CRITIQUE, opĂ©ra. Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle HĂ©lĂšne. GaĂ«lle Arquez, Cyrille Dubois, Marc Barrard
. ChƓur de chambre Septentrion. Anass Ismat, chef de chƓur. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Adaptation et mise en scĂšne, Lionel Rougerie.

CRITIQUE, opĂ©ra. Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle HĂ©lĂšne. GaĂ«lle Arquez, Cyrille Dubois, Marc Barrard
. ChƓur de chambre Septentrion. Anass Ismat, chef de chƓur. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Adaptation et mise en scĂšne, Lionel Rougerie.

ClĂŽture en beautĂ© de la 3e Ă©dition des Nuits d’ÉtĂ© de l’Orchestre National de Lille avec l’opĂ©ra bouffe français pas excellence, La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach, ici adaptĂ© et mis en scĂšne pour l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle par Lionel Rougerie. Alexandre Bloch dirige un orchestre en pleine forme et une distribution de chanteurs Ă©poustouflante, avec la magnifique GaĂ«lle Arquez dans le rĂŽle-titre. A la fois parodie de l’actualitĂ© (Ă  mourir de rire) et performance de bravoure aux plus hauts sommets lyriques !

 

 

Épatante cure lyrique en temps de Covid

 

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Offenbach, victime d’antisĂ©mitisme et de censure Ă  son Ă©poque, Ă©tait le maĂźtre incontestable de la parodie. Il se parodiait lui mĂȘme autant que d’autres compositeurs, et avait un goĂ»t prononcĂ© pour la satire et le commentaire social humoristique de son actualitĂ©. Si le dĂ©ploiement acharnĂ© et nonchalant de ses talents lui ont valu le mĂ©pris d’un Berlioz ou d’un Wagner, nous nous rĂ©jouissons toujours de la qualitĂ© comme du charme indescriptible de son Ɠuvre. La Belle HĂ©lĂšne, crĂ©Ă© en 1864, se moquait des mƓurs bourgeoises et religieuses de la France sous NapolĂ©on III. Il est donc parfaitement convenable que Lionel Rougerie propose une superbe adaptation du livret se moquant des mƓurs sociales, identitaires et
 sanitaires, de notre monde changeant en pĂ©riode d’épidĂ©mie mondiale.

L’histoire d’origine est toujours la mĂȘme: les Rois de la GrĂšce antique dĂ©couvrent l’adultĂšre d’HĂ©lĂšne de Troie, Reine de Sparte, avec PĂąris, fils de Priam, Roi de Troie, qui l’enlĂšve Ă  CythĂšre. La dĂ©esse de l’amour se voit attribuer un rĂŽle parlĂ© dans cette production qui sert de fil conducteur. VĂ©nus, interprĂ©tĂ©e par la comĂ©dienne LĂ©na DangrĂ©aux, est aux commandes. Sa contrepartie mortelle et lyrique, HĂ©lĂšne, est magistralement interprĂ©tĂ©e par GaĂ«lle Arquez, en un tour de force, Ă©blouissant et remarquable. Le chant, la prestance, l’attitude de tragĂ©dienne comique (elle aussi Ă  mourir de rire) et la complicitĂ© avec l’ensemble dĂ©coiffent ! Cyrille Dubois dans le rĂŽle de PĂąris est Ă  la hauteur de la barre trĂšs haute d’HĂ©lĂšne, avec un chant plein de charme, la beautĂ© du timbre et une caractĂ©risation drĂŽle Ă  souhait !

 

 

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Les nombreux personnages secondaires sont tous Ă  fond sur la scĂšne du Nouveau SiĂšcle et semblent ĂȘtre tout aussi Ă©pris de l’histoire que l’audience est conquise ! Se distinguent le MĂ©nĂ©las trĂšs sot d’Eric Huchet, l’Agamemnon fanfaron de Marc Barrard, l’Achille pompier de RaphaĂ«l BrĂ©mard et le superlatif Calchas de Philippe Ermelier. La prestation des musiciens s’accorde au fol entrain de la partition, qui n’est pourtant pas dĂ©pourvue de moments de tendresse et poĂ©sie. L’Orchestre National Lyrique relĂšve les dĂ©fis de la partition lyrique ; il est impeccable dans l’exĂ©cution sous la direction du chef Alexandre Bloch
 lequel n’hĂ©site pas Ă  rejoindre de temps en temps la comĂ©die qui flambe sur scĂšne. Les chƓurs trĂšs sollicitĂ©s sont tout aussi rĂ©actifs, plein de vivacitĂ© et d’esprit. Un Ă©vĂ©nement lyrique rĂ©ussi qui est une expĂ©rience merveilleusement bienfaisante en temps de COVID. Un excellent vaccin contre l’ennui. Photos : Ugo Ponte / ON LILLE 2021.

 

 

CRITIQUE, opĂ©ra. Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, le 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle HĂ©lĂšne. GaĂ«lle Arquez, Cyrille Dubois, Marc Barrard
. ChƓur de chambre Septentrion. Anass Ismat, chef de chƓur. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. Adaptation et mise en scĂšne, Lionel Rougerie.

LILLE, l’ON LILLE revisite La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach. Les 8 et 10 juillet 2021

ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenewsLILLE, l’ON LILLE revisite La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach. Les 8 et 10 juillet 2021. Sous protection vĂ©nusienne
 La production de La Belle HĂ©lĂšne proposĂ©e par l’Orchestre National de Lille souligne la beautĂ© et la malice d’une partition certes truculente et dĂ©lirante, comme parodie des hĂ©ros de la mythologie grecque, mais surtout sincĂšre et juste. Sous la farce, est affirmĂ©e la vĂ©ritĂ© d’HĂ©lĂšne, de son dĂ©sir. La production met en lumiĂšre en particulier la « figure tutĂ©laire de VĂ©nus (double et adversaire d’HĂ©lĂšne) »  leur relation ainsi restituĂ©e rĂ©Ă©crit la lĂ©gende d’HĂ©lĂšne. A voir indiscutablement.
Avec la complicitĂ© du chef et directeur musical du National de Lille, Alexandre Bloch, le metteur en scĂšne Lionel Rougerie invite Ă  rĂ©viser notre conception de l’histoire d’HĂ©lĂšne et du berger troyen PĂąris
 Entretien vidĂ©o ici: https://cutt.ly/TmamjNw

Offenbach-la-belle-helene-opera-critique-classiquenews

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LILLE, nouveau SiĂšcle
les 8 et 10 juillet 2021

RÉSERVATIONS sur le site de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/les-nuits-dete-la-belle-helene/

 
EXTRAIT VIDEO sur la chaüne youtube de l’ON LILLE :
https://www.youtube.com/user/ONLille

Photo : © Ugo Ponte / ON LILLE 2021

 

 

LIRE aussi notre dossier et présentation de La BELLE HELENE de Jacques Offenbach ici

Nuits d’Ă©tĂ© Ă  Lille : LA BELLE HÉLENE par l’Orchestre National de Lille (7, 8 et 10 juillet 2021)

ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenewsLILLE : les 7, 8 et 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle-HĂ©lĂšne. L’Orchestre National de Lille poursuit sa passion du lyrique et offre Ă  prĂ©sent chaque Ă©tĂ©, une nouvelle production lyrique, dans le cadre de son cycle estival incontournable « Les Nuits d’étĂ© ». AprĂšs la dĂ©lirante et touchante MASS de Bernstein (2018), Carmen (prise de rĂŽle d’Aude ExtrĂ©mo) en 2019, voici La Belle-HĂ©lĂšne, subtile parodie d’aprĂšs la mythologie, ciselĂ©e en 1864 par Jacques Offenbach. PoĂ©sie, facĂ©tie, dĂ©lire
 tout Ɠuvre Ă  sĂ©duire et faire rire. La lĂ©gĂšretĂ© d’Offenbach Ă©gale sa tendresse et son Ă©lĂ©gance,
 une Ă©quation qui fonde son gĂ©nie si proche de son contemporain : Johann Strauss fils. La version que proposent le National de Lille et Alexandre Bloch concentre les meilleures pages de la partition grĂące Ă  un livret rĂ©Ă©crit pour l’occasion par Lionel Rougerie (qui avait collaborĂ© avec l’Orchestre Ă  l’occasion de ses 40 ans en 2015 / 2016). Instrumentistes et chef Ă  Lille se retrouvent ainsi dans la dĂ©fense de l’opĂ©ra français (on se souvient de leur excellent travail sur Les PĂȘcheurs de perles de Bizet en 2017). DĂ©jĂ  le tĂ©nor Cyrille Dubois (PĂąris) participait Ă  la rĂ©ussite des PĂȘcheurs : il sera PĂąris, le pĂątre trop sĂ©duisant par lequel le scandale arrive… Dans cette nouvelle production de La BELLE HÉLENE, paraĂźt, protectrice d’HĂ©lĂšne de Troie. VĂ©nus rĂšgne sur ce drame du dĂ©sir omnipotent et drĂŽlatique : il Ă©tait donc lĂ©gitime de lui offrir ainsi une incarnation inĂ©dite.

 

 

 

Un opéra bouffe inspiré par la mythologie


 

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesPour sa nouvelle partition destinĂ©e au ThĂ©Ăątre des VariĂ©tĂ©s, Offenbach compose La Belle HĂ©lĂšne, grand ouvrage en 3 actes sur le livret de Meilhac et HalĂ©vy. Le compositeur a dĂ©jĂ  choisi ses interprĂštes favoris : Hortense Schneider dans le rĂŽle-titre et le tĂ©nor JosĂ© Dupuis (formĂ© par HervĂ© aux Folies-Nouvelles) qui Ă©blouit dans le rĂŽle de PĂąris. Les rĂ©pĂ©titions sont extĂ©nuantes et longues : Offenbach, monstre de travail et d’exigence, entend conduire ses Ă©quipes vers le but sonore et artistique qu’il s’est fixĂ© : « c’est pien mes enfants, trĂšs choli ; mais c’est bas ça du tout ! ». Offenbach rĂ©Ă©crit au fur et Ă  mesure, selon les possibilitĂ©s des artistes, selon la censure aussi : le rĂŽle de Chalcas est « adouci » car il est d’emblĂ©e jugĂ© trop anticlĂ©rical : blasphĂ©matoire ! La premiĂšre a lieu le 17 dĂ©c 1864 : triomphe absolu. C’est que l’amuseur des boulevards sait faire rire et aussi toucher par la grĂące de son inspiration


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BELLE HELENE OFFENBACH opera orchestre national de lille nuits d ete

PĂąris et HĂ©lĂšne (Cyrilel Dubois et Gaelle Arquez), nouveaux hĂ©ros de la production Ă©vĂ©nement des Nuits d’Ă©tĂ© Ă  LILLE, les 7, 8 et 10 juillet 2021 (DR).

LILLE – Auditorium du Nouveau Siùcleboutonreservation
LES NUITS D’ÉTÉ
Jacques OFFENBACH : LA BELLE HÉLÈNE
Le cĂ©lĂšbre opĂ©ra-bouffe d’Offenbach
revisitĂ© par l’Orchestre National de Lille

Mercredi 7 juillet 2021 — 20h
Jeudi 8 juillet 2021 — 20h
Samedi 10 juillet 2021— 20h

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
Attention jauge limitée en raison des mesures sanitaires
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/les-nuits-dete-la-belle-helene/

± 2h sans entracte

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Production Ă  l’affiche du ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es Ă  PARIS, jeudi 1er juillet 2021, 19h30.

 

 

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ON LILLE
Alexandre Bloch, direction
Lionel Rougerie, livret & mise en scĂšne

Gaëlle Arquez, HélÚne
Cyrille Dubois, PĂąris
Éric Huchet, MĂ©nĂ©las
Aliénor Feix, Oreste
Marc Barrard, Agamemnon
Philippe Ermelier, Calchas
Raphaël Brémard, Achille
Sahy Ratia, Ajax I
Florent Karrer, Ajax II
Marie Lenormand, Bacchis
Camille Poul, LĂ©ĂŠna
Pauline Texier, Parthénis
Léa Dangréaux, Vénus

ChƓur de Chambre Septentrion
Orchestre National de Lille

Saïd Abitar, Illustrations et scénographie
Fabrice Ollivier, LumiĂšres

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 LIRE aussi notre dossier spĂ©cial La Belle HĂ©lĂšne de Jacques Offenbach par l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ON LILLE : MARSEILLE : La Belle HĂ©lĂšne d'Offenbach version PisaniLes couleurs de l’orchestre, le gĂ©nie des mĂ©lodies, celui semblable du texte souvent dĂ©tournĂ©, d’une drĂŽlerie absolue (Ă©grillard, facĂ©tieux, argotique) imposent la verve parodique et poĂ©tique d’Offenbach qui en dĂ©tournant de façon comique voire dĂ©lirante et ridicule, les hĂ©ros de la mythologie grecque, critique surtout le pouvoir Ă  son Ă©poque et les petits bourgeois de Paris, trĂšs trop conformes (HĂ©lĂšne prĂ©cise Ă  PĂąris, qu’ici « on dĂźne Ă  7 heures »). Le compositeur Ă©gratigne aussi le genre lyrique noble, jouant sur de grands ensembles pour conclure chaque acte (parodie du grand opĂ©ra). HĂ©lĂšne est une sirĂšne des plus sensuelles : une mezzo languissante (« il nous faut de l’amour » dit-elle au I
 puis doute de son dĂ©sir (acte II : « Dis moi VĂ©nus, quel plaisir trouves-tu Ă  faire ainsi cascader la vertu? ») _____________________________________________________________________________________

 

 

LIRE aussi notre critique des PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017 : Formidable production, que ces PĂȘcheurs de perles
 fruit d’une intense prĂ©paration et d’ajustements en sĂ©rie sur un timing serrĂ©, par toutes les Ă©quipes de l’Orchestre National de Lille, dont le rĂ©sultat prĂ©sentĂ© Ă  Lille (avant Paris), ce 10 mai dernier dans un Auditorium du Nouveau SiĂšcle totalement plein, est riche de plusieurs enseignements

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-lille-nouveau-siecle-le-10-m
ai-2017-bizet-les-pecheurs-de-perles-1863-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-direction/

LIRE aussi la critique du CD Les PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017
https://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

VOIR les PĂȘcheurs de Perles de Bizet sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/watch?v=xAYsFzW3TsI

LILLE, ON LILLE, concert ven 25 juil 2021, 20h. Alexandre Bloch, Nemanja Radulovic

ONLILLE-Alexandre-Bloch-Nemanja-Radulovic-concert-critique-annonce-classiquenews-juin-2021LILLE, ON LILLE, concert ven 25 juil 2021, 20h. Alexandre Bloch, directeur musical de l’ON LILLE Orchestre National de Lille, retrouve (depuis 2016) un partenaire privilĂ©giĂ© le violoniste Nemanja Radulovic dans le Concerto pour violon n°2 de Prokofiev. Avec les instrumentistes de l’orchestre lillois, Alexandre Bloch joue aussi la Symphonie n°38 dite « Prague » de Mozart. La virtuositĂ© trĂ©pidante du Concerto n°2 de Prokofiev exige des qualitĂ©s extrĂȘmes au soliste comme Ă  l’orchestre, en particulier dans le finale enflammĂ© et virtuose. Le soliste requis doit impĂ©rativement maĂźtriser chant et souplesse. L’opus 63 en sol mineur, contemporain du ballet RomĂ©o et Juliette (et aussi du Concerto pour violon d’Alban Berg, Ă  la mĂ©moire d’un ange), est crĂ©Ă© Ă  Madrid le 1er dĂ©cembre 1935. L’allegro moderato fait valoir les ressources expressives et vocales du violon, en particulier dans la sublime cantilĂšne du second thĂšme, enrichie de subtiles modulations. L’andante assai associe violon et flĂ»te sur un tapis / halo d’harmonies irisĂ©es, poĂ©tiques. Si les deux premiers mouvements tendent Ă  l’intĂ©rioritĂ©, le dernier, Allegro ben marcato exprime une vitalitĂ© mordante et directe, parfois rude, qui contraste de façon gĂ©niale avec l’introspection recherchĂ©e des deux premiers.

JouĂ©e en dĂ©but de programme, la Symphonie Prague de Mozart indique la maturitĂ© ahurissante du compositeur ; crĂ©Ă©e Ă  Vienne le 6 dĂ©c 1786, la partition est ensuite triomphalement jouĂ©e Ă  Prague le 19 janvier 1787 ; aprĂšs un adagio d’une rare noblesse de ton, le premier mouvement – allegro-, affiche une Ă©nergie proche de la FlĂ»te enchantĂ©e Ă  venir. L’Andante relĂšve d’une main sĂ»re, d’un esprit au sommet de son inspiration, alliant tendresse et gravitĂ©. Le Presto final est digne d’une scĂšne d’opĂ©ra, et retrouve la frĂ©nĂ©sie, l’élan passionnel de Cherubino dans les Les Noces qui pour Ă©viter le Comte Almaviva, saute par la fenĂȘtre
 Mozart y dĂ©montre une clairvoyance nouvelle, une luciditĂ© qui n’écartant pas la grĂące, est l’indice des plus grandes rĂ©ussites musicales. La « Prague » cĂ©lĂšbre un lien unique entre Wolfgang et les praguois qui avant les Viennois, ont su mesurer son immense talent, applaudissant Le Nozze di Figaro puis son Don Giovanni, sa force visionnaire.

recital_ concert nemanja radulovic_01_328px_20-21Artiste en rĂ©sidence au sein de l’Orchestre National de Lille, pour la saison 2020 2021, Nemanja Radulovic n’avait pu, ayant Ă©tĂ© cas contact, rĂ©aliser le concert programmĂ© le 24 sept Ă  Lille.  Voici donc un opportunitĂ© attendue de l’écouter avec l’Orchestre Lillois et son directeur musical, Alexandre Bloch, dans une piĂšce particuliĂšrement redoutable pour les violonistes. Ce concert exceptionnel clĂŽt la saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille. RV pris cet Ă©tĂ©, pour La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach, dans le cadre des Nuits d’étĂ© de l’Orchestre (7, 8, 10 juillet 2021).

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Jeudi 24 et Vendredi 25 juin 2021, 20hboutonreservation
LILLE, Nouveau SiĂšcle
Concerts de clĂŽture de la saison 2020 2021
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/concert-de-cloture-de-saison/

MOZART
Symphonie n°38 en ré majeur dite « Prague »

PROKOFIEV
Concerto pour violon n°2

Nemanja Radulović, violon
Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction

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RĂ©servations sur la site onlille.com
sur place et par téléphone au 03 20 12 82 40
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/concert-de-cloture-de-saison/

Photo © Ugo Ponte / ONL

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : 2 concerts DĂ©mos, mer 23 juin 2021

demos orchestre national de lille lucie leguay alex bloch classiquenewsLILLE, concerts DĂ©mos, merc 23 juin 2021, 15h, 18h30. Plus que jamais, et plus inventif qu’avant, l’Orchestre National de Lille a redoublĂ© d’efforts pour maintenir le travail avec les enfants instrumentistes de DĂ©mos, ce malgrĂ© les interruptions et la communication Ă  distance, covid oblige. Toute l’équipe de DÉMOS MEL#2 (intervenants artistiques, rĂ©fĂ©rents sociaux
) est restĂ©e mobilisĂ©e pour poursuivre le travail et assurer la continuitĂ© de la pratique musicale. Il n’est pas d’Ă©cole plus formatrice que le jeu en orchestre pour Ă©couter, jouer, partager ensemble.

Les sessions en orchestre ont Ă©tĂ© adaptĂ©es pour travailler en petits groupes. Les chefs Lucie Leguay et Alexandre Bloch, ce dernier directeur musical de l’Orchestre National de Lille, ont entretenu cet engagement collectif nĂ©cessaire avec les quelques 86 enfants de la MEL ; organisĂ©s ainsi en 2 mini orchestres les jeunes instrumentistes prĂ©sentent ce 23 juin, leurs concerts de fin saison, fruit d’un long travail assidu et tenace.

CONCERTS DÉMOS MEL #2
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
Mercredi 23 juin 2021
15h (concert #1) & 18h30 (concert #2)
Programme pour deux mini-orchestres !

Gratuit sur réservation
± 30 minutes sans entracte

15h : un premier mini-orchestre avec les enfants des villes d’ArmentiĂšres et de Hem (violonistes, altistes, violoncellistes), de Lille-Fives (flĂ»tistes et hautboĂŻstes) et de Faches-Thumesnil (clarinettistes et bassonistes)

18h30 : un second mini-orchestre avec les enfants des villes de Roubaix et de Wattrelos (violonistes, altistes, violoncellistes, contrebassistes), Mons-en-BarƓul et Marcq-en-BarƓul (trompettistes, trombonistes, tubistes)

Les enfants sont accompagnĂ©s sur scĂšne par leurs rĂ©fĂ©rents sociaux qui jouent Ă©galement d’un instrument, leurs enseignants en musique, en chant et en danse ainsi que de musiciens de l’Orchestre National de Lille impliquĂ©s dans le projet.

Programme
ƒUVRE VOCALE TRADITIONNELLE DE MACÉDOINE
ARRANGÉE PAR MATTIAS DRAGOMIROVIC : Usti Usti Baba
BEETHOVEN : Symphonie n°3, Eroica – Finale (extrait)

Lucie Leguay & Alexandre Bloch, direction

DÉMOS, Dispositif d’Éducation Musicale et Orchestrale Ă  vocation Sociale, est un projet de dĂ©mocratisation culturelle aux ambitions nationales, portĂ© par la CitĂ© de la musique – Philharmonie de Paris.
DÉMOS MEL est mis en Ɠuvre par l’Orchestre National de Lille en partenariat Ă©troit avec la MĂ©tropole EuropĂ©enne de Lille.

 

 

En vidéo : www.youtube.com/watch?v=8knNOmnT1cw

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LIVE STREAMING, opĂ©ra. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch

CRITIQUE opĂ©ra, LIVE STREAMING. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch – La mise en scĂšne met le thĂ©Ăątre en avant, et donc la violence d’un pouvoir avide d’assassinats, probablement perpĂ©trĂ©s Ă  l’initiative de l’infĂąme Scarpia, baron inique, et patron de la police romaine. Le dĂ©but de l’opĂ©ra commence ainsi par une exĂ©cution en rĂšgle, Ă  laquelle le public prĂ©sent applaudit Ă  tout rompre : au moins le climat est fixĂ©. Nous sommes sous le rĂ©gime d’une terreur (qui dit spectacle, dit assassinats). Et les amants maudits, le bonapartiste libertaire (et peintre) Mario Cavaradosi et sa maĂźtresse, la cantatrice Floria Tosca (que dĂ©sire Scarpia) surgissent de l’ombre telles deux Ăąmes fraternelles, passionnĂ©s, humaines, totalement impuissant face Ă  la machine sanguinaire.
Le trio infernal se rĂ©alise grĂące Ă  une caractĂ©risation soignĂ©e, vraisemblable. CĂŽtĂ© chant, c’est surtout la sincĂ©ritĂ© souvent dĂ©chirante de la soprano Joyce El-Khoury qui se dĂ©tache ; toujours trĂšs engagĂ©e Ă  tenir son personnage de femme loyale amoureuse prĂȘte Ă  tout pour sauver celui qu’elle aime (et qui se fait arrĂȘtĂ© et torturĂ© par Scarpia). Sa fameuse priĂšre au II (Vissi d’arte, vissi d’amore, Ă  la table du dĂ©mon Scarpia) bouleverse par son ardeur Ă©plorĂ©e, sa grandeur morale dĂ©munie.

 

 

 

TOSCA-Opera-de-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-Bloch-critique-streaming-classiquenews-juin-2021-CRITIQUE-opera

 

Tableau final de l’opĂ©ra : auprĂšs du corps de Mario assassinĂ©, Tosca se tue…

L’orchestre tire son Ă©pingle du jeu : souple et puissant ; dĂ©taillĂ© et trĂšs suggestif, sous la baguette d’Alexandre Bloch, directeur musical du National de Lille, le chef dirige en veste blanche, dans une fosse Ă©largie et au milieu des musiciens ; la partition de Puccini dĂ©voile tout ce qu’elle comprend d’ampleur cinĂ©matographique dans sa progression dramatique, ses sĂ©quences contrastĂ©es, sa palette psychologique si juste
 l’Orchestre peint de vĂ©ritables paysages, picturaux, Ă©motionnels, comme le chant du jeune berger au dĂ©but du III, ici chantĂ© par 3 jeunes filles, qui Ă©voque les collines romaines et les troupeaux qui y paissent
 vision pastorale inouĂŻe dans un drame barbare qui ici se termine par le suicide par pendaison de Tosca.
On est happĂ© de bout en bout par la tension d’un orchestre qui sait rugir (auprĂšs de Scarpia) autant qu’implorer (la priĂšre de Tosca).

 

 

 

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LIVE STREAMING, opĂ©ra. LILLE, OpĂ©ra. Le 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. Joyce El-Khoury, Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch

 

 

 

Tosca, opéra en trois actes de Giacomo Puccini (1858-1924)
Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa
d’aprùs la piùce de Victorien Sardou

Création à Rome le 14 janvier 1900

Direction musicale : Alexandre Bloch
Mise en espace : Olivier Fredj
LumiĂšres : Nathalie Perrier
Assistant Ă  la direction musicale : Constantin Rouits
Chef de chant : Benjamin Laurent
Chefs de choeur : Yves Parmentier, Pascale Diéval-Wils

Avec
Floria Tosca : Joyce El-Khoury
Mario Cavaradossi : Jonathan Tetelman
Le baron Scarpia : Gevorg Hakobyan
Cesare Angelotti : Patrick Bolleire
Le sacristain : Frédéric Goncalves
Spoletta : Luca Lombardo
Sciarrone : Matthieu LĂ©croart
Un geĂŽlier : Laurent Herbaut
Un berger : Violette Desmalines, Daphné Greff-Kielar, Emma Ponte
Amané Shiozaki, Marion Smith (en alternance)
Choeur de l’OpĂ©ra de Lille
Jeune Choeur des Hauts-de-France
Orchestre National de Lille

REVOIR en REPLAY TOSCA de PUCCINI par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch :
https://www.youtube.com/watch?v=85Nz22l31Mw&t=7915s

L’Orchestre National de LILLE joue La Belle HĂ©lĂšne

ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenewsLILLE : les 7, 8 et 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle-HĂ©lĂšne. L’Orchestre National de Lille poursuit sa passion du lyrique et offre Ă  prĂ©sent chaque Ă©tĂ©, une nouvelle production lyrique, dans le cadre de son cycle estival incontournable « Les Nuits d’été ». AprĂšs la dĂ©lirante et touchante MASS de Bernstein (2018), Carmen (prise de rĂŽle d’Aude ExtrĂ©mo) en 2019, voici La Belle-HĂ©lĂšne, subtile parodie d’aprĂšs la mythologie, ciselĂ©e en 1864 par Jacques Offenbach. PoĂ©sie, facĂ©tie, dĂ©lire
 tout Ɠuvre Ă  sĂ©duire et faire rire. La lĂ©gĂšretĂ© d’Offenbach Ă©gale sa tendresse et son Ă©lĂ©gance,
 une Ă©quation qui fonde son gĂ©nie si proche de son contemporain : Johann Strauss fils. La version que proposent le National de Lille et Alexandre Bloch concentre les meilleures pages de la partition grĂące Ă  un livret rĂ©Ă©crit pour l’occasion par Lionel Rougerie (qui avait collaborĂ© avec l’Orchestre Ă  l’occasion de ses 40 ans en 2015 / 2016). Instrumentistes et chef Ă  Lille se retrouvent ainsi dans la dĂ©fense de l’opĂ©ra français (on se souvient de leur excellent travail sur Les PĂȘcheurs de perles de Bizet en 2017). DĂ©jĂ  le tĂ©nor Cyrille Dubois (PĂąris) participait Ă  la rĂ©ussite des PĂȘcheurs : il sera PĂąris, le pĂątre trop sĂ©duisant par lequel le scandale arrive… Dans cette nouvelle production de La BELLE HÉLENE, paraĂźt, protectrice d’HĂ©lĂšne de Troie. VĂ©nus rĂšgne sur ce drame du dĂ©sir omnipotent et drĂŽlatique : il Ă©tait donc lĂ©gitime de lui offrir ainsi une incarnation inĂ©dite.

