La France du premier baroque (XVII ème siècle), avant la prise du pouvoir par Louis XIV apprend les bonnes manières auprès de la source du raffinement et de l’art, la souveraine Italie, patronne des artistes et de l’avant-garde picturale autant que musicale, depuis le XV ème siècle.
Pour preuve, pour célébrer le mariage du jeune Roi Louis de France avec l’Infante Marie-Thérèse d’Autriche, Mazarin, alors Premier Ministre, invite à Paris, l’un des plus grands compositeurs ultramontains de l’heure, Francesco Cavalli.
L’élève de Monteverdi poursuit le grand œuvre de son maître dont il apprit toutes les ficelles de la dramaturgie. L’héroïsme édifiant, l’apothéose morale des héros et des dieux de la fable mythologique et de l’Epopée guerrière, mais aussi la bouffonnerie la plus truculente voire lubrique et acide, déjà à l’œuvre dans La Calisto (1651). Grand conteur des légendes et faiseur de féerie, Cavalli est aussi un peintre réaliste sans complaisance ni idéalisme sur la nature humaine. Si les auteurs vénitiens savent évoquer la grandeur des héros, ils aiment tout autant brosser la perversité agissante des personnages, non sans un certain cynisme et un pur amour de la comédie dell’arte.
Les compositeurs italiens baroques sont nés pour la comédie et la scène, ils ont le démon des planches dans le sang, et en cela Cavalli, plus qu’aucun autre disciple de Monteverdi, avec peut-être Cesti, porte très haut la tradition théâtrale du Maître fondateur de l’Opéra.
Mazarin, d’origine italienne, prélat aussi mécène que dispendieux, ayant le sens de la représentation, en serviteur digne de la monarchie française, particulièrement fragilisé dans la première moitié du XVII ème siècle, entend donner des images à la mesure de son ambition pour le prestige de la Maison des Bourbons. La musique en particulier l’opéra est un excellent outil de propagande.
Ce qui touche le Roi, doit nécessairement engager ce qu’il y a de plus spectaculaire, de plus enchanteur, de plus artistiquement raffiné.
Depuis 1645, le Cardinal œuvre pour importer à Paris, la manière italienne, en particulier l’opéra. La Finta pazza de Strozzi et Sacrati est représentée au Petit Bourbon dans des machineries somptueuses de Torelli. En 1647, Luigi Rossi donne son Orfeo au Palais-Royal, quarante après que Monteverdi ait créé son propre Orfeo à Mantoue. Dès l’origine, les parisiens découvrent la magie du théâtre musical italien.
Naturellement, pour le mariage du jeune Louis XIV, Mazarin commande à Cavalli un ouvrage nouveau, Ercole Amante, dès 1659, et pour les représentations, fait élever un théâtre au Château des Tuileries. LeVau, architecte, Coypel, peintre, travaillent sur le chantier. La machinerie, la plus élaborée de l’heure, est réalisée par Vigarini.
Cavalli qui a succédé à son maître Monteverdi à Saint Marc de Venise, comme maestro di capella du Doge, l’un des postes les plus prestigieux d’Italie, arrive à Paris à l’été 1660. Agé de 58 ans, le compositeur italien, réputé, estimé, admiré, eut du mal à rejoindre Paris. Il est dans la ville non sans s’être fait prié à plusieurs reprises. L’union du couple royal avait déjà été célébrée le 9 juin à Saint-Jean de Luz. Louis et Marie-Thérèse faisaient leur entrée parisienne, le 26 août.
Hélas, la salle de théâtre des Tuileries n’étant pas achevée, on se replia sur un autre ouvrage de Cavalli, Xerse, écrit en 1654 pour Venise, auquel Lulli ajouta ses ballets. Ercole Amante ne fut représenté sous la direction du compositeur, devant la Cour, qu’en février 1662. Mazarin ne devait pas découvrir l’ouvrage dont il était depuis 1660 le commanditaire : il s’était éteint le 9 mars 1661.
