Nous y étions : comptes- rendus et critiques des concerts, spectacles majeurs en 2020 – 2021

degas_opera_orchestre_comptes_rendus_382Tous les spectacles à l’affiche (concerts, opéras, ballets, récitals, festivals mais aussi hommages, célébrations, concours et galas …) sont minutieusement analysés par la ” Rédaction spectacle vivant ” de classiquenews. Voici les meilleures propositions que nous avons souhaité couvrir, où nous étions, spectacles et plateaux qui méritent un témoignage, un compte rendu, un éclairage critique. A lire, pour connaître toutes les raisons pour lesquelles il fallait y être …

Comptes-rendus, critiques de spectacles

sommaire

 

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DISCERNEMENT, EXPLICATIONS… Ici, la Rédaction de CLASSIQUENEWS distingue l’essentiel et le captivant, l’innovation et la prise de risque… ou bien aime remettre les choses au point sur un spectacle ou un artiste … Suivez le travail des interprètes : chanteurs, instrumentistes, chefs qui font l’actualité et retiennent l’attention des rédacteurs de CLASSIQUENEWS…

 

LIRE ici nos COMPTES RENDUS antérieurs : 2019, 2018, 2017 à 2013

 

 

 

2020 / 2021

 

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SEPTEMBRE  2021

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CRITIQUE, opéra. Lille, le 24 sept 2021. CAMPRA : Idoménée. Tassis Christoyannis, Samuel Boden, Hélène Carpentier, Chiara Skerath… Le Concert d’Astrée, chœur et orchestre. Emmanuelle Haïm, direction. Alex Ollé, mise en scène. 

andre-campra-portraitVraie rentrée à l’Opéra de Lille avec la très attendue production d’Idoménée d’André Campra, signée Alex Ollé, de la troupe catalane La Fura dels Bauls. Bijou méconnu du baroque français, il est enfin présenté au public dans une nouvelle mise en scène, après la version réduite proposée l’année dernière (pandémie oblige), intitulée « Le Retour d’Idoménée ». Emmanuelle Haïm défend brillamment l’opus avec une direction rayonnante de son chœur et orchestre, Le Concert d’Astrée, en résidence à l’Opéra, ainsi que d’une distribution de solistes dans la meilleure des formes à la première. Une rentrée lyrique fort sympathique malgré quelques réserves au niveau de la mise en scène.

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CRITIQUE, concert. LILLE, le 23 septembre 2021 : Concert inaugural de la saison 2021 – 2022 : Alex NANTE (Sinfonía del cuerpo de luz, création) – SAINT-SAËNS : Concerto pour violoncelle n°1 (Victor Julien-Laferrière, violoncelle) – Richard STRAUSS : Mort et transfiguration. Orchestre National de Lille. Alexandre BLOCH, direction.   -  Alex Nante (né en 1992) s’affirme comme l’un des compositeurs contemporains les plus pertinents, révélant ce soir une écriture qui pense l’orchestre autant dans son ampleur sonore …

Tantrisme symphonique :
le feu scintillant du compositeur ALEX NANTE
révélé par l’Orchestre National de Lille

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CRITIQUE, opéra. PARIS, Opéra national de Paris, le 23 septembre 2021. ENESCO: Oedipe. Ingo Metzmacher / Wajdi Mouawad. Le plus célèbre compositeur roumain, Georges Enesco (1891-1955) reste encore un mystère pour la plupart des mélomanes qui connaissent son aura unanimement reconnue, sans avoir souvent l’occasion de découvrir son vaste catalogue…

ENESCO : OEDIPE … Attention chef-d’œuvre !

 

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CRITIQUE, opéra. GAND, Opéra flamand, le 18 sept 2021. Weill : Der Silbersee. Karel Deseure / Ersan Mondtag   –   Après plus de dix-huit mois de fermeture pour cause de pandémie, le directeur artistique de l’Opéra Flamand Jan Vandenhouwe (nommé pour la saison 2019-2020 en remplacement d’Aviel Cahn, parti pour Genève) avait du mal à cacher sa joie, évidemment légitime, de retrouver une audience venue en nombre pour la reprise des « activités normales ».

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besancon festival concours 2021 classiquenewsCRITIQUE, concert. Festival International de Besançon, Théâtre Ledoux, le 16 septembre 2021. Orchestre National de Lyon / Alexandre Kantorow /Paul Daniel. Cette année, le Festival International de Besançon (74ème édition) se couplait avec le fameux Concours International des jeunes chefs d’orchestre (57ème édition) et, fait assez exceptionnel, le Grand prix n’a pas été décerné, trois « Mentions spéciales » s’y substituant. Quant au festival proprement dit (qui se poursuit jusqu’au 25 septembre), il aligne, comme de coutume,  noms d’artistes confirmés et jeunes talents d’aujourd’hui, à l’instar de Victor-Julien Laferrière ou d’Alexandre Kantorow. Ce dernier était le centre d’intérêt du concert de ce 16 septembre – avec rien moins que l’Orchestre National de Lyon comme écrin, et le chef britannique Paul Daniel (également président du Jury du concours) à la baguette – dans un programme regroupant Saint-Saëns et Dvorak.

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guerre-et-paix-prokofiev-grand-theatre-de-geneve-bieto-calixte-critique-opera-classiquenewsCRITIQUE, opéra. GENEVE, Grand-Théâtre, le 15 septembre 2021. PROKOFIEV : Guerre et Paix. Calixto Bieito / Alejo Perez. Au premier abord, on peut se dire que monter Guerre et Paix de Prokofiev est un pari un peu fou, avec ses treize tableaux, ses 70 rôles et ses quatre heures de musique, et pourtant le Grand-Théâtre de Genève s’est lancé dans l’aventure (avec des bonheurs divers). Et puis l’ouvrage de Prokofiev est-il si différent des autres grands ouvrages lyriques russes ? N’y a-t-il pas autant de mélange des genres, parfois de bavardages, autant de problèmes de mise en scène que dans Kitège ou Le Prince Igor ? Ainsi, il n’est pas plus étrange pour Prokofiev de bâtir une première partie en forme de roman d’amour peuplé de créatures féminines, pour passer ensuite à une épopée sanglante presque exclusivement masculine et nous livrer, en fin de compte, un conte philosophique, parcours initiatique de Natacha et de Pierre.

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Reprise à Garnier de l'Iphigénie cacochyme de WarlikowskiCRITIQUE, opéra. Paris, Opéra Garnier, le 14 septembre 2021. GLUCK: Iphigénie en Tauride. Tara Erraught, Jarrett Ott, Jean-François Lapointe… Orchestre et chœur de l’Opéra de Paris. Thomas Hengelbrock, direction. Alessandro Di Stefano, chef de choeur. Krzysztof Warlikowski, mise en scène. Rentrée lyrique à l’Opéra National de Paris avec l’iconique production d’Iphigénie en Tauride de Gluck, signée Warlikowski. Le retour sur scène de la toute première mise en scène de l’ancien « enfant terrible » de l’opéra réunit une distribution époustouflante, avec les débuts à Paris de la mezzo-soprano Tara Erraught et du baryton Jarrett Ott. Thomas Hengelbrock est en grande forme à la direction de l’orchestre, offrant une prestation irréprochable, à la hauteur de la partition, sommet lyrique du compositeur.

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 AOÛT  2021

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 GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2021

 

 

Namoradze-nicolas-piano-concert-gstaad-critique-concert-piano-classiquenews-GSTAAD-2021-LONDONCRITIQUE, concert. GSTAAD, le 28 août 2021 (10h30). Récital de NICOLAS NAMORADZE, piano. JS Bach, Busoni, Liszt… La petite chapelle de Gstaad est le temps du festival MENUHIN, le tremplin des « jeunes étoiles » du piano. Dans cet écrin plutôt intimiste, Christoph MÜLLER, intendant du festival suisse, sélectionne les jeunes tempéraments du clavier. Ce matin, le jeune pianiste géorgien Nicolas Namoradze né en 1992, croise JS Bach et ses propres compositions ; de la Suite française BWV 812, il échafaude avec un scrupule incisif, une lecture critique des 6 danses enchaînées (de la gravité secrète de l’Allemande initiale… à la Gigue finale, plus affirmative) soulignant la rigueur, l’équilibre, le caractère de chaque pièce; puis dans ses propres œuvres, défend son questionnement comme en miroir, en courtes pièces syncopées …

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CRITIQUE, opéra. GSTAAD, le 28 août 2021 (19h30). BELLINI: I Puritani. Orchestre de la Suisse Romande. D. HINDOYAN. En version de concert (avec quelques mouvements de scène), les puritains poursuivent la flamme lyrique à Gstaad, scène désormais incontournable pour s’y délecter de situations opératiques très ardemment défendues (où l’on constate ainsi ce soir combien Bellini préfigure le meilleur Verdi). Les festivaliers sous la tente de Gstaad bénéficient d’une acoustique généreuse surtout pour l’orchestre, l’Orchestre de la Suisse romande qui détaillé, frémissant au sein de ses vents (bois finement articulés), de ses cuivres, sollicités dès l’ouverture (cors profonds, onctueux, mystérieux…) ses cordes, flexibles et nuancées, nous fait réviser notre connaissance de l’orchestre du dernier Bellini : I Puritani composés à Puteaux créés sur la scène parisienne du Théâtre italien en janvier 1835

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MARIA-JOAO-PIRES-piano-concert-critique-GSTAAD-MENUHIN-FESTIVAL-Schubert-debussy-beethoven-critique-piano-classiquenewsCRITIQUE, concert. Saanen, le 27 août 2021 (20h30). GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2021. Récital de MARIA JOÃO PIRES, piano. SCHUBERT, DEBUSSY, BEETHOVEN. C’est un concert mémorable qui fait la légende de Gstaad aujourd’hui. Le récital que propose ce soir Maria João Pires suscite une totale adhésion par son exigence artistique et aussi le défi incroyable sur le papier de jouer des œuvres aussi redoutables et contrastées : de surcroît deux fois puisque covid oblige et réduction de la jauge publique, le festival a doublé cette année plusieurs programmes : une performance supplémentaire pour les artistes. Ce récital a été ainsi réalisé à 18h puis 20h30.
Pour chaque compositeur, l’interprète sait renouveler son approche dans la tension, la nuance, en une élégance intérieure qui n’appartient qu’à elle. Une offre inouïe de re-découvrir ainsi des partitions et des écritures familières que l’on croyait connaître.

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LA ROQUE D’ANTHÉRON 2021

 

 

 

kadouch-david-piano-portrait-cd-concert-annonce-classiquenewsCRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTHERON, le 16 août 2021. MENDELSSOHN, VIARDOT, C. SCHUMANN, FARRENC. David KADOUCH, piano. David Kadouch est un pianiste français que j’avais découvert en 2011 au festival Piano aux Jacobins. Il était à l’époque encore obligé de prouver sa virtuosité et jouait très bien mais très fort. Le temps a fait son œuvre et le virtuose a pu révéler sa musicalité et ses sensibilités multiples. En effet plusieurs programmes de ses récitals sont construits en lien avec des œuvres littéraires ou des thèmes complexes. Ainsi nature, révolution et aujourd’hui Madame Bovary. Le musicien se fait diseur entre des périodes musicales présentant son amour pour l’héroïne de Flaubert, articulant les œuvres avec la problématique du roman mais également la place sacrifiée de la femme dans la société bourgeoise. Espérons qu’il enregistrera ce magnifique programme qui met en valeur l’extraordinaire richesse des compositions de femmes musiciennes.

 

 

 

 

 

 

 

Un piano entre rêve et réalité, absolument magique…
Benjamin Grosvenor … une perfection digitale

 

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CRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTHERON. Auditorium du parc, le 11 août 2021. LISZT, GINASTERA, RAVEL. Benjamin GROSVENOR, piano. Découvert ici même en 2019 Benjamin Grosvenor nous avait conquis. Cf Chronique. Sa discographie a toutes les faveurs de la rédaction de Classique news. Ce récital reprend pour moitié le dernier CD qu’il a enregistré pour Decca, sobrement intitulé : Liszt (CLIC de classiquenews 2021). Dès les premières notes des Sonnets de Pétrarque, le ton est donné, celui d’une lecture châtiée, élégante, d’une précision incroyable.

 

 

nelson-goerner-piano-roque-antheron-aout-2021-critique-concert-classiquenewsCRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTHERON. Auditorium, le 10 août 2021 à 21h. JS BACH, SCHUBERT, ALBENIZ. N. GOERNER, piano. Nelson Goerner est un artiste tout à fait particulier, qui par des choix personnels défendus bec et ongles, arrive à renouveler totalement notre écoute certains soirs au point de perdre notre connaissance intime d’une œuvre. Il aura fallu arriver au terme du concert pour comprendre le parti pris incroyablement original de notre pianiste (en état de transe). Rien n’aura été interprété comme « de coutume ». Et le dernier bis (sur lequel je reviendrai) a couronné le tout avec un bonheur inouï.

