Nous y étions : comptes- rendus et critiques des concerts, spectacles majeurs en 2020 – 2021

degas_opera_orchestre_comptes_rendus_382Tous les spectacles à l’affiche (concerts, opéras, ballets, récitals, festivals mais aussi hommages, célébrations, concours et galas …) sont minutieusement analysés par la ” Rédaction spectacle vivant ” de classiquenews. Voici les meilleures propositions que nous avons souhaité couvrir, où nous étions, spectacles et plateaux qui méritent un témoignage, un compte rendu, un éclairage critique. A lire, pour connaître toutes les raisons pour lesquelles il fallait y être …

Comptes-rendus, critiques de spectacles

sommaire

 

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DISCERNEMENT, EXPLICATIONS… Ici, la Rédaction de CLASSIQUENEWS distingue l’essentiel et le captivant, l’innovation et la prise de risque… ou bien aime remettre les choses au point sur un spectacle ou un artiste … Suivez le travail des interprètes : chanteurs, instrumentistes, chefs qui font l’actualité et retiennent l’attention des rédacteurs de CLASSIQUENEWS…

 

LIRE ici nos COMPTES RENDUS antérieurs : 2019, 2018, 2017 à 2013

 

 

 

2020 / 2021

 

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 MAI  2021

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tchaikovski-lac-des-cygnes-monte-carlo-orch-phil-monte-carlo-critique-ballet-classiquenewsCOMPTE-RENDU, Ballet. Monaco, Grimaldi Forum (Salle des Princes), le 26 avril 2021. « Lac » par Jean-Christophe Maillot et les Ballets de Monte-Carlo. Initialement prévus début janvier 2021, les représentations de « Lac » – un ballet signé Jean-Christophe Maillot d’après le Lac des Cygnes de Tchaïkovski et qui devaient se tenir au Grimaldi Forum de Monaco avec les célèbres Ballets de Monte-Carlo – avaient été annulées après la détection de cas Covid parmi l’équipe artistique. Alors que la Principauté n’a jamais eu à fermer ses lieux culturels, cas unique en Europe, elle vient de remettre à son affiche le fameux ballet créé en 2011 dans cette même salle, aux côtés de Songe et de COPPE-L-I.A (nous l’annoncions dans ces colonnes), deux autres créations de la main du chorégraphe français à la tête des BMC depuis 1993.

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 AVRIL  2021

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CONCERT LIVE STREAMING, critique. LILLE, sam 17 avril 2021. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. MOZART : Concerto pour piano n°21. Marie-Ange NGUCI, piano / David Reiland, direction. Concert en live streaming au format raisonnable, un seul Concerto pour piano… mais quelle œuvre : du pur Mozart ; grave et tendre, c’est à dire bouleversant, capable de faire imploser l’esthétique galante par une intelligence versatile qui multiplie les champs de vision et les climats émotionnels les plus contrastés. Ce n°21 est certainement le moins conforme des Concertos de Wolfgang. Relevant les défis multiples d’une œuvre inclassable et complexe, déjà pleinement romantique (pourtant datée de février 1785), l’Orchestre National de Lille invite deux tempéraments accomplis, ambassadeurs inspirés de la psyché mozartienne : le chef David Reiland et la jeune soliste Marie-Ange Nguci, déjà sollicitée en juin dernier au Lille Piano(s) Festival 2020. Cette seconde présence, en dialogue avec les instrumentistes lillois sonnent comme la confirmation de la révélation éprouvée en 2020.

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ELIM CHAN cheffe classiquenews ON LILLE steaming concert audito 2LIVE STREAMING, concert, critique. LILLE, ONL, sam 10 avril 2021 : Ravel, Debussy. Orchestre National de Lille, AS OTT, piano / Elim CHAN, direction. Comme un signe annonciateur, espéré du retour du public dans les salles de concerts, confirmant la continuité du travail musical de l’Orchestre National de Lille, ce malgré l’application des mesures sanitaires, voici un nouveau jalon de l’offre digitale de la phalange lilloise ; le catalogue des programmes ainsi captés depuis l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille (offre 100 numérique intitulée « AUDITO 2.0 ») est devenu pléthorique et varié : tout est accessible depuis la chaîne youtube de l’Orchestre National de Lille (ICI). / Photo : Elim CHAN (DR).

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 MARS  2021

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COMPTE-RENDU, concerts. Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo, les 27&28 mars 2021. OPMC, Tedi Papavrami & Kazuki Yamada au Grimaldi Forum (le 27), Quatuor Zemlinsky (+ Anna Maria Pammer) à la Salle Empire de l’Hôtel de Paris (le 28).

Après avoir purement et simplement annulé sa précédente édition pour les raisons que l’on sait, le Printemps des Arts de Monte-Carlo répond bel et bien présent cette fois (du 13 mars au 11 avril cette année), d’autant plus qu’à Monaco les lieux culturels seront toujours restés ouverts après le premier confinement, et nous avons ainsi pu rendre compte dans ces colonnes de nombreux concerts avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo entre octobre et février dernier.

schoenberg arnold moses und aaron opera classiquenews presentation reviewLe 3ème week-end des festivités, auquel nous avons assisté, était consacré aux compositeurs de la Seconde école de Vienne, dont Berg et Schönberg (photo ci-contre) furent les plus emblématiques représentants. Le premier concert se tient dans la fameuse Salle des Princes pour un concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, placé sous la direction de son chef titulaire Kazuki Yamada, dans un programme Berg/Schönberg. C’est le violoniste albanais Tedi Papavrami qui a été sollicité pour interpréter le poignant « Concerto à la mémoire d’un ange » d’Alban Berg, que le compositeur autrichien composa après avoir été bouleversé par la mort de la fille d’Alma Mahler. Dans son interprétation, le chef japonais nous fait partager la douleur du compositeur en générant des climats d’une grande tristesse. LIRE notre critique complète ici

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ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonceCOMPTE-RENDU, streaming concert. ON LILLE, le 13 mars 2021. Orch National de Lille / Jan Willem De Vriend, direction. Beethoven : Symphonie n°3 « héroïque ». A la fois exaltée, ivre de sa propre énergie, la direction précise, claire du néerlandais Jan Willem De Vriend sait être équilibrée en ce qu’elle favorise le détail et porte la tension. Dans l’Eroica de Beethoven pourtant surjouée ici et là, en particulier depuis les célébrations Beethoven 2020 (certes avortées covid oblige),le premier mouvement, regorge de vitalité et de puissance sans jamais sacrifier la précision des ornements ni la balance entre soliste et orchestre, pour chaque intervention caractérisée. Le souffle du destin rayonne ; s’appuyant sur une vision ciselée de l’écriture instrumentale : en clair, le geste du chef flamand, habitué des répertoires préromantiques et romantiques, de surcroît selon ce relief et cette intensité sculpturale propre aux instruments d’époque, nourrit ici une vision qui est fluide, caractérisée, parfaitement architecturée. Comme partition du destin et conduite par une irrépressible énergie, la volonté de Ludwig s’accomplit avec une délicatesse continument exaltante. EN LIRE PLUS

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FÉVRIER  2021

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roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 février 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction. C’est un Beethoven (Concerto pour piano n°1, 1800) étonnamment clair et comme épuré, nerveux et musclé que François-Xavier Roth fait jaillir, grâce à l’implication de chaque instrumentistes du National de Lille. L’ouverture sonne nette, presque tranchante, avec des tutti précis et accentués ; une vision très architecturée et carrée à laquelle le piano de l’Andalou Javier Perianes apporte une sonorité tranchée elle aussi, souvent plus expressive et percussive voire crépitante que douce et chantante. L’équilibre sonore que préserve le chef, fait chanter chaque instrumentiste en dialogue avec le clavier ; une acuité lumineuse qui est le produit de sa vaste expérience avec son orchestre sur instruments historiques, Le Siècles. Photo : FX Roth (DR)

