BAROCCO, le magazine BAROQUE par classiquenews

BAROCCO, l’actualitĂ© BAROQUE en France et dans le monde : projets innovants, festivals, ensembles Ă  suivre, opĂ©ras & concerts baroques


Le BAROQUE aujourd’hui. Distinguer l’essentiel : Tout au long de l’annĂ©e CLASSIQUENEWS analyse les artistes, les projets, les Ă©vĂ©nements qui font l’actualitĂ©. Nous vous faisons partager nos coups de cƓur, – les programmes, Ă©vĂ©nements, festivals, concerts, interprĂštes, projets, 
 qui par leur pertinence et leur originalitĂ© marquent l’agenda de la planĂšte classique et sont susceptibles de recevoir notre label ” le CLIC de CLASSIQUENEWS “.

BAROCCO vermeer concert magazine baroque par classiquenews

 

 

BAROCCO

Le magazine de l’actualitĂ© baroque par classiquenews

 

 

 

Concerts, festivals, opĂ©ras, personnalitĂ©s, expĂ©riences innovantes, lectures dĂ©poussiĂ©rantes Ă©volution et tendance du marchĂ©, pratiques des publics, etc 
 Retrouvez dans BAROCCO , notre magazine en ligne, comptes rendus, analyses, dossiers, enquĂȘte, reportages Ă©crits ou vidĂ©os, sans omettre notre radio piano Ă  venir, 
 soit tout ce que vous devez suivre et connaĂźtre pour ne rien manquer d’important s’agissant du piano et des claviers en gĂ©nĂ©ral.
Chaque jour, de nouveaux articles, des dĂ©pĂȘches, des annonces, surtout des contenus et plusieurs sujet vidĂ©os exclusifs vous sont proposĂ©s pour identifier les acteurs du classique aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

A LA UNE de juin 2018

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L’ANNIVERSAIRE François Couperin (350 ans)
Il aurait eu 350 ans ce 10 novembre 2018

couperin francois-bio_0 vignette classiquenewsLES 350 ANS DE F COUPERIN… François dit « Le Grand » (1668-1733) est le gĂ©nie de la dynastie familiale et musicale : un auteur unique et singulier, capable de sublimer l’écriture pour le clavecin et la musique de chambre voire la forme concertante et celle orchestrale alors en germe ; François est le neveu de « Louis » (circa 1626-1661). Oncle, pĂšre (Charles) et donc fils et neveu, se succĂšdent comme organiste Ă  Saint-Gervais Ă  Paris, Ă©loquente continuitĂ© dynastique. Et pour le dernier Couperin, accomplissement final en apothĂ©ose (car il est fils unique et dernier d’une lignĂ©e prospĂšre), longue tradition familiale qui explique ici une passion pour le clavier, orgue et clavecin. Si Saint-SaĂ«ns se passionne pour Rameau, c’est 
 Brahms qui pilote la premiĂšre Ă©dition des oeuvres pour clavecin de Couperin. Il fut longtemps taxĂ© d’un excĂšs d’italianisme : c’est mal Ă©couter son oeuvre et mal mesurer le parcours de son style dont le but ultime et la poĂ©sie, nĂ©e d’une alliance subtile entre trame italienne et chaine française. A Couperin « le Grand » revient le mĂ©rite de crĂ©er et rĂ©ussir ce goĂ»t personnel, puissant, original qui rĂ©unit les deux styles emblĂ©matiques de la musique baroque. NĂ© en 1668, François Couperin aurait eu en 2018, 350 ans. Dossier spĂ©cial Les 350 ans de François COUPERIN. En LIRE +

http://www.classiquenews.com/dossier-francois-couperin-2018-pour-les-350-ans/

 

 

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Jeunes ensembles Ă  suivre :
les nouveaux baroqueux

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Audacieux, ambitieux, poĂšte… L’ensembles Les TIMBRES

 

