EXPO, Paris : Les musiques de Picasso Ă  la Philharmonie

musiques-de-picasso-catalogue-gallimard-cecile-godefraoy-exposition-classiquenewsEXPO, Paris. Les Musiques de Picasso Ă  la Philharmonie, jusqu’au 3 janvier 2021 : c’est l’expo Ă©vĂ©nement de cette rentrĂ©e post confinement. La musique chez Picasso est d’autant plus passionnante Ă  mesurer et dĂ©couvrir que le sujet fut source de passion et de dĂ©clarations spectaculaires voire dĂ©finitive de la part du peintre. S’il a dĂ©clarĂ© qu’il n’aimait pas la musique, Picasso comme Victor Hugo avait une idĂ©e trop haute de la crĂ©ation musicale et des citations instrumentales pour accepter leur dĂ©voiement. Pas une toile ou une composition de Picasso qui en reprĂ©sentant un instrument ou un instrumentiste, n’ait Ă©tĂ© minutieusement rĂ©flĂ©chie. L’emblĂšme de cette prĂ©occupation premiĂšre dans son Ɠuvre, demeure la grande toile « La FlĂ»te de Pan » de 1923, manifeste d’une conception qui relit l’antiquitĂ© grecque Ă  travers deux adolescents en slips dont la nuditĂ© cite l’harmonie arcadienne au diapason d’un instrument diffuseur d’éternitĂ© sereine. La sĂ©lection des objets et oeuvres exposĂ©s renseigne des premiĂšres scĂšnes de la vie gitane aux joueurs de flĂ»te des annĂ©es 1970, sans omettre les saltimbanques musiciens, les guitares cubistes, la collaboration avec les Ballets russes (ballet Parade de 1917 sur la musique de Satie) ou la conception du cycle dĂ©diĂ© aux bacchanales et aux trĂšs nombreuses scĂšnes nĂ©o antique oĂč un faune musicien enivre une belle nymphe ouverte et alanguie


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EXPOSITION « Les Musiques de Picasso » Ă  la Philharmonie de Paris jusqu’au 3 janvier 2021. Illustration : © Succession Picasso 2020

Horaires : Dans le cadre de l’épidĂ©mie de Covid-19, merci de prendre contact avec les lieux pour vĂ©rifier la programmation et les contraintes d’accĂšs avant de vous dĂ©placer – Du 22 septembre au 16 octobre : vendredi samedi dimanche de 11h Ă  20h, mardi mercredi jeudi de 11h Ă  18h. ; Du 17 octobre au 1er novembre : mardi mercredi jeudi de 10h Ă  19h, vendredi samedi dimanche de 10h Ă  20h. ; Du 2 novembre au 18 dĂ©cembre : vendredi samedi dimanche de 11h Ă  20h, mardi mercredi jeudi de 11h Ă  18h. ; Du 19 dĂ©cembre au 31 dĂ©cembre : mardi mercredi jeudi de 10h Ă  19h, vendredi samedi dimanche de 10h Ă  20h. ; Du 1er janvier au 3 janvier 2021 : vendredi samedi dimanche de 10h Ă  20h.

PARIS, MusĂ©e de la Musique – Philharmonie de Paris 2 – 221 avenue Jean-JaurĂšs 75019 Paris – Jusqu’au dimanche 03 janvier 2021 – visitez le site de l’exposition Les Musiques de Picasso ici :
https://philharmoniedeparis.fr/fr/exposition-les-musiques-de-picasso

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musiques-de-picasso-catalogue-gallimard-cecile-godefraoy-exposition-classiquenewsIncontournable pour prĂ©parer votre visite comme comprendre les enjeux de l’exposition “Les Musiques de Picasso”, le catalogue Ă©ditĂ© par Gallimard, sous la direction de CĂ©cile Godefroy, commissaire de l’exposition prĂ©sentĂ©e jsuqu’au 3 janvier 202I – 312 pages – Les Musiques de Picasso, Ă©ditions Gallimard

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Compte rendu concert. Paris, Philharmonie de Paris, le 2 septembre 2016. Wolfgang Amadeus Mozart : Concerto pour piano n° 24 ; Anton Bruckner : Symphonie n°4 « Romantique » ; Staatskapelle Berlin ; Direction : Daniel Barenboim piano et direction.

piano barenboim_copyright_monika_rittershaus_2Le public a rĂ©pondu nombreux, avec une salle pleine, Ă  l’ouverture de la saison symphonique de la Philharmonie de Paris. La direction artistique ambitieuse et l’excellence des interprĂštes choisis permet d’oser des cycles encore impensables il y a peu. Nous avons donc pu assister au premier concert proposĂ© par la Staatskapelle Berlin et son chef «  Ă  vie »,  Daniel Barenboim  dans le cadre du cycle de l’intĂ©grale des Symphonies de Bruckner dont ont peut dire que l’oeuvre symphonique n’encombre pas les programmes de France ou de Navarre. Chaque symphonie est associĂ©e Ă  un Concerto pour piano de Mozart. Lors de la lecture de ce programme, un petit sourire m’a fait tressaillir. N’y avait-il pas le risque entre dĂ©licatesse mozartienne et Ă©normitĂ© brucknĂ©rienne, de penser Ă  un Ă©lĂ©phant dans un magasin de porcelaine ? Ou convoquer les images si troublantes de Fantasia de Walt Dysney qui fait danser des Ă©lĂ©phants en tutu et pointes ? Comment passer d’un univers Ă  l’autre sans soucis ?

