Massenet: Le mage, 1891. RecréationSaint-Etienne, Grand Théâtre, les 9 et 11 novembre 2012


Massenet


Le Mage
, 1891

Opéra de Saint-Etienne
les 9 et 11 novembre 2012

version de concert

Dernier écho du centenaire Massenet 2012... au terme d’une année de
célébration bien pauvre s’il n’était le coffret Massenet édit par Decca
et la recréation de Thérèse, heureuse surprise au festival de
Montpellier à l’été 2012.
Inspiré par l’Antiquité iranienne, Massenet travaille avec le libertaire et fantaisiste Richepin pour le
livret et la mise en musique du Mage, grand opéra français dans la
tradition du genre, plus spectaculaire et visuel que véritablement
psychologique. Avec le recul, ce Mage serait une sorte d’Aïda à la française… Créé le 16 mars 1891, l’opéra en 5 actes ne rompt avec
aucune règle conventionnelle en vigueur, affirmant chez Massenet le grand faiseur des
tableaux oniriques et poétiques, musicalement prenants. Exotisme,
ballets, machineries et effets, triomphes, processions et rituels
religieux, et même destruction et épisode magique à la fin de l’oeuvre… enrichissent et structurent un spectacle orientaliste et antique qui se veut féerie scénique
dans le sillon tracé par Aïda ou L’Africaine de Verdi et Halévy.

Zarastra (ou Zoroastre ou Zarathoustra), mage et guerrier, prône une
nouvelle religion, le mazdéisme. Il est aimé par deux femmes, deux
rivales (comme Radamès dans Aïda): la fille du grand prètre, Varedha,
elle même prêtresse de la déesse de la volupté, et surtout de Anahita,
princesse du peuple vaincu et reine du Touran, qui est convoité par le
roi.
Forcé d’épouser Varehda, Zarastra se rebelle contre les iraniens qu’il
avait servi jusque là: il n’aime qu’Anahita; malgré les oppositions et
les intrigues, le couple amoureux sort triomphant en un tableau final
particulièrement visuel où le mage protège son aimée Anahita, en maître
des flammes.

En 1891, le public s’enthousiasme pour les apports à la mise en scène
permis par l’électricité et la vapeur (créant les nuées du champs de
ruines et de destruction, la danse des flammes en fin d’action). Entre le Cid et Werther, Le Mage
indique une évolution dans l’écriture de Massenet, éclectique et d’une
rare raffinement instrumental (sourdines de Sax pour trompettes et
trombones du tableau de la montagne sacrée où se recueille Zarastra et
son peuple rebelle au III). Comme le souhaitait Massenet, c’est le ténor
Jean de Reszke, le créateur du Cid qui créa aussi le personnage du Mage.


Jules Massenet


Le Mage

Anahita: Catherine Hunold
Varedha: Kate Aldrich
Zarâstra: Luca LomBardo
Amrou: Jean-François Lapointe

Orchestre symphonique Saint-Etienne Loire
direction musicale : Laurent Campellone
Saint-Etienne
Grand Théâtre Massenet
vendredi 9 novembre : 20h
dimanche 11 novembre : 15h

Diffusion sur France Musique, le 17 novembre 2012 à 19h.

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