Entretien avec DIANA BARONI Ă  propos de son album PAN ATLANTICO (printemps 2022)

Pan-Atlantico diana baroni simon drappier cd critique classiquenews traverso chantENTRETIEN avec DIANA BARONI Ă  propos de son nouvel album « PAN ATLANTICO ». C’est le chant d’un journal intime exprimĂ© en duo ; l’expression d’une identitĂ© retrouvĂ©e aussi Ă  travers des pĂ©riples multiples et une expĂ©rience intime de la mort. Dans « Pan Atlantico », Diana Baroni, voix et traverso, s’associe Ă  l’arpeggione de Simon Drappier dans un programme inĂ©dit qui est une collection de textes forts, irrĂ©sistibles. Entretien exclusif pour classiquenews.

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CLASSIQUENEWS : Que signifie le titre de votre nouvelle album ?

DIANA BARONI : Ce titre nous est apparu par magie; c’est surtout grĂące Ă  une vision de Simon, qui a sĂ©journĂ© plusieurs annĂ©es en Argentine. Alors, lui il voyait la route « panamericana » qui traverse l’Argentine du nord au sud; moi, je voyais les bateaux des immigrĂ©s d’aprĂšs guerre, qui traversaient l’ocĂ©an Atlantique. La rencontre conceptuelle de deux images fonctionne Ă  merveille: elles reprĂ©sentent pleinement nos sources d’inspiration, notre matiĂšre d’attention disons, et le voyage, le parcours, les aller-retours Ă©galement, aussi de l’un et de l’autre (Simon français, ayant vĂ©cu lĂ  bas et moi italo-argentine, installĂ©e en France).

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CLASSIQUENEWS : Prolonge-t-il des éléments de vos programmes ou albums passés ? Ou est ce un programme en « rupture » ?

DIANA BARONI : J’aime bien l’idĂ©e de rupture. Il y a quelque chose d’essentiel qui est prĂ©sent dans cet album, plus que dans mes albums prĂ©cĂ©dents. C’est Ă©vident que les expĂ©riences apportĂ©es par la vie courante ces derniers annĂ©es, tant au titre personnel comme mondial, m’ont mis quelque part Ă  nue, d’abord par la mort, ensuite par la pandĂ©mie. Quelque part je me dis aujourd’hui que mon album prĂ©cĂ©dent THE EMIDY PROJECT sorti en 2018, a Ă©tĂ© un geste de survie
 Ă  l’instar de l’esclave musicien de notre saga ; Emidy m’a permis de vivre, de traverser la douleur.
Ce signe de maladie de notre civilisation, de notre terre, est aussi un signe de rupture dans un sens plus large, et universel je dirais. Nous aurons espĂ©rĂ© peut ĂȘtre une sensibilisation de notre sociĂ©tĂ© par l’expĂ©rience du confinement, qui nous a forcĂ© Ă  faire une rupture temporelle Ă©galement. Et non
 Les temps qui courent ne sont pas les plus joyeux, et nous sommes tous responsables malheureusement de l’état actuel de notre civilisation, de ce visage de la nature humaine si Ă©goĂŻste, si individualiste. Les luttes sociales qui ont Ă©tĂ© portĂ©es par les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes sont en train de s’évaporer, mĂȘme leur fruits sont en train de disparaitre. C’est terrifiant et dĂ©solant.
En ces temps obscurs, la musique et l’art sont d’autant plus des moyens d’éveil, de cure, de clairvoyance. Je crois profondĂ©ment Ă  la possibilitĂ© de vĂ©hiculer un message qui nous aiderait Ă  ĂȘtre en quĂȘte, en questionnement de notre nature humaine pour Ă©viter de « subir les Ă©vĂ©nements comme des somnambules », selon les paroles d’Edgar Morin.
Alors oui, ce disque, que nous avons enregistre LIVE, entre deux confinements pandĂ©miques, au cours de l’étĂ© 2020, est le reflet d’une inĂ©vitable rupture universelle. C’est peut ĂȘtre pour tout cela que les choix artistiques que nous avons assumĂ©s avec Simon Drappier, ont Ă©tĂ© plus radicaux, les gestes plus poussĂ©s, le rĂ©pertoire plus prĂ©cis.

 

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quels sont les thĂšmes des textes que vous chantez ? Quelles grandes chanteuses avez vous en tĂȘte quand vous les interprĂ©tez ?

DIANA BARONI : Avec Simon pour PAN ATLANTICO, nous avons choisi notre rĂ©pertoire guidĂ©s par des amours respectifs par certains artistes, comme Simon Diaz, Violeta Parra, Victor Jara. C’est vrai que d’une façon souterraine, nous avons touchĂ© par les compositions des uns et des autres, des thĂ©matiques proches : le dĂ©sarroi, l’absence, le dĂ©sespoir, l’amour. Les sujets Ă©voquĂ©s s’entrelacent entre eux, se parlent, se rĂ©pondent; il y a une unitĂ© enfin qui s’est tissĂ© naturellement.
Les femmes qui m’inspirent viennent de loin, d’une sorte de mĂ©moire collective, je veux dire
 chacune par des qualitĂ©s spĂ©cifiques trĂšs diffĂ©rentes : Chavela Vargas, par sa force rhĂ©torique; Violeta Parra, par sa nuditĂ©; Elis Regina, par sa vulnĂ©rabilitĂ© expressive et son Ă©lĂ©gance vocale; aussi brĂ©silienne, Luciana Souza, par sa justesse et son timbre transparent. Dans un autre registre, encore deux voix fĂ©minines qui me touchent et m’inspirent par toutes les raisons confondues Ă©voquĂ©es : Lorraine Hunt et Anne Sophie Von Otter – cette derniĂšre pour l’immense libertĂ© d’esprit qu’elle reprĂ©sente Ă  mes yeux dans le milieu musicale actuel.