Daniel Barenboim Ă  la Philharmonie de Paris
Tout parait simple entre géants

Il convient juste de faire confiance. Tant Ă  chaque compositeur qu’aux interprĂštes d‘exception et tout particuliĂšrement Ă  Daniel Barenboim. Cet enfant prodige qui a donnĂ© ses premiers concerts publics Ă  dix ans, jouait les concertos de Mozart. C’est encore en observant Edwin Fischer jouer ses concertos en dirigeant l’orchestre que son dĂ©sir de chef d’orchestre est nĂ©. Plus que l’intĂ©grale des sonates de Mozart, c’est sa patiente intĂ©grale des concertos de Mozart qu’il joue et dirige avec l’English Chamber Orchestra qui reste un bijou incomparable Ă  nos oreilles. La logique de cette vie dĂ©diĂ©e Ă  la musique comme soliste, chambriste ou chef symphonique, comme d’opĂ©ra est donc Ă©vidente dans cette sĂ©rie de concerts. Bonheur Ă  suivre : l’intĂ©grale des symphonies de Bruckner s’étendra sur la saison 2016-2017.

Ce soir le Concerto n°24 de Mozart en cette rare tonalitĂ© de do mineur a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une interprĂ©tation sombre et passionnĂ©e trĂšs loin de tout style galant. L’osmose entre chef et orchestre a Ă©tĂ© totale, crĂ©ant des phrasĂ©s, des nuances et des couleurs d’une dĂ©licate musicalitĂ©. Daniel Barenboim, avec Murray Perahia reste le plus extraordinaire pianiste capable de diriger du piano de si belles oeuvres. Le jeu reste impĂ©rial et facile, comme Ă©vident dans une virtuositĂ© dĂ©licatement assumĂ©e. Avec un piano plutĂŽt chambriste et un orchestre tout Ă  l’écoute, d’une beautĂ© de chaque instant ; il paraissait donc tout naturel de voir ce dernier s’étoffer pour la deuxiĂšme partie du programme.

La Symphonie n°4 de Bruckner est la seule Ă  possĂ©der un titre : « Romantique ». C’est peut ĂȘtre une des raisons de son succĂšs dans les programmations symphoniques. DĂšs le dĂ©but du frĂ©missement subtil des cordes et le chant du cor solo, la magie a opĂ©rĂ©. Cette oeuvre si complexe et longue nous a entrainĂ© dans un voyage Ă  la fois dans la nature, le temps, l’espace, l’absolu du ciel. Daniel Barenboim dirige par cƓur et semble dĂ©guster chaque moment musical. Il a enregistrĂ© pas moins de trois versions intĂ©grales des symphonies de Bruckner. Avec les Berliner Philharmoniker, le Symphonique de Boston, la Staatskapelle Berlin .

La maniĂšre dont la direction de Barenboim dĂ©roule une sorte de dramaturgie Ă©vidente, semble emporter les musiciens et le public Ă  voir large et grand. Regard intĂ©rieur poĂ©tique Ă©galement sur la beautĂ© de musique pure mĂȘme si des images naissent Ă  chaque instant. La Staatskapelle Berlin est le plus ancien et officiel orchestre de Berlin.  Peut ĂȘtre le plus ancien ayant survĂ©cu en s’adaptant Ă  l’histoire complexe de cette ville. L’entente avec Daniel Barenboim est totale, et c’est donc comme d’un grand instrument que le chef a pu jouer pour obtenir la subtile alchimie brucknĂ©rienne. Les instrumentistes sont parfaitement Ă©quilibrĂ©s, sans  rien cĂ©der Ă  une qualitĂ© de jeu personnel, c’est la maniĂšre de s’écouter et de se renforcer qui procure cette sĂ©curitĂ© d’écoute de chaque instant. L’équilibre obtenu par BarenboĂŻm est prodigieux et l’acoustique merveilleuse de la Philharmonie de Paris a permis d‘en dĂ©guster chaque nuance comme chaque couleur. DisposĂ©s Ă  l’extrĂȘme droite, les violons 2 ont su rĂ©pondre aux sollicitations de Daniel Barenboim obtenant un parfait Ă©quilibre avec les violons 1. Toutes les contrebasses au fond ont crĂ©Ă© une pulsion matricielle d’une force incroyable dont l’orchestre tout entier a bĂ©nĂ©ficiĂ©. Les bois solo ont Ă©mus, les cuivres grandement impressionnĂ©s. Le drapĂ© des cordes d’un Ă©pais velours ou d’un tulle arachnĂ©en, a Ă©tĂ© un vrai rĂ©gal.

Avec de tels interprĂštes ce cycle promet de grands moments à la Philharmonie de Paris. Le succĂšs public est total,  non loin de faire une standing ovation en ce soir du 2 septembre
 On ne peut rĂȘver dĂ©but de saison plus brillant, exigeant, magnifique. Au nord de Paris, la saison  2016-2017 de la Philharmonie dĂ©marre sous de prodigieux auspices.

Compte rendu concert ; Paris, Cité de la Musique, Philharmonie de Paris 1, le 2 septembre 2016 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour piano et orchestre n° 24 en do mineur K.491 ; Anton Bruckner (1824-1896) : Symphonie n°4 en mi bémol majeur « Romantique » ; Daniel Barenboim, piano ; Staatskapelle Berlin ; Direction : Daniel Barenboim.

