jeudi 22 février 2024

Mort du chef d’orchestre SEIJI OZAWA, mardi 6 février 2024 à Tokyo

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Il s’est éteint mardi dernier 6 février à Tokyo à l’âge de 88 ans, ainsi que l’a confirmé son fils au quotidien Asahi Shimbun. Avec son imposante chevelure, le maestro était le dernier grand géant de la baguette, félin aussi énergique qu’analytique, Seiji Ozawa s’est imposé entre autres activités, pendant 30 ans comme directeur musical du Boston Symphony Orchestra…

 

Né en Mandchourie le 1er septembre 1935, Seiji Ozawa, disciple de Karajan, de Bernstein, de Charles Munch, fut révélé en remportant le Concours de Besançon en 1959. Sa carrière se développa surtout en Europe et aux USA. Il débute sa carrière américaine en 1962 en dirigeant le San Francisco Symphony ; puis pilote le Boston Symphony Orchestra à partir de 1970… 

Après un retour difficile au Japon, Seiji Ozawa fonde le Saito Kinen Orchestra en 1984 en hommage à son dernier mentor Hideo Saito. Son rêve prend forme en 1992, quand il crée le Saito Kinen Festival Matsumoto dont il assure la direction artistique. Entre 2002 et 2010, Ozawa devint directeur musical du Wiener Staatsoper.

Baguette affûtée, d’une acuité expressive exceptionnelle au service de la clarté voire de la transparence, Seiji Ozawa reste un admirable interprète de la musique française, de Berlioz à Dutilleux dont il a créé avec le National de France en mai 2009, Temps l’horloge avec la sublime Renée Fleming. 

Parmi ses enregistrements les plus emblématiques, citons parmi une multitude saisissante : Symphonie n°3 avec orgue de Camille Saint-Saëns, Carmen de Bizet avec Jessye Norman, Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach avec Placido Domingo, la Symphonie Espagnole de Lalo avec Anne-Sophie Mutter, mais aussi ses ballets de Ravel : Ma mère l’Oye et Daphnis et Chloé ; Roméo et Juliette de Prokofiev ou le Concerto pour orchestre de Bartók. Son héritage musical et artistique est immense et inestimable. Et la pertinence de son approche musicale, à l’opéra comme dans le genre symphonique, aussi irrésistible que l’homme était humble et fraternel. Des qualités que ses confrères ne partagent pas toujours, loin de là. 

 

Photo © Decca

 

LIRE aussi nos autres articles Seiji Ozawa sur classiquenews : https://www.classiquenews.com/?s=ozawa

 

 

 

Derniers cd Seiji Ozawa critiqués sur CLASSIQUENEWS :

 

CD, événement, critique. SEIJI OZAWA : BEETHOVEN 9 – Mito Chamber Orchestra (1 cd Decca)

 

 

 

CD événement, annonce. SEIJI OZAWA et MARTHA ARGERICH jouent BEETHOVEN (1 cd Decca – live de mai 2017, OITA, Japon).

 

 

Coffret événement, annonce. SEIJI OZAWA : The complete RCA recordings (6 cd RCA Red Seal / Sony classical)

 

 

 

Seiji Ozawa : the complete Warner recordings (25 cd)

 

 

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