Nous y Ă©tions : comptes- rendus et critiques des concerts, spectacles majeurs en 2020 – 2021

degas_opera_orchestre_comptes_rendus_382Tous les spectacles Ă  l’affiche (concerts, opĂ©ras, ballets, rĂ©citals, festivals mais aussi hommages, cĂ©lĂ©brations, concours et galas …) sont minutieusement analysĂ©s par la ” RĂ©daction spectacle vivant ” de classiquenews. Voici les meilleures propositions que nous avons souhaitĂ© couvrir, oĂč nous Ă©tions, spectacles et plateaux qui mĂ©ritent un tĂ©moignage, un compte rendu, un Ă©clairage critique. A lire, pour connaĂźtre toutes les raisons pour lesquelles il fallait y ĂȘtre …

Comptes-rendus, critiques de spectacles

sommaire

 

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DISCERNEMENT, EXPLICATIONS… Ici, la RĂ©daction de CLASSIQUENEWS distingue l’essentiel et le captivant, l’innovation et la prise de risque… ou bien aime remettre les choses au point sur un spectacle ou un artiste … Suivez le travail des interprĂštes : chanteurs, instrumentistes, chefs qui font l’actualitĂ© et retiennent l’attention des rĂ©dacteurs de CLASSIQUENEWS…

 

LIRE ici nos COMPTES RENDUS antérieurs : 2019, 2018, 2017 à 2013

 

 

 

2020 / 2021

 

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SEPTEMBRE  2021

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CRITIQUE, concert. LILLE, le 23 septembre 2021 : Concert inaugural de la saison 2021 – 2022 : Alex NANTE (SinfonĂ­a del cuerpo de luz, crĂ©ation) – SAINT-SAËNS : Concerto pour violoncelle n°1 (Victor Julien-LaferriĂšre, violoncelle) – Richard STRAUSS : Mort et transfiguration. Orchestre National de Lille. Alexandre BLOCH, direction.   -  Alex Nante (nĂ© en 1992) s’affirme comme l’un des compositeurs contemporains les plus pertinents, rĂ©vĂ©lant ce soir une Ă©criture qui pense l’orchestre autant dans son ampleur sonore …

Tantrisme symphonique :
le feu scintillant du compositeur ALEX NANTE
rĂ©vĂ©lĂ© par l’Orchestre National de Lille

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CRITIQUE, opĂ©ra. GAND, OpĂ©ra flamand, le 18 sept 2021. Weill : Der Silbersee. Karel Deseure / Ersan Mondtag   –   AprĂšs plus de dix-huit mois de fermeture pour cause de pandĂ©mie, le directeur artistique de l’OpĂ©ra Flamand Jan Vandenhouwe (nommĂ© pour la saison 2019-2020 en remplacement d’Aviel Cahn, parti pour GenĂšve) avait du mal Ă  cacher sa joie, Ă©videmment lĂ©gitime, de retrouver une audience venue en nombre pour la reprise des « activitĂ©s normales ».

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guerre-et-paix-prokofiev-grand-theatre-de-geneve-bieto-calixte-critique-opera-classiquenewsCRITIQUE, opĂ©ra. GENEVE, Grand-ThĂ©Ăątre, le 15 septembre 2021. PROKOFIEV : Guerre et Paix. Calixto Bieito / Alejo Perez. Au premier abord, on peut se dire que monter Guerre et Paix de Prokofiev est un pari un peu fou, avec ses treize tableaux, ses 70 rĂŽles et ses quatre heures de musique, et pourtant le Grand-ThĂ©Ăątre de GenĂšve s’est lancĂ© dans l’aventure (avec des bonheurs divers). Et puis l’ouvrage de Prokofiev est-il si diffĂ©rent des autres grands ouvrages lyriques russes ? N’y a-t-il pas autant de mĂ©lange des genres, parfois de bavardages, autant de problĂšmes de mise en scĂšne que dans KitĂšge ou Le Prince Igor ? Ainsi, il n’est pas plus Ă©trange pour Prokofiev de bĂątir une premiĂšre partie en forme de roman d’amour peuplĂ© de crĂ©atures fĂ©minines, pour passer ensuite Ă  une Ă©popĂ©e sanglante presque exclusivement masculine et nous livrer, en fin de compte, un conte philosophique, parcours initiatique de Natacha et de Pierre.

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Reprise Ă  Garnier de l'IphigĂ©nie cacochyme de WarlikowskiCRITIQUE, opĂ©ra. Paris, OpĂ©ra Garnier, le 14 septembre 2021. GLUCK: IphigĂ©nie en Tauride. Tara Erraught, Jarrett Ott, Jean-François Lapointe
 Orchestre et chƓur de l’OpĂ©ra de Paris. Thomas Hengelbrock, direction. Alessandro Di Stefano, chef de choeur. Krzysztof Warlikowski, mise en scĂšne. RentrĂ©e lyrique Ă  l’OpĂ©ra National de Paris avec l’iconique production d’IphigĂ©nie en Tauride de Gluck, signĂ©e Warlikowski. Le retour sur scĂšne de la toute premiĂšre mise en scĂšne de l’ancien « enfant terrible » de l’opĂ©ra rĂ©unit une distribution Ă©poustouflante, avec les dĂ©buts Ă  Paris de la mezzo-soprano Tara Erraught et du baryton Jarrett Ott. Thomas Hengelbrock est en grande forme Ă  la direction de l’orchestre, offrant une prestation irrĂ©prochable, Ă  la hauteur de la partition, sommet lyrique du compositeur.

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 AOÛT  2021

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 GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2021

 

 

Namoradze-nicolas-piano-concert-gstaad-critique-concert-piano-classiquenews-GSTAAD-2021-LONDONCRITIQUE, concert. GSTAAD, le 28 aoĂ»t 2021 (10h30). RĂ©cital de NICOLAS NAMORADZE, piano. JS Bach, Busoni, Liszt
 La petite chapelle de Gstaad est le temps du festival MENUHIN, le tremplin des « jeunes Ă©toiles » du piano. Dans cet Ă©crin plutĂŽt intimiste, Christoph MÜLLER, intendant du festival suisse, sĂ©lectionne les jeunes tempĂ©raments du clavier. Ce matin, le jeune pianiste gĂ©orgien Nicolas Namoradze nĂ© en 1992, croise JS Bach et ses propres compositions ; de la Suite française BWV 812, il Ă©chafaude avec un scrupule incisif, une lecture critique des 6 danses enchaĂźnĂ©es (de la gravitĂ© secrĂšte de l’Allemande initiale
 Ă  la Gigue finale, plus affirmative) soulignant la rigueur, l’équilibre, le caractĂšre de chaque piĂšce; puis dans ses propres Ɠuvres, dĂ©fend son questionnement comme en miroir, en courtes piĂšces syncopĂ©es …

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CRITIQUE, opĂ©ra. GSTAAD, le 28 aoĂ»t 2021 (19h30). BELLINI: I Puritani. Orchestre de la Suisse Romande. D. HINDOYAN. En version de concert (avec quelques mouvements de scĂšne), les puritains poursuivent la flamme lyrique Ă  Gstaad, scĂšne dĂ©sormais incontournable pour s’y dĂ©lecter de situations opĂ©ratiques trĂšs ardemment dĂ©fendues (oĂč l’on constate ainsi ce soir combien Bellini prĂ©figure le meilleur Verdi). Les festivaliers sous la tente de Gstaad bĂ©nĂ©ficient d’une acoustique gĂ©nĂ©reuse surtout pour l’orchestre, l’Orchestre de la Suisse romande qui dĂ©taillĂ©, frĂ©missant au sein de ses vents (bois finement articulĂ©s), de ses cuivres, sollicitĂ©s dĂšs l’ouverture (cors profonds, onctueux, mystĂ©rieux
) ses cordes, flexibles et nuancĂ©es, nous fait rĂ©viser notre connaissance de l’orchestre du dernier Bellini : I Puritani composĂ©s Ă  Puteaux crĂ©Ă©s sur la scĂšne parisienne du ThĂ©Ăątre italien en janvier 1835

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MARIA-JOAO-PIRES-piano-concert-critique-GSTAAD-MENUHIN-FESTIVAL-Schubert-debussy-beethoven-critique-piano-classiquenewsCRITIQUE, concert. Saanen, le 27 aoĂ»t 2021 (20h30). GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2021. RĂ©cital de MARIA JOÃO PIRES, piano. SCHUBERT, DEBUSSY, BEETHOVEN. C’est un concert mĂ©morable qui fait la lĂ©gende de Gstaad aujourd’hui. Le rĂ©cital que propose ce soir Maria JoĂŁo Pires suscite une totale adhĂ©sion par son exigence artistique et aussi le dĂ©fi incroyable sur le papier de jouer des Ɠuvres aussi redoutables et contrastĂ©es : de surcroĂźt deux fois puisque covid oblige et rĂ©duction de la jauge publique, le festival a doublĂ© cette annĂ©e plusieurs programmes : une performance supplĂ©mentaire pour les artistes. Ce rĂ©cital a Ă©tĂ© ainsi rĂ©alisĂ© Ă  18h puis 20h30.
Pour chaque compositeur, l’interprĂšte sait renouveler son approche dans la tension, la nuance, en une Ă©lĂ©gance intĂ©rieure qui n’appartient qu’à elle. Une offre inouĂŻe de re-dĂ©couvrir ainsi des partitions et des Ă©critures familiĂšres que l’on croyait connaĂźtre.

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LA ROQUE D’ANTHÉRON 2021

 

 

 

kadouch-david-piano-portrait-cd-concert-annonce-classiquenewsCRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTHERON, le 16 aoĂ»t 2021. MENDELSSOHN, VIARDOT, C. SCHUMANN, FARRENC. David KADOUCH, piano. David Kadouch est un pianiste français que j’avais dĂ©couvert en 2011 au festival Piano aux Jacobins. Il Ă©tait Ă  l’époque encore obligĂ© de prouver sa virtuositĂ© et jouait trĂšs bien mais trĂšs fort. Le temps a fait son Ɠuvre et le virtuose a pu rĂ©vĂ©ler sa musicalitĂ© et ses sensibilitĂ©s multiples. En effet plusieurs programmes de ses rĂ©citals sont construits en lien avec des Ɠuvres littĂ©raires ou des thĂšmes complexes. Ainsi nature, rĂ©volution et aujourd’hui Madame Bovary. Le musicien se fait diseur entre des pĂ©riodes musicales prĂ©sentant son amour pour l’hĂ©roĂŻne de Flaubert, articulant les Ɠuvres avec la problĂ©matique du roman mais Ă©galement la place sacrifiĂ©e de la femme dans la sociĂ©tĂ© bourgeoise. EspĂ©rons qu’il enregistrera ce magnifique programme qui met en valeur l’extraordinaire richesse des compositions de femmes musiciennes.

 

 

 

 

 

 

 

Un piano entre rĂȘve et rĂ©alitĂ©, absolument magique

Benjamin Grosvenor 
 une perfection digitale

 

grosvenor-benjamin-piano-critique-concert-review-concert-piano-on-classiquenews-antheron-aout-2021

CRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTHERON. Auditorium du parc, le 11 aoĂ»t 2021. LISZT, GINASTERA, RAVEL. Benjamin GROSVENOR, piano. DĂ©couvert ici mĂȘme en 2019 Benjamin Grosvenor nous avait conquis. Cf Chronique. Sa discographie a toutes les faveurs de la rĂ©daction de Classique news. Ce rĂ©cital reprend pour moitiĂ© le dernier CD qu’il a enregistrĂ© pour Decca, sobrement intitulĂ© : Liszt (CLIC de classiquenews 2021). DĂšs les premiĂšres notes des Sonnets de PĂ©trarque, le ton est donnĂ©, celui d’une lecture chĂątiĂ©e, Ă©lĂ©gante, d’une prĂ©cision incroyable.

 

 

nelson-goerner-piano-roque-antheron-aout-2021-critique-concert-classiquenewsCRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTHERON. Auditorium, le 10 aoĂ»t 2021 Ă  21h. JS BACH, SCHUBERT, ALBENIZ. N. GOERNER, piano. Nelson Goerner est un artiste tout Ă  fait particulier, qui par des choix personnels dĂ©fendus bec et ongles, arrive Ă  renouveler totalement notre Ă©coute certains soirs au point de perdre notre connaissance intime d’une Ɠuvre. Il aura fallu arriver au terme du concert pour comprendre le parti pris incroyablement original de notre pianiste (en Ă©tat de transe). Rien n’aura Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© comme « de coutume ». Et le dernier bis (sur lequel je reviendrai) a couronnĂ© le tout avec un bonheur inouĂŻ.

 

 

 

 

bruno-paolo-rigutto-concert-la-roque-antheron-2021-critique-concert-piano-classiquenewsCRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTERON. Auditorium du parc, le 10 aoĂ»t 2021. W.A. MOZART. R. SCHUMANN. F. CHOPIN. M.RAVEL. B. RIGUTTO. P. RIGUTTO. Bruno Rigutto est le grand artiste que le festival connaĂźt bien, admire. Ici l’an dernier son intĂ©grale des Nocturnes de Chopin demeure un souvenir prĂ©cieux pour beaucoup. Au matin du 10 aoĂ»t (9h45),l’auditorium se rĂ©veille avec le soleil naissant et son cortĂšge de chapeaux de paille (offerts par le festival) l’habille. Ces rĂ©citals du petit matin sont pĂ©rilleux et ne peuvent ĂȘtre comparĂ©s Ă  ceux du soir ici mĂȘme. Nous prenant par la main en grande douceur et en Ă©lĂ©gance dĂ©licate, Bruno Rigutto nous offre la sonate pour deux pianos de Mozart. Cette Ɠuvre solaire, enthousiaste et joyeuse est une excellente entrĂ©e en musique au petit matin. Le duo qu’il forme avec son fils Paolo Rigutto, est enthousiasmant.

