MILAN. Anna NETREBKO chante Tosca à La Scala

Netrebko-Anna-diva-tosca-scala-de-milano-annonce-critique-opera-classiquenewsFrance Musique, sam 7 déc 2019. SCALA, PUCCINI : Anna Netrebko chante TOSCA. Elle chante les rôles dramatiques de Verdi (Lady Macbeth) et se lance à présent dans Tosca de Puccini : rôle passionné et exigeant qui comme La Traviata, exige des talents d’actrice spécifiques selon chaque acte. Acte I : la divine cantatrice, Floria Tosca, amoureuse inquiète, tendue vis à vis de son amant le peintre Mario Cavaradossi, bonapartiste qui est prêt à aider les fugitifs pourchassés par l’infect baron Scarpia, le préfet de la police de Rome (qui aime aussi Tosca). A l’acte II, c’est l’indomptable lionne qui sachant Mario emprisonné et torturé (elle l’entend même gémir selon la mise en scène du sadique Scarpia) est prête à tuer et manipuler ; enfin à l’acte III, Tosca honteusement trompée et veuve, se jette dans un dernier élan sublime, dans le vide, du haut de la prison Saint-Ange… La prière de Tosca (à la Vierge) exprime le désarroi d’une âme fervente qui doit souffrir et vaincre l’insupportable…
Que sera la prise de rôle d’Anna Netrebko, diva hyperféminine, prête re lever tous les défis dramatiques et vocaux ? Le personnage dérivé de la pièce éponyme de Victorien Sardou, ouvre en 1900, la voie au vérisme musical, qui allie réalisme et exacerbation des sentiments. Rares les couples d’artistes portés à la scène lyrique : la cantatrice Tosca, le peintre Mario incarne le sublime de l’amour absolu. Qui sait défier l’ordre, la loi sauvage, le destin cynique. Direct depuis la Scala de Milan, production inaugurant la nouvelle saison lyrique de la Scala. Immanquable.

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logo_france_musique_DETOUREFrance Musique, sam 7 déc 2019. SCALA, PUCCINI : Anna Netrebko chante TOSCA. 20h – 23h (Samedi à l’opéra)
Production d’ouverture diffusée en direct de la Scala de Milan
Giacomo Puccini : Tosca
Opéra en trois actes créé le 14 janvier 1900 au Teatro Costanzi de Rome.
Luigi Illica, librettiste / Giuseppe Giacosa, librettiste
d’après Victorien Sardou, auteur

Anna Netrebko, soprano, Floria Tosca, une célèbre chanteuse
Luca Salsi, baryton, Baron Scarpia, chef de la police
Francesco Meli, Mario Cavaradossi, peintre
Vladimir Sazdovski, basse, Cesare Angelotti, ancien consul
Alfonso Antoniozzi, baryton, sacristain
Carlo Bosi, ténor, Spoletta, un agent de police
Giulio Mastrototaro, basse, Sciarrone, un autre agent

Chœur de la Scala de Milan
Orchestre de la Scala de Milan
Direction : Riccardo Chailly

COMPTE-RENDU, critique, opéra. LYON, le 6 nov 2019. VERDI : Ernani. F. Meli… Orch et chœur de l’opéra de Lyon, Daniele Rustioni

COMPTE-RENDU, critique, opéra. LYON, le 6 nov 2019. VERDI : Ernani. F. Meli… Orch et chœur de l’opéra de Lyon, Daniele Rustioni. Avant une production scénique très attendue de Rigoletto en mars prochain (2020), le cycle Verdi se poursuit avec un Ernani en version de concert de très haute volée. La direction de Daniele Rustioni fait encore mouche face à une distribution dominée par un exceptionnel Francesco Meli.