 

 

 

 

wagner_hartmut haenchen maestro orchestre national de lille concert streaming Lille critique concert audito 2 classiquenews wagner wesendoncklieder brahms concert critique classiquenewsSTREAMING, concert, critique. Le 6 fév 2021. Wagner, Brahms : Orchestre National de Lille / Hartmut Haenchen. En effectif distancié – une partie des musiciens occupent le devant de la scène de l’auditorium du Nouveau Siècle à Lille, étendue sur les premiers rangs de la vaste salle, l’Orchestre National de Lille après une odyssée mahlérienne qui aura marqué l’année 2019, affirme chez Wagner des accents non moins convaincants. Le cycle des 5 Wesendonck-lieder (1857) composées au moment de la conception de La Walkyrie, accordent puissance orchestrale et poétique chambriste autour du sujet central de l’amour ; ici un sentiment impérieux, omnipotent, irrépressible, qui est autant force de transcendance qu’enchaînement maléfique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 JANVIER  2021

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STREAMING, e-concert critique. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch. Concert captivant depuis l’Auditorium du Nouveau Siècle de Lille et diffusé sur la toile dans le cadre de l’offre digitale de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille (Audite 2.0), élaborée en réponse au confinement des orchestres depuis la fin octobre 2019. La combinaison Escaich / Chausson, confirme que le National de Lille a à cœur de défendre le rayonnement de notre patrimoine musical français. On notera en particulier le caractère très dramatique voire cinématographique de la partition de Thierry Escaich ; ses éclairs fantastiques dès le début du Concert pour orgue n°1 : Escaich est un narrateur inspiré qui joue des antagonismes de couleurs, d’atmosphères et de rythmes aussi ; voilà qui crée dès son commencement, une ambiance électrique mais suavement articulée dès le premier mouvement du Concerto (Allegro moderato). Crescendos, séquences fortissimo, le compositeur à l’orgue lui-même offre une lecture complice avec chef et instrumentistes, riche en clarté et expressivité. De surcroît la réalisation de ce streaming est engageante et immersive, avec effet de grue au dessus de l’organiste, au dessus de l’orchestre. La conception est d’autant plus intéressante que ce dramatisme exige de tous les pupitres, et sait développer de somptueuses effets de texture souterraine, … EN LIRE PLUS

 

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COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 10 janvier 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, FP Zimmermann (violon), Y Yamada (direction). (…) Nous ne boudons pas notre plaisir, et profitons d’un luxe qui est inaccessible à (quasiment) toute l’Europe (heureux monégasques !), et nous avons pris la bonne habitude de couvrir la majeure partie des événements culturels en Principauté, à l’instar de ce nouveau concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, cette fois placé sous la férule de son directeur musical et artistique, le chef japonais Kazuki Yamada.

Monaco est une Fête !
Kazuki Yamada dirige le Philharmonique de Monte-Carlo

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DÉCEMBRE  2020 

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LOZAKOVICH Daniel violon gstaad concert critique classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, les 12,13 déc 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Daniel Lozakovich (violon) & Cornelius Meister (direction), le 12 – Frank Peter Zimmermann (violon) & Martin Helmchen (piano), le 13 déc 2020. Ainsi, après un opéra de jeunesse de Verdi (avec Placido Domingo) à l’Opéra et un Lac des Cygnes chorégraphié par Jean-Christophe Maillot pour ses Ballets de Monte-Carlo à la Saint-Sylvestre (compte-rendu à suivre sur CLASSIQUENEWS), votre serviteur a pu assister à un bien beau doublé musique symphonique & musique de chambre, dans le cadre de la riche saison de l’OPMC / Orchestre Philharmonique de Monte Carlo.

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Compte-rendu critique, opéra (streaming). Berlin, le 14 déc 2020. Wagner : Lohengrin. Alagna. Bieito / Pintscher – Roberto Alagna chante son premier Wagner en incarnant Lohengrin à Berlin, en décembre 2020. Comme un acte de résistance contre l’asphyxie dont souffrent les théâtres d’opéra en Europe, l’Opéra d’État de Berlin réussit le défi de monter sur scène Lohengrin en décembre 2020, sans public mais retransmis en huis clos, – respect des gestes barrières appliqués sur les planches, sur internet afin que chacun depuis son salon ou tout écran connecté (l’opéra chez soi) puisse apprécier les enjeux artistiques de cette nouvelle production wagnérienne berlinoise. Atout de taille, c’est la prise de rôle de Roberto Alagna dans le rôle-titre : cette prise de rôle devait se concrétiser à Bayreuth dès 2018 mais pas assez prêt, le ténor a reporté pour cette année, égayant une planète lyrique mondiale en berne. Le Français incarne le chevalier descendu du ciel pour sauver l’honneur de la princesse Elsa von Brabant. Son jeune frère a été noyé et elle même est l’objet des pires accusations par le couple d’intrigants Telramund et sa femme Ortrud, sorcière manipulatrice qui saura détruire Elsa malgré l’aide providentiel de Lohengrin.

 

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ROSSI-PALAIS-ENCHANTE-opera-dijon-streaming-live-critique-opera-chez-soi-on-line-critique-classiquenewsCompte-rendu critique opéra (streaming). Dijon, le 11 déc 2020. Luigi ROSSI : Il Palazzo incantato / Le palais enchanté. Murgia / Alarcon. L’Opéra de Dijon marque le départ de son directeur Laurent Joyeux avec cette recréation de l’opéra de Luigi Rossi, Le Palais enchanté (Il Palazzo incantato), retransmis sur internet en huis clos du 11 au 31 décembre 2020 (accès gratuit). L’ouvrage est un bon repère dans l’histoire de l’opéra romain baroque sous le pontificat fastueux d’Urbain VIII : créé en février 1642, au Palais Barberini, l’année de l’Incoronazione di Poppea du Vénitien Monteverdi… L’année est donc celle d’une maturité inédite et inouïe du théâtre lyrique italien. Quand la France ne produira son premier opéra national que… 30 ans plus tard (Lully, Cadmus et Hermione, 1673).

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NOVEMBRE  2020 

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glass-akhnaten-philip-GLASS-opera-on-line-opera-de-nice-classiquenews-annonce-critique-operaCOMPTE-RENDU, opéra. Opéra de Nice, e-diffusion du 20 nov 2020. GLASS : Akhnaten. Di Falco, Ciofi… Lucinda Childs / Warynski (session enregistrée in situ le 1er nov 2020). L’Opéra de Nice multiplie les initiatives et malgré l’épidémie de la covid 19, permet à tous de découvrir le premier opéra à l’affiche de sa nouvelle saison lyrique. Une e-diffusion salutaire et exemplaire… Danses hypnotiques de Lucinda Childs, gradation harmonique par paliers, vagues extatiques et répétitives de Philip Glass, Akhnaten (1984) est un opéra saisissant, surtout dans cette réalisation validée, pilotée (mise en scène et chorégraphie) par Lucinda Childs, par visio conférences depuis New York. Les cordes produisant de puissants ostinatos semblent recomposer le temps lui-même, soulignant la force d’un drame à l’échelle de l’histoire. Les créations vidéo expriment ce vortex spatial et temporel dont la musique marque les paliers progressifs. Peu d’actions en vérité, mais une succession de tableaux souvent statiques qui amplifient la tension ou l’intensité poétique des situations.

