CRITIQUE, concert. Festival International de Besançon, Théùtre Ledoux, le 16 septembre 2021. Orchestre National de Lyon / Alexandre Kantorow /Paul Daniel.  

besancon festival concours 2021 classiquenewsCRITIQUE, concert. Festival International de Besançon, ThĂ©Ăątre Ledoux, le 16 septembre 2021. Orchestre National de Lyon / Alexandre Kantorow /Paul Daniel. Cette annĂ©e, le Festival International de Besançon (74Ăšme Ă©dition) se couplait avec le fameux Concours International des jeunes chefs d’orchestre (57Ăšme Ă©dition) et, fait assez exceptionnel, le Grand prix n’a pas Ă©tĂ© dĂ©cernĂ©, trois « Mentions spĂ©ciales » s’y substituant (LIRE notre dĂ©pĂȘche ici : PalmarĂšs du 57Ăš Concours de Besançon 2021). Quant au festival proprement dit (qui se poursuit jusqu’au 25 septembre), il aligne, comme de coutume,  noms d’artistes confirmĂ©s et jeunes talents d’aujourd’hui, Ă  l’instar de Victor-Julien LaferriĂšre ou d’Alexandre Kantorow. Ce dernier Ă©tait le centre d’intĂ©rĂȘt du concert de ce 16 septembre – avec rien moins que l’Orchestre National de Lyon comme Ă©crin, et le chef britannique Paul Daniel (Ă©galement prĂ©sident du Jury du concours) Ă  la baguette – dans un programme regroupant Saint-SaĂ«ns et Dvorak.

Le jeune pianiste français s’est fait un spĂ©cialiste des cinq concertos de Saint-SaĂ«ns dont on fĂȘte cette annĂ©e le centenaire de la disparition, et dont il a enregistrĂ© les 3Ăšme, 4Ăšme et 5Ăšme opus (Erato). Mais c’est ici le 2Ăšme qui a Ă©tĂ© retenu, un ouvrage composĂ© en seulement trois semaines en 1868 : destinĂ© au dĂ©part Ă  son ami Anton Rubinstein, c’est au final Saint-SaĂ«ns lui-mĂȘme qui tiendra la partie de piano, tandis que Rubinstein dirigeait l’orchestre. Commençant par une improvisation sur le modĂšle du 4Ăšme Concerto de Beethoven, il met en valeur les qualitĂ©s de virtuose du pianiste. A ce petit jeu, pour ceux qui connaissent l’ébouriffante virtuositĂ© du concertiste, Kantorow excelle ; il dĂ©passe ici le cĂŽtĂ© de fantaisie brillante pour une interprĂ©tation pleine d’imagination, alternant entre romantisme, joyeusetĂ©, lĂ©gĂšretĂ© ; le tout conduit par une puissante Ă©nergie. Il brille ensuite dans un bis que nous n’avons pas reconnu


Place Ă  l’Orchestre seul en seconde partie de concert qui est entiĂšrement dĂ©diĂ©e Ă  la 8Ăšme Symphonie de Dvorak, peut-ĂȘtre la plus belle de l’Ɠuvre symphonique du compositeur, avec la fameuse 9Ăšme dite « du Nouveau Monde ». Et c’est une version enthousiasmante que le chef britannique nous donne, avec un ONL des grands soirs. Soulignons notamment la perfection, entre finesse et lĂ©gĂšretĂ©, des fameuses gammes descendantes (violons puis cordes graves) dans le magnifique Adagio, le rendu dĂ©licieusement grazioso de l’Allegretto ou encore la remarquable qualitĂ© des vents, particuliĂšrement mis en valeur dans l’Allegro final.

Mentionnons qu’en piĂšce d’avant-propos, nous avons pu entendre une Ɠuvre de la jeune compositrice française Camille PĂ©pin (en rĂ©sidence au festival), « La Source d’Yggdrasil », qui avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e lors des derniĂšres Victoires de la Musique classique. A son Ă©coute, force est de constater que cette composition est Ă  la fois immĂ©diatement accessible et fait preuve d’un grand savoir-faire, notamment par sa dynamique pleine d’entrain, une rythmique trĂšs soutenue et un phrasĂ© assez descriptif qui s’apparente Ă  de la (trĂšs bonne) musique de film.

CRITIQUE, concert. Festival International de Besançon, Théùtre Ledoux, le 16 septembre 2021. Orchestre National de Lyon/Alexandre Kantorow/Paul Daniel.

CRITIQUE, concert. La ROQUE D’ANTHERON, le 7 aoĂ»t 2021. Alex., JJ Kantorow. CHOSTAKOVITCH, SAINT-SAENS. SINFONIA VARSOVIA.