 

 

 

 

bruno-paolo-rigutto-concert-la-roque-antheron-2021-critique-concert-piano-classiquenewsCRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTERON. Auditorium du parc, le 10 août 2021. W.A. MOZART. R. SCHUMANN. F. CHOPIN. M.RAVEL. B. RIGUTTO. P. RIGUTTO. Bruno Rigutto est le grand artiste que le festival connaît bien, admire. Ici l’an dernier son intégrale des Nocturnes de Chopin demeure un souvenir précieux pour beaucoup. Au matin du 10 août (9h45),l’auditorium se réveille avec le soleil naissant et son cortège de chapeaux de paille (offerts par le festival) l’habille. Ces récitals du petit matin sont périlleux et ne peuvent être comparés à ceux du soir ici même. Nous prenant par la main en grande douceur et en élégance délicate, Bruno Rigutto nous offre la sonate pour deux pianos de Mozart. Cette œuvre solaire, enthousiaste et joyeuse est une excellente entrée en musique au petit matin. Le duo qu’il forme avec son fils Paolo Rigutto, est enthousiasmant.

 

piano-roque-antheron-juillet-2021-concert-critique-Kolesnikov-classiquenewsCRITIQUE, Concert. LA ROQUE D’ANTHERON. Auditorium du parc, le 28 Juillet 2021. F. CHOPIN. W.A. MOZART. P. KOLESNIKOV, piano. Retrouver les frondaisons magiques du Parc du Château de Florans, cet extraordinaire sentiment de liberté, en plein air, cette acoustique parfaite partagée avec les seules cigales reste un moment exceptionnel de l’été. Cette année plus qu’aucune autre année. L’an dernier nous avait réservé de grands moments pour les quarante ans du Festival. Nous en avions rendu compte avec le souvenir ému des sonates de Beethoven en particulier, de l’intégrale des Nocturnes de Chopin…

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Arianna Venditelli innsbruck festwochen critique opera classiquenews Idalma2031CRITIQUE, opéra. INNSBRUCK, le 8 août 2021. PASQUINI : Idalma, Innsbrucker Festwochenorchester, Alessandro De Marchi. Une découverte fascinante que cet opéra tragi-comique de Bernardo Pasquini et une résurrection exemplaire à tous points de vue. Direction, distribution et mise en scène ont magnifiquement défendu une partition et un livret de tout premier plan. Depuis des décennies, le Festival de musique ancienne d’Innsbruck cultive la redécouverte de chef-d’œuvres inédits. Ainsi le compositeur romain Bernardo Pasquini est, pour la première fois, mis à l’honneur avec l’une de ses œuvres les plus importantes, L’Idalma overo Chi la dura la vince (« L’Idalma ou qui persévère triomphe »),…

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CRITIQUE, opéra. SALZBOURG, le 7 août 2021. MOZART : Don Giovanni. Spyres, Pavolova … Currentzis / Castellucci. Tout est annoncé : au geste musical, contrasté, acéré et incroyablement dramatique du chef grec Teodor Currentzis, répond empêtré dans un imaginaire visuel confus, la « mise en scène » d’un Castellucci qui s’ingénie à rendre opaque une action qui ne l’’est pas. Dans la fosse, le pianoforte se distingue dans un continuo exalté, qui raconte, s’affole, murmure, rugit ; les instrumentistes de MusicaEterna, articulent et énergisent eux aussi la subtile vitalité des instruments d’époque avec une verve et un relief, à la fois nerveux et expressif. La musique éperdue, s’exalte, exulte ; elle semble dès le début s’essouffler comme si elle était au bout d’une ère ; de fait, les frasques de Don Giovanni finissent par le rattraper dans cette mise en scène abrupte, mordante, aux forts contrastes, …

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CRITIQUE, concert. La ROQUE D’ANTHERON, le 7 août 2021. Alex., JJ Kantorow. CHOSTAKOVITCH, SAINT-SAENS. SINFONIA VARSOVIA. Concert attendu dans la peur de l’orage qui a su rester à distance fort heureusement. Le ciel est favorable à la musique et le parc après l’orage a vu quelques étoiles briller en fin de soirée. Le génie musical de Jean-Jacques Kantorow, violoniste et chef d’orchestre à la renommée planétaire reprenait ce soir la baguette d’un orchestre qu’il a dirigé souvent et qu’il connaît bien. Un enregistrement des concertos de Camille Saint-Saëns avec Alexandre Kantorow il y a quelques années est une véritable pépite qui prouve le lien qui unit père et fils.

 

Kantorow : une grâce musicale de père en fils …

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Nikolaï Lugansky 12 © Valentine Chauvin 2021CRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTHERON, le 4 août 2021. Récital de N LUGANSKY, piano. BEETHOVEN, J.S. BACH / RACHMANINOV… Le succès planétaire du pianiste russe Nikolaï Lugansky en fait un des artistes les plus aimés du public. La Roque d’Anthéron n’y fait pas exception qui lui a déjà consacré une nuit carte blanche et l’invite très régulièrement. En athlète sûr de lui et confiant dans l’amour de son public, Nikolaï Lugansky est entré sur scène souverain et s’est lancé dans une interprétation très personnelle de la Clair de lune du grand Ludwig que tant d’amateurs essayent de s’approprier. Dans un tempo très retenu, il a donné une leçon de legato et de phrasé suspendu. La lenteur contenue avec une forme de densité a déployé la structure harmonique plus complexe qu’il n’y paraît du célébrissime adagio initial. La lenteur du tempo peut irriter, voir passer pour laborieuse mais ce déploiement de legato abolit le temps avec un art consommé. L’allegretto passe sans que rien ne retienne l’attention et le final serait exagérément rapide sous d’autres doigts. Seul un Lugansky avec cette puissance digitale peut oser sans exagération un tempo pareil.

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camarena javier tenor annonce cd critique cd review cd par classiquenews ContrabandistaCRITIQUE, concert. Peralada, le 1er août 2021. Récital Javier Camarena, ténor. Liceu / Riccardo Frizza - Par notre envoyé spécial Narcisso Fiordaliso. C’est toujours avec un plaisir non dissimulé qu’on pénètre dans l’enceinte du château de Peralada, la majesté des lieux et l’ambiance à la fois gaie et élégante du Festival promettant une soirée inoubliable. Cette 35e édition se clôturant sur un récital du merveilleux Javier Camarena, notre bonheur était complet.Le  ténor mexicain nous a tellement habitués à l’exceptionnel et à l’inoubliable que nous avons fini par oublier l’homme et le professionnel qui se cachent derrière le ténor, son timbre de miel, ses étourdissants suraigus. Ce soir, on constate que l’artiste n’est pas au mieux de sa forme, peut-être fatigué par une série de Lucia di Lammermoor à Barcelone qui vient à peine de se finir et par l’année difficile qui vient de s’écouler. Restent le technicien et le musicien qui viennent néanmoins à bout d’un programme plutôt disparate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 JUILLET  2021

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CRITIQUE, opéra. BEAUNE, le 24 juil 2021. MONTEVERDI, Il ritorno di Ulisse in patria. Les Épopées, Stéphane Fuget. Pour sa première participation au Festival de Beaune, Stéphane Fuget frappe fort, très fort et renouvelle avec bonheur l’approche du dramma per musica vénitien. Une distribution étincelante et une direction au plus près des intentions du compositeur Monteverdi, comme vous ne l’avez jamais entendu.

Pleine réussite de Stéphane Fuget à Beaune : le Retour à Venise

« …un théâtre en musique plus qu’une musique théâtralisée… »

Monteverdi 2017 claudio monteverdi dossier biographie 2017 510_claudio-monteverdi-peint-par-bernardo-strozzi-vers-1640.jpg.pagespeed.ce.FhMczcVnmyMonteverdi disait volontiers qu’il fallait « vestire in musica », « habiller en musique » le texte poétique, principal vecteur des affects. Cela signifie que jamais la musique ne doit prendre le dessus ni écraser le texte par un ensemble instrumental pléthorique qui relèguerait le drame au plan secondaire. D’autant que celui-ci, comme beaucoup d’autres à Venise, s’inspire de l’épopée homérique que de nombreux écrivains vénitiens avaient traduite et adaptée, parfois parodiée, durant le Seicento : la haute qualité littéraire du livret de Badoaro n’est plus à démontrer. L’avant-dernier opéra de Monteverdi pose néanmoins quelques problèmes. Jamais publié, le livret de Badoaro existe en deux versions : une en cinq actes, correspondant probablement à la version originale, et une en trois actes, moins équilibrée, correspondant à l’unique source musicale préservée.

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festival-lucens-suisse-2021-quatuor-sine-nomine-critique-concert-classiquenewsCRITIQUE, Festivals d’été 2021. Festival Lucens Classique, Château de Lucens (Suisse), les 23 & 24 juillet 2021. Quatuor Sine Nomine (le 23). Camille Thomas (violoncelle) et Christian Chamorel (piano) le 24. Il en fallait de l’audace et du courage pour, en pleine pandémie, créer un nouveau festival de musique classique : le Festival Lucens Classique ! C’est pourtant le rêve fou (et le pari réussi !) que viennent de réaliser deux jeunes et enthousiastes musiciens suisses – le chef d’orchestre Guillaume Berney et le violoniste Guillaume Jacot – dans le somptueux écrin que constitue le Château de Lucens dans le canton de Vaud en Suisse. Et à l’instar de ce qui se fait déjà dans plusieurs festivals dans le Bordelais et en Bourgogne, …

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CRITIQUE, Festivals d’été 2021. Verbier Festival, Salles des Combins, les 21 et 22 juillet 2021. Sergey Babayan (piano), Verbier Festival Chamber Orchestra, Antonio Pappano (direction) le 21 juil 2021/ Janine Jansen (violon), Mischa Maisky (violoncelle) et Mikhaïl Pletnev (piano) le 22 juil 2021.

verbier-festival-2021-critique-concert-pappano-direction-classiquenews-critique-concertAprès une édition 2020 annulée pour cause de pandémie, le Verbier Festival a pu se tenir du 16 juillet au 1er août 2021, grâce à un protocole sanitaire strict… ce qui n’a pas empêché l’apparition de cas testés positifs au sein du Verbier Festival Orchestra entraînant la modification (voire l’annulation) de certains concerts. Rien de tel, par bonheur, avec le Verbier Chamber Orchestra avec lequel nous avions rendez-vous le 21 juillet, sous l’immense tente des Combins ; au programme : Mozart et Brahms dirigé par Sir Antonio Pappano.

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lafontaine muses en dialogue concert toulouse critique classiquenewsCRITIQUE concert. TOULOUSE. CHAPELLE DES CARMELITES, le 18 juil 2021. Le bestiaire baroque de La Fontaine. ENSEMBLE FAENZA. M. HORVAT. Nous fêtons cette année le 400ème anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine. Musique en dialogue aux Carmélites consacre sa saison à cet événement avec cinq concerts. L’Ensemble Faeza dirigé par Marco Horvat est à géométrie variable et se réclame du chant auto accompagné. Seule la claveciniste reste sur son unique instrument. Ce concert d’un étonnant Bestiaire Baroque fait la part belle aux textes des fables de La Fontaine. Les musiciens des XVII et XVIII èmes siècles n’ont pas tari de références à la nature. Les plus célèbres compositeurs François Couperin et Marin Marais, les plus rares…

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INNOCENCE-kaija-saariaho-aix-2021-creation-opera-critique-opera-classiquenewsCRITIQUE, opéra. Kaija SAARIAHO : Innocence, création. Aix en Provence, le 10 juillet 2021. Plainte lancinante, souffrance affleurante qui se révèle peu à peu à mesure que la vérité surgit ; découverte écœurante de la barbarie humaine… les noces auxquelles nous assistons virent au cauchemar lorsque l’identité du jeune marié, et le nom du clan familial qui est le sien est précisé par la vieille servante venue dépanner. La famille bien sous tout rapport est en réalité liée à une tuerie dans une école, du fait de la vengeance d’écoliers contre un maître pédophile.
Les glissandos de l’orchestre, les couleurs scintillantes dans l’ombre, les cuivres comme hallucinés explorent à la façon de Wozzek de Berg, la grisaille de l’inconscient, la ténacité de la culpabilité …

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samson-dalila-saint-saens-orange-2021-alagna-lemieux-critique-operaCRITIQUE, Opéra. ORANGE, le 10 juillet 2021. SAINT-SAËNS: Samson et Dalila. Alagna / Lemieux. ABEL / GRINDA. Centenaire de la mort de Saint-Saëns, distribution superlative, production magique et spectateurs en nombre, tous les ingrédients étaient réunis pour que cette soirée reste dans les annales des Chorégies d’Orange. Le plus vieux festival lyrique débutant au XIXème siècle avait dû pourtant se taire l’été dernier face au virus venu de Chine. La production prévue a heureusement pu être décalée d’un an. Le public a pu venir finalement en nombre, scanné mais libre de s’asseoir sur les gradins antiques sous la voûte étoilée … pour jouir de la plus belle musique qui soit. Car ce qui frappe à l’écoute de ce chef d’œuvre c’est la qualité constante de la partition. Les airs et duos très aimés et connus ne doivent pas occulter les chœurs qui sont tous splendides …

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CRITIQUE, opéra. Lille, Auditorium du Nouveau Siècle, le 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle Hélène. Gaëlle Arquez, Cyrille Dubois, Marc Barrard…. Chœur de chambre Septentrion. Anass Ismat, chef de chœur. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Adaptation et mise en scène, Lionel Rougerie.