 

piano-roque-antheron-juillet-2021-concert-critique-Kolesnikov-classiquenewsCRITIQUE, Concert. LA ROQUE D’ANTHERON. Auditorium du parc, le 28 Juillet 2021. F. CHOPIN. W.A. MOZART. P. KOLESNIKOV, piano. Retrouver les frondaisons magiques du Parc du ChĂąteau de Florans, cet extraordinaire sentiment de libertĂ©, en plein air, cette acoustique parfaite partagĂ©e avec les seules cigales reste un moment exceptionnel de l’étĂ©. Cette annĂ©e plus qu’aucune autre annĂ©e. L’an dernier nous avait rĂ©servĂ© de grands moments pour les quarante ans du Festival. Nous en avions rendu compte avec le souvenir Ă©mu des sonates de Beethoven en particulier, de l’intĂ©grale des Nocturnes de Chopin…

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Arianna Venditelli innsbruck festwochen critique opera classiquenews Idalma2031CRITIQUE, opĂ©ra. INNSBRUCK, le 8 aoĂ»t 2021. PASQUINI : Idalma, Innsbrucker Festwochenorchester, Alessandro De Marchi. Une dĂ©couverte fascinante que cet opĂ©ra tragi-comique de Bernardo Pasquini et une rĂ©surrection exemplaire Ă  tous points de vue. Direction, distribution et mise en scĂšne ont magnifiquement dĂ©fendu une partition et un livret de tout premier plan. Depuis des dĂ©cennies, le Festival de musique ancienne d’Innsbruck cultive la redĂ©couverte de chef-d’Ɠuvres inĂ©dits. Ainsi le compositeur romain Bernardo Pasquini est, pour la premiĂšre fois, mis Ă  l’honneur avec l’une de ses Ɠuvres les plus importantes, L’Idalma overo Chi la dura la vince (« L’Idalma ou qui persĂ©vĂšre triomphe »),…

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CRITIQUE, opĂ©ra. SALZBOURG, le 7 aoĂ»t 2021. MOZART : Don Giovanni. Spyres, Pavolova 
 Currentzis / Castellucci. Tout est annoncĂ© : au geste musical, contrastĂ©, acĂ©rĂ© et incroyablement dramatique du chef grec Teodor Currentzis, rĂ©pond empĂȘtrĂ© dans un imaginaire visuel confus, la « mise en scĂšne » d’un Castellucci qui s’ingĂ©nie Ă  rendre opaque une action qui ne l’’est pas. Dans la fosse, le pianoforte se distingue dans un continuo exaltĂ©, qui raconte, s’affole, murmure, rugit ; les instrumentistes de MusicaEterna, articulent et Ă©nergisent eux aussi la subtile vitalitĂ© des instruments d’époque avec une verve et un relief, Ă  la fois nerveux et expressif. La musique Ă©perdue, s’exalte, exulte ; elle semble dĂšs le dĂ©but s’essouffler comme si elle Ă©tait au bout d’une Ăšre ; de fait, les frasques de Don Giovanni finissent par le rattraper dans cette mise en scĂšne abrupte, mordante, aux forts contrastes, 


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CRITIQUE, concert. La ROQUE D’ANTHERON, le 7 aoĂ»t 2021. Alex., JJ Kantorow. CHOSTAKOVITCH, SAINT-SAENS. SINFONIA VARSOVIA. Concert attendu dans la peur de l’orage qui a su rester Ă  distance fort heureusement. Le ciel est favorable Ă  la musique et le parc aprĂšs l’orage a vu quelques Ă©toiles briller en fin de soirĂ©e. Le gĂ©nie musical de Jean-Jacques Kantorow, violoniste et chef d’orchestre Ă  la renommĂ©e planĂ©taire reprenait ce soir la baguette d’un orchestre qu’il a dirigĂ© souvent et qu’il connaĂźt bien. Un enregistrement des concertos de Camille Saint-SaĂ«ns avec Alexandre Kantorow il y a quelques annĂ©es est une vĂ©ritable pĂ©pite qui prouve le lien qui unit pĂšre et fils.

 

Kantorow : une grĂące musicale de pĂšre en fils …

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NikolaĂŻ Lugansky 12 © Valentine Chauvin 2021CRITIQUE, concert. LA ROQUE D’ANTHERON, le 4 aoĂ»t 2021. RĂ©cital de N LUGANSKY, piano. BEETHOVEN, J.S. BACH / RACHMANINOV
 Le succĂšs planĂ©taire du pianiste russe NikolaĂŻ Lugansky en fait un des artistes les plus aimĂ©s du public. La Roque d’AnthĂ©ron n’y fait pas exception qui lui a dĂ©jĂ  consacrĂ© une nuit carte blanche et l’invite trĂšs rĂ©guliĂšrement. En athlĂšte sĂ»r de lui et confiant dans l’amour de son public, NikolaĂŻ Lugansky est entrĂ© sur scĂšne souverain et s’est lancĂ© dans une interprĂ©tation trĂšs personnelle de la Clair de lune du grand Ludwig que tant d’amateurs essayent de s’approprier. Dans un tempo trĂšs retenu, il a donnĂ© une leçon de legato et de phrasĂ© suspendu. La lenteur contenue avec une forme de densitĂ© a dĂ©ployĂ© la structure harmonique plus complexe qu’il n’y paraĂźt du cĂ©lĂ©brissime adagio initial. La lenteur du tempo peut irriter, voir passer pour laborieuse mais ce dĂ©ploiement de legato abolit le temps avec un art consommĂ©. L’allegretto passe sans que rien ne retienne l’attention et le final serait exagĂ©rĂ©ment rapide sous d’autres doigts. Seul un Lugansky avec cette puissance digitale peut oser sans exagĂ©ration un tempo pareil.

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camarena javier tenor annonce cd critique cd review cd par classiquenews ContrabandistaCRITIQUE, concert. Peralada, le 1er aoĂ»t 2021. RĂ©cital Javier Camarena, tĂ©nor. Liceu / Riccardo Frizza - Par notre envoyĂ© spĂ©cial Narcisso Fiordaliso. C’est toujours avec un plaisir non dissimulĂ© qu’on pĂ©nĂštre dans l’enceinte du chĂąteau de Peralada, la majestĂ© des lieux et l’ambiance Ă  la fois gaie et Ă©lĂ©gante du Festival promettant une soirĂ©e inoubliable. Cette 35e Ă©dition se clĂŽturant sur un rĂ©cital du merveilleux Javier Camarena, notre bonheur Ă©tait complet.Le  tĂ©nor mexicain nous a tellement habituĂ©s Ă  l’exceptionnel et Ă  l’inoubliable que nous avons fini par oublier l’homme et le professionnel qui se cachent derriĂšre le tĂ©nor, son timbre de miel, ses Ă©tourdissants suraigus. Ce soir, on constate que l’artiste n’est pas au mieux de sa forme, peut-ĂȘtre fatiguĂ© par une sĂ©rie de Lucia di Lammermoor Ă  Barcelone qui vient Ă  peine de se finir et par l’annĂ©e difficile qui vient de s’écouler. Restent le technicien et le musicien qui viennent nĂ©anmoins Ă  bout d’un programme plutĂŽt disparate.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 JUILLET  2021

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CRITIQUE, opĂ©ra. BEAUNE, le 24 juil 2021. MONTEVERDI, Il ritorno di Ulisse in patria. Les ÉpopĂ©es, StĂ©phane Fuget. Pour sa premiĂšre participation au Festival de Beaune, StĂ©phane Fuget frappe fort, trĂšs fort et renouvelle avec bonheur l’approche du dramma per musica vĂ©nitien. Une distribution Ă©tincelante et une direction au plus prĂšs des intentions du compositeur Monteverdi, comme vous ne l’avez jamais entendu.

Pleine réussite de Stéphane Fuget à Beaune : le Retour à Venise

«  un thĂ©Ăątre en musique plus qu’une musique thĂ©ĂątralisĂ©e  »

Monteverdi 2017 claudio monteverdi dossier biographie 2017 510_claudio-monteverdi-peint-par-bernardo-strozzi-vers-1640.jpg.pagespeed.ce.FhMczcVnmyMonteverdi disait volontiers qu’il fallait « vestire in musica », « habiller en musique » le texte poĂ©tique, principal vecteur des affects. Cela signifie que jamais la musique ne doit prendre le dessus ni Ă©craser le texte par un ensemble instrumental plĂ©thorique qui relĂšguerait le drame au plan secondaire. D’autant que celui-ci, comme beaucoup d’autres Ă  Venise, s’inspire de l’épopĂ©e homĂ©rique que de nombreux Ă©crivains vĂ©nitiens avaient traduite et adaptĂ©e, parfois parodiĂ©e, durant le Seicento : la haute qualitĂ© littĂ©raire du livret de Badoaro n’est plus Ă  dĂ©montrer. L’avant-dernier opĂ©ra de Monteverdi pose nĂ©anmoins quelques problĂšmes. Jamais publiĂ©, le livret de Badoaro existe en deux versions : une en cinq actes, correspondant probablement Ă  la version originale, et une en trois actes, moins Ă©quilibrĂ©e, correspondant Ă  l’unique source musicale prĂ©servĂ©e.

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festival-lucens-suisse-2021-quatuor-sine-nomine-critique-concert-classiquenewsCRITIQUE, Festivals d’étĂ© 2021. Festival Lucens Classique, ChĂąteau de Lucens (Suisse), les 23 & 24 juillet 2021. Quatuor Sine Nomine (le 23). Camille Thomas (violoncelle) et Christian Chamorel (piano) le 24. Il en fallait de l’audace et du courage pour, en pleine pandĂ©mie, crĂ©er un nouveau festival de musique classique : le Festival Lucens Classique ! C’est pourtant le rĂȘve fou (et le pari rĂ©ussi !) que viennent de rĂ©aliser deux jeunes et enthousiastes musiciens suisses – le chef d’orchestre Guillaume Berney et le violoniste Guillaume Jacot – dans le somptueux Ă©crin que constitue le ChĂąteau de Lucens dans le canton de Vaud en Suisse. Et Ă  l’instar de ce qui se fait dĂ©jĂ  dans plusieurs festivals dans le Bordelais et en Bourgogne, …

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CRITIQUE, Festivals d’étĂ© 2021. Verbier Festival, Salles des Combins, les 21 et 22 juillet 2021. Sergey Babayan (piano), Verbier Festival Chamber Orchestra, Antonio Pappano (direction) le 21 juil 2021/ Janine Jansen (violon), Mischa Maisky (violoncelle) et MikhaĂŻl Pletnev (piano) le 22 juil 2021.

verbier-festival-2021-critique-concert-pappano-direction-classiquenews-critique-concertAprĂšs une Ă©dition 2020 annulĂ©e pour cause de pandĂ©mie, le Verbier Festival a pu se tenir du 16 juillet au 1er aoĂ»t 2021, grĂące Ă  un protocole sanitaire strict
 ce qui n’a pas empĂȘchĂ© l’apparition de cas testĂ©s positifs au sein du Verbier Festival Orchestra entraĂźnant la modification (voire l’annulation) de certains concerts. Rien de tel, par bonheur, avec le Verbier Chamber Orchestra avec lequel nous avions rendez-vous le 21 juillet, sous l’immense tente des Combins ; au programme : Mozart et Brahms dirigĂ© par Sir Antonio Pappano.

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lafontaine muses en dialogue concert toulouse critique classiquenewsCRITIQUE concert. TOULOUSE. CHAPELLE DES CARMELITES, le 18 juil 2021. Le bestiaire baroque de La Fontaine. ENSEMBLE FAENZA. M. HORVAT. Nous fĂȘtons cette annĂ©e le 400Ăšme anniversaire de la naissance de Jean de La Fontaine. Musique en dialogue aux CarmĂ©lites consacre sa saison Ă  cet Ă©vĂ©nement avec cinq concerts. L’Ensemble Faeza dirigĂ© par Marco Horvat est Ă  gĂ©omĂ©trie variable et se rĂ©clame du chant auto accompagnĂ©. Seule la claveciniste reste sur son unique instrument. Ce concert d’un Ă©tonnant Bestiaire Baroque fait la part belle aux textes des fables de La Fontaine. Les musiciens des XVII et XVIII Ăšmes siĂšcles n’ont pas tari de rĂ©fĂ©rences Ă  la nature. Les plus cĂ©lĂšbres compositeurs François Couperin et Marin Marais, les plus rares…

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INNOCENCE-kaija-saariaho-aix-2021-creation-opera-critique-opera-classiquenewsCRITIQUE, opĂ©ra. Kaija SAARIAHO : Innocence, crĂ©ation. Aix en Provence, le 10 juillet 2021. Plainte lancinante, souffrance affleurante qui se rĂ©vĂšle peu Ă  peu Ă  mesure que la vĂ©ritĂ© surgit ; dĂ©couverte Ă©cƓurante de la barbarie humaine
 les noces auxquelles nous assistons virent au cauchemar lorsque l’identitĂ© du jeune mariĂ©, et le nom du clan familial qui est le sien est prĂ©cisĂ© par la vieille servante venue dĂ©panner. La famille bien sous tout rapport est en rĂ©alitĂ© liĂ©e Ă  une tuerie dans une Ă©cole, du fait de la vengeance d’écoliers contre un maĂźtre pĂ©dophile.
Les glissandos de l’orchestre, les couleurs scintillantes dans l’ombre, les cuivres comme hallucinĂ©s explorent Ă  la façon de Wozzek de Berg, la grisaille de l’inconscient, la tĂ©nacitĂ© de la culpabilitĂ© …

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samson-dalila-saint-saens-orange-2021-alagna-lemieux-critique-operaCRITIQUE, OpĂ©ra. ORANGE, le 10 juillet 2021. SAINT-SAËNS: Samson et Dalila. Alagna / Lemieux. ABEL / GRINDA. Centenaire de la mort de Saint-SaĂ«ns, distribution superlative, production magique et spectateurs en nombre, tous les ingrĂ©dients Ă©taient rĂ©unis pour que cette soirĂ©e reste dans les annales des ChorĂ©gies d’Orange. Le plus vieux festival lyrique dĂ©butant au XIXĂšme siĂšcle avait dĂ» pourtant se taire l’étĂ© dernier face au virus venu de Chine. La production prĂ©vue a heureusement pu ĂȘtre dĂ©calĂ©e d’un an. Le public a pu venir finalement en nombre, scannĂ© mais libre de s’asseoir sur les gradins antiques sous la voĂ»te Ă©toilĂ©e 
 pour jouir de la plus belle musique qui soit. Car ce qui frappe Ă  l’écoute de ce chef d’Ɠuvre c’est la qualitĂ© constante de la partition. Les airs et duos trĂšs aimĂ©s et connus ne doivent pas occulter les chƓurs qui sont tous splendides …

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CRITIQUE, opĂ©ra. Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle HĂ©lĂšne. GaĂ«lle Arquez, Cyrille Dubois, Marc Barrard
. ChƓur de chambre Septentrion. Anass Ismat, chef de chƓur. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Adaptation et mise en scĂšne, Lionel Rougerie.

ClĂŽture en beautĂ© de la 3e Ă©dition des Nuits d’ÉtĂ© de l’Orchestre National de Lille avec l’opĂ©ra bouffe français pas excellence, La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach, ici adaptĂ© et mis en scĂšne pour l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle par Lionel Rougerie. Alexandre Bloch dirige un orchestre en pleine forme et une distribution de chanteurs Ă©poustouflante, avec la magnifique GaĂ«lle Arquez dans le rĂŽle-titre. A la fois parodie de l’actualitĂ© (Ă  mourir de rire) et performance de bravoure aux plus hauts sommets lyriques !

Épatante cure lyrique en temps de Covid

 

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TRISTAN-ISOLDE-AIX-2021-RATTLE-critique-opera-classiquenews-Stemme-Skelton-ZeligCRITIQUE, opĂ©ra. WAGNER : Tristan und Isolde, le 9 juil 2021. Stuart Skelton (Tristan), Nina Stemme (Isolde) – mise en scĂšne : Simon Stone. LSO, London Symphony Orchestra – Direction musicale : Simon Rattle. Certes on nous avait « vendu » cette production comme « l’évĂ©nement d’Aix 2021 ». Que nenni. Dans un dĂ©cor annĂ©e 60, style Mad men, Isolde dans son salon avec vue sur l’ocĂ©an (histoire de faire rĂ©fĂ©rence au vaisseau qui est censĂ© la conduire jusqu’à la cour du roi Marke Ă  bord du bateau oĂč se trouve aussi Tristan), se morfond, pleine de ressentiment et d’ insatisfaction vis Ă  vis de celui qu’elle a jadis soignĂ© et aimĂ© secrĂštement sous le nom de 
 Tantris. Le premier acte qui est d’exposition, s’enlise dans un jeu d’acteurs statique, oĂč chacun, d’Isolde, Tristan / Tantris, Ă  Brangaine, figure comme une belle plante de salon. Orchestralement, sous la baguette de Rattle, les instrumentistes ne manquent pas de puissance comme d’expressivitĂ©, mais sonnent Ă©pais.