La nouvelle production de l’Opéra de Nice, qui lance ainsi sa nouvelle saison 2020 2021, répond aux attentes, plongeant dans l’éternelle fascination que convoque le règne de l’hérésiarque Akhnaten / Akhenaton, pharaon de la XVIIIè dynastie, fils du conquérant Aménophis III, qui osa réformer la religion traditionnelle, supprimer par là même le clergé d’Amon… instaurer un nouvel ordre politico spirituel monothéiste.

 

Entre oratorio choral et opéra extatique,
l’opéra de Glass, Akhnaten glorifie la figure du Roi hérésiarque, ivre de Rê…

 

 

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OCTOBRE  2020 

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 Pendant le confinement…

 

 

 

Jukka-Pekka-Saraste-concert-critique-review-monte-carlo-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 1er novembre 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Sergej Krylov (violon), Jukka-Pekka Saraste (direction). A l’heure où l’Europe se reconfine et que toutes les salles de concerts du vieux continent ont fermé leurs portes, Monaco fait figure d’exception, et se présente comme un havre pour le mélomane. De fait, tant sa saison d’opéra – l’on donnera très prochainement Carmen avec Aude Exrémo dans le rôle-titre – que sa saison symphonique sont pour l’instant maintenues, et c’est ainsi que nous avons pu assister au 8ème concert symphonique de la saison 20/21 de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.

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OCTOBRE  2020 

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VERTIGO-PSYCHOSE-Hitchcock-orchestre-national-de-lille-hermann-classiquenews-concertCOMPTE-RENDU, concert. LILLE, ONL : Hitchcock symphonique (Psychose, Vertigo, extraits), sam 31 oct 2020, Nouveau Siècle. Malgré le confinement, l’Orchestre National de Lille maintient son activité pour notre plus grand plaisir. La soirée traverse, – Halloween et Toussaint oblige-, des paysages intérieurs tendus d’une grande force psychologique, écho à l’écriture labyrinthique du sorcier Hitchcock. Plusieurs extraits de deux films marquants sont joués sur la scène de l’Auditorium du Nouveau Siècle à Lille, sans public, en diffusion sur internet, depuis la chaîne Youtube de l’Orchestre National de Lille. En une musique haletante comme une course à l’inéluctable issue tragique, les cordes  égrènent leur mélodie entêtante traversée de secousses aigres : la musique du New Yorkais Bernard Hermann pour Psychose de 1960 (Prélude, la ville)…

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COMPTE RENDU critique CONCERT. LILLE, Nouveau Siècle, le 25 oct 2020. ON LILLE, JC Casadesus : Ravel, Casadesus, Beethoven. Impatients et fidélisés, les spectateurs lillois viennent cet après midi applaudir le chef fondateur de « leur » orchestre, Jean-Claude Casadesus (JCC) qui dirige ainsi son premier concert de la nouvelle saison 2020 – 2021 ; c’est aussi son retour sur le podium depuis… plus de 6 mois. Bientôt 85 ans (début décembre prochain), le chef altier et aérien, retrouve son cher public et ses musiciens pour un concert généreux et équilibré : musique française et complicité avec un jeune soliste, ivresse concertante et énergie symphonique… En 1h (format à présent plébiscité et sanitairement conforme), le programme comble les attentes.

 

Altier, aérien, en orfèvre de la ciselure sonore
Jean-Claude Casadesus dirige le National de Lille

 CASADESUS-JEAN-CLAUDE-MAESTRO-concert-critique-lille-orchestre-national-critique-concert-compte-rendu-classiquenews

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SUHUBIETTE-festival-concerts-automne-2020-TOURS-critique-concert-classiquenews-COMPTE-RENDU, critique, concert. TOURS, Basilque Saint-Julien, le 18 octobre 2020. Ensemble Jacques Moderne / Joël Suhubiette. Bach & Scarlatti. Depuis maintenant cinq ans, le festival « Concerts d’automne », né à l’initiative d’Alessandro Di Profio, offre aux heureux tourangeaux, durant le mois d’octobre, deux week-ends de concerts dédiés à la musique baroque. Le festival peut s’appuyer sur la présence, à Tours, de pas moins de quatre formations spécialisées dans ce répertoire : Diabolus in Musica dirigé par Antoine Guerber, l’Ensemble Doulce Mémoire dirigé par Denis Raisin Dadre, l’Ensemble Consonance dirigé par François Bazola, et enfin l’Ensemble Jacques Moderne dirigé par Joël Suhubiette. C’est cette dernière formation – fondée il y plus de vingt ans par le chef toulousain (dont l’Ensemble Les Eléments est peut-être plus connu des lecteurs…) – que nous avons entendue lors du second Week end.

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ZemlinskyCOMPTE-RENDU, opéra. Dijon, Auditorium, le 16 oct 2020. Zemlinsky,  Traumgörge. Marta Gardolinska. Reprise une dizaine de jours après sa création à l’opéra de Nancy, la partition rare de Zemlinsky (portrait ci dessous) émerveille de bout en bout et réhabilite un compositeur injustement négligé. Un moment de pure grâce. Opéra de jeunesse d’un compositeur âgé de 23 ans, Görge le rêveur fut retiré in extremis de l’affiche de l’opéra de Vienne suite à la démission de son directeur Gustav Mahler, pour être créé posthume à Nuremberg en 1980. L’histoire d’une sorte « d’idiot du village », méprisé pour sa culture et sa naïve volonté de croire et de vouloir vivre ses rêves, a inspiré au compositeur une partition flamboyante, à l’orchestration tour à tour opulente et délicate, et une ligne de chant très souvent exigeante pour les rôles principaux, qui cède avec bonheur à quelques formes closes du plus bel effet. La rareté de l’œuvre a laissé un terrain relativement vierge au metteur en scène Laurent Delvert, qui avait déjà ébloui le public dijonnais il y a deux saisons avec l’inédit Prometeo de Draghi, en proposant une lecture tout en finesse, soulignant efficacement les deux aspects onirique…

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SEPTEMBRE 2020 

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besancon-festival-2020-73-eme-annonce-festival-critique-classiquenewsCompte-rendu, critique, CONCERT. Festival International de Musique de Besançon, Kursaal, les 15 & 16 sept 2020. Le Concert Spirituel, H Niquet (le 15). Art Orchestra, J Bénéteau (le 16). C’est certes avec un programme modifié et dans des conditions sanitaires spéciales que s’est déroulée la 73ème édition du Festival International de Musique de Besançon, mais dans le naufrage généralisé des festivals d’été ; c’est donc un petit miracle qu’il ait pu avoir lieu, en grande partie grâce au courage et à la ténacité de son directeur Jean-Michel Mathé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AOÛT 2020 

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stradella alessandro_stradella-300x220Compte-rendu critique. Opéra. CAPRAROLA, Festival STRADELLA, La Circe, 29 août 2020, Ensemble Mare Nostrum, Andrea De Carlo… Stradella le magicien… Le Festival Stradella poursuit son œuvre salutaire d’exploration de ce grand compositeur, qui chaque année apporte son lot de nouveautés et de surprises. Et on sait gré à cette remarquable institution d’avoir pu maintenir ses activités en ces temps troublés de distanciation sociale et culturelle. D’autant que l’on a assisté à une véritable et réjouissante découverte. On connaissait cette brève sérénade, déjà jouée et gravée il y a quelques années (en 2016 par Luca Guglielmi pour le label Stradivarius). En réalité cette œuvre singulière existe sous la forme de deux manuscrits, conservés à la Biblioteca Estense de Modène, qui présentent deux versions très différentes, aussi bien par son livret, dans les deux cas du poète Giovanni Filippo Apolloni, que par sa musique.