 

 

 

Un opéra bouffe inspiré par la mythologie


 

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesPour sa nouvelle partition destinĂ©e au ThĂ©Ăątre des VariĂ©tĂ©s, Offenbach compose La Belle HĂ©lĂšne, grand ouvrage en 3 actes sur le livret de Meilhac et HalĂ©vy. Le compositeur a dĂ©jĂ  choisi ses interprĂštes favoris : Hortense Schneider dans le rĂŽle-titre et le tĂ©nor JosĂ© Dupuis (formĂ© par HervĂ© aux Folies-Nouvelles) qui Ă©blouit dans le rĂŽle de PĂąris. Les rĂ©pĂ©titions sont extĂ©nuantes et longues : Offenbach, monstre de travail et d’exigence, entend conduire ses Ă©quipes vers le but sonore et artistique qu’il s’est fixĂ© : « c’est pien mes enfants, trĂšs choli ; mais c’est bas ça du tout ! ». Offenbach rĂ©Ă©crit au fur et Ă  mesure, selon les possibilitĂ©s des artistes, selon la censure aussi : le rĂŽle de Chalcas est « adouci » car il est d’emblĂ©e jugĂ© trop anticlĂ©rical : blasphĂ©matoire ! La premiĂšre a lieu le 17 dĂ©c 1864 : triomphe absolu. C’est que l’amuseur des boulevards sait faire rire et aussi toucher par la grĂące de son inspiration


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 BELLE HELENE OFFENBACH opera orchestre national de lille nuits d ete
 

 PĂąris et HĂ©lĂšne (Cyrilel Dubois et Gaelle Arquez), nouveaux hĂ©ros de la production Ă©vĂ©nement des Nuits d’Ă©tĂ© Ă  LILLE, les 7, 8 et 10 juillet 2021 (DR).

 
 
 

LILLE – Auditorium du Nouveau Siùcleboutonreservation
LES NUITS D’ÉTÉ
Jacques OFFENBACH : LA BELLE HÉLÈNE
Le cĂ©lĂšbre opĂ©ra-bouffe d’Offenbach
revisitĂ© par l’Orchestre National de Lille

Mercredi 7 juillet 2021 — 20h
Jeudi 8 juillet 2021 — 20h
Samedi 10 juillet 2021— 20h

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
Attention jauge limitée en raison des mesures sanitaires
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/les-nuits-dete-la-belle-helene/

± 2h sans entracte

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 Production Ă  l’affiche du ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es Ă  PARIS, jeudi 1er juillet 2021, 19h30.

 

 

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ON LILLE
Alexandre Bloch, direction
Lionel Rougerie, livret & mise en scĂšne

Gaëlle Arquez, HélÚne
Cyrille Dubois, PĂąris
Éric Huchet, MĂ©nĂ©las
Aliénor Feix, Oreste
Marc Barrard, Agamemnon
Philippe Ermelier, Calchas
Raphaël Brémard, Achille
Sahy Ratia, Ajax I
Florent Karrer, Ajax II
Marie Lenormand, Bacchis
Camille Poul, LĂ©ĂŠna
Pauline Texier, Parthénis
Léa Dangréaux, Vénus

ChƓur de Chambre Septentrion
Orchestre National de Lille

Saïd Abitar, Illustrations et scénographie
Fabrice Ollivier, LumiĂšres

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Languissante et sincĂšre HĂ©lĂšne


MARSEILLE : La Belle HĂ©lĂšne d'Offenbach version PisaniLes couleurs de l’orchestre, le gĂ©nie des mĂ©lodies, celui semblable du texte souvent dĂ©tournĂ©, d’une drĂŽlerie absolue (Ă©grillard, facĂ©tieux, argotique) imposent la verve parodique et poĂ©tique d’Offenbach qui en dĂ©tournant de façon comique voire dĂ©lirante et ridicule, les hĂ©ros de la mythologie grecque, critique surtout le pouvoir Ă  son Ă©poque et les petits bourgeois de Paris, trĂšs trop conformes (HĂ©lĂšne prĂ©cise Ă  PĂąris, qu’ici « on dĂźne Ă  7 heures »). Le compositeur Ă©gratigne aussi le genre lyrique noble, jouant sur de grands ensembles pour conclure chaque acte (parodie du grand opĂ©ra). HĂ©lĂšne est une sirĂšne des plus sensuelles : une mezzo languissante (« il nous faut de l’amour » dit-elle au I
 puis doute de son dĂ©sir (acte II : « Dis moi VĂ©nus, quel plaisir trouves-tu Ă  faire ainsi cascader la vertu? ») ; Oreste, un ado argotique et dĂ©lurĂ© ; PĂąris, insolent, mordant aux aigus virtuoses pĂ©taradants (sa tyrolienne quand il Ă©voque son fameux « jugement ») ; Calchas, expert manipulateur ; sans omettre les Rois et les prĂȘtres, caricaturĂ©s dans le fameux trio patriotique du III (Agamemnon, MĂ©nĂ©las, Calchas), avec calembourgs et chorĂ©graphie qui cite l’opĂ©rette prĂ©cĂ©dente « OrphĂ©e aux enfers ». Un pur esprit bouffe, c’est Ă  dire fantaisiste et poĂ©tique emporte l’action et le rythme de La Belle HĂ©lĂšne. Offenbach y atteint la verve cadencĂ©e et rythmĂ©e (avec crescendos bien calibrĂ©s) d’un Rossini. Et c’est surtout l’articulation du français qui importe le plus : il conduit le raffinement comique et toute la tension du drame

Comme c’est souvent le cas dans l’histoire de l’opĂ©ra français : le grand genre est doublĂ© par son Ă©cho parodique. Comment ne pas inscrire La Belle HĂ©lĂšne d’Offenbach comme la rĂ©ponse dĂ©calĂ©e, dĂ©lirante, des Troyens de Berlioz, jouĂ©s l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, le 4 nov 1863 au ThĂ©Ăątre-Lyrique ? D’un cĂŽtĂ© la fresque Ă©pique et poĂ©tique du grand Hector inspirĂ© par Virgile ; de l’autre, la verve dĂ©lirante d’un gĂ©nie de la cocasserie
 Le public a montrĂ© sa prĂ©fĂ©rence en applaudissant Ă  tout rompre l’excellente comĂ©die dĂ©lirante d’Offenbach.

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Synopsis

 

ACTE I. A Sparte la reine HĂ©lĂšne attend le beau PĂąris : selon le jugement fameux, le prince doit lui ĂȘtre promis par la dĂ©esse VĂ©nus. De fait, le « berger » PĂąris paraĂźt Ă  la cour de Sparte pour concourir aux joutes intellectuelles, parmi les rois grecs dont Agamemnon (baryton), son fils Oreste (soprano), surtout MĂ©nĂ©las l’époux d’HĂ©lĂšne. PĂąris gagne : il pourra conquĂ©rir HĂ©lĂšne car MĂ©nĂ©las doit partir en CrĂȘte selon les indications de l’augure Calchas (baryton-basse).

ACTE II. SĂ©duite, HĂ©lĂšne affiche la dĂ©termination d’une Ă©pouse vertueuse : elle rĂ©sistera Ă  la cour de PĂąris. Celui-ci se glisse dans sa couche la nuit, car il se fait passer pour un rĂȘve (valse nocturne fameuse). MĂ©nĂ©las les surprend et prend Ă  tĂ©moins les autres rois (jouant au jeu de l’oie). PĂąris doit partir.

ACTE III. Les Bains de Nauplie. Les dieux courroucĂ©s par le dĂ©part de PĂąris, souffle un vent mauvais contre les hommes pour les punir. MĂ©nĂ©las est corrigĂ© par Agamemnon et Calchas, mais refuse d’ĂȘtre cocu pour l’intĂ©rĂȘt collectif. Soudain le « grand augure de CythĂšre » paraĂźt (PĂąris dĂ©guisĂ©) : il emporte avec lui la belle HĂ©lĂšne toute soumise, Ă  la barbe des rois dĂ©munis.

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DISCOGRAPHIE

La version pilotĂ©e par Michel PLASSON avec la diseuse royale Jessye Norman, HĂ©lĂšne dĂ©sirante et ardente de grande classe, et une distribution de chanteurs français idĂ©alement articulĂ©s (le Calchas de Jean-Philippe Lafont) s’impose Ă©videmment (1984, Emi). Chaque sĂ©quence y dĂ©borde de vitalitĂ© thĂ©Ăątrale grĂące au style vocal qui place l’intelligibilitĂ© au cƓur de tout enjeu dramatique.

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LIRE aussi notre critique des PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017 : Formidable production, que ces PĂȘcheurs de perles
 fruit d’une intense prĂ©paration et d’ajustements en sĂ©rie sur un timing serrĂ©, par toutes les Ă©quipes de l’Orchestre National de Lille, dont le rĂ©sultat prĂ©sentĂ© Ă  Lille (avant Paris), ce 10 mai dernier dans un Auditorium du Nouveau SiĂšcle totalement plein, est riche de plusieurs enseignements

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-lille-nouveau-siecle-le-10-m
ai-2017-bizet-les-pecheurs-de-perles-1863-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-direction/

LIRE aussi la critique du CD Les PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017
https://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

VOIR les PĂȘcheurs de Perles de Bizet sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/watch?v=xAYsFzW3TsI

TOSCA par l’ON LILLE et Alexandre BLOCH : 3 juin 2021

bloch-alexandre-symphonie-9-mahler-critique-concert-classiquenews-reportage-video-symphonie-n8-mahlerLILLE, OpĂ©ra. 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. ON LILLE, Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (photo ci contre © Ugo Ponte / ONL ). Les retrouvailles de l’Orchestre et de son chef Alexandre Bloch avec le public se rĂ©aliseront lors du LILLE PIANO(S) Festival (18, 19 et 20 juin 2021 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille) mais aussi avant, grĂące Ă  la nouvelle production de l’opĂ©ra TOSCA de Puccini (mise en espace : Olivier Fredj). DIFFUSION en direct sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE – VOIR l’opĂ©ra TOSCA par Alexandre BLOCH / l’ON LILLE Orchestre National de LILLE ici

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PLUS D’INFOS ici :
https://www.opera-lille.fr/fr/saison-20-21/bdd/sid/99971_tosca-live

ToscaTOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenews
OpĂ©ra en 3 actes de Giacomo Puccini (1858–1924)
sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa,
d’aprùs la piùce de Victorien Sardou

Direction musicale : Alexandre Bloch
Mise en espace : Olivier Fredj

Avec
Floria Tosca : Joyce El-Khoury
Mario Cavaradossi : Jonathan Tetelman
Baron Scarpia : Gevorg Hakobyan
Cesare Angelotti :  Patrick Bolleire
Le Sacristain : Frédéric Goncalves
Spoletta : Luca Lombardo
Sciarrone : Matthieu Lécroart

ChƓur de l’OpĂ©ra de Lille
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Orchestre National de Lille

LILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19 et 20 juin 2021

LILLE-PIANOS-FESTIVAL-18-19-20-JUIN-2021-annonce-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL : 18, 19, 20 JUIN 2021. Programmation Ă©vĂ©nement Ă  Lille. L’Orchestre National de Lille affiche fiĂšrement sa nouvelle Ă©dition du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021, soit 3 jours de fĂȘtes et de cĂ©lĂ©brations musicale, les 18, 19 et 20 juin 2021 qui sonnent comme un retour Ă  la vie, au public dans les salles, au partage dĂ©tendu, apaisĂ©, libĂ©rĂ© des contraintes du confinement et de l’isolement. En juin 2020, le Festival avait Ă©tĂ© le premier Ă  diffuser toute sa programmation en ligne, rĂ©alisant un tour de force digital exemplaire (que classiquenews a suivi pas Ă  pas, rendant compte des concerts ainsi diffusĂ©s).
LIRE nos comptes rendus du LILLE PIANO(S) FESTIVAL des 12, 13 et 14 juin 2020 :
http://www.classiquenews.com/lille-pianos-festival-2020-ledition-100-digitale/

A partir du 18 juin 2021, dans l’Auditorium du Nouveau siĂšcle, ou dans la Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille rĂ©cemment rĂ©novĂ©e (mais aussi Ă  ND de la Treille, au Conservatoire, Ă  la gare Saint-Sauveur
), 70 artistes invitĂ©s s’accorderont pour un Festival plus flamboyant que jamais, qui met Ă  l’honneur le piano et les claviers (orgue, clavecin
), le jazz et le classique, les musiques du monde, la musique Ă©lectro,le thĂ©Ăątre musical, les spectacles familiaux, la crĂ©ation sonore
 en un pluralisme qui cĂ©lĂšbre aussi la dĂ©couverte et l’ouverture. En juin, pas moins de 36 concerts : rĂ©citals, symphoniques, spectacle musical, jazz, Ă©lectro
 fĂȘtent ainsi le printemps et la fin du confinement, dans le respect du confort sanitaire pour tous, et des gestes barriĂšres Ă©videmment. EncadrĂ©s par deux concerts symphoniques incontournables, chaque concert se dĂ©guste selon son goĂ»t : Ă  travers les diffĂ©rents sites urbains, le festivalier identifie et sĂ©lectionne le programme de son choix, comme un festival Ă  la carte. Eclectique et intense, LILLE PIANO(S) FESTIVAL montre qu’il est dĂ©sormais le festival incontournable des Hauts de France, chaque mois de juin.

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LILLE PIANO(S) FESTIVAL 18, 19, 20 juin 2021

Programme par jour et par heure

Consultez le programme en ligne
https://www.lillepianosfestival.fr/2021/wp-content/uploads/LPF21-web.pdf

 

 

 

VENDREDI 18 JUIN 2021

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18h > 19h & 20h > 21h
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°1
YAKIR ARBIB Jazz
Piano : Yakir Arbib

19h30 > 20h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille
TARIF B / CONCERT N°2
BERNARD FOCCROULLE
Méditation sur la beauté de la Création et
sur le comportement de l‘homme Ă  son Ă©gard
Orgue : Bernard Foccroulle

ƒuvres de Bach ‱ Foccroulle ‱ Florentz ‱ De Grigny ‱ MessiaenScheidemann ‱ Vierne ‱ Weckmann

 

 

 

19h30 > 20h30
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B – CONCERT N°3
KOKI NAKANO
Electrojazz minimaliste
Piano : Koki Nakano

 

 

 

19h30 > 20h30
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°4
PLUCKED’N DANCE
Jazz
Clavecin : Violaine Cochard
Piano : Édouard Ferlet
Ingénieur son : Joachim Olaya
Diffusion le 21 juin sur France Bleu Nord

 

 

 

21h > 22h
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF A / CONCERT N°5
CONCERT D’OUVERTURE
Symphonique
Piano : Lucas Debargue
Orchestre National de Lille
Direction : Alexandre Bloch
Ligeti : Concert RomĂąnesc
Prokofiev : Concerto pour piano n°2 en sol mineur
Diffusion le 21 juin sur France Bleu Nord

 

 

 

21h > 22h
Gare Saint Sauveur, esplanade
GRATUIT / CONCERT N°6
THE HEADSHAKERS
Jazz
Saxophone Pierre-Yves Langlois
Trompettes Franck Beele – LoĂŻc Dumoulin
Trombone Edouard Wallyn
Guitare Mike Varlet
Claviers RĂ©my Charlet
Basse Guillaume Dumont
Batterie Arnaud Havet

 
 

SAMEDI 19 JUIN 2021

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11h > 12h
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF C / CONCERT N°7
BEETHOVEN : SI TU NOUS ENTENDS !
Direction : Nicolas Simon
Conception musicale et arrangements : Robin Melchior
Récitant:  Tristan Labouret
La Symphonie de Poche

 

 

 

11h > 12h
Chapelle de l’UniversitĂ©
Catholique de Lille
TARIF B / CONCERT N°8
LES GOÛTS RÉUNIS
RĂ©cital
Clavecin Violaine Cochard
ƒuvres deW.-F. Bach ‱ CouperinDuphly ‱ Scarlatti

 

 

 

11h > 12h
ConservatoireTARIF B / CONCERT N°9
QUATUOR FACE À FACE
RĂ©cital
Pianos : Mara Dobresco,GĂ©raldine Dutroncy
Percussions : HĂ©lĂšne Colombotti,Élisa Humanes
ƒuvres de Berstein ‱ Bolcolm ‱ Gershwin

 

 

 

13h > 14h & 15h30 > 16h30
Gare Saint Sauveur, esplanade
GRATUIT / CONCERT N°10
MUSIQUES ACTUELLES
Musique actuelle-Ă©lectro
Avec Mattis Dupont-Bianchi et Marin Moreau, Ă©tudiants Ă  l’ESMD

 

 

 

14h > 15h / Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B / CONCERT N°11
PIANO ZOLO
RĂ©cital
Piano : Romain Dubois

 

 

 

14h > 15h
Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille
TARIF B / CONCERT N°12
DUO SALQUE PEIRANI
RĂ©cital
Violoncelle : François Salque
Accordéon, voix : Vincent Peirani
ƒuvres de Grappelli ‱ Mehldau ‱ Peirani Piazzolla ‱ Portal ‱ Salque

 

 

 

14h > 15h
Gare Saint Sauveur,Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°13
DMITRII KALASHNIKOV
1er Prix du Concours International de Piano des Hauts-de-France,
Les Étoiles du Piano 2019
RĂ©cital
Piano : Dmitrii Kalashnikov
Beethoven : Sonate pour piano n° 31
Bach : Suite anglaise n°3
Frank : Prélude, Fugue et Variation,
transcription pour piano seul d’Harold Bauer

 

 

 

15h > 16h
Conservatoire TARIF B / CONCERT N°14
PRESQU’AU BOUT DU MONDE
Soprano Elsa Dreisig
Piano Romain Louveau
Alto HélÚne Maréchaux
Miroirs Ă©tendus
ƒuvres de Brahms ‱ Cage ‱ Jost ‱ Korngold ‱ R.Strauss ‱ Weill

 

 

15h > 16h
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF A / CONCERT N°15
ORCHESTRE DE PICARDIE
Concert symphonique

Piano : Alexandra Dovgan
Beethoven : Concerto pour piano n°2

Pianos Duo Jåtékok
Poulenc : Concerto en ré mineur pour deux pianos et orchestre
Orchestre de Picardie
Direction : Arie van Beek

 

 

 

16h30 > 17h30
Gare Saint Sauveur,Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°16
PERCUSSIONS
RĂ©cital
Avec la classe de percussions de l’ESMD
ƒuvres de Bach ‱ Cangelosi ‱ De MeyManoury ‱ Taïra ‱ Wettl

 

 

 

17h > 18h
Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille
TARIF B / CONCERT N°17
JOSVAN IMMERSEEL
Concert-conférence
Claviers divers : Jos van Immerseel
ClaviĂ©riste, chef d ’orchestre, chercheur, collectionneur ou encore professeur, Jos van Immerseel considĂšre la musique comme sa vie. En 1987, il fonde Anima Eterna Brugge (en rĂ©sidence au Concertgebouw de Brugge depuis 2003), un orchestre symphonique qui tend Ă  utiliser le plus possible des instruments d ’époque, pour rendre au maximum compte du son rendu au moment oĂč les Ɠuvres ont Ă©tĂ© composĂ©es. Jos van Immerseel a enseignĂ© aux conservatoires d ’Anvers, d ’Amsterdam et de Paris. Au fil de son parcours, il s’est constituĂ© une collection exceptionnelle de claviers anciens, qui l’accompagnent lors de ses reprĂ©sentations.

 

 

 

17h > 18h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°18
KENJI MIURA
1er Prix du Concours Internationalde Piano Long-Thibaud-Crespin 2019
RĂ©cital – Piano : Kenji Miura
Franck : Prélude, fugue et variations (transcription Bauer)
Takemitsu : Romance, Rain Tree Sketch II
Liszt : Sonate en si mineur

 

 

 

17h30 > 18h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille
TARIF B / CONCERT N°19
VOIX D’ ENFANTS
RĂ©cital Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Cheffe de chƓur : Pascale Dieval-Wils
Orgue : Denis Comtet
ƒuvres de Casals ‱ DuprĂ© ‱ FaurĂ© ‱ Franck Haydn ‱ Mendelssohn ‱ Mozart Schubert

 

 

 

17h30 > 18h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF B / CONCERT N°20
NAGHASH ENSEMBLE
Musique du monde
Naghash Ensemble

19h > 20h
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B / CONCERT N°21
YARON HERMAN TRIO
Jazz
Piano : Yaron Herman
Contrebasse : Joe Sanders
Batterie : Ziv Ravitz

 

 

 

19h > 20h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°22
FLORIAN NOACK
RĂ©cital
Piano : Florian Noack
Chopin : 24 Préludes
Lyapunov : Extrait des 12 Études Transcendantes
(Harpes Éoliennes, Ronde des Sylphes, Chant Ă©pique)

 

 

 

19h30 > 20h30
Gare Saint Sauveur, esplanade
GRATUIT / CONCERT N°23
ASTRAL SAPHIR Jazz Ă©lectro
Batterie : RĂ©mi GhesquiĂšre
Claviers : Luis Galceran

 

 

 

21h > 22h
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°24
BEN PLG
Rap
Voix : BEN PLG
Piano : Luis le caméléon
Drum, machine : Luccio

 

 

 

21h30 > 22h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF B / CONCERT N°25
OMAR SOSA TRIO
AN EAST AFRICAN JOURNEY
Jazz
Piano : Omar Sosa
Percussions : Steve ArgĂŒelles
Contrebasse et harpe : Christophe Minck

 

 

 

 

 

 

DIMANCHE 20 JUIN 2021

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10h > 10h50
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF C / CONCERT N°26
LE CARNAVAL DES ANIMAUX
Pianos : Duo Jåtékok
RĂ©citant : Alex Vizorek
Saint-Saëns : La Danse Macabre
Saint-Saëns : Le Carnaval des animaux
Le cd Le Carnaval des animaux de Saint-SaĂ«ns a Ă©tĂ© enregistrĂ© avec les mĂȘmes artistes et l’Orchestre National de Lille chez Alpha.

 

 

 

11h > 12h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°27
L’ENLÈVEMENT D’EUROPE
MIKHAÏL BOUZINE
1er Prix du Concours international de piano d’OrlĂ©ans 2020
RĂ©cital
Piano : MikhaĂŻl Bouzine
ƒuvres de Loewe ‱ Scriabine ‱ Staud ‱ Kalkbrenner ‱ Chopin ‱ Stockhausen ‱ Liszt

 

 

 

11h30 > 12h30
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF C / CONCERT N°28
TOUT LE MONDE ÉCRIT DES CHANSONS
Seul en scÚne musical et pédagogique
Piano et narration : Julien Joubert

 

 

 

14h > 15h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°29
JUDITH JÁUREGUI
RĂ©cital
Piano : Judith JĂĄuregui
ƒuvres de Beach ‱ Gershwin ‱ Ginastera Lecuona ‱ Villa-Lobos

 

 

 

14h > 15h & 15h30 > 16h30
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°30
XAVIER THOLLARD TRIO
(re) compositions
Jazz
Piano : Xavier Thollard
Contrebasse : MĂĄtyĂĄs Szandai
Batterie : Simon Bernier

 

 

 

14h30 > 15h30
Nouveau SiÚcle, Salle Québec
TARIF B / CONCERT N°31
GRÉGORY PRIVAT TRIO
Jazz
Piano : Grégory Privat
Batterie :Tilo Bertholo
Contrebasse : Linley Marthe

 

 

 

16h > 17h
Conservatoire
TARIF B / CONCERT N°32
MONSTRES SACRÉS
Musique classique
Direction et violon : Fiona Monbet
Violoncelle : MichĂšle Pierre
Piano : Romain Louveau
Soprano : Cyrielle Ndjiki Nya
Electronique : Othman Louati
Miroirs Étendus
Beethoven : Triple Concerto
Wagner : Wesendonck Lieder

 

 

 

17h30 > 18h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF B / CONCERT N°33
PIERRE-LAURENT AIMARD
RĂ©cital
Piano : Pierre-Laurent Aimard
Mozart : Fantaisie en fa mineur pour orgue mécanique, extraits
Carter : Night Fantasies
Mozart : Fantaisie n°3
Benjamin : Fantasy on Ïambic Rhythm
Beethoven : Fantaisie pour piano opus 77

 

 

 

17h30 > 18h30 & 19h30 > 20h30
Gare Saint Sauveur, Auditorium
GRATUIT / CONCERT N°34
DEXTER GOLDBERG TRIO
Jazz
Dexter Goldberg Trio

 

 

 

17h30 > 18h30
Cathédrale Notre-Dame de la Treille
TARIF B / CONCERT N°35
VOCALISES
THIERRY ESCAICH & ROMAIN LELEU
RĂ©cital
Orgue : Thierry Escaich
Trompette : Romain Leleu
ƒuvres de Brandt ‱ DuruflĂ© ‱ Escaich ‱ GliĂšre ‱ Parker ‱ Saint-SaĂ«ns & improvisations

 

 

19h30 > 20h30
Nouveau SiĂšcle, Auditorium
TARIF A / CONCERT N°36
CONCERT DE CLÔTURE
Symphonique

Piano : CĂ©dric Tiberghien
Orchestre de Picardie
Direction : Jean-Claude Casadesus
Avec la participation du ChƓur RĂ©gional des Hauts-de-France
Chef de chƓur : Éric Deltour

Beethoven : Fantaisie Chorale
Mozart : Concerto pour piano n°23

 

 

 

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INFOS et RESERVATIONS sur le site du LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021 :
https://www.lillepianosfestival.fr/2021/

TOUS les concerts sont visionnables ensuite sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
/ ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

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TEASER VIDEO
LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021
https://www.youtube.com/watch?v=i7m56Iny3OI 

 

 

 

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MODALITES RESERVATIONS
LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021

Depuis le 18 mai 2021 :
Par téléphone 03 20 12 82 40 > du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 17h30*
Sur internet lillepianosfestival.fr

Depuis le 19 mai 2021 :
À l’accueil de l’Orchestre 3 place Mendùs France, Lille > du lundi au vendredi de 10h à 18h*
*Les horaires d’ouverture de la billetterie sont susceptibles de modicationselon les annonces gouvernementales concernant un Ă©ventuel couvre-feu.

Pendant le festival
Dans le hall du Nouveau SiĂšcle : Achetez des places pour tous les concerts du festival
Vendredi 18 juin dĂšs 18h / Samedi 19 juin dĂšs 10h / Dimanche 20 juin dĂšs 10h
Sur place au Conservatoire de Lille, Ă  la CathĂ©drale de la Treille,Ă  la Chapelle de l’UniversitĂ© Catholique de Lille et Ă  la Gare Saint Sauveur : Billetterie disponible 1h avant chaque concert et jusqu’à 15 minutes avant le dĂ©but du spectacle

PASS FESTIVAL
Pass festival nominatif Ă  10 € – Tous vos spectacles du festival au tarif rĂ©duit + 10 € de rĂ©duction sur votre Pass saison 2021 / 2022 Ă  l’Orchestre National de Lille (sur prĂ©sentation du Pass Festival uniquement). Pensez Ă  bien prĂ©senter votre pass Ă  l’entrĂ©e des concerts.

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RETROUVEZ L’ON LILLE / Orchestre National de Lille cet Ă©tĂ©, dans l’opĂ©ra LA BELLE HELENE, joyau lyrique de Jacques Offenbach – Orchestre National de Lille – Alexandre Bloch, direction / Lionel Rougerie, livret et mise en scĂšne : Festival LES NUITS D’ÉTÉ : 7, 8 et 10 juillet 2021, LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle (Ă  partir de 6 euros). RĂ©servations : ONLILLE.COM – 03 20 12 82 40.

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ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenews

 

TOSCA par L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / Alexandre BLOCH

TOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenewsLILLE, OpĂ©ra. 3 juin 2021. PUCCINI : Tosca. ON LILLE, Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (photo ci dessous, DR). Les retrouvailles de l’Orchestre et de son chef Alexandre Bloch avec le public se rĂ©aliseront lors du LILLE PIANO(S) Festival (18, 19 et 20 juin 2021 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille) mais aussi avant, grĂące Ă  la nouvelle production de l’opĂ©ra TOSCA de Puccini (mise en espace : Olivier Fredj).