 

 

 

 

CLASSIQUENEWS : La prĂ©sence de l’arpeggione renouvelle beaucoup votre univers poĂ©tique et musical. Qu’apporte l’instrument concrĂštement pour la cohĂ©rence musicale et poĂ©tique de ce programme ?

DIANA BARONI : C’est certain que l’univers mis a disposition par l’arpeggione et le jeu extraordinaire – dans le vĂ©ritable sens du terme – proposĂ© par Simon, m’ont immĂ©diatement propulsĂ© vers des zones de travail absolument nouvelles.
Et il a sans doute la personnalitĂ© idĂ©ale pour se lancer vers l’exploration, vers l’inattendu. Tout comme moi, Simon n’hĂ©site pas Ă  brouiller les pistes, franchir des frontiĂšres; nous nous sommes retrouvĂ©s exactement lĂ  ou il fallait, je pense, dans nos parcours artistiques
 lui aussi il cherchait au moment de notre rencontre, un instrument qui devienne sa propre voix / voie. L’arpeggione est devenu le partenaire idĂ©al. Il avait entre ces mains un instrument noble d’une versatilitĂ© Ă©norme, avec toutes les possibilitĂ©s du jeu Ă  l’archet, accordĂ© en plus comme une guitare (Simon a Ă©tĂ© Ă  la base guitariste et contrebassiste) Du coup, c’était le complice parfait, et avec le traverso, c’était juste magique du point de vue des timbres et des nuances. Aussi, nous avions tous les deux un passĂ© musical trĂšs riche, dans des milieux extrĂȘmement variĂ©s: le jazz, la musique contemporaine, le baroque, l’improvisation autour de la tradition orale; tout cela a nourri notre confiance et notre terroir, pour partir Ă  la recherche d’autres horizons ; pour crĂ©er ensemble une matiĂšre qui nous reprĂ©sente pleinement.

 

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Y-a-t-il 1 ou 2 chansons qui vous tien(nen)t à cƓur dans cet album ? Pour quelles raisons ?

DIANA BARONI : « Poema 15 » de Victor Jara / Pablo Neruda,  et « Que he sacado con quererte » de Violeta Parra, sans hĂ©siter
 le Chili Ă  l’honneur, hĂ©las!
Sur la premiĂšre composition, le poĂšme de Pablo Neruda est mis en beautĂ© par Victor Jara avec une modestie et une intelligence musicale assez uniques. Cette chanson est une mĂ©taphore du dĂ©part de l’ĂȘtre aimĂ©e, de son absence, de son esprit perdu dans les tĂ©nĂšbres d’un sommeil profond 
 et encore vivant. J’ai Ă©prouvĂ© moi-mĂȘme tout ce que cela peut signifier ; la vie m’a obligĂ© il y a 5 ans maintenant Ă  faire face Ă  la mort, Ă  lui parler aussi. Mon compagnon a Ă©tĂ© dans le coma 12 jours suite Ă  un accident ; la dĂ©couverte de ce poĂšme et cette chanson m’ont permis de sacraliser peut ĂȘtre autrement cette expĂ©rience qui a changĂ© le cours de mon existence pour toujours. Je ne peux pas m’empĂȘcher de penser aux derniers moments Ă  ses cotĂ©s quand je chante « Poema 15 ». En travaillant avec Simon, nous avons trouvĂ© quelque chose de pure, de nu, puissant, avec son ostinato minimaliste, in crescendo, et pourtant mĂ©canique et presque froid. C’est grĂące Ă  ce contraste que nous avons trouvĂ© un Ă©quilibre je crois, l’Ă©quilibre qui nous permet de traverser les Ă©motions de cette chanson qui reprĂ©sente autant pour moi.
«Que he sacado con quererte» est un hymne au dĂ©sespoir le plus absolu: Violeta s’interpelle Ă  propos de l’amour et du fait d’aimer inutilement quelqu’un. C’est sans doute en questionnant sa relation tumultueuse et difficile avec le suisse Gilbert Favre (anthropologue, queniste – joueur de quena) l’amour de sa vie. Peu de temps aprĂšs son dĂ©part vers la Bolivie, tout en la quittant dĂ©finitivement, Violeta lui dĂ©diera plusieurs compositions et textes; dĂ©chirĂ©e toujours par cette rupture, elle mettra aussi fin Ă  ses jours peu de temps aprĂšs. Ce dĂ©sespoir que la chanson de Violeta nous transmet, vient quelque part crĂ©er une sorte de balancement avec « Poema 15 ».
Ces deux opus de l’album sont pour moi les piliers Ă©motionnels sur lesquels notre programme s’est construit.