Clôture en beauté de la 3e édition des Nuits d’Été de l’Orchestre National de Lille avec l’opéra bouffe français pas excellence, La Belle Hélène d’Offenbach, ici adapté et mis en scène pour l’Auditorium du Nouveau Siècle par Lionel Rougerie. Alexandre Bloch dirige un orchestre en pleine forme et une distribution de chanteurs époustouflante, avec la magnifique Gaëlle Arquez dans le rôle-titre. A la fois parodie de l’actualité (à mourir de rire) et performance de bravoure aux plus hauts sommets lyriques !

Épatante cure lyrique en temps de Covid

 

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TRISTAN-ISOLDE-AIX-2021-RATTLE-critique-opera-classiquenews-Stemme-Skelton-ZeligCRITIQUE, opéra. WAGNER : Tristan und Isolde, le 9 juil 2021. Stuart Skelton (Tristan), Nina Stemme (Isolde) – mise en scène : Simon Stone. LSO, London Symphony Orchestra – Direction musicale : Simon Rattle. Certes on nous avait « vendu » cette production comme « l’événement d’Aix 2021 ». Que nenni. Dans un décor année 60, style Mad men, Isolde dans son salon avec vue sur l’océan (histoire de faire référence au vaisseau qui est censé la conduire jusqu’à la cour du roi Marke à bord du bateau où se trouve aussi Tristan), se morfond, pleine de ressentiment et d’ insatisfaction vis à vis de celui qu’elle a jadis soigné et aimé secrètement sous le nom de … Tantris. Le premier acte qui est d’exposition, s’enlise dans un jeu d’acteurs statique, où chacun, d’Isolde, Tristan / Tantris, à Brangaine, figure comme une belle plante de salon. Orchestralement, sous la baguette de Rattle, les instrumentistes ne manquent pas de puissance comme d’expressivité, mais sonnent épais.

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CRITIQUE, Festival de Música dos CAPUCHOS, ALMADA (Portugal), Couvent des Capucins, les 2 & 3 juillet 2021. Orchestre de chambre de Saint-Pétersbourg, Juri Gilbo (direction), Sergeï Nakariakov (trompette), Filipe Pinto-Ribeiro (piano). FESTIVAL RENAISSANT A ALMADA… Après 20 ans d’un long sommeil, le Festival de musica dos Capuchos est revenu à la vie ! Sis dans le magnifique couvent du même nom (“Covento dos Capuchos“), bâti au 16ème siècle à Almada en face de Lisbonne, il a été pendant vingt ans (de 1981 à 2001) l’un des principaux festivals dédiés à la musique classique au Portugal, et cette renaissance est grandement due à son directeur artistique, le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro

 

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elektra michel fau apitole merbeth gornerCRITIQUE, opéra. TOULOUSE. Capitole le 2 juillet 2021. R. STRAUSS : ELEKTRA.  R.MERBETH ; V.URMANA ; N.GOERNE ; F. BEERMANN / M.FAU. Il nous a fallu assister deux fois à ce fabuleux spectacle (2 puis 4 juillet) pour en percevoir la richesse et en rendre compte. Le choc attendu avec cet opéra hors normes a été au rendez-vous. Une saison capitoline sacrifiée (comme partout) porte sa revanche avec une production superlative. Le dispositif scénique est insolite et …génial. La fosse du Capitole ne permet pas d’entasser les musiciens nécessaires à cette partition sans risques sanitaires. L’orchestre a donc été plus confortablement installé en fond de scène, l’occupant plus de la moitié. Un très beau rideau de tulle peint fait séparation. La fosse recouverte permet sur le proscénium des mouvements d’acteurs réduits mais percutants. La scène est encombrée d’une gigantesque statue d’Agamemnon abattue au-dessous du genou. Un souterrain s’ouvrant permet d’évoquer le terrier d’Elektra. A cour et à ardin, les entrées et sorties suggèrent l’extérieur et le palais sans vraie rigueur.  La statue d’Agamemnon envahit l’espace scénique comme le père envahit l’espace mental et affectif d’Elektra.

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 JUIN  2021

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Butterfly-puccini-opera-national-du-rhin-juin2021-critique-classiquenewsCRITIQUE, opéra. STRASBOURG, Opéra national du Rhin, le 24 juin 2021. Puccini : Madame Butterfly. Giuliano Carella / Mariano Pensotti. Découvert à Strasbourg voilà deux ans dans la création française de Beatrix Cenci de Ginastera, le metteur en scène Mariano Pensotti (né en 1973) frappe encore très fort en cette fin de saison avec sa vision très personnelle de Madame Butterfly. Venu du théâtre, l’Argentin décide en effet d’enrichir le livret d’une histoire parallèle fictive, racontée au moyen des surtitres pendant tout le spectacle, le plus souvent lors des interludes orchestraux. Pensotti imagine le parcours de Maiko Nakamura, metteur en scène d’origine japonaise ayant quitté depuis longtemps son pays pour l’Europe, en pleine crise existentielle …

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CRITIQUE, concert. LILLE. Lille Piano(s) Festival 2021, 20 juin 2021. « Monstres sacrés ». Ensemble Miroirs Étendus, orchestre. Fiona Monbet, direction, violon. Michèle Pierre, violoncelle. Romain Louveau, piano. Cyrielle Ndjiki Nya, soprano. Sacré concert de chambre dans la troisième et dernière journée du Lille Piano(s) Festival 2021 ! L’intimiste auditorium du Conservatoire de Lille accueille l’Ensemble Miroirs Étendus pour une manifestation musicale proposant le Triple Concerto de Beethoven et les Wesendonck Lieder de Wagner, avec une pincée d’électronique ! La violoniste et cheffe d’orchestre Fiona Monbet est au violon et à la direction pour ce programme pertinemment intitulé « Monstres Sacrés ». Une expérience originale qui s’avère aussi rafraîchissante.

 

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duo-jatekok-piano-lille-pianos-festival-critique-concert-classiquenewsCRITIQUE, concert. LILLE. Lille Piano(s) Festival 2021. Sam 19 juin 2021. Concert symphonique. Orchestre de Picardie, Arie van Beek, direction. Alexandra Dogvan, piano. Naïri Badal, Adélaïde Panaget (Duo Jatékok), piano. Concert symphonique kaléidoscopique pour la deuxième journée du fabuleux Lille Piano(s) Festival 2021. L’Orchestre de Picardie sous la direction d’Arie van Beek joue Beethoven et Poulenc aux côtés de la jeune virtuose Alexandra Dogvan et du duo de pianistes « Jatékok » (Naïri Badal et Adélaïde Panaget). Un concert pour tous les goûts !

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Lucas-Debargue-©2017-Xiomara_Bender_02CRITIQUE, concert. LILLE Piano(s) Festival 2021. Concert d’ouverture, ven 18 juin 2021, Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, direction. Lucas Debargue, piano. Ouverture symphonique du Lille Piano(s) Festival, aux couleurs de l’Europe orientale! L’Orchestre National de Lille sous la direction de son directeur musical, Alexandre Bloch, inaugure la nouvelle édition du festival avec deux œuvres symphoniques rares venues de l’Est. Le folklorique Concert Românesc de Ligeti et le monumental Concerto pour piano n° 2 en sol mineur de Prokofiev, interprété par le pianiste français Lucas Debargue. Si l’Europe de l’Est est la protagoniste du programme, l’ouverture symphonique du Lille Piano(s) Festival 2021 est, dans son exécution, résolument et merveilleusement …française ! Photo : Lucas Debargue (© X Bender).
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CRITIQUE, LIVE STREAMING, BACHFEST Leipzig, 15 juin 2021. Thomaskirche / live – HIMMELFAHRT UND PFINGSTEN. JS BACH : BWV 11, 34, 74, 127. Mields, … Rademann (direction). Dernier concert du Festival Bach de Leipzig, dans l’église que connut le Cantor / Director musices et pour laquelle il a tant œuvré… Saluons la grande cohérence du programme sur le thème de l’Ascension et de la Pentecôte.
Au cœur de cette nouvelle séquence de 4 Cantates, resplendit l’air pour soprano de la BWV 127 « Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott », lamento intime qui concentre toute la compassion du croyant vis à vis de Jésus ; c’est un cheminement personnel, jalonné par la douceur des 2 flûtes et du hautbois qui inscrit la mélodie dans la douceur la plus tendre. Dorothee Mields transcende l’air avec une intensité sobre et directe …

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CRITIQUE, live streaming concert. LEIPZIG, BACHFEST, Gewandhaus, großer Saal, le 14 juin 2021. JS BACH : Passion selon Saint-Matthieu. Ton Koopman. Après une somptueuse entrée en matière, dont le détail jamais ne sombre sous la grandeur, Ton Koopman inscrit la Passion dans l’intimité et une progression toute en douceur. La gravité tragique des dernières heures de la vie de Jésus est évoquée, présente par le chant très expressif du contre ténor Maarten Engeltjes ; puis c’est la soprano (Ilse Eerens) au timbre claire, émerveillé qui touche immédiatement ; son air « Blute nur, du liebes Herz!” : affirme la détermination de la prière implorante et d’une douceur incandescente. La sobriété du chant sert le texte.

 

Ton Koopman joue JS Bach à Leipzig

UNE SAINT-MATTHIEU INTIME, BOULEVERSANTE

 

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CRITIQUE, concert. Avignon, le 12 juin 2021. VIVALDI, airs. Lea Desandre, Ensemble Jupiter, Thomas Dunford. Las, si nous avions pu assister au premier concert de la saison 20/21 de Musique Baroque en Avignon – qui ne mettait rien moins à son affiche que le trépidant contre-ténor polonais Jakub Jozef Orlinski (accompagné par le formidable ensemble Il Pomodoro) -, tout le reste de son programme a dû être annulé (certains concerts sont déjà repoussés à la saison prochaine…), et seule cette ultime soirée réunissant la gracieuse mezzo italo-française Lea Desandre aux côtés de Thomas Dunford (luth et direction) et de l’Ensemble Jupiter parvient à sortir la manifestation provençale du naufrage engendré par la pandémie sur le monde de la culture (entre autres secteurs…).

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 STREAMINGS depuis le BACHFEST LEIPZIG 2021

 

BACH FEST LEIPZIGCRITIQUE, LIVE STREAMING, BACH Fest Leipzig, le 12 juin : JS BACH : Oratorio de Noël. Gotthold Schwarz. Sous l’immense nef de Saint Thomas, plus grande et impressionnante encore que l’intimiste Saint Nicolas, mais dans le petit choeur et non à la tribune haute, les musiciens entonnent la célébration de Jésus qui vient de naître, telle que l’a imaginée JS Bach : tendre là encore, et d’une douceur inénarrable, que cultivent tout au long des 6 cantates ou 6 parties, les fameux hautbois (d’amour et da caccia) très sollicités en soutien des chanteurs. Leur couleur enveloppe l’opéra sacré de Bach d’un nimbe bouleversant ; à travers les évangiles de Saint-Luc et de Saint-Matthieu (dont les extraits sont cités par l’évangéliste, qui ne chante pas d’air), c’est d’abord le miracle de la naissance, la candeur admirable de l’Enfant qui sont célébrées ; puis l’espoir et la croyance lumineuse et victorieuse que la Naissance fait naître dans le cœur du croyant. La direction de Gotthold Schwarz, Cantor de Saint-Thomas, est sérieuse, exigeante, …

 

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koopman-bachfest-leipzigjuin2021-concert-critique-classiquenewsCRITIQUE, concert. LIVE STREAMING, LEIPZIG, en direct du BACHFEST Leipzig, le 11 juin 2021. JS BACH : Cantates BWV 61, 23, 1 et 10. Ton Koopman. Sous la nef rococo et ses palmes élégantissimes toutes d’un blanc nuptial, de l’église Saint Nicolas de Leipzig, sans masque et à bonne distance, les musiciens répondent au souci de tendresse et de lumière intérieure d’un Koopman d’une sérénité constante. A travers les 4 Cantates choisies qui composent ce premier programme, le chef au geste receuilli et précis, sculpte la nuance comme le sens intime du texte. Les timbres instrumentaux sont mis en lumière à égalité avec le chant choral et le relief des solistes.
Se distinguent entre autres, la tendresse du duo sop / alto (contre ténor), avec deux hautbois obligés (dont le hautbois da caccia) d’une incomparable sensibilité entre inquiétude et compassion (BWV23)…

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ORFEO-marc-mauillon-monteverdi-opera-comique-critique-opera-classiquenewsCRITIQUE, opéra. Opéra-Comique (Paris), le 10 juin 2021. MONTEVERDI : L’Orfeo. Marc Mauillon (Orfeo), Luciana Mancini (La Musica/Euridice), Sara Mingardo (La Messagera), Furio Zanasi (Apollo)… P. Bayle / J. Savall. Si l’on part du principe selon lequel L’Orfeo de Monteverdi est le premier opéra digne de ce nom, le premier ouvrage qui fasse jouer de concert la musique, la fable et le drame, alors la profession de foi de la metteure en scène du spectacle Pauline Bayle – « Tout s’est joué, en 1607, dans un salon avec deux tapisseries » – pourrait prendre tout son sens. Sauf que le compte n’y est pas, et que le minimalisme ici affiché et assumé, ne nous a pas convaincu. Entre la naïveté de l’acte I (tout le monde s’embrasse sur un plateau parsemé de fleurs), le black-out total du III ou une simple porte qui s’ouvre à la fin du V, les enjeux du livret et ses ressorts dramatiques passent à la trappe, et l’on s’ennuie vite pour ce qui est de l’aspect visuel, mais aussi ce qui touche à la direction d’acteurs, ici réduite a minima…

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CRITIQUE, Opéra. Opéra de Rouen, le 9 juin 2021. VERDI : Simon Boccanegra. Dario Solari, Klara Kolonits, Otar Jorjikia, Jongmin Park, Kartal Karagedik… P. Himmelmann / A. Allemandi. De tous les opéras de la « seconde période » de Verdi, Simon Boccanegra reste le plus méconnu. Son intrigue passablement compliquée et les invraisemblances de son livret, associées à une musique qui est presque continue et d’où ne se détachent quasiment pas d’airs spectaculaires et destinés à servir les chanteurs, en font une œuvre encore difficile pour le grand public – on connaît les déboires de sa création et sa révision, plus de vingt ans après, par Verdi lui-même. Pourtant, derrière la couleur sombre dans laquelle baigne tout le drame et par-delà les rebondissements rocambolesques de son histoire, perce une lumière humaniste parfaitement représentative de la pensée de son auteur.