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EDITO… Quoiqu’on en dise, depuis les Bruggen, Harnoncourt, Kuijken
 les interprĂštes baroques se sont embourgeoisĂ©s. Quid de l’ivresse sonore, parfois Ăąpre et incisive des dĂ©buts, portĂ©e cependant par un dĂ©sir audacieux, un sens du risque souvent inouï
 MĂȘme les pionniers d’aujourd’hui se sont Ă©trangement assagis : Bill Christie entre autres prĂ©fĂšre ses chers Haendel plutĂŽt que ses premiers Rameau ou Italiens du Seicento, hier si Ă©ruptifs
 Il n’est guĂšre que Jordi Savall, impĂ©rial humaniste Ă  la pensĂ©e critique et fraternelle, pacifiste irrĂ©sistible, Ă  donner encore du sens au geste musical. Mais tout n’est pas perdu dans ce landernau ronronnant : quelques ensembles nouveaux, de la nouvelle gĂ©nĂ©ration se distinguent
 dont LES TIMBRES, rĂ©vĂ©lĂ©s, encouragĂ©s par le Festival Musique & MĂ©moire (chaque Ă©tĂ© dans les Vosges du sud). Leur dernier cd dĂ©diĂ© Ă  Couperin justement, enchante, captive, laisse enisager des promesses inespĂ©rĂ©es
 car derriĂšre leur rĂ©ussite, se cache surtout un fonctionnement artistique collĂ©gial, visionnaire, si juste, absolument exemplaire
 EN LIRE +

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L’ensembles Les MASQUES

 

les masques olivier fortin telemann sublime cd theatre musical cd review critique compter endu classiquenews annee telemann 2017 classiquenews 2d9ab9_1b6113ee4b214d76a2149a4bb8536301.jpg_srz_920_523_85_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srzL’annĂ©e passĂ©e (2017), dĂ©diĂ©e au gĂ©nie de TELEMANN, Les Masques menĂ©s par le claveciniste Olivier Fortin ont suscitĂ© l’enthousiasme de la RĂ©daction de CLASSIQUENEWS. CD, Ă©vĂ©nement. Compte rendu critique. Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Le thĂ©Ăątre musical de Telemann. Les Masques. Olivier Fortin, direction (1 cd Alpha). Voici un excellent disque qui rĂ©vĂšle le raffinement dramatique du compositeur baroque, et simultanĂ©ment le geste toute sensualitĂ©, souplesse, Ă©lĂ©gance de superbe instrumentistes sur boyaux d’époque, l’Ensemble Masques, rĂ©unis autour du claveciniste Olivier Fortin. Rien ne laisse supposer cette peinture flamboyante des passions de l’ñme qui s’offre Ă  nous ici, dans une intensitĂ© rĂ©flĂ©chie, juste, filigranĂ©e, d’une fulgurante et juste intonation
 rĂ©ellement Ă©blouissante : le son des Masques est remarquable de grĂące naturelle, d’expressivitĂ© nuancĂ©, de pudeur onirique. Le verre de mousseux, les scones tranchĂ©s qui paraissent sur la couverture de ce disque exceptionnel (Nature morte du XVIIù
 français ou hollandais? voire flamand car ce verre pourrait bien-ĂȘtre de biĂšre?), traduisent par leur austĂ©ritĂ© savante, et a contrario de la sĂ©vĂ©ritĂ© gĂ©nĂ©rale de la peinture, les splendeurs orfĂšvrĂ©es d’un collectif qui maĂźtrise admirablement l’art de la conversation instrumentale, oĂč les seules cordes sollicitĂ©es produisent des effets saisissants. LIRE notre critique complĂšte du ThĂ©Ăątre de Telemann par Les Masques / Olivier Fortin / CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2016.