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1001-NOTES-festival-classiquenews-concerts-critiques-annonce-classiquenewsCOMPTE RENDU, Festival 1001 NOTES 2020 (Haute-Vienne, Limousin), les 4 et 5 août 2020. Déconfinement, solidarité, ouverture… Face à la crise et la mise sous cloche de la culture, en particulier du spectacle vivant, les Festivals n’ont pas tardé à réagir et produire de premières alternatives bénéfiques. Le Festival 1001 Notes porté par son directeur artistique Albin de la Tour n’est pas en reste ; il a même été le premier à proposer sur la toile plusieurs courtes sessions musicales ; permettant aux artistes et au public de renouer un fil qui s’était coupé brutalement mi mars dernier ; à cause du confinement imposé (LIRE ici « Contre la crise et le confinement, le cycle de concerts live « Aux notes citoyens »).
Pour l’été, quand d’autres ont jeté l’éponge, empêtrés par la difficulté de mettre en pratique les mesures barrières et le protocole sanitaire, le Festival 1001 Notes affirme clairement sa ligne : solidarité, sécurité, éclectisme. Solidarité pour les artistes qui ont besoin de jouer ; sécurité sanitaire pour tous à tous les concerts ; éclectisme et ouverture d’une programmation qui par sa simplicité et son sens maîtrisé des métissages et des mélanges, réinvente concrètement l’expérience de la musique classique. Une alternative heureuse pour les spectateurs, d’autant plus méritante qu’elle a été conçue en très peu de temps.

 


15è édition du Festival 1001 Notes
ALTERNATIVE DÉCONFINÉE, HEUREUSE, ACCESSIBLE…

 

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JUIN  2020 

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lille-pianos-festival-2020-annonce-concerts-festival-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL… il devient LILLE PIANO(S) DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaîne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invités dans plusieurs programmes entièrement numérique. Ce sont 19 concerts en direct ou en différé qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurées depuis l’auditorium du Nouveau Siècle à Lille mais aussi Brooklyn, Philadelphie, Amsterdam et Bruxelles ! Parmi nos coups de coeur d’une édition digitalement exceptionnelle : les récitals des pianistes Alexandre Kantorow, Marie-Ange Nguci, David Kadouch, Jonathan Biss… sans omettre tous les concerts de Jazz et les sessions dédiées à Beethoven par JF Zygel… Lire ici notre compter rendu des temps forts des 3 journées du LILLE PIANO(S) DIGITAL de juin 2020

COMPTES RENDUS

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lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL édition 2020, 100% digitale donc se savoure devant l’écran et en direct sur Youtube. Ainsi est célébré le retour des artistes : ils ont vaincu ce silence asphyxiant qui les tenait isolés ; ils ont rompu l’étouffoir qui les rendait muets pendant le confinement imposé à tous depuis la mi mars. Avant le retour du public dans les salles, tous les concerts 2020 sont retransmis en direct, filmés pour leur majorité dans le vaste auditorium du nouveau Siècle de Lille, lieu de la résidence de l’Orchestre National de Lille. Comptes rendus des concerts du LILLE PIANO(S) FESTIVAL DIGITAL 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MARS  2020 

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manon massent pretty yen bernheim critique opera classique newsCOMPTE-RENDU, critique opéra. PARIS, Bastille, le 5 mars 2020. MASSENET : MANON. Yende / Bernheim. Après Bordeaux, le ténor Benjamin Bernheim reprend le rôle du Chevalier Des Grieux à Bastille, amoureux transi de la belle Manon ; mais trahi par elle, il devient l’abbé de Saint-Sulpice, avant de retomber dans les bras de celle qui n’a jamais cessé de l’aimer… Récemment auréolé d’une Victoire de la musique (fév 2020), le chanteur incarne efficacement le personnage dont l’abbé Prévost, premier auteur avant Massenet, souligne la candeur, l’innocence voire une certaine naïveté …fatale. Le ténor reviendra, pour la saison prochaine 2020-2021, à Bastille aussi, incarnant FAUST de Gounod. Saluée à Paris sur la même scène dans Lucia di Lammermoor, Pretty Yende incarne Manon…

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COMPTE-RENDU, critique opéra. TOULOUSE, le 4 mars 2020. DONIZETTI : L’Elixir d’amore. Amiel, Quatrini… Nous avons déjà dit tout le bien que nous pensons de cette admirable production de 2001 vue et revue avec un immense plaisir. Tout y est suprême élégance, respectant didascalies et toujours musicalement juste. La mise en abîme de la scène comme un immense appareil photo est captivante, la beauté des camaïeux de couleurs, des décors et des costumes, est subtile.

Reprise à Toulouse de l’Elixir de 2001…

Le Sacre de Kevin Amiel

 

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FÉVRIER  2020 

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Eschenbach-Christoph-13COMPTE-RENDU CRITIQUE CONCERT ORCHESTRE DE PARIS, direction Christoph ESCHENBACH, LANG LANG, piano, PHILHARMONIE DE PARIS, Paris, 24 février 2020. Wagner, Beethoven. On pouvait s’y attendre, La salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris a fait le plein de public le 24 février dernier, pour la venue très attendue du pianiste Lang Lang, dont la popularité est restée intacte malgré une absence prolongée de la scène parisienne. Le pianiste s’est produit avec l’Orchestre de Paris et le chef qui l’a découvert et qui l’accompagne désormais au disque, Christoph Eschenbach. Wagner et Beethoven étaient au programme.

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COMPTE-RENDU, critique opéra. MARSEILLE, le 22 février 2020. OFFENBACH : La Périchole. Membrey / Lepelletier. Dans un flamboiement de rouges Second Empire, un encadrement de cage de scène souligné de rampes lumineuses encadre un autre cadre pareillement illuminé qui enchâsse à son tour une petite scène avec rideaux, chapeautée en fronton d’une clinquante enseigne : « Cabaret ».

 

 

TOUT FEU TOUT FLAMME

 

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COMPTE-RENDU, critique opéra. PARIS, Opéra-Comique, le 20 fév 2020. BOIELDIEU : La Dame blanche. Pauline Bureau / Julien Leroy. Le soir de la première de La Dame Blanche, le 10 décembre 1825, les musiciens de l’Opéra-Comique (où l’on reprend donc l’ouvrage ces jours-ci…) vinrent donner la sérénade à François-Adrien Boieldieu sous ses fenêtres. Quand il s’agit de faire monter tout le monde chez le Maestro, il y eut des problèmes de place. Rossini, qui habitait le même immeuble, ouvrit son appartement …

 

 

 Retour de la Dame Blanche à l’Opéra-Comique

 

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nezet-seguin-yannick-opera-concert-classiquenews-portrait-critique-cdCOMPTE-RENDU, critique opéra. PARIS, TCE, le 17 fev 2020. R. Strauss : La Femme sans ombre. Yannick Nézet-Séguin / v. de concert. Le tout-Paris lyrique semble s’être donné rendez-vous au Théâtre des Champs-Elysées pour l’un des concerts les plus attendus de la saison, la saisissante Femme sans ombre (1919) de Richard Strauss. Dès les premières mesures de cet ouvrage hors normes (voir notre présentation : http://www.classiquenews.com/yannick-nezet-seguin-dirige-la-femme-sans-ombre-de-r-strauss/ ) et rarissime en France, l’ensemble pléthorique des forces réunies gronde et impose la concentration : l’assistance venue en nombre semble écouter comme un seul homme le récit symbolique et initiatique de cette femme en quête d’humanité, sur fond d’éclat orchestral digne du Strauss de la Symphonie alpestre contemporaine (1915). Si le livret n’évite pas un certain statisme, expliquant le recours à une version de concert (comme à Verbier l’an passé https://www.classiquenews.com/compte-rendu-opera-verbier-le-22-juil-2019-strauss-die-frau-ohne-schatten-la-femme-sans-ombre-siegel-gergiev/ ), le souffle straussien emporte tout sur son passage, en mêlant avec virtuosité toutes les ressources orchestrales à sa disposition.