L’ouvrage fleuve, en un prologue et cinq actes, s’appuie sur le livret de l’abbé Francesco Buti. Au cœur du drame, Iole aimée par Jupiter et son fils, Hyllus. Œuvre de propagande, l’opéra du Vénitien permit selon les volontés des commanditaires au jeune monarque Bourbon d’apparaître sous sa forme solaire, selon la symbolique de la Monarchie Française.
Dans Ercole Amante, Cavalli utilise avec maestrià, l’arioso qui lui permet d’exprimer les passions humaines. Tout l’intérêt de l’ouvrage, malgré la signification politique et les conventions d’un opéra de cour, réside dans la psychologie musicale, présente dans la partition. Récitatifs amples et d’une solennelle effusion sentimentale, chœurs grandioses parfaitement adaptés à la volonté d’héroïsation et de grandeur épique et légendaire, sont les piliers d’une œuvre foisonnante et inventive, qui mêlent librement, duos, trios, solistes et chœurs, scènes de lamentation, de jubilation, de caractère et de torpeur alanguie. D’autant que la part de l’orchestre n’est pas négligée : ritournelles, sinfonie indiquent clairement que le continuum instrumental est moteur.
Disposant de moyens humains et financiers exceptionnels, Cavalli pouvait développer comme il le souhaitait son projet dramaturgique et musical.
En Ercole/Hercule, il faut bien sûr, reconnaître la glorification mythologique du Souverain Français, héros conquérant, doué d’une force exceptionnelle et miraculeuse, pacificateur et vertueux. Le modèle du prince baroque, politique avisé, acteur de son destin, incarnation de la puissance de l’ordre divin et de la nation. A ce titre, le prologue qui identifie précisément le royal modèle au héros grec, est le prototype d’une tradition lyrique qu’illustrera ensuite Lully, musicien du Roi, au travers de ses tragédies lyriques, à partir de 1673 (Cadmius et Hermione).
En dépit de notre goût moderne qui évaluerait l’œuvre telle une manifestation exotique du goût français, il faut plutôt tenir Ercole Amante comme un ouvrage fondamental dans l’évolution de l’opéra en France, le préambule nécessaire et incontournable qui prépare l’essor futur de l’opéra lulliste qui naît onze années après.
L’accueil de l’opéra fut si l’on en croit les historiens, mitigé. Or il paraît difficile de croire que les courtisans invités en présence de leur souverain, aient pu manifestement « bouder » un spectacle certes long, dont le livret italien n’avait pas été traduit. La résistance de l’audience française résidait en de plus profondes raisons qui tenaient surtout au goût et à la culture française, encore peu habituée aux codes de l’opéra italien.
Le Ballet de cour restait encore le genre le plus apprécié. A ce titre, Louis XIV danseur, saura intégrer cette spécificité de la Cour de France, aux représentations de sa propre grandeur. Mais le pays de Corneille et de Racine a toujours favorisé le théâtre parlé sur celui chanté. Et il faudra encore bien des années pour les compositeurs perfectionnent un mode de déclamation mi chantée mis parlée parfaitement adapté à l’idée d’un théâtre musical. L’opéra Français, l’un des plus tardifs en Europe, ne naîtra qu’en 1673. Et son avènement fut réalisé par celui qui avait fait danser le Roi, Lully, celui-là même qui aux moments de représentations d’Ercole Amante, composa des ballets de son invention, plus applaudis que le drame vocal et musical de Cavalli.
Cavalli quitte Paris en mai 1662. Son séjour ne fut tout de même pas inutile. Il a labouré le champ de Lully. La création parisienne de ses œuvres aura permis
que naisse une tradition purement française de l’opéra. En affirmant dès la prise du pouvoir par Louis XIV(1661), l’image sublimée de la grandeur politique, en offrant un premier modèle artistique auquel le jeune monarque absolu s’est identifié, l’oeuvre de Cavalli a fécondé l’imaginaire des artistes qui travaillèrent ensuite à perpétuer la gloire musicale du Souverain Français.
