CHEFS & ORCHESTRES, nomination. Debora WALDMAN, Directrice musicale, cheffe permanent de l’Orchestre Régional Avignon-Provence.

Direction raffinée mozartienne : Déborah Waldman au sommetCHEFS & ORCHESTRES, nomination. Debora WALDMAN, Directrice musicale, cheffe permanent de l’Orchestre Régional Avignon-Provence. Sur proposition de Philippe Grison, Directeur Général, le Conseil d’administration de l’Orchestre Régional Avignon-Provence a nommé Debora Waldman au poste de Directeur Musical, chef permanent de l’Orchestre Régional Avignon-Provence. Elle prendra ses fonctions au 1er septembre 2020, pour une période de trois ans à l’Orchestre, prochainement labellisé orchestre national en Région.

MISSIONS de l’Orchestre Régional Avignon-Provence :
L’Orchestre Régional Avignon-Provence a pour mission principale de produire et de diffuser des spectacles symphoniques et lyriques et de réaliser des actions de sensibilisation et de développement des publics à Avignon et sur son agglomération, sur le département de Vaucluse et sur l’ensemble du territoire Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Il bénéficie des concours financiers du Ministère de la Culture, de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Département de Vaucluse, de la Communauté d’Agglomération du Grand Avignon et de la Ville d’Avignon qui sont représentés au sein du Conseil d’administration de l’association gestionnaire.

MISSIONS et FONCTIONS de Directrice musicale et cheffe permanente :
La Directrice musicale et cheffe permanente devra assurer la direction d’au moins : 30 concerts par an, 3 programmes « Actions Culturelles » avec un maximum de 15 séances scolaires, soit une présence totale de 120 jours par an, 1 enregistrement par an.

La Directrice musicale et cheffe permanente peut ĂŞtre appelĂ© Ă  diriger 2 ou 3 ouvrages lyriques et/ou ballet(s) Ă  l’OpĂ©ra Grand Avignon dans chaque saison. Les Ă©tablissements Ă©tant indĂ©pendants, cela fera l’objet de contrats production par production entre la Directrice Musicale et l’OpĂ©ra Grand Avignon directement. Sous la responsabilitĂ© du Directeur GĂ©nĂ©ral, la Directrice Musicale a pour mission :

De fixer les orientations artistiques de l’Orchestre en donnant des impulsions significatives notamment dans la recherche de nouveaux publics, dans la sensibilisation des publics Ă  la musique classique et Ă  la crĂ©ation contemporaine ;

D’Ă©tablir la programmation musicale de l’Orchestre (programmes et interprètes) ;

De diriger un certain nombre de concerts symphoniques chaque année et de participer aux actions culturelles et pédagogiques ;

De garantir la qualitĂ© artistique de l’Orchestre, son maintien Ă  un niveau musical le plus Ă©levĂ© possible, son perfectionnement et la formation permanente des musiciens ;

De contribuer au rayonnement national et international de l’Orchestre ;

De présider les jurys de recrutement des postes artistiques ainsi que les éventuels contrôles de fonction ; il est responsable du recrutement des musiciens non permanents ;

De participer Ă  l’Ă©laboration du plan de travail prĂ©paratoire de chaque production et Ă  l’organisation du travail des musiciens, afin de permettre Ă  l’orchestre de travailler dans les meilleures conditions et d’acquĂ©rir une grande flexibilitĂ© artistique ;

De favoriser la rĂ©alisation et la diffusion d’Ĺ“uvres audiovisuelles avec l’orchestre et de contribuer aux actions de recherche de mĂ©cĂ©nat et de partenariats ;

D’assurer la reprĂ©sentation de l’Orchestre auprès des mĂ©dias et des partenaires institutionnels.

(source communiqué de laVille d’Avignon, juin 2019)

 

 

 

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VOIR Debora Waldman diriger son orchestre IDOMENEO
Reportage vidéo exclusif CLASSIQUENEWS

waldman-debora-concert-mozart-julia-knecht-concert-pur-mozart-CLIC-classiquenews-review-critique-comte-rendu-account-ofVIDEO. L’Orchestre Idomeneo créé par Debora Waldman. Jouer les œuvres du répertoire sur instruments modernes tout en intégrant la technique et l’approche historiquement informées, est l’un des défis passionnants que s’est choisi l’orchestre Idomeneo et sa chef fondatrice, Debora Waldman. Assistante de Kurt Masur, Debora Waldman apporte un éclairage ciselé et profond sur chaque partition, qui s’est réalisé entre autres sur Mozart dont elle aime transmettre la vitalité et la vérité. Les instrumentistes de l’orchestre Idomeneo font partie de grands orchestres sur instruments anciens. Le nom de l’orchestre renvoie à l’opéra de Mozart, Idomeneo, ouvrage charnière dans l’oeuvre du compositeur qui atteint alors un sommet lyrique, ouvrant vers les chefs d’œuvre de la maturité. Reportage court (4m29) : l’orchestre Idomeneo, esthétique, pratique, répertoire, enjeux, missions… Entretien avec Debora Waldman © studio CLASSIQUENEWS.TV – Réalisation : Philippe-Alexandre Pham 2016

 

http://www.classiquenews.com/video-lorchestre-idomeneo-cree-par-debora-waldman-reportage-court/

 

 

 

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HALLOWEEN MEXICAIN Ă  LILLE

Debora Waldman dirige Mozart Ă  VincennesLILLE, Orch. national. Les 28 et 29 octobre 2016. Debora Waldman, “El Dia de los muertos”. La vie dans la mort, la fĂŞte et ses transes au pays funèbre, … ou selon la tradition populaire mexicaine, les larmes s’effacent pour les rires et la joie collective. Pour fĂŞter Halloween et le jour des morts selon les rites d’AmĂ©rique latine, la chef Debora Waldman (nĂ© au BrĂ©sil), ex assistante du regrettĂ© Kurt Masur – et de loin son Ă©lève la plus engagĂ©e, fait vibrer les cordes de l’Orchestre national de Lille, en une cĂ©lĂ©bration grand public, honorant les dĂ©funts, mais Ă  la mode mexicaine… c’est Ă  dire dans la danse et la transe joyeuse, animĂ©e, exaltĂ©e, mais pas seulement. Le programme, intitulĂ© El Dia de los muertos / le Jour des morts, Un Halloween mexicain, regroupe plusieurs compositeurs phares du Mexique et des autres pays d’AmĂ©rique latine : Moncayo, Ayala PĂ©rez, Revueltas. InspirĂ© par les sons et folklores amĂ©rindiens, les partitions ainsi abordĂ©es soulignent la fièvre communicative des auteurs mexicains (entre autres), heureux d’honorer les morts par la danse, le rythme, la jubilation affectueuse et cependant recueillie, soit un respect qui affiche et canalise son intensitĂ© cĂ©lĂ©brative… baguette ciselĂ©e et d’une rare profondeur chez Mozart (avec son orchestre Idomeneo, et en particulier le programme lyrique et symphonique intitulĂ© PUR MOZART, en complicitĂ© avec la soprano Julia Knecht), Debora Waldman sait aussi dĂ©fendre l’ivresse sonore, la prodigieuse fièvre des rythmes latino-amĂ©ricains… Les deux concerts se consomment dans l’Auditorium du Nouveau Siècle, en particulier Ă  l’adresse des familles (d’oĂą la catĂ©gorie «intitulĂ©e « Famillissimo », dans laquelle s’inscrit cet Halloween mexicain pur danses), le 28 octobre Ă  14h30 et le 29 octobre Ă  16h.
RESERVEZ VOTRE PLACE

Vendredi 28 octobre 2016, 14h30
Samedi 29 octobre 2016, 16h
Lille, Auditorium du Nouveau Siècle
Programme « Famillissimo »
Le Jour des morts / El Dia de los Muertos
Pages symphoniques des compositeurs mexicains :
Moncayo, Ayala Pérez, Revueltas…

Orchestre national de Lille
Debora Waldman, direction

halloween-1000x328-2-1000x328Toutes les infos et les activités autour des concerts El Dia de los Muertos (atelier musical et plastique à partir de 5 ans, le 29 octobre à 14h…) sur le site de l’Orchestre National de Lille

 

 

halloween-mexicain-fete-des-morts-vignette-orchestre-national-de-lille-carreFAMILLISSIMO, L’OFFRE FAMILIALE et JEUNE PUBLIC de l’Orchestre national de Lille… Fidèle Ă  sa formule initiĂ©e depuis 2014, « Famillissimo », l’Orchestre national de Lille n’oublie pas les plus jeunes et offre ainsi en une heure, un concert symphonique pour les familles et les jeunes spectateurs Ă  partir de 5 ans. « EL DĂŤA DE LOS MUERTOS – un Halloween mexicain » en marque donc un nouveau jalon, les 28 et 29 octobre prochains (premier volet dans cette catĂ©gorie, de la nouvelle saison 2016 – 2017 de l’Orchestre lillois). Ainsi pour la Toussaint, l’Orchestre se mettent au diapason de la fĂŞte anglo-saxonne d’Halloween profitant d’un moment oĂą parents et enfants sont particulièrement rĂ©ceptifs Ă  cette cĂ©lĂ©bration. La fĂŞte des morts Ă  Lille rĂŞves des couleurs et des rythmes surprenants grâce Ă  la tradition mexicaine que rĂ©vèle et porte la direction toute en finesse de la chef d’orchestre invitĂ©e pour se faire, Debora Waldman.