Opéra, compte-rendu critique. Paris. Philharmonie 2, Salle des concerts, le 12 mai 2015. Nikolaï Rimski-Korsakov : La Fiancée du Tsar. Hasmik Torosian, Elchin Azizov, Agounda Koulaeva, Alexeï Tikhomirov, Alexeï Tatarintsev, Maxim Mikhaïlov, Marat Gali. Mikhaïl Jurowski, direction musicale

rimsky-korsakov-portrait-Il est parfois des critiques qui se voudraient courtes, tant la qualitĂ© de la soirĂ©e qu’elles doivent dĂ©peindre peut se rĂ©sumer en un seul mot : excellence. C’est le cas de cette rare FiancĂ©e du Tsar de Rimski-Korsakov, proposĂ©e par la Philharmonie de Paris, grĂące au soutien de la Fondation Art Development et du DĂ©partement pour la Culture de Moscou. Initialement prĂ©vu dans la grande salle, la reprĂ©sentation s’est vue, faute de remplissage, dĂ©placĂ©e dans la Salle des concerts de la CitĂ© de la Musique, oĂč le gĂ©nĂ©reux effectif orchestral et choral apparait parfois Ă  l’Ă©troit, les solistes assurant leur prestation aux pieds des spectateurs.

 

 

Une FiancĂ©e d’exception

 

Un public finalement nombreux et qui n’aura pas mĂ©nagĂ© son enthousiasme pour saluer une performance absolument exceptionnelle. NeuviĂšme opĂ©ra du compositeur russe, crĂ©Ă© en novembre 1899, La FiancĂ©e du Tsar occupe une place particuliĂšre dans l’oeuvre du musicien par son Ă©criture regardant ouvertement vers le passĂ©, laissant la primautĂ© aux voix, comme un dĂ©sir de renouer avec une forme d’opĂ©ra traditionnelle.

Ce drame nous conte la destinĂ©e malheureuse de Marfa, fiancĂ©e Ă  Ivan mais convoitĂ©e par l’opritchnik Grigori et haĂŻe par la maĂźtresse de ce dernier, Lioubacha. Au cour de cette sombre histoire, deux philtres commandĂ©s par le couple infĂąme Ă  destination de Marfa, l’un d’amour pour lui, l’autre de mort pour elle. C’est finalement le second qui sera versĂ© dans le verre de noces de la jeune femme, la plongeant dans une folie que n’aurait pas reniĂ©e la Lucia de Donizetti. Une partition singuliĂšre, Ă  la beautĂ© hypnotique, qui ne faiblit jamais quatre actes durant.

Il fallait des chanteurs prodigieux pour rendre pleinement justice Ă  cette musique, c’est chose faite grĂące aux membres du BolshoĂŻ et du Novaya Opera. Tous sont Ă  citer pour leur engagement sans faille et leur aisance dans cette oeuvre, qui paraĂźt couler dans leurs veines. L’action prend ainsi vie sous nos yeux grĂące Ă  une mise en espace ingĂ©nieuse et profondĂ©ment thĂ©Ăątrale, renforcĂ©e par des jeux de lumiĂšres d’une rare efficacitĂ©.

torosian-hasmik-soprano-marfa-fiancee-du-tsar-rimski-philharmonie-de-paris-mai-2015La jeune Hasmik Torosian prĂȘte au rĂŽle-titre son soprano radieux et cristallin, toujours un sourire dans le chant, et donne sa pleine mesure dans une trĂšs belle scĂšne de folie, osant piani suspendus et abandon Ă©mouvant.  Face Ă  elle, le tĂ©nor AlexeĂŻ Tatarintsev accorde amoureusement son instrument plus corsĂ© Ă  celui de sa partenaire, faisant valoir un bel aigu et une superbe longueur de souffle. Les couvant de sa tendresse paternelle, AlexeĂŻ Tikhomirov fait sonner sa superbe voix de basse, Ă  l’Ă©mission un rien grossie cependant, dĂ©montrant un aigu ample autant qu’un grave abyssal dans son magnifique solo du dernier acte. On retrouve avec plaisir Maxim MikhaĂŻlov et son grain profond, tandis qu’Alexandra Dourseneva dĂ©montre un mĂ©tier indĂ©niable dans son rĂŽle de gouvernante et qu’Alexandra Kadourina impressionne en quelques phrases par son mezzo puissant.

Mention spéciale au Bomelius haïssable du ténor Marat Galli, au timbre trÚs particulier, idéalement adapté à ce rÎle de caractÚre, et au volume vocal impressionnant.

 

 

Comme bien souvent, le triomphe de la soirĂ©e revient aux mĂ©chants. Le Grigori du baryton Elchin Azizov ouvre le bal avec une longue scĂšne, superbement chantĂ©e, Ă©mission percutante et diction mordante, couronnĂ©e par un aigu foudroyant. Le chanteur se donne tout entier dans ce personnage torturĂ© par le dĂ©sir, habitĂ© jusqu’au moindre regard, jusqu’Ă  une scĂšne finale dĂ©chirante de remords ; un artiste Ă  suivre de prĂšs. Il forme un couple parfait avec la Lioubacha de la mezzo Agounda Koulaeva, la rĂ©vĂ©lation de la soirĂ©e. HabituĂ©e des rĂŽles comme Amneris et Eboli, la chanteuse ukrainienne captive dĂšs son entrĂ©e en scĂšne par un magnĂ©tisme et une noblesse qui promettent le meilleur. DĂšs ses premiĂšres notes, la magie opĂšre : la voix sonne large et gĂ©nĂ©reuse, l’aigu ample et assurĂ©, le grave sonore et superbement poitrinĂ© ; pourtant, le chant sait se faire extrĂȘmement nuancĂ©, jusqu’Ă  des pianissimi impalpables qui peignent un portrait riche et complexe de la maĂźtresse trahie et ivre de vengeance. On se souviendra longtemps de sa confrontation avec Bomelius ainsi que l’air qui en dĂ©coule, amer et plein d’une douleur Ă  peine contenue proprement bouleversante. Une incarnation justement rĂ©compensĂ©e par une grande ovation au rideau final. Et la dĂ©couverte d’une artiste majeure Ă  nos yeux, qui possĂšde les qualitĂ©s des trĂšs grandes.