 

 

 

 

Propos recueillis en avril 2022 / Photos : © Erol GUM

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Pan-Atlantico diana baroni simon drappier cd critique classiquenews traverso chantCD‹ DIANA BARONI et SIMON DRAPPIER : nouvel album (printemps 2022), CLIC DE CLASSIQUENEWS « Pan Atlantico » : https://bfan.link/pan-atlantico-2  -  LIRE aussi notre critique du cd PAN ATLANTICO / CLIC de CLASSIQUENEWS (printemps 2022)

 

 

 

EN CONCERT : le 3 juin 2022 : 360 PARIS MUSIC FACTORY ;
Les 14, 15 et 16 juillet 2022 Ă  LYON / Festival du Perystile – OpĂ©ra de Lyon
programme du cd Pan Atlantico, avec Simon Drappier (arpeggione) – lire ci aprĂšs, dans notre sĂ©lection agenda :

 

 

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AGENDA – Prochains concerts de Diana Baroni 2022

 

 

Dimanche 8 mai 2022 / 20h30
Concert privĂ© – Sadirac, Gironde
“Boleros & Love Songs” avec Valerie Chane-Tef (piano)

Jeudi 19 mai / 12h30
Universite Scientifique de la Doua, Villeurbanne – RhĂŽne
“Hommage a Nestor Perlongher » avec Joel Defrance (chant, performer)

Vendredi 20 mai / 19h
Centre Charles Chaplin – Vaux en Velin, RhĂŽne
“Autour de Emidy Project : confĂ©rence musicale” avec Tunde Jegede (kora)

Dimanche 22 mai / 17h30
Les concerts de La Chiesaz- Eglise Notre Dame, Blonay -Saint Legier SUISSE
“The Emidy Project” avec Tunde Jegede (kora), Simon Drappier (arpeggione) Rafael Guel (vihuela, percussions), Gora Diakhate (narrateur), Ishimwa Muhimanyi (danseur)

 

 

Vendredi 3 juin / 19h30 TBCPan-Atlantico diana baroni simon drappier cd critique classiquenews traverso chant
Le 360 Paris Music Factory – Ile de France
Pan Atlantico” avec Simon Drappier (arpeggione)

 

 

Jeudi 23 juin / 19h30
Apero musical au Naturel DissipĂ© – Ferme de Paletou, Naucelle, Aveyron
“Ex Solum” avec Gregorio Orozco (guitare)

Mercredi 29 juin / 20h
Les Musicales en Confluence – Tours, Indre-et-Loire
“Chants de Travail” avec Jasser Youssef (viole d’amour)

Dimanche 3 juillet / 20h
Cafe Plum – Lautrec, Pays de Cocagne
“Ex Solum” avec Gregorio Orozco (guitare)

 

 

Jeudi 14, vendredi 15 et samedi 16 juillet / 19hPan-Atlantico diana baroni simon drappier cd critique classiquenews traverso chant
Festival du Perystile – OpĂ©ra de Lyon, RhĂŽne
« Pan Atlantico » avec Simon Drappier (arpeggione)

 

 

 

 

actualité de Diana Baroni à suivre sur
dianabaroni.com

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CRITIQUE, CD événement. PAN ATLANTICO : Diana Baroni / Simon Drappier (1 cd Accords croisés)

Pan-Atlantico diana baroni simon drappier cd critique classiquenews traverso chantCRITIQUE, CD Ă©vĂ©nement. PAN ATLANTICO : Diana Baroni / Simon Drappier (1 cd Accords croisĂ©s) – FlĂ»tiste Ăšs mĂ©rite (au sein du CafĂ© Zimmermann), chanteuse Ă  tempĂ©rament, entre gouaille et grain, mais latino et inspirĂ©e par les chamans du Nouveau Monde, Diana Baroni signe ici l’un de ses meilleurs enregistrements : miraculeux, poĂ©tique, d’une transe hallucinĂ©e, invoquant, exhortant toutes les misĂšres et les grandeurs (vaines) de ce monde. Empruntant dĂ©sormais les chemins de la chanson Ă  message, dramatique, tout en servant une sensibilitĂ© millimĂ©trĂ©e et orfĂ©vrĂ©e qui recueille des dĂ©cennies de compagnonnage en terre baroqueuse
 Distinguons deux hymnes au monde, Ă  la terre, Ă  l’humanitĂ© : Tonada de luna llena et Que he saccado con quererte. Diptyque oĂč le texte incarnĂ© en fusion avec l’arpeggione atteint de rares et bouleversante fulgurances.
C’est le chant de la mĂšre, de l’humble servante , pleureuse et invocatrice tragique, l’instrumentiste pour laquelle toutes les nuances de la muCLIC D'OR macaron 200sique baroque, historiquement informĂ©es, n’ayant aucun secret, sĂšme sa part de tendresse et d’humanitĂ©, d’ultime imploration avant la fin du monde. La musicienne argentine a fait Ă©voluĂ© son art en s’accordant et de quelle maniĂšre Ă  la corde incandescente de l’arpeggione de Simon Drapier, violoncelle lui aussi venu du XIXĂš Schubertien, qu’un sens virtuose de l’improvisation, associe dĂ©sormais en complicitĂ© et comprĂ©hension Ă  la diseuse funambule.