CRITIQUE, concert. La ROQUE D’ANTHERON, le 7 aoĂ»t 2021. Alex., JJ Kantorow. CHOSTAKOVITCH, SAINT-SAENS. SINFONIA VARSOVIA. Concert attendu dans la peur de l’orage qui a su rester Ă  distance fort heureusement. Le ciel est favorable Ă  la musique et le parc aprĂšs l’orage a vu quelques Ă©toiles briller en fin de soirĂ©e. Le gĂ©nie musical de Jean-Jacques Kantorow, violoniste et chef d’orchestre Ă  la renommĂ©e planĂ©taire reprenait ce soir la baguette d’un orchestre qu’il a dirigĂ© souvent et qu’il connaĂźt bien. Un enregistrement des concertos de Camille Saint-SaĂ«ns avec Alexandre Kantorow il y a quelques annĂ©es est une vĂ©ritable pĂ©pite qui prouve le lien qui unit pĂšre et fils.

 

 

Kantorow pĂšre et fils sont toute musique !

 

 
Kantorow-jean-jacques-alexandre-kantorow-concert-la-roque-antheron-piano-critique-concert-classiquenews-aout-2021

 

 

Le Sinfonia Varsovia en formation rĂ©duite joue deux adaptations de Daniel Walter. Le Quatuor Ă  cordes n°3 de Dimitri Chostakovitch dans sa transcription pour quintette Ă  vent et quintette Ă  cordes est rĂ©alisĂ© dans une formation type orchestre Mozart. Jean-Jacques Kantorow garde une allure dynamique ; il semble retrouver toute sa jeunesse. La grande bienveillance qui se dĂ©gage de sa direction ne laisse rien passer et obtient une prĂ©cision parfaite de la part de chaque instrumentiste. L’orchestration particuliĂšrement rĂ©ussie donne aux vents et au cor toutes les particularitĂ©s que Chostakovitch leur rĂ©serve. La direction est prĂ©cise, claire, trĂšs efficace. La partition se dĂ©veloppe avec clartĂ© et l’énergie est constamment renouvelĂ©e par le chef. L’osmose entre chef et orchestre est magnifique et la partition de Chostakovitch devient limpide. Un grand moment de musicalitĂ©, lumineux, Ă©mouvant, dĂ©coule de l’écoute de ce quatuor transformĂ© si intelligemment et si habilement jouĂ©. Les qualitĂ©s instrumentales du Sinfonia Varsovia sont tout Ă  fait excellentes avec des bois particuliĂšrement beaux et des solistes de chaque famille de cordes magnifiques. Insistons sur la qualitĂ© du chef et celle de cet excellent orchestre car lorsque le concerto se dĂ©roulera le soliste va par son jeu intense prendre la premiĂšre place au risque de les Ă©clipser. Il ne faudrait pas penser que l’orchestre va juste accompagner le gĂ©nie pianistique d’Alexandre Kantorow, bien au contraire le Sinfonia Varsovia est, mĂȘme dans cette dimension rĂ©duite, de tout premier plan et Jean-Jacques Kantorow est un chef extrĂȘmement vigilant Ă  tout ce qui se passe ; sans autoritarisme, il arrive Ă  obtenir ce qu’il veut de chacun.

 

 

Alexandre-kantorow-piano-concert-la-roque-antheron-critique-concert-classiquenews-2021-aout

 

 L’entrĂ©e du jeune Alexandre Kantorow (23 ans) est trĂšs Ă©mouvante; l’orchestre le regarde avec une bienveillance rare et le chef, son pĂšre, l’accompagne sur scĂšne avec une joie non dissimulĂ©e. DĂ©tendu en apparence mais dĂ©jĂ  trĂšs concentrĂ©, Alexandre se jette dans le dĂ©but trĂšs rhapsodique du terrible 2Ăš concerto de Camille Saint-SaĂ«ns avec une autoritĂ© sidĂ©rante. Le geste large, des sonoritĂ©s d’orgue, une maĂźtrise rythmique toute en souplesse font de cette « prise en main » un moment sidĂ©rant. La rĂ©ponse de l’orchestre dans la mĂȘme maniĂšre donne le frisson. Nous sommes bien devant une rencontre entre gĂ©nies qui va faire date. Tout ce qui suit reste difficilement analysable tant les interprĂštes touchent Ă  la perfection sur tous les plans. Alexandre Kantorow a acquis une autoritĂ© sidĂ©rante, la puissance digitale s’est encore affirmĂ©e donnant plus de prĂ©sence Ă  son jeu avec une recherche de sonoritĂ©s amples et majestueuses admirablement adaptĂ©es Ă  ce premier mouvement. L’orchestre participe avec la mĂȘme ampleur puis le dialogue plus mĂ©lancolique se dĂ©ploie et l’osmose entre tous devient d’une rare Ă©vidence. La partition de Saint-SaĂ«ns s’en trouve magnifiĂ©e. Jean-Jacques Kantorow couve le pianiste du regard et semble avoir l’Ɠil sur chaque musicien de l’orchestre, il est partout et entretient des liens avec chacun. Le rĂ©sultat est une parfaite connivence musicale qui magnifie le jeu du pianiste comme les solos de l’orchestre.