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CRITIQUE, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 6 juin 2021. O PMC, N Goerner, M Toledo (chant), Josep Pons. C’est à un programme entièrement placé sous le signe de l’Espagne que vient de nous proposer l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, placé sous la direction du chef catalan Josep Pons, qui est connu pour être l’un des meilleurs interprètes de Manuel de Falla, particulièrement mis à l’honneur ce soir et dont il a gravé nombre d’œuvres.

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 MAI  2021

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TOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenewsCRITIQUE opéra, LIVE STREAMING. LILLE, Opéra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch – La mise en scène met le théâtre en avant, et donc la violence d’un pouvoir avide d’assassinats, probablement perpétrés à l’initiative de l’infâme Scarpia, baron inique, et patron de la police romaine. Le début de l’opéra commence ainsi par une exécution en règle, à laquelle le public présent applaudit à tout rompre : au moins le climat est fixé. Le trio infernal se réalise grâce à une caractérisation soignée, vraisemblable. Côté chant, c’est surtout la sincérité souvent déchirante de la soprano Joyce El-Khoury qui se détache …

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Jaroussky il primo omicidio oratorio opera de sa critique opera critique classiquenewsCRITIQUE, opéra., MONTPELLIER, 25 mai 2021. SCARLATTI : Il primo omicidio… Artaserse, Philippe Jaroussky. Suivant les traces de son illustre prédécesseur René Jacobs, chanteur puis chef d’orchestre, Philippe Jaroussky délaisse à son tour son timbre angélique pour diriger son propre Ensemble Artaserse, et remplit sa mission haut la main. Le choix du Primo omicidio, chef-d’œuvre du baroque romain, que Jacobs avait révélé en 1998 puis repris en 2019 en version scénique au palais Garnier dans la lecture peu convaincante de Castellucci, est à saluer, tant Scarlatti est encore injustement méconnu, alors que sa production pléthorique – des dizaines d’oratorios et plus de 110 opéras – peine à convaincre les chefs et les maisons de disques, du moins en France. Les restrictions dues à la crise sanitaire ont contraint l’opéra de Montpellier à quelques coupures, dans les récitatifs notamment et dans les da capo, éléments rhétoriques essentiels… ________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

Soulier de satin d'albanie critique opera classiquenews opera de parisCOMPTE-RENDU, opéra. PARIS, Palais Garnier, le 21 mai 2021. Marc- Olivier Dalbavie : Le Soulier de satin, création – Dalbavie / Nordey. L’Opéra de Paris rouvre ses portes au public après une fermeture de 7 mois, covid oblige. Les conditions sanitaires s’étant assouplies, il a été possible de suivre la création du Soulier de Satin de Dalbavie d’après la pièce éponyme de Paul Claudel. La partition clôt ainsi la trilogie des opéras inspirés par la littérature française, cycle commandé par la maison parisienne, après Trompe la mort d’après Balzac de Francesconi (2017), et la convaincante Bérénice d’après Racine de Michael Jarell (2018). Que penser de ce nouvel opus qui devait marquer avec éclat le retour de l’opéra à la vie ? – Photo (DR)…

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Kantorow alexandre piano classiquenews festival WURTH critique classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, le 16 mai 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, A Kantorow – J Rhorer. C’est par une standing ovation (chose suffisamment rare à Monaco pour être relevée !) que l’extraordinaire moment de piano que nous a livré la star montante du piano français (et mondial) Alexandre Kantorow (Lauréat du prestigieux Concours Tchaïkovski) s’est conclu ! Un succès auquel doit également être associé le chef français Jérémie Rhorer à la tête d’un Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo plus fabuleux que jamais ! Photo : A Kantorow, DR.

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kobekina-casadesus-orchestre-national-de-lille-live-streaming-concert-critique-compte-rendu-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU, live streaming concert. LILLE, le 12 mai 2021. Chostakovitch, Beethoven. Orchestre National de Lille. Anastasia Kobekina, violoncelle. Jean-Claude CASADESUS. Les climats ambivalents de Chostakovitch (Concerto pour violoncelle n°1, créé en 1959 par son dédicataire Rostropovitch) ne laissent pas de fasciner dans une lecture particulièrement vivante. Funambule à pas de velours, à la fois grotesque, plein de panache et aussi d’un délire versant dans l’autodérision aigre, l’ironie cinglante, … le violoncelle de « La » Kobekina ne négocie rien sur l’autel de l’expression musicale : dès l’Allegretto, elle chante, elle murmure, fait parler son instrument avec une acuité sans artifice, une franchise sonore …
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strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888COMPTE-RENDU, opéra. Rennes, Opéra, le 8 mai 2021. Johann Strauss fils : Die Fledermaus (La Chauve-Souris). Claude Schnitzler / Jean Lacornerie. Après la réussite de son dernier spectacle La Dame Blanche (présenté en streaming en partenariat avec de nombreux théâtres en région, dont celui de Compiègne, l’Opéra de Rennes s’illustre avec bonheur dans une nouvelle coproduction, cette fois consacrée au chef d’oeuvre de Johann Strauss fils, La Chauve-Souris (1874). Si les contraintes de la pandémie ne permettent malheureusement pas à Rennes, Angers et Nantes de proposer ce spectacle sur scène cette saison, on peut se consoler avec la diffusion sur grand écran maintenue dans de nombreuses villes en simultané…________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 AVRIL  2021

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tchaikovski-lac-des-cygnes-monte-carlo-orch-phil-monte-carlo-critique-ballet-classiquenewsCOMPTE-RENDU, Ballet. Monaco, Grimaldi Forum (Salle des Princes), le 26 avril 2021. « Lac » par Jean-Christophe Maillot et les Ballets de Monte-Carlo. Initialement prévus début janvier 2021, les représentations de « Lac » – un ballet signé Jean-Christophe Maillot d’après le Lac des Cygnes de Tchaïkovski et qui devaient se tenir au Grimaldi Forum de Monaco avec les célèbres Ballets de Monte-Carlo – avaient été annulées après la détection de cas Covid parmi l’équipe artistique. Alors que la Principauté n’a jamais eu à fermer ses lieux culturels, cas unique en Europe, elle vient de remettre à son affiche le fameux ballet créé en 2011 dans cette même salle, aux côtés de Songe et de COPPE-L-I.A (nous l’annoncions dans ces colonnes), deux autres créations de la main du chorégraphe français à la tête des BMC depuis 1993.

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CONCERT LIVE STREAMING, critique. LILLE, sam 17 avril 2021. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. MOZART : Concerto pour piano n°21. Marie-Ange NGUCI, piano / David Reiland, direction. Concert en live streaming au format raisonnable, un seul Concerto pour piano… mais quelle œuvre : du pur Mozart ; grave et tendre, c’est à dire bouleversant, capable de faire imploser l’esthétique galante par une intelligence versatile qui multiplie les champs de vision et les climats émotionnels les plus contrastés. Ce n°21 est certainement le moins conforme des Concertos de Wolfgang. Relevant les défis multiples d’une œuvre inclassable et complexe, déjà pleinement romantique (pourtant datée de février 1785), l’Orchestre National de Lille invite deux tempéraments accomplis, ambassadeurs inspirés de la psyché mozartienne : le chef David Reiland et la jeune soliste Marie-Ange Nguci, déjà sollicitée en juin dernier au Lille Piano(s) Festival 2020. Cette seconde présence, en dialogue avec les instrumentistes lillois sonnent comme la confirmation de la révélation éprouvée en 2020.

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ELIM CHAN cheffe classiquenews ON LILLE steaming concert audito 2LIVE STREAMING, concert, critique. LILLE, ONL, sam 10 avril 2021 : Ravel, Debussy. Orchestre National de Lille, AS OTT, piano / Elim CHAN, direction. Comme un signe annonciateur, espéré du retour du public dans les salles de concerts, confirmant la continuité du travail musical de l’Orchestre National de Lille, ce malgré l’application des mesures sanitaires, voici un nouveau jalon de l’offre digitale de la phalange lilloise ; le catalogue des programmes ainsi captés depuis l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille (offre 100 numérique intitulée « AUDITO 2.0 ») est devenu pléthorique et varié : tout est accessible depuis la chaîne youtube de l’Orchestre National de Lille (ICI). / Photo : Elim CHAN (DR).

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 MARS  2021

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COMPTE-RENDU, concerts. Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo, les 27&28 mars 2021. OPMC, Tedi Papavrami & Kazuki Yamada au Grimaldi Forum (le 27), Quatuor Zemlinsky (+ Anna Maria Pammer) à la Salle Empire de l’Hôtel de Paris (le 28).

Après avoir purement et simplement annulé sa précédente édition pour les raisons que l’on sait, le Printemps des Arts de Monte-Carlo répond bel et bien présent cette fois (du 13 mars au 11 avril cette année), d’autant plus qu’à Monaco les lieux culturels seront toujours restés ouverts après le premier confinement, et nous avons ainsi pu rendre compte dans ces colonnes de nombreux concerts avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo entre octobre et février dernier.

schoenberg arnold moses und aaron opera classiquenews presentation reviewLe 3ème week-end des festivités, auquel nous avons assisté, était consacré aux compositeurs de la Seconde école de Vienne, dont Berg et Schönberg (photo ci-contre) furent les plus emblématiques représentants. Le premier concert se tient dans la fameuse Salle des Princes pour un concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, placé sous la direction de son chef titulaire Kazuki Yamada, dans un programme Berg/Schönberg. C’est le violoniste albanais Tedi Papavrami qui a été sollicité pour interpréter le poignant « Concerto à la mémoire d’un ange » d’Alban Berg, que le compositeur autrichien composa après avoir été bouleversé par la mort de la fille d’Alma Mahler. Dans son interprétation, le chef japonais nous fait partager la douleur du compositeur en générant des climats d’une grande tristesse. LIRE notre critique complète ici

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ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonceCOMPTE-RENDU, streaming concert. ON LILLE, le 13 mars 2021. Orch National de Lille / Jan Willem De Vriend, direction. Beethoven : Symphonie n°3 « héroïque ». A la fois exaltée, ivre de sa propre énergie, la direction précise, claire du néerlandais Jan Willem De Vriend sait être équilibrée en ce qu’elle favorise le détail et porte la tension. Dans l’Eroica de Beethoven pourtant surjouée ici et là, en particulier depuis les célébrations Beethoven 2020 (certes avortées covid oblige),le premier mouvement, regorge de vitalité et de puissance sans jamais sacrifier la précision des ornements ni la balance entre soliste et orchestre, pour chaque intervention caractérisée. Le souffle du destin rayonne ; s’appuyant sur une vision ciselée de l’écriture instrumentale : en clair, le geste du chef flamand, habitué des répertoires préromantiques et romantiques, de surcroît selon ce relief et cette intensité sculpturale propre aux instruments d’époque, nourrit ici une vision qui est fluide, caractérisée, parfaitement architecturée. Comme partition du destin et conduite par une irrépressible énergie, la volonté de Ludwig s’accomplit avec une délicatesse continument exaltante. EN LIRE PLUS

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FÉVRIER  2021

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roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 février 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction. C’est un Beethoven (Concerto pour piano n°1, 1800) étonnamment clair et comme épuré, nerveux et musclé que François-Xavier Roth fait jaillir, grâce à l’implication de chaque instrumentistes du National de Lille. L’ouverture sonne nette, presque tranchante, avec des tutti précis et accentués ; une vision très architecturée et carrée à laquelle le piano de l’Andalou Javier Perianes apporte une sonorité tranchée elle aussi, souvent plus expressive et percussive voire crépitante que douce et chantante. L’équilibre sonore que préserve le chef, fait chanter chaque instrumentiste en dialogue avec le clavier ; une acuité lumineuse qui est le produit de sa vaste expérience avec son orchestre sur instruments historiques, Le Siècles. Photo : FX Roth (DR)