PUCCINI : Tosca
HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsInitialement prĂ©vue fin mai 2021, la production a Ă©tĂ© adaptĂ©e pour accueillir l’Orchestre National de Lille et ne permettra pas de convier le public en salle. Mais sa diffusion est assurĂ©e le 3 juin auprĂšs du public (via une diffusion sur Ă©cran gĂ©ant et sur le net). Tosca est un opĂ©ra dont chaque acte se situe Ă  Rome, cadre Ă  la fois grandiose et tragique oĂč s’affirme la passion jalouse et flamboyante de la cantatrice Floria Tosca pour son amant, le peintre bonapartiste Mario Cavaradosi. A l’église San Andrea della Valle (Acte I), au palais Farnese (Acte II), puis Ă  la prison du ChĂąteau San Angelo (acte III), l’amour dĂ©fie la violence (scĂšne de torture de Mario par le baron abject Scarpia (prĂ©fet de Rome) et la mort (quand Tosca trahie se jette du haut de la terrasse Ă  San Angelo (acte III).
Auparavant, Puccini dĂ©ploie une ivresse poĂ©tique orchestrale inouĂŻe, dans l’évocation de la Ville Ă©ternelle (autre protagoniste du drame) : la scĂšne du jeune berger qui ouvre le III est d’une force onirique irrĂ©sistible. La voix du garçon Ă©voque l’aurore et le soleil qui se lĂšve sur les collines de Rome, temps suspendu oĂč l’homme communie avec la nature et qui contraste d’autant plus avec la barbarie humaine, cruelle et manipulatrice Ă  laquelle sont confrontĂ©s Tosca et Mario.

De la piĂšce de Victorien Sardou, Puccini a fait un huis-clos puissant, Ă  partir du fameux trio vocal : le baryton aime la soprano qui aime le tĂ©nor. Triangulation riche en tensions et en conflits croisĂ©s oĂč s’inscrit aussi un certain contexte politique agitĂ© : proche de la Monarchie, le baron Scarpia s’ingĂ©nie Ă  tuer la passion de Tosca et de son rival Mario Cavaradossi avec d’autant plus d’acharnement qu’il aime lui aussi passionnĂ©ment la cantatrice ; que le peintre revendique ouvertement des idĂ©es rĂ©volutionnaires et libertaires, proche de Bonaparte


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TOSCA-puccini-opera-lille-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-annonce-critique-opera-classiquenewsRetransmission gratuite prévue le 3 juin 2021 :
- Sur les Ă©crans d’une quinzaine de lieux partenaires de la rĂ©gion des Hauts-de-France
- Sur la chaĂźne Youtube de l’OpĂ©ra de Lille jusqu’au 10 juin 2021
PLUS D’INFOS ici :
https://www.opera-lille.fr/fr/saison-20-21/bdd/sid/99971_tosca-live

Tosca
OpĂ©ra en 3 actes de Giacomo Puccini (1858–1924)
sur un livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa,
d’aprùs la piùce de Victorien Sardou

Direction musicale : Alexandre Bloch
Mise en espace : Olivier Fredj

Avec
Floria Tosca : Joyce El-Khoury
Mario Cavaradossi : Jonathan Tetelman
Baron Scarpia : Gevorg Hakobyan
Cesare Angelotti :  Patrick Bolleire
Le Sacristain : Frédéric Goncalves
Spoletta : Luca Lombardo
Sciarrone : Matthieu Lécroart

ChƓur de l’OpĂ©ra de Lille
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Orchestre National de Lille

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Coulisses et dossiers dĂ©diĂ©s Ă  TOSCA Ă  l‘OpĂ©ra de Lille
http://opera-lille.fr/premiere-loge/tosca/

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APPROFONDIR

 

 

Opéra de Lille / autre opéra à voir sur la toile :  Pelléas et Mélisande, DEBUSSY
https://operavision.eu/fr/bibliotheque/spectacles/operas/pelleas-et-melisande-opera-de-lille
Les SiĂšcles, FX Roth / D Jeanneteau
Filmé en mars 2021

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ORCHESTRE NATIONAL de LILLE
DĂ©couvrez le LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2021 : 3 jours exceptionnels les 18, 19 et 20 juin 2021 :
https://www.lillepianosfestival.fr/2021/

 

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STREAMING, e-concert. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch

STREAMING. LILLE, le 16 janvier 2021 : concert Escaich / Chausson. ON LILLE / Alexandre Bloch. Concert captivant depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille et diffusĂ© sur la toile dans le cadre de l’offre digitale de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille (Audite 2.0), Ă©laborĂ©e en rĂ©ponse au confinement des orchestres depuis la fin octobre 2019. La combinaison Escaich / Chausson, confirme que le National de Lille a Ă  cƓur de dĂ©fendre le rayonnement de notre patrimoine musical français. On notera en particulier le caractĂšre trĂšs dramatique voire cinĂ©matographique de la partition de Thierry Escaich ; ses Ă©clairs fantastiques dĂšs le dĂ©but du Concert pour orgue n°1 : Escaich est un narrateur inspirĂ© qui joue des antagonismes de couleurs, d’atmosphĂšres et de rythmes aussi ; voilĂ  qui crĂ©e dĂšs son commencement, une ambiance Ă©lectrique mais suavement articulĂ©e dĂšs le premier mouvement du Concerto (Allegro moderato). Crescendos, sĂ©quences fortissimo, le compositeur Ă  l’orgue lui-mĂȘme offre une lecture complice avec chef et instrumentistes, riche en clartĂ© et expressivitĂ©. De surcroĂźt la rĂ©alisation de ce streaming est engageante et immersive, avec effet de grue au dessus de l’organiste, au dessus de l’orchestre. La conception est d’autant plus intĂ©ressante que ce dramatisme exige de tous les pupitres, et sait dĂ©velopper de somptueuses effets de texture souterraine, infiniment suggestive (la fin du mĂȘme premier mouvement). Le dĂ©but mystĂ©rieux, inquiĂ©tant de l’Adagio (orgue en dialogue mĂȘlĂ© avec les clarinettes), plante le dĂ©cor ; c’est un lamento conçu comme un vaste crescendo, oĂč l’orgue semble s’enivrer des riches vagues texturĂ©es de l’orchestre. Le compositeur ouvrageant le mouvement central tel un appel irrĂ©sistible, en un temps irrĂ©pressible et irrĂ©versible, en un dramatisme lĂ  encore exacerbĂ©, 
d’apocalypse ou de dĂ©luge.

 

 

escaich-concerto-orgue-1-orchestre-national-lille-alexandre-bloch-concert-critique-classiquenews-janvier-2021

 

 

L’esprit de la catastrophe emporte tout l’orchestre et le chant de l’orgue hallucinĂ©, qui se termine sur une phrase suspendue, interrogative, irrĂ©solue. Le solo de violoncelle cristallise cette mise sous tension gĂ©nĂ©rale (Ă  14’32) cĂ©dant la voie Ă  l’orgue de plus en plus crĂ©pusculaire et finalement apaisĂ©. Le dernier mouvement cite plusieurs Ă©pisodes en une course effrĂ©nĂ©e oĂč scintillent l’accent des bois, vents et cuivres (somptueuses et mystĂ©rieuses clarinettes). La vitalitĂ© du discours orchestral qui dialogue avec l’orgue en fusions et oppositions achĂšve la partition gĂ©nĂ©reuse et flamboyante mĂȘme, avec les mĂȘmes crĂ©pitements et Ă©clairs du dĂ©but. De quoi aussi souligner la grande unitĂ© du propos qui refonde Ă  sa façon, le propos cyclique d’un Franck. Ce qui frappe c’est la grande sensibilitĂ© quasi hollywoodienne d’Escaich pour la palette Ă©largie, dĂ©ployĂ©e de l’orchestre. Un bain spectaculaire de timbres et d’épisodes hautement contrastĂ©s qui respectent les Ă©quilibres de l’écriture symphonique.

Trentenaire, Chausson livre une splendide partition orchestrale lui aussi : sa Symphonie en si bĂ©mol majeur de 1891 (dĂ©but Ă  28’50), prolonge le souci symphonique de Saint-SaĂ«ns, Lalo, Franck Ă©videmment et aussi d’Indy qui dans le sillon ouvert par la crĂ©ation de la SNM – SociĂ©tĂ© nationale de musique (nĂ©e aprĂšs 1870), cultivent l’essor de l’écriture symphonique française contemporaine. L’ampleur de Chausson sonne comme une apothĂ©ose mĂȘme : dĂšs 1897, le Philharmonique de Berlin sous la direction d’Arthur Nikisch joue l’opus 20.
WagnĂ©rien de la premiĂšre heure (comme Saint-SaĂ«ns), Chausson intĂšgre le choc de Parsifal (Ă©coutĂ© Ă  sa crĂ©ation Ă  Bayreuth en 1883) : grandeur, majestĂ©, poison fatidique et fatalisme irrĂ©pressible aussi s’entendent ici. Mais avec la clartĂ©, la construction de Franck. Chausson sculpte la matiĂšre orchestrale avec une suavitĂ© intĂ©rieure qui lui est propre (bois caressants, caverneux, tendres). A l’instar de leur enregistrement discographique, chef et orchestre lillois savent amplifier la grandeur tragique de l’écriture (appel des trombones du premier mouvement) tout en se souciant des couleurs (la partition porte la dĂ©dicace au peintre Henry Lerolle, beau frĂšre d’Ernest), de la dĂ©licate texture qui cite de fait souvent le Wagner de Parsifal, mais comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© / colorĂ© d’une transparence typiquement française (qui sollicite spĂ©cifiquement clarinettes, flĂ»tes, hautbois en leurs Ă©clats pastoraux annonciateurs de la fraĂźcheur impressionniste). D’ailleurs, la Symphonie opus 20 est parsemĂ©e d’une franche allĂ©gresse, bien absente ensuite des Ɠuvres tardives, plus vĂ©nĂ©neuses (PoĂšme de l’amour et de la mer).

 

 

Symphonie en si bémol majeur de 1891

Accents wagnériens et franckistes de Chausson

 

 

Le mouvement central (TrĂšs lent), dirigĂ© mains nues par le chef dĂ©veloppe ce sentiment de langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e aux couleurs parsifaliennes ; Ă©noncĂ© en vagues longues, Ă©tirĂ©es comme le ferait Wagner. Chausson marquĂ© par Bayreuth cĂ©lĂšbre ici le gĂ©nie qui dut l’émouvoir au cƓur, balançant entre la caresse Ă©perdue de la clarinette, la tendresse Ă©thĂ©rĂ©e de la flĂ»te, le flot lĂ©tal des cordes
 que confortent plus mystĂ©rieux et souterrains, les violoncelles. Le pessimisme pictural de Chausson se dĂ©voile ici grĂące au souci de clartĂ© et Ă  la grande flexibilitĂ© recherchĂ©e, atteinte par Alexandre Bloch. Le maestro ajoute aussi des rĂ©sonances plus suggestives encore dans l’énoncĂ© du 2Ăš thĂšme, inscrit comme une lĂ©gende mĂ©diĂ©vale, aux circonvolutions amoureuses et maudites. Le sommet de la partition se rĂ©vĂšle dans l’équilibre clair des pupitres oĂč bois, cuivres et cordes s’approprient la dimension spectaculaire de la douleur et du tragique wagnĂ©rien. De sorte que nous tenons ici l’opus nĂ©o wagnĂ©rien mais français, le plus accompli. Ainsi Chausson dans le sillon de Wagner, se montre-t-il aussi pertinent et original, puissant et poĂšte que CĂ©sar Franck. De fait, les annĂ©es 1880 et 1890 marquent France l’apothĂ©ose du wagnĂ©risme.
L’ultime mouvement (notĂ© AnimĂ©) affirme davantage le tempĂ©rament hĂ©roĂŻque et tragique de Chausson. Tout en rĂ©alisant le principe cyclique franckiste, Chausson Ă©blouit par sa dimension lĂ  encore hautement dramatique, d’une coupe habile qui Ă©carte la grandiloquence et les banalitĂ©s ; l’Orchestre National de Lille cisĂšle un son large, aux crĂ©pitements prĂ©cis et saillants, installant la noble Ă©lĂ©gie du choral final dont hautbois et Eblouissant symphonisme de Chausonclarinette solos dessinent le profil tendre ; Alexandre Bloch sait vivifier la texture gĂ©nĂ©reuse et subtile tout en creusant l’ampleur grave, la tension du propos symphonique, qui entre espoirs et dĂ©sillusions, est d’une Ă©tonnante maturitĂ© Ă©motionnelle (franckiste). Et le chef apporte aussi ce dosage ineffable de grandeur pastorale (Ă  la Dvorak), de tendresse enchantĂ©e, de mĂ©lancolie discrĂšte et pleinement apaisĂ©e qui s’achĂšve ainsi dans la douceur. Superbe lecture, puissante et dĂ©taillĂ©e, fine et colorĂ©e, que l’on retrouvera dans le disque prĂ©cĂ©demment paru (et critiquĂ© sur classiquenews, distinguĂ© par notre CLIC de CLASSIQUENEWS, mars 2019).

 

 

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LIRE aussi notre critique du cd CHAUSSON : Symphonie en mi bĂ©mol majeur – opus 20, 1891 par l’ON LILLE / Alexandre Bloch / CLIC de CLASSIQUENEWS (mars 2019) :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/

 

 

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Programme de salle ici
https://www.onlille.com/saison_20-21/wp-content/uploads/prog-salle-Chausson-Janv2021.pdf

 

 

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audito-2.0-Orchestre-National-de-lille-concerts-annonce-critique-classiquenewsREVOIR le concert Escaich / Chausson par l’Orcehstre National de Lille / Alexandre Bloch sur le site YOUTUBE de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille, Alexandre BLOCH : https://www.youtube.com/watch?v=FVkMKw1WSjY&feature=emb_logo

STREAMING Ă©vĂ©nement : CHAUSSON, ESCAICH par l’Orchestre National de LILLE

ESCAICH_thierry_448_escaich-6736-c-guy-vivienE CONCERT : LILLE, sam 16 janvier 2021, 20h. CHAUSSON, ESCAICH. Musique française romantique et contemporaine. Confinement du secteur oblige, L’ONLille poursuit son cycle de concerts digitaux (Audito 2.0). Le concert programmĂ© le 14 janvier 2021 est proposĂ© en STREAMING ce sam 16 janvier 2021 Ă  20h sur le site YOUTUBE de l’Orchestre National de Lille. La Symphonie de Chausson est un monument orchestral du romantisme français encore mĂ©connu et mĂȘme sousestimĂ©. AprĂšs l’avoir enregistrĂ© au disque, l’Orchestre National de Lille la joue lors de ce premier concert 2021 rpĂ©sentĂ© ainsi en streaming samedi prochain.

 

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E CONCERT, STREAMING : Samedi 16 janvier 20hboutonreservation
Symphonie de Chausson / Concerto pour orgue de Thierry Escaich
Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch (direction)

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Eblouissant symphonisme de ChausonPremier rendez-vous digital de l’annĂ©e 2021, Alexandre Bloch dirige le compositeur français Ernest Chausson, gĂ©nie de la texture purement romantique et française, sa Symphonie en si bĂ©mol majeur est en 1891, le premier coup d’éclat d’un compositeur singulier. Voici la critique de notre rĂ©dacteur Lucas Irom Ă  propos du cd Symphonie de Chausson par l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch : « MĂȘme geste nuancĂ© pour le flux de la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) qui dĂ©livre le mĂȘme sentiment d’irrĂ©pressible malĂ©diction. Le premier mouvement saisit par son souffle tragique (tchaikovskien : on pense Ă  la 4Ăš symphonie) et Ă©videmment l’immersion dans la psychĂ© wagnĂ©rienne la plus sombre et la plus rĂ©signĂ© (avant l’essor de l’Allegro vivo). Chausson est un grand romantique tragique qui cependant Ă©gale par son orchestration scintillante et colorĂ©e, ses Ă©clairs rythmiques, les grands opus de Ravel comme de Debussy. VoilĂ  qui inscrit le compositeur fauchĂ© en 1899, – trop tĂŽt, dans un sillon prestigieux, celui des grands symphonistes romantiques français : Berlioz, Lalo, Ă©videmment Franck, mais aussi Dukas
 Le « TrĂšs lent », volet central, s’immerge dans le pur dĂ©sespoir, fier hĂ©ritier des prĂ©ludes de Tristan und Isolde de chaussonWagner (mĂȘme couleur d’une douleur foudroyĂ©e), lĂ  encore. Comme s’il reprenait son souffle et sa respiration avec difficultĂ© (en un « effet » volontaire, maĂźtrisĂ©), l’orchestre, clair et prĂ©cis, fluide et ondulant, plonge en eaux profondes. Lamento de la douleur inĂ©narrable, l’épisode de presque 9 mn, Ă©tire sa langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e que la parure orchestrale recharge et Ă©nergise cependant constamment : en cela, la direction du chef se montre trĂšs efficace : jamais Ă©paisse, toujours transparente : elle fait respirer chaque pupitre. DĂ©voilant des trĂ©sors d’harmonies rares, et d’alliages de timbres
 d’une ivresse gĂ©niale. » – LIRE la critique complĂšte : http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/

Le concert marque aussi les retrouvailles avec l’organiste et compositeur Thierry Escaich (nĂ© en 1965) – fidĂšle compagnon de l’orchestre et de son directeur musical Alexandre Bloch ; avec son premier Concerto pour orgue, Thierry Escaich, titulaire depuis 1997 des orgues Ă  Saint-Etienne du Mont Ă  Paris (comme DuruflĂ©), confirme qu’il est l’un de nos grands compositeurs et organiste. Il enseigne l’écriture et l’improvisation au Conservatoire de Paris (CNSMD) depuis 1992. En 1995, Escaich a trente ans. AprĂšs de brillantes Ă©tudes au Conservatoire de Paris, il se fait trĂšs tĂŽt remarquer par sa musique au lyrisme incandescent. Depuis l’enfance, l’orgue est l’instrument de prĂ©dilection du musicien dont il renouvelle en profondeur la palette expressive, l’imaginaire poĂ©tique. FiĂ©vreux, brĂ»lant et d’une clartĂ© exceptionnelle, le Concerto pour orgue n°1 est l’un des chefs-d’oeuvre de son auteur et est l’une de ses piĂšces les plus jouĂ©es.

INFOS & RESERVATIONS :

www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-symphonie-de-chausson

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A retrouver en février sur France Musique et BFM Grand Lille / Grand Littoral.
Retrouvez aussi en streaming gratuit les 8 premiers concerts de l’Orchestre dans l’Audito 2.0 – disponible depuis fin octobre 2020 : https://bit.ly/2INlAIg

L’Orchestre National de Lille joue la symphonie de Chausson

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesLILLE, ONL, le 14 janv 2021. Chausson : Symphonie. Alexandre Bloch nous offre un somptueux concert de musique française en faisant dialoguer deux Ɠuvres importantes, la Symphonie du Romantique Ernest Chausson, et le Concert pour orgue de Thierry Escaich… (avec en soliste le compositeur lui-mĂȘme) Alliage rĂ©ussi entre romantisme et musique contemporaine. AprĂšs l’avoir enregistrĂ© au disque, L’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch (directeur musical) jouent la Symphonie de Chausson, sommet orchestral du compositeur romantique français, avec son diptyque Ă©blouissant « PoĂšme de l’amour et de la mer » opus 19.
Notre rĂ©dacteur Lucas Irom Ă©crivait alors (au moment de la sortie du disque, en mars 2019) : « On y sent et le poison introspectif wagnĂ©rien et la subtile texture debussyste et mĂȘme ravĂ©lienne dans un raffinement inouĂŻ de l’orchestration » 

 

 

Chausson : un symphonisme wagnérien


Eblouissant symphonisme de Chauson« MĂȘme geste nuancĂ© pour le flux de la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) qui dĂ©livre le mĂȘme sentiment d’irrĂ©pressible malĂ©diction. Le premier mouvement saisit par son souffle tragique (tchaikovskien : on pense Ă  la 4Ăš symphonie) et Ă©videmment l’immersion dans la psychĂ© wagnĂ©rienne la plus sombre et la plus rĂ©signĂ© (avant l’essor de l’Allegro vivo). Chausson est un grand romantique tragique qui cependant Ă©gale par son orchestration scintillante et colorĂ©e, ses Ă©clairs rythmiques, les grands opus de Ravel comme de Debussy.
VoilĂ  qui inscrit le compositeur fauchĂ© en 1899, – trop tĂŽt, dans un sillon prestigieux, celui des grands symphonistes romantiques français : Berlioz, Lalo, Ă©videmment Franck, mais aussi Dukas
 Le « TrĂšs lent », volet central, s’immerge dans le pur dĂ©sespoir, fier hĂ©ritier des prĂ©ludes de Tristan und Isolde de Wagner (mĂȘme couleur d’une douleur foudroyĂ©e), lĂ  encore. Comme s’il reprenait son souffle et sa respiration avec difficultĂ© (en un « effet » volontaire, maĂźtrisĂ©), l’orchestre, clair et prĂ©cis, fluide et ondulant, plonge en eaux profondes. Lamento de la douleur inĂ©narrable, l’épisode de presque 9 mn, Ă©tire sa langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e que la parure orchestrale recharge et Ă©nergise cependant constamment : en cela, la direction du chef se montre trĂšs efficace : jamais Ă©paisse, toujours transparente : elle fait respirer chaque pupitre. DĂ©voilant des trĂ©sors d’harmonies rares, et d’alliages de timbres
 d’une ivresse gĂ©niale.
Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille ouvrent de larges perspectives dont l’ampleur nous terrifie comme elle nous captive : faisant surgir les guirlandes mĂ©lodiques sur un nuage brumeux de plus en plus menaçant et lĂ©tal (aprĂšs le motif du « temps des lilas » au cor anglais, rĂ©miniscence de Tristan). Le III applique Ă  la lettre le principe cyclique de son maĂźtre Franck, rĂ©capitulation des motifs prĂ©cĂ©dents mais harmonisĂ©s diffĂ©remment, et dans un climat d’agitation voire de panique au dĂ©but primitif. Alexandre Bloch exprime l’énergie brute, comme Ă  vif, comme incandescente, son ivresse primitive, sa noirceur large et enveloppante (wagnĂ©rienne), tout en se souciant de l’intelligibilitĂ© de la texture (bois, cordes, cuivres sont d’une couleur toute française). » 

chaussonLa puissante Ă©criture de Chausson (1891), son absence de tout formalisme ni rĂ©vĂ©rences, affirme un tempĂ©rament original, qui inscrit la partition de l’auteur comme un jalon dans la riche et mĂ©sestimĂ©e histoire de la symphonie romantique française, portĂ©e par de compositeurs innovants, tous marquants pour leur audace formelle : Cherubini (1815), Berlioz (Symphonie Fantastique, 1830), Bizet (1855), Lalo (Symphonie espagnole, 1875), Saint-SaĂ«ns (5 symphonies dont la n°2 avec orgue, 1886), D’Indy (Symphonie CĂ©venole, 1887), enfin Franck (Symphonie en rĂ©, 1889) ou Gounod (Symphonie n°2, 1890).

 

 

 

 

 

boutonreservationLILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Jeudi 14 janvier 2021, 20h
1h sans entracte

ESCAICH
Concerto pour orgue et orchestre n°1
CHAUSSON
Symphonie
Alexandre Bloch, direction
Thierry Escaich, orgue
Orchestre National de Lille

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RÉSERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/la-symphonie-de-chausson/

 

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Approfondir
LIRE notre critique complĂšte du cd CD Ă©vĂ©nement, critique. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha 2018) / CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2019 :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-critique-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha-2018/
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Orch National de Lille : E-CONCERT P. Kopatchinskaja / Alexandre Bloch

patricia-Kopatchniskaja-violon-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-concert-samedi-5-dec-2020-critique-annonce-classiquenewsE CONCERT depuis LILLE : l’ON LILLE, Alex Bloch, ce soir, 20h. Sam 5 dĂ©cembre 2020, depuis l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille. Grand concert symphonique malgrĂ© le confinement des musiciens du National de Lille. Sous la baguette du directeur musical, Alexandre Bloch, la phalange lilloise accompagne la violoniste Patricia Kopatchinskaja, tempĂ©rament Ă©ruptif, facĂ©tieux, parfois hallucinĂ©, toujours hautement impliquĂ©. Au programme, le Concerto pour violon de Tchaikovsky (1878), Ă©crit au moment de l’échec de son mariage avec Antonina Milioukova, noces qui ont tournĂ© court (et suscitĂ© dans l’esprit du compositeur, une pĂ©riode dĂ©pressive intense). Le concert prĂ©sentĂ© et jouĂ© ce soir, jalonne la nouvelle offre 100% digitale de L’ON LILLE / Orchestre National de Lille (baptisĂ©e l’AUDITO 2.0). L’Orchestre Lillois a prouvĂ© depuis le printemps dernier une Ă©tonnante crĂ©ativitĂ© face Ă  la crise sanitaire. Son dernier festival de piano (conçu par le chef fondateur Jean-Claude Casadesus), LILLE PIANO(S) Festival (juin 2020) a pu se maintenir en diffusant tous ses concerts sur internet : une offre musicale inĂ©galĂ©e depuis, toujours visionnable sur le site Youtube de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille.
Le Concerto pour violon de Piotr Illiytch Tchaikovski, Alexandre Bloch et les musiciens de l’ON LILLE joueront aussi la Sinfonietta de Francis Poulenc, clin d’Ɠil au cycle de musique française Ă  l’honneur en janvier 2021
 ComposĂ©e en 1947, la Sinfonietta cultive bonne humeur et gaietĂ© communicative. Comme le Concerto de TchaĂŻkovski, la partition de Poulenc fut mal accueillie Ă  sa crĂ©ation. Écrite pour un programme de la BBC, elle est pourtant l’une des piĂšces les plus charmantes du compositeur français.

 

 ON-LILLE-Orchestre-national-de-lille-audito-2.0-concerts-annonce-critique-classiquenews

 

 

 

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E-CONCERT deORCHESTRE-NATIONAL-DE-LILLE-AUDITO-2.00-concert-digital-en-direct-depuis-l-auditorium-du-nouveau-siecle-lille-annonce-critique-concert-classiquenews
l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch, direction
Samedi 5 décembre 2020, 20h
En direct depuis l’Auditorium du Nouveau Siùcle à Lille
sur la chaüne YouTube de l’ON LILLE :
https://bit.ly/3ortO8b
Plus d’1 million de vues depuis sa crĂ©ation en 2009.

 

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : La nouvelle saison 2020 2021 / cd 7Ăšme de Mahler

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEL’ON LILLE Orchestre National de Lille a lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021 : prĂ©sentation des thĂ©matiques, des temps forts ; prĂ©sence des femmes cheffes d’orchestre ; la rĂ©sidence d’artistes… PrĂ©sentation du nouveau cd des musiciens de l’Orchestre et de son directeur musical Alexandre Bloch : la 7Ăš Symphonie de Mahler (1 cd Alpha) qui prolonge le formidable cycle des symphonies de Mahler, rĂ©alisĂ© en 2019 – Reportage exclusif PARTIE 2 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique)


VOIR aussi notre REPORTAGE vidĂ©o : Saison 2020 2021, L’Orchestre National de Lille, l’orchestre Ă  l’Ă©preuve de la pandĂ©mie ? Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ? Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’Orchestre National de Lille : ici

Cd Ă©vĂ©nement, critique. MAHLER : Symphonie n°7 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch) – 1 cd Alpha

Symphonie 7 MAHLER, Alexandre BLOCH, Orchestre National de LilleCd Ă©vĂ©nement, critique. MAHLER : Symphonie n°7 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch) – 1 cd Alpha. Dans le prolongement de leur « épopĂ©e » symphonique dĂ©diĂ©e au Symphonies de Mahler et qui occupait une grande partie de leur annĂ©e 2019, les musiciens de l’Orchestre National de Lille, et leur directeur musical (depuis 2016) Alexandre Bloch proposent ici la moins enregistrĂ©e des symphonies mahlĂ©riennes, l’une des plus personnelles aussi, et qui repousse toujours plus loin les limites expressives de l’orchestre, dans un format inĂ©dit (5 mouvements oĂč le Scherzo « axial / central » est entourĂ© de deux mouvements lents « Nachtmusik).