Pour la 1ère fois, l’ONL accueille la chef brésilienne et israëlienne Debora Waldman. Formée (entres autres) auprès de François-Xavier Roth et M. Levinas au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, Debora Waldmann aussi attiré l’attention de Kurt Masur, qui la choisit pour être son assistante, auprès du National de France.

Le premier « Famillissimo » de la saison 2016-2017 est l’occasion également pour le public de retrouver la comédienne Suzanne Gellée, déjà présente à Lille dans le cadre de la saison des 40 ans de l’ONL pour la série de concerts pour familles The Young Person’s
Guide to the orchestra de Britten (février 2016).

idomeneo-orchestre-idomeneo-debora-waldman-582-390Le programme dirigĂ© par Debora Waldman cultive l’expressionnisme colorĂ©, chatoyant, et la sĂ©duction rythmique. Le brio et la franchise de Huapango du jeune compositeur, JosĂ© Pablo Moncayo, alors âgĂ© de 29 ans, sĂ©duisent directement. Le poème symphonique est construit Ă  partir de trois sones mexicains : ”El Siquisiri”, “El BalajĂş” et “El Gavilancito” (le petit goĂ©land) qu’il a glanĂ©s lors d’un voyage d’Ă©tude dans l’État de Veracruz (cĂ´te Est) et en particulier au village portuaire d’Alvarado, sur les bords du Golfe du Mexique. La danse appelĂ©e huapango, signifie littĂ©ralement en langue nahuatl (langue descendant des langues Aztèques) « sur le plancher » ou « sur la piste de danse ».
Sa Sinfonietta a une dimension plus «américaine» et s’éloigne des références purement
mexicaines. L’influence de son professeur, Aaron Copland, est manifeste en particulier dans l’évocation de grands espaces américains…

Très populaire, Arturo Márquez enrichit son écriture des très nombreux voyages dans le monde qu’il a pu réaliser : perfectionnant son étude de la composition au Mexique, aux Etats-Unis, à Paris. Danzón n°2 (1994, commande de l’Université Autonome du Mexique à Mexico) affirme un tempérament irrésistible qui explique la séduction de son écriture auprès du grand public.

Conçues pour le cinĂ©ma entre 1934 et 1940, les huit partitions de Revueltas comprennent Redes (Filets, 1934) et La noche de los Mayas (La Nuit des Mayas, 1939), prĂ©vus pour figurer dans la bande originale du film de Chano Uruetas et qu’on entendit surtout dans les salles de concert jusqu’en 1960, lorsque l’INBA (Institut national des Beaux-Arts) organisa une commĂ©moration en l’honneur de Revueltas. C’est alors que JosĂ© Yves de Limantour, admirateur de Revueltas, Ă©dita la bande sonore pour en tirer quatre mouvements, Noche de los Mayas, Noche de Jaranas, Noche de Yucatán et Noche de Encantamiento. Du Muralisme si important dans le paysage urbain du Mexique, les partitions de Revueltas tirent une combinaison très originale entre souffle Ă©pique, onirisme poĂ©tique, sens de l’universel et raffinement instrumental plus confidentiel. L’univers de la magie se marie en Ă©troite connexion avec l’appel d’un lyrisme intense et dramatique. Tout un programme…

PROGRAMME :

MONCAYO
Huapango
Sinfonietta

REVUELTAS
La Noche de los Mayas
Noche de Jaranas

MARQUEZ
Danzón n°2

Debora Waldman, direction
Suzanne Gellée, récitante

 

Nombreuses activités pour les enfants autour des concerts. Consulter le site de l’Orchestre national de Lille

 

 

 

 

APPROFONDIR

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre national de Lille
LIRE aussi notre sélection des programmes dirigés par le nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lille, Alexandre Bloch

ERMONT (95). Debora Waldman et Idomeneo : PUR MOZART

waldman-debora-chef-maestro-concert-mozart-concert-idomeneo-582-390ERMONT (95), le 13 octobre, 20h. Orchestre Idomeneo : Concert Pur Mozart. Etonnante approche et très pertinente, dĂ©fendue par le nouvel orchestre crĂ©Ă© en 2013 par la chef d’orchestre, Debora Waldman. Elève du regrettĂ© Kurt Masur entre autres, la jeune femme, nĂ©e au BrĂ©sil, manie la baguette avec finesse et articulation, en particulier chez Mozart dont elle ne cesse de dĂ©fendre la langue, flexible, ciselĂ©e, naturelle et si profonde. Mais plus encore, car portant en une Ă©nergie collective souvent exceptionnelle, l’ensemble des instrumentistes de son orchestre Idomeneo, Debora Waldman, en architecte du sens et de la forme, rĂ©vèle chez Wolfgang, la force irrĂ©sistible des Ă©motions, et le profonde architecture des sentiments qui circule des scènes lyriques aux Ă©pisodes symphoniques. Sa lecture de la symphonie mozartienne dialogue ici avec plusieurs airs d’opĂ©ras oĂą perce le diamant aigu, affĂ»tĂ©, percutant et tendre aussi de la jeune soprano Julia Knecht (ci dessous): qu’elle soit Elvira et mĂŞme la Reine de la nuit, la voix s’alanguit, murmure, dĂ©clame, rugit sans faiblir… le dĂ©licat dosage du chant orchestral combinĂ© avec la voix soliste offre une spectaculaire palette de sentiments contrastĂ©s. Et dans un regard transversal et synthĂ©tique, Debora Waldman nous montre combien la Symphonie est un vrai opĂ©ra sans paroles, et chaque air lyrique, un jeu enivrĂ©, envoĂ»tant entre voix et instruments.

Mozart, symphonique et lyrique

 

julia-Knecht-mozart-recital-idomeneo-debora-waldman-concert-clic-de-classiquenews-582-diva-face

 

 

 

Pour Sully sur Loire puis Ă  l’Eglise Notre-Dame d’Auvers sur Oise, voici deux femmes, deux tempĂ©raments, irrĂ©sistiblement complices, dont la langue mozartienne affirme la justesse expressive. L’orchestre Idomeneo rĂ©cemment fondĂ©, regroupe nombre de jeunes instrumentistes pour lesquels l’approche et la pratique historiquement informĂ©es ne posent aucun mystère : accents, nuances, jeu et coups d’archet, ornementation, dynamique, phrasĂ©s… tout cela s’intègre dans une vision flexible et expressive dont la respiration fait corps avec le chant de la soprano. RĂ©cital Ă©vĂ©nement.

 

 

 

 

Concert PUR MOZART
Airs d’opĂ©ras, Symphonie…
Orchestre Idomeneo
Julia Knecht, soprano
Debora Waldman, direction

Idomeneo logo fond blanc classiquenews mai 2016ERMONT, Théâtre Pierre Fresnay
Jeudi 13 octobre  2016, 20h30
réservez

 

Programme
Ouverture de La Finta Giardiniera
Symphonie en La majeur n°29
Airs de concerts : A se in ciel benigne stelle, Vorrei spiegarvi O Dio
Messe du couronnement : Agnus Dei
Divertimento K136 Allegro / andante
Air d’Elvira : Or sai chi l’onore (Don Giovanni)
Air de la Reine de la nuit : “O zittre nicht, mein lieber Son” (La FlĂ»te enchantĂ©e)
Air de la Reine de la nuit : “Der Hölle rache kocht in meinem herzen”… (La FlĂ»te enchantĂ©e)

Waldman-debora-chef-concert-pur-mozart-clic-de-classiquenews-582-face-pupitre

 

 

Programme initialement présenté dans une première version, à Maisons-Alfort, Théâtre Claude Debussy, le 27 novembre 2015. LIRE notre compte rendu critique complet PUR MOZART par Idomeneo et Debora Waldman

VOIR notre sujet video court : l’Orchestre IDOMENEO et Debora Waldman jouent des extraits de la Symphonie n°41 “Jupiter” de Mozart (Maisons-Alfort, novembre 2015 © classiquenews.tv)

idomeneo-orchestre-musiciennes-violons-orchestre-classiquenews

 

 

LILLE. Debora Waldmann dirige un Halloween mexicain

Debora Waldman dirige Mozart Ă  VincennesLILLE, Orch. national. Les 28 et 29 octobre 2016. Debora Waldman, El Dia de los muertos. La vie dans la mort, la fĂŞte et ses transes au pays funèbre, … ou selon la tradition populaire mexicaine, les larmes s’effacent pour les rires et la joie collective. Pour fĂŞter Halloween et le jour des morts selon les rites d’AmĂ©rique latine, la chef Debora Waldman (nĂ© au BrĂ©sil), ex assistante du regrettĂ© Kurt Masur – et de loin son Ă©lève la plus engagĂ©e, fait vibrer les cordes de l’Orchestre national de Lille, en une cĂ©lĂ©bration grand public des dĂ©funts, mais Ă  la mode mexicaine… c’est Ă  dire dans la danse et la transe joyeuse, animĂ©e, exaltĂ©e, mais pas seulement. Le programme, intitulĂ© El Dia de los muertos / le Jour des morts, Un Halloween mexicain, regroupe plusieurs compositeurs phares du Mexique : Moncayo, Ayala PĂ©rez, Revueltas. InspirĂ© par les sons et folklores amĂ©rindiens, les partitions ainsi abordĂ©es soulignent la fièvre communicative des auteurs mexicains heureux d’honorer les morts par la danse, le rythme, la jubilation affectueuse et cependant recueillie, soit un respect qui affiche et canalise son intensitĂ© cĂ©lĂ©brative… baguette ciselĂ©e et d’une rare profondeur chez Mozart (avec son orchestre Idomeneo, et en particulier le programme lyrique et symphonique intitulĂ© PUR MOZART, en complicitĂ© avec la soprano Julia Knecht), Debora Waldman sait aussi dĂ©fendre l’ivresse sonore, la prodigieuse fièvre des rythmes latino-amĂ©ricains… Les deux concerts se consomment dans l’Auditorium du Nouveau Siècle, en particulier Ă  l’adresse des familles (d’oĂą la catĂ©gorie «intitulĂ©e « Famillissimo », dans laquelle s’inscrit cet Halloween mexicain pur danses), le 28 octobre Ă  14h30 et le 29 octobre Ă  16h.
RESERVEZ VOTRE PLACE