michail_jurowski-1On applaudit Ă©galement un Choeur de l’Orchestre de Paris parfaitement prĂ©parĂ© et admirable d’homogĂ©nĂ©itĂ©. Artisan de cette soirĂ©e Ă  marquer d’une pierre blanche et vĂ©ritable magicien de la baguette, MikhaĂŻl Jurowski galvanise un Orchestre National d’Île-de-France qui, dĂšs l’ouverture et son legato de cordes au soyeux ensorcelant, sonne comme rarement : pupitres superbement Ă©quilibrĂ©s, couleur d’ensemble mordorĂ©e, brillante et profonde Ă  la fois, ainsi que de remarquables soli. Un vrai travail d’Ă©quipe, saluĂ© avec ferveur par une salle conquise. Et c’est avec regret qu’on clĂŽt un compte-rendu qu’on aurait voulu concis mais oĂč la gourmandise Ă  dĂ©tailler les mĂ©rites de cette FiancĂ©e d’exception aura Ă©tĂ© la plus forte.

 

 

Paris. Philharmonie 2, Salle des concerts, 12 mai 2015. NikolaĂŻ Rimski-Korsakov : La FiancĂ©e du Tsar. Livret du compositeur et d’Ilya Tioumenev, d’aprĂšs Lev Mey. Avec Marfa Sobakina : Hasmik Torosian ; Grigori GriaznoĂŻ : Elchin Azizov ; Lioubacha : Agounda Koulaeva ; Vassili Stepanovitch Sobakine : AlexeĂŻ Tikhomirov ; Ivan SergueĂŻevitch Lykov : AlexeĂŻ Tatarintsev ;  Maliouta Skouratov : Maxim MikhaĂŻlov ; ElisseĂŻ Bomelius : Marat Galli ; Petrovna : Alexandra Dourseneva ; Douniacha : Alexandra Kadourina. Chour de l’Orchestre de Paris ; Chef de chour : Lionel Sow ; Orchestre National d’Île-de-France. Direction musicale : MikhaĂŻl Jurowski. Mise en espace : Maxim MikhaĂŻlov

 

 

Inauguration de la Philharmonie de Paris

philharmonie-paris-maquette-escalier-facadearte_logo_2013ARTE. Inauguration de la Philharmonie de Paris. Dimanche 18 janvier 2015, 16h55. C’est l’Ă©vĂ©nement de janvier : Paris se dote enfin d’une vraie grande salle acoustique digne de son activitĂ© musicale et surtout symphonique : son inauguration est l’Ă©vĂ©nement phare de ce dĂ©but d’annĂ©e. DĂšs 16h55, documentaire d’abord sur le chantier et les dĂ©fis et enjeux de la nouvelle salle philharmonique appelĂ©e dĂ©sormais Philarmonie 1 (l’ancienne CitĂ© de la musique sera rebaptisĂ©e Philharmonie 2, poursuivant elle aussi sa programmation musicale et Ă©vĂ©nementielle). Puis Ă  17h50, concert inaugural.
Le docu insiste sur la vision originelle de Pierre Boulez qui rĂȘvait d’une salle parisienne digne des plus belles philharmonies du monde : Philharmonie de Berlin, Suntory Hall de Tokyo, Walt Disney concert Hall de Los Angeles, et rĂ©cemment la Philharmonie du Luxembourg… En 2006, l’État et la Ville de Paris dĂ©cident que la nouvelle Philharmonie parisienne capable d’accueillir les plus grands orchestres (en nombre comme en prestige et qualitĂ© artistique) verra le jour dans le parc de la Villette, complĂ©tant ainsi au nord de la capitale, l’offre musicale en plus de la CitĂ© de la musique dĂ©jĂ  trĂšs active. Au final la grande salle fera 2400 places et le site offrira des services multiples (rĂ©sidence de plusieurs orchestres, locaux administratifs concernĂ©s, pĂŽle pĂ©dagogique dont ateliers, salles de confĂ©rence, … et aussi plusieurs restaurants…).
De l’extĂ©rieur, la salle n’a rien d’un volume compact : Jean Nouvel a jouĂ© sur la lĂ©gĂšretĂ© et le mouvement, traitant l’immense vaisseau avec ses 20 000 m2 de surface utile comme un empilement fluide de feuilles volantes. L’ensemble ressemble aussi Ă  un vaisseau spatial prĂȘt Ă  s’envoler. Sur sa façade publique, les spectateurs pourront lire les titres des grands Ă©vĂ©nements Ă  l’affiche…

 

 

 

philharmonie-de-paris-salle-grande-salle-philharmonie-1DĂ©mocratisation, nouveaux publics. L’implantation dans un territoire populaire, renforce la vocation de dĂ©mocratisation et de diffusion la plus large possible, du classique. Un dĂ©fi et un objectif dĂ©cisif voire salutaire pour le spectacle vivant car un Ă©tude l’a montrĂ© : l’Ăąge moyen du spectateur en salle de spectacle est passĂ© de 36 ans Ă  … 61 ans ! Il est temps que le classique prenne son avenir en main et dĂ©veloppe toutes les actions en direction des nouveaux publics, vers les plus jeunes Ă©videmment (mais pas uniquement : la question de la famille est aussi au cƓur de la communication du site), en investissant par exemple les nouveaux medias.
AccessibilitĂ© et politique tarifaire. Un exemple concret : la salle affiche des concerts Ă  8 euros seulement pour les moins de 28 ans ! (voir les offres abonnements : 3 concerts minimum – rĂ©servation en ligne sur le site de la Philharmonie de Paris).

