Tours : L’OSRCT joue Dvorak et Brahms

Brahms-Johannes-portrait-face-500-brahmsTours, Opéra : Les 22 et 23 mars 2014. OSRCT. Jean-Yves Ossonce. Brahms : Symphonie n°1. Deux grands pages romantiques pour ce programme symphonique défendu par l’Orchestre tourangeau (Orchestre symphonique Région centre Tours) sous al direction de son chef principal Jean-Yves Ossonce : le Concerto de Dvorak permet le retour du violoncelliste Yan Levionnois, après son sensationnel succès avec l’OSRC-T dans Chostakovitch en novembre 2011.L’oeuvre de Dvorak est le grand concerto romantique pour violoncelle par excellence, reflet de l’âme musicale de l’Europe Centrale, exigeant puissance, intériorité, tendresse et profondeur. L’infinie nostalgie, la couleur des bois et des cordes, les envolées et les contrastes, la pureté des intentions musicales … en font un chef d’oeuvre. La 1ère Symphonie de Brahms marque la conclusion du cycle de la saison dernière : l’occasion de mesurer à quel point cette musique parle à chacun, à toutes les époques. Grands frissons symphoniques et romantiques garantis !

 

Antonín Dvorák
Concerto pour violoncelle et orchestre en si mineur, op.104

Johannes Brahms
Symphonie n°1 en ut mineur, op.68

Yan Levionnois, violoncelle
Jean-Yves Ossonce, direction
Orchestre Symphonique Région Centre-Tours

Samedi 22 mars 2014 – 20h
Dimanche 23 mars 2014 – 17h
Tours, Opéra Théâtre

Conférence sur le thème du programme :
samedi 22 mars à 19h00
Dimanche 23 mars à 16h00
Grand Th̢̩tre РSalle Jean Vilar
Entrée gratuite

La première Symphonie de Brahms recueille les fruits d’une longue maturation de près de 20 années ! Gestation lente et progressive qui fructifie évidemment les bénéfices de sa relation intime avec le couple Schumann. Le jeune Johannes rencontre Robert Schumann à Düsseldorf après 1854. L’opus 68 est créé à Karlsruhe à la fin de l’année 1876. L’agitation et la nervosité d’essence tragique du premier mouvement affirme un tempérament puissant et très grave, voire angoissé : sentiment dont toutes les oeuvres de Brahms, habité par la mort, témoignent irrésistiblement. L’Andante sostenuto semble un temps se libérer du fatum, comme le presque scherzo résolument pastoral et assagi, d’une candeur sereine. L’écriture de Brahms se souvient alors de la 9ème de Beethoven dont le souvenir et la complexité contrapuntique animent tout le dernier mouvement qui se rapproche aussi de la carrure brucknérienne. La puissance et la densité de la facture, l’énergie conflictuelle qui se détache de la riche texture orchestrale ne doivent pas voiler la très fine texture et les couleurs originales de l’orchestration. Ce point est souvent gommé par les chefs qui préfèrent en général soigner le souffle parfois épais, plutôt que l’expressivité instrumentale dans la filiation de Mendelssohn et de Schumann. Or Brahms sait à la fois architecturer son propos et ciseler l’arête vive de chaque pupitre. C’est un vrai défi pour les orchestres.
Programmer Dvorak aux côtés de Brahms est tout à fait légitime car après la mort de Schumann, Brahms se passionne pour les œuvres de Dvorak rencontré en 1878.

Réservations, informations sur le site de l’Opéra de Tours

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