 

 

 

Lyon fait rugir le lion de Castille

 

 

giuseppe-verdi_jpg_240x240_crop_upscale_q95Opéra éminemment politique au sein de la production de jeunesse de Verdi (c’est son cinquième opus après le succès en demi-teintes des Lombardi), Ernani réunit pour la première fois de façon claire (Nabucco mis à part) la typologie vocale verdienne désormais topique : un ténor, une soprano dramatique, un baryton à l’ample ambitus et une basse d’exception. La distribution réunie ici remplit presque toutes ses promesses.
Dans le rôle-titre, le ténor Francesco Meli éblouit par un timbre clair, magnifiquement projeté, une diction impeccable, dès son air d’entrée (« Oh tu, che l’alma adora »), et se démarque largement dans les nombreux ensembles. Son interprétation, toujours attentive aux mille nuances du texte, jamais ne tombe dans la caricature du ténor belcantiste qui sacrifie l’expressivité du chant au profit d’une virtuosité gratuite. Les mêmes qualités se retrouvent dans le Silva de Roberto Tagliavini, chanteur racé, timbre de bronze d’une grande noblesse qui, sans avoir l’âge du personnage, sert admirablement l’un des plus beaux rôles verdiens des « années de galère », et sans doute l’un des plus complexes de cette partition inégale mais souvent fascinante. Son dernier air dans lequel il reste sourd aux prières de sa victime (« Solingo, errante e misero »), est un moment d’une grande intensité pathétique. On retrouve dans le rôle musicalement très riche de Don Carlo, le baryton-basse mongol Amartuvshin Enkhbat, déjà entendu dans Attila, et dans Nabucco en novembre dernier à l’Auditorium de Lyon. On ne peut que louer la parfaite maîtrise de la langue et l’intelligence du texte servies par une voix caverneuse théâtralement toujours efficace, même si l’on peut regretter une émission trop souvent voilée qui tranche avec la clarté d’émission des deux autres chanteurs masculins. Son grand air du 3e acte a cependant pétrifié le public, révélant un chant d’une grande nuance et subtilité. La déception vient en revanche de la soprano Carmen Giannantasio, dans le rôle moins fouillé d’Elvira. Si la voix est bien là, si l’ambitus vocal, plutôt impressionnant, épouse assez bien les difficultés vocales du personnage – comparable à bien des égards à l’Abigaile de Nabucco –, on regrette une interprétation trop poussive (peu élégante, avec des aigus forcés et sans nuance) qui rompt ainsi l’homogénéité d’une distribution qui autrement eût été sans faille. Les autres rôles secondaires sont correctement tenus, avec cependant un italien à la prononciation pas toujours très orthodoxe.
rustioni-daniele-maestro-chef-opera-critique-annonce-opera-festival-concert-classiquenewsLes chœurs, qui dans ces opéras patriotiques ont, comme on le sait, une fonction importante (ils sont l’incarnation de l’identité collective du peuple), sont une fois de plus remarquablement défendus par les forces de l’Opéra de Lyon dirigés par Johannes Knecht, même si on eût préféré des choix de tempi moins rapides qui nuisent à l’intelligibilité du texte, notamment le chœur d’entrée (« Evviva, beviam »), soulignant davantage la pulsation rythmique que le message dont l’habillage musical (Verdi y attachait une grande importance) est censé être porteur. Dans la fosse, Daniele Rustioni consolide sa réputation de chef exceptionnellement engagé : toujours la même précision et le même équilibre des pupitres qui distillent une fabuleuse énergie au service du drame, maître-mot de l’opéra verdien.

 
 

Compte-rendu. Lyon, Opéra de Lyon (Auditorium), Verdi, Ernani, 6 novembre 2019. Francesco Meli (Ernani), Carmen Giannattasio (Elvira), Amartuvshin Enkhbat (Don Carlo), Roberto Tagliavini (Don Ruy Gomez de Silva), Margot Genet (Giovanna), Kaëlig Boché (Don Riccardo), Matthew Buswell (Jago), Johannes Knecht (Chef des chœurs), Orchestre et chœur de l’Opéra de Lyon, Daniele Rustioni (direction). Diffusion de la représentation donnée à Paris dans la foulée, le 23 nov 2019 sur France Musique.