Vendredi 28 octobre 2016, 14h30
Samedi 29 octobre 2016, 16h
Lille, Auditorium du Nouveau Siècle
Programme « Famillissimo »
Le Jour des morts / El Dia de los Muertos
Pages symphoniques des compositeurs mexicains :
Moncayo, Ayala Pérez, Revueltas…

Orchestre national de Lille
Debora Waldman, direction

halloween-1000x328-2-1000x328Toutes les infos et les activités autour des concerts El Dia de los Muertos (atelier musical et plastique à partir de 5 ans, le 29 octobre à 14h…) sur le site de l’Orchestre National de Lille

http://www.onlille.com/event/20165-halloween-mexicain-famillissimo/

APPROFONDIR
LIRE aussi notre prĂ©sentation de la saison 2016 – 2017 de l’Orchestre national de Lille
LIRE aussi notre sélection des programmes dirigés par le nouveau directeur musical de l’Orchestre national de Lille, Alexandre Bloch

Debora Waldman et l’Orchestre Idomeneo

waldman-debora-chef-maestro-concert-mozart-concert-idomeneo-582-390ERMONT (95), le 13 octobre, 20h. Orchestre Idomeneo : Concert Pur Mozart. Etonnante approche et très pertinente, dĂ©fendue par le nouvel orchestre crĂ©Ă© en 2013 par la chef d’orchestre, Debora Waldman. Elève du regrettĂ© Kurt Masur entre autres, la jeune femme, nĂ©e au BrĂ©sil, manie la baguette avec finesse et articulation, en particulier chez Mozart dont elle ne cesse de dĂ©fendre la langue, flexible, ciselĂ©e, naturelle et si profonde. Mais plus encore, car portant en une Ă©nergie collective souvent exceptionnelle, l’ensemble des instrumentistes de son orchestre Idomeneo, Debora Waldman, en architecte du sens et de la forme, rĂ©vèle chez Wolfgang, la force irrĂ©sistible des Ă©motions, et le profonde architecture des sentiments qui circule des scènes lyriques aux Ă©pisodes symphoniques. Sa lecture de la symphonie mozartienne dialogue ici avec plusieurs airs d’opĂ©ras oĂą perce le diamant aigu, affĂ»tĂ©, percutant et tendre aussi de la jeune soprano Julia Knecht (ci dessous): qu’elle soit Elvira et mĂŞme la Reine de la nuit, la voix s’alanguit, murmure, dĂ©clame, rugit sans faiblir… le dĂ©licat dosage du chant orchestral combinĂ© avec la voix soliste offre une spectaculaire palette de sentiments contrastĂ©s. Et dans un regard transversal et synthĂ©tique, Debora Waldman nous montre combien la Symphonie est un vrai opĂ©ra sans paroles, et chaque air lyrique, un jeu enivrĂ©, envoĂ»tant entre voix et instruments.

 
 
 

Mozart, symphonique et lyrique

 

julia-Knecht-mozart-recital-idomeneo-debora-waldman-concert-clic-de-classiquenews-582-diva-face

 

 

 

Pour Sully sur Loire puis Ă  l’Eglise Notre-Dame d’Auvers sur Oise, voici deux femmes, deux tempĂ©raments, irrĂ©sistiblement complices, dont la langue mozartienne affirme la justesse expressive. L’orchestre Idomeneo rĂ©cemment fondĂ©, regroupe nombre de jeunes instrumentistes pour lesquels l’approche et la pratique historiquement informĂ©es ne posent aucun mystère : accents, nuances, jeu et coups d’archet, ornementation, dynamique, phrasĂ©s… tout cela s’intègre dans une vision flexible et expressive dont la respiration fait corps avec le chant de la soprano. RĂ©cital Ă©vĂ©nement.

 

 

 

 

Concert PUR MOZART
Airs d’opĂ©ras, Symphonie…
Orchestre Idomeneo
Julia Knecht, soprano
Debora Waldman, direction

Idomeneo logo fond blanc classiquenews mai 2016ERMONT, Théâtre Pierre Fresnay
Jeudi 13 octobre  2016, 20h30
réservez

 

Programme
Ouverture de La Finta Giardiniera
Symphonie en La majeur n°29
Airs de concerts : A se in ciel benigne stelle, Vorrei spiegarvi O Dio
Messe du couronnement : Agnus Dei
Divertimento K136 Allegro / andante
Air d’Elvira : Or sai chi l’onore (Don Giovanni)
Air de la Reine de la nuit : “O zittre nicht, mein lieber Son” (La FlĂ»te enchantĂ©e)
Air de la Reine de la nuit : “Der Hölle rache kocht in meinem herzen”… (La FlĂ»te enchantĂ©e)

Waldman-debora-chef-concert-pur-mozart-clic-de-classiquenews-582-face-pupitre

 

 

Programme initialement présenté dans une première version, à Maisons-Alfort, Théâtre Claude Debussy, le 27 novembre 2015. LIRE notre compte rendu critique complet PUR MOZART par Idomeneo et Debora Waldman

VOIR notre sujet video court : l’Orchestre IDOMENEO et Debora Waldman jouent des extraits de la Symphonie n°41 “Jupiter” de Mozart (Maisons-Alfort, novembre 2015 © classiquenews.tv)

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VIDEO. L’Orchestre Idomeneo crĂ©Ă© par Debora Waldman (reportage court)

waldman-debora-concert-mozart-julia-knecht-concert-pur-mozart-CLIC-classiquenews-review-critique-comte-rendu-account-ofVIDEO. L’Orchestre Idomeneo crĂ©Ă© par Debora Waldman. Jouer les Ĺ“uvres du rĂ©pertoire sur instruments modernes tout en intĂ©grant la technique et l’approche historiquement informĂ©es, est l’un des dĂ©fis passionnants que s’est choisi l’orchestre Idomeneo et sa chef fondatrice, Debora Waldman. Assistante de Kurt Masur, Debora Waldman apporte un Ă©clairage ciselĂ© et profond sur chaque partition, qui s’est rĂ©alisĂ© entre autres sur Mozart dont elle aime transmettre la vitalitĂ© et la vĂ©ritĂ©. Les instrumentistes de l’orchestre Idomeneo font partie de grands orchestres sur instruments anciens. Le nom de l’orchestre renvoie Ă  l’opĂ©ra de Mozart, Idomeneo, ouvrage charnière dans l’oeuvre du compositeur qui atteint alors un sommet lyrique, ouvrant vers les chefs d’Ĺ“uvre de la maturitĂ©. Reportage court (4m29) : l’orchestre Idomeneo, esthĂ©tique, pratique, rĂ©pertoire, enjeux, missions… Entretien avec Debora Waldman © studio CLASSIQUENEWS.TV – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham 2016

 

AGENDA
Prochains concerts de l’Orchestre Idomeneo Ă  ne pas manquer :

13 octobre 2016, 20h30
ERMONT, Théâtre Pierre Fresnay : programme PUR MOZART
Symphonie et airs d’opĂ©ras de Wolfgang Amadeus Mozart
Des Airs d’opĂ©ras aux Symphonies de Mozart, se dĂ©ploie une mĂŞme sensibilitĂ© dramatique : les instruments jouent et chantent au diapason de la voix, vĂ©ritable instrument de l’âme… LIRE notre compte rendu complet du programme lyrique et symphonique PUR MOZART dirigĂ© par Debora Waldman (novembre 2015, Maisons Alfort)

 

28 octobre 2016, 14h30
29 octobre 2016, 16h
LILLE, Auditorium Nouveau Siècle
Oeuvres symphoniques de Moncayo, Ayala Perez, Revueltas, Marquez…
Debora Waldman dirige l’Orchestre national de Lille

 

CONSULTEZ le site de l’Orchestre Idomeneo / Debora Waldman

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L’Orchestre Idomeneo Ă  Sully sur Loire et Auvers sur Oise

waldman-debora-chef-maestro-concert-mozart-concert-idomeneo-582-390SULLY-SUR-LOIRE, le 20 mai, 20h. Orchestre Idomeneo : Concert Pur Mozart. Etonnante approche et très pertinente, dĂ©fendue par le nouvel orchestre crĂ©Ă© en 2013 par la chef d’orchestre, Debora Waldman. Elève du regrettĂ© Kurt Masur entre autres, la jeune femme, nĂ©e au BrĂ©sil, manie la baguette avec finesse et articulation, en particulier chez Mozart dont elle ne cesse de dĂ©fendre la langue, flexible, ciselĂ©e, naturelle et si profonde. Mais plus encore, car portant en une Ă©nergie collective souvent exceptionnelle, l’ensemble des instrumentistes de son orchestre Idomeneo, Debora Waldman, en architecte du sens et de la forme, rĂ©vèle chez Wolfgang, la force irrĂ©sistible des Ă©motions. Sa lecture de la symphonie mozartienne dialogue ici avec plusieurs airs d’opĂ©ras oĂą perce le diamant aigu, affĂ»tĂ©, percutant et tendre aussi de la jeune soprano Julia Knecht (ci dessous): qu’elle soit Elvira et mĂŞme la Reine de la nuit, la voix s’alanguit, murmure, dĂ©clame, rugit sans faiblir… le dĂ©licat dosage du chant orchestral combinĂ© avec la voix soliste offre une spectaculaire palette de sentiments contrastĂ©s. Et dans un regard transversal et synthĂ©tique, Debora Waldman nous montre combien la Symphonie est un vrai opĂ©ra sans paroles, et chaque air lyrique, un jeu enivrĂ©, envoĂ»tant entre voix et instruments.