 

 

La magie des Kantorow, pùre et fils

Féérique, ciselé,
le 2Ú Concerto de Saint-Saëns dans les étoiles

 

 

Dans le 2Ăš mouvement, sorte de scherzo, Alexandre Kantorow allĂšge son jeu avec une prĂ©cision incroyable, il invente des notes perlĂ©es comme rebondies. La prĂ©cision est partout dans le moindre trait du pianiste et chaque intervention de l’orchestre. C’est une vĂ©ritable orfĂšvrerie suisse. La mĂ©canique est absolument impeccable avec un vĂ©ritable sens de l’humour partagĂ©. La dĂ©licatesse du toucher d’Alexandre Kantorow a quelque chose de fĂ©Ă©rique. AprĂšs le deuxiĂšme mouvement le regard du pĂšre Ă  son fils semble dire c’était magnifique es-tu vraiment prĂȘt pour le final ? Tous vont s’engager dans la virevoltante tarentelle finale qui caracole Ă  toute vitesse. C’est vertigineux, magnifique, sublime et l’humour des syncopes, rythmes dĂ©calĂ©s, enchantent les musiciens. Tout tombe Ă  la perfection, cela avance sans prendre de repos, en entrainant le public avec lui dans la joie la plus grande. Ce mouvement final devient absolument jubilatoire avec des interprĂštes si douĂ©s.

Alexandre Kantorow trouve une ressource incroyable donnant toute son Ă©nergie dans ses traits virtuoses incroyables. Ses doigts volent, ses mains s’allongent, rien ne semble pouvoir limiter le jeu du pianiste. La joie explose de toute part sur scĂšne comme dans la salle. Nous venons de vivre un moment exceptionnel et chacun en est bien conscient. Le public en transe obtient d’Alexandre Kantorow trĂšs Ă©panoui et heureux, trois extraordinaires bis d’une belle gĂ©nĂ©rositĂ©.

Le mouvement lent de la troisiĂšme sonate de Brahms est d’une beautĂ© Ă  faire fondre les cƓurs de pierre les plus durs. La danse finale de l’oiseau de feu atteint sous ses doigts Ă  une puissance orchestrale. La dĂ©licatesse et la mĂ©lancolie d’une ballade de Brahms permettent de laisser le public partir sur des sentiments plus apaisĂ©s. Chacun sait qu’il a vĂ©cu un instant magique. Le ChĂąteau de Florans, dont le parc est un oasis de bonheur, a Ă©tĂ© bĂ©ni des dieux une fois de plus.

 

  

 

CRITIQUE, concert. La Roque d’AnthĂ©ron. Auditorium du Parc. Dimitri Chostakovitch (1906-1975) /Daniel Walter (nĂ© en 1958) : Quatuor Ă  cordes n° » en fa majeur op.73, transcription pour quintette Ă  vents et quintette Ă  cordes ; Camille Saint-SaĂ«ns (1835-1921) / Daniel Walter (nĂ© en 1958) : Concerto pour piano et orchestre n°2 en sol mineur op.22, transcription pour piano et petit orchestre ; Sinfonia Varsovia ; Alexandre Kantorow, piano ; Jean-Jacques Kantorow, direction.

Photos : © Valentine Chauvin / La Roque d’AnthĂ©ron 2021

 

  

 

COMPTE-RENDU, concert. MONACO, le 16 mai 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, A Kantorow – J Rhorer.

Kantorow alexandre piano classiquenews festival WURTH critique classiquenewsCOMPTE-RENDU, concert. MONACO, le 16 mai 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, A Kantorow – J Rhorer. C’est par une standing ovation (chose suffisamment rare Ă  Monaco pour ĂȘtre relevĂ©e !) que l’extraordinaire moment de piano que nous a livrĂ© la star montante du piano français (et mondial) Alexandre Kantorow (LaurĂ©at du prestigieux Concours TchaĂŻkovski) s’est conclu ! Un succĂšs auquel doit Ă©galement ĂȘtre associĂ© le chef français JĂ©rĂ©mie Rhorer Ă  la tĂȘte d’un Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo plus fabuleux que jamais ! Photo : A Kantorow, DR.