Un sacrĂ© challenge pour les dĂ©cennies Ă  venir dont la Philharmonie nouvelle pourrait devenir le fleuron exemplaire. L’architecte Jean Nouvel a Ă©difiĂ© le nouveau monument selon le thĂšme de l’harmonie, accord avec les autres sites voisins (ZĂ©nith et CitĂ© de la musique), accord avec la banlieue proche, avec le parc de la Villette… vaste laboratoire culturel et populaire.

 

 

 

A 17h50, concert d’ouverture de la Philharmonie de Paris. Avec l’Orchestre de Paris Paavo JĂ€rvi, direction), phalange en rĂ©sidence Ă  la Philharmonie avec Les Arts Florissants de William Christie.

Temps forts de la premiÚre saison de la Philharmonie de Paris : les concerts de janvier 2015. LIRE notre présentation.

 

 

 

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Concert inaugural des Arts Florissants Ă  la Philharmonie de Paris

william christie philharmonie de Paris, un jardin Ă  l'italienne april 2015Paris, Philharmonie nouvelle. Vendredi 16 janvier 2015, 20h30. Les Arts Florissants, William Christie. Age d’or du baroque français. En rĂ©sidence Ă  la Philharmonie de Paris, Les Arts Florissants fondĂ© par William Christie offre un concert inaugural regroupant les fleurons de leur rĂ©pertoire : Te Deum de Charpentier pour le XVIIĂš ; Ă©videmment Rameau pour le XVIIIĂšme (extraits des Indes Galantes) et aussi l’extraordinaire grand motet de Mondonville : In exitu Israel, fresque hollywoodienne saisissante exprimant le bouillonnement des eaux ocĂ©anes et fluviales en un choeur exceptionnellement expressif et dramatique… La piĂšce fit dĂšs sa crĂ©ation en 1753 (jouĂ© pendant la messe pour le roi Louis XV), le succĂšs des programmes du Concert Spirituel Ă  Paris, au cours de ses trĂšs nombreuses reprises : c’est de loin le grand motet le plus abouti de Mondonville, lequel prolonge le souffle dramatique approchĂ© avant lui par Rameau dans sa jeunesse… Les piĂšces choisies requiĂšrent spatialitĂ© des effectifs impressionnants (chƓurs, solistes, orchestre), dans les registres que les Arts Florissants depuis plus de 30 ans savent maĂźtriser et sublimer : sacrĂ© majestueux et spirituel (Charpentier) ; sacrĂ© dramatique et spectaculaire (Mondonville) ; opĂ©ra fastueux, Ă  l’exotisme poĂ©tique et enchanteur (Rameau).
L’ultra cĂ©lĂšbre Te Deum H416 de Marc Antoine Charpentier (composĂ© dans les annĂ©es 1690 pour l’Eglise Saint Paul des jĂ©suites Ă  Paris oĂč Charpentier Ă©tait maĂźtre de musique) mettra en lumiĂšre les capacitĂ©s multiples sur le plan expressif des Arts Florissants, dans l’acoustique encore inconnue de la Philharmonie flambant neuve. Occasion de constater comment sonne ce chambrisme caractĂ©risĂ© du Baroque français classique oĂč l’Ă©tagement des masses, le travail de caractĂ©risation verbale (propre aux Arts Florissants), et l’Ă©loquence expressive et dramatique doivent ĂȘtre finement distinguĂ©es, clairement audible sous la vaste voĂ»te de la vaste salle parisienne.

William Christie invite plusieurs Ă©toiles vocales, Ă  prĂ©sent partenaires familiers dont les laurĂ©ats de son Jardin des Voix, l’acadĂ©mie de chant qu’il a fondĂ© en 2002 : Rachel Redmond, Marc Mauillon, mais aussi Reinoud von Mechelen, Katherine Watson ou hier PlatĂ©e dĂ©jantĂ©e, Ă©loquente : Marcel Beekman… rĂ©cemment William Christie a fondĂ© depuis 3 annĂ©es son propre festival estival, intitulĂ© “Dans les Jardins de William Christie”, en VendĂ©e, nichĂ© dans les espaces enchanteurs de son parc, fruit d’une incessante activitĂ© de jardinier au goĂ»t sublime… Comme Jordi Savall, William Christie a aussi crĂ©Ă© son propre label discographique ” Les Arts Florissants, William Christie Éditions ” dont les premiers titres tels Belshazzar de Handel, Le Jardin de Monsieur Rameau (rĂ©alisĂ© avec les laurĂ©ats du jardin des Voix promotion 2013), et le dernier, d’une ferveur pudique bouleversante, “Music for Queen Caroline” (musiques de Handel), distinguĂ© par un CLIC de classiquenews, ont tous Ă©tĂ© critiquĂ© par la RĂ©daction de Classiquenews…

 

Programme :

PremiĂšre partie :

Les Arts Florissants, choeur et orchestre
William Christie, direction

Rachel Redmond, dessus
Katherine Watson, dessus
Reinoud Van Mechelen, haute-contre
Marcel Beekman, taille
Elliot Madore, basse-taille
Marc Mauillon, basse-taille
Laurent Naouri, basse

Marc-Antoine Charpentier : ‹Te Deum H 416
Jean-Joseph CassanĂ©a de Mondonville :  ‹Motet In exitu Israel

Seconde partie :