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PAUSET-kafka-opera-dijon-annonce-critique-classiquenews-chatiments-pauset-dijon-gilles-abegg-critiqueopera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique opéra. DIJON, Opéra le 14 fév 2020. PAUSET : Les châtiments (création). Orch Dijon Bourgogne, Emilio Pomarico. Création mondiale très attendue du nouvel opéra de Brice Pauset. Inspiré de trois textes majeurs de Kafka, cet opéra singulier réactive le genre du litteraturoper magnifié par une scénographie spectaculaire. Après le parodique et jouissif Wonderful de Luxe, le nouvel opus de Brice Pauset redonne ses lettres de noblesse au théâtre chanté. Le texte qu’il met en musique n’est pas à proprement parler une réécriture des trois ouvrages de Kafka (Le verdict, La métamorphose et La colonie pénitentiaire), qui constituent les trois sections de l’œuvre (la seconde étant elle-même découpée en trois sections), mais une adaptation qui reprend littéralement Kafka dans le texte, comme l’avait fait par exemple Dusapin pour son Perelà, d’après le roman éponyme de Palazzeschi.

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john-adamsCOMPTE-RENDU, critique opéra. LYON, Opéra, le 13 fév 2020. ADAMS, I Was Looking the Ceiling and then I Saw the Sky. Studio de l’Opéra de Lyon, Vincent Renaud. Après plusieurs productions remarquées à Paris, à la MJC de Bobigny et au Châtelet, le musical de John Adams est présenté à Lyon, au théâtre de la Croix-Rousse, dans une mise en scène efficace du Roumain Eugen Jebeleanu. Une jeune équipe de chanteurs, issue du Studio Opera de Lyon défend avec panache cette comédie musicale engagée.

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L'Orchestre Région Centre Tours joue la 6ème de TchaokovskiCOMPTE-RENDU, critique opéra. MARSEILLE, Opéra, le 13 fév 2020. TCHAIKOVSKI : Eugène Onéguine. Tuohy / Garichot. Le chef américain Robert Tuohy, méconnaissant sans doute les montagnes russes, ces hauts et ces bas qui peuvent l’être aussi bipolaires psychiquement, ne semble connaître, de la Russie, qu’une vaste et surtout morne plaine comme ce Waterloo, où au moins un héros de l’œuvre, le Prince Grémine, contribua à battre Napoléon à plate couture.

 

ONÉGUINE (EU)GÊNÉ PAR LE CHEF

 

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balanchine opera abstille serenade concerto barrocoCOMPTE-RENDU, critique danse. PARIS, Bastille, le 12 février 2020. BALANCHINE. Trois oeuvres de danse élégante, graphique, propre à la première période américaine de Balanchine le géorgien précisent aux parisiens l’art du chorégraphe, hanté par l’idéal classique fait d’ordre, de clarté, d’épure. Balanchine est passé par le décorum des ballets impériaux à Saint-Pétersbourg ; le goût de la création en passant aussi les Ballets Russes à Paris ; autant d’éléments d’un art désormais personnel et éclectique que le New York City Ballet conserve avec une passion jalouse. Dans Sérénade (1934), la chorégraphie la plus riche et la plus fluide de notre point de vue, Balanchine célèbre la pulsion et l’élégance de son maître Tchaikovski, acclimatée à le détente des corps new yorkais qu’il découvre l’année précédente lors de son installation aux USA dès 1933 ; sans omettre le souvenir d’un romantisme épuré, quasi athlétique dans l’esprit des Sylphides de son autre maître Fokine… On y goûte la ligne épurée, le caractère nocturne, lunaire dont le sujet reste l’élégance de la danse. Le corps de ballet se montre aérien, fluide, comme libéré dans ce format pourtant très très écrit.

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Kafka_portraitCOMPTE-RENDU, critique opéra. DIJON, le 12 fév 2020. PAUSET : Les Châtiments d’après Kafka. Création. En faisant un opéra d’après les 3 textes de Kafka, «LES CHÂTIMENTS» (adaptés par Stephen Sazio), Brice Pauset qui répond à la commande de l’Opéra de Dijon, trouve la voie juste et la forme fluide entre partition orchestrale et flux théâtral. Les ténèbres bien manifestes dans le texte kafkaien font place pourtant ici à une certaine émotion diffuse grâce à la composition de Pauset qui éclaire de l’intérieur le triptyque, souhaité par Kafka lui-même (portrait ci contre), Le Verdict (1912), La Métamorphose (1912) et Dans la Colonie pénitentiaire (1914). Des textes sombres et violents où se jouent la relation du fils au père, des individus à la loi, … non sans humour. Et même un rire continu qui retrouve comme une liberté cachée dans l’écriture kafkaienne. Une verve désespérée et cynique mais qui est tendresse pour une humanité maudite, condamnée, corrompue par ses contradictions crasses.

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COMPTE-RENDU, concert. PARIS, Studio de l’Ermitage, le 9 fév 2020. QUINTETO RESPIRO / CUAREIM QUARTET + NATASCHA ROGERS  -  Le studio de l’Ermitage à Paris en connivence avec l’éditeur Klarthe offre une somptueuse soirée riche en métissages et saveurs inédites ; y paraissent deux phalanges bien chaloupées, chacune leur univers instrumental et poétique très singularisé : le QUINTETO RESPIRO et le CUAREIM QUARTET qui renouvellent à leur façon l’idéal de métissages réussis, calibrés, enivrants. En février 2020, les deux ensembles éditent leur nouvel album chez Klarthe Records. Deux offrandes très séduisantes. Ce concert marquait le lancement des deux programmes.

ENIVRANTS MÉTISSAGES

herencia-vertisite quinteto respiro tango concert cd critique review classiquenewsQUINTETO RESPIRO : Tango traditionnel et régénéré… les 5 instrumentistes du Quinteto Respiro insuffle une approche originale et légitime au Tango ; ce dès leur création en 2009.  Depuis leur rencontre avec le compositeur et pianiste argentin Gustavo Beytelmann, les 5 complices cultivent leur passion du tango enrichie des conseils et enseignements des maîtres en la matière : J.J Mosalini, Ramiro Gallo, ou encore l’Orquesta Tipica Silencio, entre autres… le sens du chambrisme, leur écoute, la complicité qui les animent, singularisent un sens irrésistible des rythmes et une palette scintillante, à la fois feutrée mais terriblement cadencée en couleurs et en accents…. LIRE notre critique complète

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Éblouissante ETOILE de Chabrier à TOURCOINGCOMPTE-RENDU, critique opéra. TOURCOING, Atelier lyrique, le 9 fév 2020. CHABRIER : L’Etoile.  Avec Carl Ghazarossian, Alain Buet, Ambroisine Bré, Nicolas Rivenq… Alexis Kossenko / Jean-Philippe Desrousseaux… A l’occasion d’une visite dans les Hauts-de-France, on ne saurait trop conseiller de faire halte à Tourcoing, troisième ville de la région après Lille et Amiens ; qui peut s’enorgueillir d’avoir vu naître des compositeurs aussi illustres que Gustave Charpentier ou Albert Roussel. Indissociable de la personnalité charismatique de son fondateur Jean-Claude Malgoire (1940-2018),  l’Atelier lyrique de Tourcoing donne depuis 1981 une résonance internationale à cette ancienne capitale du textile, reconnue pour cette ambition artistique de haut niveau. Désormais, il revient à François-Xavier Roth (né en 1971) de prendre la relève du regretté Malgoire à la direction artistique de l’Atelier lyrique, tandis qu’Alexis Kossenko (né en 1977) fait de même à la tête de l’orchestre sur instruments d’époque, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy.