De fait, dĂšs son entrĂ©e dans l’arĂšne de l’Auditorium Rainier III (aprĂšs une rutilante Ouverture de Ruslan et Ludmila de Glinka !), le jeune pianiste instaure un climat incroyablement vivifiant de cette joute serrĂ©e entre orchestre et soliste qui est l’ñme de cette extraordinaire (et diabolique !). Rhorer y dĂ©ploie un phrasĂ© d’une rigueur rythmique impeccable, parfaitement articulĂ©, puissamment contrastĂ©, sollicitant tous les pupitres (cordes, flĂ»te, clarinette et trompette
) tandis que le pianiste, en totale symbiose avec la phalange monĂ©gasque, s’engouffre avec hardiesse et virtuositĂ© dans ce torrent de notes qui alterne entre virtuositĂ© percussive et mĂ©ditation sensible. Une interprĂ©tation marquĂ©e d’une patente complicitĂ© entre soliste et chef et d’une virtuositĂ© pianistique Ă©chevelĂ©e
 qui trouvera son aboutissement dans un Ă©poustouflant troisiĂšme mouvement, extraordinaire par son climat un peu mystĂ©rieux entretenu par les cordes, d’oĂč Ă©mergent les notes Ă©grenĂ©es du piano. Puis le trait se durcit, et le tempo s’accĂ©lĂšre bientĂŽt dans une cavalcade finale captivante, imprĂ©gnĂ©e d’urgence, qui vient achever une lecture d’oĂč se dĂ©gage autant d’émotion que de dextĂ©rité ! Une Ă©motion dont seront empreints les deux bis extraits du corpus brahmsien, qui vaudront un dĂ©chaĂźnement de vivats rarement entendu en Principauté !
Le concert se poursuit aprĂšs une « pause technique » par l’exĂ©cution de la 3Ăšme Symphonie (dite « Polonaise ») de TchaĂŻkovski, qui se trouve quelque peu « mal Ă  l’aise » Ă  la charniĂšre des deux premiĂšres, toute de fraĂźcheur bucolique, et du massif insurmontable des herculĂ©ennes trois suivantes. Cela explique la relative dĂ©fection de cette page symphonique, qui se positionne comme la mal aimĂ©e du cycle, mais Ă©galement la moins connue du compositeur russe. On gagnerait pourtant Ă  la rĂ©Ă©couter, mĂȘme si le premier et le dernier des cinq mouvements babillent un peu : l’orchestration de TchaĂŻkovski est ici tout entier, avec notamment un Scherzo d’une lĂ©gĂšretĂ© angĂ©lique, et Ă  y regarder mieux, on s’aperçoit qu’elle annonce, en plus d’un endroit, les trois symphonies du destin. JĂ©rĂ©mie Rhorer veille surtout ici Ă  restituer une forme, Ă  travers une lecture prĂ©cise et dĂ©cantĂ©e, au problĂ©matique Tempo di polacca final (qui vaut Ă  l’ouvrage son titre de « Polonaise »). Sa lecture a surtout le mĂ©rite d’un rĂ©el engagement, sillon que suit un OPMC tout feu tout flamme !

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COMPTE-RENDU, concert. MONACO, Auditorium Rainier III, le 16 mai 2021. Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, Alexandre Kantorow, piano – JĂ©rĂ©mie Rhorer, direction.

LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’Ă©dition digitale pionniĂšre sur YOUTUBE

lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’Ă©vĂ©nement tout digital du mois de juin 2020 (12, 13, 14 juin 2020). L’Orchestre National de Lille offre en accĂšs direct sur youtube tous les concerts de l’Ă©dition 2020 ; une Ă©dition placĂ©e sous le signe du talent et de Beethoven. Suivez ici en direct, les concerts du LILLE PIANO(S) FESTIVAL : Alexandre Kantorox, Marie-Ange Nguci, David Kadouch, … l’improvisateur et pĂ©dagogue Jean-François Zygel qui nous parle de Ludwig Beethoven, dont le Festival joue, 250 Ăšme anniversaire de la naissance oblige en 2020, l’intĂ©grale des Sonates pour violoncelle et piano(Jonas Vitaud, Victor Julien-LaferriĂšre), le 3Ăš Concerto pour piano et orchestre, avec l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (version inĂ©dite pour orchestre de cordes)… DIRECT Ă©vĂ©nement sur YOUTUBE ici / chaine Youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille

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RETROUVEZ ICI
TOUS LES CONCERTS
DU LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020
sur la chaĂźne youtube de l’ON LILLE
Orchestre National de Lille

 

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Et tous les replays de l’Orchestre National de Lille : FĂȘte de la musique (21 juin 2020), programmes pour les petits et les familles, Que se passe-t-il dans la tĂȘte du chef d’orchestre ?, les feuilletons pĂ©dagogiques, la tournĂ©e de l’ONL en Angleterre…

 

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RĂ©cital de piano : Alexandre Kantorow Ă  TOULOUSE (Jacobins)

TOULOUSE, ven 6 sept : RĂ©cital Alexandre KANTOROW. Kantorow
 non pas le pĂšre (Jean-Jacques) Ă©minent chef, mais son fils
 Alexandre, jeune pianiste qui a foudroyĂ© la planĂšte classique et le petit milieu du piano mondial en remportant en juin 2019, l’illustre Concours Tchaikovski de Moscou : une premiĂšre pour un français !!!