Danielle de Niese, Zima
Marcel Beekman, Damon
Elliot Madore, Adario
Laurent Naouri, Don Alvar

Jean-Philippe Rameau : ‹Les Sauvages, extrait des Indes Galantes

Spectacle Ă©vĂ©nement, coup de cƓur de classiquenews de janvier 2015
RĂ©servez votre place sur le site de la @Philharmonie de Paris

 

 

 

logo_francemusiqueDiffusion en direct sur France Musique, vendredi 16 janvier 2015, 20h.
Marc-Antoine Charpentier Te Deum H 146
Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville Motet In exitu Israel
Jean-Philippe Rameau Les Sauvages Extrait des Indes Galantes
Les Arts Florissants, dirigés par William Christie (directeur fondateur des Arts Florissants)

 

 

 

Tournée nord-américaine des Arts Florissants en avril 2015 :

Le jardin des Voix 2013

Le nouveau spectacle prĂ©sentĂ© en AmĂ©rique du nord par William Christie et Les Arts Florissants en avril 2015 s’intitule “Jardin Ă  l’italienne” et regroupe les nouveaux laurĂ©ats du jardin des Voix promo 2015 : proche de cette attention au verbe et Ă  l’articulation millimĂ©trĂ© des textes choisis, le programme comporte des madrigaux et aussi des airs d’opĂ©ras signĂ©s Cimarosa, Galuppi, Piccini. Au total 6 villes amĂ©ricaines pour une tournĂ©e au Canda puis aux USA :  Montreal (25 avril), la ville de QuĂ©bec (le 26 avril), Miami (le 29 avril), Berkeley (1er mai), Santa barbara (5 mai), Dysney Hall de Los Angeles (6 mai). Durant ce tour prometteur, William Christie prĂ©sentera aussi quelques perles lyriques de son programme donnĂ© Ă  l’OpĂ©ra royal de Versailles en 2014 : Airs sĂ©rieux et Ă  boire (Michel Lambert). Voir notre clip vidĂ©o Airs et sĂ©rieux et Ă  boire par William Christie et les Arts Florissants. La tournĂ©e Un jardin Ă  l’italienne permet aux laurĂ©ats chanteurs du Jardin des Voix de perfectionner toutes les facettes de leur futur mĂ©tier : chant, jeu dramatique et scĂ©nique (car le spectacle est aussi chantĂ© par cƓur avec une mise en espace…).

+ d’infos sur le site des Arts Florissants :
www.arts-florissants.com

Illustrations : William Christie © JB Millot – Le Jardin des Voix © classiquenews 2013

Philharmonie de Paris : premiĂšre saison : 14 janvier>30 juin 2015. Nos temps forts

Philharmonie de paris fond_saison2015_2Philharmonie de Paris : premiĂšre saison. 14 janvier>30 juin 2015. A qui profitera rĂ©ellement le dĂ©passement exorbitant du chantier de la future Philharmonie de Paris qui avec une facture finale de 386 millions d’euros, dĂ©passe 7 fois le budget initial ? Avec la crise actuelle, l’affaire prend des allures de scandale d’état car si tous les budgets publiques atteignaient un tel glissement budgĂ©taire, notre pays ne serait plus en rĂ©cession : il serait en faillite. Les attentes sont donc dĂ©multipliĂ©es pour ce nouveau grand vaisseau amarrĂ© au nord est parisien (Parc de la Villette) et qui doit fidĂ©liser de nouveaux publics (en particulier ceux immĂ©diatement proches, en rĂ©alitĂ© trĂšs peu mĂ©lomanes) comme convaincre les abonnĂ©s des cycles symphoniques : Ă  n’en pas douter ce sont des dĂ©fis aussi exceptionnels que le coĂ»t du chantier, pour le directeur de l’établissement Laurent Bayle. En dĂ©veloppant une vraie politique de sensibilisation et de singularitĂ©, en programmant fort et large, le responsable devra faire de cette Philharmonie tant attendue par ses prouesses et qualitĂ©s acoustiques, un lieu populaire, au sens noble du terme et par devoir aussi, au regard de la somme publique dĂ©pensĂ©e.

 

 

Philharmonie de Paris : 2015, l’annĂ©e de tous les dĂ©fis

 

Jean Nouvel signe un nouvel ensemble dĂ©diĂ© Ă  la musique comprenant un vaste auditorium de 2400 places, 6 salles de rĂ©pĂ©titions, mais aussi de nombreux studios et ateliers pĂ©dagogiques (la dĂ©mocratisation est au cƓur d’un projet artistique et culturel trĂšs ambitieux) en connexion avec une salle de 200 places, un lieu d’exposition, un restaurant, un parking de 600 places car il faut faciliter au maximum la venue des futurs mĂ©lomanes dĂ©sireux d’atteindre le site Ă  l’extrĂȘme nord parisien. Avec les embouteillages habituels, pas sĂ»r que ce calcul soit efficace nĂ©anmoins : l’accĂšs et le passage par la Porte de Pantin sont un cauchemar pour les automobilistes, taxis compris. Et malgrĂ© le nombre parallĂšle d’offres musicales dans la capitale, dont la CitĂ© de la musique voisine, la grande salle de 2400 places trouvera-t-elle Ă  terme ses publics?

