vendredi, décembre 9, 2022

Richard Wagner, LohengrinFrance musique, le 25 novembre à 19h

A ne pas rater

Samedi 25 novembre à 19h

Richard Wagner, Lohengrin
opéra enregistré à l’Opéra national de Lyon,
les 14 et 19 octobre 2006

Anvers, X ème siècle. Elsa von Brabant est accusée d’avoir fait disparaître son jeune frère, Godefroy, pour monter sur le trône. Mais surgit son Sauveur, un chevalier inconnu qui prend sa défense contre ses accusateurs. La princesse convole en justes noces avec son chevalier miraculeux et se destine à un avenir glorieux… mais c’était compter sans les agissements du couple de conspirateurs, Telramund et Ortrud, qui distille dans le coeur d’Elsa, le poison du doute et du soupçon. En demandant au héros, son identité, malgré le voeu qu’elle avait prononcé, Elisabeth rompt le lien qui l’unissait au Chevalier Lohengrin.

Wagner n’en est pas à son premier opéra chevaleresque. Avant Lohengrin (1848), Tannhäuser (1845) peint aussi l’impossibilité d’un amour maudit. Certes, il y a bien métamorphose dans le coeur de Tannhäuser mais il est trop tard pour qu’il retrouve Elisabeth. Dans Lohengrin, le compositeur qui poursuit son travail pour la définition d’un nouvel opéra germanique, après Weber, affine encore sa propre conception du théâtre, et produit un opéra non pas historique mais romantique, où le sujet met en relief la passion du sentiment, la trame des pensées contradictoires et maladives, l’activité des sortilèges et des envoûtements secrets qui inspire à l’orchestre, un flot de plus en plus foisonnant.


En dépit de l’extase romantique
qui insuffle à Elsa, ses visions et ses aspirations, la conclusion de l’opéra est sans appel : la princesse meurt d’avoir douté, et Lohengrin s’en retourne d’où il est venu. L’amour maudit chez Wagner prendra encore une forme renouvelée avec Tristan, qui est l’expression suspendue, extatique d’un sentiment d’échec et de profonde névrose. La fusion de deux êtres ne peut se réaliser sur cette terre. L’écriture musicale cependant atteint une élévation féerique et d’exaltation lyrique qui culmine déjà dans l’ouverture dont les cimes éthérées ont enthousiasmé Baudelaire.
Composé la même année (Dresde, 1848) que l’unique opéra de Schumann, Genoveva, Lohengrin précise une esthétique et une vision du couple, tout à fait différente que l’opus Schumannien. Lire notre dossier Genoveva de Robert Schumann.

Lohengrin
Opéra en trois actes
Livret du compositeur
Créé à Weimar, Hoftheater,
le 28 août 1850

Distribution
Hans Sotin, Le roi Henri
Hugh Smith, Lohengrin
Inga Nielsen, Elsa
Tom Fox, Telramund
Evelyn Herlitzius, Ortrud
Brett Polegato, le héraut du roi

Orchestre et choeur
de l’Opéra national de Lyon
Lothar Koenings, direction

Illustrations
Ingres, Roger délivrant Angélique (DR)

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