Stabat Mater de Pergolesi

pergolesi-portrait-pergolese-PERGOLESI-giovanni-battista-Ubaldi-Giovanni-Battista-PergolesiPARIS. Lundi 27 juin 2016, 20h. Stabat Mater de Pergolesi. Duo de rĂȘve probablement au TCE pour l’un des sommets de la ferveur du Baroque italien, en particulier napolitain : Sonya Yoncheva (qui vient de chanter Traviata Ă  Paris et incarne La Comtesse des Noces de Mozart dans l’enregistrement pilotĂ© par Yannick SĂ©guin, Ă  paraĂźtre ce 8 juillet 2016), et Karine Deshayes, soit la soprano et la mezzo parmi les chanteuses les plus convaincantes de l’heure. La partition est datĂ©e de 1736 soit quelques jours avant la mort de son auteur (Ă  26 ans), ce qui en fait une sorte de testament et de Requiem personnel
 L’ensemble Amarillis complĂšte le programme en jouant des Ɠuvres instrumentales de Scarlatti, Mancini, Durante, soit quelques perles de l’essor de l’école napolitaine au dbut du XVIIIĂšme, celle en France des Campra et Couperin mĂ»rs, des Rameau naissant (crĂ©ation d’Hippolyte et Aricie en 1733).

Stabat Mater de PergolesiDOULEUR DE LA MERE
 Divin poĂšme de la douleur, selon Bellini, le Stabat mater de PergolĂšsi est son chant du cygne, tout juste achevĂ© en 1736, Ă  Pozzuoli dans le monastĂšre des pauvres Capucins, (et lĂ©guĂ© Ă  son maĂźtre Francesco Feo) avant qu’il ne meurt de tuberculose ou de la  maladie pulmonaire qui le rongeait depuis son enfance 
 Ă  26 ans. La partition est une commande de la ConfraternitĂ© de Saint-Louis du Palais. Le duo initial en fa mineur impose la profonde et grave priĂšre Ă  deux voix : c’est ensuite une alternance entre solos (Quae maerebat, Eja mater, Fac ut portem, pour contralto ; Vidit suum pour soprano), et duos plus ou moins dĂ©veloppĂ©s dont l’ample et long Fac ut ardent cor meum, la sĂ©quence la plus brillante. D’une durĂ©e de 25 mn, les deux solistes vocalisent, se rĂ©pondent, fusionnent, tĂ©moins de la douleur de la MĂšre accablĂ©e au pied de la croix sur laquelle meurt le Fils crucifiĂ©. DĂ©ploration, priĂšre d’une ineffable douleur, deuil inconsolable et aussi Ă©lan vers la grĂące et l’éblouissement grĂące Ă  la suavitĂ© Ă  deux voix de la musique du divin PergolĂšse.

 

 

Paris, TCE, Théùtre des Champs Elysées
Lundi 27 juin 2016, 20h
RÉSERVER

Sonya Yoncheva,  soprano
Karine Deshayes,  mezzo-soprano
Ensemble Amarillis
Scarlatti : Concerto grosso n°3 en fa Majeur (extrait des six concertos à sept parties)
Mancini : Sonata n° 14 en sol mineur
Durante : Concerto grosso en fa mineur
Entracte
Pergolesi : Stabat mater‹‹DurĂ©e du concert
1Ăšre partie : 35 mn environ – Entracte : 20 mn – 2e partie : 40 mn environ

 

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