MystĂ©rieux, et presque Ă©nigmatique, le premier mouvement de plus de 20 mn se dĂ©veloppe avec une expertise rare des Ă©tagements et des atmosphĂšres. Cette sĂ©quence initiale pourrait tourner indĂ©pendamment des autres qui suivent tant son dĂ©veloppement repose sur un plan architectural Ă  la fois ample et fermĂ©. L’Orchestre joue heureusement des timbres des cuivres, cordes, bois et vents, dans un Ă©quilibre sonore constant, oĂč brillent aussi des accents parfaitement maĂźtrisĂ©s.
La Nachtmusik 1 affirme son caractĂšre d’enivrement Ă©toilĂ©, abandon dans une opulence sonore qui berce et enchante ; le chef cisĂšle et caresse cette ambiance de harpe cĂ©leste et nocturne (inspirĂ©e de la Ronde de Nuit de Rembrandt) ; il est sculpte le rythme de marche Ă©nigmatique et hallucinĂ©e, vĂ©ritable « chant de la nuit » qui donne son titre Ă  la symphonie.
Le Scherzo mord et dĂ©chire la toile tissĂ©e jusque lĂ  avec une Ă©tonnante prĂ©cision expressive, des accents exacerbĂ©s et lascifs inĂ©dits (aux cordes principalement, violons, violoncelles et contrebasses). Comme un prĂ©figuration de la Valse ravĂ©lienne, au dĂ©veloppement orgiaque, ce sont des pointes plus sarcastiques que fantomatiques, un crĂ©pitement continu de timbres sculptĂ©s avec une acuitĂ© renouvelĂ© qui dĂ©coule d’une superbe cohĂ©sion collective : danse avec la mort, plutĂŽt convulsions et hoquets (bassons) face au rĂ©alisme mortifĂšre qui s’impose Ă  l’esprit d’un Mahler, habitĂ© par de fulgurantes et fantastiques visions.
La Nachtmusik 2 sĂ©duit et enchante elle aussi comme l’ultime sĂ©rĂ©nade romantique ciselĂ©e en un lyrisme enivrĂ© parfois comme parodiĂ© car Mahler ne manque jamais d’autodĂ©rision ni d’ironie sur lui-mĂȘme : lĂ  encore la voluptĂ© des bois, l’acuitĂ© plus Ăąpre des cordes captivent par leur sens du relief et de la vie. Le chef saisit son caractĂšre « amoroso » alliant Ă  l’ironie affleurante, la sincĂ©ritĂ© amoureuse la plus tendre. De ce point de vue, la maĂźtrise des registres captive.
Le dernier mouvement (rondo en ut majeur) dĂ©voile le niveau d’éloquence et de puissance, d’expressivitĂ©, d’activitĂ© poĂ©tique acquise par le National de Lille : une fĂ©erie fusionnĂ©e Ă  la grandiloquence d’un thĂ©Ăątre dĂ©bridĂ©, dĂ©lirant, volontiers Ă©clectique (cf. les maintes citations musicales anciennes, baroques et classiques). La verve crĂ©ative de Mahler s’y dĂ©ploie sans limites, avec cette prĂ©science du zapping musical, versatilitĂ© flexible, richesse jaillissante du gĂ©nie crĂ©ateur (sublimĂ© dans la 8Ăš Ă  venir) : n’a t il pas dirigĂ© l’OpĂ©ra de Vienne, connaisseur expert de tant d’opĂ©ras ?  Falstaffien, Alexandre Bloch semble nous rĂ©vĂ©ler la jouissance dyonisiaque d’un Mahler enivrĂ© par sa propre invention : le rire, la joie et au delĂ , le bonheur de composer. S’y affirme ce goĂ»t de la construction et de l’architecture thĂ©Ăątrale qui s’affirmeront dĂ©finitivement dans la scĂšne colossale de la 8Ăš (sa seconde partie CLIC_macaron_2014d’aprĂšs le Faust de Goethe, vĂ©ritable opĂ©ra symphonique que l’Orchestre national de Lille et Alexandre Bloch ont Ă©galement marquĂ© par leur interprĂ©tation engagĂ©e : voir notre reportage vidĂ©o de la Symphonie n°8 des mille de Mahler par Alexandre Bloch). Ici triomphe la joie assumĂ©e, l’humour le plus libre, exception parmi toutes les conclusions mahlĂ©riennes. Sublime et cohĂ©rente approche. Le directeur musical du National de Lille depuis 2016 a eu bien raison de choisir cette 7Ăš, si peu enregistrĂ©e et encore mĂ©sestimĂ©e : la lecture est indiscutable, convaincante, d’une irrĂ©sistible intelligence. CLIC de CLASSIQUENEWS octobre 2020.

 

 

 

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Cd Ă©vĂ©nement, critique. MAHLER : Symphonie n°7 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch) – 1 cd Alpha, enregistrĂ© en 2019 Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. DurĂ©e: 1h14mn.

Les MĂ©tamorphoses de Strauss par l’Orchestre National de Lille

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesLILLE, ON LILLE : 7 et 8 oct 2020 : MĂ©tamorphoses. Les 23 cordes solistes requises pour rĂ©aliser l’une des ultimes partitions du compositeur bavarois Richard Strauss (10 violons, 5 altos, 5 violoncelles, 3 contrebasses), tĂ©moignent de la difficultĂ© et des dĂ©fis multiples pour la rĂ©ussir : aprĂšs le bombardement de l’opĂ©ra de Munich, le 2 oct 1943, Strauss anĂ©anti semble recueillir toute la dĂ©solation d’un monde en perdition. Lui qui a dĂ©jĂ  vĂ©cu les horreurs de la premiĂšre guerre (l’orchestre cosmique tellurique de son opĂ©ra La Femme sans ombre, en tĂ©moigne) se concentre dans une nouvelle Ɠuvre chambriste rĂ©servĂ©e aux seules cordes. MĂ©ditation, lamentation, « deuil de Munich », citĂ© natale oĂč furent crĂ©Ă©s tous ses chefs d’Ɠuvres, les MĂ©tamorphoses sont aussi portĂ©es par un esprit supĂ©rieur, universel et humaniste qui absorbe les vertiges et les secousses d’une civilisation certes ruinĂ©e mais dĂ©jĂ  promise Ă  se rĂ©gĂ©nĂ©rer, en une mĂ©tamorphose inĂ©luctable et probablement profitable : c’est dĂ©jĂ  une thĂ©matique de la continuitĂ© et du passage dĂ©jĂ  abordĂ©e dans l’opĂ©ra Ariane Ă  Naxos (oĂč l’hĂ©roĂŻne aux portes de la mort, renaĂźt miraculeusement grĂące Ă  sa rencontre avec ….Bacchus).

 

 

 Les MĂ©tamorphoses de Strauss : le nouveau dĂ©fi des cordes de l’ONL

 

Dans sa villa de Garmisch, en mars et avril 1945, Richard Strauss compose ce chef d’Ɠuvre Ă  la texture dense, mais claire et profonde, crĂ©Ă©es ensuite Ă  Zurich (Tonhalle, en janvier 1946) pour ne plus jamais richard-strauss.jpgquittĂ© l’affiche. Tous les pupitres de cordes des grands orchestres au monde aiment affronter la polyphonie inquiĂšte et sinueuse, enveloppante et hypnotique des MĂ©tamorphoses. C’est pour les instrumentistes du National de Lille, un travail qui prolonge l’engagement et l’exigence abordĂ©s en ouverture de la nouvelle saison 2020 2021 avec le Divertimento pour cordes de Bartok (concert d’ouverture du 24 sept dernier / couplĂ© avec le Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn / Soliste : Edgar Moreau, violoncelle : lire ici notre compte rendu critique du concert). En effectif rĂ©duit, les musiciens sous la direction d’Alexandre Bloch, directeur musical du National de Lille cultivent une curiositĂ© et une vitalitĂ© partagĂ©e Ă  l’échelle du collectif (concert prĂ©sentĂ©e Ă  Lille, Nouveau SiĂšcle puis Ă  la Philharmonie de Paris).

Ce second programme dirigĂ©e par Alexandre Bloch comprend aux cĂŽtĂ©s des MĂ©tamorphoses (autour de 27 mn selon les versions), les Nocturnes de Bruch et Tchaikovski, Variations sur un thĂšme rococo du mĂȘme Tchaikovsky, avec la complicitĂ© du violoncelliste russe Mischa Maisky. Photos : Alexandre Bloch, directeur musical de l’ON LILLE Orchestre National de Lille / Richard Strauss (DR).

 

 

 

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Programme

TCHAÏKOVSKI : Nocturne opus 19 n°4
BRUCH : Kol Nidrei pour violoncelle et orchestre opus 47
TCHAÏKOVSKI : Variations sur un thùme rococo pour violoncelle et orchestre opus 33
R. STRAUSS : MĂ©tamorphoses pour 23 cordes solistes opus 142

Mischa Maisky, violoncelleboutonreservation
Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction

 

 

 

LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Mercredi 7, jeudi 8 octobre 2020, 20h

RÉSERVATIONS, INFOS :
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/metamorphoses/

 

 

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Diffusion en direct sur la chaüne YOUTUBE de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Jeudi 8 octobre 2020, 20h
https://www.youtube.com/user/ONLille

Tarifs : 6 Ă  55 euros
RĂ©servations sur www.onlille.com
à la boutique de l’Orchestre national de Lille
3 place MendĂšs France – Lille
Renseignements : 03 20 12 82 40
Du lundi au vendredi : 10h – 18h

 

 

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PARIS, Philharmonie
Vendredi 9 octobre 2020, 20h30
RÉSERVATIONS, INFOS : https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/21495-metamorphoses?date=1602268200

 

 

 

APPROFONDIR

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LIRE notre prĂ©sentation de la nouvelle saison 2020 2021 de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE :
http://www.classiquenews.com/on-lille-orchestre-national-de-lille-concerts-douverture-saison-2020-2021/

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler
 mais la richesse de cette nouvelle saison 2020 2021 s’affirme aussi par la prĂ©sence de nombreuses femmes chefs d’orchestre, invitĂ©es Ă  diriger l’ON LILLE Orchestre National de Lille ; les Ɠuvres de Mozart, le nouveau principe des artistes en rĂ©sidence, l’anniversaire du chef fondateur Jean-Claude Casadesus, le renouvellement permanent des formes de concerts pour une expĂ©rience orchestrale de plus en plus captivante au fil des programmes prĂ©sentĂ©s, malgrĂ© la pandĂ©mie actuelle, et dans le strict respect des mesures sanitaires… EN LIRE PLUS

CD Ă©vĂ©nement, annonce. MAHLER : 7Ăš Symphonie (Orch National de Lille / Alexandre Bloch (1 cd Alpha – 2019)

Symphonie 7 MAHLER, Alexandre BLOCH, Orchestre National de LilleCD Ă©vĂ©nement, annonce. MAHLER : 7Ăš Symphonie (Orch National de Lille / Alexandre Bloch (1 cd Alpha – 2019). C’est le prolongement et assurĂ©ment le jalon le plus emblĂ©matique du cycle des symphonies de Mahler rĂ©alisĂ© par l’Orchestre National de Lille et son directeur musical Alexandre Bloch durant l’annĂ©e 2019 : cette 7Ăšme porte en elle l’homogĂ©nĂ©itĂ© et la grande cohĂ©rence, poĂ©tique et sonore des musiciens lillois Ă  l’épreuve de cette Ă©popĂ©e orchestrale. Le choix de la 7Ăš est d’autant plus pertinent que l’engagement des interprĂštes s’y dĂ©ploie sans limite, qu’il s’agit d’une partition encore mĂ©sestimĂ©e (Ă  l’ombre de son pendant « tragique », la 6Ăšme). Or la 7Ăšme crĂ©Ă©e Ă  Prague en 1908, offre une rĂ©flexion ardente et Ăąpre, mordante et lyrique, enivrĂ©e aussi (ses deux Nachtmusik enveloppant le scherzo central) portĂ©e par Mahler lui-mĂȘme, comme en une introspection intime oĂč la forge instrumentale lui permet toutes les audaces sonores, toutes les combinaisons de timbres. Alexandre Bloch n’oublie pas pour autant tout ce que la crĂ©ation malhĂ©rienne doit Ă  la Nature, divine et mystĂ©rieuse, source premiĂšre dans son Ɠuvre aux dimensions « cosmiques ». L’acuitĂ© expressive des CLIC D'OR macaron 200musiciens Ă©blouit dans la sidĂ©ration que produit le glaçant Scherzo (danse de mort) tandis que le Finale porte tout l’édifice Ă  la fois victorieux et clownesque, sorte de grimace et Ă©clat de rire face au destin et Ă  la fatalitĂ©. L’humour et les subtiles citations de compositeurs qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ© (et marquĂ© comme chef), serait ainsi le secret de Mahler, enfin rĂ©vĂ©lĂ© par Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille. La rĂ©alisation est majeure. Critique complĂšte Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews. CLIC de CLASSIQUENEWS de l’automne 2020.

 

 

 

Concert, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 24 septembre 2020. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Edgar Moreau, Alexandre Bloch. HAYDN, BARTOK

edgarmoreauConcert, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 24 septembre 2020. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Edgar Moreau, Alexandre Bloch. HAYDN, BARTOK
 IdĂ©alement adaptĂ© Ă  la configuration instrumentale requise, mesure sanitaire oblige (l’Orchestre National de Lille est « rĂ©duit » en formation de chambre), le Concerto pour violoncelle n°1 de HAYDN sied particuliĂšrement bien Ă  la direction nerveuse, dynamique, flexible d’Alexandre Bloch et au tempĂ©rament incandescent du jeune soliste Edgar Moreau (26 ans – photo ci contre) : le violoncelliste français est parmi les plus douĂ©s de sa gĂ©nĂ©ration. Il n’a pas seulement pour lui une technique et une sonoritĂ© des plus raffinĂ©es ; il exprime avec un art des nuances et une profondeur exceptionnelle, la subtile Ă©lĂ©gance de Haydn.

 

 

Concert d’ouverture de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille

Somptueuse ouverture au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille

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L’allant et la vitalitĂ© en superbe Ă©quilibre d’une partition Ă  la fois classique, d’une volubilitĂ© mĂȘme baroque, triomphent ici. Et la conception Ă©conome des expositions, rĂ©expositions et variations offre au soliste, une arĂšne dĂ©jĂ … romantique. L’intelligence des accents, la gestion des nuances, l’éloquence des phrasĂ©s superbement maĂźtrisĂ©s
 ce style toujours mesurĂ© mais articulĂ©, jamais artificiel ni dĂ©monstratif, indiquent clairement un interprĂšte de premier plan dont la vĂ©ritĂ© dialogue somptueusement avec l’heureuse vivacitĂ© de l’orchestre. La virtuositĂ© chantante et lumineuse du violoncelle jouĂ©e ainsi aprĂšs l’ample portique du Copland (Fanfare for the common man) forme la plus sĂ©duisante des partitions pour le concert d’ouverture de la saison 2020 – 2021. Notons que le violoncelliste remplace le violoniste Nemanju Radulovic, artiste en rĂ©sidence pour cette nouvelle saison 2020 – 2021. HĂ©las, le virtuose franco-serbe n’a pas venir en France jusqu’Ă  Lille, confinĂ© parce qu’il a Ă©tĂ© testĂ© positif Ă  la covid 19. Ainsi se dĂ©roule la saison musicale, avec ses imprĂ©vus de derniĂšre minute. L’Orchestre National de Lille s’est d’ailleurs adaptĂ© au contexte sanitaire actuel, en proposant une billetterie ouverte plus souple, rĂ©actualisĂ©e tous les deux mois, afin d’affiner au mieux les offres musicales selon les “empĂȘchements” prĂ©visibles, malheureusement inĂ©luctables dans la situation que nous vivons tous depuis mars dernier.

EnchaĂźnĂ© et jouĂ© debout (violons I et II), le Divertimento de Bartok permet lĂ  encore au cordes seules de l’Orchestre lillois de captiver en crĂ©pitements et intensitĂ© ; la partition composĂ©e Ă  Saanen (Suisse) Ă  l’étĂ© 1939, lĂ  mĂȘme oĂč devait naĂźtre le futur Menuhin Gstaad Festival, allie souffle et ĂąpretĂ©, cultivant mĂȘme une tension presque Ă©touffante, en relation avec les heures noires d’une Europe soumise Ă  la barbarie nazie. Du Haydn prĂ©cĂ©dent Ă  la partition moderne circule et s’affirme la mĂȘme homogĂ©nĂ©itĂ© des cordes. QualitĂ© des unissons, dialogues entre les deux solistes (violons I et II) et l’ensemble des cordes (Ă  la façon d’un concerto grosso), articulation et densitĂ© pourtant claire du son de l’orchestre
 le travail d’Alexandre Bloch et des musiciens de l’ON LILLE dĂ©voilent de superbes qualitĂ©s ; on les avait quittĂ© la saison derniĂšre, dans l’achĂšvement du cycle Mahler. On retrouve ici la mĂȘme Ă©coute partagĂ©e, l’engagement, le souci des accents qu’il s’agisse du dynamisme dansant de l’Allegro initial ou des Ă©clairs contrastĂ©s de l’Allegro final oĂč pointe aussi la superbe tenue du violon I dont les solos ont de courtes et fulgurantes irisations tziganes. La franchise du geste collectif parfois assumĂ©e « rude » rend justice Ă  la partition de Bartok qui y revendiquait clairement son caractĂšre de fantaisie « paysanne ». Au centre, s’affirme l’Adagio si intense, et si subtil dans ses Ă©clairs funĂšbres Symphonie 7 MAHLER, Alexandre BLOCH, Orchestre National de Lilledont le chef sait aussi exprimer la couleur du mystĂšre le plus inquiĂ©tant. Tant de profondeur suggestive et d’aisance articulĂ©e confirment Ă  prĂ©sent l’excellence des instrumentistes de l’Orchestre lillois. On attend avec impatience les prochains programmes de l’Orchestre National de Lille. Et pour nous faire patienter, le cd de la 7Ăš Symphonie de Mahler – jalon important de l’épopĂ©e Mahler de la saison prĂ©cĂ©dente vient de sortir chez Alpha (critique du cd Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews).

 

 

 

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Prochains concerts de l’Orchestre National de Lille :
30 sept / 1er octobre 2020 : Divertimenti (Alevtina Ioffe, direction)
7, 8, 9 octobre 2020 : MĂ©tamorphoses (Alexandre Bloch, direction)
PLUS D’INFOS sur le site de l’Orchestre National de Lille / saison 2020 – 2021
https://www.onlille.com/saison_20-21/

CONCERTS D’OUVERTURE de L’Orchestre National de LILLE

edgarmoreauLILLE, ONL, concerts d’ouverture : 24 et 25 sept 2020. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e sous la baguette de son directeur musical Alexandre Bloch
 Au programme : HAYDN, concerto pour violoncelle n°1 avec Edgar Moreau, violoncelle, BARTOK : Divertimento pour cordes. LIRE notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
http://www.classiquenews.com/on-lille-orchestre-national-de-lille-concerts-douverture-saison-2020-2021/

La nouvelle saison de L’ONL LILLE Orchestre National de Lille commence en fanfare ! Écrite en 1942, Fanfare for the common man de Copland est l’une des Ɠuvres les plus emblĂ©matiques du rĂ©pertoire amĂ©ricain. Le Concerto n°1 pour violoncelle de Haydn couvre un large spectre d’émotions : joie, fantaisie, gravitĂ©, humour
 Écrit Ă  l’étĂ© 1939, le Divertimento de Bartok s’offre enfin comme un beau rayon de soleil musical. À l’abri du monde, le compositeur hongrois imagine une Ɠuvre pleine de rythmes et de lumiĂšre. Un chef-d’Ɠuvre Ă©mouvant, comme l’ultime adieu d’un musicien avant l’exil, qu’Alexandre Bloch dirige ainsi en ouverture de sa quatriĂšme saison Ă  la tĂȘte de l’Orchestre National de Lille.

 
 
 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle, 20h
1h sans entracte – RÉSERVEZ VOTRE PLACE

 
 
 

Copland : Fanfare for the common man
HAYDN : Concerto pour violoncelle n°1 / Edgar Moreau, violoncelle
Bartok : Divertimento pour cordes

Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction

Concert repris sam 26 sept 2020, 18h (Valenciennes, le Phénix)

 
 
 

TOUTES LES INFOS, réservations ici
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/concert-ouverture/

 
 
 

ON LILLE : Alexandre BLOCH explique et présente la 7Úme de MAHLER

BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsMAESTRO, VIDEO inĂ©dite. ON LILLE / Alexandre BLOCH : que se passe-t-il dans la tĂȘte du chef ? Directeur musical de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch profite du confinement pour s’interroger sur sa fonction et sa finalitĂ©, sur les enjeux et les moyens du chef d’orchestre au moment du concert. Un tĂ©moignage inĂ©dit et passionnant sur le travail du chef confrontĂ© aux partitions puis aux instrumentistes de l’orchestre pour les jouer

Dans le cadre du cycle des symphonies de Gustav Mahler, dirigĂ©es pendant l’annĂ©e 2019, Alexandre Bloch a rĂ©alisĂ© Ă  partir des images des captations des concerts, en particulier pendant la prĂ©paration et la rĂ©alisation de la Symphonie n°7, l’une des plus profondes, intimes et autobiographiques du compositeur, son propre montage ; comme un journal de bord oĂč le maestro sur l’estrade et en temps rĂ©el, tĂ©moigne de son Ă©tat d’esprit, de ses Ă©motions, de son rythme cardiaque en cours de reprĂ©sentation (avec bonus, le spectre de ses Ă©motions successives)
 C’est un document passionnant qui immerge dans l’esprit du chef, avec en voix off, ses impressions personnelles, tout ce que se passe dans sa tĂȘte mesure aprĂšs mesure
 pour chaque entrĂ©e des pupitres : horntĂ©nor, bois, cordes (violon 2, violon 1), trompettes
 les harpes (13 mn le dĂ©but de la symphonie! ).

 

 
 

 

Alexandre Bloch : Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?

Le chef est aux commandes…

 

 

bloch-alexandre-orchestre-national-de-lille-reportage-video-dans-la-tete-du-chef-symphonie-7-gustav-mahler-critique-presentation-classiquenewsC’est un conducteur idĂ©al pour mieux mesurer l’implication, la concentration, les moyens qu’a le chef pour communiquer avec chaque instrumentiste pour obtenir ce qui a Ă©tĂ© rĂ©pĂ©tĂ© (dont les effets de texture sonore liĂ©s Ă  l’accomplissement des dissonances, des nuances de danse dont le tango, des citations dont « Intermarché » (mais oui !!!),« Ah vous dirai-je maman » ou God save the queen, des changements de tempos
 autant de dĂ©tails / nuances indiquĂ©s sur la partition, laquelle apparaĂźt Ă  l’écran). Le concert fut un triomphe dans le vaste Auditorium Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. Revivre ainsi certains extraits de la symphonie (dĂ©but et fin du Premier mouvement), avec les remarques personnelles du chef est un grand moment de dĂ©lectation symphonique
 Ainsi grĂące aux remarques du chef, l’auditeur peut mieux comprendre toutes les interactions en cours, la formidable horlogerie collective qui se produit dans la fabuleuse partition de Mahler
 On prend conscience de ce que souhaite le chef, comparĂ© Ă  ce que produisent simultanĂ©ment les musiciens de l’Orchestre lillois. La promesse des vertiges voire de l’ivresse orchestrale (manifeste grĂące Ă  l’euphorie Ă©nergisante des cordes et des cloches) se rĂ©alisent enfin grĂące Ă  la passion d’un chef qui malgrĂ© son extĂ©nuation dĂ©clarĂ©e
 aime partager, vibrer, expliquer. Lumineux, gĂ©nĂ©reux, indispensable.

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Visionner le tĂ©moignage vidĂ©o « ”Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7Ăšme symphonie de Mahler »

Lien vers la vidéo Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=Nt_z6TlYQ8U

Durée : 11mn
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VOIR la vidĂ©o ”Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7Ăšme symphonie de Mahler » :

 


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CD Ă  venir
L’enregistrement de la 7Ăšme Symphonie par de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch est annoncĂ©e en septembre 2020 (1 cd Alpha). Sortie trĂšs attendue. Prochaine critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

 

 

 

 

 

 

PIERROT ET COLOMBINE, la vidéo du confinement

pierrot et colombine alexandre blochLA VIDEO du CONFINEMENT : Pierrot et Colombine   –   Le conte musical Pierrot et Colombine est ici recrĂ©Ă© par une fine Ă©quipe rĂ©unie en plein dĂ©confinement, depuis avril 2020, dont le chef et directeur musical de l’ON LILLE, Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch ; le rĂ©cit, superbement illustrĂ© s’adresse autant aux enfants qu’à leurs parents. Alors que toutes les salles d’opĂ©ras et de concerts sont encore silencieuses et mises Ă  l’arrĂȘt, voilĂ  un projet trĂšs plaisant qui nous fait patienter. Il associe Ă©troitement l’écriture du texte (celui du rĂ©citant et des personnages du conte), la complicitĂ© des instrumentistes qui rĂ©tablissent la place de la musique dans l’expression des sentiments et le sens des situations
 Mais comment Pierrot qui n’ose dĂ©clarer sa flamme, parviendra-t-il Ă  retrouver l’oiseliĂšre Colombine, pĂ©tillante aventuriĂšre Ă  la chevelure rousse ? La tendresse des personnages, l’univers poĂ©tique du conte, le monde des trĂ©teaux et du thĂ©Ăątre sont rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s. PIERROT ET COLOMBINE, un conte musical en 6 Ă©pisodes Ă  dĂ©couvrir chaque mercredi – durĂ©e : autour de 7 mn chaque vidĂ©o.

 

 

 

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Pierrot et Colombine
Alexandre Bloch, directeur musical de l’ONL, direction artistique
Julien Joubert, musique
Eric Herbette, texte.
Antoine Veron et Audrey Andrianarivo, dessins
Les musiciens qui jouent la partition de chaque épisode, sont des solistes de différents orchestres français et solistes internationaux ayant chacun enregistré depuis leur lieu de confinement.

Le premier épisode a été publié sur la page Facebook de Pierrot et Colombine le mercredi 29 avril et depuis un épisode est publié chaque mercredi à 17h30 et se retrouve sur la page Youtube du projet.

 

 

 

 

 

 

https://www.facebook.com/PierrotetCo
https://twitter.com/PierrotetC

 

 

Et sur notre chaĂźne Youtube:
https://www.youtube.com/channel/UCxBvBHfSgzkegyFQ4l21y7w?fbclid=IwAR0gwrSl1CbOmoRTlIWA4O_eAKx57jW3P77fILhpghKcbJUP4RaLGi1AhGI

 
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VIDEOS

 

 

 

 

EPISODE 1
https://www.youtube.com/watch?v=G9cvhrTCfu0

Pierrot qui est tendre comme la mie est boulanger, fabrique les pains, pétrit la pùte
 ; Colombine élÚve les oiseaux les plus variés et les plus heureux ; elle chante comme un oiseau
 Colombine voudrait inviter Pierrot au spectacle car des comédiens sont annoncés


 

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EPISODE 2

https://www.facebook.com/PierrotetCo/videos/685657988644586/

Au spectacle, Arlequin le bergamasque masquĂ© sĂ©duit Colombine. Il lui prĂ©sente les acteurs de la troupe
 Pantalone (grand et maigre, le directeur de la troupe), le Capitaine et son Ă©pĂ©e, 
 Polichinelle (brigand ventru et glouton tout Ă  fait indĂ©cent)
 En l’absence de son cher Pierrot, Colombine va-t-elle accepter l’invitation des comĂ©diens ?
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EPISODE 3

https://www.facebook.com/PierrotetCo/videos/847589608983503/

Les comĂ©diens partis, Colombine s’ennuie
 la place du village est vide et triste. La jeune femme pense aux acteurs qu’Arlequin lui a prĂ©sentĂ© : et si Colombine voulait finalement voyager et jouer sur les planches ? Que va faire Pierrot ? Le hautbois / cor anglais exprime la frustration et le dĂ©sir du boulanger, soudainement Ă©loignĂ© de sa chĂšre Colombine.

 

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EPISODE 4
https://www.facebook.com/PierrotetCo/videos/645489899340033/

Comment Colombine l’oiseliĂšre a quittĂ© Pierrot le boulanger. L’acteur Arlequin aimerait Ă©pouser Colombine qui a rejoint la troupe des comĂ©diens. Ils jouent Ă  Dijon, s’échangent des mots doux
 et leur premier baiser. Colombine peut-elle avoir quittĂ© pour toujours ses oiseaux et Pierrot ?