 

 

 

 

 

CD : notre top 3

CD : les albums Ă  Ă©couter absolument, coups de coeur de la RĂ©daction, et donc pour chacun, notre distinction prestigieuse, le CLIC de CLASSIQUENEWS
 Voici notre TOP 3 actuel :

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SCARLATTI sonatas 17 andres alberto gomez clavecin cd review critique cd par classiquenews cd annonceCD, Ă©vĂ©nement, critique. D. SCARLATTI : AndrĂ©s Alberto GOMEZ, clavecin (17 Sonates – 1 cd Vanitas – 2017). DĂšs l’Andante premier, le jeu du clavier affirme une somptueuse sonoritĂ©, inquiĂšte, allusive qui s’appuie sur les qualitĂ©s sonores de l’instrument requis (copie d’un RUCKERS de 1624) : ferme et rond, prĂ©cis, incisif, avec un toucher jamais sec ni raide, mais plutĂŽt d’une onctuositĂ© rĂȘveuse. VoilĂ  une entrĂ©e presque grave et d’une mĂ©lancolie dĂ©taillĂ©e, absolument convaincante. D’autant que de presque 6 mn, – la sĂ©quence la plus longue (avec la K417, elle aussi labyrinthe introspectif d’une perspective croissante et progressive), voilĂ  qui Ă©tablit en ouverture le caractĂšre profond, languissant d’un Scarlatti plus intĂ©rieur et atmosphĂ©riste que mĂ©tĂ©orite « ébouriffé », afficionado de l’expĂ©dition rapide et de la fugacitĂ© fulgurante, comme on aime le caricaturer d’ordinaire (cf le feu incandescent de la K67 ; ductilitĂ© et versatilitĂ©, Ă©loquence en panique de la K56, et de la derniĂšre K43, d’une scansion frĂ©nĂ©tique et dansante, totalement hypnotique).EN LIRE +

http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-d-scarlatti-andres-alberto-gomez-clavecin-17-sonates-1-cd-vanitas-2017/

 

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sempe skip paradizo the virigin harpsichord cd review critique de cd par classiquenewsCD, Ă©vĂ©nement, critique. The Virgin Harpsichord / Skip SempĂ© (1 cd PARADIZO, 2001). Pour les clavecinistes, le Graal que reprĂ©sentent les Ɠuvres de JS Bach (Goldberg entre autres, Clavier bien tempĂ©ré ) est d’autant mieux approchĂ© que les interprĂštes savent aussi maĂźtriser tout autant l’élĂ©gance et la volubilitĂ© (ornementation poĂ©tique) des Français. Les Anglais eux affirment l’éloquence Ă  part de l’école des virginalistes insulaires: un volet que rĂ©vĂšle le prĂ©sent album, pilotĂ© par Skip SempĂ©. Le clavecin anglais des XVI Ăš et XVIIĂš regorge de vitalitĂ©, de tempĂ©rament singulier qui doit beaucoup aussi Ă  l’intĂ©gration de mĂ©lodies populaires authentiquement britanniques. Le claveciniste, directeur de son propre label Paradizo, rĂ©Ă©claire de façon magistrale l’apport du premier recueil synthĂ©tisant cette maniĂšre virginaliste : le fameux Fitzwilliam Virginal Book bible et compilation majeure Ă©ditĂ©e au dĂ©but du XVIIĂš (1609-1619). A la quĂȘte de mĂ©lodies de plus en plus raffinĂ©es, rĂ©pond aussi l’expression libre d’une virtuositĂ© digitale permise, cultivĂ©e par la prĂ©sence obsessionnelle des ornements. VĂ©ritable musique de chambre, d’une intĂ©rioritĂ© Ă©vocatrice, nostalgique, lumineuse, la musique des premiers virginalistes dont Byrd, Bull, Gibbons, Morley, Tomkins – tous prĂ©sents ici, tĂ©moigne d’un Ă©quilibre trĂšs tĂŽt rĂ©solu entre poĂ©sie et profondeur savante, libertĂ© et fantaisie d’une inspiration plus directe, et accessible. EN LIRE +

http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-the-virgin-harpsichord-skip-sempe-1-cd-paradizo-2001/

