Mitridate est l'ouvrage d'un jeune adolescent de 14 ans, soucieux de s'imposer sur la scène lyrique, l'opéra étant le genre noble de la musique par excellence. Composé pendant l'année 1770, l'opéra est créé au Regio Ducal Teatro de Milan le 26 décembre 1770, suscitant un très honorable succès
La forme hétéroclite de la partition, "construite" en tableaux apparemment sans lien, ajoute à son aspect déconcertant. Pourtant, depuis quelques années, la partition "immontable" sur la scène, est devenue un formidable tremplin excitant l'imaginaire. Le pouvoir de la musique suscitant de vastes horizons que le décor seul, s'il est strictement narratif, ne suffit pas à exprimer.
Trois ans après Pelléas et Mélisande, porté à la scène par Debussy (1902), avec le scandale que l'on sait (les décors et le déplacements des chanteurs sur les planches de l'Opéra Comique ont davantage déplu que la musique), Paul Dukas (1865-1935) s'intéresse lui aussi à la prose de Maurice Maeterlinck
Le chef et cornetiste, Jean Tubéry poursuit son exploration passionnée de l'éloquence baroque, vocale et instrumentale. En septembre 2007, deux nouvelles gravures (éditées par les labels Ricercar et Alpha) viennent confirmer une même affinité rayonnante, dans un autre répertoire, celui de la musique sacrée germanique du XVII ème siècle.
Esquissé à Rome en 1839, par un jeune compositeur, pianiste virtuose de 28 ans, le Concerto n°2 est strictement contemporain du n°1. Il ne sera achevé que dix ans après, en 1849 à Weimar. A la création, au Théâtre de la Cour de Weimar, le 7 janvier 1857, Franz Liszt dirige son oeuvre (jouée par l'un de ses élèves, Hans von Bronsart). Le plan est celui d'une rhapsodie constituée de six mouvements enchaînés.
Les deux phalanges orchestrales de Radio France lancent leur nouvelle saison 2007/2008, sous l'étendard Tchèque, en programmant un cycle dirigé par Kurt Masur et Myung Whun Chung, consacré aux dernières symphonies (n°6 à 9) d'Antonin Dvorak
Arte aux côtés de Mezzo et France Télévisions célèbre à juste titre la diva légendaire qui tout en réformant l'interprétation vocale, défraya aussi la chronique mondaine. Pleins feux le 16 septembre, journée anniversaire, avec deux programmes: à 9h, "Maria Callas Conversations" (archives de l'Ina), série d'entretien avec la soprano dramatique. Puis à 19h,...
Arte complète fort judicieusement les commémorations du 30 ème anniversaire de la mort de la Divina par ce film inédit que porte une écriture et un regard neufs et personnels.
Les rencontres de Callas, souvent déterminante pour sa carrière (Serafin, Visconti, Zeffirelli), ses relations haine/amour avec sa mère, avec Aristote Onassis, sont évoquées sans détours et avec finesse.
Sous la baguette carrée et puissante d'Eschenbach, le jeune chinois Lang Lang crée la surprise: jeu articulé, contrastes maîtrisée, musicalité lumineuse et suggestive, panache et caractère, l'interprète opère un changement décisif dans sa manière. Pour preuve, son nouvel album Beethoven dans lequel Lang Lang démontre une agilité habitée dans les Concertos n°1 et n°4 (1 cd Deutsche Grammophon).
A partir de la dernière semaine d'août, chaque été, s'y déroule sur une dizaine de jours, le Festival conçu par Michel Strauss, professeur de violoncelle au CNSMDP, un festival de musique de chambre qui après Prades (achevé mi août), concentre les meilleurs solistes, réunis auprès de la génération montante des jeunes virtuoses. C'est un Marlboro français, mais avec un concept spécifique.