Concert de la pianiste Anna Vinnitskaya : Medtner, Moussorgski, Prokofiev. Auditorium de Lyon. Lundi 20 avril 2009 Jeune pianiste disciple d’Evgeni Koriolov, Anna Vinnitskaya a joué pour « Les Grands Interprètes » de Lyon un programme très russe, où la passionnante Sonate Réminiscence de Medtner précédait Les Tableaux de Moussorgski et la 7e Sonate de Prokofiev : magnifique équilibre entre la virtuosité transcendée et un art du piano d’une très belle intuition des nuances et des couleurs sonores
Radu Lupu, beethovénien, schubertien et brahmsien, a offert aux Lyonnais le somptueux cadeau d’une interprétation intégrale des concertos de Beethoven. En ce voyage de spiritualité musicienne, le pianiste roumain avait pour compagnon l’O.N.L., cette fois dirigé par Lawrence Foster. Tentative de récit sur trois soirées mémorables.
La fête à l’orgue lyonnais : l’association « Orgue en jeu » met en scène le 1er Concours International de cet instrument dans une Cité riche en patrimoine XIXe-XXe comme en interprètes, et l’inscrit dans une série de concerts associés où on pourra entendre – entre autres - des œuvres de Maurice Duruflé (Requiem) et de Thierry Escaich (La Barque Solaire, avec l’O.N.L.)
Exigeante et austère partition, Antiphon de Jörg Widmann était en création française par l’Orchestre National de Lyon ; puis le compositeur redevenait soliste dans le concerto pour clarinette de Mozart. Heinz Holliger dirigeait aussi une 5e Symphonie de Beethoven fort déviante des habitudes.
Consacrée à la dialectique du silence et du bruit, la session 2009 de l’Archipel genevois s’est ouverte sur un espace chambriste de recueillement et de recherche : le Quatuor Diotima jouait des partitions dans l’intériorité de sa culture, Gran Torso, de Lachenmann, Fragmente-Stille de Nono,...
On connaît les Leçons de Ténèbres de Couperin ou Charpentier : le Concert de l’Hostel Dieu, mis en recherche et dirigé par Franck-Emmanuel Comte, fait « visiter » celles du musicien provençal Jean Gilles, plus célèbre pour sa messe de Requiem qui fut jouée à la mort de Rameau puis à celle de Louis XV.
Comment « les jeunes » voient-ils le parcours de Karlheinz Stockhausen, deux ans après sa disparition ? La soirée de la salle Varèse, avec sa conférence et son concert (5 œuvres de « haute époque », 2 créations-hommages) constitue un moment important de la saison organisée « au Supérieur » et qui met en valeur la musique du très proche hier et d’aujourd’hui.
La Société de Musique de Chambre Lyonnaise a 60 ans : cette institution au rôle indispensable dans la vie musicale de la Cité et à l’histoire jalonnée d’invitations prestigieuses s’adapte aux temps actuels, et en renouvelant ses modes d’activité, veut fêter tout cela par un concert d’exception. Le Quatuor Debussy (et leurs élèves du très jeune Varèse), le pianiste François Dumont interprètent classique, romantique, moderne et contemporain.
La Société de Musique de Chambre Lyonnaise a 60 ans : cette institution au rôle indispensable dans la vie musicale de la Cité et à l’histoire jalonnée d’invitations prestigieuses s’adapte aux temps actuels, et en renouvelant ses modes d’activité, veut fêter tout cela par un concert d’exception. Le Quatuor Debussy (et leurs élèves du très jeune Varèse), le pianiste François Dumont interprètent classique, romantique, moderne et contemporain.
Le Festival Archipel de Genève est l’un des grands événements européens qui se consacrent à une réflexion sur la musique d’aujourd’hui. La session 2009 est placée sous le signe d’une dialectique entre le bruit et le silence, convoquant aussi bien « les classiques du XXe » que les jeunes créateurs qui travaillent aux frontières des sons électroniques et du bariolage des actions ou musiques…actuels.