Agenda Lyonnais: concerts à Lyon et sa région Sélection des événements: festivals, opéras… 2008

Agenda Lyonnais


Sélection des événements


De janvier à décembre 2008

Présentation des concerts incontournables à Lyon et dans sa région.
Sélection coordonnée et établie par notre correspondant permanent à
Lyon, Dominique Dubreuil.

Le 17 décembre 2008

Lyon, Salle Molière à
20h30. Haydn et Schulhoff en quatuor, Schubert en quintette, par le Quatuor
Vogler et Alain Meunier. La Société de Musique de Chambre lyonnaise
propose, au milieu des festivités baroques à la Chapelle de la Trinité,
un concert en son temple acoustique de la Salle Molière : le Quatuor
Vogler et le violoncelliste Alain Meunier font redécouvrir l’abîme
intérieur du Quintette op.163 de Schubert, après qu’aient été évoqués
Haydn et le plus rare Erwin Schulhoff.

Le 16 décembre 2008

Lyon, Auditorium de l’Opéra.
A 12h30, puis 20h30. Plus qu’une séance d’apprentissage magistrale, les deux rv de la
journée de ce 16 décembre 2008, offre aux 14 musiciens de l’Ensemble
Orchestral Contemporain, ainsi qu’à leur chef et fondateur, Daniel
Kawka
, l’opportunité exceptionnelle et vivante d’évoquer nos
classiques du XXème siècle. Le chef au cours de la présentation à 12h30
souligne combien en chercheurs sur le timbre, Boulez (né en 1925),
Dalbavie (né en 1961) et Leroux (né en 1959) créent un rapport
dynamique entre temps, espace et monde environnant.

Le 12 décembre 2008

Lyon, salle Molière. Piano à Lyon.
Wilhem Latchoumia, piano. Récital. Les humeurs latines du pianiste, au touché scintillant et voluptueux, voyagent ainsi chez Villa-Lobos
(auteur déjà joué à Orléans en 2006) qui, guitariste, a souvent écrit
pour le piano en pensant guitare. Le pianiste a approché et reconnu
l’éclat virtuose et solaire du compositeur brésilien par l’écoute de
Bacchianas Braslieiras n° 5 par Villa-Lobos accompagnant Victoria De
Los Angeles. L’interprète dévoile le croisement des exotismes:
Villa-Lobos jusqu’à son séjour à Paris n’était pas estimé au Brésil. A
son retour dans son pays de natal, le héros national suscite un
mouvement autour du chant et de l’éducation musicale.



Les 4 et 6 décembre 2008

Lyon, Auditorium
. William Kraft: Concerto pour timbales n°2 (création). Des concertos pour timbales, il n’y en a pas des dizaines au
répertoire…L’ONL avec le soliste B.Cambreling propose la création
européenne du 2nd Concerto du compositeur américain W.Kraft, sous la
direction de Gabriel Chmura qui fait aussi entendre la 7e de Dvorak et
la 7e (Le Midi) de Haydn. « Il est parti pour l’Aquitaine Comme timbalier, et pourtant On le
prend pour un capitaine, Rien qu’à voir sa mine hautaine, / Et son
pourpoint d’or éclatant ! ». Cette fière image, Victor Hugo la chante
dans ses juvéniles Odes et ballades..

Du 30 novembre au 3 décembre 2008

Lyon, El Concerto Criolo. Le Concert de l’Hostel Dieu. Franck Emmanel Comte, direction.
Ce que le Concert lyonnais de l’Hostel Dieu, fidèle à ses principes de
(re)découverte (« création de programmes interdisciplinaires, associant
musique savante et populaire des temps baroques »), propose dans ses
concerts d’avant-Noël, c’est un regard sur des musiques fort peu
connues depuis nos rives continentales. Et même si la ressemblance
stylistique avec l’Europe du XVIIe est sans doute forte, il y aura
beaucoup à découvrir dans ce travail mené par un Trio de l’Hostel
Dieu : F.E. Comte, le Patron, Paulin Bündgen et Henri-Charles Caget, …