Le verbe extraverti, espagnol ou portugais, dit cette mĂ©lancolie indicible, marquĂ©e par le dĂ©part, le deuil, le renoncement. Les deux cordes se rĂ©pondent, – avec le vol enchantĂ© du traverso dont se saisit la chanteuse instrumentiste- dialoguent, s’électrisent au delĂ  de tout ce que l’on a Ă©coutĂ©, entendu jusque lĂ  : plainte et priĂšre Ă  la fois, pour un monde qui peut n’ĂȘtre jamais et ne sera jamais dĂ©finitivement ; toujours espĂ©rĂ©, vainement. ViscĂ©ralement Ă©voquĂ©, invoquĂ©, souhaitĂ©. Magistral duo. CLIC de CLASSIQUENEWS du printemps 2022.

 

 

PLUS D’INFOS sur le site de Diana Baroni : https://www.dianabaroni.com/actualites/blog-post-title-three-cs6dl-QhfHC-tmkmg-a9z3e

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TEASER VIDEO :

 

 

 

 

BRUXELLES. Diana Baroni Trio : La Macorina

diana-baroni-trio-la-macorina-emidy-project-annonce-critique-cdBRUXELLES, Concervatoire. Lun 22 juillet 2019. DIANA BARONI TRIO. Elle chante, elle joue du traverso, a le goĂ»t des mĂ©tissages et des Ă©vocations nostalgiques, artiste complĂšte, Diana Baroni poursuit des chemins de traverses, hors catĂ©gories traditionnelles et classiques. Ses mondes ressuscitent la dignitĂ© parfois refusĂ©es des opprimĂ©s, qu’il soit esclave devenu musicien et compositeur libre (son dernier spectacle, remarquable et saisissant dĂ©diĂ© Ă  la figure d’Emidy / Emidy Project), ou femmes du nouveau monde, ainsi que s’intitule son rĂ©cital Ă  Bruxelles, le 22 juillet prochain. Les mĂ©lodies et airs du concert bruxellois empruntent Ă  ses programmes actuels et passĂ©s, plusieurs joyaux d’une force poĂ©tique irrĂ©sistible. Concert Ă©vĂ©nement.

DIANA BARONI TRIO
Diana Baroni, chant et traverso
Rafael Guel, vihuela et percussions
Ronald Martin Alonso, viole de gambe

De la Vierge Marie, Ă  Sor Juana InĂ©s de la Cruz, en passant par les guerriĂšres Amazones, la mĂšre Terre ou Pachamama, Ă  travers une sĂ©lection poĂ©tique, ce programme rend hommage aux personnalitĂ©s fĂ©minines marquantes du Nouveau Monde, depuis l’Ă©poque de la colonisation jusqu’Ă  nos jours.

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33Ăš Festival MIDIS-MINIMES
Bruxelles, lundi 22 juillet 2019
35 mn de concert chaque midi
Conservatoire royal de Bruxelles
Rue de la RĂ©gence, 30A
1000 Bruxelles

Femmes du Nouveau Monde
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://midis-minimes.be/fr/Infos_pratiques

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Programme

Maria, todo es Maria (chant de procession, tradition oral - Bolivie, XVIIIe s.)

Flor Menudita (chant de dévotion, tradition oral)
Juana Inés de la Cruz
(ca. 1648-1697)
Pues Mi Dios (Villancico, Mexique)

La Petenera (son huasteco, tradition oral – Mexique)

Moreninha (tradition oral – BrĂ©sil XVIIIe s.)
Chavela Vargas
(1919-2012)
La Macorina (son habanero, ?Mexique)

Intiu Kana (chant de dĂ©votion aymara, tradition oral – Bolivie, XVIe s.)

Llora mis penas (tradition orale – Argentine)

Montes de Maria (bullerengue, tradition oral – Colombie)
Violeta Parra
(1917-1967)
Gracias a la vida (tonada – Chili)

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VIDEO
Diana Baroni chante La Macorina
http://www.classiquenews.com/clip-video-diana-baroni-chante-la-macorina-el-cosechero/

Diana Baroni / La Macorina / Intiu Kana
http://www.classiquenews.com/clip-video-diana-baroni-chante-la-macorina-intiu-kana/

CD
LIRE notre critique du cd La Macorina par Diana Baroni
http://www.classiquenews.com/cd-diana-baroni-chante-la-macorina/

Emidy Project : tournée Africaine, 11-15 juin 2019

emidy-project-diana-baroni-tunde-jegede-video-annonce-clic-de-classiquenews-mai-2018EMIDY PROJECT en tournĂ©e en AFRIQUE (11,12,14,15 juin 2019). Conçu et Ă©crit par Tunde Jegede et Diana Baroni, The Emidy Project est un spectacle fabuleux, composĂ© comme un voyage initiatique, qui raconte en musique et en images l’odyssĂ©e de Joseph Antonio Emidy. Il est nĂ© libre, a vĂ©cu en esclave, est devenu violoniste et compositeur ; il a conquis sa libertĂ© Ă  force de volontĂ© et d’épreuves
 Les chroniques ressuscitĂ©es par le joueur de cora et compositeur nigĂ©rian Tunde Jegede, nous emmĂšnent au XVIIIe siĂšcle, retraçant le destin extraordinaire de cet esclave guinĂ©en, violoniste et compositeur, entre Europe, Afrique, AmĂ©rique du Sud.
The Emidy Project Ă©voque la confrontation des mondes et des cultures, Ă©pingle les humiliations de l’esclavage et du racisme, Ă  travers la danse, la vidĂ©o (somptueuses images poĂ©tiques de Sunara Begum) et les musiques tant « savantes » que traditionnelles, dĂ©fendues par le collectif et surtout la voix et la flĂ»te de Diana Baroni.