 
 

ERNANI de VERDI, par Daniele Rustioni

VERDI_442_Giuseppe_Verdi_portraitFRANCE MUSIQUE, sam 23 nov 2019, 20h. VERDI : ERNANI. RUSTIONI. Suite du cycle verdien initié depuis Lyon… Concert donné le 8 novembre 2019 à 19h30 au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. D’après le compte rendu de notre rédacteur JF Lattarico, témoin de la production présentée en nov à l’Opéra national de Lyon, le plateau (comprenant certains jeunes apprentis du Studio lyrique local) et l’orchestre méritaient le meilleur accueil. Voici ce qu’écrivait notre collaborateur envoyé spécial à Lyon à propos de l’excellente distribution masculine : … « La direction de Rustioni fait encore mouche face à une distribution dominée par un exceptionnel Francesco Meli. Opéra éminemment politique au sein de la production de jeunesse de Verdi (c’est son cinquième opus après le succès en demi-teintes des Lombardi), Ernani réunit pour la première fois de façon claire (Nabucco mis à part) la typologie vocale verdienne désormais topique : un ténor, une soprano dramatique, un baryton à l’ample ambitus et une basse d’exception. La distribution réunie ici remplit presque toutes ses promesses.
Dans le rôle-titre, le ténor Francesco Meli éblouit par un timbre clair, magnifiquement projeté, une diction impeccable, dès son air d’entrée (« Oh tu, che l’alma adora »), et se démarque largement dans les nombreux ensembles. Son interprétation, toujours attentive aux mille nuances du texte, jamais ne tombe dans la caricature du ténor belcantiste qui sacrifie l’expressivité du chant au profit d’une virtuosité gratuite. Les mêmes qualités se retrouvent dans le Silva de Roberto Tagliavini, chanteur racé, timbre de bronze d’une grande noblesse qui, sans avoir l’âge du personnage, sert admirablement l’un des plus beaux rôles verdiens des « années de galère », et sans doute l’un des plus complexes de cette partition inégale mais souvent fascinante. Son dernier air dans lequel il reste sourd aux prières de sa victime (« Solingo, errante e misero »), est un moment d’une grande intensité pathétique. On retrouve dans le rôle musicalement très riche de Don Carlo, le baryton-basse mongol Amartuvshin Enkhbat, déjà entendu dans Attila, et dans Nabucco en novembre dernier à l’Auditorium de Lyon. »

FRANCE MUSIQUE, sam 23 nov 2019, 20h. VERDI : ERNANI. RUSTIONI. Giuseppe Verdi : Ernani – Opéra en quatre actes sur un livret de Francesco Maria Piave tiré du drame romantique de Victor Hugo Hernani et créé au Teatro La Fenice de Venise le 9 mars 1844

Francesco Meli, ténor, Ernani
Carmen Giannattasio, soprano, Elvira
Amartuvshin Enkhbat, baryton, Don Carlos
Roberto Tagliavini, basse, Don Ruy Gomez de Silva
Margot Genet, soprano, soliste du Studio de l’Opéra National de Lyon, Giovanna
Kaëlig Boché, ténor, soliste du Studio de l’Opéra National de Lyon, Don Riccardo
Matthew Buswell, baryton-basse, soliste du Studio de l’Opéra National de Lyon, Jago
Choeurs de l’Opéra National de Lyon
Orchestre de l’Opéra National de Lyon
Direction : Daniele Rustioni

Compte rendu, opéra. Poitiers. CGR Castille en direct de Milan. Verdi : Giovanna d’Arco, opéra en un prologue et trois actes sur un livret de Temistocle Solera d’après le livre de Friedrich von Schiller «La pucelle d’Orléans». Anna Netrebko, Anna, Francesco Meli, Carlo VII, Devid Cecconi, Giacomo … Orchestra e coro alla Scala. Riccardo Chailly, direction. Mosche Leiser et Patrice Caurier, mise en scène; Agostino Cavalca, costumes; Christophe Forey, lumières; Christian Fenouillat, décors; Leah Hausman, chorégraphies; Etienne Guiol, vidéos.