Du 23 novembre au 20 décembre 2008

Lyon, Festival de Musique baroque, Chapelle de la Trinité
. 26e édition, 11 concerts, Chapelle de la Trinité. Un peu au-delà du
cap « quart de siècle », ce Festival d’hiver au cœur de l’architecture
baroque lyonnaise et en espace toujours mieux restauré, présente des
grands classiques, notamment de J.S.Bach. Et aussi, selon la thématique
de Noël proche ou autrement, des œuvres anglaises, italiennes,
françaises, brésiliennes ou russes…
« Dieu dit : que la lumière soit ! (fiat lux ! ), et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne et il sépara la lumière des
ténèbres. Dieu appela la lumière Jour et les ténèbres Nuit. Il y eut un
soir et il y eut un matin : c’était le Premier jour. ». Au début de la
Genèse figure ce récit capital qui inaugure la Création…et ouvre un
espace de poésie, même si en lisant Le Livre, on s’abstient de croire
selon l’ordre de la foi. Côté symbolique, et pour la restauration
complète de la Chapelle lyonnaise de la Trinité, sans doute manquait-il
encore une lumière à la fois traditionnelle et moderne : depuis
septembre la voici « en place »…

Les 21 et 22 novembre 2008

Piano à Lyon, Salle Molière

L’année
Messiaen offre aux lyonnais une excellente occasion d’écouter les
oeuvres d’Olivier Messiaen par l’un de ses plus fidèles interprètes qui
fut aussi son ami, le pianiste Roger Muraro (récital exceptionnel le 21
novembre), puis c’est Jean-François Zygel qui dédié une leçon de
musique aux… oiseaux, qu’Olivier Messiaen a scrupuleusement observés
et dont il a noté et transcrit les chants spécifiques… le 22 novembre
2008.

Du 18 novembre au 5 décembre 2008

Lyon, CNSMD. Cycle de concerts exceptionnel “Messiaen / Florentz: partage d’exotsime”… Jean-Louis Florentz
(1947-2004) fut compositeur à Lyon en résidence auprès de l’O.N.L., et
enseignant au CNSM, qui lui consacre – en miroir avec son maître
Olivier Messiaen – une large quinzaine de concerts et de rencontres. Ce
« partage d’exotisme » des deux auteurs français souligne leur
inspiration extra-européenne et dans le cadre d’une Nature où ils
écoutaient, chacun à sa manière, les chants d’oiseaux…

Le 17 novembre 2008

Lyon. Auditorium à 20h30. A l’invitation des Grands Interprètes et de l’Auditorium de Lyon, le
pianiste anglais joue la 1ère des 4 Sonates ultimes de Schubert –
domaine d’élection pour ce disciple d’Alfred Brendel -, deux pages
tourmentées de Mozart et la Musica Ricercata d’un tout jeune Ligeti. « Je suis aujourd’hui un vieux monsieur, disait Ligeti en 1997, mais
j’ai conservé intacte une forme de curiosité. Je ne me suis pas engagé
dans la direction qui consiste à cultiver sa propre grandeur comme
certains cultivent leur style. Je ne suis jamais content de ce que j’ai
fait. Je cherche toujours.
» Le « jamais vieux compositeur », mort
six ans plus tard à 83 ans, n’aura cessé de tenir parole, et avec
humour : toujours « chercher », en effet, même si on a la sensation que
selon la formule de Picasso, ce musicien-là « trouvait » d’abord et
avant tout. Ecouter les premiers opus – de 1951-1953 – renvoie à ce
que le compositeur appela plus tard, mais sans dérision et avec une
certaine tendresse critique, du « Ligeti préhistorique »,


Les 13, 14 et 15 novembre 2008

Lyon, Auditorium Maurice Ravel. Symphonies n°6 de Tchaïkovski et Tüür.

La 6e de Tchaikovski est Pathétique ; la 6e du compositeur estonien
E.S.Tüür est « Stratiforme ». L’Orchestre National de Lyon, sous la
direction de la chef estonienne Anu Tali, met en miroir ces deux œuvres
et permet ainsi au public de l’Auditorium d’avancer dans sa
connaissance du musicien balte déjà joué en 2007, pour une partition
interprétée en création française. e chiffre 9, on le sait, a hanté les compositeurs depuis la mort de
Beethoven en 1827 : du moins du côté des symphonies, et il ne faisait
pas bon atteindre ce 9 pour en rester là : superstition ? crainte de
vouloir égaler la Perfection du Maître allemand ? Donc les successeurs
s’arrangèrent pour tricher, intégrer une n° 0 comme Bruckner, aller
au-delà du côté d’une 10e comme Mahler, tout en laissant de l’inachevé
(symbole d’après la mort qui passe ?), ou simplement ne pas aller «
jusque là », comme Sibelius (une 8e commencée) et à plus forte raison
comme Brahms paralysé par le surmoi qui le laisse pourtant aller
jusqu’à sa 4e…