 

 

 

 

wagner_hartmut haenchen maestro orchestre national de lille concert streaming Lille critique concert audito 2 classiquenews wagner wesendoncklieder brahms concert critique classiquenewsSTREAMING, concert, critique. Le 6 fév 2021. Wagner, Brahms : Orchestre National de Lille / Hartmut Haenchen. En effectif distancié – une partie des musiciens occupent le devant de la scène de l’auditorium du Nouveau Siècle à Lille, étendue sur les premiers rangs de la vaste salle, l’Orchestre National de Lille après une odyssée mahlérienne qui aura marqué l’année 2019, affirme chez Wagner des accents non moins convaincants. Le cycle des 5 Wesendonck-lieder (1857) composées au moment de la conception de La Walkyrie, accordent puissance orchestrale et poétique chambriste autour du sujet central de l’amour ; ici un sentiment impérieux, omnipotent, irrépressible, qui est autant force de transcendance qu’enchaînement maléfique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 JANVIER  2021

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STREAMING, e-concert critique. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch. Concert captivant depuis l’Auditorium du Nouveau Siècle de Lille et diffusé sur la toile dans le cadre de l’offre digitale de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille (Audite 2.0), élaborée en réponse au confinement des orchestres depuis la fin octobre 2019. La combinaison Escaich / Chausson, confirme que le National de Lille a à cœur de défendre le rayonnement de notre patrimoine musical français. On notera en particulier le caractère très dramatique voire cinématographique de la partition de Thierry Escaich ; ses éclairs fantastiques dès le début du Concert pour orgue n°1 : Escaich est un narrateur inspiré qui joue des antagonismes de couleurs, d’atmosphères et de rythmes aussi ; voilà qui crée dès son commencement, une ambiance électrique mais suavement articulée dès le premier mouvement du Concerto (Allegro moderato). Crescendos, séquences fortissimo, le compositeur à l’orgue lui-même offre une lecture complice avec chef et instrumentistes, riche en clarté et expressivité. De surcroît la réalisation de ce streaming est engageante et immersive, avec effet de grue au dessus de l’organiste, au dessus de l’orchestre. La conception est d’autant plus intéressante que ce dramatisme exige de tous les pupitres, et sait développer de somptueuses effets de texture souterraine, … EN LIRE PLUS

 

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COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 10 janvier 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, FP Zimmermann (violon), Y Yamada (direction). (…) Nous ne boudons pas notre plaisir, et profitons d’un luxe qui est inaccessible à (quasiment) toute l’Europe (heureux monégasques !), et nous avons pris la bonne habitude de couvrir la majeure partie des événements culturels en Principauté, à l’instar de ce nouveau concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, cette fois placé sous la férule de son directeur musical et artistique, le chef japonais Kazuki Yamada.

Monaco est une Fête !
Kazuki Yamada dirige le Philharmonique de Monte-Carlo

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DÉCEMBRE  2020 

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LOZAKOVICH Daniel violon gstaad concert critique classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, les 12,13 déc 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Daniel Lozakovich (violon) & Cornelius Meister (direction), le 12 – Frank Peter Zimmermann (violon) & Martin Helmchen (piano), le 13 déc 2020. Ainsi, après un opéra de jeunesse de Verdi (avec Placido Domingo) à l’Opéra et un Lac des Cygnes chorégraphié par Jean-Christophe Maillot pour ses Ballets de Monte-Carlo à la Saint-Sylvestre (compte-rendu à suivre sur CLASSIQUENEWS), votre serviteur a pu assister à un bien beau doublé musique symphonique & musique de chambre, dans le cadre de la riche saison de l’OPMC / Orchestre Philharmonique de Monte Carlo.

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Compte-rendu critique, opéra (streaming). Berlin, le 14 déc 2020. Wagner : Lohengrin. Alagna. Bieito / Pintscher – Roberto Alagna chante son premier Wagner en incarnant Lohengrin à Berlin, en décembre 2020. Comme un acte de résistance contre l’asphyxie dont souffrent les théâtres d’opéra en Europe, l’Opéra d’État de Berlin réussit le défi de monter sur scène Lohengrin en décembre 2020, sans public mais retransmis en huis clos, – respect des gestes barrières appliqués sur les planches, sur internet afin que chacun depuis son salon ou tout écran connecté (l’opéra chez soi) puisse apprécier les enjeux artistiques de cette nouvelle production wagnérienne berlinoise. Atout de taille, c’est la prise de rôle de Roberto Alagna dans le rôle-titre : cette prise de rôle devait se concrétiser à Bayreuth dès 2018 mais pas assez prêt, le ténor a reporté pour cette année, égayant une planète lyrique mondiale en berne. Le Français incarne le chevalier descendu du ciel pour sauver l’honneur de la princesse Elsa von Brabant. Son jeune frère a été noyé et elle même est l’objet des pires accusations par le couple d’intrigants Telramund et sa femme Ortrud, sorcière manipulatrice qui saura détruire Elsa malgré l’aide providentiel de Lohengrin.

 

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ROSSI-PALAIS-ENCHANTE-opera-dijon-streaming-live-critique-opera-chez-soi-on-line-critique-classiquenewsCompte-rendu critique opéra (streaming). Dijon, le 11 déc 2020. Luigi ROSSI : Il Palazzo incantato / Le palais enchanté. Murgia / Alarcon. L’Opéra de Dijon marque le départ de son directeur Laurent Joyeux avec cette recréation de l’opéra de Luigi Rossi, Le Palais enchanté (Il Palazzo incantato), retransmis sur internet en huis clos du 11 au 31 décembre 2020 (accès gratuit). L’ouvrage est un bon repère dans l’histoire de l’opéra romain baroque sous le pontificat fastueux d’Urbain VIII : créé en février 1642, au Palais Barberini, l’année de l’Incoronazione di Poppea du Vénitien Monteverdi… L’année est donc celle d’une maturité inédite et inouïe du théâtre lyrique italien. Quand la France ne produira son premier opéra national que… 30 ans plus tard (Lully, Cadmus et Hermione, 1673).

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NOVEMBRE  2020 

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glass-akhnaten-philip-GLASS-opera-on-line-opera-de-nice-classiquenews-annonce-critique-operaCOMPTE-RENDU, opéra. Opéra de Nice, e-diffusion du 20 nov 2020. GLASS : Akhnaten. Di Falco, Ciofi… Lucinda Childs / Warynski (session enregistrée in situ le 1er nov 2020). L’Opéra de Nice multiplie les initiatives et malgré l’épidémie de la covid 19, permet à tous de découvrir le premier opéra à l’affiche de sa nouvelle saison lyrique. Une e-diffusion salutaire et exemplaire… Danses hypnotiques de Lucinda Childs, gradation harmonique par paliers, vagues extatiques et répétitives de Philip Glass, Akhnaten (1984) est un opéra saisissant, surtout dans cette réalisation validée, pilotée (mise en scène et chorégraphie) par Lucinda Childs, par visio conférences depuis New York. Les cordes produisant de puissants ostinatos semblent recomposer le temps lui-même, soulignant la force d’un drame à l’échelle de l’histoire. Les créations vidéo expriment ce vortex spatial et temporel dont la musique marque les paliers progressifs. Peu d’actions en vérité, mais une succession de tableaux souvent statiques qui amplifient la tension ou l’intensité poétique des situations.

La nouvelle production de l’Opéra de Nice, qui lance ainsi sa nouvelle saison 2020 2021, répond aux attentes, plongeant dans l’éternelle fascination que convoque le règne de l’hérésiarque Akhnaten / Akhenaton, pharaon de la XVIIIè dynastie, fils du conquérant Aménophis III, qui osa réformer la religion traditionnelle, supprimer par là même le clergé d’Amon… instaurer un nouvel ordre politico spirituel monothéiste.

 

Entre oratorio choral et opéra extatique,
l’opéra de Glass, Akhnaten glorifie la figure du Roi hérésiarque, ivre de Rê…

 

 

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OCTOBRE  2020 

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 Pendant le confinement…

 

 

 

Jukka-Pekka-Saraste-concert-critique-review-monte-carlo-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 1er novembre 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Sergej Krylov (violon), Jukka-Pekka Saraste (direction). A l’heure où l’Europe se reconfine et que toutes les salles de concerts du vieux continent ont fermé leurs portes, Monaco fait figure d’exception, et se présente comme un havre pour le mélomane. De fait, tant sa saison d’opéra – l’on donnera très prochainement Carmen avec Aude Exrémo dans le rôle-titre – que sa saison symphonique sont pour l’instant maintenues, et c’est ainsi que nous avons pu assister au 8ème concert symphonique de la saison 20/21 de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.

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OCTOBRE  2020 

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VERTIGO-PSYCHOSE-Hitchcock-orchestre-national-de-lille-hermann-classiquenews-concertCOMPTE-RENDU, concert. LILLE, ONL : Hitchcock symphonique (Psychose, Vertigo, extraits), sam 31 oct 2020, Nouveau Siècle. Malgré le confinement, l’Orchestre National de Lille maintient son activité pour notre plus grand plaisir. La soirée traverse, – Halloween et Toussaint oblige-, des paysages intérieurs tendus d’une grande force psychologique, écho à l’écriture labyrinthique du sorcier Hitchcock. Plusieurs extraits de deux films marquants sont joués sur la scène de l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille, sans public, en diffusion sur internet, depuis la chaîne Youtube de l’Orchestre National de Lille. En une musique haletante comme une course à l’inéluctable issue tragique, les cordes  égrènent leur mélodie entêtante traversée de secousses aigres : la musique du New Yorkais Bernard Hermann pour Psychose de 1960 (Prélude, la ville)…

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COMPTE RENDU critique CONCERT. LILLE, Nouveau Siècle, le 25 oct 2020. ON LILLE, JC Casadesus : Ravel, Casadesus, Beethoven. Impatients et fidélisés, les spectateurs lillois viennent cet après midi applaudir le chef fondateur de « leur » orchestre, Jean-Claude Casadesus (JCC) qui dirige ainsi son premier concert de la nouvelle saison 2020 – 2021 ; c’est aussi son retour sur le podium depuis… plus de 6 mois. Bientôt 85 ans (début décembre prochain), le chef altier et aérien, retrouve son cher public et ses musiciens pour un concert généreux et équilibré : musique française et complicité avec un jeune soliste, ivresse concertante et énergie symphonique… En 1h (format à présent plébiscité et sanitairement conforme), le programme comble les attentes.

 

Altier, aérien, en orfèvre de la ciselure sonore
Jean-Claude Casadesus dirige le National de Lille

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SUHUBIETTE-festival-concerts-automne-2020-TOURS-critique-concert-classiquenews-COMPTE-RENDU, critique, concert. TOURS, Basilque Saint-Julien, le 18 octobre 2020. Ensemble Jacques Moderne / Joël Suhubiette. Bach & Scarlatti. Depuis maintenant cinq ans, le festival « Concerts d’automne », né à l’initiative d’Alessandro Di Profio, offre aux heureux tourangeaux, durant le mois d’octobre, deux week-ends de concerts dédiés à la musique baroque. Le festival peut s’appuyer sur la présence, à Tours, de pas moins de quatre formations spécialisées dans ce répertoire : Diabolus in Musica dirigé par Antoine Guerber, l’Ensemble Doulce Mémoire dirigé par Denis Raisin Dadre, l’Ensemble Consonance dirigé par François Bazola, et enfin l’Ensemble Jacques Moderne dirigé par Joël Suhubiette. C’est cette dernière formation – fondée il y plus de vingt ans par le chef toulousain (dont l’Ensemble Les Eléments est peut-être plus connu des lecteurs…) – que nous avons entendue lors du second Week end.