LabellisĂ© par l’UNESCO au sein du programme «La route de l’esclave». L’histoire de Joseph Antonio Emidy demeure un exemple admirable de dignitĂ© humaine ; il est une figure de la rĂ©sistance contre la dĂ©shumanisation. Le spectacle pluridisciplinaire s’adresse au grand public ; il rencontre aussi les objectifs pĂ©dagogiques et d’éveil des consciences du projet «La Route de l’esclave de l’UNESCO». Diffuser auprĂšs du grand public le destin extraordinaire d’Emidy est essentiel : il est un hĂ©ros oubliĂ©, source d’admiration et de dĂ©passement. Emidy cristallise les objectifs de la DĂ©cennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024) proclamĂ©e par l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies sous le thĂšme « Reconnaissance, Justice et DĂ©veloppement ».

 

 

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EMIDY PROJECT en tournée en AFRIQUE (11,12,14,15 juin 2019)
4 dates événements

AFRICAN TOUR / NIGERIA, BENIN, TOGO
THE EMIDY PROJECT : OdysĂ©e d’un esclave musicien
Création musique, film & danse

 

 

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4 dates événements /  Afrique

 

 

 

 

# Mardi 11 JUIN 2019, 20h30
The Jazz Hole
168 Awolowo road
Ikoyi LAGOS
Info : +234 702 559 5697

 

 

# Mercredi 12 JUIN 2019, 18h00
Alliance Française de Lagos
Mike Adenuga Centre
9 Osborne Road
Ikoyi LAGOS

 

 

# Vendredi 14 JUIN 2019, 20h30
Centre Culturel Français
2233 avenue Jean-Paul II
COTONOU

 

 

# Samedi 15 JUIN 2019, 20h30
Institut Français
Avenue General de Gaulle
LOME

 

 

Sur la scĂšne :
Tunde Jegede, kora, violoncelle, voix, compositions, direction
Diana Baroni, chant, traverso, flûte en sol
Simon Drappier, arpeggione, voix
Rafael Guel, vihuela, flûtes, percussions, voix
Ishimwa Muhimanyi, danse
Sunara Begum, création vidéo

Avec le soutien de l’Institut Français du Nigeria, une production de Papilio Collection & Turquoise Prod.

 

 

 

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LIRE aussi notre critique du spectacle EMIDY, le 23 mai 2019 Ă  Saint-Denis / Salle Ligne 13 / Festival METIS 2019

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation du spectacle EMIDY lors de son lancement en 2018 : l’esclave devenu violoniste et compositeur

Lyon : Diana Baroni chante La Macorina

baroni diana la macorina concert clic de classiquenewsLyon, Diana Baroni : La Macorina, le 7 juillet 2015, 20h30. FlĂ»tiste du CafĂ© Zimmerman mais ici superbe chanteuse, Diana Baroni au timbre sauve et mordant, prĂ©sente le programme de son dernier disque : la Macorina, hommage aux femmes humanistes, sirĂšnes engagĂ©es pour les causes admirables. En espagnol, Diana Baroni dĂ©ploie un blues latino d’une ivresse sensuelle spĂ©cifiquement suggestive, comme le chant et la priĂšre du cultivateur de coton (El cosechero). Argentine de coeur, la cantatrice invite Ă  un voyage dans le Nouveau Monde Ă  la recherche de l’explorateur DH Lawrence (1928), lui-mĂȘme enivrĂ© enchantĂ© par la magie de l’aube au Nouveau Mexique. La voix s’accorde au quintette Ă  cordes Alter Quintet. Succombez comme nous Ă  la magie poĂ©tique d’une voix qui sait exprimer les plis et replis les plus intimes de l’Ăąme latine, qu’elle soit originaire du PĂ©rou, du Mexique, de l’Argentine…

Extrait de la critique du cd La Macorina par Diana Baroni :
Grain de velours, timbre ardent Ă  l’imaginaire mĂ©tissĂ©, l’Argentine ressuscite le chant embrasĂ© et nostalgique des grandes divas du siĂšcle dernier, la mexicaine Chavela Vargas ou l’immense compositrice et poĂ©tesse pĂ©ruvienne, Chabuca Grande. Chez Diana, le mĂȘme engagement radical, la mĂȘme musicalitĂ© fervente, une passion intacte pour le verbe musical, Ă  la fois fier et suggestif, surtout les mĂ©tissages colorĂ©s d’un imaginaire personnel dont on ne cesse d’apprĂ©cier les options instrumentales: elle ne vient pas du baroque pour rien; associer un Quintette de cordes et les musiciens traditionnels de la culture populaire sud amĂ©ricaine (vihuela, quena, kora, cajon
) rĂ©alise l’un des tapis instrumentaux les plus raffinĂ©s qui soient aujourd’hui. sans omettre la douceur enivrante du traverso qui est son instrument emblĂ©matique (si proche de la voix lĂ  encore). La Macorina (Diana Baroni, 2012)

 

