C'était l'événement lyrique de l'Opéra national de Paris: le retour du "grand opéra" La Juive de Fromental Halévy (1835) sur la scène de Bastille. Retiré de l'affiche un siècle après sa création (Salle Le Pelletier), en avril 1934, l'opéra était proposé du 16 février au 20 mars 2007.
La Juive qui a fait son grand retour sur la scène de l'Opéra parisien en février et mars 2007, reste l'événement de la saison lyrique de la Maison. La reprise offre, enfin, l'occasion au grand public, de renouer avec le "grand genre", initié avec Rossini (Guillaume Tell) et incarné dans l'imaginaire commun par Les Huguenots de Meyerbeer.
Butinage en trois concerts : c’est le lot des visiteurs furtifs, dans un festival qui conjuguait « hommage à Scelsi, symphonie diagonale et atelier cosmopolite ». D’un côté, le jeune Quatuor Leonos, l’Ensemble vocal Séquence de Laurent Gay, la soprano Laure-Anne Payot, l’Ensemble du Conservatoire (Jean-Jacques Balet) , et de l’autre le piano héroïque de François-Frédéric Guy pour une « Sonate » de Hugues Dufourt.
Jeanne d'Arc au bûcher" d'Arthur Honegger, a été composé en 1935, puis augmenté d'un nouveau prologue (Prologue des ténèbres) dix ans plus tard, en 1945, dans lequel le compositeur met en parallèle la France de Jeanne envahie par les anglais, et la France contemporaine, occupée par les nazis.
En décembre 2005, le pianiste, âgé de 23 ans, qui a fait ses classes au Conservatoire de Shenyang, mais surtout au sein du Conservatoire central de Pékin, avant de s'envoler de l'autre côté du monde, toujours accompagné de son père, revient non sans émotion dans le foyer familial où l'attend sa mère, ses amis...
L'oeuvre, créée en 1835, la même année que La Juive d'Halévy, à Paris, est un ouvrage majeur de l'opéra romantique italien, quand Wagner n'a pas encore créé à Dresde le Vaisseau Fantôme (1843), et que Paris, présente ainsi, l'un des modèles du "grand opéra". Lucia a révélé le génie lyrique de Gaetano Donizetti
A son aise, autant dans le buffa que le seria, Rossini émerveille les auditeurs avec la grâce, l'esprit, l'élégance qui le caractérisent désormais sur la scène. Elisabetta, regina d'Ingilterra (1815) précède le chef d'oeuvre absolu de l'opéra buffa, Le Barbier de Séville, créé en 1816. L'air de Rosine, "Una voce poco fa", démontre sa maestrià de la ligne vocale dont l'arabesque acrobatique dialogue avec un orchestre harmoniquement enrichi.
L'Enlèvement au Sérail créé à l'Opéra de Vienne, en janvier 1782, témoigne de cette emprise de la pulsion féministe, dont la "fureur" préfigure la Rosine du Barbier de Séville de Rossini. Le compositeur réserve même à son héroïne qui porte le prénom de sa jeune et récente épouse, Constanze, un air au développement jamais vu auparavant dans un opéra.
Rien ne semblait destiner Donizetti à relever le défi de ce chef-d'oeuvre comique, aussi affûté que subtil. Dès sa création au Théâtre Lyrique à Paris, le 3 janvier 1843, l'ouvrage convainc par sa justesse malgré un canevas tissé de ficelles usées. Aucune vulgarité ici mais la finesse d'une intuition musicale qui revisite le genre pourtant traditionnel du buffa napolitain!
Après sa récente parution en cd chez Ricercar, c'est live que Bernard Foccroulle vient, en ce début mai 2007, interpréter l'intégrale de l'oeuvre d'orgue du maître de Lübeck à la Cathédrale Saint-Michel de Bruxelles.