vendredi 14 juin 2024

TOULOUSE, Orchestre National du Capitole. Premiers concerts de la nouvelle saison 2023 – 2024 : les 16 sept, puis 30 sept (Marek Janowski / Beethoven, Schubert)

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Les 16 puis 30 sept 2023, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse / ONCT lance sa nouvelle saison avec faste et excellence.
Deux dates sont incontournables pour fêter comme il se doit l’énergie de la rentrée et les promesses d’une saison nouvelle 2023 – 2024 à nulle autre semblable.

 

Le 16 sept, 19h30 (durée : 1h30) : rv Place du Capitole dans le cadre de l’accueil de la Coupe du monde de Rugby 2023, grand concert gratuit ; au programme : Symphonie n°9 de Dvorak « Du nouveau monde » (Kriistina Poska, direction) avec deux violonistes soliste, la toulousaine Manon Galy et la japonaise Ayana Tsuji… Gratuit. PLUS D’INFOS ici : https://onct.toulouse.fr/agenda/concert-evenement/concert-place-du-capitole/

 

 

Le 30 sept 2023 suivant, concert d’inauguration sous la direction d’un immense chef, Marek Janowski, première très attendue pour l’Orchestre. Le programme promet un grand bain symphonique, vertiges et somptuosité sonore à l’appui, ceux de deux Viennois incontournables dans l’histoire de la musique orchestrale : Symphonie n°1 de Beethoven / Symphonie n°9 de Schubert. C’est donc l’esprit viennois romantique qui s’affirme ici, et avec quelle ampleur (d’autant plus s’agissant de la 9ème de Schubert, dite « La Grande »). (durée : 1h45). Portrait Marek Janowski © photo Felix Broede

BEETHOVEN : aux origines symphoniques… En ut majeur, l’opus 21 est achevé en 1800 : tout un symbole. Du neuf pour un nouveau siècle qui sera furieusement romantique. A presque 30 ans, Ludwig subjugue déjà l’audience, mais heurte les critiques (viennois) trop frileux et fermés à la nouveauté (une attitude fermée identique à celle qui avait sanctionné les œuvre de Mozart auparavant) : « musique militaire plutôt que musique d’orchestre convenable ». De fait le conforme comme le convenable ne sont pas des caractères propre à Beethoven ; non seulement le compositeur parle au cœur et à l’âme, mais il réinvente tout un langage orchestral dont le maître mot est détermination, ou volonté, ou conscience active. L’œuvre, dédiée au Baron Gottfried Van Swieten (traducteur pour Haydn des livrets pour ses oratorios, La Création et Les Saisons), est justement Haydnienne.

Mais elle recèle déjà des particularités proprement beethovéniennes, préalables et prémices des futurs accomplissements orchestraux. D’un format de 30 minutes en moyenne, la partition surprend (comme Haydn) dans son début où rayonne un large accord dissonant de 7ème du ton de fa majeur (réminiscence de la facétie haydnienne) avant que ne s’affirme le 2è thème mélodique, d’esprit comme d’élégance tout à fait mozartiens. D’emblée, la force roborative et l’élan rythmique imposent un tempérament à part et singularisent l’audace inventive voire révolutionnaire du jeune Beethoven… L’Andante révèle l’usage spécifique des timbales (fin de la première partie de l’Andante cantabile (Mouvement II), marque et signature de Ludwig selon un Berlioz admiratif… Indice plus remarquable encore de l’imagination Beethovénienne à part : le « Menuetto » qui en réalité est un… scherzo (au tempo deux fois plus vif qu’un menuet haydnien ou mozartien) : l’impatience, la vitalité impérieuse témoignent de ce bouillonnement inédit, propre à Ludwig. Voilà de loin la séquence la plus personnelle et le plus originale de la Symphonie n°1 de Beethoven.

SCHUBERT monumental
Grand admirateur de Beethoven, Schubert ne fut jamais de son vivant reconnu comme symphoniste. Sa musique de chambre et ses lieder sont les genres où il se fait connaître principalement. Or son écriture symphonique est loin d’être anecdotique comme en témoigne la puissance et le souffle de sa 9è symphonie dite « La Grande ». En ut majeur, le D 944 est créée à Leipzig par Mendelssohn dirigeant l’orchestre du Gewandhaus en 1839 grâce à la détermination de Robert Schumann (11 ans après le décès de Schubert!). Composé en 1826, « La Grande » dure plus d’une 1h si l’on réalise toutes les reprises, ce qui est obligatoire pour la compréhension de son plan poétique. L’Andante initial (suivi d’un Allegretto ma non troppo) permet aux cors majestueux d’énoncer le thème introductif, superbe portique d’entrée qui convoque l’esprit d’une architecture colossale. L’Andante qui suit en la mineur affirme un nouveau thème d’une tendresse absolue, énoncé par le hautbois, puis la clarinette ; le Scherzo, de forme sonate (mouvement III) affirme la même ampleur, se jouant des contrastes de rythmes, de modulations, du majeur au mineur, avec une énergie virile ; enfin le dernier Allegro (vivace) est un secret hommage à Beethoven : dans un cadre vertigineux, d’une grandeur inédite, Schubert s’ingénie à citer le thème de l’Ode à la joie de la 9è de Beethoven qu’il recycle avec un sentiment personnel qui allie force et espérance. A 29 ans, dans sa démesure visionnaire, Schubert, immense symphoniste, annonce déjà les vertiges colossaux de Bruckner…

 

 

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TOULOUSE, Halle aux grains
Merc 30 sept 2023, 20h
Concert « Grands classiques, Grande première »

RÉSERVEZ VOS PLACES
directement sur le site du Capitole de Toulouse :
https://onct.toulouse.fr/agenda/grand-concert-symphonique/grands-classiques-grande-premiere/

 

 

 

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