 

EBLOUISSANTE ETOILE A TOURCOING 

 

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Lazuli / Laoula : Ambroisine Bré et Anara Khassenova  © Simon Gosselin

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DON CARLOS LIEGE ARRIVABENI PRALAFERA OPERA critique classiquenews vue generaleCOMPTE-RENDU, critique, opéra. LIEGE, ORW, le 8 fév 2020. VERDI : Don Carlos, 1866. Kunde, Arrivabeni / di Pralafera. La version française de Don Carlos semble faire un retour en force sur les scènes franco-belges, comme en témoignent les spectacles récemment produits à ParisLyon et Anvers – à chaque fois dans des mises en scènes différentes. Place cette fois à une nouvelle production très attendue de l’Opéra royal de Wallonie, qui relève le défi d’une version sans coupures, à l’exception du ballet, telle que présentée par Verdi lors des répétitions parisiennes de 1866. On le sait, avant même la première, l’ouvrage subira un charcutage on ne peut plus discutable afin de réduire sa durée totale (de plus de 3h30 de musique), avant plusieurs remodelages les années suivantes. La découverte de cette version “originelle” a pour avantage de rendre son équilibre à la répartition entre scènes politiques chorales et tourments amoureux individuels, tout en assurant une continuité louable dans l’inspiration musicale. A l’instar de Macbeth, Verdi n’hésita pas, en effet, à réécrire des pans entiers de l’ouvrage lors des modifications ultérieures, au risque d’un style moins homogène.

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schreker die schmied von gent opera vlaamse flanderen critique review opera classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique, opéra. ANVERS, Opéra flamand, le 7 février 2020. Schreker : Der Schmied von Gent. Alejo Pérez / Ersan Mondtag. D’année en année, l’héritage lyrique de Franz Schreker (1878-1934) ne cesse d’être exploré dans toute sa diversité, au disque mais également sur scène. Avant Irrelohe (1922) présenté à l’Opéra de Lyon dès le 24 mars prochain, place au Forgeron de Gand / Der Schmied von Gent (1932), dernier opéra du grand rival de Richard Strauss en son temps. On doit à l’intérêt conjoint de l’Opéra flamand, en coproduction avec le Nationaltheater Mannheim, le nouvel éclairage donné à cet ouvrage monté pour la dernière fois voilà dix ans à Chemnitz (heureusement gravé par CPO) : ça n’est là que justice, tant Schreker fait montre d’une inspiration foisonnante dans l’éclectisme musical, en un style proche de Kurt Weill pour le parlé-chanté et l’ambiance de cabaret, tandis que les ruptures verticales expressionnistes font davantage penser au Hindemith de Cardillac ( https://www.classiquenews.com/tag/cardillac/ ). L’Autrichien quitte ainsi les expérimentations fraichement accueillies de Christophorus (1929), dédié à Arnold Schönberg, pour embrasser un style virtuose où s’entremêlent chansons populaires flamandes et pastiches de musiques anciennes, avant un acte III rayonnant où la tonalité retrouve davantage ses droits (rappelant le Korngold du Miracle d’Héliane

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laloum adam pinao concertos brahms cd sony review cd cd critique par classiquenewsCOMPTE-RENDU, Concert. PARIS, TCE, le 5 fév. 2020. Récital SCHUBERT. A LALOUM, piano. Adam Laloum, longue silhouette fragile avec son allure de statue de Giacometti, se glisse vers le piano sur la large scène du Théâtre des Champs Élysées dans une lumière tamisée avec derrière lui l’or chaud du rideau de scène. Il ne faut pas se fier à la vue car la puissance du pianiste n’est pas un vain mot quand on pense au programme titanesque qui attend le jeune musicien trentenaire. En effet les trois dernières sonates de Schubert dans un programme de plus de deux heures mettent à nue l’interprète. D’autres pianistes s’y sont risqués, techniquement impeccables mais malhabiles à tenir sur toute la longueur, la richesse des images de Schubert, son besoin d’émotions perpétuellement changeantes et une capacité à

 

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giselle adam paris baulac kessels ballet critique classiquenews fev 2020COMPTE-RENDU, ballet. PARIS, Opéra National de Paris, le 5 février 2020. Giselle. Corelli, Perrot, Petitpa, Bart, Polyakov, chorégraphie. Léonore Baulac, Germain Louvet, Etoiles. Ballet de l’opéra. Adolphe Adam, musique. Retour de Giselle, ballet romantique par excellence, à l’Opéra National de Paris. Le chef spécialiste Koen Kessels est à la direction de l’Orchestre Pasdeloup, désormais habitué du Palais Garnier, et en très bonne forme le soir de notre venue. Les jeunes Etoiles Léonore Baulac et Germain Louvet interprètent les rôles protagonistes, accompagnés des Premiers Danseurs François Alu et Hannah O’Neill pour un quatuor principal de grand impact !

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COMPTE-RENDU, critique, opéra. LYON, le 3 fév 2020. PUCCINI, Tosca. Orch et chœur de l’Opéra de Lyon, Daniele Rustioni / Ch. Honoré. Production très controversée venue du Festival d’Aix de l’été dernier, la Tosca iconoclaste de Christophe Honoré nous a pleinement convaincu. Une lecture virtuose, émouvante et cohérente, un hymne à la création artistique magnifié par une distribution d’exception et une direction magistrale du maestro Rustioni.

 

Tosca, Boulevard Solitude

 

tosca malfitanoComme souvent, les lectures opératiques de Christophe Honorétrahissent son univers cinématographique. Sur scène, le dispositif impressionnant rappelle un plateau de cinéma : plusieurs pièces reconstituées, beaucoup d’éléments, de figurants, des écrans qui projettent des extraits célèbres de Tosca, avec Catherine Malfitanoau Château Saint-Ange, en compagnie de Placido Domingo, la Callas, etc. La patte de l’écrivain apparaît également avec quelques citations, dont celle de Proust (un peu trop appuyée à notre goût) : on ne peut reprocher à un metteur en scène de réagir en fonction de sa sensibilité, de son ethos, si sa proposition est défendable scéniquement, ce qui est incontestablement le cas ici. L’originalité de sa lecture repose sur l’idée, certes arbitraire, de doubler le rôle de Tosca avec celui de la prima Donna et de faire de celle-ci une vieille cantatrice jadis adulée qui revient sur sa prestigieuse carrière. Une idée qui rappelle l’intrigue de Sunset Boulevard, référence qui ne fait que renforcer cette lecture très…

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MASSENET---saint-etienne-Letexier-lacombe-desire-opera-critique-classiquenews_don_quichotte_margaux_klein__9_COMPTE-RENDU, opéra. SAINT-ETIENNE, le 2 fév. 2020. MASSENET, Don Quichotte. Orch. Symph. Saint-Etienne Loire, J. Lacombe/L. Désiré. Nouvelle production du trop rare Don Quichotte de Massenet. Une très belle réussite scénique, malgré un plateau vocal inégal et une direction d’orchestre en demi-teintes. Loin de la vision enjouée et plus délirante de Laurent Pelly avec un José Van Dam impérial pour ses adieux en 2012 à la Monnaie, la lecture de Louis Désiré de l’un des derniers succès de Massenet (créé à l’opéra de Monte-Carlo en 1910 d’après une pièce de l’obscur Jacques Le Lorrain) est au contraire épurée et met l’accent sur l’humanité christique du héros espagnol.