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CRITIQUE, Festival de MĂșsica dos CAPUCHOS, ALMADA (Portugal), Couvent des Capucins, les 2 & 3 juillet 2021. Orchestre de chambre de Saint-PĂ©tersbourg, Juri Gilbo (direction), SergeĂŻ Nakariakov (trompette), Filipe Pinto-Ribeiro (piano). FESTIVAL RENAISSANT A ALMADA
 AprĂšs 20 ans d’un long sommeil, le Festival de musica dos Capuchos est revenu Ă  la vie ! Sis dans le magnifique couvent du mĂȘme nom (“Covento dos Capuchos“), bĂąti au 16Ăšme siĂšcle Ă  Almada en face de Lisbonne, il a Ă©tĂ© pendant vingt ans (de 1981 Ă  2001) l’un des principaux festivals dĂ©diĂ©s Ă  la musique classique au Portugal, et cette renaissance est grandement due Ă  son directeur artistique, le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro

 

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elektra michel fau apitole merbeth gornerCRITIQUE, opĂ©ra. TOULOUSE. Capitole le 2 juillet 2021. R. STRAUSS : ELEKTRA.  R.MERBETH ; V.URMANA ; N.GOERNE ; F. BEERMANN / M.FAU. Il nous a fallu assister deux fois Ă  ce fabuleux spectacle (2 puis 4 juillet) pour en percevoir la richesse et en rendre compte. Le choc attendu avec cet opĂ©ra hors normes a Ă©tĂ© au rendez-vous. Une saison capitoline sacrifiĂ©e (comme partout) porte sa revanche avec une production superlative. Le dispositif scĂ©nique est insolite et 
gĂ©nial. La fosse du Capitole ne permet pas d’entasser les musiciens nĂ©cessaires Ă  cette partition sans risques sanitaires. L’orchestre a donc Ă©tĂ© plus confortablement installĂ© en fond de scĂšne, l’occupant plus de la moitiĂ©. Un trĂšs beau rideau de tulle peint fait sĂ©paration. La fosse recouverte permet sur le proscĂ©nium des mouvements d’acteurs rĂ©duits mais percutants. La scĂšne est encombrĂ©e d’une gigantesque statue d’Agamemnon abattue au-dessous du genou. Un souterrain s’ouvrant permet d’évoquer le terrier d’Elektra. A cour et Ă  ardin, les entrĂ©es et sorties suggĂšrent l’extĂ©rieur et le palais sans vraie rigueur.  La statue d’Agamemnon envahit l’espace scĂ©nique comme le pĂšre envahit l’espace mental et affectif d’Elektra.

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 JUIN  2021

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Butterfly-puccini-opera-national-du-rhin-juin2021-critique-classiquenewsCRITIQUE, opĂ©ra. STRASBOURG, OpĂ©ra national du Rhin, le 24 juin 2021. Puccini : Madame Butterfly. Giuliano Carella / Mariano Pensotti. DĂ©couvert Ă  Strasbourg voilĂ  deux ans dans la crĂ©ation française de Beatrix Cenci de Ginastera, le metteur en scĂšne Mariano Pensotti (nĂ© en 1973) frappe encore trĂšs fort en cette fin de saison avec sa vision trĂšs personnelle de Madame Butterfly. Venu du thĂ©Ăątre, l’Argentin dĂ©cide en effet d’enrichir le livret d’une histoire parallĂšle fictive, racontĂ©e au moyen des surtitres pendant tout le spectacle, le plus souvent lors des interludes orchestraux. Pensotti imagine le parcours de Maiko Nakamura, metteur en scĂšne d’origine japonaise ayant quittĂ© depuis longtemps son pays pour l’Europe, en pleine crise existentielle …

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CRITIQUE, concert. LILLE. Lille Piano(s) Festival 2021, 20 juin 2021. « Monstres sacrĂ©s ». Ensemble Miroirs Étendus, orchestre. Fiona Monbet, direction, violon. MichĂšle Pierre, violoncelle. Romain Louveau, piano. Cyrielle Ndjiki Nya, soprano. SacrĂ© concert de chambre dans la troisiĂšme et derniĂšre journĂ©e du Lille Piano(s) Festival 2021 ! L’intimiste auditorium du Conservatoire de Lille accueille l’Ensemble Miroirs Étendus pour une manifestation musicale proposant le Triple Concerto de Beethoven et les Wesendonck Lieder de Wagner, avec une pincĂ©e d’électronique ! La violoniste et cheffe d’orchestre Fiona Monbet est au violon et Ă  la direction pour ce programme pertinemment intitulĂ© « Monstres SacrĂ©s ». Une expĂ©rience originale qui s’avĂšre aussi rafraĂźchissante.

 

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duo-jatekok-piano-lille-pianos-festival-critique-concert-classiquenewsCRITIQUE, concert. LILLE. Lille Piano(s) Festival 2021. Sam 19 juin 2021. Concert symphonique. Orchestre de Picardie, Arie van Beek, direction. Alexandra Dogvan, piano. NaĂŻri Badal, AdĂ©laĂŻde Panaget (Duo JatĂ©kok), piano. Concert symphonique kalĂ©idoscopique pour la deuxiĂšme journĂ©e du fabuleux Lille Piano(s) Festival 2021. L’Orchestre de Picardie sous la direction d’Arie van Beek joue Beethoven et Poulenc aux cĂŽtĂ©s de la jeune virtuose Alexandra Dogvan et du duo de pianistes « JatĂ©kok » (NaĂŻri Badal et AdĂ©laĂŻde Panaget). Un concert pour tous les goĂ»ts !

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Lucas-Debargue-©2017-Xiomara_Bender_02CRITIQUE, concert. LILLE Piano(s) Festival 2021. Concert d’ouverture, ven 18 juin 2021, Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, direction. Lucas Debargue, piano. Ouverture symphonique du Lille Piano(s) Festival, aux couleurs de l’Europe orientale! L’Orchestre National de Lille sous la direction de son directeur musical, Alexandre Bloch, inaugure la nouvelle Ă©dition du festival avec deux Ɠuvres symphoniques rares venues de l’Est. Le folklorique Concert RomĂąnesc de Ligeti et le monumental Concerto pour piano n° 2 en sol mineur de Prokofiev, interprĂ©tĂ© par le pianiste français Lucas Debargue. Si l’Europe de l’Est est la protagoniste du programme, l’ouverture symphonique du Lille Piano(s) Festival 2021 est, dans son exĂ©cution, rĂ©solument et merveilleusement 
française ! Photo : Lucas Debargue (© X Bender).
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CRITIQUE, LIVE STREAMING, BACHFEST Leipzig, 15 juin 2021. Thomaskirche / live – HIMMELFAHRT UND PFINGSTEN. JS BACH : BWV 11, 34, 74, 127. Mields, 
 Rademann (direction). Dernier concert du Festival Bach de Leipzig, dans l’église que connut le Cantor / Director musices et pour laquelle il a tant Ɠuvré  Saluons la grande cohĂ©rence du programme sur le thĂšme de l’Ascension et de la PentecĂŽte.
Au cƓur de cette nouvelle sĂ©quence de 4 Cantates, resplendit l’air pour soprano de la BWV 127 « Herr Jesu Christ, wahr’ Mensch und Gott », lamento intime qui concentre toute la compassion du croyant vis Ă  vis de JĂ©sus ; c’est un cheminement personnel, jalonnĂ© par la douceur des 2 flĂ»tes et du hautbois qui inscrit la mĂ©lodie dans la douceur la plus tendre. Dorothee Mields transcende l’air avec une intensitĂ© sobre et directe …

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CRITIQUE, live streaming concert. LEIPZIG, BACHFEST, Gewandhaus, großer Saal, le 14 juin 2021. JS BACH : Passion selon Saint-Matthieu. Ton Koopman. AprĂšs une somptueuse entrĂ©e en matiĂšre, dont le dĂ©tail jamais ne sombre sous la grandeur, Ton Koopman inscrit la Passion dans l’intimitĂ© et une progression toute en douceur. La gravitĂ© tragique des derniĂšres heures de la vie de JĂ©sus est Ă©voquĂ©e, prĂ©sente par le chant trĂšs expressif du contre tĂ©nor Maarten Engeltjes ; puis c’est la soprano (Ilse Eerens) au timbre claire, Ă©merveillĂ© qui touche immĂ©diatement ; son air « Blute nur, du liebes Herz!” : affirme la dĂ©termination de la priĂšre implorante et d’une douceur incandescente. La sobriĂ©tĂ© du chant sert le texte.

 

Ton Koopman joue JS Bach Ă  Leipzig

UNE SAINT-MATTHIEU INTIME, BOULEVERSANTE

 

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CRITIQUE, concert. Avignon, le 12 juin 2021. VIVALDI, airs. Lea Desandre, Ensemble Jupiter, Thomas Dunford. Las, si nous avions pu assister au premier concert de la saison 20/21 de Musique Baroque en Avignon – qui ne mettait rien moins Ă  son affiche que le trĂ©pidant contre-tĂ©nor polonais Jakub Jozef Orlinski (accompagnĂ© par le formidable ensemble Il Pomodoro) -, tout le reste de son programme a dĂ» ĂȘtre annulĂ© (certains concerts sont dĂ©jĂ  repoussĂ©s Ă  la saison prochaine
), et seule cette ultime soirĂ©e rĂ©unissant la gracieuse mezzo italo-française Lea Desandre aux cĂŽtĂ©s de Thomas Dunford (luth et direction) et de l’Ensemble Jupiter parvient Ă  sortir la manifestation provençale du naufrage engendrĂ© par la pandĂ©mie sur le monde de la culture (entre autres secteurs
).

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 STREAMINGS depuis le BACHFEST LEIPZIG 2021

 

BACH FEST LEIPZIGCRITIQUE, LIVE STREAMING, BACH Fest Leipzig, le 12 juin : JS BACH : Oratorio de NoĂ«l. Gotthold Schwarz. Sous l’immense nef de Saint Thomas, plus grande et impressionnante encore que l’intimiste Saint Nicolas, mais dans le petit choeur et non Ă  la tribune haute, les musiciens entonnent la cĂ©lĂ©bration de JĂ©sus qui vient de naĂźtre, telle que l’a imaginĂ©e JS Bach : tendre lĂ  encore, et d’une douceur inĂ©narrable, que cultivent tout au long des 6 cantates ou 6 parties, les fameux hautbois (d’amour et da caccia) trĂšs sollicitĂ©s en soutien des chanteurs. Leur couleur enveloppe l’opĂ©ra sacrĂ© de Bach d’un nimbe bouleversant ; Ă  travers les Ă©vangiles de Saint-Luc et de Saint-Matthieu (dont les extraits sont citĂ©s par l’évangĂ©liste, qui ne chante pas d’air), c’est d’abord le miracle de la naissance, la candeur admirable de l’Enfant qui sont cĂ©lĂ©brĂ©es ; puis l’espoir et la croyance lumineuse et victorieuse que la Naissance fait naĂźtre dans le cƓur du croyant. La direction de Gotthold Schwarz, Cantor de Saint-Thomas, est sĂ©rieuse, exigeante, …

 

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koopman-bachfest-leipzigjuin2021-concert-critique-classiquenewsCRITIQUE, concert. LIVE STREAMING, LEIPZIG, en direct du BACHFEST Leipzig, le 11 juin 2021. JS BACH : Cantates BWV 61, 23, 1 et 10. Ton Koopman. Sous la nef rococo et ses palmes Ă©lĂ©gantissimes toutes d’un blanc nuptial, de l’église Saint Nicolas de Leipzig, sans masque et Ă  bonne distance, les musiciens rĂ©pondent au souci de tendresse et de lumiĂšre intĂ©rieure d’un Koopman d’une sĂ©rĂ©nitĂ© constante. A travers les 4 Cantates choisies qui composent ce premier programme, le chef au geste receuilli et prĂ©cis, sculpte la nuance comme le sens intime du texte. Les timbres instrumentaux sont mis en lumiĂšre Ă  Ă©galitĂ© avec le chant choral et le relief des solistes.
Se distinguent entre autres, la tendresse du duo sop / alto (contre tĂ©nor), avec deux hautbois obligĂ©s (dont le hautbois da caccia) d’une incomparable sensibilitĂ© entre inquiĂ©tude et compassion (BWV23)…

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ORFEO-marc-mauillon-monteverdi-opera-comique-critique-opera-classiquenewsCRITIQUE, opĂ©ra. OpĂ©ra-Comique (Paris), le 10 juin 2021. MONTEVERDI : L’Orfeo. Marc Mauillon (Orfeo), Luciana Mancini (La Musica/Euridice), Sara Mingardo (La Messagera), Furio Zanasi (Apollo)
 P. Bayle / J. Savall. Si l’on part du principe selon lequel L’Orfeo de Monteverdi est le premier opĂ©ra digne de ce nom, le premier ouvrage qui fasse jouer de concert la musique, la fable et le drame, alors la profession de foi de la metteure en scĂšne du spectacle Pauline Bayle – « Tout s’est jouĂ©, en 1607, dans un salon avec deux tapisseries » – pourrait prendre tout son sens. Sauf que le compte n’y est pas, et que le minimalisme ici affichĂ© et assumĂ©, ne nous a pas convaincu. Entre la naĂŻvetĂ© de l’acte I (tout le monde s’embrasse sur un plateau parsemĂ© de fleurs), le black-out total du III ou une simple porte qui s’ouvre Ă  la fin du V, les enjeux du livret et ses ressorts dramatiques passent Ă  la trappe, et l’on s’ennuie vite pour ce qui est de l’aspect visuel, mais aussi ce qui touche Ă  la direction d’acteurs, ici rĂ©duite a minima


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CRITIQUE, OpĂ©ra. OpĂ©ra de Rouen, le 9 juin 2021. VERDI : Simon Boccanegra. Dario Solari, Klara Kolonits, Otar Jorjikia, Jongmin Park, Kartal Karagedik
 P. Himmelmann / A. Allemandi. De tous les opĂ©ras de la « seconde pĂ©riode » de Verdi, Simon Boccanegra reste le plus mĂ©connu. Son intrigue passablement compliquĂ©e et les invraisemblances de son livret, associĂ©es Ă  une musique qui est presque continue et d’oĂč ne se dĂ©tachent quasiment pas d’airs spectaculaires et destinĂ©s Ă  servir les chanteurs, en font une Ɠuvre encore difficile pour le grand public – on connaĂźt les dĂ©boires de sa crĂ©ation et sa rĂ©vision, plus de vingt ans aprĂšs, par Verdi lui-mĂȘme. Pourtant, derriĂšre la couleur sombre dans laquelle baigne tout le drame et par-delĂ  les rebondissements rocambolesques de son histoire, perce une lumiĂšre humaniste parfaitement reprĂ©sentative de la pensĂ©e de son auteur.

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CRITIQUE, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 6 juin 2021. O PMC, N Goerner, M Toledo (chant), Josep Pons. C’est Ă  un programme entiĂšrement placĂ© sous le signe de l’Espagne que vient de nous proposer l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, placĂ© sous la direction du chef catalan Josep Pons, qui est connu pour ĂȘtre l’un des meilleurs interprĂštes de Manuel de Falla, particuliĂšrement mis Ă  l’honneur ce soir et dont il a gravĂ© nombre d’Ɠuvres.