 

 

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ON LILLE Orchestre National de Lille, saison 20 / 21 : concerts d’ouverture

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler

Le violoniste Ă©nergique et charismatique Nemanja Radulovic inaugure une rĂ©sidence au sein de l’orchestre, promesse de futurs accomplissements Ă  suivre aussi (rĂ©cital piano et violon le 15 oct).
Lui-mĂȘme laboratoire de nouvelles formes musicales, l’ON LILLE Orchestre national de Lille prend soin de renouveler le dĂ©roulement et l’expĂ©rience du concert : il diversifie son offre et pense au plus large public possible ; notons deux figures du jazz contemporain qui paraissent cette saison, sources de nouveaux mĂ©tissages (Erik Truffaz le 10 dĂ©c, et Chilly Gonzales le 5 fĂ©vrier 2021 ; cĂŽtĂ© cinĂ©-concerts, deux rendez-vous sont tout autant immanquables (week end Hitchcock : Psychose, le 30 oct et Vertigo le 31 oct ; et Mary Poppins, les 6 et 7 mai 2021).

Les tempéraments solistes ne manquent pas ; ils émaillent la saison de leur sensibilités volontaires : le pianiste (et compositeur) Kit Armstrong, les 12 et 13 nov 2020 ; la violoniste Patricia Kopatchinskayja (Concerto de Tchaikovski, les 3 et 5 déc 2020) ; le claveciniste Justin Taylor (15-22 mai 2021), 

Alexandre Bloch poursuit son travail en profondeur comme en diversitĂ© sur les rĂ©pertoires : promettant plusieurs grands moments de musique française (entre autres) : FaurĂ©, Escaich (Concerto pour orgue n°1, Symphonie de Chausson, le 14 janv 2021 ; PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune,, tout en soulignant l’acuitĂ© sensible de la violoniste Veronika Eberle dans le Concerto n°1 de Prokofiev, le 18 fĂ©v 2021 ; 


L’Orchestre National de Lille soucieux de la paritĂ©, invite de nombreuses cheffes d’orchestre : Alevtina Ioffe (30 sept / 1er oct), Elena Schwarz (18 nov), Elim Chan (8 avril 2021), Anna Rakitina (18 mai), Kristina Poska (20 mai)

Enfin l’opĂ©ra est de la partie, rendez vous installĂ© Ă  prĂ©sent depuis les prĂ©cĂ©dents PĂȘcheurs de perles de Bizet, premier opĂ©ra rĂ©alisĂ© sous la baguette d’Alexandre Bloch, puis Carmen
 cette saison, place aux vertiges d’une femme blessĂ©e : La voix humaine avec VĂ©ronique Gens (le 28 janv 2021 – le concert prolonge ainsi l’enregistrement de l’automne 2020)
 avant le rendez vous de l’étĂ© (annoncĂ© les 7, 8 et 10 juillet 2021 (l’ouvrage mystĂšre, bientĂŽt dĂ©masquĂ©, concilie voyage en CrĂȘte et jeu de l’oie
). Autre temps fort : Thamos, Roi d’Egypte de Mozart (David Reiland, direction, le 15 avril 2021). Les wagnĂ©riens pourront se dĂ©lecter de deux programmes : Hartmut Haenchen, direction / le 4 fĂ©v 2021 puis Kazushi Ono, direction / les 31 mars et 1er avril 2021 
 L’ONL saura-t-il tisser dans ses diaprures et rĂ©sonances spirituelles complexes, la somptueuse soie wagnĂ©rienne ?

De sept Ă  nov 2020, les concerts prennent en compte les mesures sanitaires (formations et audiences rĂ©duites, programmes jouĂ©s sans entracte
). De quoi sĂ©curiser l’expĂ©rience musicale au Nouveau SiĂšcle dont l’Auditorium est devenu l’écrin des grandes rĂ©alisations de l’Orchestre National de Lille.
A l’extrĂ©mitĂ© de la saison, le concert de clĂŽture (les 24 et 25 juin 2021) affiche d’ultimes dĂ©lices et promet de nouveaux sommets : crĂ©ation française de « Triumph to Exist » de Lindberg (Ɠuvre chorale sur le texte de la poĂ©tesse Edith Södergran) et comme une apothĂ©ose, Symphonie n°9 de Beethoven sous la direction d’Alexandre Bloch.

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REPORTAGE VIDEO. L’ONL Orchestre National de Lille Ă  l’Ă©preuve de la covid 19. Comment l’Orchestre a t il lancĂ© sa nouvelle saison 2020 2021, comment s’adapte-t-il aux contraintes nouvelles imposĂ©es par les mesures sanitaires ? Quel est son fonctionnement en terme de relation au public, de programmation et de billetterie ? Comment le travail des musiciens se poursuit-il avant le retour de l’Orchestre au complet sur la scĂšne ?

Reportage exclusif PARTIE 1 / 2 © studio CLASSIQUENEWS 2020 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – Entretiens avec François Bou (Directeur GĂ©nĂ©ral), Alexandre Bloch (directeur musical), Fabio Sinacori (dĂ©lĂ©guĂ© artistique), Edgar Moreau (violoncelle / Concerto pour violoncelle n°1 de Haydn, concert d’ouverture du 24 sept 2020 au Nouveau SiĂšcle Ă  Lille)


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sélection

11 concerts majeurs

de l’Orchestre National de Lille
/ saison 2020 – 2021/

Quelques temps forts Ă  ne pas manquer :

 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
HAYDN : Concerto pour violoncelle n°1 / Edgar Moreau, violoncelle
Bartok : Divertimento pour cordes
Alexandre Bloch, direction

 

 

Mer 7, Jeudi 8 oct 2020
Tchaikovski : Variations sur un thĂšme Rococo (Mischa Maisky, violoncelle)
R. Strauss : MĂ©tamorphoses
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 22, Dim 25 oct 2020
Ravel : Pavane pour une infante défunte
Hindemith : Trauermusik
Henri Casadesus : Concerto pour alto
Beethoven : Symphonie n°1
Jean-Claude Casadesus, direction

 

 

Jeudi 12 nov 2020
BEETHOVEN : Concerto pour piano n°2 (Kit Armstrong, piano)
Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

Jeudi 14 janvier 2021
Escaich : Concerto pour orgue n°1 (Thierry Escaich, orgue)
Chausson : Symphonie
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 28 janvier 2021
POULENC : La voix humaine (VĂ©ronique Gens, soprano)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 11, Ven 12 fév 2021
R. Strauss : Une vie de héros / Ein Heldenleben
Michael Schonwandt, direction

 

 

Mer 31 mars, Jeudi 1er avril 2021
WAGNER : Parsifal, extraits
R. Strauss : Quatre dernier lieder / Ver Letzte Lieder (Ingela Brimberg, soprano)
Chostakovitch : Symphonie n°6
Kazushi Ono, direction

 

 

Jeudi 18 fév 2021
Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune
Berlioz : Symphonie fantastique
Prokofiev : Concertopour violon n°1 (Veronika Eberle, violon)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 15 avril 2021
MOZART : Thamos, roi d’Egypte
Concerto pour piano n°20 (Marie-Ange Nguci, piano)
David Reiland, direction

 

 

jeudi 24, Ven 25 juin 2021
Lindberg : Triumph to Exist
BEETHOVEN : Symphonie n°9
Alexandre Bloch, direction

 

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CONSULTER TOUS LES CONCERTS de la saison 2020 – 2021 de l’ON LILLE
ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE:
https://www.onlille.com/saison_20-21/

 

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Orchestre National de Lille : Alexandre BLOCH, bienvenue Maestro !

bloch-alexandre-maestro-mahler-gustav-symphonie-n6-concert-critique-classiquenews-lille-nouveau-siecle-concertFRANCE 3, lun 4 mai 2020, 23h. ON LILLE : Orchestre National de Lille. Dans les coulisses de l’Orchestre National de Lille : « bienvenue maestro ! «  au programme de ce docu remarquable, la prise de fonction du nouveau directeur musical du National de Lille, Alexandre Bloch, baguette Ă©nergique et d’une rare ouverture artistique Ă  l’heure du numĂ©rique, une sorte de « Bernstein 2.0 ». Le documentaire diffusĂ© par France 3 hauts de France met l’accent sur l’accueil par les instrumentistes de l’Orchestre National de leur nouveau chef : successeur du lĂ©gendaire Jean-Claude Casadesus, fondateur, Alexandre Bloch est aujourd’hui l’atout majeur de l’Orchestre par son entrain, son Ă©nergie et une curiositĂ© tout horizon qui permet aujourd’hui Ă  l’ON LILLE de se distinguer au sein du TOP 5 des meilleurs orchestres français.

L’intelligence des choix artistiques singularise actuellement la phalange lilloise : chaque programmation chaque nouvelle saison permet de mesurer ce en quoi un orchestre peut ĂȘtre nĂ©cessaire Ă  la vie de la citĂ©. Mieux, Alexandre Bloch sait choisir des Ɠuvres ambitieuses qui inscrivent l’orchestre au cƓur d’un dispositif musical qui offre aux instrumentistes des possibilitĂ©s d’expression et de dĂ©passement unique dans l’Hexagone. L’opĂ©ra et les Ɠuvres hors normes, grĂące Ă  l’implication d’autres phalanges et formations du territoire des Hauts de France, ont Ă©tĂ© ainsi rĂ©alisĂ©s, attestant d’un niveau musical particuliĂšrement convaincant. On l’a vu d’abord avec l’enregistrement des PĂȘcheurs de Perles de Bizet dont Alexandre Bloch a su exprimer la juvĂ©nilitĂ© palpitante (grĂące aussi Ă  une distribution de jeune chanteurs français dont Julie Fuchs, Cyrille Dubois
) ; puis avec l’oratorio symphonique et rock de Bernstein, MASS, dĂ©lirant, inclassable et viscĂ©ralement fraternel ; enfin avec la 8Ăšme symphonie dite des « Mille » de Gustav Mahler, point d’orgue de l’intĂ©grale des symphonies mahlĂ©riennes qui a marquĂ© l’annĂ©e 2019. Jusqu’au nouveau festival d’opĂ©ra, chaque Ă©tĂ©, inaugurĂ© depuis 2019, avec Carmen et en 2020, Turandot


bloch alexandre docu film bienvenue maestro presentation annonce critique sur classiquenewsLe film « Bienvenue Maestro » est le fruit d’un compagnonage sur mesure : pendant un an, Georges Tillard a suivi Alexandre Bloch au plus prĂšs de sa relation avec les musiciens, le rĂ©pertoire et les publics nordistes. Le docu identifie ce qui au cƓur du mĂ©tier de chef d’orchestre : la rigueur, la sincĂ©ritĂ©, le travail qu’il faut accumuler pour faire naĂźtre le frisson du public ; surtout une certaine maniĂšre de communiquer aux musiciens pour les galvaniser et les impliquer sur une partition particuliĂšre.

En filigrane, le sujet chercher Ă  saisir ces instants de grĂące nĂ©s de l’entente voire de la complicitĂ© admirative entre le chef et les musiciens : « capter la musique en train de naĂźtre », tel « un pur moment d’alchimie crĂ©atrice qui donne envie Ă  un orchestre de suivre son chef, et au public de se laisser enchanter, en toute confiance ». De quoi nous rĂ©galer en ces temps de frustration et de confinement oĂč l’idĂ©e mĂȘme de nous rĂ©unir pour partager un concert symphonique est dĂ©sormais irrĂ©alisable et si lointaine. Incontournable.

france3 logo 2019 2019FRANCE 3, lun 4 mai 2020, 23h. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / « Bienvenue Maestro » Documentaire / sur France 3 Hauts-de-France
A revoir sur FRANCE 3 HAUTS DE FRANCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/emissions/les-documentaires-de-france-3-nord-pas-de-calais/documentaire-inedit-bienvenue-maestro-1407691.html

ON LILLE Orchestre National de Lille, saison 20 / 21 : concerts d’ouverture

SAISON 2020 2021 de l'Orchestre National de LILLEON LILLE : saison 2020 – 2021 / ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrĂ©e
 Somptueux Ă©clectisme qui grĂące Ă  plusieurs fils rouges approfondit encore ce geste dĂ©sormais caractĂ©risĂ©, acquis sous la direction du chef Alexandre Bloch, directeur musical depuis 2016. La saison derniĂšre, lâ€˜Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne (Symphonies de Mahler) a ciselĂ© un son et une articulation passionnante Ă  suivre, dont classiquenews s’est fait l’écho (reportage spĂ©cial Symphonie n°8 de Mahler). Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique du HÉROS, l’Orchestre lillois interroge la fabuleuse odyssĂ©e des compositeurs « hĂ©roĂŻques », de Berlioz (Symphonie Fantastique, le 18 fĂ©v 2021) Ă  Richard Strauss (Ein Heldenleben / une vie de hĂ©ros, 11 et 12 fĂ©vrier 2021)
 de Beethoven (Eroica par Alexandre Bloch, le 18 nov ; 5Ăš symph par JC Casadesus, les 20 et 21 avril 2021) Ă  Poulenc et Bartok
 hymne flamboyant exprimant comme en miroir les mystĂšres de l’ĂȘtre humain – vertiges et espoirs, tout en permettant Ă  la formidable forge orchestrale de se dĂ©voiler

Le violoniste Ă©nergique et charismatique Nemanja Radulovic inaugure une rĂ©sidence au sein de l’orchestre, promesse de futurs accomplissements Ă  suivre aussi (concert d’ouverture les 24 et 25 sept puis rĂ©cital piano et violon le 15 oct).
Lui-mĂȘme laboratoire de nouvelles formes musicales, l’ON LILLE Orchestre national de Lille prend soin de renouveler le dĂ©roulement et l’expĂ©rience du concert : il diversifie son offre et pense au plus large public possible ; notons deux figures du jazz contemporain qui paraissent cette saison, sources de nouveaux mĂ©tissages (Erik Truffaz le 10 dĂ©c, et Chilly Gonzales le 5 fĂ©vrier 2021 ; cĂŽtĂ© cinĂ©-concerts, deux rendez-vous sont tout autant immanquables (week end Hitchcock : Psychose, le 30 oct et Vertigo le 31 oct ; et Mary Poppins, les 6 et 7 mai 2021).

Les tempéraments solistes ne manquent pas ; ils émaillent la saison de leur sensibilités volontaires : le pianiste (et compositeur) Kit Armstrong, les 12 et 13 nov 2020 ; la violoniste Patricia Kopatchinskayja (Concerto de Tchaikovski, les 3 et 5 déc 2020) ; le claveciniste Justin Taylor (15-22 mai 2021), 

Alexandre Bloch poursuit son travail en profondeur comme en diversitĂ© sur les rĂ©pertoires : promettant plusieurs grands moments de musique française (entre autres) : FaurĂ©, Escaich (Concerto pour orgue n°1, Symphonie de Chausson, le 14 janv 2021 ; PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune,, tout en soulignant l’acuitĂ© sensible de la violoniste Veronika Eberle dans le Concerto n°1 de Prokofiev, le 18 fĂ©v 2021 ; 


L’Orchestre National de Lille soucieux de la paritĂ©, invite de nombreuses cheffes d’orchestre : Alevtina Ioffe (30 sept / 1er oct), Elena Schwarz (18 nov), Elim Chan (8 avril 2021), Anna Rakitina (18 mai), Kristina Poska (20 mai)

Enfin l’opĂ©ra est de la partie, rendez vous installĂ© Ă  prĂ©sent depuis les prĂ©cĂ©dents PĂȘcheurs de perles de Bizet, premier opĂ©ra rĂ©alisĂ© sous la baguette d’Alexandre Bloch, puis Carmen
 cette saison, place aux vertiges d’une femme blessĂ©e : La voix humaine avec VĂ©ronique Gens (le 28 janv 2021 – le concert prolonge ainsi l’enregistrement de l’automne 2020)
 avant le rendez vous de l’étĂ© (annoncĂ© les 7, 8 et 10 juillet 2021 (l’ouvrage mystĂšre, bientĂŽt dĂ©masquĂ©, concilie voyage en CrĂȘte et jeu de l’oie
). Autre temps fort : Thamos, Roi d’Egypte de Mozart (David Reiland, direction, le 15 avril 2021). Les wagnĂ©riens pourront se dĂ©lecter de deux programmes : Hartmut Haenchen, direction / le 4 fĂ©v 2021 puis Kazushi Ono, direction / les 31 mars et 1er avril 2021 
 L’ONL saura-t-il tisser dans ses diaprures et rĂ©sonances spirituelles complexes, la somptueuse soie wagnĂ©rienne ?

De sept Ă  nov 2020, les concerts prennent en compte les mesures sanitaires (formations et audiences rĂ©duites, programmes jouĂ©s sans entracte
). De quoi sĂ©curiser l’expĂ©rience musicale au Nouveau SiĂšcle dont l’Auditorium est devenu l’écrin des grandes rĂ©alisations de l’Orchestre National de Lille.
A l’extrĂ©mitĂ© de la saison, le concert de clĂŽture (les 24 et 25 juin 2021) affiche d’ultimes dĂ©lices et promet de nouveaux sommets : crĂ©ation française de « Triumph to Exist » de Lindberg (Ɠuvre chorale sur le texte de la poĂ©tesse Edith Södergran) et comme une apothĂ©ose, Symphonie n°9 de Beethoven sous la direction d’Alexandre Bloch.

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sélection

11 concerts majeurs

de l’Orchestre National de Lille
/ saison 2020 – 2021/

Quelques temps forts Ă  ne pas manquer :

 

 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
HAYDN : Concerto pour violoncelle n°1 / Edgar Moreau, violoncelle
Bartok : Divertimento pour cordes
Alexandre Bloch, direction

 

 

Mer 7, Jeudi 8 oct 2020
Tchaikovski : Variations sur un thĂšme Rococo (Mischa Maisky, violoncelle)
R. Strauss : MĂ©tamorphoses
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 22, Dim 25 oct 2020
Ravel : Pavane pour une infante défunte
Hindemith : Trauermusik
Henri Casadesus : Concerto pour alto
Beethoven : Symphonie n°1
Jean-Claude Casadesus, direction

 

 

Jeudi 12 nov 2020
BEETHOVEN : Concerto pour piano n°2 (Kit Armstrong, piano)
Symphonie n°4
Jan Willem de Vriend, direction

 

 

Jeudi 14 janvier 2021
Escaich : Concerto pour orgue n°1 (Thierry Escaich, orgue)
Chausson : Symphonie
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 28 janvier 2021
POULENC : La voix humaine (VĂ©ronique Gens, soprano)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 11, Ven 12 fév 2021
R. Strauss : Une vie de héros / Ein Heldenleben
Michael Schonwandt, direction

 

 

Mer 31 mars, Jeudi 1er avril 2021
WAGNER : Parsifal, extraits
R. Strauss : Quatre dernier lieder / Ver Letzte Lieder (Ingela Brimberg, soprano)
Chostakovitch : Symphonie n°6
Kazushi Ono, direction

 

 

Jeudi 18 fév 2021
Debussy : PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune
Berlioz : Symphonie fantastique
Prokofiev : Concertopour violon n°1 (Veronika Eberle, violon)
Alexandre Bloch, direction

 

 

Jeudi 15 avril 2021
MOZART : Thamos, roi d’Egypte
Concerto pour piano n°20 (Marie-Ange Nguci, piano)
David Reiland, direction

 

 

jeudi 24, Ven 25 juin 2021
Lindberg : Triumph to Exist
BEETHOVEN : Symphonie n°9
Alexandre Bloch, direction

 

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L’ON LILLE Orchestre National de Lille Ă  la rescousse

logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsCONJURER LE CONFINEMENT / #resterchezsoi / #lamusiquealarescousse.
 L’OFFRE MULTIMEDIA DE L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE. Pour rĂ©tablir le lien social et cultiver l’interaction avec le public, la filiĂšre musicale et surtout classique, nen finit pas d’ĂȘtre crĂ©ative, offrant les moyens pour renforcer sa rĂ©silience. Aux cĂŽtĂ©s de l’OpĂ©ra national de Paris (qui met en ligne gratuitement ses productions programmĂ©es avant la fermeture liĂ©e au covid19), l’Orchestre National de Lille, trĂšs prĂ©sent sur le net, reste actif Ă  travers ses nombreux contenus vidĂ©os (ne serait-ce que dans le prolongement de sa rĂ©cente intĂ©grale des symphonies de Gustav Mahler, dont chaque symphonie reste accessible au visionage sur la chaĂźne Youtube de l’ONLILLE / Orchestre National de Lille)


L’Orchestre National de Lille propose Ă  tous les mĂ©lomanes confinĂ©s sur les rĂ©seaux sociaux (page facebook, chaĂźne YouTube ONLille, compte Instagram, Twitter et LinkedIn) avec le # #lamusiqueĂ larescousse, de nombreux contenus, accessibles Ă  toute heure et partout. Quelques exemples ?

 

 

 

 

TOUT L’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE EN VIDÉOS

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mahler-alex-bloch-symphonie-des-mille-8-video-reportage-classiquenews-orch-national-de-lille-critique-concert11 vidĂ©os courtes rĂ©alisĂ©es avec les Ă©tudiants du BTS audiovisuel Jean Rostand de Roubaix pour faire dĂ©couvrir aux enfants (et Ă  leurs parents, mais pas que
) les instruments symphoniques et la baguette du chef d’orchestre :
https://m.youtube.com/playlist?list=PLjt12Zt-aSM3-FWNjs-Wks0tLO4Y0BoEi&feature=share

Et une vidĂ©o d’ensemble plus humoristique de prĂ©sentation de l’orchestre au complet : https://youtu.be/9DEw79J5ZS4

 

 

D’autres surprises sont annoncĂ©es sur la chaĂźne YouTube de l’Orchestre dĂšs demain et jusqu’au 10 mai (pour le moment)  : concerts inĂ©dits et rediffusions sous la direction d’Alexandre Bloch captĂ©s par Mezzo, rediffusion de 3 concerts captĂ©s par Radio classique, streaming sur France Bleu Nord


 

 

 

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Et déjà, revoir notre reportage vidéo dédié à la SYMPHONIE DES MILLE n°8 de Gustav Mahler

Visionner la Symphonie des Mille n°8 de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille / Alexandre Bloch : ici 

 

 

 

ONL-LILLE-videos-cycle-symphonies-de-gustav-MAHLER-classiquenews-chaine-youtube-ONL-LILLE-classiquenews

 

 

 

 

 

IntĂ©grale Gustav Mahler / Un musicien, un concert / Les instruments de l’Orchestre /  La vie de l’Orchestre / Clips, teasers, reportages… Retrouvez ici la riche offre vidĂ©o de l’ON LILLE

 

 

 

 

 

 

 

ALEXANDRE BLOCH / ON LILLE : Qu’est ce qui se passe dans la tĂȘte du chef ?

lille-ONL-alexandre-bloch-symphonie-7-mahler-critique-concert-classiquenews-MAESTRO, VIDEO inĂ©dite. ON LILLE / Alexandre BLOCH : que se passe-t-il dans la tĂȘte du chef ? Directeur musical de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch profite du confinement pour s’interroger sur sa fonction et sa finalitĂ©, sur les enjeux et les moyens du chef d’orchestre au moment du concert. Un tĂ©moignage inĂ©dit et passionnant sur le travail et les attentes du chef confrontĂ© aux partitions puis aux instrumentistes de l’orchestre pour les jouer

Dans le cadre du cycle des symphonies de Gustav Mahler, dirigĂ©es pendant l’annĂ©e 2019, Alexandre Bloch a rĂ©alisĂ© Ă  partir des images des captations des concerts, en particulier pendant la prĂ©paration et la rĂ©alisation de la Symphonie n°7, l’une des plus profondes, intimes et autobiographiques du compositeur, son propre montage vidĂ©o ; comme un journal de bord oĂč le maestro sur l’estrade et en temps rĂ©el, tĂ©moigne de son Ă©tat d’esprit, de ses Ă©motions, de son rythme cardiaque en cours de reprĂ©sentation (avec bonus, le spectre de ses Ă©motions successives)
 C’est un document passionnant qui immerge dans l’esprit du chef, avec en voix off, ses impressions personnelles, tout ce qui se passe dans sa tĂȘte mesure aprĂšs mesure
 pour chaque entrĂ©e des pupitres : horntĂ©nor, bois, cordes (violon 2, violon 1), trompettes
 les harpes (13 mn le dĂ©but de la symphonie! ). LIRE notre prĂ©sentation complĂšte du document vidĂ©o : “Alexandre Bloch : Que se passe-t-il dans la tĂȘte d’un chef?”

CD Ă  venir
L’enregistrement de la 7Ăšme Symphonie par de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch est annoncĂ©e en septembre 2020 (1 cd Alpha). Sortie trĂšs attendue. Prochaine critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

LILLE. TURANDOT au Nouveau SiĂšcle

pucciniLILLE. PUCCINI : TURANDOT. 7, 8, 9 juillet 2020. Lille grĂące Ă  l’ONLILLE, Orchestre National de Lille poursuit en Ă©tĂ© son offre lyrique. Dans le cadre de son nouveau festival intitulĂ© « Les Nuits d’étĂ© » (2Ăš Ă©dition en juillet 2020), l’ONLILLE aborde TURANDOT de Puccini, les 7, 8 et 9 juillet 2020 (20h) dans son superbe auditorium du Nouveau SiĂšcle. La partition est la derniĂšre transmise par Puccini, qui hĂ©las meurt avant d’avoir achever la totalitĂ© du IIIĂš acte : de fait si l’on respecte le manuscrit originel, Puccini a interrompu la composition aprĂšs le suicide de Liu et le dĂ©part immĂ©diat de Timur
 ; c’est Toscanini, puccinien de la premiĂšre heure, qui demande Ă  Franco Alfano (l’auteur de Madonna Imperia d’aprĂšs Balzac, 1921) de terminer l’ouvrage avec les lourdeurs parfois emphatiques que l’on sait (duo enfin amoureux entre Calaf et Turandot : « Mio fiore mattutino »), pour la crĂ©ation de l’Ɠuvre Ă  la Scala en avril 1926.

 

Les Nuits d’Ă©tĂ© Ă  Lille
le nouveau rv lyrique estival
prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille

 

 


turandot-lille-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-critique-opera-turandot

 

 

LA PRINCESSE AUX 3 ÉNIGMES… L’opĂ©ra est un mythe lyrique qui ne cesse de transporter grĂące aux diaprures et vertiges de l’orchestre ; Ă  travers la figure de la princesse chinoise, se fixe l’attrait pour les hĂ©roĂŻnes inclassables, ici hĂ©ritiĂšre des sorciĂšres et enchanteresses baroques, devenue grĂące Ă  l‘imagination de Puccini, une divinitĂ© marmorĂ©enne dont toute sensualitĂ© semble Ă©cartĂ©e : c’est une princesse, osons le dire, « frigide ». Dans certaine production, les metteurs en scĂšne prennent acte de l’inachĂšvement du drame par Puccini qui n’a pas laissĂ© de duo amoureux ; ainsi interdite de passion comme de toute tendresse, Turandot est-elle vouĂ©e Ă  la mort et se suicide en fin d’action
 Mais aujourd’hui, la fin imaginĂ©e par Alfano permet d’envisager un autre destin pour la chinoise, enfin initiĂ©e grĂące Ă  Calaf, aux dĂ©lices d’un amour pur et sincĂšre.

AprĂšs l’opĂ©ra tragique, Madama Butterfly (crĂ©Ă© sans succĂšs Ă  la Scala en fĂ©vrier 1904) oĂč il convoque un Japon de pacotille, sublimĂ© par l’opulence d’un orchestre Ă  la fois flamboyant et dramatique, Puccini aborde Ă  nouveau l’Asie, Ă  travers le portrait de la princesse chinoise Turandot. La dĂ©itĂ© rĂšgne sur un royaume transi ; ayant promis Ă  son aĂŻeule martyrisĂ©e par un Ă©tranger de la venger, en imposant Ă  chaque prince qui veut l â€˜Ă©pouser, la rĂ©solution de 3 Ă©nigmes
 Turandot paraĂźt jusque lĂ  mort de Liu (au III), telle une femme glaciale, impĂ©rieuse, inflexible ; le prince Calaf qui au dĂ©but de l’opĂ©ra, ose braver l’interdit et rĂ©pondre aux 3 Ă©nigmes, affronte un roc, murĂ©, et comme pĂ©trifiĂ©e par sa haine et sa volontĂ© de vengeance.