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COMPTE-RENDU, opéra. TOULOUSE, Capitole, le 2 fév 2020. WAGNER : Parsifal. BORY / BEERMANN, KOCH, SCHUKOFF. Peut-on rêver plus extraordinaire production de l’oeuvre si «hors normes» de Richard Wagner ? Les comparaisons avec Strasbourg qui monte sa production au même moment seront certainement intéressantes tant tout semble les différencier. Je dois pourtant reconnaitre que je resterai à Toulouse afin d’assister à plusieurs représentations de ce Parsifal si réussi. Il sera difficile de développer tout ce que j’ai à dire sur ce spectacle total tant il est riche. Je serai moins long sur les voix car ailleurs elles ont été bien analysées. C’est tout simplement le quatuor vocal le plus abouti actuel qui puisse se s’écouter aujourd’hui, pour une version parfaitement cohérente. Voix sublimes de jeunesse, de puissance, de timbres rares et de phrasés somptueux. Chanteurs-acteurs beaux et convaincants. La prise de rôle de Sophie Koch en Kundry est magistrale, de voix, de timbre, de jeux et de style. Tout y est : de la quasi animalité à la plus élégante séduction , en particulier la souffrance contenue dans ce rôle complexe. Sophie Koch est une Kundry qui va conquérir le monde tant elle est déjà accomplie.

 

PARSIFAL EN MAJESTÉ

9c - Parsifal - Nikolai Schukoff (Parsifal) - crÇdit Cosimo Mirco Magliocca

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paino cmapus 2020 affiche classiquenewsCOMPTE-RENDU, concours. PONTOISE, le 2 février 2020. CONCOURS PIANO CAMPUS 2020Le 19ème Concours International Piano Campus s’est déroulé du 31 janvier au 2 février à Pontoise. Les épreuves éliminatoires ont permis d’entendre les douze candidats sélectionnés dans un programme de 30 mn dont l’œuvre imposée était cette année une pièce de la compositrice Germaine Tailleferre, « Seule dans la forêt ». Les trois finalistes retenus, le français Virgile Roche (21 ans), l’italien Davide Scarabottolo (18 ans), et le russe Timofei Vladimirov (18 ans), se sont produits sur la scène du Théâtre des Louvrais dimanche 2 février, devant un jury présidé par la pianiste Hisako Kawamura (Prix Clara Haskil 2007 et auparavant elle-même lauréate du concours Piano Campus). Le compositeur Fabien Waksman, également membre du jury, est l’auteur de la pièce contemporaine imposée, « Black Spirit », pour piano et orchestre, donnée en création mondiale par les trois jeunes pianistes. Tout de suite l’énoncé du palmarès: …

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porgy-and-bess-metropolitan-opera-new-york-critique-annonce-opera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, opéra. NEW YORK, Met, le 1er fév 2020. GERSHWIN : Porgy and Bess.David Robertson / James Robinson. Avec Wozzeck, dirigé par Yannck Nézet-Séguin, voici l’autre production événement qui atteste de l’excellente santé artistique du Met… Porgy and Bess (1935) fait un retour remarqué et réussi sur la scène du Met après plus de 30 années d’absence, avec retransmission en direct en bonus, – très apprécié. L’opéra black que Georg Gershwin écrit avec son frère Ira (pour le livret) doit être chanté par une distribution uniquement black : clause respectée ici à la lettre… La mise en scène de James Robinson ressuscite ainsi le village de Catfish Row et ses habitants si attachants. Pour décor unique, une vaste résidence d’un état du sud américain, où l’action prend place dans chaque pièce ; sa mobilité puisque le dispositif tourne sur lui-même dynamise tous les ensembles, en particulier les danses et les chœurs dont le souffle collectif si essentiel au sujet est assuré par le chœur du Met très bien chauffé (très réussi, solide et prenant, choeur « Gone, gone, gone »). La ferveur en Dieu relève toujours cette humanité tant de fois mise à terre…

 

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JANVIER  2020 

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 György Vashegyi : le Baroque Français au sommetCOMPTE-RENDU, concert sacré. Paris, TCE, le 29 janv 2020. MOZART : Requiem. Emoke Barath, Anthea Pichanick, Zachary Wilder, Istvan Kovacs. Orfeo Orchestra, Purcell Choir. Gyorgy Vashegyi, direction. Programme latin et sacré au Théâtre des Champs Elysées avec cette production des Grandes Voix autour du chef d’œuvre liturgique de Mozart, son dernier opus, le Requiem en ré mineur. L’orchestre hongrois Orfeo Orchestra avec le Purcell Choir sont par leur fondateur, figure importante du renouveau de la musique baroque en Hongrie, Gyorgy Vashegyi. Le maestro a été distingué à plusieurs reprises sur classiquenews pour ses excellentes lectures des opéras baroques français de Rameau (  Naïs, 2017  /  les Indes Galantes, 2018) à Mondonville (Grands Motets, 2015). La distribution des solistes est rayonnante de talent, composée de la soprano Emoke Barath, la contralto Anthea Pichanick, le ténor Zachary Wilder et le baryton Istvan Kovacs.

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guy-piano-classiquenews-concert-critique-annonce-concert-classique-François-Frédéric-Guy-Photo-Caroline-Doutre-11-320x213COMPTE-RENDU, critique, concert. PARIS, TCE, le 18 janv 2020. BEETHOVEN / FF GUY : les 5 Concertos pour piano. François-Frédéric GUY, piano et direction. Orchestre de Chambre de Paris, THÉÂTRE DES CHAMPS ÉLYSÉES, Paris, 18 janvier 2020. Les 5 concertos pour piano de Beethoven.  La célébration des 250 ans de la naissance de Beethoven a commencé en ce début d’année dans la monumentalité, avec l’intégralité de ses concertos pour piano donnés en une soirée, une folie que le compositeur n’aurait pas condamnée – rappelons-nous ce soir du 22 décembre 1808 à Vienne: création du quatrième concerto, mais aussi des symphonies 5 et 6, que « complétaient » l’aria « Ah, perfido! », la Fantaisie pour piano opus 77 et la Fantaisie chorale opus 80! Un véritable défi relevé par ses interprètes, l’Orchestre de Chambre de Paris et le pianiste François-Frédéric Guy, tous en grande forme, devant le public enthousiaste du Théâtre des Champs-Élysées plein à craquer.

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MUTI riccardo Muti_120128_041_crop_Todd_Rosenberg-e1365787405319COMPTE-RENDU, concert. PARIS, Philharmonie, le 17 janvier 2020. Wagner : Le Vaisseau fantôme (ouverture), Hindemith : Symphonie “Mathis le Peintre”, Dvořák : Symphonie n° 9 “Du Nouveau Monde”. Alors qu’il nous a déjà gratifié du privilège de la lecture de ses mémoires https://www.classiquenews.com/livres-riccardo-muti-prima-la-musica-larchipel/, le grand chef napolitain Riccardo Muti (78 ans) n’en finit pas d’assurer une présence régulière à Paris d’année en année, le plus souvent avec l’Orchestre national de France en tant que chef invité, ou plus logiquement avec “son” Orchestre symphonique de Chicago, dont il est le directeur musical depuis 2010. C’est précisément avec la prestigieuse formation américaine qu’on le retrouve à la Philharmonie pour l’un des concerts les plus attendus de la saison – pour preuve la salle remplie à craquer ce vendredi soir.