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ZemlinskyCOMPTE-RENDU, opéra. Dijon, Auditorium, le 16 oct 2020. Zemlinsky,  Traumgörge. Marta Gardolinska. Reprise une dizaine de jours après sa création à l’opéra de Nancy, la partition rare de Zemlinsky (portrait ci dessous) émerveille de bout en bout et réhabilite un compositeur injustement négligé. Un moment de pure grâce. Opéra de jeunesse d’un compositeur âgé de 23 ans, Görge le rêveur fut retiré in extremis de l’affiche de l’opéra de Vienne suite à la démission de son directeur Gustav Mahler, pour être créé posthume à Nuremberg en 1980. L’histoire d’une sorte « d’idiot du village », méprisé pour sa culture et sa naïve volonté de croire et de vouloir vivre ses rêves, a inspiré au compositeur une partition flamboyante, à l’orchestration tour à tour opulente et délicate, et une ligne de chant très souvent exigeante pour les rôles principaux, qui cède avec bonheur à quelques formes closes du plus bel effet. La rareté de l’œuvre a laissé un terrain relativement vierge au metteur en scène Laurent Delvert, qui avait déjà ébloui le public dijonnais il y a deux saisons avec l’inédit Prometeo de Draghi, en proposant une lecture tout en finesse, soulignant efficacement les deux aspects onirique…

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SEPTEMBRE 2020 

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besancon-festival-2020-73-eme-annonce-festival-critique-classiquenewsCompte-rendu, critique, CONCERT. Festival International de Musique de Besançon, Kursaal, les 15 & 16 sept 2020. Le Concert Spirituel, H Niquet (le 15). Art Orchestra, J Bénéteau (le 16). C’est certes avec un programme modifié et dans des conditions sanitaires spéciales que s’est déroulée la 73ème édition du Festival International de Musique de Besançon, mais dans le naufrage généralisé des festivals d’été ; c’est donc un petit miracle qu’il ait pu avoir lieu, en grande partie grâce au courage et à la ténacité de son directeur Jean-Michel Mathé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AOÛT 2020 

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stradella alessandro_stradella-300x220Compte-rendu critique. Opéra. CAPRAROLA, Festival STRADELLA, La Circe, 29 août 2020, Ensemble Mare Nostrum, Andrea De Carlo… Stradella le magicien… Le Festival Stradella poursuit son œuvre salutaire d’exploration de ce grand compositeur, qui chaque année apporte son lot de nouveautés et de surprises. Et on sait gré à cette remarquable institution d’avoir pu maintenir ses activités en ces temps troublés de distanciation sociale et culturelle. D’autant que l’on a assisté à une véritable et réjouissante découverte. On connaissait cette brève sérénade, déjà jouée et gravée il y a quelques années (en 2016 par Luca Guglielmi pour le label Stradivarius). En réalité cette œuvre singulière existe sous la forme de deux manuscrits, conservés à la Biblioteca Estense de Modène, qui présentent deux versions très différentes, aussi bien par son livret, dans les deux cas du poète Giovanni Filippo Apolloni, que par sa musique.

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1001-NOTES-festival-classiquenews-concerts-critiques-annonce-classiquenewsCOMPTE RENDU, Festival 1001 NOTES 2020 (Haute-Vienne, Limousin), les 4 et 5 août 2020. Déconfinement, solidarité, ouverture… Face à la crise et la mise sous cloche de la culture, en particulier du spectacle vivant, les Festivals n’ont pas tardé à réagir et produire de premières alternatives bénéfiques. Le Festival 1001 Notes porté par son directeur artistique Albin de la Tour n’est pas en reste ; il a même été le premier à proposer sur la toile plusieurs courtes sessions musicales ; permettant aux artistes et au public de renouer un fil qui s’était coupé brutalement mi mars dernier ; à cause du confinement imposé (LIRE ici « Contre la crise et le confinement, le cycle de concerts live « Aux notes citoyens »).
Pour l’été, quand d’autres ont jeté l’éponge, empêtrés par la difficulté de mettre en pratique les mesures barrières et le protocole sanitaire, le Festival 1001 Notes affirme clairement sa ligne : solidarité, sécurité, éclectisme. Solidarité pour les artistes qui ont besoin de jouer ; sécurité sanitaire pour tous à tous les concerts ; éclectisme et ouverture d’une programmation qui par sa simplicité et son sens maîtrisé des métissages et des mélanges, réinvente concrètement l’expérience de la musique classique. Une alternative heureuse pour les spectateurs, d’autant plus méritante qu’elle a été conçue en très peu de temps.

 


15è édition du Festival 1001 Notes
ALTERNATIVE DÉCONFINÉE, HEUREUSE, ACCESSIBLE…

 

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JUIN  2020 

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lille-pianos-festival-2020-annonce-concerts-festival-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL… il devient LILLE PIANO(S) DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaîne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invités dans plusieurs programmes entièrement numérique. Ce sont 19 concerts en direct ou en différé qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurées depuis l’auditorium du Nouveau Siècle à Lille mais aussi Brooklyn, Philadelphie, Amsterdam et Bruxelles ! Parmi nos coups de coeur d’une édition digitalement exceptionnelle : les récitals des pianistes Alexandre Kantorow, Marie-Ange Nguci, David Kadouch, Jonathan Biss… sans omettre tous les concerts de Jazz et les sessions dédiées à Beethoven par JF Zygel… Lire ici notre compter rendu des temps forts des 3 journées du LILLE PIANO(S) DIGITAL de juin 2020

COMPTES RENDUS

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lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL édition 2020, 100% digitale donc se savoure devant l’écran et en direct sur Youtube. Ainsi est célébré le retour des artistes : ils ont vaincu ce silence asphyxiant qui les tenait isolés ; ils ont rompu l’étouffoir qui les rendait muets pendant le confinement imposé à tous depuis la mi mars. Avant le retour du public dans les salles, tous les concerts 2020 sont retransmis en direct, filmés pour leur majorité dans le vaste auditorium du nouveau Siècle de Lille, lieu de la résidence de l’Orchestre National de Lille. Comptes rendus des concerts du LILLE PIANO(S) FESTIVAL DIGITAL 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MARS  2020 

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manon massent pretty yen bernheim critique opera classique newsCOMPTE-RENDU, critique opéra. PARIS, Bastille, le 5 mars 2020. MASSENET : MANON. Yende / Bernheim. Après Bordeaux, le ténor Benjamin Bernheim reprend le rôle du Chevalier Des Grieux à Bastille, amoureux transi de la belle Manon ; mais trahi par elle, il devient l’abbé de Saint-Sulpice, avant de retomber dans les bras de celle qui n’a jamais cessé de l’aimer… Récemment auréolé d’une Victoire de la musique (fév 2020), le chanteur incarne efficacement le personnage dont l’abbé Prévost, premier auteur avant Massenet, souligne la candeur, l’innocence voire une certaine naïveté …fatale. Le ténor reviendra, pour la saison prochaine 2020-2021, à Bastille aussi, incarnant FAUST de Gounod. Saluée à Paris sur la même scène dans Lucia di Lammermoor, Pretty Yende incarne Manon…

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COMPTE-RENDU, critique opéra. TOULOUSE, le 4 mars 2020. DONIZETTI : L’Elixir d’amore. Amiel, Quatrini… Nous avons déjà dit tout le bien que nous pensons de cette admirable production de 2001 vue et revue avec un immense plaisir. Tout y est suprême élégance, respectant didascalies et toujours musicalement juste. La mise en abîme de la scène comme un immense appareil photo est captivante, la beauté des camaïeux de couleurs, des décors et des costumes, est subtile.

Reprise à Toulouse de l’Elixir de 2001…

Le Sacre de Kevin Amiel

 

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FÉVRIER  2020 

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Eschenbach-Christoph-13COMPTE-RENDU CRITIQUE CONCERT ORCHESTRE DE PARIS, direction Christoph ESCHENBACH, LANG LANG, piano, PHILHARMONIE DE PARIS, Paris, 24 février 2020. Wagner, Beethoven. On pouvait s’y attendre, La salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris a fait le plein de public le 24 février dernier, pour la venue très attendue du pianiste Lang Lang, dont la popularité est restée intacte malgré une absence prolongée de la scène parisienne. Le pianiste s’est produit avec l’Orchestre de Paris et le chef qui l’a découvert et qui l’accompagne désormais au disque, Christoph Eschenbach. Wagner et Beethoven étaient au programme.

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COMPTE-RENDU, critique opéra. MARSEILLE, le 22 février 2020. OFFENBACH : La Périchole. Membrey / Lepelletier. Dans un flamboiement de rouges Second Empire, un encadrement de cage de scène souligné de rampes lumineuses encadre un autre cadre pareillement illuminé qui enchâsse à son tour une petite scène avec rideaux, chapeautée en fronton d’une clinquante enseigne : « Cabaret ».

 

 

TOUT FEU TOUT FLAMME

 

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COMPTE-RENDU, critique opéra. PARIS, Opéra-Comique, le 20 fév 2020. BOIELDIEU : La Dame blanche. Pauline Bureau / Julien Leroy. Le soir de la première de La Dame Blanche, le 10 décembre 1825, les musiciens de l’Opéra-Comique (où l’on reprend donc l’ouvrage ces jours-ci…) vinrent donner la sérénade à François-Adrien Boieldieu sous ses fenêtres. Quand il s’agit de faire monter tout le monde chez le Maestro, il y eut des problèmes de place. Rossini, qui habitait le même immeuble, ouvrit son appartement …

 

 

 Retour de la Dame Blanche à l’Opéra-Comique

 

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nezet-seguin-yannick-opera-concert-classiquenews-portrait-critique-cdCOMPTE-RENDU, critique opéra. PARIS, TCE, le 17 fev 2020. R. Strauss : La Femme sans ombre. Yannick Nézet-Séguin / v. de concert. Le tout-Paris lyrique semble s’être donné rendez-vous au Théâtre des Champs-Elysées pour l’un des concerts les plus attendus de la saison, la saisissante Femme sans ombre (1919) de Richard Strauss. Dès les premières mesures de cet ouvrage hors normes (voir notre présentation : http://www.classiquenews.com/yannick-nezet-seguin-dirige-la-femme-sans-ombre-de-r-strauss/ ) et rarissime en France, l’ensemble pléthorique des forces réunies gronde et impose la concentration : l’assistance venue en nombre semble écouter comme un seul homme le récit symbolique et initiatique de cette femme en quête d’humanité, sur fond d’éclat orchestral digne du Strauss de la Symphonie alpestre contemporaine (1915). Si le livret n’évite pas un certain statisme, expliquant le recours à une version de concert (comme à Verbier l’an passé https://www.classiquenews.com/compte-rendu-opera-verbier-le-22-juil-2019-strauss-die-frau-ohne-schatten-la-femme-sans-ombre-siegel-gergiev/ ), le souffle straussien emporte tout sur son passage, en mêlant avec virtuosité toutes les ressources orchestrales à sa disposition.

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PAUSET-kafka-opera-dijon-annonce-critique-classiquenews-chatiments-pauset-dijon-gilles-abegg-critiqueopera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique opéra. DIJON, Opéra le 14 fév 2020. PAUSET : Les châtiments (création). Orch Dijon Bourgogne, Emilio Pomarico. Création mondiale très attendue du nouvel opéra de Brice Pauset. Inspiré de trois textes majeurs de Kafka, cet opéra singulier réactive le genre du litteraturoper magnifié par une scénographie spectaculaire. Après le parodique et jouissif Wonderful de Luxe, le nouvel opus de Brice Pauset redonne ses lettres de noblesse au théâtre chanté. Le texte qu’il met en musique n’est pas à proprement parler une réécriture des trois ouvrages de Kafka (Le verdict, La métamorphose et La colonie pénitentiaire), qui constituent les trois sections de l’œuvre (la seconde étant elle-même découpée en trois sections), mais une adaptation qui reprend littéralement Kafka dans le texte, comme l’avait fait par exemple Dusapin pour son Perelà, d’après le roman éponyme de Palazzeschi.

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john-adamsCOMPTE-RENDU, critique opéra. LYON, Opéra, le 13 fév 2020. ADAMS, I Was Looking the Ceiling and then I Saw the Sky. Studio de l’Opéra de Lyon, Vincent Renaud. Après plusieurs productions remarquées à Paris, à la MJC de Bobigny et au Châtelet, le musical de John Adams est présenté à Lyon, au théâtre de la Croix-Rousse, dans une mise en scène efficace du Roumain Eugen Jebeleanu. Une jeune équipe de chanteurs, issue du Studio Opera de Lyon défend avec panache cette comédie musicale engagée.

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L'Orchestre Région Centre Tours joue la 6ème de TchaokovskiCOMPTE-RENDU, critique opéra. MARSEILLE, Opéra, le 13 fév 2020. TCHAIKOVSKI : Eugène Onéguine. Tuohy / Garichot. Le chef américain Robert Tuohy, méconnaissant sans doute les montagnes russes, ces hauts et ces bas qui peuvent l’être aussi bipolaires psychiquement, ne semble connaître, de la Russie, qu’une vaste et surtout morne plaine comme ce Waterloo, où au moins un héros de l’œuvre, le Prince Grémine, contribua à battre Napoléon à plate couture.

 

ONÉGUINE (EU)GÊNÉ PAR LE CHEF

 

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balanchine opera abstille serenade concerto barrocoCOMPTE-RENDU, critique danse. PARIS, Bastille, le 12 février 2020. BALANCHINE. Trois oeuvres de danse élégante, graphique, propre à la première période américaine de Balanchine le géorgien précisent aux parisiens l’art du chorégraphe, hanté par l’idéal classique fait d’ordre, de clarté, d’épure. Balanchine est passé par le décorum des ballets impériaux à Saint-Pétersbourg ; le goût de la création en passant aussi les Ballets Russes à Paris ; autant d’éléments d’un art désormais personnel et éclectique que le New York City Ballet conserve avec une passion jalouse. Dans Sérénade (1934), la chorégraphie la plus riche et la plus fluide de notre point de vue, Balanchine célèbre la pulsion et l’élégance de son maître Tchaikovski, acclimatée à le détente des corps new yorkais qu’il découvre l’année précédente lors de son installation aux USA dès 1933 ; sans omettre le souvenir d’un romantisme épuré, quasi athlétique dans l’esprit des Sylphides de son autre maître Fokine… On y goûte la ligne épurée, le caractère nocturne, lunaire dont le sujet reste l’élégance de la danse. Le corps de ballet se montre aérien, fluide, comme libéré dans ce format pourtant très très écrit.