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RAMEAU réinvesti : la flamme baroque venue de Budapest

 

 

rameau-nais-vashegy-critique-cd-review-cd-par-classiquenews-opera-baroque-critiqueCD, critique. RAMEAU : NAÏS (1749). György Vashegyi / Orfeo orchestra. DolliĂ©, Martin
 2 cd Glossa, MUPA, Budapest, mars 2017). Dans ce nouvel album de musique baroque française plein XVIIIĂš, – NaĂŻs appartient Ă  la colonie d’oeuvres ramĂ©liennes propres aux annĂ©es 1740 (1749 prĂ©cisĂ©ment s’agissant de la partition crĂ©Ă©e Ă  Paris), oĂč le Dijonais au sommet de ses possibilitĂ©s et de son imagination, favorisĂ© par la Cour de Louis XV dont il est compositeur officiel, sait renouveler un genre naturellement enclin Ă  s’asphyxier, l’opĂ©ra de cour, versaillais. Dans le geste majestueux, souple, dramatique de Gyögy Vashegy, se dĂ©voile le pur tempĂ©rament atmosphĂ©rique, spatial d’un Rameau tout Ă  fait inclassable Ă  son Ă©poque : il porte le genre lyrique Ă  son meilleur, Ă©galant ce que fit Lully au siĂšcle prĂ©cĂ©dent pour Louis XIV. Outre nos rĂ©serves concernant les chanteurs (les deux protagonistes de cette fable amoureuse : NaĂŻs et Neptune, lire ci aprĂšs), il s’agit d’une rĂ©ussite totale pour le chef hongrois, Ă  classer dans la suite de son prĂ©cĂ©dent cd dĂ©diĂ© aux Grands Motets.
D’emblĂ©e, ce qui frappe c’est le sens des couleurs et des respirations, une capacitĂ© Ă  rĂ©tablir ce Rameau architecte et peintre, d’une modernitĂ© inouĂŻe : grand faiseur de magie sonore, passionnĂ© par le Baroque Français XVIIIĂš, le chef György Vashegy se montre digne d’un Gardiner dont il fut l’assistant, apprenant cette langue prĂ©cise, somptueusement majestueuse et pourtant expressive et humaine, comme ce goĂ»t des timbres. La cohĂ©rence et l’assise de sa direction affirment une indiscutable maĂźtrise.
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http://www.classiquenews.com/cd-critique-rameau-nais-1749-gyorgy-vashegy-orfeo-orchestra-dollie-martin-2-cd-glossa-mupa-budapest-mars-2017/
 

 

  

 

 

 

LA VIDEO

Ă  visionner d’urgence


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timbres-les-timbres-ensemble-superlatif-coperin-video-concerts-royaux-reportagepar-classiquenews

 
 

Les Timbres rĂ©enchantent Prosperpine de LullyNOUVEAU CD, TEASER. Concerts Royaux (Paris 1722) par LES TIMBRES — Les Timbres jouent COUPERIN. Le 20 avril 2018 sort le nouveau disque de l’ensemble sur instruments d’époque, Les Timbres : Concerts Royaux de François COUPERIN. L’annĂ©e Couperin ne pouvait rĂȘver meilleur hommage ni accomplissement plus pertinent. TEASER vidĂ©o rĂ©alisĂ© Ă  l’occasion de l’enregistrement Ă  Frasne le ChĂąteau en juillet 2017 – Musique d’un Ă©quilibre dĂ©licat oĂč chaque partie compte, se complĂšte, s’écoute, le monde instrumental de Couperin permet aux Timbres de dĂ©voiler ce qu’ils maĂźtrisent, l’art du dialogue concertĂ©, l’harmonie collĂ©giale dont rĂȘve tout ensemble musical
 CD rĂ©compensĂ© par un “CLIC” de CLASSIQUENEWS

http://www.classiquenews.com/cd-evenement-couperin-concerts-royaux-par-les-timbres-1-cd-flora-musica/
 