Kantorow alexandre piano classiquenews festival WURTH critique classiquenewsEn direct du CloĂźtre des Jacobins Ă  Toulouse (40Ăšme Ă©dition 2019 du Festival Piano aux Jacobins). Fils du violoniste et chef d’orchestre Jean-Jacques Kantorow, Alexandre Kantorow (nĂ© en 1997 Ă  Clermont-Ferrand) est Ă  22 ans, le premier français Ă  remporter la mĂ©daille d’or et le Grand Prix du prestigieux Concours TchaĂŻkovski de Moscou (juin 2019). Lors de la finale, il a interprĂ©tĂ© le DeuxiĂšme Concerto pour piano de TchaĂŻkovsky et le DeuxiĂšme Concerto pour piano de Brahms, avec l’Orchestre symphonique de Russie Evgeny Svetlanov dirigĂ© par Vasily Petrenko. alexandre Kantorow succĂšde Ă  d’autres prĂ©cĂ©dents pianistes couronnĂ©s par le Concours Tchaikovsky, depuis sa crĂ©ation en 1958, oĂč Ă©tait sacrĂ© le pianiste amĂ©ricain Van Cliburn (un pied de nez en pleine guerre froide) : Vladimir Ashkenazy, Gregory Sokolov, Denis Matsuev
 soit les pus grands pianistes russes actuels.

Dans la foulée de sa victoire, le chef Valery Gergiev lui propose avec son Orchestre du Mariinsky, une série de concerts en Europe.
A 11 ans, le jeune pianiste suit des cours particuliers avec Pierre-Alain Volondat, pianiste laurĂ©at du concours Reine Elisabeth en Belgique. Il entre ensuite Ă  la Schola Cantorum Ă  Paris dans la classe d’Igor Laszko avant d’intĂ©grer le Conservatoire national supĂ©rieur de Paris dans la classe de Franck Braley et Haruko Ueda. Il a ensuite poursuivi dans la classe de Rena Shereshevskaya Ă  l’Ecole normale de musique de Paris.

Le « jeune tsar » du piano français, a dĂ©butĂ© sa carriĂšre dĂšs 16 ans quand il Ă©tait invitĂ© aux folles journĂ©es de Nantes et de Varsovie avec le Sinfonia Varsovia. En juin 2019, il reçoit le prix du syndicat de la critique : « RĂ©vĂ©lation Musicale de l’annĂ©e ». Un tempĂ©rament Ă  suivre dĂ©sormais et dont a dĂ©jĂ  rendu compte notre rĂ©dacteur Hubert Stoecklin, Toulouse, le 15 fĂ©vrier 2019 : concerto n°2 pour piano de TchaĂŻkovski

https://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-toulouse-le-15-fev-2019-tchaikovsky-sibelius-alexandre-kantorow-john-storgards/

EXTRAIT de la critique du concert d’Alexandre Kantorow : «   il y a matiĂšre Ă  colorer et phraser Ă  l’envie. Et c’est ce qui frappe dans l’aisance du jeune musicien. Tout lui semble facile et tout ce qu’il fait est musique en toute simplicitĂ©, sans duretĂ© et dans une souplesse d’une grande Ă©lĂ©gance. Les nuances sont extraordinairement creusĂ©es et l’écoute dans les moments chambristes (le trio dans l’andante) est fabuleuse. Cette maniĂšre de dialoguer et poursuivre les lignes musicales du violon et du violoncelle a Ă©tĂ© un vĂ©ritable moment de grĂące » 

TOULOUSE, cloĂźtre des Jacobins
Vendredi 6 septembre 2019, 19h45
Festival Piano aux Jacobins
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.pianojacobins.com/piano-jacobins-2019/alexandre-kantorow/

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Programme :


Johannes Brahms
Rhapsodie

Franz Liszt
Chasse-Neige n°12, ext. des Études d’exĂ©cution transcendante S. 139

Ludwig Van Beethoven
Sonate pour piano n°2 en la majeur op. 2 n°2

Johannes Brahms
Sonate pour piano n°2 en fa diÚse mineur op.2

Gabriel Fauré
Nocturne n°6 en ré bémol majeur op.63

Alexandre Kantorow, piano

 

 

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VISITEZ le site du pianiste Alexandre Kantorow
https://agencedianedusaillant.com/artistes/alexandre-kantorow/

 

 

 

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logo_francemusiqueDiffusion en direct sur FRANCE MUSIQUE, ven 6 sept 2019, 20h. Alexandre KANTOROW
  En direct depuis le CloĂźtre des Jacobins Ă  Toulouse dans le cadre de la 40Ăšme Ă©dition du Festival Piano aux Jacobins

RĂ©cital Alexandre Kantorow Ă  TOULOUSE (Jacobins)

TOULOUSE, ven 6 sept : RĂ©cital Alexandre KANTOROW. Kantorow
 non pas le pĂšre (Jean-Jacques) Ă©minent chef, mais son fils
 Alexandre, jeune pianiste qui a foudroyĂ© la planĂšte classique et le petit milieu du piano mondial en remportant en juin 2019, l’illustre Concours Tchaikovski de Moscou : une premiĂšre pour un français !!!