 

 

 

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Pour Sully sur Loire puis Ă  l’Eglise Notre-Dame d’Auvers sur Oise, voici deux femmes, deux tempĂ©raments, irrĂ©sistiblement complices, dont la langue mozartienne affirme la justesse expressive. L’orchestre Idomeneo rĂ©cemment fondĂ©, regroupe nombre de jeunes instrumentistes pour lesquels l’approche et la pratique historiquement informĂ©es ne posent aucun mystère : accents, nuances, jeu et coups d’archet, ornementation, dynamique, phrasĂ©s… tout cela s’intègre dans une vision flexible et expressive dont la respiration fait corps avec le chant de la soprano. RĂ©cital Ă©vĂ©nement.

 

 

 

 

Concert PUR MOZART
Airs d’opĂ©ras, Symphonie…
Orchestre Idomeneo
Julia Knecht, soprano
Debora Waldman, direction

Idomeneo logo fond blanc classiquenews mai 2016Festival de Sully sur Loire
Vendredi 20 mai 2016, 20h
réservez

Idomeneo logo fond blanc classiquenews mai 2016Eglise Notre-Dame d’Auvers sur Oise
Samedi 21 mai 2016, 21h
Concert organisĂ© pour la rĂ©fection de la toiture de l’Ă©glise ND
réservez

Programme
Ouverture de La Finta Giardiniera
Symphonie en La majeur n°29
Airs de concerts : A se in ciel benigne stelle, Vorrei spiegarvi O Dio
Messe du couronnement : Agnus Dei
Divertimento K136 Allegro / andante
Air d’Elvira : Or sai chi l’onore (Don Giovanni)
Air de la Reine de la nuit : “O zittre nicht, mein lieber Son” (La FlĂ»te enchantĂ©e)
Air de la Reine de la nuit : “Der Hölle rache kocht in meinem herzen”… (La FlĂ»te enchantĂ©e)

 
 

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Programme initialement présenté dans une première version, à Maisons-Alfort, Théâtre Claude Debussy, le 27 novembre 2015. LIRE notre compte rendu critique complet PUR MOZART par Idomeneo et Debora Waldman

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CLIP PUR MOZART. Orchestre IDOMENEO, Debora Waldman, direction

idomeneo-orchestre-logo-noir-CLIP PUR MOZART. Orchestre IDOMENEO, Debora Waldman, direction. En novembre 2015, le nouvel orchestre fondĂ© par Debora Waldman, ” IDOMENEO ” joue Mozart : Symphonie n°41 “Jupiter”. Une Ĺ“uvre dĂ©sormais emblĂ©matique d’un geste artistique qui entend servir le gĂ©nie mozartien avec Ă©lĂ©gance, tendresse, profondeur… sur instruments d’Ă©poque. CLIP by ©studio CLASSIQUENEWS.TV (rĂ©alisation : Philippe Alexandre PHAM)

 

 
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LIRE aussi notre compte rendu critique du concert PUR MOZART : airs d’opĂ©ras et Symphonie n°41 Jupiter de Mozart, novembre 2015 (Maisons-Alfort)

Fondé en 2013 par Debora Waldman (qui fut l’assistante entre autres de Kurt Masur en 2006),  le nouveau collectif rassemble des instrumentistes déjà aguerris jouant dans d’autres formations parmi les plus actives, dont le noyau dur a une parfaite connaissance des instruments d’époque et des traités permettant un jeu historiquement informé. D’ailleurs certains musiciens de l’orchestre Idomeneo jouent également sur instruments anciens;  c’est le cas du premier violon Simone Milone, instrumentiste familier de l’orchestre (sur instruments anciens)  de François-Xavier Roth : Les Siècles.

Il en découle une écoute collective rare, un sens des nuances, le souci de la juste intonation pour chaque timbre parfaitement et intensément caractérisé. Autant de qualités que la jeune chef Debora Waldman sait exploiter avec une finesse engageante, une onctuosité expressive et claire qui confirme ses affinités chez Mozart.

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L’orchestre Idomeneo fondé par Debora Waldman jubile et convainc dans un programme 100% Mozart

Mozart lyrique et symphonique

 

Au mĂ©rite de sa direction revient une subtilitĂ© indiscutable du geste, surtout le souci de la fusion organique entre les parties : ici un collectif idĂ©al de format Mannheim oĂą le chant vif-argent de l’harmonie  (superbe vitalitĂ© et beau relief dialoguĂ© des flĂ»te, hautbois, basson) sait rĂ©pondre en subtilitĂ© et intensitĂ© aux cordes vives, Ă©nergiques, bondissantes. Avant la  Symphonie Jupiter qui Ă©blouit par un feu lumineux et un entrain de plus en plus affirmĂ©, tout le cheminement qui prĂ©pare Ă  la Symphonie est jalonnĂ© d’airs d’opĂ©ras de Wolfgang, une galerie de portraits fĂ©minins parmi les plus captivants : espièglerie du premier qui rappelle la figure vive de Despina; sensualitĂ© amoureuse de Susanna;  ardeur noble et foudroyĂ©e  (en quĂŞte de rĂ©demption) de Donna Anna (ici campĂ©e en vraie et noble victime de l’amour. ..), . … avant l’accomplissement des deux airs de la reine de la nuit dont Julia Knecht offre une fabuleuse prĂ©sence, entre imprĂ©cations colĂ©rique et profonde blessure intime…

Compte rendu, concert. Maisons Alfort, Théâtre Debussy. Vendredi 27 novembre 2015. Mozart: airs d’opĂ©ras, Symphonie n41 “Jupiter”. Julia Knecht, soprano. Orchestre Idomeneo. Debora Waldman, direction.

knecht-julia-concert-mozart-classiquenews-jupiter-symphonie-debora-walmdmann-idomeneo-concertPendant toute la première partie du programme  gĂ©nĂ©reusement double (associant non sans pertinence le Mozart lyrique et symphonique), la jeune diva coloratoure Julia Knecht affirme non seulement un tempĂ©rament ardent et continu mais aussi une tĂ©nacitĂ© digne des plus grandes cantatrices car la succession des airs enchaĂ®nĂ©s est en soi un premier dĂ©fi vocal et dramatique : il faut saisir et projeter enjeu Ă©motionnel et dramatique de chaque air, passer d’un caractère Ă  l’autre avec cette finesse et cette intensitĂ© respectueuse du souci de caractĂ©risation dĂ©fendue par le chef et les instrumentistes du formidable orchestre Idomeneo. L’autre vedette du concert.

 

FondĂ© en 2013 par Debora Waldman (qui fut l’assistante entre autres de Kurt Masur en 2006),  le nouveau collectif rassemble des instrumentistes dĂ©jĂ  aguerris jouant dans d’autres formations parmi les plus actives, dont le noyau dur a une parfaite connaissance des instruments d’Ă©poque et des traitĂ©s permettant un jeu historiquement informĂ©. D’ailleurs certains musiciens de l’orchestre Idomeneo jouent Ă©galement sur instruments anciens;  c’est le cas du premier violon Simone Milone, instrumentiste familier de l’orchestre (sur instruments anciens)  de François-Xavier Roth : Les Siècles.

Il en découle une écoute collective rare, un sens des nuances, le souci de la juste intonation pour chaque timbre parfaitement et intensément caractérisé. Autant de qualités que la jeune chef Debora Waldman sait exploiter avec une finesse engageante, une onctuosité expressive et claire qui confirme ses affinités chez Mozart.

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L’orchestre Idomeneo fondé par Debora Waldman jubile et convainc dans un programme 100% Mozart

Mozart lyrique et symphonique

 

Au mĂ©rite de sa direction revient une subtilitĂ© indiscutable du geste, surtout le souci de la fusion organique entre les parties : ici un collectif idĂ©al de format Mannheim oĂą le chant vif-argent de l’harmonie  (superbe vitalitĂ© et beau relief dialoguĂ© des flĂ»te, hautbois, basson) sait rĂ©pondre en subtilitĂ© et intensitĂ© aux cordes vives, Ă©nergiques, bondissantes. Avant la  Symphonie Jupiter qui Ă©blouit par un feu lumineux et un entrain de plus en plus affirmĂ©, tout le cheminement qui prĂ©pare Ă  la Symphonie est jalonnĂ© d’airs d’opĂ©ras de Wolfgang, une galerie de portraits fĂ©minins parmi les plus captivants : espièglerie du premier qui rappelle la figure vive de Despina; sensualitĂ© amoureuse de Susanna;  ardeur noble et foudroyĂ©e  (en quĂŞte de rĂ©demption) de Donna Anna (ici campĂ©e en vraie et noble victime de l’amour. ..), . … avant l’accomplissement des deux airs de la reine de la nuit dont Julia Knecht offre une fabuleuse prĂ©sence, entre imprĂ©cations colĂ©rique et profonde blessure intime.

