Reprise attendue à l’Opéra Royal de Versailles… voici Atys, sommet de la tragédie lyrique française, taillée pour Louis XIV en 1676, et dont le flux sanglant, la lyre tragique s’imposent grâce au livret de Quinault. Contrairement aux règles convenues, le drame s’achève ici sur la mort du héros… suivant le drame d’Ovide (Les Métamorphoses), l’opéra de Jean-Baptiste Lully resplendit dans l’ombre de la mort et du deuil que sait instiller l’incroyable texture de la musique. Les duos Sangaride / Atys, la confrontation avec la jalouse Cybèle, le tableau du sommeil, enfin la chaconne finale demeurent les pages les plus bouleversantes du théâtre musical français versaillais. Dans l’écrin de l’Opéra Royal, la tragédie en musique de Lully trouve un cadre particulièrement adapté. L’acoustique de la salle permet de goûter comme nul part ailleurs, la prosodie du texte de Philippe Quinault, l’un des plus beaux jamais conçus alors.
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Photo : Gregory Batardon
Ainsi 35 ans après la recréation devenue mythique d’Atys (1676), surnommé « l’opéra du Roi », recréation néobaroque par William Christie et Jean-Marie Villégier (1987), en perruque XVIIè comme à l’époque de Louis XIV (reprise ensuite en 2011), l’opéra de Lully ressuscite sur les planches grâce à la nouvelle lecture du tandem réunissant le chef Leonardo García Alarcón et le chorégraphe Angelin Preljocaj dont c’est la première incursion à l’opéra (production créée au Grand Théâtre de Genève en 2022 puis à l’Opéra Royal de Versailles). Le chorégraphe Preljocaj développe une approche actuelle qui défend un regard universel sur la nature, l’amour et le destin. Un destin qui comme c’est le cas de la géopolitique d’alors, s’inscrit puissant, inflexible et tragique, au moment où la Russie choisissait d’envahir l’Ukraine.
Dans cette production, le geste vocal semble prolonger l’énergie des danseurs, dans un mouvement continu, d’essence tragique qui rehausse et nourrit l’action, dès le prologue, emportant le destin des amants éprouvés Sangaride et Atys, victime de la furieuse Cybèle…
La reprise 2026 regroupe à quelques exception près, la même distribution que celle originelle de 2022 : le ténor Matthew Newlin, natif de l’Illinois dans le rôle-titre ; la soprano portugaise Ana Quintans (Sangaride) ; la mezzosoprano Giuseppina Bridelli (Cybèle) … mais aussi l’excellent jeune baryton Attila Varga-Tóth (Phantase), membre de l’Académie de l’Opéra Royal (promotion 23-25), déjà remarqué dans la production maison de Didon & Énée de Purcell…
Cette nouvelle version fusionne le geste expressif de Leonardo García-Alarcón (et les musiciens de son ensemble Capella Mediterranea) et le continuum chorégraphique d’Angelin Preljocaj : les joyaux d’Atys, – texte et musique-, se déploient idéalement dans la salle de l’Opéra Royal dans une réalisation totale entre musique et danse qui, à Versailles, s’avère inoubliable.
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VERSAILLES, Opéra Royal
LULLY : Atys (reprise)
Tragédie en musique en un prologue et cinq actes
sur un livret de Philippe Quinault,
créée à Saint-Germain-en-Laye en 1676.
4 représentations événements
samedi 24 janvier 2026, 19h
dimanche 25 janvier 2026, 15h
mardi 27 janvier 2026, 19h30
mercredi 28 janvier 2026, 19h30
RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Opéra Royal / Château de Versailles : https://www.operaroyal-versailles.fr/event/lully-atys/
durée : 3h30mn
Spectacle en français surtitré en français et en anglais.
Première partie : 1h45
Entracte
Deuxième partie : 1h10
distribution
Matthew Newlin : Atys
Giuseppina Bridelli : Cybèle
Ana Quintans : Sangaride
Andreas Wolf : Celenus, Le Temps
Victor Sicard : Idas, Phobétor, Un songe funeste
Mariana Flores : Flore, Doris, Divinité fontaine I
Luigi De Donato : Le Fleuve Sangar
Nicolas Scott : Le Sommeil
Lore Binon : Mélisse, Divinité fontaine II
Valerio Contaldo : Morphée, Dieu de Fleuves
Attila Varga-Tóth* : Phantase
*Membre de l’Académie de l’Opéra Royal – promotion 2023/2025
Ballet Preljocaj, danseurs :
Liam Bourbon Simeonov, Virginie Caussin, Clara Freschel, Isabel García López, Mar Gomez Ballester, Paul-David Gonto, Lucas Hessel, Verity Jacobsen, Florette Jager, Beatrice La Fata, Yu-Hua Lin, Florine Pegat-Toquet, William Philbert, Valen Rivat-Fournier, Giovanni Russo, Leonardo Santini
Chœur de l’Opéra Royal
Cappella Mediterranea
Leonardo García-Alarcón, direction
Angelin Preljocaj, mise en scène et chorégraphie
Coproduction Opéra Royal / Château de Versailles Spectacles, Grand-Théâtre de Genève – Reprise. Créé en 2022 pour le Grand Théâtre de Genève.
CD et DVD disponible dans la collection Château de Versailles Spectacles.
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