Kantorow alexandre piano classiquenews festival WURTH critique classiquenewsEn direct du CloĂźtre des Jacobins Ă  Toulouse (40Ăšme Ă©dition 2019 du Festival Piano aux Jacobins). Fils du violoniste et chef d’orchestre Jean-Jacques Kantorow, Alexandre Kantorow (nĂ© en 1997 Ă  Clermont-Ferrand) est Ă  22 ans, le premier français Ă  remporter la mĂ©daille d’or et le Grand Prix du prestigieux Concours TchaĂŻkovski de Moscou (juin 2019). Lors de la finale, il a interprĂ©tĂ© le DeuxiĂšme Concerto pour piano de TchaĂŻkovsky et le DeuxiĂšme Concerto pour piano de Brahms, avec l’Orchestre symphonique de Russie Evgeny Svetlanov dirigĂ© par Vasily Petrenko. alexandre Kantorow succĂšde Ă  d’autres prĂ©cĂ©dents pianistes couronnĂ©s par le Concours Tchaikovsky, depuis sa crĂ©ation en 1958, oĂč Ă©tait sacrĂ© le pianiste amĂ©ricain Van Cliburn (un pied de nez en pleine guerre froide) : Vladimir Ashkenazy, Gregory Sokolov, Denis Matsuev
 soit les pus grands pianistes russes actuels.

Dans la foulée de sa victoire, le chef Valery Gergiev lui propose avec son Orchestre du Mariinsky, une série de concerts en Europe.
A 11 ans, le jeune pianiste suit des cours particuliers avec Pierre-Alain Volondat, pianiste laurĂ©at du concours Reine Elisabeth en Belgique. Il entre ensuite Ă  la Schola Cantorum Ă  Paris dans la classe d’Igor Laszko avant d’intĂ©grer le Conservatoire national supĂ©rieur de Paris dans la classe de Franck Braley et Haruko Ueda. Il a ensuite poursuivi dans la classe de Rena Shereshevskaya Ă  l’Ecole normale de musique de Paris.

Le « jeune tsar » du piano français, a dĂ©butĂ© sa carriĂšre dĂšs 16 ans quand il Ă©tait invitĂ© aux folles journĂ©es de Nantes et de Varsovie avec le Sinfonia Varsovia. En juin 2019, il reçoit le prix du syndicat de la critique : « RĂ©vĂ©lation Musicale de l’annĂ©e ». Un tempĂ©rament Ă  suivre dĂ©sormais et dont a dĂ©jĂ  rendu compte notre rĂ©dacteur Hubert Stoecklin, Toulouse, le 15 fĂ©vrier 2019 : concerto n°2 pour piano de TchaĂŻkovski

https://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-toulouse-le-15-fev-2019-tchaikovsky-sibelius-alexandre-kantorow-john-storgards/

EXTRAIT de la critique du concert d’Alexandre Kantorow : «   il y a matiĂšre Ă  colorer et phraser Ă  l’envie. Et c’est ce qui frappe dans l’aisance du jeune musicien. Tout lui semble facile et tout ce qu’il fait est musique en toute simplicitĂ©, sans duretĂ© et dans une souplesse d’une grande Ă©lĂ©gance. Les nuances sont extraordinairement creusĂ©es et l’écoute dans les moments chambristes (le trio dans l’andante) est fabuleuse. Cette maniĂšre de dialoguer et poursuivre les lignes musicales du violon et du violoncelle a Ă©tĂ© un vĂ©ritable moment de grĂące » 

TOULOUSE, cloĂźtre des Jacobins
Vendredi 6 septembre 2019, 19h45
Festival Piano aux Jacobins
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.pianojacobins.com/piano-jacobins-2019/alexandre-kantorow/

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Programme :


Johannes Brahms
Rhapsodie

Franz Liszt
Chasse-Neige n°12, ext. des Études d’exĂ©cution transcendante S. 139

Ludwig Van Beethoven
Sonate pour piano n°2 en la majeur op. 2 n°2

Johannes Brahms
Sonate pour piano n°2 en fa diÚse mineur op.2

Gabriel Fauré
Nocturne n°6 en ré bémol majeur op.63

Alexandre Kantorow, piano

 