Discographie
Michel Corboz, 1980
Yvonne Minton, Ulrik Cold, Felicity Palmer, Keith Lewis… English Bach festival Chorus, Baroque orchestra. (Erato, 3 cds)
27 ème Festival d’Ambronay 2006
Cavalli, Ercole Amante
& Lulli, ballets
Les 26 et 28 septembre, 20h30, Théâtre de Bourg-en-Bresse
Solistes, choeurs et orchestre, Académie européenne d’Ambronay,
direction : Gabriel Garrido.
mise en scène : Pierre Kuentz
chorégraphie : Ana Yepes
Tournée :
30 septembre, Opéra de Vichy
3 octobre, Opéra de Toulon
6 octobre, Grand Théâtre de Reims
9 octobre, Salle Gaveau à Paris
puis Opéra de Besançon
informations : www.ambronay.org
Illustrations
Lebrun, l’apothéose d’Hercule
Pierre Mignard, Mazarin
Velasquez, l’Infante Marie-Thérèse
François Lemoyne, l’apothéose d’Hercule (Château de Versailles, salon d’Hercule)
Nanteuil, Louis XIV.


L’auteur du livret de Calisto, Giovanni Faustini renoue avec la tradition de l’opéra mythologique, hérité de l’Orfeo de Monteverdi par exemple. Mais ici, l’ambition noble de l’écriture, les vertus moralisatrices et l’action édifiante des protagonistes se sont mués en une nouvelle scène parodique propre à dénoncer la vulgarité des caractères. Les divinités de la Grèce mythologique (Jupiter et Junon, Diane et Pan) habitent ici une Arcadie utopique, en pleine forêt, aux pieds de mont Latmos et dans la plaine de l’Erymanthe. Ils y cotoient de simples mortels (Calisto et Endymion) mais aussi une multitude d’êtres lascifs et à l’instinct des plus lubriques, satyres et faunes. L’idéalisme des types créés au début du siècle a disparu pour une peinture réaliste des caractères humains. A la peinture édifiante des vertus morales du héros, les auteurs préfèrent souvent la satire sociale, le dénonciation des traits de caractères moins édifiants : félonie, jalousie, calculs et manipulations, voire perversité et mensonges. La charge de Cavalli et Faustini est d’autant plus virulente que les dieux, Jupiter en première position, expriment les plus viles pensées quand seuls les êtres les plus vertueux demeurent les mortels, Calisto et Endymion.
Ainsi la « fange », incarnant un état de sauvagerie animale, est clairement désignée dans la figure de Pan et de son joyeux cortège, des faunes et des satyres.
Pendant sa « direction à la Médicis », Ingres travaille surtout à la gestion et à la tenue générale de l’Institution. Son œuvre sera limitée. En témoignent l’Odalisque à l’esclave, et la Maladie d’Antiochus ou Stratonice.
C’est qu’à 50 ans, Ingres n’a plus rien à prouver et il s’encombre de moins en moins des bienséances familières. Il était surtout impatient de se remettre d’un voyage qui avait duré plusieurs semaines, en compagnie de son épouse, Madeleine et de son élève, Georges Le François.
Les goûts musicaux
Ingres portait en faible estime la musique italienne : « ce commun, ce trivial, où tout, jusqu’à « je te maudis », se dit en roucoulant ».
Comme en peinture, Ingres a soutenu toujours, l’expression. Contre la fadeur et les conventions, il s’est révélé d’un étonnant pouvoir de renouvellement, de régénérescence artistique, qui en font un « moderne ». C’est d’ailleurs en moderne, en phase avec son temps, qu’aux côtés de Mozart et de Gluck, il s’est passionné tout autant pour les romantiques. Preuve que ceux qui opposent à son art maîtrisé de la ligne, l’agitation des romantiques (pour en faire un rival de Delacroix), connaissent mal les véritables affinités du peintre. Il s’est passion


La qualité et la fascination de la partition, qui n’a peut-être jamais été jouée d’un seul tenant comme les interprètes baroques ont coutume de le faire aujourd’hui du vivant de l’auteur, apparaissent clairement dans l’alliance de l’ancien et du moderne dont Monteverdi fait une arche entre deux mondes. Le compositeur offre une synthèse quasi encyclopédique de toutes les formes possibles à son époque. Les Vêpres de ce point de vue, dessinent une superbe passerelle édifiée pour la réconciliation de deux tentations ou deux directions esthétiques et musicales, apparemment antinomiques.