 

  

 

 

 

 

 

LES LIVRES

à dévorer page aprÚs page


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JS BACH FOREVER... En ce mois de juin, rĂ©alisons un regard rĂ©trospectif sur les parutions dĂ©diĂ©es au Baroque
 2 titres ont retenu notre vigilence, tous deux consacrĂ©s au gĂ©nie de l’immense Jean-SĂ©bastien


TUBEUF andrĂ© ean sebastian  BACH livre evenement le passeur la critique presentation annonce critique par classiquenews BACH ou le meilleur de smondes 41n4Gq+5v1LLIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. AndrĂ© Tubeuf : BACH ou le meilleur des mondes (Editions Le Passeur). Jean-SĂ©bastien Bach, le 5Ăš Ă©vangĂ©liste rĂ©alise dans sa musique la fusion admirable et stimulante de la lumiĂšre et du salut. L’incarnation qui se dĂ©veloppe dans sa musique, qui donne la parole (chorals) Ă  l’assemblĂ©e des croyants atteint dans son oeuvre une vĂ©ritĂ© inestimable. Tel l’arpenteur admiratif, l’auteur relĂšve chaque aspect du grand oeuvre lĂ©guĂ© par Jean-SĂ©bastien (Messes, cantates, cycles instrumentaux, 
), ce qui fait surtout son « urgence » : un baume accessible pour notre Ă©poque « oĂč rĂšgnent l’incommunication, l’exclusion, le malentendu (car) seul Bach sait encore rassembler et rĂ©concilier ». AprĂšs le fameux « indignez-vous », Bach, de l’esprit des LumiĂšres en son aurore, Ă  la terreur du XXIĂš naissant, propose une autre alternative, le « rĂ©concilions-nous ». Sa musique apaise, guĂ©rit, sauve : « elle nous recentre. Elle nous refait citoyens du meilleur des mondes. il faut dĂ©couvrir ce Bach salutaire  ». En 45 chapitres, et 250 pages, AndrĂ© Tubeuf se concentre sur la musique et la vie du Bach visionnaire, Ă  la fois humble et fraternel, humaniste et serviteur, prophĂšte pour des mondes meilleurs. Prochaine grande critique du livre AndrĂ© Tubeuf : BACH ou le meilleur des mondes (Editions Le Passeur), dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS, le jour de la parution : le 2 novembre 2017.  EN LIRE +

http://www.classiquenews.com/livre-evenement-annonce-andre-tubeuf-bach-ou-le-meilleur-des-mondes-editions-le-passeur/

 

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cantagrel-oeuvre-instrumentale-de-jean-sebastien-bach-livre-buchet-chastel-compte-rendu-critique-livre-par-classiquenewsLIVRE, annonce. Gilles Cantagrel : L’Ɠuvre instrumentale de Jean-SĂ©bastien Bach (Buchet-Chastel). AprĂšs Les Cantates (2010) et les Passions, Messes et Motets (2011), l’auteur fait paraĂźtre ainsi le dernier volume d’analyses dĂ©diĂ© Ă  la musique exclusivement instrumentale de Jean-SĂ©bastien Bach. En parfait connaisseur des possibilitĂ©s de chaque instrument Ă  son Ă©poque, Jean-SĂ©bastien Bach conçoit une sorte d’encyclopĂ©die musicale, spĂ©cifiquement instrumentale qui s’appuie sur une exploitation juste et raisonnĂ©e des possibilitĂ©s expressives et techniques de chaque instrument. Organiste virtuose, JS Bach savait Ă©crire et composer pour l’instrument, participant Ă  la fabrication des orgues de son Ă©poque, dialoguant aussi avec les facteurs et les luthiers. Chaque partition qu’il nous a laissĂ©, manifeste une connaissance particuliĂšre de chaque famille d’instruments ; mais son gĂ©nie dĂ©passe aussi la seule question du timbre spĂ©cifique et de l’organologie car son univers musical atteint une abstraction qui dĂ©passe le fait mĂȘme de la pratique et de l’identitĂ© instrumentale. L’auteur analyse la pensĂ©e de Jean-SĂ©bastien Bach dans sa culture instrumentale et son ambition esthĂ©tique universaliste. AprĂšs une introduction gĂ©nĂ©rale, l’ouvrage prĂ©sente les Ɠuvres pour orgue, les pour clavecin, instrument seul (luth, violon, violoncelle, flĂ»te), la musique de chambre, la musique  concertante et pour ensemble, les canons.