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Tout l’art de la diva, jeune actrice au tempĂ©rament dĂ©jĂ  mĂ»r captive par la finesse de son jeu qui sans costumes et mise en scène convoque pourtant immĂ©diatement chaque personnage avec une vĂ©ritĂ© habitĂ©e: son intĂ©rioritĂ© nous touche et la sincĂ©ritĂ© nuancĂ©e de son chant en fait une admirable soprano coloratoure prĂ©cisĂ©ment lyrique qui ne manque ni de puissance ni d’extrĂŞme sĂ©duction humaine.

Lui répond un orchestre souple et nuancé, somptueusement articulé et lui aussi séducteur selon le climat émotionnel et la situation dramatique : un équilibre et une complicité immédiatement palpable entre la chef et la soprano qui se sont rencontrées sur la production de Don Giovanni que Deborah Waldman a dirigé pour Opéra en plein air (été 2014).

 

La caresse de Mozart, sa violence et sa justesse humaines saisissent lors de ce programme dont la première partie est donc conçu comme un saisissant récital Mozartien.

Le propos de Debora  Waldman met en lumière l’activitĂ© dramatique voire opĂ©ratique qui insuffle Ă  la Symphonie Jupiter sa formidable vivacitĂ© intĂ©rieure. Il y a bien une secrète relation entre l’Ă©criture opĂ©ratique et l’inspiration comme la conception symphonique de Mozart… Ă©couter tous les airs lyriques avant la Jupiter dans son Ă©loquence souveraine, permet d’en mieux dĂ©tacher l’activitĂ© Ă©motionnelle qui sous tend chacun des quatre mouvements : sous l’Ă©quilibre parfaitement classique prolongeant le modèle viennois fixĂ© par Haydn, Mozart transmet une expĂ©rience unique de l’âme humaine, son propre tĂ©moignage humaniste qui Ă©videmment dĂ©passe le simple jeu instrumental et fait du chant orchestral une exceptionnelle peinture des dĂ©sirs, des contradictions de l’espĂ©rance humaine. Autant d’enjeux que le jeune orchestre de Deborah Waldman relève avec Ă©nergie et finesse. A suivre. Le programme est Ă  l’affiche de l’Auditorium de Vincennes ce 11 dĂ©cembre 2015, 20h.

LIRE notre compte rendu de Don Giovanni par Debora Waldman, château de Sceaux, Opéra en plein air, juin 2014 où la direction élégante, affûtée de la chef d’orchestre avait assuré la cohérence de la production (en particulier le finale du I : la scène fameuse du Bal et son tourbillon contrapuntique qui virtuosité et défi, combine 3 rythmes de danses différents : pourtant réalisés en une architecture claire et limpide par Debora Waldman).

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Maisons Alfort, Théâtre Debussy. Vendredi 27 novembre 2015. Programme « Pure Mozart ». Mozart: airs d’opĂ©ras (Aria K.217, Susanna, Donna Anna, La Reine de la Nuit), Symphonie n41 “Jupiter”. Julia Knecht, soprano. Orchestre Idomeneo. Debora Waldman, direction. Suivre l’actualitĂ© de l’orchestre Idomeneo – Debora Waldman, direction, sur le site de l’orchestre Idomeneo. A venir en 2016 : Milo et Maya, opĂ©ra de Matteo Franceschini : Ă  l’OpĂ©ra de Rouen, du 15 au 22 janvier 2016.

Illustration : Debora Waldman et Julia Knecht (soprano) dans le programme Ă©lectrisant “Pure Mozart” qui dĂ©voile la relation lyrique et symphonique dans l’Ă©criture mozartienne (© studio CLASSIQUENEWS.TV 2015)

 

Mozart sublimé par Debora Waldman et son orchestre Idomeneo

debora waldman portraitVincennes (94), vendredi 11 décembre 2015. Debora Waldman, Idomeneo. Concert Mozart par l’orchestre Idomeneo, récente phalange fondée par Debora Waldman, musicienne passionnée par le divin Wolfgang et plutôt très convaincante quand il s’agit d’en défendre l’étoffe expressive et poétique. En témoigne le programme lyrique et symphonique présenté à l’auditorium de Vincennes. Les premiers morceaux regroupent ouvertures et airs d’opéras (Cosi, Don Giovanni, Les Noces, La Flûte enchantée) grâce à la collaboration de la soprano Julia Knecht, autant de “préludes” ou d’éléments préalables qui préparent l’écoute de la dernière Symphonie du compositeur, le fameuse n°41 dite “Jupiter (en ut majeur K551 composé août 1788) volet final de la trilogie des n°39,40 et 41, et vaste portique symphonique qui ouvre de façon lumineuse vers l’ère romantique, tout en portant les valeurs du siècle des Lumières. Formellement, la Symphonie incarne par sa perfection contrapuntique et l’intelligence de son architecture à quatre parties (plan en sonate), le plus haut degré de l’écriture symphonique viennoise à la fin des années 1780.

La soprano incarne les aspirations et les tiraillements intérieurs des héroïnes de Mozart que le concert fait ainsi surgir : l’amoureuse Donna Anna, le cœur ardent et fidèle de Susanna, les aigus spectaculaires de la Reine de la Nuit, mère inflexible et manipulatrice, …

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L’intérêt du programme conçu par Debora Waldman vient de cette mise en perspective, opéras et symphonie : fine mozartienne, la chef d’orchestre propose un regard différent sur l’oeuvre symphonique en appliquant une nouvelle lecture qui suit son déroulement comme un véritable opéra : l’expression par la langage instrumental d’une véritable dramaturgie tout au long de ses 4 mouvements, 4 épisodes fourmillant d’une vie émotionnelle insoupçonnée : Allegro vivace, Andante cantabile (con sordini), Menuetto : Allegretto, Finale : Molto vivace. Passionnant.

Julia Knecht, soprano
Orchestre Idomeneo
Debora Waldman, direction

boutonreservationVincennes, Auditorium
Vendredi 11 décembre 2015, 20h30

Tarif plein : 39€
Tarif réduit : 27€
Moins de 14 ans : 14€

Mozart lyrique et symphonique par Idomeneo et Debora Waldman

debora waldman portraitMaisons-Alfort (94), le 27 novembre 2015. Debora Waldman, Idomeneo. Concert Mozart par l’orchestre Idomeneo, rĂ©cente phalange fondĂ©e par Debora Waldman, musicienne passionnĂ©e par le divin Wolfgang et plutĂ´t très convaincante quand il s’agit d’en dĂ©fendre l’Ă©toffe expressive et poĂ©tique. En tĂ©moigne le programme lyrique et symphonique prĂ©sentĂ© le 27 novembre Ă  Maisons Alfort (93). Les premiers morceaux regroupent ouvertures et airs d’opĂ©ras (Cosi, Don Giovanni, Les Noces, La FlĂ»te enchantĂ©e) grâce Ă  la collaboration de la soprano Julia Knecht, autant de “prĂ©ludes” ou d’Ă©lĂ©ments prĂ©alables qui prĂ©parent l’Ă©coute de la dernière Symphonie du compositeur, le fameuse n°41 dite “Jupiter (en ut majeur K551 composĂ© aoĂ»t 1788) volet final de la trilogie des n°39,40 et 41, et vaste portique symphonique qui ouvre de façon lumineuse vers l’ère romantique, tout en portant les valeurs du siècle des Lumières. Formellement, la Symphonie incarne par sa perfection contrapuntique et l’intelligence de son architecture Ă  quatre parties (plan en sonate), le plus haut degrĂ© de l’Ă©criture symphonique viennoise Ă  la fin des annĂ©es 1780.

La soprano incarne les aspirations et les tiraillements intĂ©rieurs des hĂ©roĂŻnes de Mozart que le concert fait ainsi surgir : l’amoureuse Donna Anna, le cĹ“ur ardent et fidèle de Susanna, les aigus spectaculaires de la Reine de la Nuit, mère inflexible et manipulatrice, …

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L’intĂ©rĂŞt du programme conçu par Debora Waldman vient de cette mise en perspective, opĂ©ras et symphonie : fine mozartienne, la chef d’orchestre propose un regard diffĂ©rent sur l’oeuvre symphonique en appliquant une nouvelle lecture qui suit son dĂ©roulement comme un vĂ©ritable opĂ©ra : l’expression par la langage instrumental d’une vĂ©ritable dramaturgie tout au long de ses 4 mouvements, 4 Ă©pisodes fourmillant d’une vie Ă©motionnelle insoupçonnĂ©e : Allegro vivace, Andante cantabile (con sordini), Menuetto : Allegretto, Finale : Molto vivace. Passionnant.