La voix de Diana

‹Dans La Macorina, Diana Baroni nous conduit en terres hispaniques sudamĂ©ricaines , Bolivie, Argentine (son pays), Mexique, PĂ©rou, VĂ©nĂ©zuela
 Cheminement et traversĂ©e, l’idĂ©e du voyage s’inscrit allusivement comme une invitation introspective oĂč se glissent et se prĂ©cisent aussi hommages, filiations, souvenirs
 tout un monde oĂč l’évocation tissĂ©e dans des textes Ă  la poĂ©sie enivrante cultive finesse et pudeur.

la_macorina_diana_baroni_cdEcoutez ainsi La Macorina qui donne son titre Ă  l’album: la courtisane cubaine qui vĂ©cut au dĂ©but du siĂšcle Ă  La Havane, aimait passionnĂ©ment les voitures de sport et obtint avant toute autre, son permis de conduire ; une figure sensuelle et fatale devenue mythe que la Mexicaine Chevala Vargas s’est appropriĂ©e (Ă  travers le refrain entĂȘtant “ Ponme la mano aqui
“) et que Diana Baroni inscrit logiquement Ă  son rĂ©pertoire. MĂȘme Ă©vidence, mĂȘme hommage pour l’immense Chabuca Grande, poĂ©tesse et compositrice dont Diana en Argentine Ă©couta tous les disques: FiĂšre allure et JosĂ© Antonio (Fina estampa, JosĂ© Antonio) ressuscitent ce verbe Ă©vocatoire qui fait surgir toute la culture populaire du PĂ©rou, oĂč l’on croise la silhouette d’un Monsieur de fiĂšre allure, ou celle tout aussi avenante d’un cavalier sur son cheval de Paso
 Et quand la chanteuse explore les chansons

Diana Baroni : La Macorina, chansons du Nouveau Monde sur les traces de DH Lawrence
Alter Quintet
Alfonso Pacin, guitare, violon, arrangements

Lyon, La Tour PassagĂšre
Le 7 juillet 2015, 20h30

LIRE aussi notre critique complĂšte du cd La Macorina par Diana Baroni

VOIR notre CLIP vidéo La Macorina, El Cosechero

CLIP VIDEO. Diana Baroni chante La Macorina : Intiu Kana

la_macorina_diana_baroni_cdCD. CLIP VIDEO. La Macorina. Diana Baroni (1 cd Papilio, 2012).  Sur les traces de l’Ă©crivain D.H. Lawrence, le programme de ce disque Ă©blouissant parcourt les paysages du Nouveau Monde comme autant d’Ă©tapes d’une renaissance intĂ©rieure. Diana Baroni, flĂ»tiste virtuose et membre fondatrice de CafĂ© Zimmermmann, fleuron des ensembles baroques sur instruments d’Ă©poque poursuit une Ă©tonnante carriĂšre soliste comme … chanteuse. Grain de velours, timbre ardent Ă  l’imaginaire mĂ©tissĂ©, l’Argentine ressuscite le chant embrasĂ© et nostalgique des grandes divas du siĂšcle dernier, la mexicaine Chavela Vargas ou l’immense compositrice et poĂ©tesse pĂ©ruvienne, Chabuca Grande. Chez Diana, le mĂȘme engagement radical, la mĂȘme musicalitĂ© fervente, une passion intacte pour le verbe musical, Ă  la fois fier et suggestif, surtout les mĂ©tissages colorĂ©s d’un imaginaire personnel dont on ne cesse d’apprĂ©cier les options instrumentales: elle ne vient pas du baroque pour rien; associer un Quintette de cordes et les musiciens traditionnels de la culture populaire sud amĂ©ricaine (vihuela, quena, kora, cajon…) rĂ©alise l’un des tapis instrumentaux les plus raffinĂ©s qui soient aujourd’hui. sans omettre la douceur enivrante du traverso qui est son instrument emblĂ©matique (si proche de la voix lĂ  encore). La Macorina (Diana Baroni, 2012)

La voix de Diana


Dans La Macorina, Diana Baroni nous conduit en terres hispaniques sudaméricaines
 , Bolivie, Argentine (son pays), Mexique, PĂ©rou, VĂ©nĂ©zuela… Cheminement et traversĂ©e, l’idĂ©e du voyage s’inscrit allusivement comme une invitation introspective oĂč se glissent et se prĂ©cisent aussi hommages, filiations, souvenirs… tout un monde oĂč l’Ă©vocation tissĂ©e dans des textes Ă  la poĂ©sie enivrante cultive finesse et pudeur.
AouhMmknoR_2013214VBCI1CZW9NEcoutez ainsi La Macorina qui donne son titre Ă  l’album: la courtisane cubaine qui vĂ©cut au dĂ©but du siĂšcle Ă  La Havane, aimait passionnĂ©ment les voitures de sport et obtint avant toute autre, son permis de conduire ; une figure sensuelle et fatale devenue mythe que la Mexicaine Chevala Vargas s’est appropriĂ©e (Ă  travers le refrain entĂȘtant “ Ponme la mano aqui…“) et que Diana Baroni inscrit logiquement Ă  son rĂ©pertoire. MĂȘme Ă©vidence, mĂȘme hommage pour l’immense Chabuca Grande, poĂ©tesse et compositrice dont Diana en Argentine Ă©couta tous les disques: FiĂšre allure et JosĂ© Antonio (Fina estampa, JosĂ© Antonio) ressuscitent ce verbe Ă©vocatoire qui fait surgir toute la culture populaire du PĂ©rou, oĂč l’on croise la silhouette d’un Monsieur de fiĂšre allure, ou celle tout aussi avenante d’un cavalier sur son cheval de Paso… Et quand la chanteuse explore les chansons argentines, le chant convoque immĂ©diatement l’ivresse des navigations qui font dĂ©filer les paysages les plus enchanteurs (El Cosechero et surtout l’irrĂ©sistible Cancion del Jangadero, chantĂ© en duo avec Alfonso Pacin. Avouons notre prĂ©fĂ©rence outre la thĂ©ĂątralitĂ© toute en sĂ©duction feutrĂ©e de La Macorina, pour la chanson Aymara de Bolivie, d’une tendresse bouleversante, chantĂ©e Ă  deux voix et rĂ©alisĂ©e (flĂ»tes et guitare entre autres) avec une finesse de ton ciselĂ©e… Superbe album, orfĂȘvrĂ©, incarnĂ©, d’une sincĂ©ritĂ© qui Ă©blouit.