Avec l’abandon de sa collaboration avec le Royal Opera House de Londres, les cinémas CGR de la région-Poitou Charentes en général et de Poitiers en particulier n’ont plus de partenariat squ’avec les grandes scènes lyriques italiennes. C’est ainsi que nous avons pu voir hier en direct, l’ouverture de la saison lyrique de la plus prestigieuse d’entre elles : la Scala de Milan. Pour cette saison 2015 / 2016, La Scala présente un opéra très méconnu de Giuseppe Verdi (1813-1901) : Giovanna d’Arco. Pour cette Å“uvre, Verdi et son librettiste, Temistocle Solera, se sont inspirés du livre de Friedrich von Schiller «La pucelle d’Orléans». Absente de la scène milanaise depuis cent cinquante ans, Giovanna d’Arco y revient estampillée du label «nouvelle production». Dans le rôle-titre, la diva verdienne Anna Netrebko en très grande forme. Quant à la mise en scène, elle a été confiée à un duo français : Mosche Leiser et Patrice Caurier.

 

Anna Netrebko chante Giovanna d’Arco

La Scala ressuscite Giovanna d’Arco des cartons après … 150 ans d’absence à Milan

 

La mise en scène, justement, est quelque peu étrange. Se basant sur la faiblesse, réelle cependant, du livret les deux metteurs en scène ont placé l’action au XIXe siècle dans ce qui ressemble étrangement à un hôpital psychiatrique version bourgeoise. Dans cette optique nous ne quittons jamais vraiment la chambre de la jeune fille qui se prend pour Jeanne d’Arc. De temps en temps, le mur de fond bouge pour permettre au choeur ou aux solistes d’aller et venir sauf dans le premier acte où il est totalement ouvert juste après la victoire de Jeanne et de Charles. Ce qui sauve l’ensemble, ce sont les lumières superbes de Christophe Foret et les chorégraphies de Leah Hausman : la danse des démons lors du duo Carlo/Giovanna est une réussite malgré la crudité de la scène. Les derniers épisodes de l’opéra sont hors sujet. Quelle drôle d’idée de laisser Giovanna sur la scène pendant que son père commente l’ultime bataille dans laquelle elle trouve la mort en sauvant le roi de France. Quant à la mort de Giovanna, elle est un peu bizarre, voire totalement hors sujet. Comme on ne sait plus vraiment si on est sur le champs de bataille du XVe siècle ou dans un hôpital psychiatrique du XIXe siècle, les metteurs en scène font mourir Giovanna, en une scène de la folie de la jeune fille qui se prenait pour la pucelle. Quant aux costumes à part ceux de Giacomo, qui reste résolument au XIXe siècle et de Carlo qui est un peu trop doré détonnant ainsi sur la scène de la Scala, ils vont plutôt bien aux personnages. Dans un tel mélange d’époques et de styles, seul le choeur est bien servi avec des costumes XVe superbes.

 

 