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 MAI  2021

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TOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenewsCRITIQUE opĂ©ra, LIVE STREAMING. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch – La mise en scĂšne met le thĂ©Ăątre en avant, et donc la violence d’un pouvoir avide d’assassinats, probablement perpĂ©trĂ©s Ă  l’initiative de l’infĂąme Scarpia, baron inique, et patron de la police romaine. Le dĂ©but de l’opĂ©ra commence ainsi par une exĂ©cution en rĂšgle, Ă  laquelle le public prĂ©sent applaudit Ă  tout rompre : au moins le climat est fixĂ©. Le trio infernal se rĂ©alise grĂące Ă  une caractĂ©risation soignĂ©e, vraisemblable. CĂŽtĂ© chant, c’est surtout la sincĂ©ritĂ© souvent dĂ©chirante de la soprano Joyce El-Khoury qui se dĂ©tache …

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Jaroussky il primo omicidio oratorio opera de sa critique opera critique classiquenewsCRITIQUE, opĂ©ra., MONTPELLIER, 25 mai 2021. SCARLATTI : Il primo omicidio
 Artaserse, Philippe Jaroussky. Suivant les traces de son illustre prĂ©dĂ©cesseur RenĂ© Jacobs, chanteur puis chef d’orchestre, Philippe Jaroussky dĂ©laisse Ă  son tour son timbre angĂ©lique pour diriger son propre Ensemble Artaserse, et remplit sa mission haut la main. Le choix du Primo omicidio, chef-d’Ɠuvre du baroque romain, que Jacobs avait rĂ©vĂ©lĂ© en 1998 puis repris en 2019 en version scĂ©nique au palais Garnier dans la lecture peu convaincante de Castellucci, est Ă  saluer, tant Scarlatti est encore injustement mĂ©connu, alors que sa production plĂ©thorique – des dizaines d’oratorios et plus de 110 opĂ©ras – peine Ă  convaincre les chefs et les maisons de disques, du moins en France. Les restrictions dues Ă  la crise sanitaire ont contraint l’opĂ©ra de Montpellier Ă  quelques coupures, dans les rĂ©citatifs notamment et dans les da capo, Ă©lĂ©ments rhĂ©toriques essentiels… ________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

Soulier de satin d'albanie critique opera classiquenews opera de parisCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. PARIS, Palais Garnier, le 21 mai 2021. Marc- Olivier Dalbavie : Le Soulier de satin, crĂ©ation – Dalbavie / Nordey. L’OpĂ©ra de Paris rouvre ses portes au public aprĂšs une fermeture de 7 mois, covid oblige. Les conditions sanitaires s’étant assouplies, il a Ă©tĂ© possible de suivre la crĂ©ation du Soulier de Satin de Dalbavie d’aprĂšs la piĂšce Ă©ponyme de Paul Claudel. La partition clĂŽt ainsi la trilogie des opĂ©ras inspirĂ©s par la littĂ©rature française, cycle commandĂ© par la maison parisienne, aprĂšs Trompe la mort d’aprĂšs Balzac de Francesconi (2017), et la convaincante BĂ©rĂ©nice d’aprĂšs Racine de Michael Jarell (2018). Que penser de ce nouvel opus qui devait marquer avec Ă©clat le retour de l’opĂ©ra Ă  la vie ? – Photo (DR)…

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Kantorow alexandre piano classiquenews festival WURTH critique classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, le 16 mai 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, A Kantorow – J Rhorer. C’est par une standing ovation (chose suffisamment rare Ă  Monaco pour ĂȘtre relevĂ©e !) que l’extraordinaire moment de piano que nous a livrĂ© la star montante du piano français (et mondial) Alexandre Kantorow (LaurĂ©at du prestigieux Concours TchaĂŻkovski) s’est conclu ! Un succĂšs auquel doit Ă©galement ĂȘtre associĂ© le chef français JĂ©rĂ©mie Rhorer à la tĂȘte d’un Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo plus fabuleux que jamais ! Photo : A Kantorow, DR.

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kobekina-casadesus-orchestre-national-de-lille-live-streaming-concert-critique-compte-rendu-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU, live streaming concert. LILLE, le 12 mai 2021. Chostakovitch, Beethoven. Orchestre National de Lille. Anastasia Kobekina, violoncelle. Jean-Claude CASADESUS. Les climats ambivalents de Chostakovitch (Concerto pour violoncelle n°1, crĂ©Ă© en 1959 par son dĂ©dicataire Rostropovitch) ne laissent pas de fasciner dans une lecture particuliĂšrement vivante. Funambule Ă  pas de velours, Ă  la fois grotesque, plein de panache et aussi d’un dĂ©lire versant dans l’autodĂ©rision aigre, l’ironie cinglante, 
 le violoncelle de « La » Kobekina ne nĂ©gocie rien sur l’autel de l’expression musicale : dĂšs l’Allegretto, elle chante, elle murmure, fait parler son instrument avec une acuitĂ© sans artifice, une franchise sonore …
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strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888COMPTE-RENDU, opĂ©ra. Rennes, OpĂ©ra, le 8 mai 2021. Johann Strauss fils : Die Fledermaus (La Chauve-Souris). Claude Schnitzler / Jean Lacornerie. AprĂšs la rĂ©ussite de son dernier spectacle La Dame Blanche (prĂ©sentĂ© en streaming en partenariat avec de nombreux thĂ©Ăątres en rĂ©gion, dont celui de CompiĂšgne, l’OpĂ©ra de Rennes s’illustre avec bonheur dans une nouvelle coproduction, cette fois consacrĂ©e au chef d’oeuvre de Johann Strauss fils, La Chauve-Souris (1874). Si les contraintes de la pandĂ©mie ne permettent malheureusement pas Ă  Rennes, Angers et Nantes de proposer ce spectacle sur scĂšne cette saison, on peut se consoler avec la diffusion sur grand Ă©cran maintenue dans de nombreuses villes en simultanĂ©…________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 AVRIL  2021

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tchaikovski-lac-des-cygnes-monte-carlo-orch-phil-monte-carlo-critique-ballet-classiquenewsCOMPTE-RENDU, Ballet. Monaco, Grimaldi Forum (Salle des Princes), le 26 avril 2021. « Lac » par Jean-Christophe Maillot et les Ballets de Monte-Carlo. Initialement prĂ©vus dĂ©but janvier 2021, les reprĂ©sentations de « Lac » – un ballet signé Jean-Christophe Maillot d’aprĂšs le Lac des Cygnes de TchaĂŻkovski et qui devaient se tenir au Grimaldi Forum de Monaco avec les cĂ©lĂšbres Ballets de Monte-Carlo – avaient Ă©tĂ© annulĂ©es aprĂšs la dĂ©tection de cas Covid parmi l’équipe artistique. Alors que la PrincipautĂ© n’a jamais eu Ă  fermer ses lieux culturels, cas unique en Europe, elle vient de remettre Ă  son affiche le fameux ballet crĂ©Ă© en 2011 dans cette mĂȘme salle, aux cĂŽtĂ©s de Songe et de COPPE-L-I.A (nous l’annoncions dans ces colonnes), deux autres crĂ©ations de la main du chorĂ©graphe français Ă  la tĂȘte des BMC depuis 1993.

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CONCERT LIVE STREAMING, critique. LILLE, sam 17 avril 2021. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. MOZART : Concerto pour piano n°21. Marie-Ange NGUCI, piano / David Reiland, direction. Concert en live streaming au format raisonnable, un seul Concerto pour piano
 mais quelle Ɠuvre : du pur Mozart ; grave et tendre, c’est Ă  dire bouleversant, capable de faire imploser l’esthĂ©tique galante par une intelligence versatile qui multiplie les champs de vision et les climats Ă©motionnels les plus contrastĂ©s. Ce n°21 est certainement le moins conforme des Concertos de Wolfgang. Relevant les dĂ©fis multiples d’une Ɠuvre inclassable et complexe, dĂ©jĂ  pleinement romantique (pourtant datĂ©e de fĂ©vrier 1785), l’Orchestre National de Lille invite deux tempĂ©raments accomplis, ambassadeurs inspirĂ©s de la psychĂ© mozartienne : le chef David Reiland et la jeune soliste Marie-Ange Nguci, dĂ©jĂ  sollicitĂ©e en juin dernier au Lille Piano(s) Festival 2020. Cette seconde prĂ©sence, en dialogue avec les instrumentistes lillois sonnent comme la confirmation de la rĂ©vĂ©lation Ă©prouvĂ©e en 2020.

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ELIM CHAN cheffe classiquenews ON LILLE steaming concert audito 2LIVE STREAMING, concert, critique. LILLE, ONL, sam 10 avril 2021 : Ravel, Debussy. Orchestre National de Lille, AS OTT, piano / Elim CHAN, direction. Comme un signe annonciateur, espĂ©rĂ© du retour du public dans les salles de concerts, confirmant la continuitĂ© du travail musical de l’Orchestre National de Lille, ce malgrĂ© l’application des mesures sanitaires, voici un nouveau jalon de l’offre digitale de la phalange lilloise ; le catalogue des programmes ainsi captĂ©s depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille (offre 100 numĂ©rique intitulĂ©e « AUDITO 2.0 ») est devenu plĂ©thorique et variĂ© : tout est accessible depuis la chaĂźne youtube de l’Orchestre National de Lille (ICI). / Photo : Elim CHAN (DR).

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 MARS  2021

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COMPTE-RENDU, concerts. Festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo, les 27&28 mars 2021. OPMC, Tedi Papavrami & Kazuki Yamada au Grimaldi Forum (le 27), Quatuor Zemlinsky (+ Anna Maria Pammer) à la Salle Empire de l’Hîtel de Paris (le 28).

AprĂšs avoir purement et simplement annulĂ© sa prĂ©cĂ©dente Ă©dition pour les raisons que l’on sait, le Printemps des Arts de Monte-Carlo rĂ©pond bel et bien prĂ©sent cette fois (du 13 mars au 11 avril cette annĂ©e), d’autant plus qu’à Monaco les lieux culturels seront toujours restĂ©s ouverts aprĂšs le premier confinement, et nous avons ainsi pu rendre compte dans ces colonnes de nombreux concerts avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo entre octobre et fĂ©vrier dernier.

schoenberg arnold moses und aaron opera classiquenews presentation reviewLe 3Ăšme week-end des festivitĂ©s, auquel nous avons assistĂ©, Ă©tait consacrĂ© aux compositeurs de la Seconde Ă©cole de Vienne, dont Berg et Schönberg (photo ci-contre) furent les plus emblĂ©matiques reprĂ©sentants. Le premier concert se tient dans la fameuse Salle des Princes pour un concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, placĂ© sous la direction de son chef titulaire Kazuki Yamada, dans un programme Berg/Schönberg. C’est le violoniste albanais Tedi Papavrami qui a Ă©tĂ© sollicitĂ© pour interprĂ©ter le poignant « Concerto Ă  la mĂ©moire d’un ange » d’Alban Berg, que le compositeur autrichien composa aprĂšs avoir Ă©tĂ© bouleversĂ© par la mort de la fille d’Alma Mahler. Dans son interprĂ©tation, le chef japonais nous fait partager la douleur du compositeur en gĂ©nĂ©rant des climats d’une grande tristesse. LIRE notre critique complĂšte ici

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ORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-maestro-alexandre-Bloch-concert-classiquenews-critique-annonceCOMPTE-RENDU, streaming concert. ON LILLE, le 13 mars 2021. Orch National de Lille / Jan Willem De Vriend, direction. Beethoven : Symphonie n°3 « hĂ©roĂŻque ». A la fois exaltĂ©e, ivre de sa propre Ă©nergie, la direction prĂ©cise, claire du nĂ©erlandais Jan Willem De Vriend sait ĂȘtre Ă©quilibrĂ©e en ce qu’elle favorise le dĂ©tail et porte la tension. Dans l’Eroica de Beethoven pourtant surjouĂ©e ici et lĂ , en particulier depuis les cĂ©lĂ©brations Beethoven 2020 (certes avortĂ©es covid oblige),le premier mouvement, regorge de vitalitĂ© et de puissance sans jamais sacrifier la prĂ©cision des ornements ni la balance entre soliste et orchestre, pour chaque intervention caractĂ©risĂ©e. Le souffle du destin rayonne ; s’appuyant sur une vision ciselĂ©e de l’écriture instrumentale : en clair, le geste du chef flamand, habituĂ© des rĂ©pertoires prĂ©romantiques et romantiques, de surcroĂźt selon ce relief et cette intensitĂ© sculpturale propre aux instruments d’époque, nourrit ici une vision qui est fluide, caractĂ©risĂ©e, parfaitement architecturĂ©e. Comme partition du destin et conduite par une irrĂ©pressible Ă©nergie, la volontĂ© de Ludwig s’accomplit avec une dĂ©licatesse continument exaltante. EN LIRE PLUS

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FÉVRIER  2021

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roth-francois-xavier-concert-maestro-concert-classiquenews-critique-concert-classiquenewsCOMPTE-RENDU STREAMING, concert, critique. LILLE, le 13 fĂ©vrier 2021. BEETHOVEN, STRAVINSKY. ON LILLE. FX Roth, direction. C’est un Beethoven (Concerto pour piano n°1, 1800) Ă©tonnamment clair et comme Ă©purĂ©, nerveux et musclĂ© que François-Xavier Roth fait jaillir, grĂące Ă  l’implication de chaque instrumentistes du National de Lille. L’ouverture sonne nette, presque tranchante, avec des tutti prĂ©cis et accentuĂ©s ; une vision trĂšs architecturĂ©e et carrĂ©e Ă  laquelle le piano de l’Andalou Javier Perianes apporte une sonoritĂ© tranchĂ©e elle aussi, souvent plus expressive et percussive voire crĂ©pitante que douce et chantante. L’équilibre sonore que prĂ©serve le chef, fait chanter chaque instrumentiste en dialogue avec le clavier ; une acuitĂ© lumineuse qui est le produit de sa vaste expĂ©rience avec son orchestre sur instruments historiques, Le SiĂšcles. Photo : FX Roth (DR)

 

 

 

 

wagner_hartmut haenchen maestro orchestre national de lille concert streaming Lille critique concert audito 2 classiquenews wagner wesendoncklieder brahms concert critique classiquenewsSTREAMING, concert, critique. Le 6 fĂ©v 2021. Wagner, Brahms : Orchestre National de Lille / Hartmut Haenchen. En effectif distanciĂ© – une partie des musiciens occupent le devant de la scĂšne de l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, Ă©tendue sur les premiers rangs de la vaste salle, l’Orchestre National de Lille aprĂšs une odyssĂ©e mahlĂ©rienne qui aura marquĂ© l’annĂ©e 2019, affirme chez Wagner des accents non moins convaincants. Le cycle des 5 Wesendonck-lieder (1857) composĂ©es au moment de la conception de La Walkyrie, accordent puissance orchestrale et poĂ©tique chambriste autour du sujet central de l’amour ; ici un sentiment impĂ©rieux, omnipotent, irrĂ©pressible, qui est autant force de transcendance qu’enchaĂźnement malĂ©fique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 JANVIER  2021

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STREAMING, e-concert critique. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch. Concert captivant depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille et diffusĂ© sur la toile dans le cadre de l’offre digitale de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille (Audite 2.0), Ă©laborĂ©e en rĂ©ponse au confinement des orchestres depuis la fin octobre 2019. La combinaison Escaich / Chausson, confirme que le National de Lille a Ă  cƓur de dĂ©fendre le rayonnement de notre patrimoine musical français. On notera en particulier le caractĂšre trĂšs dramatique voire cinĂ©matographique de la partition de Thierry Escaich ; ses Ă©clairs fantastiques dĂšs le dĂ©but du Concert pour orgue n°1 : Escaich est un narrateur inspirĂ© qui joue des antagonismes de couleurs, d’atmosphĂšres et de rythmes aussi ; voilĂ  qui crĂ©e dĂšs son commencement, une ambiance Ă©lectrique mais suavement articulĂ©e dĂšs le premier mouvement du Concerto (Allegro moderato). Crescendos, sĂ©quences fortissimo, le compositeur Ă  l’orgue lui-mĂȘme offre une lecture complice avec chef et instrumentistes, riche en clartĂ© et expressivitĂ©. De surcroĂźt la rĂ©alisation de ce streaming est engageante et immersive, avec effet de grue au dessus de l’organiste, au dessus de l’orchestre. La conception est d’autant plus intĂ©ressante que ce dramatisme exige de tous les pupitres, et sait dĂ©velopper de somptueuses effets de texture souterraine, … EN LIRE PLUS

 

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COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 10 janvier 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, FP Zimmermann (violon), Y Yamada (direction). (…) Nous ne boudons pas notre plaisir, et profitons d’un luxe qui est inaccessible Ă  (quasiment) toute l’Europe (heureux monĂ©gasques !), et nous avons pris la bonne habitude de couvrir la majeure partie des Ă©vĂ©nements culturels en PrincipautĂ©, Ă  l’instar de ce nouveau concert de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, cette fois placĂ© sous la fĂ©rule de son directeur musical et artistique, le chef japonais Kazuki Yamada.