 

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VISITEZ le site du pianiste Alexandre Kantorow
https://agencedianedusaillant.com/artistes/alexandre-kantorow/

 

 

 

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logo_francemusiqueDiffusion en direct sur FRANCE MUSIQUE, ven 6 sept 2019, 20h. Alexandre KANTOROW
  En direct depuis le CloĂźtre des Jacobins Ă  Toulouse dans le cadre de la 40Ăšme Ă©dition du Festival Piano aux Jacobins

COMPTE-RENDU, concert piano. La Roque d’AnthĂ©ron le 26 juill 2019. Alexandre Kantorow. Rachmaninov, Fauré 

Kantorow_©-Christophe-GREMIOT_26072019-8-copie-400x225COMPTE-RENDU critique, concert piano. FESTIVAL INTERNATIONAL DE PIANO DE LA ROQUE D’ANTHÉRON, le 26 juillet 2019. ALEXANDRE KANTOROW, piano. Rachmaninov, FaurĂ©, Beethoven, Stravinsky. Le jeune pianiste Alexandre Kantorow (ĂągĂ© aujourd’hui de 22 ans), Premier Prix et Grand Prix du tout dernier concours TchaĂŻkovski, fut l’invitĂ© dĂšs l’ñge de 16 ans de la Folle JournĂ©e de Nantes et de Varsovie, oĂč il fit ses premiers pas sur les scĂšnes des festivals. Depuis il n’a cessĂ© d’emporter l’enthousiasme sans rĂ©serve de tous ceux qui l’ont entendu Ă  Paris, et partout ailleurs, ainsi qu’au disque: ces trois CD dont le dernier consacrĂ© aux concertos de Saint-SaĂ«ns, ont Ă©tĂ© unanimement saluĂ©s par la critique, et rĂ©compensĂ©s. Le 26 juillet, Il se produisait sur la scĂšne du parc du chĂąteau de Florans, au Festival de la Roque d’AnthĂ©ron. Un premier rĂ©cital trĂšs attendu en France aprĂšs son triomphe Ă  Moscou.

ALEXANDRE LE MAGNIFIQUE
Les gradins se sont remplis, les cigales sont aussi au rendez-vous, et il plane un parfum de liesse ce soir. Notre heureux champion arrive du fond de la scĂšne, l’allure dĂ©contractĂ©e, chemise blanche, grand sourire, frais comme s’il revenait de trois semaines de vacances en Toscane, alors qu’il vient de passer une Ă  une les Ă©preuves du plus redoutable concours de piano au monde. Nous l’écoutons justement dans quelques unes de ces Ɠuvres par lesquelles il a gravi l’Olympe musical, sans qu’à aucun moment le souffle lui ait manquĂ©, sans que jamais son front ait perlĂ© de sueur, sans que les traits de son visage se soient crispĂ©s par l’effort, comme ce fut le cas pour certains coureurs de fond du concours. Tout semble couler de source pour ce jeune musicien que rien n’effraie, ni n’impressionne. Les plus pĂ©rilleuses acrobaties pianistiques sont pour lui tout au plus jeux de saute-mouton. Il ne tire pas jouissance de cette pure agilitĂ©, pas plus qu’il n’en Ă©tale la spectaculaire et factuelle dĂ©monstration, comme le ferait un circassien. La virtuositĂ© il l’oublie et nous la fait oublier: elle n’est qu’au service de son imagination, de sa libertĂ©, et de la flamme qui couve au fond de lui sa gĂ©niale inspiration. Et « gĂ©nial » n’est pas trop fort. Car il y a quelque chose de singulier et d’authentique dans l’art d’Alexandre Kantorow, qui fait mouche Ă  tout bout de « chant », loin du convenu, du consensuel ou au contraire de l’extravagant. Le jeune artiste est d’une maturitĂ© exceptionnelle: tout est pensĂ© dans son jeu, l’intention, le son, l’architecture
 et tout est vĂ©cu, du corps Ă  l’esprit, ou vice-versa, en passant par le cƓur. il y a cette cohĂ©rence entre le geste, le mouvement et la vision que rien n’entrave. Alexandre Kantorow est musicien de tout son ĂȘtre, et n’eĂ»t-il pas Ă©tĂ© pianiste, nous aurions pu l’imaginer danseur Ă©toile!