http://www.classiquenews.com/livre-annonce-gilles-cantagrel-loeuvre-instrumentale-de-jean-sebastien-bach-buchet-chastel/

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opéras baroques, productions lyriques 2018 

les 3 productions Ă  ne pas manquer

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PARIS, TCE : Orfeo de Gluck par Fasolis.
Du 22 mai au 2 juin 2018

Paris renoue avec sa passion pour Gluck, rĂ©vĂ©lant une version mĂ©connue de l’Orfeo duGLUCK Chevalier, crĂ©Ă©e en 1774 Ă  Naples, soit plus de 10 annĂ©es aprĂšs sa crĂ©ation originelle Ă  Vienne au dĂ©but des annĂ©es 1760. A Naples, Gluck voit sa partition Ă©voluer selon les goĂ»ts locaux : Euridice devient un personnage Ă  part entiĂšre, dĂ©veloppĂ©e, approfondi mĂȘme, grĂące Ă  ses airs en duo (avec Orfeo) et solo (coloratoure Ă©poustouflante), mais les acrobaties vocales ne sacrifient pas la sincĂ©ritĂ© de la jeune ressuscitĂ©e qui s’étonne de la froideur de son aimé  C’est Patricia Petibon qui incarne Euridice
 sous la baguette de l’excellent Diego Fasolis, maĂźtre des Ă©lĂ©gances et du raffinement instrumental d’un rare Ă©quilibre sonore. ERATO vient de publier simultanĂ©ment le disque de cette version, mĂȘme chef, mais soprano diffĂ©rente (Amanda Forsythe au studio) : l’auditeur n’y perd rien car les airs signĂ©s Lasner, irradient sous le feu vocal et la maĂźtrise superlative de la diva. PARIS, TCE du 22 mai au 2 juin 2018. Nouvelle production. Mise en scĂšne : Robert Carsen. Avec Philippe Jaroussky (Orfeo) et surtout la suave et tendre conductrice des Ăąmes Ă©prouvĂ©es, Emöke Barath en Amour (les deux chanteurs sont Ă©galement prĂ©sents dans le cd Erato).

 

 
 
 

Festival MUSIQUE ET MEMOIRE (Vosges du Sud)
Orfeo de Monteverdi par Les Timbres
Vendredi 13 juillet 2018