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Philharmonie de Paris : premiĂšre saison : 14 janvier>30 juin 2015

Philharmonie de paris fond_saison2015_2Philharmonie de Paris : premiĂšre saison. 14 janvier>30 juin 2015. A qui profitera rĂ©ellement le dĂ©passement exorbitant du chantier de la future Philharmonie de Paris qui avec une facture finale de 386 millions d’euros, dĂ©passe 7 fois le budget initial ? Avec la crise actuelle, l’affaire prend des allures de scandale d’état car si tous les budgets publiques atteignaient un tel glissement budgĂ©taire, notre pays ne serait plus en rĂ©cession : il serait en faillite. Les attentes sont donc dĂ©multipliĂ©es pour ce nouveau grand vaisseau amarrĂ© au nord est parisien (Parc de la Villette) et qui doit fidĂ©liser de nouveaux publics (en particulier ceux immĂ©diatement proches, en rĂ©alitĂ© trĂšs peu mĂ©lomanes) comme convaincre les abonnĂ©s des cycles symphoniques : Ă  n’en pas douter ce sont des dĂ©fis aussi exceptionnels que le coĂ»t du chantier, pour le directeur de l’établissement Laurent Bayle. En dĂ©veloppant une vraie politique de sensibilisation et de singularitĂ©, en programmant fort et large, le responsable devra faire de cette Philharmonie tant attendue par ses prouesses et qualitĂ©s acoustiques, un lieu populaire, au sens noble du terme et par devoir aussi, au regard de la somme publique dĂ©pensĂ©e.

 

 

Philharmonie de Paris : 2015, l’annĂ©e de tous les dĂ©fis

 

Jean Nouvel signe un nouvel ensemble dĂ©diĂ© Ă  la musique comprenant un vaste auditorium de 2400 places, 6 salles de rĂ©pĂ©titions, mais aussi de nombreux studios et ateliers pĂ©dagogiques (la dĂ©mocratisation est au cƓur d’un projet artistique et culturel trĂšs ambitieux) en connexion avec une salle de 200 places, un lieu d’exposition, un restaurant, un parking de 600 places car il faut faciliter au maximum la venue des futurs mĂ©lomanes dĂ©sireux d’atteindre le site Ă  l’extrĂȘme nord parisien. Avec les embouteillages habituels, pas sĂ»r que ce calcul soit efficace nĂ©anmoins : l’accĂšs et le passage par la Porte de Pantin sont un cauchemar pour les automobilistes, taxis compris. Et malgrĂ© le nombre parallĂšle d’offres musicales dans la capitale, dont la CitĂ© de la musique voisine, la grande salle de 2400 places trouvera-t-elle Ă  terme ses publics?

 

 

philharmonie-de-paris-salle-grande-salle-philharmonie-1Seul Carnegie Hall,de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, totalise 2800 places. Car la moyenne europĂ©enne des salles philharmoniques capables d’accueillir les grands orchestres mondiaux se situe plutĂŽt entre 1500 et 2000 places. Et les thĂ©Ăątres comptant dĂ©jĂ  leur saison symphonique (importante dans la vie d’une saison en terme d’abonnĂ©s), tel le TCE (ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es, l’OpĂ©ra Bastille, sans compter le nouvel auditorium de Radio France et ses 1400 places, mais aussi le Centquatre et ses 900 places, Ă©galement au nord de Paris
 le futur Pleyel devenant quant Ă  lui une salle de variĂ©tĂ©s
) voient mĂȘme s’ils s’en cachent une concurrence : la Philharmonie de Paris en souhaitant d’emblĂ©e inviter les phalanges prestigieuses dans la capitale mais sur ses planches, pourrait doper le coĂ»t du plateau artistique, avec une rĂ©percussion sur le billet final 

Gageons que la dĂ©pense aura accouchĂ© d’une salle technologiquement et acoustiquement irrĂ©prochable favorable aux grands frissons musicaux. C’est Ă  l’aune de cette seule Ă©quation que les parisiens et les visiteurs de tous bords viendront Ă  la Philharmonie. La nouvelle salle (baptisĂ© « grande salle » ou Philharmonie 1) promet d’ĂȘtre particuliĂšrement propice aux programmes orchestraux et choraux, aux oratorios donc, Passions et grands motets


Question tarifs, le lieu entend s’inscrire dans la norme aussi, celle par exemple de Pleyel dont les Ă©quipes techniques, et toute la programmation actuelle migrent vers le vaisseau flambant neuf. Des formations entiĂšres s’installent aussi Ă  la Philharmonie qui en devient le lieu de rĂ©sidence et de travail, comme c’est le cas de l’Orchestre de Paris, l’Orchestre de chambre de Paris, l’Orchestre d’Île de France, et surtout Les Arts Florissants et leur fondateur William Christie : un geste fort et lĂ©gitime qui ancre dĂ©finitivement la meilleure phalange française dĂ©diĂ©e au baroque au nouveau site.
Les nouveaux couacs surgissent dĂ©jĂ , bĂ©molisant la partition de la Philharmonie nouvelle : l’Orchestre de Paris, toujours en quĂȘte d’une excellence Ă  prouver, se voit mal comme 
 concurrencĂ© par les grands orchestres europĂ©ens et amĂ©ricains qui ne manqueront pas de se produire dans la nouvelle salle. L’immanquable comparaison pourrait lui ĂȘtre dĂ©favorable : mais l’émulation n’a-t-elle pas de tout temps favoriser le dĂ©passement ?
Si la programmation est riche, inventive, identifiante, proclamĂ©e Ă  l’adresse des mĂ©lomanes avertis comme des familles, le public pourrait ĂȘtre au rendez vous : avec un budget de fonctionnement estimĂ© Ă  36 millions par an, il est nĂ©cessaire que la formule sĂ©duise immĂ©diatement. Les mĂ©cĂšnes sont d’ores et dĂ©jĂ  observateurs. Les premiers mois de la Philharmonie seront donc dĂ©cisifs.