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bloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau Siècle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Après une Symphonie n°8 « des Mille » réalisée en nov 2019, jalon éblouissant d’un cycle qui restera mémorable, voici en ce début d’année 2020, la fin de l’odyssée mahlérienne par l’ONL LILLE Orchestre National de Lille et son directeur Alexandre Bloch : la 9è, véritable testament musical et spirituel. Les auditeurs l’ont remarqué comme les musiciens eux-mêmes : il s’est passé quelque chose avec les 5è et 6è symphonies ; rondeur et précision accrues, réflexes plus naturels, onctuosité et profondeur, servies par un relief instrumental d’un fini impeccable… de fait, jouer sur la durée l’intégralité des symphonies et de façon ainsi chronologique, aura porter bénéfice à l’écoute et à la cohérence du collectif lillois. Alexandre Bloch depuis son arrivée en 2016 aura fondamentalement fait évoluer et enrichit l’expérience des musiciens, n’hésitant pas à élargir le répertoire (jusqu’à l’opéra, avec Les Pêcheurs de Perles de Bizet, juin 2017), ou « oser » des partitions monstrueuses réputées injouables (MASS de Bernstein, juin 2018). Ce cycle Mahler s’inscrit dans un mouvement à la fois de renouvellement et d’accomplissement pour l’Orchestre.

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Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'Opéra de ToursCOMPTE-RENDU, critique, concert. TOURS, Opéra, le 11 janvier 2020. Concert du nouvel An, OSRCVLT, Benjamin Pionnier. Strauss, Tchaikovsky, Brahms… Superbe soirée qui donne du baume au cœur en ce début d’année 2020 à Tours. Le chef Benjamin Pionnier, directeur général de l’Opéra de Tours, poursuit son travail avec les musiciens maison ; une collaboration qui est marquée par un élargissement significatif du répertoire ; par l’accroissement de l’expérience musicale grâce à l’invitation faite à d’autres chefs invités aux profils variés, ce qui est toujours profitable pour réduire les effets de la routine ; par des actions nouvelles vers les jeunes publics (l’Opéra de Tours a été l’un des premiers établissements lyriques à lancer les « concerts bébé » … depuis lors, complets tout au long de la saison)… ELEGANCE VIENNOISE A TOURS…
Ce soir, c’est l’esprit viennois et la magie des valses des Strauss, père et fils qui s’exportent de Vienne à Tours. Il faut toute la première partie (Ouverture des Joyeuses Commères de Windsor de Nicolai, Suite de Casse-Noisette opus 71, …) pour chauffer les instruments, pour que le collectif atteigne une volubilité expressive, une évidente légèreté.

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dvorak_antonin3COMPTE-RENDU, opéra. GAND, Opéra flamand, le 11 janvier 2019. Dvorak : Rusalka. Giedrė Šlekytė / Alan Lucien Øyen. Nouveau directeur artistique de l’Opéra flamand / Opera Ballet Vlaanderen, depuis le début de la saison 2019-2020, Jan Vandenhouwe s’est fait connaître en France comme dramaturge, notamment à l’occasion de son travail avec Anne Teresa de Keersmaeker pour le Cosi fan tutte présenté à l’Opéra de Paris (voir notre compte-rendu détaillé en 2017- https://www.classiquenews.com/cosi-fan-tutte-sur-mezzo/). Avec cette nouvelle production de Rusalka (1901), c’est à nouveau à un chorégraphe qu’est confiée la mission de renouveler notre approche de l’un des plus parfaits chefs d’œuvre du répertoire lyrique : en faisant appel au norvégien Alan Lucien Øyen, artiste en résidence au Ballet national à Oslo, Vandenhouwe ne réussit malheureusement pas son pari, tant l’imaginaire visuel minimaliste ici à l’oeuvre, réduit considérablement les possibilités dramatiques offertes par le livret.

 

 

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yvain_maurice comedie operette classiquenews _02COMPTE-RENDU, critique, opéra. PARIS, Athénée LJ, le 8 janvier 2020. YVAIN : YES ! Les Brigands, PM Barbier / Galard – Hatisi. Quand on voit revenir Yes de Maurice Yvain sur les scènes de plusieurs maisons, on ne peut que se réjouir. L’ouverture du répertoire du Palazzetto Bru-Zane et sa nouvelle exploration de l’opérette est un beau geste vers un répertoire trop souvent oublié, mésestimé voire méprisé. Yes est un chef d’œuvre calibré au millimètre par Maurice Yvain et Albert Willemetz. Duo mythique de l’opérette, ils peuvent être considérés comme les Mozart et Da Ponte des Années Folles. Yes, créée en 1928 au Théâtre des Capucines est originellement composé pour deux pianos. La partition est d’une richesse digne du livret. L’intrigue fabuleuse conte les déboires filiaux et amoureux du riche playboy Maxime Gavard, fils du « roi de la vermicelle ». La musique mêle à la fois jazz, swing, fox-trot et rythmes latinos.

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COMPTE-RENDU, opéra, critique. MARSEILLE, Opéra, le 3 janv 2020. OFFENBACH : Barbe Bleue. Laurent Pelly. Pas la veuve, Barbe-bleue, mais le veuf joyeux comme il se définit lui-même : « O gué, jamais veuf ne fut plus gai ! » mais étrange mono-manique du mariage qui semble ne pouvoir accéder à la femme que dans le cadre de l’institution matrimoniale.

 Monogame en série

thumbnail_3 P1200061  photo Christian DRESSE 2019

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musikverein saal concert du nouvel an 2016njk14_TRY_0497COMPTE-RENDU, critique, concert du NOUVEL AN 2020. VIENNE, Musikverein, le 1er janvier 2020. STRAUSS… Wiener Phil. Andris Nelsons
, direction. Le concert du NOUVEL AN à VIENNE, ce 1er janvier 2020 marque les débuts dans cet exercice du chef letton Andris Nelsons (41 ans), musicien déjà familier des instrumentistes viennois, avec lesquels il a enregistré l’intégrale des Symphonies de Beethoven pour DG Deutsche Grammophon. GRISANT MAIS PAS EBLOUISSANT… C’est aussi un concert de gala qui ouvre les festivités des 150 ans de la création du Musikverein, salle mythique, dite la boîte à chaussure magique, dans laquelle tous les concerts du Nouvel An se sont déroulés. Polka rapide composée par Edouard Strauss (le dernier de la fratrie Strauss, aux côtés de Johann II et Josef ; celui qui a brûlé partitions et matériel d’orchestre sous un coup de folie) : Le caractère général de cette année est dévoilé dès la première œuvre choisie par le chef pour son premier Concert du Nouvel An : de Carl Michael Ziehrer, Die Landstreicher / Les Vagabonds (Ouverture). Le chef letton affirme d’emblée sans préambule une joie militaire, galop à la Offenbach, un rien pétaradant (avec coups de piccolos) ; musique un peu trop décorative et narrative pour un début : la sonorité est un rien tendue qui manque de détente, de souplesse. Heureusement, ce raffinement viennois qui nous manquait tant, surgit à l’éclosion de la valse finale : mais Ziehrer ne maîtrise pas l’orchestration comme Johann II et ses frères ; cela sonne un peu raide et sec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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rubinstein-demon-opera-de-bordeaux-critique-opera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique opéra. BORDEAUX, Grand Théâtre, le 31 déc 2020. Anton RUBINSTEIN: Le Démon. Dans l’opéra rare d’Anton Rubinstein, Le démon (1875), soit donc contemporain de Carmen de Bizet, l’ange diabolique renonce à l’amour en acceptant que la mortelle meurt à leur premier baiser tentateur ; elle rejoindre les élus, mais lui, sera condamné aux vertiges de l’enfer destructeur. La vision manque cependant d’épaisseur pour nos cerveaux habitués aux scénarios noirs des séries vedette : ce démon inspiré de Lermontov et de Pouchkine est d’un fil et d’une étoffe un rien, trop fins. Pas sur que l’intrigue et le drame soient retenu par l’industrie cinématographique actuelle.

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