Les 22 et 23 octobre 2008

Piano à Lyon. Martha Argerich et Akiko Ebi, récital à quatre mains. Pour inaugurer sa nouvelle saison musicale désormais idéalement
implantée dans la salle Molière, Piano à Lyon crée l’événement de la
scène pianistique en invitant deux monstres sacrés du piano féminin:
Martha Argerich et Akiko Ebi. Point d’orgue de ce programme à deux sensibilités, qui comprend aussi en un jeu mêlé, le fameux Scaramouche de Milhaud, et surtout la version pour quatre mains de Ma Mère l ‘Oye de Maurice Ravel. La partition s’inspire des contes de Charles Perrault: La belle au bois dormant et Le petit poucet,
volets de Ma Mère l’Oye, recueil onirique édité en 1697. Le compositeur
écrit tout d’abord la musique pour piano à quatre mains entre 1908 et
1910, version originale donnée à Lyon… Lire notre présentation du récital Martha Argerich et Akiko Ebi présenté par Piano à Lyon

Les 16 et 17 octobre 2008

CNSMD
de Lyon, Salle Varèse à 20h30. Robert Schumann: Konzerstück pour 4
cors, Concerto pour violon… Orchestre du CNSMD de Lyon. Peter Csaba,
direction.
Trois œuvres qui reposent la question d’un affaiblissement créateur
dans les dernières années de Schumann : l’Orchestre du CNSMD lyonnais,
dirigé par Peter Csaba, interrogera notamment le Concerto pour violon,
longtemps minimisé, et le passionnant Concerto pour 4 cors (couplés
avec la Symphonie n°2). Il y a des légendes qui ont la vie tenace, et quand on écrit « légendes
», c’est un trop beau mot pour désigner d’un terme plus énergique et
bref la… sottise des « idées reçues ». Sur Schumann, le Dictionnaire
flaubertien (inédit) contient deux types d’opinions toutes faites, que
musicologues, interprètes et mélomanes ont volontiers recopiées…


Les 9 puis 11 octobre 2008

Les Solistes de Lyon, Bernard Tétu. Félix Mendelssohn: Symphonie n°2 “Lobgesang”. Plus rare au concert que les Symphonies dites Ecossaise (3) ou
Italienne (4), la Symphonie n°2 de Mendelssohn est une partition
grandiose pour solistes, choeur et orchestre, entre suavité mondaine
et exaltation mystique. A 31 ans, Mendelssohn fait après l’Allemagne,
créer son oeuvre en Angleterre et remporte, standing ovation à la clé,
l’un de ses plus grands succès publics. Trois premiers mouvements
purement instrumentaux, préludent au quatrième qui sollicite
l’intervention des solistes et du grand choeur. Le sujet proclame
l’élévation de l’humanité vers la lumière grâce à l’invention de
l’imprimerie après la découverte de Gutenberg… Louange à l’imprimerie. Lire notre présentation des concerts Symphonie n°2 “Lobgesang” de Mendelssohn par les Solistes de Lyon, Bernard Tétu

Du 29 juin au 6 juillet 2008

Festival Les Pianissimes, Neuville sur Saône (69). 17 concerts du 29 juin au 6 juillet 2008. Autour de la musique
française, piano(s), musique de chambre, musique symphonique.¨Pour sa
3e édition, le festival des Pianissimes (nord de Lyon, bords de Saône)
consacre sa semaine, en 17 concerts, conférences, expositions et
animations, à la musique française. De Rameau à Messiaen et Beffa, et
surtout dans le cercle enchanté de la Triade Debussy-Fauré-Ravel, bien
sûr en piano, mais aussi en musique de chambre et même symphonique.

