Expos. Verdi, Wagner et l’Opéra de Paris, jusqu’au 9 mars 2014

Exposition. Du 17 décembre 2013 au 9 mars 2014. Les relations tumultueuses entre Giuseppe Verdi, Richard Wagner et l’Opéra de Paris ont déjà fait l’objet d’expositions, notamment dans les murs du Palais Garnier, mais toutes ces manifestations ont porté l’attention de manière disjointe sur chacun des deux compositeurs dans ses rapports avec la « Grande boutique ». Pourtant, il s’agit bien de deux contemporains qui amènent à l’Opéra une nouvelle conception du genre lyrique et une nouvelle vision de la scène – leurs idées se rejoignent d’ailleurs pour partie – et qui ont affaire aussi aux mêmes hommes : c’est sous la même direction, celle d’Alphonse Royer (1856-1862), que Le Trouvère et Tannhäuser entrent au répertoire de l’Opéra, respectivement le 12 janvier 1857 et le 13 mars 1861. L’exposition à la Bibliothèque Musée de l’Opéra de Paris, au Palais Garnier dresse un bilan exhaustif de leurs relations difficiles, toujours tendues mais particulièrement fécondes. La France avec Baudelaire confrontée au choc de Tannhäuser invente le wagnérisme littéraire ; Verdi s’acclimatant au cadre de l’opéra français régénère son style avec Jérusalemn, Don Carlos …

 

 

à l’école du grand opéra avec choeur et ballet …

 

verdi_582_face_portrait_boldiniNe convient-il pas de reconsidérer de manière croisée comment l’Opéra adopte les idées nouvelles qu’apportent ces deux compositeurs, comment il y résiste, comment il les transforme ? Les relations de Verdi et de Wagner avec l’Opéra obéissent aussi à des enjeux institutionnels, artistiques, économiques et politiques qui ne s’évanouissent pas avec le décès des deux compositeurs, bien au contraire : les ambitions artistiques et de modernité des directeurs, mais aussi les évolutions des rapports diplomatiques entre la France, l’Allemagne et l’Italie (à l’occasion notamment des deux conflits mondiaux qui marquent le XXe siècle) tout comme les mutations de l’économie du spectacle expliquent la dynamique qu’entretient le répertoire de l’Opéra avec les œuvres de Verdi et de Wagner.
À l’occasion du bicentenaire de la naissance des deux compositeurs, la Bibliothèque nationale de France et l’Opéra national de Paris s’associent donc pour montrer comment, de la première de Jérusalem de Verdi, en 1847, à la présentation du cycle complet de L’Anneau du Nibelung de Richard Wagner, en 2013, l’Opéra de Paris réexamine régulièrement la place que prend l’œuvre monumentale et réformatrice de Verdi et de Wagner au sein de son répertoire.

 

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