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Kafka_portraitCOMPTE-RENDU, critique opéra. DIJON, le 12 fév 2020. PAUSET : Les Châtiments d’après Kafka. Création. En faisant un opéra d’après les 3 textes de Kafka, «LES CHÂTIMENTS» (adaptés par Stephen Sazio), Brice Pauset qui répond à la commande de l’Opéra de Dijon, trouve la voie juste et la forme fluide entre partition orchestrale et flux théâtral. Les ténèbres bien manifestes dans le texte kafkaien font place pourtant ici à une certaine émotion diffuse grâce à la composition de Pauset qui éclaire de l’intérieur le triptyque, souhaité par Kafka lui-même (portrait ci contre), Le Verdict (1912), La Métamorphose (1912) et Dans la Colonie pénitentiaire (1914). Des textes sombres et violents où se jouent la relation du fils au père, des individus à la loi, … non sans humour. Et même un rire continu qui retrouve comme une liberté cachée dans l’écriture kafkaienne. Une verve désespérée et cynique mais qui est tendresse pour une humanité maudite, condamnée, corrompue par ses contradictions crasses.

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COMPTE-RENDU, concert. PARIS, Studio de l’Ermitage, le 9 fév 2020. QUINTETO RESPIRO / CUAREIM QUARTET + NATASCHA ROGERS  -  Le studio de l’Ermitage à Paris en connivence avec l’éditeur Klarthe offre une somptueuse soirée riche en métissages et saveurs inédites ; y paraissent deux phalanges bien chaloupées, chacune leur univers instrumental et poétique très singularisé : le QUINTETO RESPIRO et le CUAREIM QUARTET qui renouvellent à leur façon l’idéal de métissages réussis, calibrés, enivrants. En février 2020, les deux ensembles éditent leur nouvel album chez Klarthe Records. Deux offrandes très séduisantes. Ce concert marquait le lancement des deux programmes.

ENIVRANTS MÉTISSAGES

herencia-vertisite quinteto respiro tango concert cd critique review classiquenewsQUINTETO RESPIRO : Tango traditionnel et régénéré… les 5 instrumentistes du Quinteto Respiro insuffle une approche originale et légitime au Tango ; ce dès leur création en 2009.  Depuis leur rencontre avec le compositeur et pianiste argentin Gustavo Beytelmann, les 5 complices cultivent leur passion du tango enrichie des conseils et enseignements des maîtres en la matière : J.J Mosalini, Ramiro Gallo, ou encore l’Orquesta Tipica Silencio, entre autres… le sens du chambrisme, leur écoute, la complicité qui les animent, singularisent un sens irrésistible des rythmes et une palette scintillante, à la fois feutrée mais terriblement cadencée en couleurs et en accents…. LIRE notre critique complète

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Éblouissante ETOILE de Chabrier à TOURCOINGCOMPTE-RENDU, critique opéra. TOURCOING, Atelier lyrique, le 9 fév 2020. CHABRIER : L’Etoile.  Avec Carl Ghazarossian, Alain Buet, Ambroisine Bré, Nicolas Rivenq… Alexis Kossenko / Jean-Philippe Desrousseaux… A l’occasion d’une visite dans les Hauts-de-France, on ne saurait trop conseiller de faire halte à Tourcoing, troisième ville de la région après Lille et Amiens ; qui peut s’enorgueillir d’avoir vu naître des compositeurs aussi illustres que Gustave Charpentier ou Albert Roussel. Indissociable de la personnalité charismatique de son fondateur Jean-Claude Malgoire (1940-2018),  l’Atelier lyrique de Tourcoing donne depuis 1981 une résonance internationale à cette ancienne capitale du textile, reconnue pour cette ambition artistique de haut niveau. Désormais, il revient à François-Xavier Roth (né en 1971) de prendre la relève du regretté Malgoire à la direction artistique de l’Atelier lyrique, tandis qu’Alexis Kossenko (né en 1977) fait de même à la tête de l’orchestre sur instruments d’époque, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy.

 

EBLOUISSANTE ETOILE A TOURCOING 

 

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Lazuli / Laoula : Ambroisine Bré et Anara Khassenova  © Simon Gosselin

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DON CARLOS LIEGE ARRIVABENI PRALAFERA OPERA critique classiquenews vue generaleCOMPTE-RENDU, critique, opéra. LIEGE, ORW, le 8 fév 2020. VERDI : Don Carlos, 1866. Kunde, Arrivabeni / di Pralafera. La version française de Don Carlos semble faire un retour en force sur les scènes franco-belges, comme en témoignent les spectacles récemment produits à ParisLyon et Anvers – à chaque fois dans des mises en scènes différentes. Place cette fois à une nouvelle production très attendue de l’Opéra royal de Wallonie, qui relève le défi d’une version sans coupures, à l’exception du ballet, telle que présentée par Verdi lors des répétitions parisiennes de 1866. On le sait, avant même la première, l’ouvrage subira un charcutage on ne peut plus discutable afin de réduire sa durée totale (de plus de 3h30 de musique), avant plusieurs remodelages les années suivantes. La découverte de cette version “originelle” a pour avantage de rendre son équilibre à la répartition entre scènes politiques chorales et tourments amoureux individuels, tout en assurant une continuité louable dans l’inspiration musicale. A l’instar de Macbeth, Verdi n’hésita pas, en effet, à réécrire des pans entiers de l’ouvrage lors des modifications ultérieures, au risque d’un style moins homogène.

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schreker die schmied von gent opera vlaamse flanderen critique review opera classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique, opéra. ANVERS, Opéra flamand, le 7 février 2020. Schreker : Der Schmied von Gent. Alejo Pérez / Ersan Mondtag. D’année en année, l’héritage lyrique de Franz Schreker (1878-1934) ne cesse d’être exploré dans toute sa diversité, au disque mais également sur scène. Avant Irrelohe (1922) présenté à l’Opéra de Lyon dès le 24 mars prochain, place au Forgeron de Gand / Der Schmied von Gent (1932), dernier opéra du grand rival de Richard Strauss en son temps. On doit à l’intérêt conjoint de l’Opéra flamand, en coproduction avec le Nationaltheater Mannheim, le nouvel éclairage donné à cet ouvrage monté pour la dernière fois voilà dix ans à Chemnitz (heureusement gravé par CPO) : ça n’est là que justice, tant Schreker fait montre d’une inspiration foisonnante dans l’éclectisme musical, en un style proche de Kurt Weill pour le parlé-chanté et l’ambiance de cabaret, tandis que les ruptures verticales expressionnistes font davantage penser au Hindemith de Cardillac ( https://www.classiquenews.com/tag/cardillac/ ). L’Autrichien quitte ainsi les expérimentations fraichement accueillies de Christophorus (1929), dédié à Arnold Schönberg, pour embrasser un style virtuose où s’entremêlent chansons populaires flamandes et pastiches de musiques anciennes, avant un acte III rayonnant où la tonalité retrouve davantage ses droits (rappelant le Korngold du Miracle d’Héliane

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laloum adam pinao concertos brahms cd sony review cd cd critique par classiquenewsCOMPTE-RENDU, Concert. PARIS, TCE, le 5 fév. 2020. Récital SCHUBERT. A LALOUM, piano. Adam Laloum, longue silhouette fragile avec son allure de statue de Giacometti, se glisse vers le piano sur la large scène du Théâtre des Champs Élysées dans une lumière tamisée avec derrière lui l’or chaud du rideau de scène. Il ne faut pas se fier à la vue car la puissance du pianiste n’est pas un vain mot quand on pense au programme titanesque qui attend le jeune musicien trentenaire. En effet les trois dernières sonates de Schubert dans un programme de plus de deux heures mettent à nue l’interprète. D’autres pianistes s’y sont risqués, techniquement impeccables mais malhabiles à tenir sur toute la longueur, la richesse des images de Schubert, son besoin d’émotions perpétuellement changeantes et une capacité à

 

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giselle adam paris baulac kessels ballet critique classiquenews fev 2020COMPTE-RENDU, ballet. PARIS, Opéra National de Paris, le 5 février 2020. Giselle. Corelli, Perrot, Petitpa, Bart, Polyakov, chorégraphie. Léonore Baulac, Germain Louvet, Etoiles. Ballet de l’opéra. Adolphe Adam, musique. Retour de Giselle, ballet romantique par excellence, à l’Opéra National de Paris. Le chef spécialiste Koen Kessels est à la direction de l’Orchestre Pasdeloup, désormais habitué du Palais Garnier, et en très bonne forme le soir de notre venue. Les jeunes Etoiles Léonore Baulac et Germain Louvet interprètent les rôles protagonistes, accompagnés des Premiers Danseurs François Alu et Hannah O’Neill pour un quatuor principal de grand impact !

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COMPTE-RENDU, critique, opéra. LYON, le 3 fév 2020. PUCCINI, Tosca. Orch et chœur de l’Opéra de Lyon, Daniele Rustioni / Ch. Honoré. Production très controversée venue du Festival d’Aix de l’été dernier, la Tosca iconoclaste de Christophe Honoré nous a pleinement convaincu. Une lecture virtuose, émouvante et cohérente, un hymne à la création artistique magnifié par une distribution d’exception et une direction magistrale du maestro Rustioni.

 

Tosca, Boulevard Solitude

 

tosca malfitanoComme souvent, les lectures opératiques de Christophe Honorétrahissent son univers cinématographique. Sur scène, le dispositif impressionnant rappelle un plateau de cinéma : plusieurs pièces reconstituées, beaucoup d’éléments, de figurants, des écrans qui projettent des extraits célèbres de Tosca, avec Catherine Malfitanoau Château Saint-Ange, en compagnie de Placido Domingo, la Callas, etc. La patte de l’écrivain apparaît également avec quelques citations, dont celle de Proust (un peu trop appuyée à notre goût) : on ne peut reprocher à un metteur en scène de réagir en fonction de sa sensibilité, de son ethos, si sa proposition est défendable scéniquement, ce qui est incontestablement le cas ici. L’originalité de sa lecture repose sur l’idée, certes arbitraire, de doubler le rôle de Tosca avec celui de la prima Donna et de faire de celle-ci une vieille cantatrice jadis adulée qui revient sur sa prestigieuse carrière. Une idée qui rappelle l’intrigue de Sunset Boulevard, référence qui ne fait que renforcer cette lecture très…

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MASSENET---saint-etienne-Letexier-lacombe-desire-opera-critique-classiquenews_don_quichotte_margaux_klein__9_COMPTE-RENDU, opéra. SAINT-ETIENNE, le 2 fév. 2020. MASSENET, Don Quichotte. Orch. Symph. Saint-Etienne Loire, J. Lacombe/L. Désiré. Nouvelle production du trop rare Don Quichotte de Massenet. Une très belle réussite scénique, malgré un plateau vocal inégal et une direction d’orchestre en demi-teintes. Loin de la vision enjouée et plus délirante de Laurent Pelly avec un José Van Dam impérial pour ses adieux en 2012 à la Monnaie, la lecture de Louis Désiré de l’un des derniers succès de Massenet (créé à l’opéra de Monte-Carlo en 1910 d’après une pièce de l’obscur Jacques Le Lorrain) est au contraire épurée et met l’accent sur l’humanité christique du héros espagnol.

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COMPTE-RENDU, opéra. TOULOUSE, Capitole, le 2 fév 2020. WAGNER : Parsifal. BORY / BEERMANN, KOCH, SCHUKOFF. Peut-on rêver plus extraordinaire production de l’oeuvre si «hors normes» de Richard Wagner ? Les comparaisons avec Strasbourg qui monte sa production au même moment seront certainement intéressantes tant tout semble les différencier. Je dois pourtant reconnaitre que je resterai à Toulouse afin d’assister à plusieurs représentations de ce Parsifal si réussi. Il sera difficile de développer tout ce que j’ai à dire sur ce spectacle total tant il est riche. Je serai moins long sur les voix car ailleurs elles ont été bien analysées. C’est tout simplement le quatuor vocal le plus abouti actuel qui puisse se s’écouter aujourd’hui, pour une version parfaitement cohérente. Voix sublimes de jeunesse, de puissance, de timbres rares et de phrasés somptueux. Chanteurs-acteurs beaux et convaincants. La prise de rôle de Sophie Koch en Kundry est magistrale, de voix, de timbre, de jeux et de style. Tout y est : de la quasi animalité à la plus élégante séduction , en particulier la souffrance contenue dans ce rôle complexe. Sophie Koch est une Kundry qui va conquérir le monde tant elle est déjà accomplie.