Pianissimes : néologisme bâti sur piano, et superlativé au pluriel. Le
terme veut-il dire qu’on ne s’occupe là que de claviers ? A l’origine,
peut-être, mais cela se perd dans la (très relative, d’accord, trois
ans ! ) nuit des temps, ou se joue telle une Ondine dans les flots de
Saône… Les Ultra-piano (pour les dénommer autrement) ne se contentent
donc pas d’explorer le clavier, mais aussi bien dans leur dimension de
programmes tout au long de la saison que dans l’ouverture estivale,
offrent un éventail de musique de chambre – autres instruments, et voix
accompagnée -, voire de « symphonie » au sens large du terme… Lire notre présentation complète du Festival Les Pianissimes 2008

Du 25 au 29 juin 2008

Les Musiques de Beauregard, Saint Genis Laval (69). Un petit festival dans le cadre mozartien de l’Orangerie à
Beauregard : en peu de concerts, de Juan Vasquez à Jean-Philippe
Rameau, en passant par le harpiste irlandais Carolan et Joseph-Pancrace
Royer, une programmation précieuse en cadre de nuits d’été, sous les
étoiles…
Lyon-sud (et rive droite du Rhône), c’est pour les habitants de
l’agglomération une référence hospitalière peu contournable (encore que
très encombrée), mais culturellement les choses paraissent moins
glorieuses. Certes, se profile de plus en plus nettement « Confluence »
(du Rhône et de la Saône), vaste quartier où l’artistique – notamment
avec un Musée multi-objets – se fera grandiose, certes et depuis
longtemps le Théâtre de la Renaissance à Oullins est foyer culturel
déterminant, certes des points plus précis animent le paysage, tels
l’Espace Musical de l’Ecole de Pierre-Bénite ou plus encore le
Sémaphore d’Irigny se consacrent en continu à l’art des sons. Mais à la
jonction du printemps et de l’été, un « petit et court festival »
attire, pour la 5e année, un public mélomane. Le territoire communal
est celui de Saint-Genis-Laval,
… Lire notre présentation complète du festival Musiques de Beauregard à Saint Genis Laval (69).

Du 22 juin mai au 14 septembre 2008

Les Boréades: “La battue des fées”. Château de la Bâtie d’Urfé, à Forez (42). e Château de la Bâtie d’Urfé, en Loire forézienne, est un haut-lieu de
l’architecture remaissante. Les Boréades et leur directeur artistique,
Pierre-Alain Four, ont imaginé une suite moderne au roman pastoral
d’Honoré d’Urfé, Astrée et Céladon, « La Battue des Fées », qu’ils
musicalisent vocalement et instrumentalement. « Qu’il ne puisse jamais penser que son amour doive passer ; qui
d’autre sorte le conseille soit pour ennemi réputé, car c’est de lui
prêter l’oreille crime de lèse-majesté » : voilà une 12e Loi d’amour,
déposée sur les Tables par le berger Céladon dans le temple de la
déesse Astrée. En somme, on ne saurait badiner avec l’amour, du côté
de chez Honoré (d’Urfé), au point que, chante la belle Bergère des
bords du Lignon forézien : « Peut-on mourir pour trop aimer ? Lire notre présentation complète de La battue des fées” par l’ensemble Les Boréades

Du 29 mai au 28 juin 2008

17 èmes Vendredis Baroques de Dardilly (69).
Rossi, Biber, Couperin, Purcell, Dowland, Rameau… Un petit festival
baroque avec de grandes ambitions pour vous faire réfléchir… Dans le
nord-ouest de l’agglomération lyonnaise se tient tous les ans un
festival baroque invitant ensembles confirmés ou médiatiquement moins
en lumière, selon une programmation qui fait appel à thématique : en
2008 : « plaintes, complaintes et lamentations », une belle occasion
musicale de se réjouir ! Le baroque, c’est gai ? c’est triste ? c’est mélancolique ? De toute
façon, elle échappe à la classification, cette « perle irrégulière »
comme disaient les Portugais consacrant l’inverse de la rigueur. Le
baroque ne cesse de naître, de se ramifier, semble incliné vers la mort
mais c’est pour mieux renaître, tel un certain Phénix ressorti de ses
cendres. Et puis le baroque, c’est un tout (double) continent
d’espace-temps, deux siècles d’Europe et d’Amérique complexement soudés
entre Renaissance et classicisme, avec de telles variations d’un pays à
l’autre, d’un domaine artistique à l’autre, qu’on se désespère de le
saisir en son être.
Illustration: Henry Purcell. Lire notre présentation des 17 èmes Vendredis Baroques de Dardilly (69)