Julia Knecht, soprano
Orchestre Idomeneo
Debora Waldman, direction

boutonreservationMaisons-Alfort, Théâtre (94)
Vendredi 27 novembre 2015, 20h30
Présentation du concert à 18h30 au Foyer du Théâtre Debussy

Tarif plein : 27€
Tarif réduit : 24€
Moins de 14 ans : 17€

Mozart : Les Noces de Figaro. L'opéra des femmes ?

Programme “Pure Mozart

2 Mozart pour le prix d’1 : Mozart lyrique et symphonique

Cosi fan Tutte : Ouverture
Aria « Voi avete un cor fedele » K. 217
Don Giovanni : – Recitativo Don Ottavio Son morta ! and Aria Or Sai chi l’onore (Donna Anna)
Recitativo and Rondo Non mi dir (Donna Anna)
Divertimento K 136 : Allegro
Le Nozze di Figaro : Recitativo and Aria Guinse alfin il momento (Susanna)
The Macig Flute : – Aria O zittre nicht, mein lieber Sohn (Queen of the Night)
Marcia
Aria Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen (Queen of the Night)

Symphony n°41 Jupiter

RĂ©servations, informations : www.theatredemaisons-alfort.org

 

 

 

EtĂ© 2014 : Debora Waldman dirige Don GiovanniDebora Waldman, biographie. NĂ©e brĂ©silienne Ă  Sao Paulo, Debora Waldman se perfectionne en IsraĂ«l puis Ă  l’UniversitĂ© Catholique d’Argentine de Buenos Aires oĂą fait marquant elle est la première Ă©tudiante Ă  obtenir deux mĂ©dailles d’or (direction d’orchestre et composition). Brillante, engagĂ©e, surtout perfectionniste et travailleuse exemplaire, la jeune chef d’orchestre rejoint Paris oĂą elle suit l’enseignement de Janos FĂĽrst et de Michael Levinas au Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Paris. A partir de 2006, et pendant trois annĂ©es, elle devient l’assistante de Kurt Masur Ă  l’Orchestre national de France. En 2012, Debora Waldman a remportĂ© la distinction Ă©mise par l’Adami : “Talent chef d’Orchestre”, aux cĂ´tĂ©s de Benjamin LĂ©vy et d’Ariane Matiak. En 2013, elle fonde son propre orchestre, Idomeneo, rĂ©unissant de jeunes instrumentistes parmi les personnalitĂ©s les plus expĂ©rimentĂ©es de leur gĂ©nĂ©ration, jouant dans les meilleures formations parisiennes et capables de jouer sur instruments modernes comme instruments d’Ă©poque. Idomeneo interprète en particulier le rĂ©pertoire classique et romantique, de Haydn Ă  Brahms, en rĂ©servant Ă  l’Ĺ“uvre de Wolfgang Amadeus Mozart, une place privilĂ©giĂ©e. L’orchestre ainsi fondĂ© porte d’ailleurs le nom de l’opĂ©ra seria de Mozart, Idomeneo, qui laisse une place primordiale Ă  l’Ă©criture orchestrale. Sur le plan du style, Debora Waldman a le souci d’une approche exigeante, particulièrement adaptĂ©e Ă  chaque partition : dĂ©fis esthĂ©tiques comme particularitĂ©s techniques . C’est pourquoi elle a totalement intĂ©grĂ© les nombreux bĂ©nĂ©fices de l’interprĂ©tation historiquement informĂ©e, appliquant avec scrupule et sens critique le perfectionnisme d’un jeu savant toujours soucieux de lĂ©gèretĂ© et de fraĂ®cheur afin de transformer le concert en une expĂ©rience unique.

Le programme du 27 novembre met en lumière l’Ă©criture lyrique de Mozart : Ă©pisodes intenses en passion et affects contrastĂ©s, mis en regard avec l’ultime chef d’oeuvre purement symphonique, le sommet orchestral que demeure la dernière Symphonie n°41 en ut dite Jupiter.

Deborah Waldman dirige Idomeneo Ă  Maisons-Alfort

debora waldman portraitMaisons-Alfort (94), le 27 novembre 2015. Debora Waldman, Idomeneo. Concert Mozart par l’orchestre Idomeneo, rĂ©cente phalange fondĂ©e par Debora Waldman, musicienne passionnĂ©e par le divin Wolfgang et plutĂ´t très convaincante quand il s’agit d’en dĂ©fendre l’Ă©toffe expressive et poĂ©tique. En tĂ©moigne le programme lyrique et symphonique prĂ©sentĂ© le 27 novembre Ă  Maisons Alfort (93). Les premiers morceaux regroupent ouvertures et airs d’opĂ©ras (Cosi, Don Giovanni, Les Noces, La FlĂ»te enchantĂ©e) grâce Ă  la collaboration de la soprano Julia Knecht, autant de “prĂ©ludes” ou d’Ă©lĂ©ments prĂ©alables qui prĂ©parent l’Ă©coute de la dernière Symphonie du compositeur, le fameuse n°41 dite “Jupiter (en ut majeur K551 composĂ© aoĂ»t 1788) volet final de la trilogie des n°39,40 et 41, et vaste portique symphonique qui ouvre de façon lumineuse vers l’ère romantique, tout en portant les valeurs du siècle des Lumières. Formellement, la Symphonie incarne par sa perfection contrapuntique et l’intelligence de son architecture Ă  quatre parties (plan en sonate), le plus haut degrĂ© de l’Ă©criture symphonique viennoise Ă  la fin des annĂ©es 1780.

La soprano incarne les aspirations et les tiraillements intĂ©rieurs des hĂ©roĂŻnes de Mozart que le concert fait ainsi surgir : l’amoureuse Donna Anna, le cĹ“ur ardent et fidèle de Susanna, les aigus spectaculaires de la Reine de la Nuit, mère inflexible et manipulatrice, …

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L’intĂ©rĂŞt du programme conçu par Debora Waldman vient de cette mise en perspective, opĂ©ras et symphonie : fine mozartienne, la chef d’orchestre propose un regard diffĂ©rent sur l’oeuvre symphonique en appliquant une nouvelle lecture qui suit son dĂ©roulement comme un vĂ©ritable opĂ©ra : l’expression par la langage instrumental d’une vĂ©ritable dramaturgie tout au long de ses 4 mouvements, 4 Ă©pisodes fourmillant d’une vie Ă©motionnelle insoupçonnĂ©e : Allegro vivace, Andante cantabile (con sordini), Menuetto : Allegretto, Finale : Molto vivace. Passionnant.

 
 

Julia Knecht, soprano
Orchestre Idomeneo
Debora Waldman, direction

boutonreservationMaisons-Alfort, Théâtre (94)
Vendredi 27 novembre 2015, 20h30
Présentation du concert à 18h30 au Foyer du Théâtre Debussy

Tarif plein : 27€
Tarif réduit : 24€
Moins de 14 ans : 17€

 
 
 

Mozart : Les Noces de Figaro. L'opéra des femmes ?

 
 
 

Programme “Pure Mozart

2 Mozart pour le prix d’1 : Mozart lyrique et symphonique

Cosi fan Tutte : Ouverture
Aria « Voi avete un cor fedele » K. 217
Don Giovanni : – Recitativo Don Ottavio Son morta ! and Aria Or Sai chi l’onore (Donna Anna)
Recitativo and Rondo Non mi dir (Donna Anna)
Divertimento K 136 : Allegro
Le Nozze di Figaro : Recitativo and Aria Guinse alfin il momento (Susanna)
The Macig Flute : – Aria O zittre nicht, mein lieber Sohn (Queen of the Night)
Marcia
Aria Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen (Queen of the Night)

Symphony n°41 Jupiter

RĂ©servations, informations : www.theatredemaisons-alfort.org

 

 

 

EtĂ© 2014 : Debora Waldman dirige Don GiovanniDebora Waldman, biographie. NĂ©e brĂ©silienne Ă  Sao Paulo, Debora Waldman se perfectionne en IsraĂ«l puis Ă  l’UniversitĂ© Catholique d’Argentine de Buenos Aires oĂą fait marquant elle est la première Ă©tudiante Ă  obtenir deux mĂ©dailles d’or (direction d’orchestre et composition). Brillante, engagĂ©e, surtout perfectionniste et travailleuse exemplaire, la jeune chef d’orchestre rejoint Paris oĂą elle suit l’enseignement de Janos FĂĽrst et de Michael Levinas au Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Paris. A partir de 2006, et pendant trois annĂ©es, elle devient l’assistante de Kurt Masur Ă  l’Orchestre national de France. En 2012, Debora Waldman a remportĂ© la distinction Ă©mise par l’Adami : “Talent chef d’Orchestre”, aux cĂ´tĂ©s de Benjamin LĂ©vy et d’Ariane Matiak. En 2013, elle fonde son propre orchestre, Idomeneo, rĂ©unissant de jeunes instrumentistes parmi les personnalitĂ©s les plus expĂ©rimentĂ©es de leur gĂ©nĂ©ration, jouant dans les meilleures formations parisiennes et capables de jouer sur instruments modernes comme instruments d’Ă©poque. Idomeneo interprète en particulier le rĂ©pertoire classique et romantique, de Haydn Ă  Brahms, en rĂ©servant Ă  l’Ĺ“uvre de Wolfgang Amadeus Mozart, une place privilĂ©giĂ©e. L’orchestre ainsi fondĂ© porte d’ailleurs le nom de l’opĂ©ra seria de Mozart, Idomeneo, qui laisse une place primordiale Ă  l’Ă©criture orchestrale. Sur le plan du style, Debora Waldman a le souci d’une approche exigeante, particulièrement adaptĂ©e Ă  chaque partition : dĂ©fis esthĂ©tiques comme particularitĂ©s techniques . C’est pourquoi elle a totalement intĂ©grĂ© les nombreux bĂ©nĂ©fices de l’interprĂ©tation historiquement informĂ©e, appliquant avec scrupule et sens critique le perfectionnisme d’un jeu savant toujours soucieux de lĂ©gèretĂ© et de fraĂ®cheur afin de transformer le concert en une expĂ©rience unique.

