ERNANI de VERDI, par Daniele Rustioni

VERDI_442_Giuseppe_Verdi_portraitFRANCE MUSIQUE, sam 23 nov 2019, 20h. VERDI : ERNANI. RUSTIONI. Suite du cycle verdien initiĂ© depuis Lyon… Concert donnĂ© le 8 novembre 2019 Ă  19h30 au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es Ă  Paris. D’aprĂšs le compte rendu de notre rĂ©dacteur JF Lattarico, tĂ©moin de la production prĂ©sentĂ©e en nov Ă  l’OpĂ©ra national de Lyon, le plateau (comprenant certains jeunes apprentis du Studio lyrique local) et l’orchestre mĂ©ritaient le meilleur accueil. Voici ce qu’écrivait notre collaborateur envoyĂ© spĂ©cial Ă  Lyon Ă  propos de l’excellente distribution masculine : 
 « La direction de Rustioni fait encore mouche face Ă  une distribution dominĂ©e par un exceptionnel Francesco Meli. OpĂ©ra Ă©minemment politique au sein de la production de jeunesse de Verdi (c’est son cinquiĂšme opus aprĂšs le succĂšs en demi-teintes des Lombardi), Ernani rĂ©unit pour la premiĂšre fois de façon claire (Nabucco mis Ă  part) la typologie vocale verdienne dĂ©sormais topique : un tĂ©nor, une soprano dramatique, un baryton Ă  l’ample ambitus et une basse d’exception. La distribution rĂ©unie ici remplit presque toutes ses promesses.
Dans le rĂŽle-titre, le tĂ©nor Francesco Meli Ă©blouit par un timbre clair, magnifiquement projetĂ©, une diction impeccable, dĂšs son air d’entrĂ©e (« Oh tu, che l’alma adora »), et se dĂ©marque largement dans les nombreux ensembles. Son interprĂ©tation, toujours attentive aux mille nuances du texte, jamais ne tombe dans la caricature du tĂ©nor belcantiste qui sacrifie l’expressivitĂ© du chant au profit d’une virtuositĂ© gratuite. Les mĂȘmes qualitĂ©s se retrouvent dans le Silva de Roberto Tagliavini, chanteur racĂ©, timbre de bronze d’une grande noblesse qui, sans avoir l’ñge du personnage, sert admirablement l’un des plus beaux rĂŽles verdiens des « annĂ©es de galĂšre », et sans doute l’un des plus complexes de cette partition inĂ©gale mais souvent fascinante. Son dernier air dans lequel il reste sourd aux priĂšres de sa victime (« Solingo, errante e misero »), est un moment d’une grande intensitĂ© pathĂ©tique. On retrouve dans le rĂŽle musicalement trĂšs riche de Don Carlo, le baryton-basse mongol Amartuvshin Enkhbat, dĂ©jĂ  entendu dans Attila, et dans Nabucco en novembre dernier Ă  l’Auditorium de Lyon. »

FRANCE MUSIQUE, sam 23 nov 2019, 20h. VERDI : ERNANI. RUSTIONI. Giuseppe Verdi : Ernani – OpĂ©ra en quatre actes sur un livret de Francesco Maria Piave tirĂ© du drame romantique de Victor Hugo Hernani et crĂ©Ă© au Teatro La Fenice de Venise le 9 mars 1844

Francesco Meli, ténor, Ernani
Carmen Giannattasio, soprano, Elvira
Amartuvshin Enkhbat, baryton, Don Carlos
Roberto Tagliavini, basse, Don Ruy Gomez de Silva
Margot Genet, soprano, soliste du Studio de l’OpĂ©ra National de Lyon, Giovanna
KaĂ«lig BochĂ©, tĂ©nor, soliste du Studio de l’OpĂ©ra National de Lyon, Don Riccardo
Matthew Buswell, baryton-basse, soliste du Studio de l’OpĂ©ra National de Lyon, Jago
Choeurs de l’OpĂ©ra National de Lyon
Orchestre de l’OpĂ©ra National de Lyon
Direction : Daniele Rustioni

Comments are closed.