A 43 ans, Claudio le Grand affirme son art de la synthèse, son intuition innovatrice, une vision grandiose qui confine à un langage universel. Avec le Vespro, le musicien se révèle comme le penseur le plus génial de son époque. Mais la partition n’était qu’une étape qui le mènera vers les deux ouvrages de la pleine maturité. Une contradiction ou une singularité qui lui est spécifique, entre le profane et le sacré, se précise. Musicien des divertissements et du théâtre pour la Cour ducale de Mantoue, il écrit le chef-d’oeuvre des grandes célébrations sacrées. Maître de chapelle à partir de 1613 pour le Doge de Venise , il composera pour la scène lyrique, le Couronnement de Poppée puis le Retour d’Ulisse dans sa patrie qui marque sur le plan profane cette fois, un nouvel accomplissement après les Vêpres. Sous la voûte de San Marco, sur la scène des théâtres d’opéra de Venise, l’homme transmet un même témoignage, saisissant d’émotion et de vérité.
Années 1780
Economie imposée ou
La
Qui est Werther?
Aujourd’hui, les sources originales font
Vingt-sept ans après sa sortie sur le grand écran (1979), le Don Giovanni réalisé par Joseph Losey d’après Mozart et Da Ponte continue de fasciner. La Gaumont qui a décidé de republier l’œuvre, a déjà écoulé le premier tirage depuis son placement en magasin, le 9 mai 2006.
Et voici que point une autre question tout aussi cruciale : la démocratisation d’un genre boudé par les classes moyennes, qui est longtemps resté l’apanage et le privilège de la bourgeoisie. Trop élitiste, l’opéra courrait à sa ruine.Or en destinant ce Don Giovanni pour le cinéma, le désir de Liebermann, alors directeur du Théâtre national de Paris, était bien d’élargir l’audience de l’opéra, de gagner un autre public, de lancer le concept d’opéra « blue jean ».
Or c’est tout l’inverse justement. Un regard qui cerne le vide des êtres, leur solitude profonde et inconsciente ; en définitive, la fin d’un monde, le péril d’une civilisation.
Les chanteurs peu en affinité pendant le tournage avec les équipes techniques, avec Losey lui-même, reconnaissent après coup, l’émerveillement que suscite le film réalisé. Le film achevé méritait bien tant d’efforts.
A l’occasion du retour de la soprano américaine à Paris, Philips réédite en cinq coffrets doubles, un premier cycle discographique emblématique du charisme de la chanteuse :
En plus de ce florilège essentiel,
Bibliographie
René Jacobs, 2006
Sir Charles Mackerras, 2006
La clarinette chante en les transcendant les prières des deux caractères les plus passionnés de l’œuvre : Sesto et Vitellia. L’instrument accompagne Sesto dans « Parto », (clarinette en si bémol, Acte I, Air N°9) et l’imposant rondo de Vitellia : « Non più di fiori » (cor de basset ou clarinette accordé en fa, Acte II, Air N°23). Il est frappant de suivre avec quelle ingéniosité Mozart exploite l’instrument. Chez Sesto, la voix de l’instrument exprime la Vitellia rêvée par le jeune homme. Il s’agit d’une vision idéale de Vitellia telle qu’il aimerait la chérir et non la servir avec souffrance ; dans l’air de Vitellia, le cor de basset exprime la métamorphose à l’œuvre dans l’âme de la princesse. Les volutes du cheminement intérieur qui la mènent, de ce qu’elle était vers ce qu’elle devient. Vipère froide et haineuse, calculatrice et manipulatrice, Vitellia ressent comme une révélation des sentiments que nous ne lui connaissions pas mais que ses larmes observées déjà avant l’air de Servilia laissaient espérer : compassion, remord, solitude, terreur, renoncement enfin.