TURANDOT-orchestre-national-de-lille-juillet-2020-annonce-critique-classiquenewsLes pages symphoniques Ă©voquant la Chine impĂ©riale et le faste parfois terrifiant et ennuyeux de la Cour (le trio des 3 ministres chargĂ©s des rites, PIM PAM POM), la terrifiante et solennelle confrontation de la princesse et du prince Ă©tranger au II oĂč la jeune femme Ă©voque le destin atroce de son aĂŻeule (« Questa Reggia » : un Everest pour toute soprano dramatique qui doit possĂ©der un instrument puissant, clair et agile, d’un format wagnĂ©rien
) ; l’aube au dĂ©but du III, et le cĂ©lĂšbre « Nessun dorma » qui a fait la lĂ©gende des plus grands tĂ©nors (Pavarotti en tĂȘte) convoquent le meilleur orchestre puccinien, douĂ© de chromatisme audacieux, de couleurs, d’envolĂ©es lyriques, proprement picturales. Rien de mieux pour l’Orchestre National de Lille prĂȘt Ă  relever tous les dĂ©fis sous la direction de son directeur musical, le trĂšs impliquĂ© Alexandre Bloch.

bloch-alexandre-symphonie-9-mahler-critique-concert-classiquenews-reportage-video-symphonie-n8-mahler

 

Alexandre Bloch © Ugo Ponte

 

 

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Orchestre National de Lille / ONLILLE © Ugo Ponte

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PUCCINI : Turandotboutonreservation
Version de concert
Les Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille

Mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 juillet 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/turandot/

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

Calaf : Jorge de LeĂłn
David Pomeroy (concert du 8 juillet 2020)

Turandot : Ingela Brimberg
/ Miina-Liisa VÀrelÀ (concert du 8 juillet 2020)

Liu : Eri Nakamura
Timur : Nicolas Testé
Ping & le Mandarin : Philippe-Nicolas Martin
Pang : Sahy Ratia
Pang : Tividar Kiss
Altoum, empereur de Chine : Éric Huchet

Orchestre National de Lille
The Hungarian National Choir
Jeune ChƓur Des Hauts-De-France

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TURANDOT-orchestre-national-de-lille-juillet-2020-annonce-critique-classiquenews

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APPROFONDIR

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netrebko-anna-verismo-turandot-vignette-250-250VENGER LO U LING
 HAÏR LES HOMMES
  A l’exacte moitiĂ© de l’opĂ©ra, alors que l’on ne l’a pas encore Ă©coutĂ©e (mais attendue : elle et ses 3 Ă©nigmes sanglantes), la princesse chinoise, fille du fils du Ciel, l’empereur Altoum, entonne enfin devant la foule, face au prince qui ose la dĂ©fier (Calaf) et devant les spectateurs, son fameux grand air « In questa reggia »  rĂ©citatif hallucinĂ©, plein de tendresse blessĂ©e pour son aĂŻeule, la princesse Lo u ling, sacrifiĂ©e, violĂ©e par le roi des Tartares (dont Calaf est un descendant). D’oĂč le caractĂšre de haine et de vengeance Ă  l’égard des jeunes mĂąles venus la conquĂ©rir : elle vengera l’offense faite Ă  son ancĂȘtre
 L’air de Turandot se hisse jusqu’en aigus stratosphĂ©riques, exprimant le refus d’une femme qui s’écarte sciemment du monde des hommes. Illustration : diva des divas actuelles, Anna Netrebko, si  elle n’a pas incarnĂ© sur scĂšne le princesse vengeresse, a tentĂ© non sans conviction de chanter le rĂŽle (l’air “in Questa Reggia”) dans un rĂ©cital discographique Ă©ditĂ© par DG Deutsche Grammophon : une rĂ©vĂ©lation qui a confirmĂ© l’Ă©volution de sa voix vers un grand lyrique dramatique dotĂ© d’aigus puissants et charnels… (cd Verismo, 2016)

TRAGI-COMIQUE. Pour adoucir la tension tragique de cette figure plus cĂ©leste que mortelle, Puccini a pris soin d’accompagner le prince Calaf, sur le registre terrestre, des 3 ministres chargĂ©s des rites, les fameux masques Ping, Pang, Pong, trois forces divertissantes qui n’hĂ©sitent pas depuis l’arrivĂ©e du jeune homme, Ă  le dissuader de dĂ©fier Turandot ; celle ci est cruelle et terrifiante ; elle n’existe pas
 Leur trio qui ouvre l’acte II indique la nostalgie de leur terre (Ping : « ho una casa nell ‘Honan »), loin des intrigues fatigantes de la cour impĂ©riale. L’imbrication des registres tĂ©moigne du gĂ©nie dramatique de Puccini : tragique hallucinĂ© (Truandot), comique et autodĂ©rision (les masques), hĂ©roĂŻque ardent (Calaf)


 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE : TURANDOT

pucciniLILLE. PUCCINI : TURANDOT. 7, 8, 9 juillet 2020. Lille grĂące Ă  l’ONLILLE, Orchestre National de Lille poursuit en Ă©tĂ© son offre lyrique. Dans le cadre de son nouveau festival intitulĂ© « Les Nuits d’été » (2Ăš Ă©dition en juillet 2020), l’ONLILLE aborde TURANDOT de Puccini, les 7, 8 et 9 juillet 2020 (20h) dans son superbe auditorium du Nouveau SiĂšcle. La partition est la derniĂšre transmise par Puccini, qui hĂ©las meurt avant d’avoir achever la totalitĂ© du IIIĂš acte : de fait si l’on respecte le manuscrit originel, Puccini a interrompu la composition aprĂšs le suicide de Liu et le dĂ©part immĂ©diat de Timur
 ; c’est Toscanini, puccinien de la premiĂšre heure, qui demande Ă  Franco Alfano (l’auteur de Madonna Imperia d’aprĂšs Balzac, 1921) de terminer l’ouvrage avec les lourdeurs parfois emphatiques que l’on sait (duo enfin amoureux entre Calaf et Turandot : « Mio fiore mattutino »), pour la crĂ©ation de l’Ɠuvre Ă  la Scala en avril 1926.

 

Les Nuits d’Ă©tĂ© Ă  Lille
le nouveau rv lyrique estival
prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille

 

 


turandot-lille-orchestre-national-de-lille-classiquenews-annonce-critique-opera-turandot

 

 

LA PRINCESSE AUX 3 ÉNIGMES… L’opĂ©ra est un mythe lyrique qui ne cesse de transporter grĂące aux diaprures et vertiges de l’orchestre ; Ă  travers la figure de la princesse chinoise, se fixe l’attrait pour les hĂ©roĂŻnes inclassables, ici hĂ©ritiĂšre des sorciĂšres et enchanteresses baroques, devenue grĂące Ă  l‘imagination de Puccini, une divinitĂ© marmorĂ©enne dont toute sensualitĂ© semble Ă©cartĂ©e : c’est une princesse, osons le dire, « frigide ». Dans certaine production, les metteurs en scĂšne prennent acte de l’inachĂšvement du drame par Puccini qui n’a pas laissĂ© de duo amoureux ; ainsi interdite de passion comme de toute tendresse, Turandot est-elle vouĂ©e Ă  la mort et se suicide en fin d’action
 Mais aujourd’hui, la fin imaginĂ©e par Alfano permet d’envisager un autre destin pour la chinoise, enfin initiĂ©e grĂące Ă  Calaf, aux dĂ©lices d’un amour pur et sincĂšre.

AprĂšs l’opĂ©ra tragique, Madama Butterfly (crĂ©Ă© sans succĂšs Ă  la Scala en fĂ©vrier 1904) oĂč il convoque un Japon de pacotille, sublimĂ© par l’opulence d’un orchestre Ă  la fois flamboyant et dramatique, Puccini aborde Ă  nouveau l’Asie, Ă  travers le portrait de la princesse chinoise Turandot. La dĂ©itĂ© rĂšgne sur un royaume transi ; ayant promis Ă  son aĂŻeule martyrisĂ©e par un Ă©tranger de la venger, en imposant Ă  chaque prince qui veut lÂ â€˜Ă©pouser, la rĂ©solution de 3 Ă©nigmes
 Turandot paraĂźt jusque lĂ  mort de Liu (au III), telle une femme glaciale, impĂ©rieuse, inflexible ; le prince Calaf qui au dĂ©but de l’opĂ©ra, ose braver l’interdit et rĂ©pondre aux 3 Ă©nigmes, affronte un roc, murĂ©, et comme pĂ©trifiĂ©e par sa haine et sa volontĂ© de vengeance.

TURANDOT-orchestre-national-de-lille-juillet-2020-annonce-critique-classiquenewsLes pages symphoniques Ă©voquant la Chine impĂ©riale et le faste parfois terrifiant et ennuyeux de la Cour (le trio des 3 ministres chargĂ©s des rites, PIM PAM POM), la terrifiante et solennelle confrontation de la princesse et du prince Ă©tranger au II oĂč la jeune femme Ă©voque le destin atroce de son aĂŻeule (« Questa Reggia » : un Everest pour toute soprano dramatique qui doit possĂ©der un instrument puissant, clair et agile, d’un format wagnĂ©rien
) ; l’aube au dĂ©but du III, et le cĂ©lĂšbre « Nessun dorma »  qui a fait la lĂ©gende des plus grands tĂ©nors (Pavarotti en tĂȘte) convoquent le meilleur orchestre puccinien, douĂ© de chromatisme audacieux, de couleurs, d’envolĂ©es lyriques, proprement picturales. Rien de mieux pour l’Orchestre National de Lille prĂȘt Ă  relever tous les dĂ©fis sous la direction de son directeur musical, le trĂšs impliquĂ© Alexandre Bloch.

 

 
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Alexandre Bloch © Ugo Ponte

 

 

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 Orchestre National de Lille / ONLILLE © Ugo Ponte

 
 

 
 

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PUCCINI : Turandotboutonreservation
Version de concert
Les Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille

Mardi 7, mercredi 8, jeudi 9 juillet 2020, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

 

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site de l’ONLILLE Orchestre National de Lille
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/turandot/

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

Calaf : Jorge de LeĂłn
David Pomeroy (concert du 8 juillet 2020)

Turandot : Ingela Brimberg
/ Miina-Liisa VÀrelÀ (concert du 8 juillet 2020)

Liu : Eri Nakamura
Timur : Nicolas Testé
Ping & le Mandarin : Philippe-Nicolas Martin
Pang : Sahy Ratia
Pang : Tividar Kiss
Altoum, empereur de Chine : Éric Huchet

Orchestre National de Lille
The Hungarian National Choir
Jeune ChƓur Des Hauts-De-France

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COMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction.

bloch-alexandre-mahler-symphonie-8-mille-nov-2019-annonce-critique-symphonie-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau SiĂšcle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction. AprĂšs une Symphonie n°8 « des Mille » rĂ©alisĂ©e en nov 2019, jalon Ă©blouissant d’un cycle qui restera mĂ©morable, voici en ce dĂ©but d’annĂ©e 2020, la fin de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’ONL LILLE Orchestre National de Lille et son directeur Alexandre Bloch : la 9Ăš, vĂ©ritable testament musical et spirituel. Les auditeurs l’ont remarquĂ© comme les musiciens eux-mĂȘmes : il s’est passĂ© quelque chose avec les 5Ăš et 6Ăš symphonies ; rondeur et prĂ©cision accrues, rĂ©flexes plus naturels, onctuositĂ© et profondeur, servies par un relief instrumental d’un fini impeccable
 de fait, jouer sur la durĂ©e l’intĂ©gralitĂ© des symphonies et de façon ainsi chronologique, aura porter bĂ©nĂ©fice Ă  l’écoute et Ă  la cohĂ©rence du collectif lillois. Alexandre Bloch depuis son arrivĂ©e en 2016 aura fondamentalement fait Ă©voluer et enrichit l’expĂ©rience des musiciens, n’hĂ©sitant pas Ă  Ă©largir le rĂ©pertoire (jusqu’à l’opĂ©ra, avec Les PĂȘcheurs de Perles de Bizet, juin 2017), ou « oser » des partitions monstrueuses rĂ©putĂ©es injouables (MASS de Bernstein, juin 2018). Ce cycle Mahler s’inscrit dans un mouvement Ă  la fois de renouvellement et d’accomplissement pour l’Orchestre.

Evidemment dans l’histoire de la phalange, la filiation souterraine avec le fondateur Jean-Claude Casadesus s’impose ; ce dernier avait amorcĂ© des essais Mahler, dont surtout la Symphonie n°2, vive, affĂ»tĂ©e, brĂ»lĂ©e, d’une Ă©vidente densitĂ© spirituelle dont CLASSIQUENEWS a rendu compte, nov 2015. Alexandre Bloch recueille tout cela et d’emblĂ©e pilote un approfondissement en risquant l’intĂ©grale. Pari rĂ©ussi, car avec le recul, Lille depuis les dĂ©buts de l’odyssĂ©e, est devenue capitale mahlĂ©rienne (le cd de la 7Ăš Symphonie, pour nous la plus personnelle du compositeur-chef et directeur de l’OpĂ©ra de Vienne, est annoncĂ© d’ici le printemps 2020).

Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille
jouent la 9Ăš symphonie de Mahler
Jusqu’au silence


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Pour la 9Ăš, ferveur et concentration, puissance et voluptĂ© sonores sont au rendez vous. Tout le cycle orchestral exprime l’élan de vie et en mĂȘme temps, le renoncement et l’adieu au monde
 Si les prĂ©cĂ©dentes symphonies mettent en scĂšne en un mouvement parfois furieux et impĂ©tueux, les sentiments mĂȘlĂ©s d’un homme marquĂ© par le destin (dĂ©mission de l’OpĂ©ra de Vienne, dĂ©cĂšs de sa fille, bientĂŽt diagnostic de la maladie aux poumons
), Mahler exprime un nouveau sentiment dans la 9Ăš (avant-derniĂšre) : une conscience Ă©largie de lui-mĂȘme et une sĂ©rĂ©nitĂ© intime, inexorable. L’aboutissement d’un travail intime sour la douleur.
Ce cheminement introspectif qui porte de fait le signe d’un adieu, cĂ©lĂšbre en rĂ©alitĂ© l’avĂšnement d’un nouveau Mahler, comme enrichi et renforcĂ© par les Ă©preuves vĂ©cues. C’est pourquoi dans le flux orchestral parfois cynique, exaltĂ©, fantaisiste mais aussi Ă©perdu, tendre et nostalgique se prĂ©cise une nouvelle acuitĂ© personnelle que porte comme dans la 8Ăš, un indĂ©fectible espoir.
La clairvoyance de Mahler se lit dĂšs le premier mouvement (Andante comodo) et l’adieu ou la dĂ©chirure intime qu’il exprime en filigrane est le dĂ©samour de son Ă©pouse Alma ; le rictus diabolique du second, qui singe et parodie un lĂ€ndler, frĂȘle danse dĂ©risoire liĂ©e Ă  la vaine agitation terrestre
 Le bizarre du Rondo-burlesque (3Ăš mouvement) s’il est d’essence parodique et grinçante, n’en demeure pas moins « trĂšs dĂ©cidé » : la dĂ©termination de Mahler confirme qu’il est pleinement conscient, jamais victime, larmoyante (comme on peut le lire ici et lĂ ) : Alexandre Bloch semble mesurer les enjeux poĂ©tiques, spirituels, expressifs, toutes les tensions poĂ©tiques de ce jeu Ă  double voire triple lecture : tout indique la maturitĂ© du regard mahlĂ©rien sur la vanitĂ© bouffonne de la rĂ©alitĂ© et de la condition humaine ; organisant la texture symphonique avec un naturel, un sens des Ă©quilibres, une rage Ă©loquente, ce souci du dĂ©tail instrumental
 rĂ©jouissants.
Spirituel, mesurĂ©, intĂ©rieur et mystĂ©rieux, l’Adagio final semble recueillir comme un dernier scintillement, l’opĂ©ration quasi alchimique de la 8Ăš, en particulier la sublimation du corps de Faust dans la 2Ăš partie. Mahler conclut dans un flux orchestral de plus en plus dĂ©pouillĂ© et suspendu, diaphane et Ă©vanescent, oĂč l’ñme s’élĂšve Ă  mesure qu’elle se libĂšre de sa gangue matĂ©rielle : une Ă©lĂ©vation qu’Alexandre Bloch cisĂšle, caresse dans la complicitĂ© et une Ă©coute progressive avec les instrumentistes.
De la lumiĂšre au silence, de l’exaltation vitale au murmure, puis au souvenir du murmure
 cette fin comme un immense paysage Ă  l’infini lointain imperceptible car le compositeur Ă©largit au delĂ  de l’entendement l’espace orchestral, est pure poĂ©sie, aprĂšs l’énoncĂ© ultime du gruppetto, dernier signe de vie, de souffle ; tout continue dans ce basculement vers l’ineffable. Le passage (comme dans le dernier mouvement de la 6Ăš dite « PathĂ©tique » de Tchaikovski), principalement incarnĂ© par le voile des cordes, est porteur de mĂ©tamorphose et de transcendance, l’indice d’un accomplissement. Et dans le chant du violoncelle solo, l’expression d’une tendresse enivrĂ©e, enchantĂ©e comme au temps de l’innocence, 
la promesse du pardon final, – croyance viscĂ©ralement acquise par Mahler parvenu au terme de son pĂ©riple symphonique. Autant de jalons rĂ©alisĂ©s ici par le chef et son formidable orchestre. Illustrations : © Ugo Ponte / ONL LILLE 2020.

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COMPTE-RENDU, critique. LILLE, Nouveau SiÚcle, le 16 janvier 2020. MAHLER : Symphonie n°9. Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch, direction.

Symphonie n° 9

I. Andante comodo
II. Im Tempo eines gemÀchlichen LÀndlers. Etwas tÀppisch und sehr derb
III. Rondo-Burleske. Allegro assai. Sehr trotzig
IV. Adagio. Sehr langsam und noch zurĂŒckhaltend

Orchestre National de Lille
Direction : Alexandre Bloch

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VISIONNER LES SYMPHONIES DE MAHLER par l’ONL LILLE

Il est possible de visionner toutes les symphonies de MAHLER sur la chaüne YOUTUBE de l’ONL LILLE / Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=LCbBkpH0ImU

 
 
 

VOIR NOTRE REPORTAGE VIDEO Symphonie n°8 des “Mille” / Alexandre Bloch / ONL LILLE :

 

mahler-mille-ONL-LILLE-alexandre-Bloch-vignette-classiquenews

http://www.classiquenews.com/onl-lille-8e-symphonie-de-mahler-reportage-nov-2019/

REPORTAGE vidĂ©o 8Ăš symphonie de MAHLER... ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Alexandre BLOCH. La 8Ăš Symphonie des Gustav Mahler est un Everest orchestral, choral et lyrique crĂ©Ă© en 1910 dont le colossal des effectifs (jamais vu jusque lĂ , d’oĂč son sous titre « des Mille », pour 1000 musiciens sur scĂšne) Ă©gale l’exigence morale, poĂ©tique, spirituelle. PrĂ©sentation de la partition composĂ©e d’une premiĂšre partie de tradition contrapuntique traditionnelle mais revisitĂ© (Hymne « Veni Creator Spiritus »), puis d’une seconde partie qui aborde comme un opĂ©ra, la derniĂšre partie du second Faust de Goethe. Y paraissent de nombreux personnages Magna Peccatrix, Pater Ecstaticus, Pater Profundus, Doctor Marianus, Mulier Samaritana, Maria Aegyptiaca, 
 enfin Mater Gloriosa, sans omettre les choeurs des anges, le chƓur Mysticus en une fresque flamboyante qui exprime les forces vitales de l’Amour et le pouvoir de l’Eternel FĂ©minin, source de salut et de rĂ©demption pour le monde et l’humanitĂ©. Entretien avec les interprĂštes et les parties engagĂ©es dans la rĂ©alisation de ce dĂ©fi suprĂȘme pour l’Orchestre National de Lille. C’est l’un des jalons du cycle Ă©vĂ©nement dĂ©diĂ© aux Symphonies de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH, directeur musical. 12mn – © studio CLASSIQUENEWS  -  rĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM (nov 2019)

LIRE aussi notre critique : LILLE, le 20 nov 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des Mille. Orch National de Lille, Alexandre Bloch, direction.

https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-lille-le-20-nov-2019-mahler-symphonie-n8-des-mille-orch-national-de-lille-alexandre-bloch-direction/

LILLE. ONL, Alexandre Bloch, Eric Lu : BEETHOVEN

bloch-alexandre-gustav-mahler-2019-odyssee-mahler-orchestre-national-de-lille-classiquenewsLILLE, ONL LILLE, le 24 janv 2020 : Musique française par Alexandre Bloch et l’ONL Orchestre National de Lille. Comme un prĂ©alable magicien Ă  leur tournĂ©e britannique – sorte de pied de nez culturel et hautement musical au Brexit, et contre toutes les formes de replis, les instrumentistes de l’ONL LILLE (Orchestre National de Lille) et leur directeur musical Alexandre Bloch, – Ă  peine le cycle (formidable) Mahler terminĂ©, voici un programme Ă©vĂ©nement qui met toute la lumiĂšre sur deux esthĂ©tiques fondatrices de notre histoire europĂ©enne : deux esthĂ©tiques qui ont marquĂ© chacune le dĂ©but de leur siĂšcle respectif. Au dĂ©but du XIXĂš, c’est la rĂ©volution Beethoven, heureusement fĂȘtĂ© pour ses 250 ans, avec le Concerto pour piano n°4 ; au dĂ©but du XXĂš, ce sont les deux rĂ©formateurs du langage orchestral, Debussy et Ravel, crĂ©ateurs d’une clartĂ© nouvelle et de couleurs comme d’harmonies jamais Ă©coutĂ©es auparavant
 Alexandre Bloch et ses musiciens jouent plusieurs joyaux de la musique française et aussi s’associent au pianiste amĂ©ricain Eric Lu (rĂ©cent vainqueur du Concours international de piano de Leeds) pour cĂ©lĂ©brer le gĂ©nie de Ludwig.
En choisissant les Ɠuvres de Ravel et Debussy, l’ONL LILLE et Alexandre Bloch se font ambassadeurs de l’éloquence, de cette transparence (si opposĂ©e aux brumes souvent dĂ©clamatives des compositeurs germaniques), du scintillement instrumental français auprĂšs de nos chers voisins britanniques.
Avouons notre prĂ©fĂ©rence pour deux oeuvres ici abordĂ©es : les « Cinq piĂšces enfantines » de Ma MĂšre L’Oye de Ravel (1908), immersion dans le monde enchanteur de la fĂ©erie de Perrault pour laquelle le compositeur dĂ©ploie une sensibilitĂ© inĂ©galĂ©e du tissu orchestral ; La Mer de Debussy, composĂ© en pleine terre (1905), triptyque saisissant par son souffle poĂ©tique lui aussi, l’énergie souterraine et si voluptueuse de sa soie sonore

La filiation avec le Concerto n°4 de Beethoven (1806) n’est-elle pas trouvĂ©e en soulignant combien ce Concerto est le plus « français » de tous ? plus aimable et courtois, instillant une conversation entre piano soliste et orchestre

ERIC-LU-Piano-orch-national-de-lille-piano-concert-classiquenews-tournee-orch-national-de-lille-alexandre-BlochEnfin comme un bis qui exalterait davantage l’absolue modernitĂ© poĂ©tique de Ravel, Alexandre Bloch joue La Valse de Ravel (crĂ©Ă©e en 1920) : dĂšs 1906, Ravel souhaitait rendre hommage Ă  cette subtilitĂ© raffinĂ©e, nostalgique et profonde des valses de Johann Strauss II (il aurait mĂȘme repris le motif lĂ©guĂ© par la valse « O schöner Mai » afin de composer sa propre partition). En Ă©cho aux frĂ©missements et dĂ©flagrations de la premiĂšre guerre mondiale, Ravel rĂ©invente le rythme ternaire, dĂ©ploie et souligne sa voluptĂ©, mais envisage aussi sa lente implosion comme une libĂ©ration frĂ©nĂ©tique voire orgiaque inĂ©vitable : un dĂ©fi ultime pour tout orchestre. Illustration : Eric Lu © Janice Carissa / ONL LILLE.

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Vendredi 24 janvier Ă  20hboutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/jaime-la-musique-francaise/

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PROGRAMME 

Ravel
Ma mùre l’Oye
Pavane de la belle au bois dormant
Le petit Poucet
Laideronnette, princesse des  Pagodes
Les entretiens de la Belle et de la BĂȘte
Le Jardin féérique

Debussy
La Mer, trois esquisses symphoniques
De l’aube à midi sur la mer
Jeux de vagues
Dialogue du vent et de la mer

Beethoven
Concerto pour piano n°4 en sol majeur op.58

Ravel
La Valse Orchestre

National de Lille
Direction : Alexandre Bloch
Piano : Eric Lu

Tarifs: 5 à 55€
RĂ©servations sur www.onlille.com
et à la Boutique de l’Orchestre,
3 place MendĂšs France LILLE
Renseignements  03  20  12  82  40
(du  lundi  au vendredi 10h-18h)

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Vendredi 24 janvier Ă  20h
Auditorium du Nouveau SiĂšcle de LILLE

 

 

Egalement en région Hauts-de-France :
Samedi  25  janvier 2020, 20h
Salle Damrémont France de BOULOGNE-SUR-MER
Concert diffusé le 19 mars à 20h sur France Bleu NORD

 

 

Programme en tournée au Royaume-Uni
du 28 janvier au 1er février 2020:
28/1  Birmingham – Symphony Hall
29/1 Londres – Cadogan Hall
30/1 Newcastle (Gateshead) – The Sage
31/1 Sheffield – City Hall
1/2 Leeds- Town Hall

 
 

LILLE, ONL. Concert Beethoven, Ravel, Debussy

bloch-alexandre-gustav-mahler-2019-odyssee-mahler-orchestre-national-de-lille-classiquenewsLILLE, ONL LILLE, le 24 janv 2020 : Musique française par Alexandre Bloch et l’ONL Orchestre National de Lille. Comme un prĂ©alable magicien Ă  leur tournĂ©e britannique – sorte de pied de nez culturel et hautement musical au Brexit, et contre toutes les formes de replis, les instrumentistes de l’ONL LILLE (Orchestre National de Lille) et leur directeur musical Alexandre Bloch, – Ă  peine le cycle (formidable) Mahler terminĂ©, voici un programme Ă©vĂ©nement qui met toute la lumiĂšre sur deux esthĂ©tiques fondatrices de notre histoire europĂ©enne : deux esthĂ©tiques qui ont marquĂ© chacune le dĂ©but de leur siĂšcle respectif. Au dĂ©but du XIXĂš, c’est la rĂ©volution Beethoven, heureusement fĂȘtĂ© pour ses 250 ans, avec le Concerto pour piano n°4 ; au dĂ©but du XXĂš, ce sont les deux rĂ©formateurs du langage orchestral, Debussy et Ravel, crĂ©ateurs d’une clartĂ© nouvelle et de couleurs comme d’harmonies jamais Ă©coutĂ©es auparavant
 Alexandre Bloch et ses musiciens jouent plusieurs joyaux de la musique française et aussi s’associent au pianiste amĂ©ricain Eric Lu (rĂ©cent vainqueur du Concours international de piano de Leeds) pour cĂ©lĂ©brer le gĂ©nie de Ludwig.
En choisissant les Ɠuvres de Ravel et Debussy, l’ONL LILLE et Alexandre Bloch se font ambassadeurs de l’éloquence, de cette transparence (si opposĂ©e aux brumes souvent dĂ©clamatives des compositeurs germaniques), du scintillement instrumental français auprĂšs de nos chers voisins britanniques.
Avouons notre prĂ©fĂ©rence pour deux oeuvres ici abordĂ©es : les « Cinq piĂšces enfantines » de Ma MĂšre L’Oye de Ravel (1908), immersion dans le monde enchanteur de la fĂ©erie de Perrault pour laquelle le compositeur dĂ©ploie une sensibilitĂ© inĂ©galĂ©e du tissu orchestral ; La Mer de Debussy, composĂ© en pleine terre (1905), triptyque saisissant par son souffle poĂ©tique lui aussi, l’énergie souterraine et si voluptueuse de sa soie sonore

La filiation avec le Concerto n°4 de Beethoven (1806) n’est-elle pas trouvĂ©e en soulignant combien ce Concerto est le plus « français » de tous ? plus aimable et courtois, instillant une conversation entre piano soliste et orchestre

ERIC-LU-Piano-orch-national-de-lille-piano-concert-classiquenews-tournee-orch-national-de-lille-alexandre-BlochEnfin comme un bis qui exalterait davantage l’absolue modernitĂ© poĂ©tique de Ravel, Alexandre Bloch joue La Valse de Ravel (crĂ©Ă©e en 1920) : dĂšs 1906, Ravel souhaitait rendre hommage Ă  cette subtilitĂ© raffinĂ©e, nostalgique et profonde des valses de Johann Strauss II (il aurait mĂȘme repris le motif lĂ©guĂ© par la valse « O schöner Mai » afin de composer sa propre partition). En Ă©cho aux frĂ©missements et dĂ©flagrations de la premiĂšre guerre mondiale, Ravel rĂ©invente le rythme ternaire, dĂ©ploie et souligne sa voluptĂ©, mais envisage aussi sa lente implosion comme une libĂ©ration frĂ©nĂ©tique voire orgiaque inĂ©vitable : un dĂ©fi ultime pour tout orchestre. Illustration : Eric Lu © Janice Carissa / ONL LILLE.