Le programme du 27 novembre met en lumière l’Ă©criture lyrique de Mozart : Ă©pisodes intenses en passion et affects contrastĂ©s, mis en regard avec l’ultime chef d’oeuvre purement symphonique, le sommet orchestral que demeure la dernière Symphonie n°41 en ut dite Jupiter.

Debora Waldman dirige son orchestre Idomeneo

debora waldman portraitMaisons-Alfort (94), le 27 novembre 2015. Debora Waldman, Idomeneo. Concert Mozart par l’orchestre Idomeneo, rĂ©cente phalange fondĂ©e par Debora Waldman, musicienne passionnĂ©e par le divin Wolfgang et plutĂ´t très convaincante quand il s’agit d’en dĂ©fendre l’Ă©toffe expressive et poĂ©tique. En tĂ©moigne le programme lyrique et symphonique prĂ©sentĂ© le 27 novembre Ă  Maisons Alfort (93). Les premiers morceaux regroupent ouvertures et airs d’opĂ©ras (Cosi, Don Giovanni, Les Noces, La FlĂ»te enchantĂ©e) grâce Ă  la collaboration de la soprano Julia Knecht, autant de “prĂ©ludes” ou d’Ă©lĂ©ments prĂ©alables qui prĂ©parent l’Ă©coute de la dernière Symphonie du compositeur, le fameuse n°41 dite “Jupiter (en ut majeur K551 composĂ© aoĂ»t 1788) volet final de la trilogie des n°39,40 et 41, et vaste portique symphonique qui ouvre de façon lumineuse vers l’ère romantique, tout en portant les valeurs du siècle des Lumières. Formellement, la Symphonie incarne par sa perfection contrapuntique et l’intelligence de son architecture Ă  quatre parties (plan en sonate), le plus haut degrĂ© de l’Ă©criture symphonique viennoise Ă  la fin des annĂ©es 1780.

La soprano incarne les aspirations et les tiraillements intĂ©rieurs des hĂ©roĂŻnes de Mozart que le concert fait ainsi surgir : l’amoureuse Donna Anna, le cĹ“ur ardent et fidèle de Susanna, les aigus spectaculaires de la Reine de la Nuit, mère inflexible et manipulatrice, …

idomeneo-debora-waldman-concert-mozart-annonce-review-critique-classiquenews

L’intĂ©rĂŞt du programme conçu par Debora Waldman vient de cette mise en perspective, opĂ©ras et symphonie : fine mozartienne, la chef d’orchestre propose un regard diffĂ©rent sur l’oeuvre symphonique en appliquant une nouvelle lecture qui suit son dĂ©roulement comme un vĂ©ritable opĂ©ra : l’expression par la langage instrumental d’une vĂ©ritable dramaturgie tout au long de ses 4 mouvements, 4 Ă©pisodes fourmillant d’une vie Ă©motionnelle insoupçonnĂ©e : Allegro vivace, Andante cantabile (con sordini), Menuetto : Allegretto, Finale : Molto vivace. Passionnant.

Julia Knecht, soprano
Orchestre Idomeneo
Debora Waldman, direction

boutonreservationMaisons-Alfort, Théâtre (94)
Vendredi 27 novembre 2015, 20h30
Présentation du concert à 18h30 au Foyer du Théâtre Debussy

Tarif plein : 27€
Tarif réduit : 24€
Moins de 14 ans : 17€

Mozart : Les Noces de Figaro. L'opéra des femmes ?

Programme “Pure Mozart

2 Mozart pour le prix d’1 : Mozart lyrique et symphonique

Cosi fan Tutte : Ouverture
Aria « Voi avete un cor fedele » K. 217
Don Giovanni : – Recitativo Don Ottavio Son morta ! and Aria Or Sai chi l’onore (Donna Anna)
Recitativo and Rondo Non mi dir (Donna Anna)
Divertimento K 136 : Allegro
Le Nozze di Figaro : Recitativo and Aria Guinse alfin il momento (Susanna)
The Macig Flute : – Aria O zittre nicht, mein lieber Sohn (Queen of the Night)
Marcia
Aria Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen (Queen of the Night)

Symphony n°41 Jupiter

Réservations, informations :  www.theatredemaisons-alfort.org

 

 

 

EtĂ© 2014 : Debora Waldman dirige Don GiovanniDebora Waldman, biographie. NĂ©e brĂ©silienne Ă  Sao Paulo, Debora Waldman se perfectionne en IsraĂ«l puis Ă  l’UniversitĂ© Catholique d’Argentine de Buenos Aires oĂą fait marquant elle est la première Ă©tudiante Ă  obtenir deux mĂ©dailles d’or (direction d’orchestre et composition). Brillante, engagĂ©e, surtout perfectionniste et travailleuse exemplaire, la jeune chef d’orchestre rejoint Paris oĂą elle suit l’enseignement de Janos FĂĽrst et de Michael Levinas au Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Paris. A partir de 2006, et pendant trois annĂ©es, elle devient l’assistante de Kurt Masur Ă  l’Orchestre national de France. En 2012, Debora Waldman a remportĂ© la distinction Ă©mise par l’Adami : “Talent chef d’Orchestre”, aux cĂ´tĂ©s de Benjamin LĂ©vy et d’Ariane Matiak. En 2013, elle fonde son propre orchestre, Idomeneo, rĂ©unissant de jeunes instrumentistes parmi les personnalitĂ©s les plus expĂ©rimentĂ©es de leur gĂ©nĂ©ration, jouant dans les meilleures formations parisiennes et capables de jouer sur instruments modernes comme instruments d’Ă©poque. Idomeneo interprète en particulier le rĂ©pertoire classique et romantique, de Haydn Ă  Brahms, en rĂ©servant Ă  l’Ĺ“uvre de Wolfgang Amadeus Mozart, une place privilĂ©giĂ©e. L’orchestre ainsi fondĂ© porte d’ailleurs le nom de l’opĂ©ra seria de Mozart, Idomeneo, qui laisse une place primordiale Ă  l’Ă©criture orchestrale. Sur le plan du style, Debora Waldman a le souci d’une approche exigeante, particulièrement adaptĂ©e Ă  chaque partition : dĂ©fis esthĂ©tiques comme particularitĂ©s techniques . C’est pourquoi elle a totalement intĂ©grĂ© les nombreux bĂ©nĂ©fices de l’interprĂ©tation historiquement informĂ©e, appliquant avec scrupule et sens critique le perfectionnisme d’un jeu savant toujours soucieux de lĂ©gèretĂ© et de fraĂ®cheur afin de transformer le concert en une expĂ©rience unique.

Le programme du 27 novembre met en lumière l’Ă©criture lyrique de Mozart : Ă©pisodes intenses en passion et affects contrastĂ©s, mis en regard avec l’ultime chef d’oeuvre purement symphonique, le sommet orchestral que demeure la dernière Symphonie n°41 en ut dite Jupiter.

Debora Waldman dirige Don Giovanni Ă  Sceaux

debora-waldman-presseSceaux, château (92). Debora Waldman dirige Don Giovanni, les 13, 14 juin 2014, 20h30. Pour sa 14ème édition, Opéra en plein air présente un nouvel opéra en plein air, à Sceaux devant la superbe façade néobaroque du château de Sceaux côté cour, le jeune chef d’orchestre brésilienne Debora Waldman, l’une des baguettes lesplus inspirées de sa génération aborde le sommet lyrique du XVIIIème siècle à l’époque des Lumières et qui par sa date, demeure le dernier opéra composé par Mozart avec l’écrivain libertaire et séditieux, Da Ponte : Don Giovanni. L’ouvrage illustre la figure du séducteur insaisissable Dom Juan de Séville qui séduit la belle Anna tout en étant pourchassée par son ancienne maîtresse, l’inconsolable et fidèle Elvira… mais une jeune servante Zerlina croise la route du conquérant ammoral qui s’empresse de lui faire une cour assidue. Personnification de la liberté tragique, et pourtant d’une certaine façon maître affirmé assumé de son destin, Don Giovanni sait braver la mort et affronter les flammes infernales en un final spectaculaire.

mozart_portrait-300Opéra libertaire dont la relecture à partir du XIX ème siècle, en fit “l’opéra des opéras”: un manifeste funèbre et tragique, Don Giovanni demeure cependant, selon le voeu de son auteur, un “dramma giocoso”. La vie traverse, palpitante et insolente, les personnages, les portant même à être la quintessence du souffle vital, l’incarnation du désir, de la pulsion sexuelle, l’énergie primaire… qui apporte les dérèglements sociaux ou l’excès d’ordre moral. Don Giovanni et son “double”, Leporello, ne formeraient ainsi qu’une seule personne au double visage, une sorte de Janus moderne quand Donna Anna et Ottavio, les amoureux héroïques qui ne cessent de se lamenter, incarneraient plutôt les tenants d’un système moral, tout autant condamné. D’un côté, l’exaltation de l’action; de l’autre, l’inhibition stérile, répétitive, étouffante.
Entre les deux duos, seule Donna Elvira, sincère dans son amour pour Don Giovanni, exprimerait la voie de la tendresse la plus pure… comme la plus aveugle. Les lectures du Don Giovanni de Mozart sont multiples. Chacune n’épuise jamais la richesse et la complexité fascinante du mythe.

