus décorative que suggestive : « la notion superficielle » est ici, heureusement amoindrie et presque transcendée par « une orchestration surprenante de finesse », « un tourbillon d’octaves crépitantes ». Le génie de Saint-Saëns sait toujours sublimer toute tentation de facilité comme tout conformisme attendu.

 

Dans sa Première Symphonie (achevée en mars 1888), Gustav Mahler n’évoque pas les dieux antiques combattant leurs pères mais un homme pris dans les tourments d’une nation allemande en pleine mutation.
Le compositeur puise à diverses sources en particulier littéraires.  Le sous-titre en est évocateur : “Titan”, en référence au roman de Jean Paul, pseudonyme de l’écrivain Paul Richter (1763-1825). Puis Mahler intitule le mouvement lent “à la manière de Callot”. Les œuvres du graveur français ainsi que les Pièces fantasques de E.T.A Hoffmann ayant particulièrement aiguisé son imaginaire poétique et fantastique. Mahler évoqua encore “les Funérailles du chasseur”. Le second mouvement devint “Blumine”, rappelant ses débuts à l’époque de l’écriture de la musique de scène pour Der Trompeter von Säckingen. Blumine fut écarté puis utilisé ultérieurement dans le matériau de la Seconde Symphonie.
Il ne restait donc plus que quatre mouvements. Enfin Mahler supprima tous les titres et commentaires, reconnaissant que la musique se suffisait à elle-même. Le récit d’un héros ardent, combatif qui monte sur le trône, revêt les épisodes d’une fresque musicale envoûtante, mêlant fanfares de cuivres, thèmes bohémiens, musique klezmer, et même, clin d’oeil au très enfantin « Frère Jacques », avant la conclusion triomphale (qui célèbre la victoire sur les enfers).
Noire, comme possédée, jamais neutre ni lisse, l’écriture de Mahler surmonte les affres du travail procréateur ; il souligne, échafaude, force le trait expressif jusqu’au laid, mais toujours dans le sens d’un acte sincère et puissamment personnel. Tout ce que ne pouvait alors comprendre les adeptes des symphonies de Brahms ou de Bruckner …

 

Plan de la Symphonie « Titan » :
1. Langsam, schleppend. Wie ein Naturlaut / Lentement, en traînant. Comme une voix de la Nature / Immer sehr gemächlich / Toujours très modéré (souvenirs d’enfance, chant du coucou extrait des Lieder eines fahrenden Gesellen, avec fanfare militaire et bruits de la rue). Des épisodes aux tonalités diverses se succèdent dans l’étrangeté…
2. Kräftig bewegt, doch nicht zu schnell / Très agité, mais pas trop vif.Trio. Recht gemächlich / Bien modéré. Plus suggestif encore : Mahler y déploie entêtante et secrète, une marche funèbre – Bruder Martin d’un côté du Rhin, Frère Jacques de l’autre côté du
fleuve … puis c’est une danse qui se déploie Feierlich und gemessen, ohne zu schleppen (Solennel et mesuré, sans traîner) à la fois fluide et parodique, avec rengaines de villages et bastringue d’une fête qui s’amplifie…
3. Feierlich und gemessen, ohne zu schleppen / Solennel et mesuré, sans traîner
4. Stürmisch bewegt / Tourmenté et agité : Mahler y déploie et conjure le flux d’énergie qui se libère, mène de l’enfer au paradis, soulignant in fine la victoire de la vie sur la fatalité et la mort.
Tout le génie et le style inimitable de Gustav Mahler sont déjà réunis dans la Symphonie n°1… un monument du répertoire pour un concert d’autant plus magistral

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ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS, les 6 et 7 juin. Gabriel Fauré : Requiem, Dolly… Marius Stieghorst

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Accompagné du Chœur Symphonique du Conservatoire d’Orléans, l’OSO Orchestre Symphonique d’Orléans présente un concert consacré à Gabriel Fauré et à son idée musicale. De l’intimité mélodique de Après un rêve et la douceur enfantine de Dolly, à l’émotion simple et profonde du Cantique de Jean Racine, le programme culmine avec le sublime Requiem, méditation lumineuse sur la paix et l’éternité. Un programme empreint de grâce, de sérénité, de délivrance apaisée…

 

 

Prière intimiste et sereine
Pilier du patrimoine sacré français, le Requiem de Fauré a été principalement connu sous sa forme musicale récente, (en particulier symphonique, datant de 1901, probablement de la main de son élève, Jean Roger-Ducasse), en rien comparable avec la version originelle, récemment découverte en 1994. Cette version a été conçue alors que Fauré était organiste de La Madeleine à Paris, de 1896 à 1905.

Orchestre de chambre plutôt que symphonique
Même dans sa version orchestrale en grand effectif, la partition, profondément intimiste et recueilli, déploie de la mort, une série de visions frappantes par leur quiétude et leur sérénité. Ici pas de Dies Irae: ni colère ni déluge choral… La déploration s’inscrit dans la volonté de changement du rituel musical comme dans la prière individuelle. Ainsi selon le rite parisien, respecté aussi par Du Caurroy ou Dubois, Fauré intègre le Pie Jesu (à la place du Dies Irae).
La composition a été réalisée entre le décès de son père (1885) et celui de sa mère (1888), précisément à partir de 1887. Les 7 sections suivent la tonalité de ré. Créé le 16 janvier 1888, le Requiem est une oeuvre de transparence et de légèreté avec laquelle l’auteur selon ses propres mots, souhaitait rompre avec l’habituel musique d’enterrement qu’il jouait continûment à La Madeleine et ailleurs, comme organiste désigné. Or ni l’Offertoire ni le Libera me pour baryton n’étaient alors achevés. Ce n’est qu’en janvier 1892 que les 7 mouvements furent alors totalement présentés. Tout prépare et se résout dans l’ultime 7è section « In paradisum », évocation inédite jusque là où le compositeur « ose » exprimer la quiétude des défunts, ce reposer éternel et serein qui leur est promis… quand la tradition avant Fauré était de conclure le cycle sur le Libera me, prière collective et individuelle, traversée par le sentiment de doute et d’inquiétude impérieuse.

SAMEDI 6 JUIN 2026 – 20h30
DIMANCHE 7 JUIN 2026 – 16h
Théatre d’Orléans, salle Touchard
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ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
FAURÉ REQUIEM – Orchestre Symphonique d’Orléans
Réservez vos places directement sur le site de l’Orchestre Symphonique d’Orléans : https://www.orchestre-orleans.com/%C3%A9v%C3%A8nement/entre-danube-moldau/

 

FAURÉ : Requiem
Après un rêve
Dolly, suite d’orchestre
Cantique de Jean Racine
Direction : Marius Stieghorst
ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
Chœur Symphonique du Conservatoire d’Orléans
Cheffe de chœur : Emilie Legroux
Soprano : Daphne Corregan
Baryton : Virgile Frannais
Théâtre d’Orléans – Salle Touchard
Durée : 1 h 45 – avec entracte

 

 

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