 

PARSIFAL EN MAJESTÉ

9c - Parsifal - Nikolai Schukoff (Parsifal) - crÇdit Cosimo Mirco Magliocca

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paino cmapus 2020 affiche classiquenewsCOMPTE-RENDU, concours. PONTOISE, le 2 février 2020. CONCOURS PIANO CAMPUS 2020Le 19ème Concours International Piano Campus s’est déroulé du 31 janvier au 2 février à Pontoise. Les épreuves éliminatoires ont permis d’entendre les douze candidats sélectionnés dans un programme de 30 mn dont l’œuvre imposée était cette année une pièce de la compositrice Germaine Tailleferre, « Seule dans la forêt ». Les trois finalistes retenus, le français Virgile Roche (21 ans), l’italien Davide Scarabottolo (18 ans), et le russe Timofei Vladimirov (18 ans), se sont produits sur la scène du Théâtre des Louvrais dimanche 2 février, devant un jury présidé par la pianiste Hisako Kawamura (Prix Clara Haskil 2007 et auparavant elle-même lauréate du concours Piano Campus). Le compositeur Fabien Waksman, également membre du jury, est l’auteur de la pièce contemporaine imposée, « Black Spirit », pour piano et orchestre, donnée en création mondiale par les trois jeunes pianistes. Tout de suite l’énoncé du palmarès: …

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porgy-and-bess-metropolitan-opera-new-york-critique-annonce-opera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, opéra. NEW YORK, Met, le 1er fév 2020. GERSHWIN : Porgy and Bess.David Robertson / James Robinson. Avec Wozzeck, dirigé par Yannck Nézet-Séguin, voici l’autre production événement qui atteste de l’excellente santé artistique du Met… Porgy and Bess (1935) fait un retour remarqué et réussi sur la scène du Met après plus de 30 années d’absence, avec retransmission en direct en bonus, – très apprécié. L’opéra black que Georg Gershwin écrit avec son frère Ira (pour le livret) doit être chanté par une distribution uniquement black : clause respectée ici à la lettre… La mise en scène de James Robinson ressuscite ainsi le village de Catfish Row et ses habitants si attachants. Pour décor unique, une vaste résidence d’un état du sud américain, où l’action prend place dans chaque pièce ; sa mobilité puisque le dispositif tourne sur lui-même dynamise tous les ensembles, en particulier les danses et les chœurs dont le souffle collectif si essentiel au sujet est assuré par le chœur du Met très bien chauffé (très réussi, solide et prenant, choeur « Gone, gone, gone »). La ferveur en Dieu relève toujours cette humanité tant de fois mise à terre…

 

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JANVIER  2020 

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 György Vashegyi : le Baroque Français au sommetCOMPTE-RENDU, concert sacré. Paris, TCE, le 29 janv 2020. MOZART : Requiem. Emoke Barath, Anthea Pichanick, Zachary Wilder, Istvan Kovacs. Orfeo Orchestra, Purcell Choir. Gyorgy Vashegyi, direction. Programme latin et sacré au Théâtre des Champs Elysées avec cette production des Grandes Voix autour du chef d’œuvre liturgique de Mozart, son dernier opus, le Requiem en ré mineur. L’orchestre hongrois Orfeo Orchestra avec le Purcell Choir sont par leur fondateur, figure importante du renouveau de la musique baroque en Hongrie, Gyorgy Vashegyi. Le maestro a été distingué à plusieurs reprises sur classiquenews pour ses excellentes lectures des opéras baroques français de Rameau (  Naïs, 2017  /  les Indes Galantes, 2018) à Mondonville (Grands Motets, 2015). La distribution des solistes est rayonnante de talent, composée de la soprano Emoke Barath, la contralto Anthea Pichanick, le ténor Zachary Wilder et le baryton Istvan Kovacs.

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guy-piano-classiquenews-concert-critique-annonce-concert-classique-François-Frédéric-Guy-Photo-Caroline-Doutre-11-320x213COMPTE-RENDU, critique, concert. PARIS, TCE, le 18 janv 2020. BEETHOVEN / FF GUY : les 5 Concertos pour piano. François-Frédéric GUY, piano et direction. Orchestre de Chambre de Paris, THÉÂTRE DES CHAMPS ÉLYSÉES, Paris, 18 janvier 2020. Les 5 concertos pour piano de Beethoven.  La célébration des 250 ans de la naissance de Beethoven a commencé en ce début d’année dans la monumentalité, avec l’intégralité de ses concertos pour piano donnés en une soirée, une folie que le compositeur n’aurait pas condamnée – rappelons-nous ce soir du 22 décembre 1808 à Vienne: création du quatrième concerto, mais aussi des symphonies 5 et 6, que « complétaient » l’aria « Ah, perfido! », la Fantaisie pour piano opus 77 et la Fantaisie chorale opus 80! Un véritable défi relevé par ses interprètes, l’Orchestre de Chambre de Paris et le pianiste François-Frédéric Guy, tous en grande forme, devant le public enthousiaste du Théâtre des Champs-Élysées plein à craquer.

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MUTI riccardo Muti_120128_041_crop_Todd_Rosenberg-e1365787405319COMPTE-RENDU, concert. PARIS, Philharmonie, le 17 janvier 2020. Wagner : Le Vaisseau fantôme (ouverture), Hindemith : Symphonie “Mathis le Peintre”, Dvořák : Symphonie n° 9 “Du Nouveau Monde”. Alors qu’il nous a déjà gratifié du privilège de la lecture de ses mémoires https://www.classiquenews.com/livres-riccardo-muti-prima-la-musica-larchipel/, le grand chef napolitain Riccardo Muti (78 ans) n’en finit pas d’assurer une présence régulière à Paris d’année en année, le plus souvent avec l’Orchestre national de France en tant que chef invité, ou plus logiquement avec “son” Orchestre symphonique de Chicago, dont il est le directeur musical depuis 2010. C’est précisément avec la prestigieuse formation américaine qu’on le retrouve à la Philharmonie pour l’un des concerts les plus attendus de la saison – pour preuve la salle remplie à craquer ce vendredi soir.

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bloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau Siècle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Après une Symphonie n°8 « des Mille » réalisée en nov 2019, jalon éblouissant d’un cycle qui restera mémorable, voici en ce début d’année 2020, la fin de l’odyssée mahlérienne par l’ONL LILLE Orchestre National de Lille et son directeur Alexandre Bloch : la 9è, véritable testament musical et spirituel. Les auditeurs l’ont remarqué comme les musiciens eux-mêmes : il s’est passé quelque chose avec les 5è et 6è symphonies ; rondeur et précision accrues, réflexes plus naturels, onctuosité et profondeur, servies par un relief instrumental d’un fini impeccable… de fait, jouer sur la durée l’intégralité des symphonies et de façon ainsi chronologique, aura porter bénéfice à l’écoute et à la cohérence du collectif lillois. Alexandre Bloch depuis son arrivée en 2016 aura fondamentalement fait évoluer et enrichit l’expérience des musiciens, n’hésitant pas à élargir le répertoire (jusqu’à l’opéra, avec Les Pêcheurs de Perles de Bizet, juin 2017), ou « oser » des partitions monstrueuses réputées injouables (MASS de Bernstein, juin 2018). Ce cycle Mahler s’inscrit dans un mouvement à la fois de renouvellement et d’accomplissement pour l’Orchestre.

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Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'Opéra de ToursCOMPTE-RENDU, critique, concert. TOURS, Opéra, le 11 janvier 2020. Concert du nouvel An, OSRCVLT, Benjamin Pionnier. Strauss, Tchaikovsky, Brahms… Superbe soirée qui donne du baume au cœur en ce début d’année 2020 à Tours. Le chef Benjamin Pionnier, directeur général de l’Opéra de Tours, poursuit son travail avec les musiciens maison ; une collaboration qui est marquée par un élargissement significatif du répertoire ; par l’accroissement de l’expérience musicale grâce à l’invitation faite à d’autres chefs invités aux profils variés, ce qui est toujours profitable pour réduire les effets de la routine ; par des actions nouvelles vers les jeunes publics (l’Opéra de Tours a été l’un des premiers établissements lyriques à lancer les « concerts bébé » … depuis lors, complets tout au long de la saison)… ELEGANCE VIENNOISE A TOURS…
Ce soir, c’est l’esprit viennois et la magie des valses des Strauss, père et fils qui s’exportent de Vienne à Tours. Il faut toute la première partie (Ouverture des Joyeuses Commères de Windsor de Nicolai, Suite de Casse-Noisette opus 71, …) pour chauffer les instruments, pour que le collectif atteigne une volubilité expressive, une évidente légèreté.

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dvorak_antonin3COMPTE-RENDU, opéra. GAND, Opéra flamand, le 11 janvier 2019. Dvorak : Rusalka. Giedrė Šlekytė / Alan Lucien Øyen. Nouveau directeur artistique de l’Opéra flamand / Opera Ballet Vlaanderen, depuis le début de la saison 2019-2020, Jan Vandenhouwe s’est fait connaître en France comme dramaturge, notamment à l’occasion de son travail avec Anne Teresa de Keersmaeker pour le Cosi fan tutte présenté à l’Opéra de Paris (voir notre compte-rendu détaillé en 2017- https://www.classiquenews.com/cosi-fan-tutte-sur-mezzo/). Avec cette nouvelle production de Rusalka (1901), c’est à nouveau à un chorégraphe qu’est confiée la mission de renouveler notre approche de l’un des plus parfaits chefs d’œuvre du répertoire lyrique : en faisant appel au norvégien Alan Lucien Øyen, artiste en résidence au Ballet national à Oslo, Vandenhouwe ne réussit malheureusement pas son pari, tant l’imaginaire visuel minimaliste ici à l’oeuvre, réduit considérablement les possibilités dramatiques offertes par le livret.

 

 

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yvain_maurice comedie operette classiquenews _02COMPTE-RENDU, critique, opéra. PARIS, Athénée LJ, le 8 janvier 2020. YVAIN : YES ! Les Brigands, PM Barbier / Galard – Hatisi. Quand on voit revenir Yes de Maurice Yvain sur les scènes de plusieurs maisons, on ne peut que se réjouir. L’ouverture du répertoire du Palazzetto Bru-Zane et sa nouvelle exploration de l’opérette est un beau geste vers un répertoire trop souvent oublié, mésestimé voire méprisé. Yes est un chef d’œuvre calibré au millimètre par Maurice Yvain et Albert Willemetz. Duo mythique de l’opérette, ils peuvent être considérés comme les Mozart et Da Ponte des Années Folles. Yes, créée en 1928 au Théâtre des Capucines est originellement composé pour deux pianos. La partition est d’une richesse digne du livret. L’intrigue fabuleuse conte les déboires filiaux et amoureux du riche playboy Maxime Gavard, fils du « roi de la vermicelle ». La musique mêle à la fois jazz, swing, fox-trot et rythmes latinos.

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COMPTE-RENDU, opéra, critique. MARSEILLE, Opéra, le 3 janv 2020. OFFENBACH : Barbe Bleue. Laurent Pelly. Pas la veuve, Barbe-bleue, mais le veuf joyeux comme il se définit lui-même : « O gué, jamais veuf ne fut plus gai ! » mais étrange mono-manique du mariage qui semble ne pouvoir accéder à la femme que dans le cadre de l’institution matrimoniale.

 Monogame en série

thumbnail_3 P1200061  photo Christian DRESSE 2019

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musikverein saal concert du nouvel an 2016njk14_TRY_0497COMPTE-RENDU, critique, concert du NOUVEL AN 2020. VIENNE, Musikverein, le 1er janvier 2020. STRAUSS… Wiener Phil. Andris Nelsons
, direction. Le concert du NOUVEL AN à VIENNE, ce 1er janvier 2020 marque les débuts dans cet exercice du chef letton Andris Nelsons (41 ans), musicien déjà familier des instrumentistes viennois, avec lesquels il a enregistré l’intégrale des Symphonies de Beethoven pour DG Deutsche Grammophon. GRISANT MAIS PAS EBLOUISSANT… C’est aussi un concert de gala qui ouvre les festivités des 150 ans de la création du Musikverein, salle mythique, dite la boîte à chaussure magique, dans laquelle tous les concerts du Nouvel An se sont déroulés. Polka rapide composée par Edouard Strauss (le dernier de la fratrie Strauss, aux côtés de Johann II et Josef ; celui qui a brûlé partitions et matériel d’orchestre sous un coup de folie) : Le caractère général de cette année est dévoilé dès la première œuvre choisie par le chef pour son premier Concert du Nouvel An : de Carl Michael Ziehrer, Die Landstreicher / Les Vagabonds (Ouverture). Le chef letton affirme d’emblée sans préambule une joie militaire, galop à la Offenbach, un rien pétaradant (avec coups de piccolos) ; musique un peu trop décorative et narrative pour un début : la sonorité est un rien tendue qui manque de détente, de souplesse. Heureusement, ce raffinement viennois qui nous manquait tant, surgit à l’éclosion de la valse finale : mais Ziehrer ne maîtrise pas l’orchestration comme Johann II et ses frères ; cela sonne un peu raide et sec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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rubinstein-demon-opera-de-bordeaux-critique-opera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique opéra. BORDEAUX, Grand Théâtre, le 31 déc 2020. Anton RUBINSTEIN: Le Démon. Dans l’opéra rare d’Anton Rubinstein, Le démon (1875), soit donc contemporain de Carmen de Bizet, l’ange diabolique renonce à l’amour en acceptant que la mortelle meurt à leur premier baiser tentateur ; elle rejoindre les élus, mais lui, sera condamné aux vertiges de l’enfer destructeur. La vision manque cependant d’épaisseur pour nos cerveaux habitués aux scénarios noirs des séries vedette : ce démon inspiré de Lermontov et de Pouchkine est d’un fil et d’une étoffe un rien, trop fins. Pas sur que l’intrigue et le drame soient retenu par l’industrie cinématographique actuelle.

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