Monaco est une FĂȘte !
Kazuki Yamada dirige le Philharmonique de Monte-Carlo

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DÉCEMBRE  2020 

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LOZAKOVICH Daniel violon gstaad concert critique classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, les 12,13 dĂ©c 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Daniel Lozakovich (violon) & Cornelius Meister (direction), le 12 – Frank Peter Zimmermann (violon) & Martin Helmchen (piano), le 13 dĂ©c 2020. Ainsi, aprĂšs un opĂ©ra de jeunesse de Verdi (avec Placido Domingo) Ă  l’OpĂ©ra et un Lac des Cygnes chorĂ©graphiĂ© par Jean-Christophe Maillot pour ses Ballets de Monte-Carlo Ă  la Saint-Sylvestre (compte-rendu Ă  suivre sur CLASSIQUENEWS), votre serviteur a pu assister Ă  un bien beau doublĂ© musique symphonique & musique de chambre, dans le cadre de la riche saison de l’OPMC / Orchestre Philharmonique de Monte Carlo.

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Compte-rendu critique, opĂ©ra (streaming). Berlin, le 14 dĂ©c 2020. Wagner : Lohengrin. Alagna. Bieito / Pintscher – Roberto Alagna chante son premier Wagner en incarnant Lohengrin Ă  Berlin, en dĂ©cembre 2020. Comme un acte de rĂ©sistance contre l’asphyxie dont souffrent les thĂ©Ăątres d’opĂ©ra en Europe, l’OpĂ©ra d’État de Berlin rĂ©ussit le dĂ©fi de monter sur scĂšne Lohengrin en dĂ©cembre 2020, sans public mais retransmis en huis clos, – respect des gestes barriĂšres appliquĂ©s sur les planches, sur internet afin que chacun depuis son salon ou tout Ă©cran connectĂ© (l’opĂ©ra chez soi) puisse apprĂ©cier les enjeux artistiques de cette nouvelle production wagnĂ©rienne berlinoise. Atout de taille, c’est la prise de rĂŽle de Roberto Alagna dans le rĂŽle-titre : cette prise de rĂŽle devait se concrĂ©tiser Ă  Bayreuth dĂšs 2018 mais pas assez prĂȘt, le tĂ©nor a reportĂ© pour cette annĂ©e, Ă©gayant une planĂšte lyrique mondiale en berne. Le Français incarne le chevalier descendu du ciel pour sauver l’honneur de la princesse Elsa von Brabant. Son jeune frĂšre a Ă©tĂ© noyĂ© et elle mĂȘme est l’objet des pires accusations par le couple d’intrigants Telramund et sa femme Ortrud, sorciĂšre manipulatrice qui saura dĂ©truire Elsa malgrĂ© l’aide providentiel de Lohengrin.

 

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ROSSI-PALAIS-ENCHANTE-opera-dijon-streaming-live-critique-opera-chez-soi-on-line-critique-classiquenewsCompte-rendu critique opĂ©ra (streaming). Dijon, le 11 dĂ©c 2020. Luigi ROSSI : Il Palazzo incantato / Le palais enchantĂ©. Murgia / Alarcon. L’OpĂ©ra de Dijon marque le dĂ©part de son directeur Laurent Joyeux avec cette recrĂ©ation de l’opĂ©ra de Luigi Rossi, Le Palais enchantĂ© (Il Palazzo incantato), retransmis sur internet en huis clos du 11 au 31 dĂ©cembre 2020 (accĂšs gratuit). L’ouvrage est un bon repĂšre dans l’histoire de l’opĂ©ra romain baroque sous le pontificat fastueux d’Urbain VIII : crĂ©Ă© en fĂ©vrier 1642, au Palais Barberini, l’annĂ©e de l’Incoronazione di Poppea du VĂ©nitien Monteverdi
 L’annĂ©e est donc celle d’une maturitĂ© inĂ©dite et inouĂŻe du thĂ©Ăątre lyrique italien. Quand la France ne produira son premier opĂ©ra national que
 30 ans plus tard (Lully, Cadmus et Hermione, 1673).

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NOVEMBRE  2020 

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glass-akhnaten-philip-GLASS-opera-on-line-opera-de-nice-classiquenews-annonce-critique-operaCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. OpĂ©ra de Nice, e-diffusion du 20 nov 2020. GLASS : Akhnaten. Di Falco, Ciofi
 Lucinda Childs / Warynski (session enregistrĂ©e in situ le 1er nov 2020). L’OpĂ©ra de Nice multiplie les initiatives et malgrĂ© l’épidĂ©mie de la covid 19, permet Ă  tous de dĂ©couvrir le premier opĂ©ra Ă  l’affiche de sa nouvelle saison lyrique. Une e-diffusion salutaire et exemplaire
 Danses hypnotiques de Lucinda Childs, gradation harmonique par paliers, vagues extatiques et rĂ©pĂ©titives de Philip Glass, Akhnaten (1984) est un opĂ©ra saisissant, surtout dans cette rĂ©alisation validĂ©e, pilotĂ©e (mise en scĂšne et chorĂ©graphie) par Lucinda Childs, par visio confĂ©rences depuis New York. Les cordes produisant de puissants ostinatos semblent recomposer le temps lui-mĂȘme, soulignant la force d’un drame Ă  l’échelle de l’histoire. Les crĂ©ations vidĂ©o expriment ce vortex spatial et temporel dont la musique marque les paliers progressifs. Peu d’actions en vĂ©ritĂ©, mais une succession de tableaux souvent statiques qui amplifient la tension ou l’intensitĂ© poĂ©tique des situations.

La nouvelle production de l’OpĂ©ra de Nice, qui lance ainsi sa nouvelle saison 2020 2021, rĂ©pond aux attentes, plongeant dans l’éternelle fascination que convoque le rĂšgne de l’hĂ©rĂ©siarque Akhnaten / Akhenaton, pharaon de la XVIIIĂš dynastie, fils du conquĂ©rant AmĂ©nophis III, qui osa rĂ©former la religion traditionnelle, supprimer par lĂ  mĂȘme le clergĂ© d’Amon
 instaurer un nouvel ordre politico spirituel monothĂ©iste.

 

Entre oratorio choral et opéra extatique,
l’opĂ©ra de Glass, Akhnaten glorifie la figure du Roi hĂ©rĂ©siarque, ivre de RĂȘ


 

 

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OCTOBRE  2020 

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 Pendant le confinement…

 

 

 

Jukka-Pekka-Saraste-concert-critique-review-monte-carlo-classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 1er novembre 2020. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Sergej Krylov (violon), Jukka-Pekka Saraste (direction). A l’heure oĂč l’Europe se reconfine et que toutes les salles de concerts du vieux continent ont fermĂ© leurs portes, Monaco fait figure d’exception, et se prĂ©sente comme un havre pour le mĂ©lomane. De fait, tant sa saison d’opĂ©ra – l’on donnera trĂšs prochainement Carmen avec Aude ExrĂ©mo dans le rĂŽle-titre – que sa saison symphonique sont pour l’instant maintenues, et c’est ainsi que nous avons pu assister au 8Ăšme concert symphonique de la saison 20/21 de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo.

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OCTOBRE  2020 

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VERTIGO-PSYCHOSE-Hitchcock-orchestre-national-de-lille-hermann-classiquenews-concertCOMPTE-RENDU, concert. LILLE, ONL : Hitchcock symphonique (Psychose, Vertigo, extraits), sam 31 oct 2020, Nouveau SiĂšcle. MalgrĂ© le confinement, l’Orchestre National de Lille maintient son activitĂ© pour notre plus grand plaisir. La soirĂ©e traverse, – Halloween et Toussaint oblige-, des paysages intĂ©rieurs tendus d’une grande force psychologique, Ă©cho Ă  l’écriture labyrinthique du sorcier Hitchcock. Plusieurs extraits de deux films marquants sont jouĂ©s sur la scĂšne de l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, sans public, en diffusion sur internet, depuis la chaĂźne Youtube de l’Orchestre National de Lille. En une musique haletante comme une course Ă  l’inĂ©luctable issue tragique, les cordes  Ă©grĂšnent leur mĂ©lodie entĂȘtante traversĂ©e de secousses aigres : la musique du New Yorkais Bernard Hermann pour Psychose de 1960 (PrĂ©lude, la ville)…

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COMPTE RENDU critique CONCERT. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 25 oct 2020. ON LILLE, JC Casadesus : Ravel, Casadesus, Beethoven. Impatients et fidĂ©lisĂ©s, les spectateurs lillois viennent cet aprĂšs midi applaudir le chef fondateur de « leur » orchestre, Jean-Claude Casadesus (JCC) qui dirige ainsi son premier concert de la nouvelle saison 2020 – 2021 ; c’est aussi son retour sur le podium depuis
 plus de 6 mois. BientĂŽt 85 ans (dĂ©but dĂ©cembre prochain), le chef altier et aĂ©rien, retrouve son cher public et ses musiciens pour un concert gĂ©nĂ©reux et Ă©quilibrĂ© : musique française et complicitĂ© avec un jeune soliste, ivresse concertante et Ă©nergie symphonique
 En 1h (format Ă  prĂ©sent plĂ©biscitĂ© et sanitairement conforme), le programme comble les attentes.

 

Altier, aérien, en orfÚvre de la ciselure sonore
Jean-Claude Casadesus dirige le National de Lille

 CASADESUS-JEAN-CLAUDE-MAESTRO-concert-critique-lille-orchestre-national-critique-concert-compte-rendu-classiquenews

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SUHUBIETTE-festival-concerts-automne-2020-TOURS-critique-concert-classiquenews-COMPTE-RENDU, critique, concert. TOURS, Basilque Saint-Julien, le 18 octobre 2020. Ensemble Jacques Moderne / JoĂ«l Suhubiette. Bach & Scarlatti. Depuis maintenant cinq ans, le festival « Concerts d’automne », nĂ© Ă  l’initiative d’Alessandro Di Profio, offre aux heureux tourangeaux, durant le mois d’octobre, deux week-ends de concerts dĂ©diĂ©s Ă  la musique baroque. Le festival peut s’appuyer sur la prĂ©sence, Ă  Tours, de pas moins de quatre formations spĂ©cialisĂ©es dans ce rĂ©pertoire : Diabolus in Musica dirigĂ© par Antoine Guerber, l’Ensemble Doulce MĂ©moire dirigĂ© par Denis Raisin Dadre, l’Ensemble Consonance dirigĂ© par François Bazola, et enfin l’Ensemble Jacques Moderne dirigĂ© par JoĂ«l Suhubiette. C’est cette derniĂšre formation – fondĂ©e il y plus de vingt ans par le chef toulousain (dont l’Ensemble Les ElĂ©ments est peut-ĂȘtre plus connu des lecteurs
) – que nous avons entendue lors du second Week end.

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ZemlinskyCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. Dijon, Auditorium, le 16 oct 2020. Zemlinsky,  Traumgörge. Marta Gardolinska. Reprise une dizaine de jours aprĂšs sa crĂ©ation Ă  l’opĂ©ra de Nancy, la partition rare de Zemlinsky (portrait ci dessous) Ă©merveille de bout en bout et rĂ©habilite un compositeur injustement nĂ©gligĂ©. Un moment de pure grĂące. OpĂ©ra de jeunesse d’un compositeur ĂągĂ© de 23 ans, Görge le rĂȘveur fut retirĂ© in extremis de l’affiche de l’opĂ©ra de Vienne suite Ă  la dĂ©mission de son directeur Gustav Mahler, pour ĂȘtre crĂ©Ă© posthume Ă  Nuremberg en 1980. L’histoire d’une sorte « d’idiot du village », mĂ©prisĂ© pour sa culture et sa naĂŻve volontĂ© de croire et de vouloir vivre ses rĂȘves, a inspirĂ© au compositeur une partition flamboyante, Ă  l’orchestration tour Ă  tour opulente et dĂ©licate, et une ligne de chant trĂšs souvent exigeante pour les rĂŽles principaux, qui cĂšde avec bonheur Ă  quelques formes closes du plus bel effet. La raretĂ© de l’Ɠuvre a laissĂ© un terrain relativement vierge au metteur en scĂšne Laurent Delvert, qui avait dĂ©jĂ  Ă©bloui le public dijonnais il y a deux saisons avec l’inĂ©dit Prometeo de Draghi, en proposant une lecture tout en finesse, soulignant efficacement les deux aspects onirique…

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SEPTEMBRE 2020 

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besancon-festival-2020-73-eme-annonce-festival-critique-classiquenewsCompte-rendu, critique, CONCERT. Festival International de Musique de Besançon, Kursaal, les 15 & 16 sept 2020. Le Concert Spirituel, H Niquet (le 15). Art Orchestra, J BĂ©nĂ©teau (le 16). C’est certes avec un programme modifiĂ© et dans des conditions sanitaires spĂ©ciales que s’est dĂ©roulĂ©e la 73Ăšme Ă©dition du Festival International de Musique de Besançon, mais dans le naufrage gĂ©nĂ©ralisĂ© des festivals d’étĂ© ; c’est donc un petit miracle qu’il ait pu avoir lieu, en grande partie grĂące au courage et Ă  la tĂ©nacitĂ© de son directeur Jean-Michel MathĂ©.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AOÛT 2020 

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stradella alessandro_stradella-300x220Compte-rendu critique. OpĂ©ra. CAPRAROLA, Festival STRADELLA, La Circe, 29 aoĂ»t 2020, Ensemble Mare Nostrum, Andrea De Carlo
 Stradella le magicien
 Le Festival Stradella poursuit son Ɠuvre salutaire d’exploration de ce grand compositeur, qui chaque annĂ©e apporte son lot de nouveautĂ©s et de surprises. Et on sait grĂ© Ă  cette remarquable institution d’avoir pu maintenir ses activitĂ©s en ces temps troublĂ©s de distanciation sociale et culturelle. D’autant que l’on a assistĂ© Ă  une vĂ©ritable et rĂ©jouissante dĂ©couverte. On connaissait cette brĂšve sĂ©rĂ©nade, dĂ©jĂ  jouĂ©e et gravĂ©e il y a quelques annĂ©es (en 2016 par Luca Guglielmi pour le label Stradivarius). En rĂ©alitĂ© cette Ɠuvre singuliĂšre existe sous la forme de deux manuscrits, conservĂ©s Ă  la Biblioteca Estense de ModĂšne, qui prĂ©sentent deux versions trĂšs diffĂ©rentes, aussi bien par son livret, dans les deux cas du poĂšte Giovanni Filippo Apolloni, que par sa musique.