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Vendredi 24 janvier Ă  20hboutonreservation
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/jaime-la-musique-francaise/

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PROGRAMME 

Ravel
Ma mùre l’Oye
Pavane de la belle au bois dormant
Le petit Poucet
Laideronnette, princesse des  Pagodes
Les entretiens de la Belle et de la BĂȘte
Le Jardin féérique

Debussy
La Mer, trois esquisses symphoniques
De l’aube à midi sur la mer
Jeux de vagues
Dialogue du vent et de la mer

Beethoven
Concerto pour piano n°4 en sol majeur op.58

Ravel
La Valse Orchestre

National de Lille
Direction : Alexandre Bloch
Piano : Eric Lu

Tarifs: 5 à 55€
RĂ©servations sur www.onlille.com
et à la Boutique de l’Orchestre,
3 place MendĂšs France LILLE
Renseignements  03  20  12  82  40
(du  lundi  au vendredi 10h-18h)

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Vendredi 24 janvier Ă  20h
Auditorium du Nouveau SiĂšcle de LILLE

 

 

Egalement en région Hauts-de-France :
Samedi  25  janvier 2020, 20h
Salle Damrémont France de BOULOGNE-SUR-MER
Concert diffusé le 19 mars à 20h sur France Bleu NORD

 

 

Programme en tournée au Royaume-Uni
du 28 janvier au 1er février 2020:
28/1  Birmingham – Symphony Hall
29/1 Londres – Cadogan Hall
30/1 Newcastle (Gateshead) – The Sage
31/1 Sheffield – City Hall
1/2 Leeds- Town Hall

 

 
 

 

ONL LILLE : 8Ăš Symphonie de MAHLER (reportage nov 2019)


mahler-mille-ONL-LILLE-alexandre-Bloch-vignette-classiquenewsREPORTAGE vidĂ©o 8Ăš symphonie de MAHLER... ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, Alexandre BLOCH. La 8Ăš Symphonie des Gustav Mahler est un Everest orchestral, choral et lyrique crĂ©Ă© en 1910 dont le colossal des effectifs (jamais vu jusque lĂ , d’oĂč son sous titre « des Mille », pour 1000 musiciens sur scĂšne) Ă©gale l’exigence morale, poĂ©tique, spirituelle. PrĂ©sentation de la partition composĂ©e d’une premiĂšre partie de tradition contrapuntique traditionnelle mais revisitĂ© (Hymne « Veni Creator Spiritus »), puis d’une seconde partie qui aborde comme un opĂ©ra, la derniĂšre partie du second Faust de Goethe. Y paraissent de nombreux personnages Magna Peccatrix, Pater Ecstaticus, Pater Profundus, Doctor Marianus, Mulier Samaritana, Maria Aegyptiaca, 
 enfin Mater Gloriosa, sans omettre les choeurs des anges, le chƓur Mysticus en une fresque flamboyante qui exprime les forces vitales de l’Amour et le pouvoir de l’Eternel FĂ©minin, source de salut et de rĂ©demption pour le monde et l’humanitĂ©. Entretien avec les interprĂštes et les parties engagĂ©es dans la rĂ©alisation de ce dĂ©fi suprĂȘme pour l’Orchestre National de Lille. C’est l’un des jalons du cycle Ă©vĂ©nement dĂ©diĂ© aux Symphonies de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH, directeur musical. 12mn – © studio CLASSIQUENEWS  -  rĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM (nov 2019)

 

9Ăšme de Mahler par l’ONL LILLE, en direct

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsRADIO CLASSIQUE, mer 15 janvier 2020, 20h. MAHLER : 9Ăš. ONL LILLE, Alexandre BLOCH. En direct depuis le Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. Programme prĂ©sentĂ© les 15 et 16 janvier 2020 au Nouveau SiĂšcle. Superbe volet final de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’orchestre lillois et son trĂšs engagĂ© directeur musical, Alexandre Bloch. AprĂšs l’achĂšvement du Chant de la terre, Mahler amorce Ă  l’étĂ© 1908, sa 9Ăš symphonie, qu’il achĂšve l’annĂ©e suivante en 1909. A Bruno Walter, sans que l’on connaisse la raison exacte, Mahler reste rĂ©servĂ© sur la genĂšse de cet opus 9 : qu’il rapproche de la symphonie n°4, sans dire pourquoi explicitement.

 

 

SYMPHONIE DE L’ADIEU

 

 

C’est un compositeur maĂźtre de son langage, lequel s’est renouvelĂ© pendant la transfiguration musicale de Faust dans la 2Ăš partie de sa 8Ăš prĂ©cĂ©dente. Malher a du surmonter la mort de sa fille ; sa dĂ©mission forcĂ©e comme directeur de l’OpĂ©ra de Vienne (aprĂšs 10 annĂ©es d’excellence pourtant). En quittant Vienne, Gustav a rompu le fil qui le reliait Ă  son enfance (et ses enchantements, si manifestes dans les nocturnes des symphonies prĂ©cĂ©dentes). Comme dans le Chant de la Terre, la 9Ăš symphonie exprime un adieu, serein, suprĂȘme, acceptĂ©, tel une dĂ©livrance et un accomplissement. DĂšs l’Andante comodo (initial), oĂč est recyclĂ© la Sonate les Adieux de Beethoven, Mahler Ă©crit sur le manuscrit « O jeunesse envolĂ©e, O amour perdu ! » ; dĂ©jĂ  il a conscience que sa jeune Ă©pouse pourtant admiratrice de son Ɠuvre et de sa personnalitĂ©, ne l’aime plus. La crise conjugale de l’étĂ© 1910 en atteste. Le compositeur exprime clairement son renoncement au monde, en visionnaire pacifiĂ©, maĂźtre de son destin, en rien cette victime suicidaire et prophĂ©tique sur sa propre fin, comme on le dit souvent.
MAHLER-gustav-et-alma-symphonie-classiquenews-Gustav-MahlerL’énergie et le rictus d’un cynisme parfois amer surgit avec une rare violence (lĂ€ndler ou 2Ăš mouvement) : les danses qui y sont mentionnĂ©es, symbolisent l’agitation vaine des tractations terrestres. Le Rondo Burleske est un sommet dans le registre de la parodie cynique, oĂč perce la clairvoyante luciditĂ© de l’auteur sur la vie, la vaine comĂ©die humaine, la vanitĂ© des existences terrestres. Le contrepoint dĂ©lirant exprime scrupuleusement la vacuitĂ© absurde du monde et de la civilisation humaine. Enfin, apaisĂ©, Mahler dĂ©ploie la hauteur tranquille du Finale : Adagio sehr langsam
 (trĂšs lent et encore retenu) ; Ă  mesure que se prĂ©cise le sentiment de plĂ©nitude, Mahler exprime la fusion avec l’harmonie secrĂšte, Ă©ternelle de la Sainte nature. Pourtant parodiĂ© et caricaturĂ©, le gruppetto du Rondo Burleske, s’épanouit ici, Ă©ther immatĂ©riel d’une destinĂ©e Ă  prĂ©sent abstraite et flottante qui a coupĂ© toute attache avec le rĂ©el et le terrestre. L’Adagio de la 9Ăš est un accomplissement dans la paix et l’amour (ce que dit aussi mais de façon spectaculaire, le finale de la 8Ăš, dĂ©diĂ© Ă  la lumineuse Marie). Bruno Walter crĂ©e la partition Ă  Vienne le 26 juin 1912.

 

 

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Adieu mahlérienboutonreservation
Mercredi 15 & jeudi 16 janvier 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Beethoven : Leonore III, ouverture
Mahler : Symphonie n°9

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

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Présentation de la symphonie n°9 de Mahler
sur le site de l’ONL Orchestre national de Lille :

« PrĂ©sentĂ©e au public pour la premiĂšre fois un an aprĂšs la mort de Mahler, la Symphonie n° 9 contient l’un des plus beaux adieux de l’histoire de la musique. Avec son Adagio au bord du silence, le compositeur autrichien nous offre ici un poignant chant du cygne. DĂšs les premiĂšres mesures de l’Introduction et jusqu’à l’inoubliable Finale, Mahler affirme son amour de la vie Ă  travers une palette expressive grandiose et une partition raffinĂ©e. Cette symphonie visionnaire clĂŽture de maniĂšre bouleversante notre OdyssĂ©e mahlĂ©rienne. DirigĂ© par Alexandre Bloch, ce grand moment symphonique sera prĂ©cĂ©dĂ© de l’ouverture de Leonore III de Beethoven, hymne vibrant pour la libertĂ© et contre les oppressions.
A Mahler farewell – Symphony No. 9
Presented to the public one year after Mahler’s death, Symphony No. 9 contains one of the most beautiful farewells in the history of music. Directed by Alexandre Bloch, it will be preceded by Beethoven’s Leonore No. 3, a vibrant ode to freedom. »

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Programme repris le 17 janv 2020
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Valenciennes Le PhĂ©nix – Vendredi 17 janvier 20h
Infos et réservations : 03 27 32 32 32 / www.lephenix.fr

Autour des concerts au Nouveau SiĂšcle Ă  LILLE, chaque jour des concerts :
18h45
Rencontre mahlérienne
15 janvier : Christian Wasselin auteur de Mahler : La Symphonie-Monde et critique musical
16 janvier : l’information vous sera bientĂŽt communiquĂ©e : voir le site de l’ONL ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE saison 2019 2020

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ORCHESTRES. TournĂ©e de l’Orchestre National de Lille en Grande-Bretagne (janvier et fĂ©vrier 2020)

logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsORCHESTRES,. TournĂ©e de l’Orchestre National de Lille en Grande-Bretagne (janvier et fĂ©vrier 2020)La tournĂ©e UK de l’ON Lille Orchestre National de Lille. ParticuliĂšrement ancrĂ© dans sur territoire des Hauts de France, l’Orchestre National de Lille, le plus identifiĂ© des acteurs culturels sur Lille et sa rĂ©gion, poursuit son action de vĂ©ritable ambassadeur.

bloch-alexandre-maestro-focus-Ugo-POnte-orchestre-national-de-lille-portrait-classique-news-opera-concert-critique-concerts-critique-opera-symphonie-3-gustav-MahlerLes 100 musiciens de l’Orchestre lillois et leur Directeur musical Alexandre Bloch incarnent une culture vivante, engagĂ©e et qui rayonne en France et en Europe. En janvier et fĂ©vrier 2020, l’ONLILLE rĂ©alise ainsi une tournĂ©e au Royaume-Uni : un « moment intense d’émulation collective ». MalgrĂ© le Brexit, effectif le 31 janvier prochain, de nombreux acteurs institutionnels et privĂ©s des Hauts-de-France se sont fĂ©dĂ©rĂ©s pour prĂ©server les liens avec le Royaume-Uni. Ainsi l’ONL, premiĂšre institution symphonique de la RĂ©gion, diffuse outre-Manche, l’excellence musicale qui est la sienne, rĂ©cemment concrĂ©tisĂ©e par le cycle des Symphonies de Gustav Mahler dont les 15 et 16 janvier prochains marqueront la conclusion (9Ăšme symphonie).
LIRE notre prĂ©sentation de la 9Ăš symphonie de Mahler par l’ONL LILLE et Alexandre Bloch (« la symphonie de l’adieu)

 

Les Ă©tapes de la tournĂ©e UK de l’ONL LILLE sont Birmingham, Londres, Newcastle, Sheffield, Leeds
 Alexandre Bloch et les musiciens de l’Orchestre jouent les plus belles pages symphoniques françaises de Ravel (Ma MĂšre l’Oye, la Valse) et Debussy (La Mer) ! Place Ă  la transparence et la clartĂ© des timbres et des couleurs portĂ©es par une architecture harmonique singuliĂšre qui fonde cette rĂ©volution musicale incarnĂ©e par les deux compositeurs français au dĂ©but du XXĂš siĂšcle. L’orchestre et le chef accompagnent aussi, annĂ©e du 250Ăš anniversaire de Beethoven oblige, le rĂ©cent laurĂ©at du Concours international de Leeds, le pianiste Éric Lu dans le 4Ăšme concerto pour piano et orchestre de Ludwig van Beethoven.

 

 

 

ONL-LILLE-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-concert-annonce-classiquenews-tournee-de-orchestre-classiquenews

  

 l’ONL LILLE © Ugo Ponte

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE IN UK

 

 

logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsTournĂ©e au Royaume-Uni – Du mardi 28 janvier au samedi 1er fĂ©vrier 2020
Concert présenté aussi le 24 janv 2020
au Nouveau SiĂšcle de Lille : https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/jaime-la-musique-francaise/

Programme

Ravel : Ma mùre l’Oye
Debussy : La Mer
Beethoven : Concerto pour piano n°4
Ravel : La Valse
Direction : Alexandre Bloch  -  Soliste, ‹Piano : Éric Lu

VISITEZ le site de l’ONL LILLE :
https://www.onlille.com/saison_19-20/

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l’ONL LILLE en vidĂ©os

 

 

REVOIR toutes les symphonies du cycle GUSTAV MAHLER
Les instruments de l’Orchestre
La vie de l’Orchestre
REPORTAGES : Les pĂȘcheurs de perles, MASS de Leonard Bernstein


https://www.onlille.com/saison_19-20/videos_19-20/

 

 

La chaĂźne Youtube de l’ONL LILLE :  
 
ONL-LILLE-videos-cycle-symphonies-de-gustav-MAHLER-classiquenews-chaine-youtube-ONL-LILLE-classiquenews

 

 

 

 

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2 autres RVS avec l’ONL LILLE – ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
L’actualitĂ© de l’ONL LILLE – Orchestre National de Lille,
c’est aussi :

Un nouveau rendez-vous estival incontournable en juillet !
NOUVEAU RV LYRIQUE, les 7 et 8 juillet 2020
logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsAprĂšs le succĂšs des PĂȘcheurs de perles de Bizet en version semi-scĂ©nique dans sa salle lilloise et au ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es de Paris en mai 2017, la clĂŽture de saison en juin 2018 avec Mass de Bernstein, parodie de rituel liturgique et de transe collective, mise en espace Ă  Lille, l’ONL porte et rĂ©alise un nouveau concept en juillet prochain alors que la proposition de spectacles vivants sur la mĂ©tropole lilloise devient rare.
Sont apparues les premiĂšres Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille, nouveau rendez-vous estival. Pour la 1Ăšre Ă©dition, en juillet 2019, Alexandre Bloch dirigeait l’opĂ©ra-comique le plus jouĂ© au monde, Carmen* de Bizet, dans une version totalement inĂ©dite oĂč les illustrations et animations de GrĂ©goire Pont cĂŽtoyaient les rĂ©cits de l’humoriste et homme de mĂ©dias Alex Vizorek, en compagnie d’une distribution lyrique francophone de haut vol, des chƓurs de l’OpĂ©ra de Lille et du Jeune ChƓur des Hauts-de-France… Rendez-vous les 7 et 8 juillet 2020 !
En partenariat avec le Crédit Mutuel Nord Europe et le soutien exceptionnel de la Métropole Européenne de Lille

et ausi

LILLE PIANO(S) FESTIVAL en juin prochain
Le festival – manifestation organisĂ©e par l’Orchestre National de Lille depuis 2004 – a accueilli plus de 15 000 mĂ©lomanes pour ses 15 ans en juin 2019 ! Rendez-vous les 12, 13 et 14 juin 2020 pour une toute nouvelle Ă©dition programmĂ©e par les Ă©quipes artistiques de l’ONL et son directeur musical Alexandre Bloch !
Renseignements disponibles au printemps 2020 sur lillepianosfestival.fr

 

 

 

 HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenews

 

 

 

MAHLER-symphonie-3-Alexandre-BLOCH-lille-critique-concert-critique-opera-classiquenews-le-chef-face-aux-violoncelles

 

 

 

Illustrations : Alexandre Bloch et l’Orchestre National de LILLE © Ugo Ponte

 
 

ORCHESTRES. 3 CONCERTS majeurs de JANVIER 2020 : LILLE, TOURS, ORLÉANS

bloch-alexandre-maestro-focus-Ugo-POnte-orchestre-national-de-lille-portrait-classique-news-opera-concert-critique-concerts-critique-opera-symphonie-3-gustav-MahlerORCHESTRES. 3 CONCERTS majeurs de JANVIER 2020 : LILLE, TOURS, ORLÉANS - A voir et Ă  applaudir absolument en janvier 2020
 L’actualitĂ© des concerts incontournables en janvier 2020, ce sont 3 concerts Ă©vĂ©nements qui permettent de rĂ©aliser aussi un tour de France des orchestres les plus dynamiques de l’heure. Nos territoires ont du talent. Voyez ce qui se passe Ă  LILLE oĂč Alexandre Bloch achĂšve sa formidable Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne, pilotant son orchestre National de Lille, avec la symphonie n°9 les 15 et 16 janvier ; Ă  ORLÉANS oĂč Claire Levacher pilote un programme Ă©clectique Ă  la tĂȘte de l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans, les 11 et 12 janvier ; c’est enfin Benjamin Pionnier, directeur gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra de TOURS qui dirige l’Orchestre maison (Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre – Val de Loire / Tours) dans un programme festif qui cĂ©lĂšbre la nouvelle annĂ©e (Strauss, Tchaikovsky), les 11 et 12 janvier 2020

 

 
 
 
 

 
 
 

TOURS fĂȘte l’ an neuf 2020

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Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursBenjamin Pionnier, directeur de l’OpĂ©ra de Tours, dirige l’orchestre maison pour inaugurer la nouvelle annĂ©e 2020 ; au programme, bain symphonique brillant et raffinĂ©, qui mĂȘle ivresse russe (Tchaikovski), danses hongroises (Brahms) et Ă©videmment, esprit de la fĂȘte et de l’élĂ©gance orchestrale nĂ©o viennoise, la dynastie Strauss, le pĂšre (FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410) et ses fils, Eduard (Mit Chic, Polka schnell, Op. 221), surtout le plus douĂ© d’entre eux, Johann II / Jr dont plusieurs polkas et valses seront jouĂ©es Ă  cette occasion, donnant Ă  l’OpĂ©ra de Tours, des airs de Musikverein


 

 

TOURS, Opéraboutonreservation
saison symphonique
Samedi 11 janvier 2020, 20h
Dim 12 janvier 2020, 17h

Présentation sur Classiquenews : http://www.classiquenews.com/concerts-du-nouvel-an-a-tours/

Réservations et informations : http://www.operadetours.fr/nouvel-an-11-12-jan

  

  
 
 

 
 

ORLÉANS : concert « Cor Ă  corps »

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orchestre-symphonique-orleans-janvier-concerts-2020-11-12-janvier-COR-A-CORPS-STRAUSS-BEETHOVEN-classiquenews-critique-concert-et-operaLe premier concert 2020, cĂ©lĂšbre Ă©videmment le gĂ©nie de Beethoven, le plus grand rĂ©formateur pour l’orchestre (avant Berlioz, Mahler, Stravinsky
). Claire LEVACHER, cheffe invitĂ©e, joue la Symphonie n°3 de Beethoven, dite « Symphonie hĂ©roĂŻque ». D’abord dĂ©diĂ©e Ă  Bonaparte, la partition renie le modĂšle qui a trahi les idĂ©es rĂ©volutionnaires qui l’ont portĂ© au devant de la scĂšne politique. AprĂšs son coup d’état, Bonaparte devenu NapolĂ©on, est vivement dĂ©criĂ© par Beethoven. La symphonie de 1804 ouvre la voie des grandes rĂ©alisations audacieuses, trĂ©pidantes, visionnaires : hĂ©roĂŻque (mouvement 1), funĂšbre (mouvement 2), rĂ©formatrice et formellement inĂ©dite (mouvements 3 et 4).

 

 

boutonreservationORLEANS, Théùtre
Samedi 11 janvier 2020
Dimanche 12 janvier 2020
COR Á CORPS

Présentation du programme : https://www.classiquenews.com/orchestre-symphonique-dorleans-saison-2019-2020/
RĂ©servations et informations
http://www.orchestre-orleans.com/concert/cor-a-corps/
 

  
 
 

 
 
 

L’APOTHÉOSE MAHLER à LILLE

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HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsSuperbe volet final de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’orchestre lillois et son trĂšs engagĂ© directeur musical, Alexandre Bloch. AprĂšs l’achĂšvement du Chant de la terre, Mahler amorce Ă  l’étĂ© 1908, sa 9Ăš symphonie, qu’il achĂšve l’annĂ©e suivante en 1909. A Bruno Walter, sans que l’on connaisse la raison exacte, Mahler reste rĂ©servĂ© sur la genĂšse de cet opus 9 : qu’il rapproche de la symphonie n°4, sans dire pourquoi explicitement. Symphonie ultime, symphonie testament. Concert Ă©vĂ©nement. Les 15 et 16 Ă  Lille (Nouveau SiĂšcle) puis le 17 janvier 2020 Ă  Valenciennes (Le PhĂ©nix)

 

 
Présentation sur Classiquenews : https://www.classiquenews.com/lille-9eme-symphonie-de-mahler-par-alexandre-bloch/
RĂ©servations et informations : https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

Adieu mahlérienboutonreservation
Mercredi 15 & jeudi 16 janvier 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Beethoven : Leonore III, ouverture
Mahler : Symphonie n°9

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

 

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LILLE : 9Ăšme Symphonie de Mahler par Alexandre BLOCH

AB_slide_328px_19-20-1LILLE, ONL, A BLOCH, 15, 16 janv 2020. MAHLER : Symph n°9. ONL, Orch national de Lille. Alexandre Bloch. Superbe volet final de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’orchestre lillois et son trĂšs engagĂ© directeur musical, Alexandre Bloch. AprĂšs l’achĂšvement du Chant de la terre, Mahler amorce Ă  l’étĂ© 1908, sa 9Ăš symphonie, qu’il achĂšve l’annĂ©e suivante en 1909. A Bruno Walter, sans que l’on connaisse la raison exacte, Mahler reste rĂ©servĂ© sur la genĂšse de cet opus 9 : qu’il rapproche de la symphonie n°4, sans dire pourquoi explicitement.

SYMPHONIE DE L’ADIEU

C’est un compositeur maĂźtre de son langage, lequel s’est renouvelĂ© pendant la transfiguration musicale de Faust dans la 2Ăš partie de sa 8Ăš prĂ©cĂ©dente. Malher a du surmonter la mort de sa fille ; sa dĂ©mission forcĂ©e comme directeur de l’OpĂ©ra de Vienne (aprĂšs 10 annĂ©es d’excellence pourtant). En quittant Vienne, Gustav a rompu le fil qui le reliait Ă  son enfance (et ses enchantements, si manifestes dans les nocturnes des symphonies prĂ©cĂ©dentes). Comme dans le Chant de la Terre, la 9Ăš symphonie exprime un adieu, serein, suprĂȘme, acceptĂ©, tel une dĂ©livrance et un accomplissement. DĂšs l’Andante comodo (initial), oĂč est recyclĂ© la Sonate les Adieux de Beethoven, Mahler Ă©crit sur le manuscrit « O jeunesse envolĂ©e, O amour perdu ! » ; dĂ©jĂ  il a conscience que sa jeune Ă©pouse pourtant admiratrice de son Ɠuvre et de sa personnalitĂ©, ne l’aime plus. La crise conjugale de l’étĂ© 1910 en atteste. Le compositeur exprime clairement son renoncement au monde, en visionnaire pacifiĂ©, maĂźtre de son destin, en rien cette victime suicidaire et prophĂ©tique sur sa propre fin, comme on le dit souvent.
MAHLER-gustav-et-alma-symphonie-classiquenews-Gustav-MahlerL’énergie et le rictus d’un cynisme parfois amer surgit avec une rare violence (lĂ€ndler ou 2Ăš mouvement) : les danses qui y sont mentionnĂ©es, symbolisent l’agitation vaine des tractations terrestres. Le Rondo Burleske est un sommet dans le registre de la parodie cynique, oĂč perce la clairvoyante luciditĂ© de l’auteur sur la vie, la vaine comĂ©die humaine, la vanitĂ© des existences terrestres. Le contrepoint dĂ©lirant exprime scrupuleusement la vacuitĂ© absurde du monde et de la civilisation humaine. Enfin, apaisĂ©, Mahler dĂ©ploie la hauteur tranquille du Finale : Adagio sehr langsam
 (trĂšs lent et encore retenu) ; Ă  mesure que se prĂ©cise le sentiment de plĂ©nitude, Mahler exprime la fusion avec l’harmonie secrĂšte, Ă©ternelle de la Sainte nature. Pourtant parodiĂ© et caricaturĂ©, le gruppetto du Rondo Burleske, s’épanouit ici, Ă©ther immatĂ©riel d’une destinĂ©e Ă  prĂ©sent abstraite et flottante qui a coupĂ© toute attache avec le rĂ©el et le terrestre. L’Adagio de la 9Ăš est un accomplissement dans la paix et l’amour (ce que dit aussi mais de façon spectaculaire, le finale de la 8Ăš, dĂ©diĂ© Ă  la lumineuse Marie). Bruno Walter crĂ©e la partition Ă  Vienne le 26 juin 1912.

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Adieu mahlérienboutonreservation
Mercredi 15 & jeudi 16 janvier 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Beethoven : Leonore III, ouverture
Mahler : Symphonie n°9

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

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Présentation de la symphonie n°9 de Mahler
sur le site de l’ONL Orchestre national de Lille :

« PrĂ©sentĂ©e au public pour la premiĂšre fois un an aprĂšs la mort de Mahler, la Symphonie n° 9 contient l’un des plus beaux adieux de l’histoire de la musique. Avec son Adagio au bord du silence, le compositeur autrichien nous offre ici un poignant chant du cygne. DĂšs les premiĂšres mesures de l’Introduction et jusqu’à l’inoubliable Finale, Mahler affirme son amour de la vie Ă  travers une palette expressive grandiose et une partition raffinĂ©e. Cette symphonie visionnaire clĂŽture de maniĂšre bouleversante notre OdyssĂ©e mahlĂ©rienne. DirigĂ© par Alexandre Bloch, ce grand moment symphonique sera prĂ©cĂ©dĂ© de l’ouverture de Leonore III de Beethoven, hymne vibrant pour la libertĂ© et contre les oppressions.
A Mahler farewell – Symphony No. 9
Presented to the public one year after Mahler’s death, Symphony No. 9 contains one of the most beautiful farewells in the history of music. Directed by Alexandre Bloch, it will be preceded by Beethoven’s Leonore No. 3, a vibrant ode to freedom. »

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Programme repris le 17 janv 2020
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Valenciennes Le PhĂ©nix – Vendredi 17 janvier 20h
Infos et réservations : 03 27 32 32 32 / www.lephenix.fr

Autour des concerts au Nouveau SiĂšcle Ă  LILLE, chaque jour des concerts :
18h45
Rencontre mahlérienne
15 janvier : Christian Wasselin auteur de Mahler : La Symphonie-Monde et critique musical
16 janvier : l’information vous sera bientĂŽt communiquĂ©e : voir le site de l’ONL ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE saison 2019 2020

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE, vidéo : Symphonie des mille de Mahler / Alexandre BLOCH

cycle-mahlerIntĂ©grale vidĂ©o. ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE: Symphonie des mille de Mahler / Alexandre BLOCH. Les 20 et 21 nov 2019, l’Orchestre National de Lille rĂ©alisait un jalon majeur de son cycle Mahler sous la direction d’Alexandre BLOCH. Captation intĂ©grale de la performance.