 

 

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La premiĂšre saison est dĂ©jĂ  annoncĂ©e, inscrite dans l’agenda 2015, de janvier Ă  juin prĂ©cisĂ©ment. Les soirs prestigieux en semaine alternent avec des week ends familiaux dont l’offre diversifiĂ©e et dĂ©complexĂ©e se vend sous forme d’un pass (pas plus cher qu’une place de cinĂ©ma
). On jugera sur piĂšce. Du symphonique Ă  l’électro pop, de Beethoven, Mahler, Wagner Stravinsky et Ravel, sans omettre les concertos de Haydn et de Mozart, tous les rĂ©pertoires sont prĂ©sents car y figurent aussi une Nuit du rĂŁga, le BĂ©jart Ballet Lausanne, et les madrigaux de Monteverdi qu’il faut dĂ©sormais entendre par Les Arts Florissants
 ; mais c’est surtout dans l’originalitĂ© des formes du concert, dans la conception mĂȘme de l’évĂ©nement artistique que la Philharmonie entend sĂ©duire pour convaincre (la prochaine exposition dĂ©diĂ©e Ă  David Bowie, les 100 pianos rĂ©unis autour de Lang Lang en tĂ©moignent)
 Alors, cirque musical et illusion marketing ou vivier expĂ©rimental et pĂ©piniĂšre de talents ? L’éclectisme et l’inventivitĂ© fusionnĂ©es Ă  la qualitĂ© feront-elles recette ? C’est tout le mal que nous souhaitons Ă  la nouvelle salle parisienne qui pourrait bien changer notre rapport au classique. AprĂšs tout c’est lĂ  que nous attendons le nouveau site : enrichir profondĂ©ment notre expĂ©rience musicale. D’emblĂ©e le menu d’ouverture durant le mois de janvier 2015 s’annonce trĂšs prometteur avec cĂŽtĂ© phalange Ă  ne pas manquer : Les Arts Florissants dans un programme crucial, emblĂ©matique du geste et du rĂ©pertoire de William Christie (le 16 janvier), mais aussi aux cĂŽtĂ©s des orchestres hexagonaux, deux formations Ă  ne pas manquer : Daniel Barenboim et son West Eastern Divan Orchestra (le 19), et Gustavo Dudamel et l’Orquesta Simon Bolivar de Venezuela (le 25 janvier)… sans omettre La CrĂ©ation de Haydn par l’Orchestre de chambre de Paris (le 23) : des oeuvres et des interprĂštes dĂ©signĂ©s pour mesurer l’acoustique de la “Grande Salle”…

 

 

 

12 concerts Ă©vĂ©nements pour l’ouverture …

 

 

Parmi ses temps forts, voici les 12 événements de janvier 2015 (premier mois inaugural de la Philharmonie de Paris) que CLASSIQUENEWS a repérés au sein de la premiÚre saison de la Philharmonie de Paris :

Ouverture de saison et inauguration du lieu les 14 et 15 janvier, 20h30 : deux soirĂ©es de gala : L’Orchestre de Paris sous la direction de Paavo JĂ€rvi (Grande salle Philharmonie 1 : programme dĂ©voilĂ© au dernier moment sur le site de la Philharmonie de Paris :

pdp_logoLe 16 janvier : William Christie et Les Arts Florissants jouent les perles du Baroque Français, un rĂ©pertoire d’autant mieux dĂ©fendu qu’ils le chantent depuis des annĂ©es
 MA Charpentier (Te Deum), Mondonville (Motet : In exigu Israel), Rameau : Les Sauvages (Les Indes Galantes).

Samedi 17 et dimanche 18 janvier : week end Portes Ouvertes

Le 17 janvier : Lang Lang joue le 2Ăšme Concerto pour piano de Prokofiev (20h30)

Le 18 janvier, 11h : concert en famille (programme de ce concert surprise, dévoilé au dernier moment)

pdp_logoLundi 19 janvier, 20h30 : Daniel Barenboim dirige son orchestre West-Eastern Divan orchestra : Boulez (Dérive 2), Ravel (Rhapsodie espagnole, Alborada del grazioso, Pavane pour une infante défunte, Boléro):

Le 20 janvier : rĂ©cital HĂ©lĂšne Grimaud, piano (20h30). Programme autour de l’eau
 la pianiste HĂ©lĂšne Grimaud cĂ©lĂšbre l’élĂ©ment vital, or liquide
 Berio, Schubert/Liszt, Ravel, AlbĂ©niz, FaurĂ©, Debussy


pdp_logoLe 23 janvier : La Création de Haydn, oratorio. Accentus, Orchestre de chambre de Paris. Thomas Zehetmair, direction

pdp_logoDimanche 25 janvier, 16h30 : Gustavo Dudamel et l’Orquesta Sinfónica Simón Bolivar de Venezuela : Symphonie n°5 de Mahler.

Mardi 27 janvier, 20h30 : Orchestre nat Île de France. Enrique Mazzola, direction. Falla, Clyne (crĂ©ation), Britten, Bizet


Jeudi 29 janvier : Orchestre de Paris, Christophe von Dohnanyi. Till Fellner, piano. Arabella Steinbacher, violon. Beethoven : Concerto pour piano n°4, Dvorak : Symphonie du Nouveau Monde, n°9.

Samedi 31 janvier Ă  partir de 18h : Nuit du Raga, grands maĂźtres de l’Inde, dans le cadre du week end spĂ©cial « Inde ». Pandit Hariprasad Chaurasia (flĂ»te), Rakesh Chaurasia (flĂ»te), Ustad Amjad Ali Khan, sarod


Toutes les infos et les modalités de réservation sur le site de la Philharmonie de Paris

 

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