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1001-NOTES-festival-classiquenews-concerts-critiques-annonce-classiquenewsCOMPTE RENDU, Festival 1001 NOTES 2020 (Haute-Vienne, Limousin), les 4 et 5 aoĂ»t 2020. DĂ©confinement, solidaritĂ©, ouverture
 Face Ă  la crise et la mise sous cloche de la culture, en particulier du spectacle vivant, les Festivals n’ont pas tardĂ© Ă  rĂ©agir et produire de premiĂšres alternatives bĂ©nĂ©fiques. Le Festival 1001 Notes portĂ© par son directeur artistique Albin de la Tour n’est pas en reste ; il a mĂȘme Ă©tĂ© le premier Ă  proposer sur la toile plusieurs courtes sessions musicales ; permettant aux artistes et au public de renouer un fil qui s’était coupĂ© brutalement mi mars dernier ; Ă  cause du confinement imposĂ© (LIRE ici « Contre la crise et le confinement, le cycle de concerts live « Aux notes citoyens »).
Pour l’étĂ©, quand d’autres ont jetĂ© l’éponge, empĂȘtrĂ©s par la difficultĂ© de mettre en pratique les mesures barriĂšres et le protocole sanitaire, le Festival 1001 Notes affirme clairement sa ligne : solidaritĂ©, sĂ©curitĂ©, Ă©clectisme. SolidaritĂ© pour les artistes qui ont besoin de jouer ; sĂ©curitĂ© sanitaire pour tous Ă  tous les concerts ; Ă©clectisme et ouverture d’une programmation qui par sa simplicitĂ© et son sens maĂźtrisĂ© des mĂ©tissages et des mĂ©langes, rĂ©invente concrĂštement l’expĂ©rience de la musique classique. Une alternative heureuse pour les spectateurs, d’autant plus mĂ©ritante qu’elle a Ă©tĂ© conçue en trĂšs peu de temps.

 


15Ăš Ă©dition du Festival 1001 Notes
ALTERNATIVE DÉCONFINÉE, HEUREUSE, ACCESSIBLE


 

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JUIN  2020 

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lille-pianos-festival-2020-annonce-concerts-festival-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL… il devient LILLE PIANO(S) DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaĂźne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invitĂ©s dans plusieurs programmes entiĂšrement numĂ©rique. Ce sont 19 concerts en direct ou en diffĂ©ré qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurĂ©es depuis l’auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille mais aussi Brooklyn, Philadelphie, Amsterdam et Bruxelles ! Parmi nos coups de coeur d’une Ă©dition digitalement exceptionnelle : les rĂ©citals des pianistes Alexandre Kantorow, Marie-Ange Nguci, David Kadouch, Jonathan Biss… sans omettre tous les concerts de Jazz et les sessions dĂ©diĂ©es Ă  Beethoven par JF Zygel… Lire ici notre compter rendu des temps forts des 3 journĂ©es du LILLE PIANO(S) DIGITAL de juin 2020

COMPTES RENDUS

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lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL Ă©dition 2020, 100% digitale donc se savoure devant l’écran et en direct sur Youtube. Ainsi est cĂ©lĂ©brĂ© le retour des artistes : ils ont vaincu ce silence asphyxiant qui les tenait isolĂ©s ; ils ont rompu l’étouffoir qui les rendait muets pendant le confinement imposĂ© Ă  tous depuis la mi mars. Avant le retour du public dans les salles, tous les concerts 2020 sont retransmis en direct, filmĂ©s pour leur majoritĂ© dans le vaste auditorium du nouveau SiĂšcle de Lille, lieu de la rĂ©sidence de l’Orchestre National de Lille. Comptes rendus des concerts du LILLE PIANO(S) FESTIVAL DIGITAL 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MARS  2020 

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manon massent pretty yen bernheim critique opera classique newsCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. PARIS, Bastille, le 5 mars 2020. MASSENET : MANON. Yende / Bernheim. AprĂšs Bordeaux, le tĂ©nor Benjamin Bernheim reprend le rĂŽle du Chevalier Des Grieux Ă  Bastille, amoureux transi de la belle Manon ; mais trahi par elle, il devient l’abbĂ© de Saint-Sulpice, avant de retomber dans les bras de celle qui n’a jamais cessĂ© de l’aimer
 RĂ©cemment aurĂ©olĂ© d’une Victoire de la musique (fĂ©v 2020), le chanteur incarne efficacement le personnage dont l’abbĂ© PrĂ©vost, premier auteur avant Massenet, souligne la candeur, l’innocence voire une certaine naĂŻvetĂ© 
fatale. Le tĂ©nor reviendra, pour la saison prochaine 2020-2021, Ă  Bastille aussi, incarnant FAUST de Gounod. SaluĂ©e Ă  Paris sur la mĂȘme scĂšne dans Lucia di Lammermoor, Pretty Yende incarne Manon…

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COMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. TOULOUSE, le 4 mars 2020. DONIZETTI : L’Elixir d’amore. Amiel, Quatrini
 Nous avons dĂ©jĂ  dit tout le bien que nous pensons de cette admirable production de 2001 vue et revue avec un immense plaisir. Tout y est suprĂȘme Ă©lĂ©gance, respectant didascalies et toujours musicalement juste. La mise en abĂźme de la scĂšne comme un immense appareil photo est captivante, la beautĂ© des camaĂŻeux de couleurs, des dĂ©cors et des costumes, est subtile.

Reprise à Toulouse de l’Elixir de 2001


Le Sacre de Kevin Amiel

 

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FÉVRIER  2020 

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Eschenbach-Christoph-13COMPTE-RENDU CRITIQUE CONCERT ORCHESTRE DE PARIS, direction Christoph ESCHENBACH, LANG LANG, piano, PHILHARMONIE DE PARIS, Paris, 24 fĂ©vrier 2020. Wagner, Beethoven. On pouvait s’y attendre, La salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris a fait le plein de public le 24 fĂ©vrier dernier, pour la venue trĂšs attendue du pianiste Lang Lang, dont la popularitĂ© est restĂ©e intacte malgrĂ© une absence prolongĂ©e de la scĂšne parisienne. Le pianiste s’est produit avec l’Orchestre de Paris et le chef qui l’a dĂ©couvert et qui l’accompagne dĂ©sormais au disque, Christoph Eschenbach. Wagner et Beethoven Ă©taient au programme.

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COMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. MARSEILLE, le 22 fĂ©vrier 2020. OFFENBACH : La PĂ©richole. Membrey / Lepelletier. Dans un flamboiement de rouges Second Empire, un encadrement de cage de scĂšne soulignĂ© de rampes lumineuses encadre un autre cadre pareillement illuminĂ© qui enchĂąsse Ă  son tour une petite scĂšne avec rideaux, chapeautĂ©e en fronton d’une clinquante enseigne : « Cabaret ».

 

 

TOUT FEU TOUT FLAMME

 

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COMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. PARIS, OpĂ©ra-Comique, le 20 fĂ©v 2020. BOIELDIEU : La Dame blanche. Pauline Bureau / Julien Leroy. Le soir de la premiĂšre de La Dame Blanche, le 10 dĂ©cembre 1825, les musiciens de l’OpĂ©ra-Comique (oĂč l’on reprend donc l’ouvrage ces jours-ci
) vinrent donner la sĂ©rĂ©nade à François-Adrien Boieldieu sous ses fenĂȘtres. Quand il s’agit de faire monter tout le monde chez le Maestro, il y eut des problĂšmes de place. Rossini, qui habitait le mĂȘme immeuble, ouvrit son appartement …

 

 

 Retour de la Dame Blanche Ă  l’OpĂ©ra-Comique

 

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nezet-seguin-yannick-opera-concert-classiquenews-portrait-critique-cdCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. PARIS, TCE, le 17 fev 2020. R. Strauss : La Femme sans ombre. Yannick NĂ©zet-SĂ©guin / v. de concert. Le tout-Paris lyrique semble s’ĂȘtre donnĂ© rendez-vous au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es pour l’un des concerts les plus attendus de la saison, la saisissante Femme sans ombre (1919) de Richard Strauss. DĂšs les premiĂšres mesures de cet ouvrage hors normes (voir notre prĂ©sentation : http://www.classiquenews.com/yannick-nezet-seguin-dirige-la-femme-sans-ombre-de-r-strauss/ ) et rarissime en France, l’ensemble plĂ©thorique des forces rĂ©unies gronde et impose la concentration : l’assistance venue en nombre semble Ă©couter comme un seul homme le rĂ©cit symbolique et initiatique de cette femme en quĂȘte d’humanitĂ©, sur fond d’éclat orchestral digne du Strauss de la Symphonie alpestre contemporaine (1915). Si le livret n’évite pas un certain statisme, expliquant le recours Ă  une version de concert (comme Ă  Verbier l’an passé https://www.classiquenews.com/compte-rendu-opera-verbier-le-22-juil-2019-strauss-die-frau-ohne-schatten-la-femme-sans-ombre-siegel-gergiev/ ), le souffle straussien emporte tout sur son passage, en mĂȘlant avec virtuositĂ© toutes les ressources orchestrales Ă  sa disposition.

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PAUSET-kafka-opera-dijon-annonce-critique-classiquenews-chatiments-pauset-dijon-gilles-abegg-critiqueopera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. DIJON, OpĂ©ra le 14 fĂ©v 2020. PAUSET : Les chĂątiments (crĂ©ation). Orch Dijon Bourgogne, Emilio Pomarico. CrĂ©ation mondiale trĂšs attendue du nouvel opĂ©ra de Brice Pauset. InspirĂ© de trois textes majeurs de Kafka, cet opĂ©ra singulier rĂ©active le genre du litteraturoper magnifiĂ© par une scĂ©nographie spectaculaire. AprĂšs le parodique et jouissif Wonderful de Luxe, le nouvel opus de Brice Pauset redonne ses lettres de noblesse au thĂ©Ăątre chantĂ©. Le texte qu’il met en musique n’est pas Ă  proprement parler une rĂ©Ă©criture des trois ouvrages de Kafka (Le verdict, La mĂ©tamorphose et La colonie pĂ©nitentiaire), qui constituent les trois sections de l’Ɠuvre (la seconde Ă©tant elle-mĂȘme dĂ©coupĂ©e en trois sections), mais une adaptation qui reprend littĂ©ralement Kafka dans le texte, comme l’avait fait par exemple Dusapin pour son PerelĂ , d’aprĂšs le roman Ă©ponyme de Palazzeschi.

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john-adamsCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. LYON, OpĂ©ra, le 13 fĂ©v 2020. ADAMS, I Was Looking the Ceiling and then I Saw the Sky. Studio de l’OpĂ©ra de Lyon, Vincent Renaud. AprĂšs plusieurs productions remarquĂ©es Ă  Paris, Ă  la MJC de Bobigny et au ChĂątelet, le musical de John Adams est prĂ©sentĂ© Ă  Lyon, au thĂ©Ăątre de la Croix-Rousse, dans une mise en scĂšne efficace du Roumain Eugen Jebeleanu. Une jeune Ă©quipe de chanteurs, issue du Studio Opera de Lyon dĂ©fend avec panache cette comĂ©die musicale engagĂ©e.

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L'Orchestre RĂ©gion Centre Tours joue la 6Ăšme de TchaokovskiCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. MARSEILLE, OpĂ©ra, le 13 fĂ©v 2020. TCHAIKOVSKI : EugĂšne OnĂ©guine. Tuohy / Garichot. Le chef amĂ©ricain Robert Tuohy, mĂ©connaissant sans doute les montagnes russes, ces hauts et ces bas qui peuvent l’ĂȘtre aussi bipolaires psychiquement, ne semble connaĂźtre, de la Russie, qu’une vaste et surtout morne plaine comme ce Waterloo, oĂč au moins un hĂ©ros de l’Ɠuvre, le Prince GrĂ©mine, contribua Ă  battre NapolĂ©on Ă  plate couture.

 

ONÉGUINE (EU)GÊNÉ PAR LE CHEF

 

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balanchine opera abstille serenade concerto barrocoCOMPTE-RENDU, critique danse. PARIS, Bastille, le 12 fĂ©vrier 2020. BALANCHINE. Trois oeuvres de danse Ă©lĂ©gante, graphique, propre Ă  la premiĂšre pĂ©riode amĂ©ricaine de Balanchine le gĂ©orgien prĂ©cisent aux parisiens l’art du chorĂ©graphe, hantĂ© par l’idĂ©al classique fait d’ordre, de clartĂ©, d’épure. Balanchine est passĂ© par le dĂ©corum des ballets impĂ©riaux Ă  Saint-PĂ©tersbourg ; le goĂ»t de la crĂ©ation en passant aussi les Ballets Russes Ă  Paris ; autant d’élĂ©ments d’un art dĂ©sormais personnel et Ă©clectique que le New York City Ballet conserve avec une passion jalouse. Dans SĂ©rĂ©nade (1934), la chorĂ©graphie la plus riche et la plus fluide de notre point de vue, Balanchine cĂ©lĂšbre la pulsion et l’élĂ©gance de son maĂźtre Tchaikovski, acclimatĂ©e Ă  le dĂ©tente des corps new yorkais qu’il dĂ©couvre l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente lors de son installation aux USA dĂšs 1933 ; sans omettre le souvenir d’un romantisme Ă©purĂ©, quasi athlĂ©tique dans l’esprit des Sylphides de son autre maĂźtre Fokine
 On y goĂ»te la ligne Ă©purĂ©e, le caractĂšre nocturne, lunaire dont le sujet reste l’élĂ©gance de la danse. Le corps de ballet se montre aĂ©rien, fluide, comme libĂ©rĂ© dans ce format pourtant trĂšs trĂšs Ă©crit.

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Kafka_portraitCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. DIJON, le 12 fĂ©v 2020. PAUSET : Les ChĂątiments d’aprĂšs Kafka. CrĂ©ation. En faisant un opĂ©ra d’aprĂšs les 3 textes de Kafka, «LES CHÂTIMENTS» (adaptĂ©s par Stephen Sazio), Brice Pauset qui rĂ©pond Ă  la commande de l’OpĂ©ra de Dijon, trouve la voie juste et la forme fluide entre partition orchestrale et flux thĂ©Ăątral. Les tĂ©nĂšbres bien manifestes dans le texte kafkaien font place pourtant ici Ă  une certaine Ă©motion diffuse grĂące Ă  la composition de Pauset qui Ă©claire de l’intĂ©rieur le triptyque, souhaitĂ© par Kafka lui-mĂȘme (portrait ci contre), Le Verdict (1912), La MĂ©tamorphose (1912) et Dans la Colonie pĂ©nitentiaire (1914). Des textes sombres et violents oĂč se jouent la relation du fils au pĂšre, des individus Ă  la loi, 
 non sans humour. Et mĂȘme un rire continu qui retrouve comme une libertĂ© cachĂ©e dans l’écriture kafkaienne. Une verve dĂ©sespĂ©rĂ©e et cynique mais qui est tendresse pour une humanitĂ© maudite, condamnĂ©e, corrompue par ses contradictions crasses.