MAHLER-symphonie-3-Alexandre-BLOCH-lille-critique-concert-critique-opera-classiquenews-le-chef-face-aux-violoncellesLa plus colossale, la plus spectaculaire et pourtant sous les effectifs impressionnants, (plus de 1000 musiciens Ă  la crĂ©ation)
 pĂ©nĂ©trante, bouleversante, humaine. Le propre du chef Alexandre Bloch est de nuancer l’échelle spectaculaire de la symphonie « cosmique » que Mahler compose en quelque mois Ă  l’étĂ© 1909 : le maestro, directeur musical du National de Lille, en exprime l’unitĂ© architecturale et l’irrĂ©pressible Ă©lan salvateur. S’il est bien une symphonie rĂ©demptrice et Ă©lĂ©vatrice, celle ci serait un sommet. Car l’édifice est surtout spirituel, liĂ© Ă  la ferveur personnelle du compositeur : un acte de foi, une expĂ©rience de partage et de fraternitĂ© retrouvĂ©e oĂč l’homme peut ĂȘtre sauvĂ© s’il s’ouvre Ă  l’Amour que lui accorde l’Eternel fĂ©minin. VoilĂ  pour le sens gĂ©nĂ©ral, ascensionnel et de moins en moins terrestre. Sur le plan de la rĂ©alisation, le chef est confrontĂ© Ă  tous les dĂ©fis.

 

 

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VISIONNER la Symphonie n°8 des mille sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ONL Orchestre national de Lille (durĂ©e : 1 h 18 mn) :

 

 

mahler-alex-bloch-symphonie-des-mille-8-video-reportage-classiquenews-orch-national-de-lille-critique-concert

 

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LIRE aussi de la Symphonie n°8 des Mille par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH, notre annonce du concert, puis notre critique dĂ©veloppĂ©e du 20 nov 2019 (jusqu’en avril 2020)

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-lille-le-20-nov-2019-mahler-symphonie-n8-des-mille-orch-national-de-lille-alexandre-bloch-direction/?fbclid=IwAR2lbncbvm-LCHNK4epodXZU7NXV1X6c9wP852pACR0tsCJUSD__OlxjI9g

 

 

 

VISIONNER aussi toutes les symphonies de Gustav Mahler par  l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH sur la CHAINE YOU TUBE de l’Orchestre National de LILLE / ONL (jusqu’en avril 2020)

 

 

CD événement, critique. RAVEL, ATTAHIR. ONL, Alexandre Bloch (1 cd Alpha, 2018)

CD-RAVEL-ATTAHIR-valse-rapsodie-espagnole-RAVEL-cd-ORCH-NAT-DE-LILLE-classiquenews-cd-critique-review-cd-critique-classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, critique. RAVEL, ATTAHIR. ONL, Alexandre Bloch (1 cd Alpha, 2018). AprĂšs un remarquable double coffret dĂ©voilant l’opĂ©ra de jeunesse de Bizet (Les PĂȘcheurs de perles oĂč s’affirment les affinitĂ©s lyriques de l’Orchestre National de Lille), aprĂšs un rĂ©cent album Chausson, tout autant passionnant, et orchestralement ciselĂ©,… l’orientation du nouveau programme confirme ici l’excellence symphonique de la phalange lilloise, apte Ă  relever tous les dĂ©fis donc, prĂ©cisĂ©ment ravĂ©liens, comme en terme de crĂ©ation contemporaine (Attahir)
 DĂšs le dĂ©but, La Valse tourbillonne dĂšs les premiers Ă  coups aux contrebasses auxquels rĂ©pondent la pĂ©tillance sombre des bassons puis tout l’orchestre qui scintille de mille nuances instrumentales, sur le rythme souple, en bascule de cette valse de plus en plus endiablĂ©e. La suavitĂ© rayonnante des clarinettes redoublent de voluptĂ© face Ă  l’ivresse envoĂ»tante des cordes ; mais trĂšs vite l’implosion menace l’équilibre dans la vĂ©hĂ©mence chaloupĂ©e ; la toupie se transforme en sirĂšne hurlante, faisant de la piĂšce de Ravel, un sommet de construction qui se dĂ©construit progressivement sous l’effet de l’urgence de son rythme. On pense d’un bout Ă  l’autre du pomĂše prĂ©cĂ©dent de cet autre orchestrateur miraculeux, Paul Dukas, et son Apprenti Sorcier oĂč le chant orchestral affirme une narrativitĂ© incandescente puis dit une mĂȘme explosion formelle, dans la surenchĂšre incontrĂŽlable des textures sonores.

 

 

 

L’Orchestre Nationel de Lille et Alexandre Bloch
expriment la richesse poétique de La Valse et de la Rapsodie


Magies ravéliennes

 

 

La Rapsodie espagnole (1907-1908) est le premier accomplissement orchestral de Ravel. celui qui saisit le milieu musical français (parisien) et qui allait dĂ©boucher ensuite sur l’apothĂ©ose de Daphnis et ChloĂ© (1912). Le raffinement scintillant de l’écriture, l’intelligence de la conception dramatique et architecturale, la sensibilitĂ© des couleurs et l’instinct des timbres disent le gĂ©nie de Ravel. Sous le geste Ă  la fois ample, oxygĂ©nĂ© mais prĂ©cis et ciselĂ© d’Alexandre Bloch, Ravel sonne non pas impressionniste comme on ne cesse de le dĂ©clarer, mais fauve. Une apprĂ©ciation plus juste car l’auteur de Miroirs ou de Gaspard de la nuit et bientĂŽt de Daphnis, y affirme un goĂ»t de la couleur, une vision juste et fulgurante qui le rapproche des sensuels et poĂ©tiques Vlaminck, Van Dongen, Matisse, Derain


Le PrĂ©lude Ă  la nuit et ses 4 notes descendantes enivrantes est Ă©noncĂ© comme un songe lointain, dans une morne voluptĂ© fatiguĂ©e mais toujours opalescente ; dans  Malaguena, danse codifiĂ©e de Malaga, mĂȘme suprĂȘme retenue, distanciĂ©e mais caressante et trĂšs finement Ă©lucidĂ©e, oĂč les deux amants certainement, se calculent, s’envisagent avec cette pudeur Ă©lĂ©gantissime, caractĂšres propres Ă  Ravel (tact du hautbois), que Alexandre Bloch exprime avec une souplesse jubilatoire. La plus difficile des quatre piĂšces demeure le climat nocturne lui aussi, de cette Habanera qui atteint au sublime dans le panthĂ©on poĂ©tique ravĂ©lien, : il s’agit de rĂ©activer un souvenir personnel, provenant de la mĂšre ; Ravel s’y montre plus andalou que les espagnols ; plus Ă©vanescents, fugitif et racĂ© que les plus fiers des hidalgos (mĂȘme Falla reconnut l’hispanitĂ© viscĂ©rale d’un Ravel touchĂ© par la grĂące dans son premier essai orchestral) ; fĂ©lin et sensuel en diable, Alexandre Bloch dirige comme un peintre
 par touches qui s’enlacent naturellement, dans la voluptĂ© jusqu’à l’évaporation finale.
CLIC D'OR macaron 200Enfin Feria dĂ©ploie la magie de son dĂ©filĂ© de timbres Ă  la furieuse et impĂ©rieuse exaltation, entre solennitĂ© et joie mĂ©diterranĂ©enne ; entre pudeur rentrĂ©e et poĂ©tique, et dĂ©claration lascive, le chef du National de Lille dĂ©ploie des trĂ©sors d’Ɠillades suggestives, d’une infinie et irrĂ©sistible sĂ©duction. Laquelle s’exprime dans un fracas sonore des plus exaltĂ©s, mais ĂŽ combien caractĂ©risĂ© grĂące Ă  la gĂ©nĂ©reuse prĂ©cision du chef. Alexandre Bloch dĂ©clare sa flamme au gĂ©nie ravĂ©lien dont on soupçonne qu’il stimule continument la maĂźtrise du maestro.

Aux cĂŽtĂ©s de cette rĂ©vĂ©lation ravĂ©lienne, le cd fixe la crĂ©ation par l’orchestre et le chef du Concerto pour serpent et orchestre de Benjamin Attahir, alors en janvier 2018, compositeur en rĂ©sidence au sein de l’Orchestre National de Lille. Nous renvoyons le lecteur Ă  la critique de la crĂ©ation Ă  laquelle assistait classiquenews :
« Le Concerto est en rĂ©alitĂ© la 2Ăš piĂšce d’un cycle en cours de 5 sections, rĂ©capitulant les 5 appels Ă  la priĂšre de l’ordinaire musulman. Cette 2Ăš Ă©tape correspond Ă  la priĂšre du midi. Si au cours de la passionnante rencontre prĂ©liminaire au concert oĂč le compositeur et son interprĂšte / crĂ©ateur (Patrick Wibart) dialoguent et prĂ©sentent leur travail, Benjamin Attahir s’est dit trĂšs intĂ©ressĂ© par le timbre (proche du cor et du trombone) et par la vocalitĂ© naturelle du Serpent, il s’est surtout montrĂ© soucieux de la structure et de l’architecture dramatique d’une piĂšce de plus de 20 mn qui nous aura sĂ©duit par son plan ambitieux, son souci des contrastes, des ruptures de caractĂšres, sa recherche constante de couleurs. A cela s’ajoute aussi une dĂ©marche particuliĂšre pour la spatialisation : 2 cors Ă©tant placĂ©s au niveau du balcon principal, permettant dans la derniĂšre partie de l’oeuvre – la plus convaincante, des effets d’échos et de rĂ©ponses entre le chant puissant et feutrĂ© du serpent soliste situĂ© sur la scĂšne, et les deux cuivres placĂ©s de part et d’autres de la galerie ; leurs rĂ©sonances mĂȘlĂ©es, dĂ©calĂ©es, dialoguĂ©es recrĂ©ent l’impression de vagues sonores enveloppantes quand les appels Ă  la priĂšre se multiplient dans l’espace urbain. »

LIRE l’intĂ©gralitĂ© du compte rendu critique du 26 janvier 2018 :
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-concert-lille-auditorium-du-nouveau-siecle-le-26-janvier-2018-haydn-attahir-beethoven-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch/

 
 

Approfondir

LIRE notre annonce du Concerto pour serpent de B Attahir par l’Orchestre national de Lille :
https://www.classiquenews.com/a-lille-le-concerto-pour-serpent-de-benjamin-attahir/

LIRE notre compte rendu critique du concert de la création Concerto pour serpent de Benjamin Attahir, le 26 janvier 2018
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-concert-lille-auditorium-du-nouveau-siecle-le-26-janvier-2018-haydn-attahir-beethoven-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch/

 

 

 

PrĂ©cĂ©dents articles critiques dĂ©diĂ©s Ă  l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH :

 

 

 

chausson poeme amour et mer alexandre bloch gens orchestre national de lille cd annonce critique cd review cd classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, critique. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha 2018). Comme une houle puissante et transparente Ă  la fois, l’orchestre pilotĂ© par Alexandre Bloch sculpte dans la matiĂšre musicale ; en fait surgir la profonde langueur, parfois mortifĂšre et lugubre, toujours proche du texte (dans les 2 volets prosodiĂ©s, chantĂ©s du « PoĂšme de l’amour et de la mer » opus 19) : on y sent et le poison introspectif wagnĂ©rien et la subtile texture debussyste et mĂȘme ravĂ©lienne dans un raffinement inouĂŻ de l’orchestration. D’une couleur plus sombre, d’un medium plus large, la soprano VĂ©ronique Gens a le caractĂšre idoine, l’articulation naturelle et sĂ©pulcrale (« La mort de l’amour » : dĂ©tachĂ©e, prĂ©cise, l’articulation flotte et dessine des images bercĂ©es par une voluptĂ© brumeuse et cotonneuse, mais dont le dessin et les images demeurent toujours prĂ©sent dans l’orchestre, grĂące Ă  sa diction exemplaire : quel rĂ©gal).

cd-pentatone-les-pecheurs-de-perles-bizet-orch-national-de-lille-alexandre-bloc-fuchs-dubois-sempey-les-cris-de-paris-annonce-cd-evenement-par-classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, ANNONCE. BIZET : Les PĂȘcheurs de perles / ONL, Alexandre Bloch (2 cd Pentatone). En mai 2017, l’Orchestre national de Lille dirigĂ© par Alexandre Bloch son directeur musical, choisissait de ressusciter l’opĂ©ra de jeunesse de Bizet, les PĂȘcheurs de perles (1863). Un sommet lyrique plus abouti et cohĂ©rent qu’on ne le dit, le maillon essentiel avant Carmen (crĂ©e 12 ans plus tard), pour comprendre ce goĂ»t de la caractĂ©risation individuelle, des atmosphĂšres (orientalisantes, proches de LakmĂ© de LĂ©o Delibes plus tardif, crĂ©Ă© en 1883), ce gĂ©nie du drame qui sans emphase et tout en subtilitĂ© dĂ©peint des ĂȘtres d’exception comme les deux amoureux Nadir et Leila, finalement sauvĂ© par le rival du premier, Zurga
 Pour l’orchestre, c’est un dĂ©fi dans l’expression des nombreux paysages sonores ; pour les chanteurs, – tous de la nouvelle gĂ©nĂ©ration du chant français dont surtout les indiscutables Cyrille Dubois et Julie Fuchs (Nadir et Leila), un dĂ©fi sur le plan de la diction romantique française ; pour le chef, mĂȘme travail de ciselure dĂ©taillĂ©e comme de cohĂ©rence du plateau

 

COMPTE-RENDU, critique. LILLE, le 20 nov 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des Mille. Orch National de Lille, Alexandre Bloch, direction.

COMPTE-RENDU, critique. LILLE, le 20 nov 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des Mille. Orch National de Lille, Alexandre Bloch, direction.

HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsLa plus colossale, la plus spectaculaire et pourtant sous les effectifs impressionnants, (plus de 1000 musiciens Ă  la crĂ©ation)
 pĂ©nĂ©trante, bouleversante, humaine. Le propre du chef Alexandre Bloch est de nuancer l’échelle spectaculaire de la symphonie « cosmique » que Mahler compose en quelque mois Ă  l’étĂ© 1909 : le maestro, directeur musical du National de Lille, en exprime l’unitĂ© architecturale et l’irrĂ©pressible Ă©lan salvateur. S’il est bien une symphonie rĂ©demptrice et Ă©lĂ©vatrice, celle ci serait un sommet. Car l’édifice est surtout spirituel, liĂ© Ă  la ferveur personnelle du compositeur : un acte de foi, une expĂ©rience de partage et de fraternitĂ© retrouvĂ©e oĂč l’homme peut ĂȘtre sauvĂ© s’il s’ouvre Ă  l’Amour que lui accorde l’Eternel fĂ©minin. VoilĂ  pour le sens gĂ©nĂ©ral, ascensionnel et de moins en moins terrestre. Sur le plan de la rĂ©alisation, le chef est confrontĂ© Ă  tous les dĂ©fis.

QUE JAILLISSE L’ESPRIT CRÉATEUR
 En latin, l’hymne chrĂ©tien de la PentecĂŽte, « Veni creator », exalte d’abord (premiĂšre partie) toutes les forces d’espĂ©rance, les aspirations des fervents pour que jaillisse l’Esprit CrĂ©ateur. En tant qu’auteur lui-mĂȘme, Mahler devait ĂȘtre plus qu’aucun autre, concernĂ© par le mystĂšre de l’inspiration et de la crĂ©ation ainsi invoquĂ©. EngagĂ© et passionnĂ© par son sujet, le compositeur a souhaitĂ© inventer sa propre Ă©criture en collant au texte ; sans rĂ©fĂ©rence Ă  aucun motif prĂ©alable (ni valses, ni lĂ€ndler ici contrairement Ă  ses symphonies prĂ©cĂ©dentes), il invente littĂ©ralement une nouvelle « prosodie orchestrale » oĂč le chant et la parole des instruments articulent le texte latin. Alexandre Bloch dĂ©taille et explicite ce concept miroitant, autogĂ©nĂ©rateur
  de « variance » (1), oĂč un mĂȘme motif est recyclĂ© en autant de dĂ©clinaisons possibles, produisant en parentĂ© proche et semblable, une multitude d’épisodes divers. Tout est Ă  la fois appareillĂ© mais diffĂ©rent. L’architecture du contrepoint atteint un sommet de complexitĂ© (double fugue) que le chef Ă©claire de l’intĂ©rieur, veillant toujours au sens fraternel global, Ă  la souveraine cohĂ©rence organique que le principe de “variance” prĂ©serve, malgrĂ© le colossal des effectifs rĂ©unis.
Pour se faire, le chƓur britannique Philharmonia Chorus (impliquĂ©, vivant, prĂ©parĂ© par son chef Gavin Carr) relĂšve les dĂ©fis d’une partition qui saisit et mĂȘme foudroie : ici l’incantation du verbe choral « terrasse » mĂȘme ; il assoit la soliditĂ© de l’édifice qui se dĂ©roule et se dĂ©ploie sous nos yeux, occupant un espace de plus en plus large ; idem pour les plus jeunes chanteurs (Jeune ChƓur des Hauts de France, pilotĂ© par Pascale Dieval-Wils), apportant le scintillement vif argent des angelots, surtout des Enfants Bienheureux : dans la partie II, inspirĂ©e par Goethe, chacune de leur intervention y jalonne l’élĂ©vation du corps de Faust, vers son accomplissement spirituel complet, accueilli par Mater Gloriosa.

 

 

 

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La premiĂšre partie est en soi une synthĂšse de toute la musique sacrĂ©e polyphonique depuis la Renaissance, mais avec ce laboratoire instrumental propre Ă  Mahler (juif, lui-mĂȘme converti au catholicisme). On sent bien que ce travail particulier fait Ă©cho Ă  son cheminement personnel, le plus critique comme le plus exigeant.
Avec l’expĂ©rience de toutes les symphonies prĂ©cĂ©dentes, l’Orchestre National de Lille et son chef en mesurent toutes les nuances, chaque aspiration et chaque vertige d’espĂ©rance ou de sidĂ©ration panique, autant de tentatives, de souhaits vĂ©cus par le fervent, confrontĂ© Ă  lui-mĂȘme.

Suite de l'odyssĂ©e MAHLER par l'Orchestre National de LilleLE FAUST TRANSCENDÉ DE MAHLER
 La Seconde partie est assurĂ©ment le seul opĂ©ra que Mahler ait jamais composĂ©. Directeur de l’OpĂ©ra de Vienne pendant une dĂ©cade, le compositeur connaĂźt le rĂ©pertoire lyrique comme peu Ă  son Ă©poque : de Mozart Ă  Beethoven, de Strauss, Debussy Ă  Wagner. Il faut remettre dans la genĂšse de chaque opus symphonique, le travail spĂ©cifique du chef, dirigeant les opĂ©ras des grands maĂźtres. Le second volet de la 8Ăš recycle et Wagner et Strauss, mais dans l’écriture propre Ă  Mahler, avec ces aspĂ©ritĂ©s instrumentales, la diversitĂ© de sĂ©quences qui suivent Ă  la lettre l’enjeu dramatique du sujet, dans le texte de Goethe (ultime scĂšne, Faust II) : la machine orchestrale s’appuyant sur les ressources des choeurs et des 8 solistes expriment cette opĂ©ration mystique qui assure l’élĂ©vation et la rĂ©demption du hĂ©ros ; lĂ  oĂč Schumann et Berlioz ne parlaient que de damnation, ou, dans le cas d’une salvation, ils s’autorisaient Ă  n’évoquer que celle de Marguerite, Mahler embrasse plus large ; rĂ©capitule la tradition romantique faustĂ©enne et « ose » mettre en musique le salut final du hĂ©ros qui avait pourtant pactisĂ© avec le dĂ©mon. Chance lui est offerte d’ĂȘtre sauvĂ© par l’absolu pardon que permet l’Eternel FĂ©minin (quelle soit ici Magna Peccatrix / Magdalena, Samaritana ou Mater Gloriosa) : dĂ©itĂ© souveraine, « reine du ciel » dont ici le docteur Marianus se fait le tĂ©moin, si Ă©mu, et si convaincant (un vĂ©ritable intercesseur).
Alexandre Bloch n’oublie jamais l’échelle de l’humain en dĂ©pit du colossal effectif. Exploitant les facilitĂ©s permises par la salle du Nouveau SiĂšcle, les solistes d’abord dans l’orchestre pour le Veni Creator, car ils sont adorants comme la foule des chƓurs, se prĂ©sentent ensuite comme des acteurs sur le devant de la scĂšne, chacun selon son air soliste et le personnage d’une action lyrique (Pater Ecstaticus, Pater Profundis), puis donc Doctor Marianus, tĂ©moin terrassĂ© ; enfin les 3 femmes, pĂ©nitentes sublimes (trio fĂ©minin). Toujours, il s’agit d’amour et de compassion ; d’appels brĂ»lant Ă  l’amour. Le chef les porte, souligne chaque intervention (d’une activitĂ© wagnĂ©rienne), comme un tĂ©moignage s’adressant directement au public. L’exhortation exclamative du Veni Creator s’immisce insidieusement ainsi dans le texte de Goethe : il lui souffle son urgence, son ardeur embrasĂ©e. Et finalement, on perçoit l’étonnante cohĂ©rence qui respire d’une partie Ă  l’autre.

ACCOMPLISSEMENT A LILLE
 Ecriture picturale d’une invention prodigieuse, ce Faust mahlĂ©rien prolonge par ses couleurs et ses crĂ©pitements fauves, tout ce que les premiers romantiques Berlioz, Schumann, Liszt ont apportĂ© au mythe. Il n’est que d’écouter ici l’ample prĂ©lude introductif qui dĂ©peint la solitude de Faust ermite dans la montagne pour mesurer l’acuitĂ© et la profondeur de Mahler. Sa capacitĂ© Ă  peindre et exprimer le drame du hĂ©ros que la question taraude. On y dĂ©tecte et la profonde insatisfaction de l’homme, et l’ample souffle de la Nature qui se dĂ©robe.
GĂ©nĂ©reux comme Ă  son habitude, engagĂ© et mesurant aussi en dĂ©licats Ă©quilibres, l’impact de chaque pupitre traitĂ© en bloc agissant, dĂ©taillĂ©, articulĂ© (cuivres, cordes, vents et bois), Alexandre Bloch nous offre une superbe leçon d’éloquence orchestrale au service de ce cheminement progressif qui conduit Faust Ă©reintĂ©, des tĂ©nĂšbres Ă  la lumiĂšre ; du terrestre au cĂ©leste, sous la caresse permanente de la Femme protectrice, compassionnelle, gĂ©nĂ©reuse, omnisciente.

Pour assoir encore l’assise chtonienne de la cathĂ©drale, le maestro opte comme Ă  Vienne oĂč a Ă©tĂ© triomphalement crĂ©Ă©e en 1910, la 8Ăš, pour l’alignement des 10 contrebasses sur toute la rangĂ©e du fond de l’orchestre. Outre un son collectif puissant et volontaire, l’Orchestre National de Lille auquel se sont joints plusieurs membres complĂ©mentaires de l’Orchestre de Picardie, en un partenariat judicieux, dĂ©montre son haut niveau d’expertise solistique. Percent, ronds et actifs, clarinettes, flĂ»tes, hautbois ; mais aussi le prodigieux cor solo, le premier violon (Fernand Iaciu), 
 c’est un collectif d’individualitĂ©s qui se dressent, tĂ©moignent, exultent dans le partage, jusqu’à l’accomplissement final (choeur mysticus).

 

 

 

Jalon du cycle Mahler 2019, la symphonie des Mille
confirme l’évidente sĂ©duction de l’Orchestre National de Lille

Du colossal et du spirituel
L’ivresse fraternelle de la 8ù par Alexandre BLOCH

 

 

 

 

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Parmi les solistes, d’une remarquable musicalitĂ©, les voix de Daniela Köhler (sop I : Magna Peccatrix), de Michaela Selinger (Samaritana) se distinguent particuliĂšrement, par leur rondeur naturelle, leur projection Ă©vidente ; comme le Doctor Marianus du tĂ©nor Ric Furman, soucieux du texte. On y retrouve ce sens du relief et de l’incarnation, identique Ă  celui qui inspirait Solti lorsqu’il optait pour des voix wagnĂ©riennes – amples mais articulĂ©es et trĂšs finement caractĂ©risĂ©es.
Chacun dĂ©fend sa partie comme celle d’un opĂ©ra, mais avec le souffle universel que vĂ©hicule le texte de Goethe. Alexandre Bloch n’en oublie pas pour autant audaces et singularitĂ©s saisissantes de l’écriture de Mahler : l’orchestre en plusieurs passages dessinent comme un vortex sonore, aux couleurs et harmonies inĂ©dites dont le chromatisme et l’exacerbation prolongent Wagner et rejoignent aussi son contemporain – autre grand symphoniste et narrateur habile dans les fresques saisissantes : Richard Strauss (prĂ©cisĂ©ment celui de La Femme sans ombre, conçue dans la mĂȘme dĂ©cennie que la 8Ăš).
On attend d’ailleurs Alexandre Bloch dans les Ɠuvres symphoniques de ce dernier. Certainement un chantier complĂ©mentaire, jouant comme un double, en un autre cycle attendu, espĂ©ré  qui pourrait se rĂ©vĂ©ler tout aussi passionnant que celui dĂ©diĂ© cette annĂ©e Ă  Gustav Mahler.
L’ambition du chef, aujourd’hui directeur du National de Lille se confirme ainsi indiscutablement. Alexandre Bloch a ce caractĂšre des grands guides, capable de fĂ©dĂ©rer autour d’un fil ambitieux : chaque jalon du « feuilleton » MAHLER l’a dĂ©montrĂ©. La rĂ©alisation d’une telle Ɠuvre reste exceptionnelle ; elle est aussi redoutable que spectaculaire ; son enjeu spirituel fusionnant avec les effectifs pharaoniques requis pour l’exprimer. Sur chacun de ces plans, chef et musiciens ont offert au Nouveau SiĂšcle de Lille, un indiscutable accomplissement. Mais pour se faire, il a fallu aussi associer les ressources locales et les rendre complĂ©mentaires. De sorte que cette 8Ăš de Mahler est aussi la concrĂ©tisation d’une action exemplaire de concertation et d’implication de diffĂ©rents acteurs sur un mĂȘme territoire : ici orchestres National de Lille, de Picardie, Jeune ChƓur des Hauts de France. Le « terrassement » souhaitĂ© dans sa premiĂšre partie ; le tournoiement des « soleils » et des « planĂštes », Ă©voquĂ©s par Mahler Ă  propos de son Ɠuvre (dans une lettre adressĂ©e au chef Mengelberg), se sont bien rĂ©alisĂ©s Ă  Lille sous la conduite d’Alexandre Boch. Il s’agit bien d’un jalon particuliĂšrement convaincant (avec les 3Ăš et 7Ăš symphonies) de ce cycle dĂ©sormais majeur dans la vie de l’Orchestre.

Prochain rv Mahler Ă  Lille par l’Orchestre National de Lille, dernier Ă©pisode, Symphonie n°9, les 15 et 16 janvier 2020. Le cd de la 7Ăš symphonie est annoncĂ© au printemps 2020.

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COMPTE-RENDU, critique. LILLE, le 20 nov 2019. MAHLER : Symphonie n°8 des Mille. Orch National de Lille, Alexandre Bloch, direction.

Gustav Mahler
Symphonie n°8, dite “Des Mille”
Direction : Alexandre Bloch
Sopranos: Daniela Köhler, Yitian Luan, Elena Gorshunova / ‹Altos: Michaela Selinger, Atala Schöck / ‹TĂ©nor: Ric Furman / ‹Baryton: Zsolt Haja‹ / Basse : Sebastian Pilgrim
Orchestre National de Lille‹  /  Orchestre de Picardie
Philharmonia Chorus‹ / Chef de chƓur : Gavin Carr
Jeune ChƓur des Hauts-de-France
Cheffe de chƓur : Pascale Dieval-Wils
Illustrations : remerciements à © Ugo Ponte / ONL 2019

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Approfondir

 

 

 

La minute du chef : la 8Ăšme Symphonie / l’écriture spĂ©cifique de Gustav Mahler expliquĂ©e par Alexandre Bloch (principe de “variance”, identifiĂ© par Adorno) (1)
https://www.youtube.com/watch?v=dKyM441oMGA

 

 

 

La 8Úme Symphonie dans son intégralité
https://www.facebook.com/france3nordpasdecalais/posts/2861139047264898

 

 

 

LIRE aussi notre annonce de la Symphonie n°9, les 15 et 16 janvier 2020
http://www.classiquenews.com/symphonies-n8-des-mille-symphonie-n9-de-gustav-mahler-a-lille/

 

 

VIDEO – REPLAY / Revoir aussi (jusqu’en avril 2020), toutes les Symphonies de Gustav Mahler par l’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch sur le site YOU TUBE de l’ONL Orchestre National de Lille (avec de nombreux modules vidĂ©o des musiciens et de tĂ©moins expliquant leur comprĂ©hension de l’univers malhĂ©rien)

https://www.youtube.com/user/ONLille