La Macorina (Carnet de voyages du Nouveau Monde). Diana Baroni, chant, traverso. Diana Baroni Trio. Alter Quintet. 1 cd Papilio collection 3 775000 055233 (distribution: Harmonia Mundi).

 

CLIP VIDEO. Diana Baroni chante La Macorina : El cosechero

la_macorina_diana_baroni_cdCD. CLIP VIDEO. La Macorina. Diana Baroni (1 cd Papilio, 2012).  Sur les traces de l’Ă©crivain D.H. Lawrence, le programme de ce disque Ă©blouissant parcourt les paysages du Nouveau Monde comme autant d’Ă©tapes d’une renaissance intĂ©rieure. Diana Baroni, flĂ»tiste virtuose et membre fondatrice de CafĂ© Zimmermmann, fleuron des ensembles baroques sur instruments d’Ă©poque poursuit une Ă©tonnante carriĂšre soliste comme … chanteuse. Grain de velours, timbre ardent Ă  l’imaginaire mĂ©tissĂ©, l’Argentine ressuscite le chant embrasĂ© et nostalgique des grandes divas du siĂšcle dernier, la mexicaine Chavela Vargas ou l’immense compositrice et poĂ©tesse pĂ©ruvienne, Chabuca Grande. Chez Diana, le mĂȘme engagement radical, la mĂȘme musicalitĂ© fervente, une passion intacte pour le verbe musical, Ă  la fois fier et suggestif, surtout les mĂ©tissages colorĂ©s d’un imaginaire personnel dont on ne cesse d’apprĂ©cier les options instrumentales: elle ne vient pas du baroque pour rien; associer un Quintette de cordes et les musiciens traditionnels de la culture populaire sud amĂ©ricaine (vihuela, quena, kora, cajon…) rĂ©alise l’un des tapis instrumentaux les plus raffinĂ©s qui soient aujourd’hui. sans omettre la douceur enivrante du traverso qui est son instrument emblĂ©matique (si proche de la voix lĂ  encore). La Macorina (Diana Baroni, 2012)

La voix de Diana


Dans La Macorina, Diana Baroni nous conduit en terres hispaniques sudaméricaines
 , Bolivie, Argentine (son pays), Mexique, PĂ©rou, VĂ©nĂ©zuela… Cheminement et traversĂ©e, l’idĂ©e du voyage s’inscrit allusivement comme une invitation introspective oĂč se glissent et se prĂ©cisent aussi hommages, filiations, souvenirs… tout un monde oĂč l’Ă©vocation tissĂ©e dans des textes Ă  la poĂ©sie enivrante cultive finesse et pudeur.
AouhMmknoR_2013214VBCI1CZW9NEcoutez ainsi La Macorina qui donne son titre Ă  l’album: la courtisane cubaine qui vĂ©cut au dĂ©but du siĂšcle Ă  La Havane, aimait passionnĂ©ment les voitures de sport et obtint avant toute autre, son permis de conduire ; une figure sensuelle et fatale devenue mythe que la Mexicaine Chevala Vargas s’est appropriĂ©e (Ă  travers le refrain entĂȘtant “ Ponme la mano aqui…“) et que Diana Baroni inscrit logiquement Ă  son rĂ©pertoire. MĂȘme Ă©vidence, mĂȘme hommage pour l’immense Chabuca Grande, poĂ©tesse et compositrice dont Diana en Argentine Ă©couta tous les disques: FiĂšre allure et JosĂ© Antonio (Fina estampa, JosĂ© Antonio) ressuscitent ce verbe Ă©vocatoire qui fait surgir toute la culture populaire du PĂ©rou, oĂč l’on croise la silhouette d’un Monsieur de fiĂšre allure, ou celle tout aussi avenante d’un cavalier sur son cheval de Paso… Et quand la chanteuse explore les chansons argentines, le chant convoque immĂ©diatement l’ivresse des navigations qui font dĂ©filer les paysages les plus enchanteurs (El Cosechero et surtout l’irrĂ©sistible Cancion del Jangadero, chantĂ© en duo avec Alfonso Pacin. Avouons notre prĂ©fĂ©rence outre la thĂ©ĂątralitĂ© toute en sĂ©duction feutrĂ©e de La Macorina, pour la chanson Aymara de Bolivie, d’une tendresse bouleversante, chantĂ©e Ă  deux voix et rĂ©alisĂ©e (flĂ»tes et guitare entre autres) avec une finesse de ton ciselĂ©e… Superbe album, orfĂȘvrĂ©, incarnĂ©, d’une sincĂ©ritĂ© qui Ă©blouit.