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COMPTE-RENDU, concert. PARIS, Studio de l’Ermitage, le 9 fĂ©v 2020. QUINTETO RESPIRO / CUAREIM QUARTET + NATASCHA ROGERS  -  Le studio de l’Ermitage Ă  Paris en connivence avec l’éditeur Klarthe offre une somptueuse soirĂ©e riche en mĂ©tissages et saveurs inĂ©dites ; y paraissent deux phalanges bien chaloupĂ©es, chacune leur univers instrumental et poĂ©tique trĂšs singularisĂ© : le QUINTETO RESPIRO et le CUAREIM QUARTET qui renouvellent Ă  leur façon l’idĂ©al de mĂ©tissages rĂ©ussis, calibrĂ©s, enivrants. En fĂ©vrier 2020, les deux ensembles Ă©ditent leur nouvel album chez Klarthe Records. Deux offrandes trĂšs sĂ©duisantes. Ce concert marquait le lancement des deux programmes.

ENIVRANTS MÉTISSAGES

herencia-vertisite quinteto respiro tango concert cd critique review classiquenewsQUINTETO RESPIRO : Tango traditionnel et rĂ©gĂ©nĂ©ré  les 5 instrumentistes du Quinteto Respiro insuffle une approche originale et lĂ©gitime au Tango ; ce dĂšs leur crĂ©ation en 2009.  Depuis leur rencontre avec le compositeur et pianiste argentin Gustavo Beytelmann, les 5 complices cultivent leur passion du tango enrichie des conseils et enseignements des maĂźtres en la matiĂšre : J.J Mosalini, Ramiro Gallo, ou encore l’Orquesta Tipica Silencio, entre autres
 le sens du chambrisme, leur Ă©coute, la complicitĂ© qui les animent, singularisent un sens irrĂ©sistible des rythmes et une palette scintillante, Ă  la fois feutrĂ©e mais terriblement cadencĂ©e en couleurs et en accents…. LIRE notre critique complĂšte

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Éblouissante ETOILE de Chabrier Ă  TOURCOINGCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. TOURCOING, Atelier lyrique, le 9 fĂ©v 2020. CHABRIER : L’Etoile.  Avec Carl Ghazarossian, Alain Buet, Ambroisine BrĂ©, Nicolas Rivenq
 Alexis Kossenko / Jean-Philippe Desrousseaux
 A l’occasion d’une visite dans les Hauts-de-France, on ne saurait trop conseiller de faire halte Ă  Tourcoing, troisiĂšme ville de la rĂ©gion aprĂšs Lille et Amiens ; qui peut s’enorgueillir d’avoir vu naĂźtre des compositeurs aussi illustres que Gustave Charpentier ou Albert Roussel. Indissociable de la personnalitĂ© charismatique de son fondateur Jean-Claude Malgoire (1940-2018),  l’Atelier lyrique de Tourcoing donne depuis 1981 une rĂ©sonance internationale Ă  cette ancienne capitale du textile, reconnue pour cette ambition artistique de haut niveau. DĂ©sormais, il revient à François-Xavier Roth (nĂ© en 1971) de prendre la relĂšve du regrettĂ© Malgoire Ă  la direction artistique de l’Atelier lyrique, tandis qu’Alexis Kossenko (nĂ© en 1977) fait de mĂȘme Ă  la tĂȘte de l’orchestre sur instruments d’époque, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy.

 

EBLOUISSANTE ETOILE A TOURCOING 

 

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Lazuli / Laoula : Ambroisine Bré et Anara Khassenova  © Simon Gosselin

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DON CARLOS LIEGE ARRIVABENI PRALAFERA OPERA critique classiquenews vue generaleCOMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. LIEGE, ORW, le 8 fĂ©v 2020. VERDI : Don Carlos, 1866. Kunde, Arrivabeni / di Pralafera. La version française de Don Carlos semble faire un retour en force sur les scĂšnes franco-belges, comme en tĂ©moignent les spectacles rĂ©cemment produits à Paris, Lyon et Anvers – Ă  chaque fois dans des mises en scĂšnes diffĂ©rentes. Place cette fois Ă  une nouvelle production trĂšs attendue de l’OpĂ©ra royal de Wallonie, qui relĂšve le dĂ©fi d’une version sans coupures, Ă  l’exception du ballet, telle que prĂ©sentĂ©e par Verdi lors des rĂ©pĂ©titions parisiennes de 1866. On le sait, avant mĂȘme la premiĂšre, l’ouvrage subira un charcutage on ne peut plus discutable afin de rĂ©duire sa durĂ©e totale (de plus de 3h30 de musique), avant plusieurs remodelages les annĂ©es suivantes. La dĂ©couverte de cette version “originelle” a pour avantage de rendre son Ă©quilibre Ă  la rĂ©partition entre scĂšnes politiques chorales et tourments amoureux individuels, tout en assurant une continuitĂ© louable dans l’inspiration musicale. A l’instar de Macbeth, Verdi n’hĂ©sita pas, en effet, Ă  rĂ©Ă©crire des pans entiers de l’ouvrage lors des modifications ultĂ©rieures, au risque d’un style moins homogĂšne.

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schreker die schmied von gent opera vlaamse flanderen critique review opera classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. ANVERS, OpĂ©ra flamand, le 7 fĂ©vrier 2020. Schreker : Der Schmied von Gent. Alejo PĂ©rez / Ersan Mondtag. D’annĂ©e en annĂ©e, l’hĂ©ritage lyrique de Franz Schreker (1878-1934) ne cesse d’ĂȘtre explorĂ© dans toute sa diversitĂ©, au disque mais Ă©galement sur scĂšne. Avant Irrelohe (1922) prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Lyon dĂšs le 24 mars prochain, place au Forgeron de Gand / Der Schmied von Gent (1932), dernier opĂ©ra du grand rival de Richard Strauss en son temps. On doit Ă  l’intĂ©rĂȘt conjoint de l’OpĂ©ra flamand, en coproduction avec le Nationaltheater Mannheim, le nouvel Ă©clairage donnĂ© Ă  cet ouvrage montĂ© pour la derniĂšre fois voilĂ  dix ans Ă  Chemnitz (heureusement gravĂ© par CPO) : ça n’est lĂ  que justice, tant Schreker fait montre d’une inspiration foisonnante dans l’éclectisme musical, en un style proche de Kurt Weill pour le parlĂ©-chantĂ© et l’ambiance de cabaret, tandis que les ruptures verticales expressionnistes font davantage penser au Hindemith de Cardillac ( https://www.classiquenews.com/tag/cardillac/ ). L’Autrichien quitte ainsi les expĂ©rimentations fraichement accueillies de Christophorus (1929), dĂ©diĂ© Ă  Arnold Schönberg, pour embrasser un style virtuose oĂč s’entremĂȘlent chansons populaires flamandes et pastiches de musiques anciennes, avant un acte III rayonnant oĂč la tonalitĂ© retrouve davantage ses droits (rappelant le Korngold du Miracle d’HĂ©liane

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laloum adam pinao concertos brahms cd sony review cd cd critique par classiquenewsCOMPTE-RENDU, Concert. PARIS, TCE, le 5 fĂ©v. 2020. RĂ©cital SCHUBERT. A LALOUM, piano. Adam Laloum, longue silhouette fragile avec son allure de statue de Giacometti, se glisse vers le piano sur la large scĂšne du ThĂ©Ăątre des Champs ÉlysĂ©es dans une lumiĂšre tamisĂ©e avec derriĂšre lui l’or chaud du rideau de scĂšne. Il ne faut pas se fier Ă  la vue car la puissance du pianiste n’est pas un vain mot quand on pense au programme titanesque qui attend le jeune musicien trentenaire. En effet les trois derniĂšres sonates de Schubert dans un programme de plus de deux heures mettent Ă  nue l’interprĂšte. D’autres pianistes s’y sont risquĂ©s, techniquement impeccables mais malhabiles à tenir sur toute la longueur, la richesse des images de Schubert, son besoin d’émotions perpĂ©tuellement changeantes et une capacitĂ© Ă 

 

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giselle adam paris baulac kessels ballet critique classiquenews fev 2020COMPTE-RENDU, ballet. PARIS, OpĂ©ra National de Paris, le 5 fĂ©vrier 2020. Giselle. Corelli, Perrot, Petitpa, Bart, Polyakov, chorĂ©graphie. LĂ©onore Baulac, Germain Louvet, Etoiles. Ballet de l’opĂ©ra. Adolphe Adam, musique. Retour de Giselle, ballet romantique par excellence, Ă  l’OpĂ©ra National de Paris. Le chef spĂ©cialiste Koen Kessels est Ă  la direction de l’Orchestre Pasdeloup, dĂ©sormais habituĂ© du Palais Garnier, et en trĂšs bonne forme le soir de notre venue. Les jeunes Etoiles LĂ©onore Baulac et Germain Louvet interprĂštent les rĂŽles protagonistes, accompagnĂ©s des Premiers Danseurs François Alu et Hannah O’Neill pour un quatuor principal de grand impact !

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COMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. LYON, le 3 fĂ©v 2020. PUCCINI, Tosca. Orch et chƓur de l’OpĂ©ra de Lyon, Daniele Rustioni / Ch. HonorĂ©. Production trĂšs controversĂ©e venue du Festival d’Aix de l’étĂ© dernier, la Tosca iconoclaste de Christophe HonorĂ© nous a pleinement convaincu. Une lecture virtuose, Ă©mouvante et cohĂ©rente, un hymne Ă  la crĂ©ation artistique magnifiĂ© par une distribution d’exception et une direction magistrale du maestro Rustioni.

 

Tosca, Boulevard Solitude

 

tosca malfitanoComme souvent, les lectures opĂ©ratiques de Christophe HonorĂ©trahissent son univers cinĂ©matographique. Sur scĂšne, le dispositif impressionnant rappelle un plateau de cinĂ©ma : plusieurs piĂšces reconstituĂ©es, beaucoup d’élĂ©ments, de figurants, des Ă©crans qui projettent des extraits cĂ©lĂšbres de Tosca, avec Catherine Malfitanoau ChĂąteau Saint-Ange, en compagnie de Placido Domingo, la Callas, etc. La patte de l’écrivain apparaĂźt Ă©galement avec quelques citations, dont celle de Proust (un peu trop appuyĂ©e Ă  notre goĂ»t) : on ne peut reprocher Ă  un metteur en scĂšne de rĂ©agir en fonction de sa sensibilitĂ©, de son ethos, si sa proposition est dĂ©fendable scĂ©niquement, ce qui est incontestablement le cas ici. L’originalitĂ© de sa lecture repose sur l’idĂ©e, certes arbitraire, de doubler le rĂŽle de Tosca avec celui de la prima Donna et de faire de celle-ci une vieille cantatrice jadis adulĂ©e qui revient sur sa prestigieuse carriĂšre. Une idĂ©e qui rappelle l’intrigue de Sunset Boulevard, rĂ©fĂ©rence qui ne fait que renforcer cette lecture trĂšs…

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MASSENET---saint-etienne-Letexier-lacombe-desire-opera-critique-classiquenews_don_quichotte_margaux_klein__9_COMPTE-RENDU, opĂ©ra. SAINT-ETIENNE, le 2 fĂ©v. 2020. MASSENET, Don Quichotte. Orch. Symph. Saint-Etienne Loire, J. Lacombe/L. DĂ©sirĂ©. Nouvelle production du trop rare Don Quichotte de Massenet. Une trĂšs belle rĂ©ussite scĂ©nique, malgrĂ© un plateau vocal inĂ©gal et une direction d’orchestre en demi-teintes. Loin de la vision enjouĂ©e et plus dĂ©lirante de Laurent Pelly avec un JosĂ© Van Dam impĂ©rial pour ses adieux en 2012 Ă  la Monnaie, la lecture de Louis DĂ©siré de l’un des derniers succĂšs de Massenet (crĂ©Ă© Ă  l’opĂ©ra de Monte-Carlo en 1910 d’aprĂšs une piĂšce de l’obscur Jacques Le Lorrain) est au contraire Ă©purĂ©e et met l’accent sur l’humanitĂ© christique du hĂ©ros espagnol.

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COMPTE-RENDU, opĂ©ra. TOULOUSE, Capitole, le 2 fĂ©v 2020. WAGNER : Parsifal. BORY / BEERMANN, KOCH, SCHUKOFF. Peut-on rĂȘver plus extraordinaire production de l’oeuvre si «hors normes» de Richard Wagner ? Les comparaisons avec Strasbourg qui monte sa production au mĂȘme moment seront certainement intĂ©ressantes tant tout semble les diffĂ©rencier. Je dois pourtant reconnaitre que je resterai Ă  Toulouse afin d’assister Ă  plusieurs reprĂ©sentations de ce Parsifal si rĂ©ussi. Il sera difficile de dĂ©velopper tout ce que j’ai Ă  dire sur ce spectacle total tant il est riche. Je serai moins long sur les voix car ailleurs elles ont Ă©tĂ© bien analysĂ©es. C’est tout simplement le quatuor vocal le plus abouti actuel qui puisse se s’écouter aujourd’hui, pour une version parfaitement cohĂ©rente. Voix sublimes de jeunesse, de puissance, de timbres rares et de phrasĂ©s somptueux. Chanteurs-acteurs beaux et convaincants. La prise de rĂŽle de Sophie Koch en Kundry est magistrale, de voix, de timbre, de jeux et de style. Tout y est : de la quasi animalitĂ© Ă  la plus Ă©lĂ©gante sĂ©duction , en particulier la souffrance contenue dans ce rĂŽle complexe. Sophie Koch est une Kundry qui va conquĂ©rir le monde tant elle est dĂ©jĂ  accomplie.