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Vocalement en revanche, nous n’avons que des satisfactions. Anna Netrebko qui campe Giovanna est éclatante de santé. La voix est somptueuse et la soprano russe utilise son instrument avec une maîtrise quasi parfaite donnant à la jeune héroïne une puissance bienvenue. Si Netrebko a fait de grand progrès comme actrice, elle révèle cependant de sérieux soucis concernant la diction pas toujours très nette. Face à elle, Francesco Meli incarne un Carlo VII flamboyant. Si nous regrettons qu’il soit affublé d’un costume et d’un maquillage excessivement dorés, – trop de dorure tue la dorure-, la voix est chaleureuse, ronde, puissante ; la tessiture correspond parfaitement au rôle. Survolté le jeune ténor donne à Carlo un charisme très fort qui manquait cruellement au véritable Charles VII dans les premières années de son règne. Le cas de Devid Cecconi (Giacomo) est un peu particulier. Appelé par la Scala pour la pré-générale, la générale et l’ante-prima (réservée au jeune public) pour remplacer Carlos Alvarez souffrant qui se contentait de jouer, il a été rappelé en catastrophe pour remplacer son collègue atteint par une bronchite carabinée et interdit de scène juste avant la première par le médecin qui l’a ausculté. Dans ces circonstances, si particulières nous passerons rapidement sur une performance scénique très en-deça de celle de ses deux collègues survoltés par un public tout acquis à leur cause. Il faut quand même bien reconnaître que ce pauvre Giacomo n’est servi ni par la mise en scène ni par son costume XIXe. Vocalement en revanche, Cecconi n’a rien à envier à Alvarez, qu’il remplace très avantageusement, ni à ses partenaires. Et d’ailleurs le public a si bien compris la situation qu’il a acclamé le jeune baryton autant que les deux autres chanteurs. Saluons rapidement le Talbot très honorable de Dmitry Beloselskiy et la trop brève apparition de Michele Mauro (Delil). Dernier personnage de cette Giovanna d’Arco : le choeur de la Scala. Il a été parfaitement préparé par son chef que ce soit pour ses interventions hors scène, les plus difficiles, ou sur scène.

Dans la fosse c’est Riccardo Chailly qui prend en main l’orchestre de la Scala. Excellent musicien et fin connaisseur des opéras de Verdi, le chef, dont nous avions d’ailleurs salué le superbe concert d’ouverture du festival Verdi de Parme en 2013, prend ses musiciens en main avec une belle autorité. La direction de Chailly, qui inaugure ainsi ses prises de fonction comme nouveau directeur musicale de La Scala, est dynamique, juste, sans défaillance. Très attentif à ce qui se passe sur la scène, il veille à ne jamais couvrir ses chanteurs et les accompagne avec un soin tout particulier, ciselant chaque note, chaque phrase tel un magicien soignant ses tours.

Ainsi, nonobstant une mise en scène qui se trouve un peu entre la poire et le dessert, la nouvelle Giovanna d’Arco est musicalement superbe avec un trio complètement survolté. Le pari est d’autant plus grand que cet opéra de Verdi ne renait de ses cendres que depuis peu d’années. Notons aussi qu’il s’agit d’un retour important et très attendu étant donné que Giovanna d’Arco n’avait pas été donnée à la Scala de Milan depuis … 1865. Dans de telles conditions, nous aurions apprécié de voir une mise en scène plus sobre. Il y a néanmoins un vrai travail de réflexion, et nous aurions préféré qu’elle soit effectivement située à l’époque à laquelle se déroule l’histoire et non dans un obscur hôpital psychiatrique du XIXe siècle avec des allers-retours au XVe siècle qui ajoute de la confusion.

Compte rendu, l’opéra au cinéma. Poitiers, CGR Castille en direct de Milan. Giuseppe Verdi (1813-1901): Giovanna d’Arco, opéra en un prologue et trois actes sur un livret de Temistocle Solera d’après le livre de Friedrich von Schiller «La pucelle d’Orléans». Anna Netrebko, Anna; Francesco Meli, Carlo VII; Devid Cecconi, Giacomo; Dmitry Beloselskiy, Talbo;, Michele Mauro, Delil. Orchestra e coro alla Scala. Riccardo Chailly, direction. Mosche Leiser et Patrice Caurier, mise en scène; Agostino Cavalca, costume; Christophe Forey, lumières; Christian Fenouillat, décors; Leah Hausman, chorégraphies; Etienne Guiol, vidéos.