La Macorina (Carnet de voyages du Nouveau Monde). Diana Baroni, chant, traverso. Diana Baroni Trio. Alter Quintet. 1 cd Papilio collection 3 775000 055233 (distribution: Harmonia Mundi).

 

CD. Diana Baroni chante La Macorina

CD. La Macorina. Diana Baroni (1 cd Papilio)


CLIC_macaron_2014La Macorina (Diana Baroni, 2012).
Sur les traces de l’Ă©crivain D.H. Lawrence, le programme de ce disque Ă©blouissant parcourt les paysages du Nouveau Monde comme autant d’Ă©tapes d’une renaissance intĂ©rieure. Diana Baroni, flĂ»tiste virtuose et membre fondatrice de CafĂ© Zimmermmann, fleuron des ensembles baroques sur instruments d’Ă©poque poursuit une Ă©tonnante carriĂšre soliste comme … chanteuse. Grain de velours, timbre ardent Ă  l’imaginaire mĂ©tissĂ©, l’Argentine ressuscite le chant embrasĂ© et nostalgique des grandes divas du siĂšcle dernier, la mexicaine Chavela Vargas ou l’immense compositrice et poĂ©tesse pĂ©ruvienne, Chabuca Grande. Chez Diana, le mĂȘme engagement radical, la mĂȘme musicalitĂ© fervente, une passion intacte pour le verbe musical, Ă  la fois fier et suggestif, surtout les mĂ©tissages colorĂ©s d’un imaginaire personnel dont on ne cesse d’apprĂ©cier les options instrumentales: elle ne vient pas du baroque pour rien; associer un Quintette de cordes et les musiciens traditionnels de la culture populaire sud amĂ©ricaine (vihuela, quena, kora, cajon…) rĂ©alise l’un des tapis instrumentaux les plus raffinĂ©s qui soient aujourd’hui. sans omettre la douceur enivrante du traverso qui est son instrument emblĂ©matique (si proche de la voix lĂ  encore).


La voix de Diana


la_macorina_diana_baroni_cdDans La Macorina, Diana Baroni nous conduit en terres hispaniques sudaméricaines
, Bolivie, Argentine (son pays), Mexique, PĂ©rou, VĂ©nĂ©zuela… Cheminement et traversĂ©e, l’idĂ©e du voyage s’inscrit allusivement comme une invitation introspective oĂč se glissent et se prĂ©cisent aussi hommages, filiations, souvenirs… tout un monde oĂč l’Ă©vocation tissĂ©e dans des textes Ă  la poĂ©sie enivrante cultive finesse et pudeur.
AouhMmknoR_2013214VBCI1CZW9NEcoutez ainsi La Macorina qui donne son titre Ă  l’album: la courtisane cubaine qui vĂ©cut au dĂ©but du siĂšcle Ă  La Havane, aimait passionnĂ©ment les voitures de sport et obtint avant toute autre, son permis de conduire ; une figure sensuelle et fatale devenue mythe que la Mexicaine Chevala Vargas s’est appropriĂ©e (Ă  travers le refrain entĂȘtant ” Ponme la mano aqui…“) et que Diana Baroni inscrit logiquement Ă  son rĂ©pertoire. MĂȘme Ă©vidence, mĂȘme hommage pour l’immense Chabuca Grande, poĂ©tesse et compositrice dont Diana en Argentine Ă©couta tous les disques: FiĂšre allure et JosĂ© Antonio (Fina estampa, JosĂ© Antonio) ressuscitent ce verbe Ă©vocatoire qui fait surgir toute la culture populaire du PĂ©rou, oĂč l’on croise la silhouette d’un Monsieur de fiĂšre allure, ou celle tout aussi avenante d’un cavalier sur son cheval de Paso… Et quand la chanteuse explore les chansons argentines, le chant convoque immĂ©diatement l’ivresse des navigations qui font dĂ©filer les paysages les plus enchanteurs (El Cosechero et surtout l’irrĂ©sistible Cancion del Jangadero, chantĂ© en duo avec Alfonso Pacin. Avouons notre prĂ©fĂ©rence outre la thĂ©ĂątralitĂ© toute en sĂ©duction feutrĂ©e de La Macorina, pour la chanson Aymara de Bolivie, d’une tendresse bouleversante, chantĂ©e Ă  deux voix et rĂ©alisĂ©e (flĂ»tes et guitare entre autres) avec une finesse de ton ciselĂ©e… Superbe album, orfĂȘvrĂ©, incarnĂ©, d’une sincĂ©ritĂ© qui Ă©blouit.

La Macorina (Carnet de voyages du Nouveau Monde). Diana Baroni, chant, traverso. Diana Baroni Trio. Alter Quintet. 1 cd Papilio collection 3 775000 055233 (distribution: Harmonia Mundi).

Prochains concerts de Diana Baroni

mercredi 24 avril 2013. Festival Metis de Saint-Denis. Programme Canterurias
mardi 21 mai 2013. Paris, ZĂšbre de Belleville. La Macorina
mercredi 22 mai 2013. Roanne Villerest, Satellit Café. La Macorina