 

PARSIFAL EN MAJESTÉ

9c - Parsifal - Nikolai Schukoff (Parsifal) - crÇdit Cosimo Mirco Magliocca

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paino cmapus 2020 affiche classiquenewsCOMPTE-RENDU, concours. PONTOISE, le 2 fĂ©vrier 2020. CONCOURS PIANO CAMPUS 2020. Le 19Ăšme Concours International Piano Campus s’est dĂ©roulĂ© du 31 janvier au 2 fĂ©vrier Ă  Pontoise. Les Ă©preuves Ă©liminatoires ont permis d’entendre les douze candidats sĂ©lectionnĂ©s dans un programme de 30 mn dont l’Ɠuvre imposĂ©e Ă©tait cette annĂ©e une piĂšce de la compositrice Germaine Tailleferre, « Seule dans la forĂȘt ». Les trois finalistes retenus, le français Virgile Roche (21 ans), l’italien Davide Scarabottolo (18 ans), et le russe Timofei Vladimirov (18 ans), se sont produits sur la scĂšne du ThĂ©Ăątre des Louvrais dimanche 2 fĂ©vrier, devant un jury prĂ©sidĂ© par la pianiste Hisako Kawamura (Prix Clara Haskil 2007 et auparavant elle-mĂȘme laurĂ©ate du concours Piano Campus). Le compositeur Fabien Waksman, Ă©galement membre du jury, est l’auteur de la piĂšce contemporaine imposĂ©e, « Black Spirit », pour piano et orchestre, donnĂ©e en crĂ©ation mondiale par les trois jeunes pianistes. Tout de suite l’énoncĂ© du palmarĂšs: …

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porgy-and-bess-metropolitan-opera-new-york-critique-annonce-opera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. NEW YORK, Met, le 1er fĂ©v 2020. GERSHWIN : Porgy and Bess.David Robertson / James Robinson. Avec Wozzeck, dirigĂ© par Yannck NĂ©zet-SĂ©guin, voici l’autre production Ă©vĂ©nement qui atteste de l’excellente santĂ© artistique du Met
 Porgy and Bess (1935) fait un retour remarquĂ© et rĂ©ussi sur la scĂšne du Met aprĂšs plus de 30 annĂ©es d’absence, avec retransmission en direct en bonus, – trĂšs apprĂ©ciĂ©. L’opĂ©ra black que Georg Gershwin Ă©crit avec son frĂšre Ira (pour le livret) doit ĂȘtre chantĂ© par une distribution uniquement black : clause respectĂ©e ici Ă  la lettre
 La mise en scĂšne de James Robinson ressuscite ainsi le village de Catfish Row et ses habitants si attachants. Pour dĂ©cor unique, une vaste rĂ©sidence d’un Ă©tat du sud amĂ©ricain, oĂč l’action prend place dans chaque piĂšce ; sa mobilitĂ© puisque le dispositif tourne sur lui-mĂȘme dynamise tous les ensembles, en particulier les danses et les chƓurs dont le souffle collectif si essentiel au sujet est assurĂ© par le chƓur du Met trĂšs bien chauffĂ© (trĂšs rĂ©ussi, solide et prenant, choeur « Gone, gone, gone »). La ferveur en Dieu relĂšve toujours cette humanitĂ© tant de fois mise Ă  terre


 

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JANVIER  2020 

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 György Vashegyi : le Baroque Français au sommetCOMPTE-RENDU, concert sacrĂ©. Paris, TCE, le 29 janv 2020. MOZART : Requiem. Emoke Barath, Anthea Pichanick, Zachary Wilder, Istvan Kovacs. Orfeo Orchestra, Purcell Choir. Gyorgy Vashegyi, direction. Programme latin et sacrĂ© au ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es avec cette production des Grandes Voix autour du chef d’Ɠuvre liturgique de Mozart, son dernier opus, le Requiem en rĂ© mineur. L’orchestre hongrois Orfeo Orchestra avec le Purcell Choir sont par leur fondateur, figure importante du renouveau de la musique baroque en Hongrie, Gyorgy Vashegyi. Le maestro a Ă©tĂ© distinguĂ© Ă  plusieurs reprises sur classiquenews pour ses excellentes lectures des opĂ©ras baroques français de Rameau (  NaĂŻs, 2017  /  les Indes Galantes, 2018) à Mondonville (Grands Motets, 2015). La distribution des solistes est rayonnante de talent, composĂ©e de la soprano Emoke Barath, la contralto Anthea Pichanick, le tĂ©nor Zachary Wilder et le baryton Istvan Kovacs.

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guy-piano-classiquenews-concert-critique-annonce-concert-classique-François-FrĂ©dĂ©ric-Guy-Photo-Caroline-Doutre-11-320x213COMPTE-RENDU, critique, concert. PARIS, TCE, le 18 janv 2020. BEETHOVEN / FF GUY : les 5 Concertos pour piano. François-FrĂ©dĂ©ric GUY, piano et direction. Orchestre de Chambre de Paris, THÉÂTRE DES CHAMPS ÉLYSÉES, Paris, 18 janvier 2020. Les 5 concertos pour piano de Beethoven.  La cĂ©lĂ©bration des 250 ans de la naissance de Beethoven a commencĂ© en ce dĂ©but d’annĂ©e dans la monumentalitĂ©, avec l’intĂ©gralitĂ© de ses concertos pour piano donnĂ©s en une soirĂ©e, une folie que le compositeur n’aurait pas condamnĂ©e – rappelons-nous ce soir du 22 dĂ©cembre 1808 Ă  Vienne: crĂ©ation du quatriĂšme concerto, mais aussi des symphonies 5 et 6, que « complĂ©taient » l’aria « Ah, perfido! », la Fantaisie pour piano opus 77 et la Fantaisie chorale opus 80! Un vĂ©ritable dĂ©fi relevĂ© par ses interprĂštes, l’Orchestre de Chambre de Paris et le pianiste François-FrĂ©dĂ©ric Guy, tous en grande forme, devant le public enthousiaste du ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es plein Ă  craquer.

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MUTI riccardo Muti_120128_041_crop_Todd_Rosenberg-e1365787405319COMPTE-RENDU, concert. PARIS, Philharmonie, le 17 janvier 2020. Wagner : Le Vaisseau fantĂŽme (ouverture), Hindemith : Symphonie “Mathis le Peintre”, Dvoƙák : Symphonie n° 9 “Du Nouveau Monde”. Alors qu’il nous a dĂ©jĂ  gratifiĂ© du privilĂšge de la lecture de ses mĂ©moires https://www.classiquenews.com/livres-riccardo-muti-prima-la-musica-larchipel/, le grand chef napolitain Riccardo Muti (78 ans) n’en finit pas d’assurer une prĂ©sence rĂ©guliĂšre Ă  Paris d’annĂ©e en annĂ©e, le plus souvent avec l’Orchestre national de France en tant que chef invitĂ©, ou plus logiquement avec “son” Orchestre symphonique de Chicago, dont il est le directeur musical depuis 2010. C’est prĂ©cisĂ©ment avec la prestigieuse formation amĂ©ricaine qu’on le retrouve Ă  la Philharmonie pour l’un des concerts les plus attendus de la saison – pour preuve la salle remplie Ă  craquer ce vendredi soir.

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bloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. AprĂšs une Symphonie n°8 « des Mille » rĂ©alisĂ©e en nov 2019, jalon Ă©blouissant d’un cycle qui restera mĂ©morable, voici en ce dĂ©but d’annĂ©e 2020, la fin de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’ONL LILLE Orchestre National de Lille et son directeur Alexandre Bloch : la 9Ăš, vĂ©ritable testament musical et spirituel. Les auditeurs l’ont remarquĂ© comme les musiciens eux-mĂȘmes : il s’est passĂ© quelque chose avec les 5Ăš et 6Ăš symphonies ; rondeur et prĂ©cision accrues, rĂ©flexes plus naturels, onctuositĂ© et profondeur, servies par un relief instrumental d’un fini impeccable
 de fait, jouer sur la durĂ©e l’intĂ©gralitĂ© des symphonies et de façon ainsi chronologique, aura porter bĂ©nĂ©fice Ă  l’écoute et Ă  la cohĂ©rence du collectif lillois. Alexandre Bloch depuis son arrivĂ©e en 2016 aura fondamentalement fait Ă©voluer et enrichit l’expĂ©rience des musiciens, n’hĂ©sitant pas Ă  Ă©largir le rĂ©pertoire (jusqu’à l’opĂ©ra, avec Les PĂȘcheurs de Perles de Bizet, juin 2017), ou « oser » des partitions monstrueuses rĂ©putĂ©es injouables (MASS de Bernstein, juin 2018). Ce cycle Mahler s’inscrit dans un mouvement Ă  la fois de renouvellement et d’accomplissement pour l’Orchestre.

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Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursCOMPTE-RENDU, critique, concert. TOURS, OpĂ©ra, le 11 janvier 2020. Concert du nouvel An, OSRCVLT, Benjamin Pionnier. Strauss, Tchaikovsky, Brahms
 Superbe soirĂ©e qui donne du baume au cƓur en ce dĂ©but d’annĂ©e 2020 Ă  Tours. Le chef Benjamin Pionnier, directeur gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra de Tours, poursuit son travail avec les musiciens maison ; une collaboration qui est marquĂ©e par un Ă©largissement significatif du rĂ©pertoire ; par l’accroissement de l’expĂ©rience musicale grĂące Ă  l’invitation faite Ă  d’autres chefs invitĂ©s aux profils variĂ©s, ce qui est toujours profitable pour rĂ©duire les effets de la routine ; par des actions nouvelles vers les jeunes publics (l’OpĂ©ra de Tours a Ă©tĂ© l’un des premiers Ă©tablissements lyriques Ă  lancer les « concerts bĂ©bé »   depuis lors, complets tout au long de la saison)
 ELEGANCE VIENNOISE A TOURS…
Ce soir, c’est l’esprit viennois et la magie des valses des Strauss, pĂšre et fils qui s’exportent de Vienne Ă  Tours. Il faut toute la premiĂšre partie (Ouverture des Joyeuses CommĂšres de Windsor de Nicolai, Suite de Casse-Noisette opus 71, 
) pour chauffer les instruments, pour que le collectif atteigne une volubilitĂ© expressive, une Ă©vidente lĂ©gĂšretĂ©.

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dvorak_antonin3COMPTE-RENDU, opĂ©ra. GAND, OpĂ©ra flamand, le 11 janvier 2019. Dvorak : Rusalka. Giedrė Ć lekytė / Alan Lucien Øyen. Nouveau directeur artistique de l’OpĂ©ra flamand / Opera Ballet Vlaanderen, depuis le dĂ©but de la saison 2019-2020, Jan Vandenhouwe s’est fait connaĂźtre en France comme dramaturge, notamment Ă  l’occasion de son travail avec Anne Teresa de Keersmaeker pour le Cosi fan tutte prĂ©sentĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Paris (voir notre compte-rendu dĂ©taillĂ© en 2017- https://www.classiquenews.com/cosi-fan-tutte-sur-mezzo/). Avec cette nouvelle production de Rusalka (1901), c’est Ă  nouveau Ă  un chorĂ©graphe qu’est confiĂ©e la mission de renouveler notre approche de l’un des plus parfaits chefs d’Ɠuvre du rĂ©pertoire lyrique : en faisant appel au norvĂ©gien Alan Lucien Øyen, artiste en rĂ©sidence au Ballet national Ă  Oslo, Vandenhouwe ne rĂ©ussit malheureusement pas son pari, tant l’imaginaire visuel minimaliste ici Ă  l’oeuvre, rĂ©duit considĂ©rablement les possibilitĂ©s dramatiques offertes par le livret.

 

 

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yvain_maurice comedie operette classiquenews _02COMPTE-RENDU, critique, opĂ©ra. PARIS, AthĂ©nĂ©e LJ, le 8 janvier 2020. YVAIN : YES ! Les Brigands, PM Barbier / Galard – Hatisi. Quand on voit revenir Yes de Maurice Yvain sur les scĂšnes de plusieurs maisons, on ne peut que se rĂ©jouir. L’ouverture du rĂ©pertoire du Palazzetto Bru-Zane et sa nouvelle exploration de l’opĂ©rette est un beau geste vers un rĂ©pertoire trop souvent oubliĂ©, mĂ©sestimĂ© voire mĂ©prisĂ©. Yes est un chef d’Ɠuvre calibrĂ© au millimĂštre par Maurice Yvain et Albert Willemetz. Duo mythique de l’opĂ©rette, ils peuvent ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme les Mozart et Da Ponte des AnnĂ©es Folles. Yes, crĂ©Ă©e en 1928 au ThĂ©Ăątre des Capucines est originellement composĂ© pour deux pianos. La partition est d’une richesse digne du livret. L’intrigue fabuleuse conte les dĂ©boires filiaux et amoureux du riche playboy Maxime Gavard, fils du « roi de la vermicelle ». La musique mĂȘle Ă  la fois jazz, swing, fox-trot et rythmes latinos.

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COMPTE-RENDU, opĂ©ra, critique. MARSEILLE, OpĂ©ra, le 3 janv 2020. OFFENBACH : Barbe Bleue. Laurent Pelly. Pas la veuve, Barbe-bleue, mais le veuf joyeux comme il se dĂ©finit lui-mĂȘme : « O guĂ©, jamais veuf ne fut plus gai ! » mais Ă©trange mono-manique du mariage qui semble ne pouvoir accĂ©der Ă  la femme que dans le cadre de l’institution matrimoniale.

 Monogame en série

thumbnail_3 P1200061  photo Christian DRESSE 2019

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musikverein saal concert du nouvel an 2016njk14_TRY_0497COMPTE-RENDU, critique, concert du NOUVEL AN 2020. VIENNE, Musikverein, le 1er janvier 2020. STRAUSS
 Wiener Phil. Andris Nelsons
, direction. Le concert du NOUVEL AN Ă  VIENNE, ce 1er janvier 2020 marque les dĂ©buts dans cet exercice du chef letton Andris Nelsons (41 ans), musicien dĂ©jĂ  familier des instrumentistes viennois, avec lesquels il a enregistrĂ© l’intĂ©grale des Symphonies de Beethoven pour DG Deutsche Grammophon. GRISANT MAIS PAS EBLOUISSANT… C’est aussi un concert de gala qui ouvre les festivitĂ©s des 150 ans de la crĂ©ation du Musikverein, salle mythique, dite la boĂźte Ă  chaussure magique, dans laquelle tous les concerts du Nouvel An se sont dĂ©roulĂ©s. Polka rapide composĂ©e par Edouard Strauss (le dernier de la fratrie Strauss, aux cĂŽtĂ©s de Johann II et Josef ; celui qui a brĂ»lĂ© partitions et matĂ©riel d’orchestre sous un coup de folie) : Le caractĂšre gĂ©nĂ©ral de cette annĂ©e est dĂ©voilĂ© dĂšs la premiĂšre Ɠuvre choisie par le chef pour son premier Concert du Nouvel An : de Carl Michael Ziehrer, Die Landstreicher / Les Vagabonds (Ouverture). Le chef letton affirme d’emblĂ©e sans prĂ©ambule une joie militaire, galop Ă  la Offenbach, un rien pĂ©taradant (avec coups de piccolos) ; musique un peu trop dĂ©corative et narrative pour un dĂ©but : la sonoritĂ© est un rien tendue qui manque de dĂ©tente, de souplesse. Heureusement, ce raffinement viennois qui nous manquait tant, surgit Ă  l’éclosion de la valse finale : mais Ziehrer ne maĂźtrise pas l’orchestration comme Johann II et ses frĂšres ; cela sonne un peu raide et sec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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rubinstein-demon-opera-de-bordeaux-critique-opera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique opĂ©ra. BORDEAUX, Grand ThĂ©Ăątre, le 31 dĂ©c 2020. Anton RUBINSTEIN: Le DĂ©mon. Dans l’opĂ©ra rare d’Anton Rubinstein, Le dĂ©mon (1875), soit donc contemporain de Carmen de Bizet, l’ange diabolique renonce Ă  l’amour en acceptant que la mortelle meurt Ă  leur premier baiser tentateur ; elle rejoindre les Ă©lus, mais lui, sera condamnĂ© aux vertiges de l’enfer destructeur. La vision manque cependant d’épaisseur pour nos cerveaux habituĂ©s aux scĂ©narios noirs des sĂ©ries vedette : ce dĂ©mon inspirĂ© de Lermontov et de Pouchkine est d’un fil et d’une Ă©toffe un rien, trop fins. Pas sur que l’intrigue et le drame soient retenu par l’industrie cinĂ©matographique actuelle.

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