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurLe trio fondateur des Timbres, soit : Yoko Kawakubo, Myriam Rignol, Julien Wolfs poursuit une rĂ©sidence qui a comptĂ© dĂ©jĂ  nombre de rĂ©alisations exemplaires. L’équilibre de la proposition des Timbres (qui d’ailleurs publient en avril 2018, un remarquable cd dĂ©diĂ© au gĂ©nie de François Couperin : les Concerts Royaux), tient Ă  la nature mĂȘme des programmes et dispositions des concerts choisis : des chefs d’oeuvres connus que l’on redĂ©couvre : tel ORFEO de Monteverdi (1606), sublimĂ© par leur sens de la subtilitĂ© rĂ©jouissante, articulĂ©e, naturelle, expressive
 et trĂšs habitĂ©e. Invention, disposition Ă©locution, passion
 tout devrait couler comme une seconde langue, Ă  travers le geste collectif des Timbres. Cet Orfeo, commande du Festival pour ses 25 ans, devrait ĂȘtre un temps fort mĂ©morable dans l’Histoire de Musique et MĂ©moire. Favola in musica, 5 actes, crĂ©Ă©e au Palais Ducal de Mantoue, le 24 fĂ©vrier 1607, d’aprĂšs les MĂ©tamorphoses d’Ovide, Les Gerogiques de Virgile. Orfeo, fable musicale, n’est pas le premier opĂ©ra de l’histoire : il faut plutĂŽt attendre prĂšs de 30 ans plus tard, et du mĂȘme auteur, – mais Ă  Venise, la crĂ©ation en 1642, du Couronnement de PoppĂ©e / L’incoronazione di Poppea, vĂ©ritable drame moderne d’un rĂ©alisme sublime, alliant cruautĂ©, vĂ©ritĂ©, poĂ©sie et Ă©rotisme. VOIR notre reportage Le Couronnement de PoppĂ©e de Monteverdi par Patrice Caurier et Moshe Leiser / prĂ©sentĂ©e par Jean-Paul Davois / Angers Nantes OpĂ©ra 2017. Encore entre deux eaux, celle du madrigalisme de la Renaissance et des prĂ©mices de la dĂ©clamation baroque, – recitar cantando, Orfeo met en scĂšne l’opĂ©ra lui-mĂȘme, c’est Ă  dire la force et la puissance du chant incarnĂ©. MĂȘme s’il Ă©choue Ă  sauver Eurydice et s’unir Ă  elle (comme chez Wagner, l’élu Lohengrin et Elsa), OrphĂ©e, le poĂšte de Thrace montre qu’il est capable d’émouvoir jusqu’au dieu des enfers, Pluton ; l’inflĂ©chir et le convaincre par sa peine endeuillĂ©e que son chant a sublimé  EN LIRE +

 

 
 
 

Festival de Beaune : Dantone dirige GIUSTINO de Vivaldi
dantone ottavio academia bizantina symphonies de haydn CLIC de CLASSIQUENEWS CLIC de juin 2016Le 27 juillet 2018.
On connaissait le Giustino du vĂ©nitien Legrenzi (mort en 1690), un compositeur Ă  redĂ©couvrir ; celui de Vivaldi devrait marquer les esprits d’autant qu’il est servi par un chef alchimiste et d’ne articulation dramatique exemplaire, Ottavio Dantone, dont CLASSIQUENEWS a louĂ© rĂ©cemment l’exceptionnelle comprĂ©hension des symphonies de Haydn. A la tĂȘte de son ensemble Accademia Bizantina, Ottavio Dantone alimente la volet dĂ©frichement et recrĂ©aiton du festival de Beaune 2018, en rĂ©vĂ©lant l’éclat virtuose et psychotique du Giustino de Vivaldi, crĂ©Ă© pour le Carnaval de 1724 au Teatro Capranica de Rome, alors que le compositeur impresario cherchait Ă  faire rayonner son prestige artistique au delĂ  de la citĂ© lagunaire. Les opĂ©ras de Vivaldi se font rares ; cette rĂ©surrection crĂ©e l’évĂ©nement, regroupant plusieurs jeunes chanteurs au talent dĂ©sormais avĂ©rĂ© : Valer Sabadus (Anastasio), Emöke Barath (Arianna), Emiliano G Toro (Vitaliano), sans omettre la trĂšs convaincante contralto Delphine Galou, toujours inspirĂ©e dans les emplois baroques (ici dans le rĂŽle titre travesti de Giustino). Une tempĂȘte en mer, des batailles, un couronnement
 le compositeur enchaĂźne coups de thĂ©Ăątre et effets spectaculaires pour Ă©voquer l’ascension de simple laboureur devenu coempereur de Byzance avec Anastasio. Dans chacun des 3 actes, Vivaldi distribue des arias d’agilitĂ© d’une acrobatie inouĂŻe, dont l’énergie et la virtuositĂ© requises expriment le feu et l’impĂ©tuositĂ© qui portent les protagonistes. Cour des Hospices Ă  21h. Un enregistrement est annoncĂ© dans la foulĂ©e de cette recrĂ©ation attendue et prometteuse. Livret de Pariati, d’aprĂšs Nicolo Beregan).