 

modalités pratiques

don giovanni opera en plein airOuverture des grilles à 19h30. Accès : à partir de Paris > Sur la RN20 à l’entrée de Sceaux / Prendre «l’allée d’honneur»
- En voiture : 5km de la Porte d’Orléans
- En transport en commun : RER B station Parc de Sceaux
De 57 à 84 euros selon les disponibilités par catégories.
INFOS PRATIQUES BILLET VIP 
Cocktail dînatoire 20 pièces sucrées salées
- Champagne à discrétion
- Plaid et programme Officiel
- Place en Carré Or
Ă€ partir de 19h30 : Accueil VIP
De 19h30 Ă  20h45 : Cocktail dans les Salons de RĂ©ceptions
Ă€ 20h45 : DĂ©but du spectacle
RĂ©servations places normales ou places VIP sur le site FNAC.COM

 


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Notre avis. La direction affûtée et vive de Debora Waldman (soirée du 14 juin à Sceaux, 92). Orchestre et voix amplifiés grâce à un (assez bon) système de sonorisation, disposition surprenante de l’orchestre placé sous le plateau supérieur avec pour conséquence la situation de l’estrade de la chef d’orchestre que l’on voit de dos, se retournant vers les chanteurs et donc vers le public… le spectacle proposé par Opéra en plein air n’est pas classique. Le plein air et le placement de la scène au pied de la façade du château imposent des conditions différentes de celle de la salle fermée d’opéra. Pour autant, le jeu des chanteurs, la succession des tableaux, l’enjeu des situations sont réalisés sans accroc grâce essentiellement à l’excellente direction musicale de la jeune chef d’orchestre Debora Waldman. Son expertise assure cette tension musicale nécessaire à la réussite du spectacle. La baguette accomplit un tour de force malgré des conditions difficiles (ce soir du 14 juin précisément où le vent plutôt froid n’a pas manqué de perturber la réalisation). La vision est claire, articulée, douée de nuances et d’un vrai souci de la continuité comme de l’architecture dramatique. Le si difficile finale du I avec la juxtaposition des danses en est l’élément le plus emblématique : à la fois détaillé et très expressif. Côté chanteurs, les femmes sont honnêtes sans plus ; le Leporello de Matthieu Lecroart percutant… a contrario du Don Giovanni de Jean-Gabriel de Saint-Martin, aussi sensuel et séducteur qu’un glaçon. Les spectateurs des autres représentations pourront apprécier quant à eux, les autres distributions face à une façade patrimoniale qui change selon les lieux d’accueil. La direction de Debora Waldman elle sera toujours là, prête à défendre et ciseler coûte que coûte et non sans panache, l’opéra des opéras. A voir indiscutablement.

Tournée estivale 2014 de Don Giovanni de Mozart par Debora Waldman
17 dates Ă©vĂ©nements pour redĂ©couvrir le chef d’Ĺ“uvre signĂ© Mozart et Da Ponte

13 et 14 Juin 2014 : Parc de Sceaux
20 et 21 Juin 2014 : Château de Champ de Bataille
26, 27 et 28 Juin 2014 : Château de Vincennes
4 Juillet 2014 : Cité de Carcassonne
29 et 30 Août 2014 : Château de Haroué
9, 10, 11, 12 et 13 Septembre 2014 : Les Invalides (Paris)
19 et 20 Septembre 2014 : Château de Fontainebleau

 

Don Giovanni dévoilé par Debora Waldman

 

Approfondir : grand entretien avec la chef d’orchestre Debora Waldman

debora waldman portraitJeune baguette prometteuse d’une rare voire exceptionnelle capacité à s’engager pour la vérité des partitions, la jeune chef d’orchestre Debora Waldman dirige l’opéra des opéras, Don Giovanni de Mozart. Pas impressionnée, la musicienne prend à bras le corps l’exubérante et impressionnante œuvre mozartienne et nous en dévoile plusieurs aspects clés avec une rare et très personnelle pertinence. Entretien avec Debora Waldman.

 

 

Quelle est votre vision de Don Giovanni (le personnage)? Et quel message le compositeur nous transmet-il Ă  travers son ouvrage ?

Chez Tirso de Molina, il y a une structure théologique et catholique très forte. Celui qui se moque de la société, des femmes, se moque  avant tout de Dieu. Chez Molière, le personnage de Don Juan oppose la raison à la foi. On y retrouve la critique de ce qui insupportait déjà Molière dans Tartuffe (les fausses croyances…).

Pour moi, l’apport principal de Mozart et de sa musique est qu’il fait sortir le personnage de sa dimension mythique pour devenir un être humain. Chez Molière, on a davantage de scènes où les personnages parlent de Don Juan, celui-ci étant absent. Alors que chez Mozart, on suit devant nous les actions de Don Giovanni. C’est un être en chair et en os, moins dans la rhétorique que chez Molière.

Cela dit, il reste camouflé derrière le code social, noble d’apparence et prend l’air d’un « héros » avec son inébranlable fidélité à lui-même. C’est cette fidélité qui fait sa grandeur.

Vu les questionnements de Mozart concernant « la mort » lors de la composition de l’ouvrage (son père meurt en mai 1787), je ne peux m’empêcher d’aborder l’opéra d’un point de vu philosophique.

Il ne s’agit pas simplement d’un « personnage puni qui finit mal » et d’une morale lumineuse, mais plutôt d’un personnage qui existe par le regard que l’entourage porte sur lui, et par conséquent, lors de sa disparition, la situation reste irrésolue. Les autres  personnages ne pourraient  exister sans sa présence.

La « Scène dernière », trace musicale du passé (tel un chœur grec antique) et élément plus architectural que moral, reste ouverte et ambiguë. Comme si par-dessus de tout, la puissance divine de la musique qui traverse l’œuvre serait le message de l’opéra.

« Don Juan oscille continuellement entre l’état d’idée, c’est à dire la puissance, la vie, et l’état d’individu. Et cette oscillation est la vibration musicale » précise Søren Kierkegaard.

 

 

 

De quelle façon Mozart exprime-t-il la force du personnage dans l’écriture orchestrale ?

D’une manière générale, il est intéressant de remarquer comment Mozart trace par des gestes musicaux le portrait de Don Giovanni. Son caractère extérieur et ardent est exprimé dans  « Fin ch’han dal vino » par une orchestration agitée et euphorique. Son caractère intérieur et séducteur par l’intimité de la canzonetta (solo de mandoline, accompagné par les pizzicatos de cordes).

Deux moments clefs sont à souligner pour illustrer la force du personnage :

-Final Acte I (allegro) « Trema, o Scelerato » (Tremble scélérat), dans un véritable tourbillon orchestral, Don Giovanni est accusé pour ses actes de violences. Il y répond avec une audace extrême « Ma non manca in me coraggio » (mais le courage ne me manque pas) sur un rythme qui se moque de la puissance accusatrice. La scène aboutit à une apothéose de conflits dans une écriture canonique des syncopes.

-Final Acte II : la grande scène avec le Commandeur sur un rythme obstiné de marche (funèbre…) les cordes dessinent mélodiquement des flammes, alors que les cuivres et timbales ponctuent de façon religieuse le trajet musical. A cette intensité, Don Giovanni résiste « A torto di viltate, tacciato mai saro ! » (De lâcheté jamais je ne serai taxé).

Construit sur trois paliers, tout au long de ce passage, l’écriture orchestrale évolue des flammes mentionnées (encore de ce monde) vers des contrastes radicaux de nuances (trémolos des cordes) dans l’affrontement avec le Commandeur. Peu à peu, l’accélération de l’écriture se transforme en un feu infernal (gamme descendante agitée) auquel Don Giovanni finit par succomber.

 

 

 



En tant que chef, y a-t-il des passages dans l’opéra, particulièrement intenses, vrais défis pour la direction ?

don giovanni alex evariste fragoAbsolument, je vais illustrer un autre passage (en plus de celui du Commandeur déjà mentionné) qui  est celui du Bal de la fin du premier acte et la superposition des trois danses. Cette scène est un exemple de la virtuosité de Mozart. C’est la musique qui construit la réalité dramatique : trois danses aux métriques différentes vont se superposer pour symboliser l’incompatibilité des classes sociales : Le menuet (3/4  Don Ottavio et Donna Anna), l’Allemande (2/4 Leporello et Masetto) et la Contredanse (3/8 Don Giovanni et Zerlina), joués simultanément désagrègent la supposée harmonie des personnages, et de cette anarchie découle l’acte de violence de Don Giovanni envers Zerlina. C’est la coexistence de trois pensées, dans le même espace temporale, d’un modernisme inouï. Tenir compte de la forte structure du discours, répartir le juste poids des sections pour que l’arrivée à ces points intenses soit organique, est un vrai défi pour le chef d’orchestre.

 

Propos recueillis par Alexandre Pham en mai 2014.

 

 

 

Illustrations : Debora Waldman, Mozart (DR)