Plus que Titus qui en est le prétexte officiel, Vitellia est la véritable héroïne de la partition : c’est par elle que s’accomplit le miracle de la métamorphose.
L’artiste épouse les idéaux les plus modernes et retrouve même l’insolence de Figaro. Dix jours avant la création de l ‘œuvre, le 27 août 1791, Leopold II signe avec le Roi de Prusse, la « déclaration de Pillnitz » qui est un engagement d’intervention militaire immédiate en cas d’action inspirée par l’esprit de la Révolution et par le jacobinisme ambiant. Dans ce contexte où les souverains de l’Europe désirent renforcer leur autorité et donner une image positive de la monarchie, l’opera seria Titus apporte une illustration plus qu’opportune. La preuve éloquente de la dignité du prince, magnanime et clément. Une sorte de manifeste a contrario de la Révolution, qui atteste de la grandeur et des vertus du pouvoir monarchique. Toute la poésie de Métastase sert cet idéal politique.
Ce qui nous paraît éloquent à l’écoute et l’analyse de l’œuvre c’est tout en servant la même inspiration moderne qu’Idoménée, à l’inverse de ce dernier opus seria, plutôt foisonnant et libre, Titus incarne un aspect nouveau de la sensibilité du dernier Mozart : concision, mesure, surtout économie des moyens qui dans leur dosage et leur enchaînement confinent à l’épure. Titus accomplirait justement ce en quoi Idoménée était quelque peu maladroit voire déséquilibré. Hier, la surenchère d’un génie précoce et inventif. A présent, la pleine maturité d’une œuvre aussi suggestive que méditée. Mozart brosse à la manière de Fragonard (le vœu à l’amour), par des touches rapides d’une profondeur virtuose, qui ne sont jamais superficielles tant elles sont justes dans leur forme : plusieurs airs portent à un très haut degré cette éloquence de la forme rapide et serrée : torna di Tito ou surtout S’altro che lagrime (Servilia) dont on continue de regretter, tradition de la critique musicale oblige, l’aspect « inabouti », à peine développé, ébauché, « maladroit ».
Il était tout à fait naturel que dans cette voie réformatrice, il traite avec régularité la « grande machine », le genre noble et officiel, parfaitement structuré, trop peut-être. Et quand lui échoit la commande impériale de surcroît sur le registre seria, la tentation est trop forte. L’esprit de la revanche aussi car la Cour et l’Empereur, c’est-à-dire le goût viennois d’alors, n’a guère applaudi son talent depuis l’Enlèvement au Sérail (1782). Et c’est essentiellement Prague qui a célébré à juste titre la réussite de ses derniers opéras, Les Noces et Don Giovanni… En ne se maintenant qu’à peine quinze soirées, Cosi, créée au Burgteater de Vienne, est un échec amer.
Ajouter à sa carrière la mention « compositeur d’opera seria », accrédite le prestige de ceux qui n’ont traité que le genre buffa. Or rien ne comptait plus à Mozart que la défense de son statut de compositeur.
Aux côtés de Jordi Savall, son époux, Monserrat Figueras exhume plusieurs siècles de musique composée par des femmes poétesses ou prophètes, aujourd’hui oubliées. Pourtant ce sont des chants qui parlent au coeur autant qu’à l’esprit dont l’actualité des thèmes n’a jamais été ausi aiguë. Voyage en pays de lumière, où les ténèbres ne sont jamais loin, à l’occasion de la sortie de son album « Lux Feminae »…
« La Clemenza di Tito », opéra sous-évalué, méprisé, écarté du catalogue « noble » de Mozart ? Certes oui ! A tort ou à raison, critiques et musicologues ont aimé minorer la partition de 1791. Dans les faits, le dernier « seria » de Mozart fut brossé en à peine trois semaines par un compositeur pris entre la conception simultanée de « la Flûte Enchantée » menée avec la complicité de l’homme de théâtre Schikaneder, et celle du « Requiem » pour le comte Walsegg, en hommage à sa défunte épouse.