 

 

 
 
 
 
 

 

 

COMPTES RENDUS

Vertiges des passions baroques ou immersion introspectives grĂące Ă  la magie des instruments anciens… retrouvez ici les programmes et productions, les personnalitĂ©s (chefs, chanteurs, instrumentistes…)  qui nous ont le plus convaincus au concert et sur les planches…
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stradella alessandroCompte-rendu critique. Concert. PONTOISE, Ă©glise Notre-Dame. Stradella, S. Editta. Le 21 avril 2018. Ensemble Il groviglio, Marco Angioloni. C’est Ă  une premiĂšre française que nous avons pu assister dans la chaleureuse Ă©glise Notre-Dame de Pontoise, celle du trĂšs bel oratorio S. Editta, Vergine e Monaca, Regina d’Inghilterra, premier opus sacrĂ© du grand compositeur romain. Un jeune ensemble enthousiaste et des chanteurs prometteurs ont magnifiquement servi cette musique de bout en bout envoĂ»tante. Des six oratorios connus et prĂ©servĂ©s du compositeur de Nepi, seuls le San Giovanni Battista et la Susanna ont rĂ©ussi Ă  dĂ©passer les frontiĂšres de la pĂ©ninsule, bien qu’ils soient malgrĂ© tout rarement donnĂ©s. Le travail infatigable et remarquable d’Andrea De Carlo
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Taylor justin clavecin baroque portrait annonce concerts saison programmes prĂ©sentation par classiquenewsCompte-rendu, concert. AVIGNON, Chapelle de l’Oratoire, le 15 avril 2018. RĂ©cital de Justin Taylor, Clavecin. DĂ©sormais bien ancrĂ©e dans le paysage de la citĂ© des Papes, l’Association Musique Baroque en Avignon, infatigablement dirigĂ©e par Robert Dewulf, ne propose pas moins de 9 concerts de prestige – pour sa 18e Ă©dition – dans les lieux les plus emblĂ©matiques de la ville : en ce dimanche 15 avril, un rĂ©cital de clavecin du jeune Justin Taylor dans la superbe Chapelle de l’Oratoire (en co-rĂ©alisation avec l’OpĂ©ra Grand Avignon). En LIRE +

 

Cecilia-Bartoli-magicienne-Alcina-scene-Christof-Loy_critique opera compte rendu opera concert festival par classiquenews 0_728_485Compte-rendu, opĂ©ra. PARIS, TCE, le 16 mars 2018. HAENDEL : ALCINA. Bartoli. Loy / Haim. Chaque fois que Cecilia Bartoli entreprend d’explorer une oeuvre ou une partie du rĂ©pertoire, le succĂšs est d’une certitude quasiment inĂ©luctable. AprĂšs des cabotinages de Norma Ă  West Side Story, la diva Romaine entreprend une incursion dans un des rĂŽles emblĂ©matiques de l’opĂ©ra Handelien: Alcina. Si bien la magicienne est un leitmotiv de l’imaginaire baroque, la version Handelienne se rĂ©vĂšle d’une efficacitĂ© sans Ă©quivoque. L’intrigue, issue de l’Orlando Furioso de l’Arioste, nous Ă©bauche une magicienne dans son Ăźle enchantĂ©e, Ă  l’orĂ©e de la perte de ses pouvoirs. EN LIRE +

 

 

Ă  suivre…

 

 

 

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