Rachmaninoff, il l’a enregistrĂ© dans son second album « A la Russe » (Bis records). Son interprĂ©tation ce soir de la Sonate n°1 en rĂ© mineur opus 28 subjugue: tout y est juste, dans les tensions, les Ă©lans dramatiques, les respirations, les dĂ©tentes qui ne sont pas relĂąchement de la phrase, mais Ă©largissement , ouverture. La musique y est comme soutenue de l’intĂ©rieur, tenue dans son intensitĂ© expressive, aussi bien dans les forte que dans les piano, et Ă  la fois d’une plasticitĂ© Ă©tonnante sous ses doigts. Quelle conscience de la construction et en mĂȘme temps quelle dĂ©clinaison expressive! Le lento (2Ăšme mouvement) est d’une beautĂ© ineffable, sous son toucher d’une infinie dĂ©licatesse, timbrant les voix juste ce qu’il faut pour la transparence de la polyphonie, effleurant les derniĂšres doubles croches de la coda telles un impalpable soupir de l’ñme. Et la fiĂšvre du dernier mouvement allegro molto nous tient en haleine jusqu’au bout, jusqu’à sa fin crĂ©pitante et grandiose.

Tout se pose avec le nocturne n°6 de FaurĂ© au climat trĂšs apaisĂ©: le dĂ©but d’une extrĂȘme douceur presque feutrĂ©e avance lisse, sans aspĂ©ritĂ©s. Alexandre Kantorow dose Ă  merveille les tensions et relĂąchements successifs, suspend, respire gĂ©nĂ©reusement, illumine les scintillements de doubles croches par une Ă©conomie de pĂ©dale, jouant telle un peintre d’un effet de pointillisme, pose de sa main gauche des octaves rondes et pleines, lance des Ă©toiles filantes, chante Ă  fleur de peau les aigus dans une finesse extrĂȘme, nous montre des paysages oniriques, nous conduit dans des atmosphĂšres faites de gaz inconnus. On succombe Ă  tant de charme!

La sonate n°2 opus 2 n°2 de Beethoven et L’Oiseau de Feu de Stravinski dans l’arrangement d’Agosti nous font apprĂ©cier une autre facette du musicien, Ă  son aise dans tous les rĂ©pertoires. Son approche dans cette deuxiĂšme partie de concert devient thĂ©Ăątrale. Sans aucunement compromettre le style, ni la tenue rythmique, Alexandre Kantorow, dans la conduite du discours de cette sonate de jeunesse, trouve subtilement son espace de libertĂ© et d’expression: le cadre conventionnel devient alors une scĂšne vivante et les registres du piano des tessitures. Son toucher clair brosse une tragĂ©die lyrique, allie la lĂ©gĂšretĂ© de ton et une dramaturgie sans pathos. Il y a de la noblesse et de la dignitĂ© dans le Lento appassionato jouĂ© comme une marche solennelle, oĂč chaque valeur de note ponctuant les temps est calculĂ©e au millimĂštre, oĂč le jeu prend le poids d’un manteau de cĂ©rĂ©monie dans les ff. Du dĂ©liĂ© de ses phrases au ferme staccato, le rondo grazioso final est tout en Ă©lĂ©gance et sĂ©duction.

Dans l’Oiseau de Feu, le pianiste n’a plus dix doigts, mais peut-ĂȘtre bien autant qu’il y a de touches sur le clavier. Quelle maĂźtrise, quelle prodigieuse vivacitĂ©, quelle incandescence! La Danse infernale explose de couleurs. Se livrant Ă  un corps Ă  corps avec le piano, son jeu resserrĂ©, brĂ»lant, orchestral est d’une tension phĂ©nomĂ©nale. La Berceuse contraste par les mystĂšres de ses pianissimi, et progresse vers le final oĂč toutes les cloches de Moscou sont convoquĂ©es une Ă  une, et oĂč ses coupoles d’or resplendissent dans la lumiĂšre naissante d’un jour nouveau. C’est Ă©blouissant et immense! Son Oiseau de feu est bien davantage qu’une performance technique: il s’en dĂ©gage une force vitale impressionnante. Alexandre Kantorow y fait preuve d’une puissante imagination poĂ©tique et d’un sens magistral de l’architecture, soutenus par engagement physique sans pareil. Passionnant!

Les gradins du parc Florans retentissent des applaudissements et des coups de talons du public car les mains ne suffisent pas pour saluer le talent du jeune hĂ©ros. Respirant le bonheur comme il respire la musique, la lumiĂšre qui Ă©mane de son visage inonde tout autour de lui. Les applaudissements redoublent. Ovation debout. En bis, il jouera la douce MĂ©ditation de Tchaikovski extraite de son opus 72, et un fascinant Chasse-neige de Liszt (douziĂšme Ă©tude d’exĂ©cution transcendante).  © crĂ©dit photo: Christophe GrĂ©miot

COMPTE-RENDU critique, concert piano. FESTIVAL INTERNATIONAL DE PIANO DE LA ROQUE D’ANTHÉRON, le 26 juillet 2019. ALEXANDRE KANTOROW, piano. Rachmaninov, FaurĂ©, Beethoven, Stravinsky.