Du 27 mai au 11 juin 2008


5 èmes Voix du Prieuré au Bourget du Lac (73)
. 9 groupes vocaux français et allemand sur le thème du sacré. C’est un
grand rendez-vous choral, initié et conduit par Bernard Tétu qui
rassemble ses Solistes de Lyon, les Neue Solisten de Stuttgart, Le
Jeune Chœur de Paris et 6 autres chœurs régionaux, pour faire vivre
« la musique au présent ». Mais en partant de Gesualdo pour aboutir aux
partitions de 9 jeunes compositeurs, et en s’interrogeant sur la notion
de sacré dans l’écriture musicale. Lire notre présentation des 5 èmes Voix du Prieuré au Bourget du Lac (73)

Du 14 au 27 mai 2008

Saint-Etienne (42). Festival Piano Découverte. Il y a Robert, le romantique par excellence, en ses exaltations,
ardeurs et excès tragiques. Mais aussi sa femme Clara, compositrice
plus discrète et dont l’action fut en son siècle décisive pour l’art du
piano. C’est ce qu’entend explorer, à travers bien des partitions
majeures et d’autres moins connues, le festival Passion Découverte,
grâce à une pléiade d’interprètes fort connus ou entrant dans la
carrière, et réunie par l’Opéra-Théâtre de Saint-Etienne. Lire notre présentation complète de Piano Découverte à Saint-Etienne

Les 13 et 14 mai 2008

Lyon, Salle Molière. Quatuor Ebène, Claire-Marie Leguay, piano. Du romantisme « dur » avec le Quintette de Schumann (si faussement
« trop classique »), du post-romantisme optimiste avec celui de Dvorak,
du modernisme fondateur avec le 3e Quatuor de Bartok : beau programme
lourd de signification pour la fin de saison SMC lyonnaise, qui a
invité Claire-Marie Le Guay et le jeune Quatuor Ebène. Lire notre présentation du concert du Quatuor Ebene et de Claire-Marie Le Guay, piano

Les 9 et 10 avril 2008

Lyon, Cnsmd. Orchestre symphonique du Conservatoire. Pascal Verrot, direction. Passions
tchèque et morave, signées Janacek et Smetana, crise et tension de
Chostakovitch, surtout, défi pour l’orchestre et l’art suggestif des
instrumentistes, appel de la grande bleue du symphoniste génial Albert
Roussel (Symphonie n°3, 1930), le programme défendu par l’orchestre
symphonique du Cnsmd de Lyon promet beaucoup ces 9 et 10 avril 2008. Présentation des concerts de l’Orchestre Symphonique du Cnsmd de Lyon par Dominique Dubreuil

Du 3 au 8 avril 2008

Lyon, et sa région. La Folle Tournée 2008. Les Solistes de Lyon-Bernard Tétu: Brahms et Schubert. Rien de mieux pour célébrer les noces du vent, de l’eau et l’esprit voire le souffle romantique que Le Chant des esprits sur les eaux
de Franz Schubert. Voyageurs doués d’imagination et d’accents
dramatiques, les Solistes de Lyon participent au “Voyage sur le fil du
Danube”, thème générique de la première édition de la Folle Tournée, à
Lyon et dans sa périphérie. En plus de Schubert, de ses visions
inspirées par Goethe, les interprètes chanteurs, accompagnés par les
instrumentistes de l’Orchestre National de Lyon, interprètent aussi Quatre Chants pour voix de femme, opus 17. Tournée événement. Lire notre présentation Les Solistes de Lyon et la Folle Tournée 2008 par Camille de Joyeuse

Lundi 10 mars 2008

Lyon, Salle Molière à 20h30. Duo contrebasse et piano : sonates de Beethoven, Brahms et Reiner par Bruno Robilliard
et Botond Kostiak
. La contrebasse est d’habitude dans l’orchestre
symphonique, sur les gradins, en haut à droite, et en groupe…On la voit
plus rarement en instrument concertiste ou chambriste. Botond Kostiak,
soliste à l’ONL, et le pianiste Bruno Robilliard, dialoguent dans des
œuvres transcrites (Beethoven, Brahms) et une Sonate écrite pour leurs
deux instruments par le compositeur tchèque Karel Reiner. Lire notre présentation complète du concert de Bruno Robilliard (piano) et Botond Kostiak (contrebasse)


Les 4, 5 et 9 mars 2008

Guillaume Bouzignac: Ecce Homo par Le Concert de l’Hostel Dieu. Un Languedocien du premier XVIIe, une œuvre religieuse mal connue, et
la manière de mieux comprendre l’approche d’un style profondément
original : le Concert de l’Hostel Dieu (F.E.Comte) donne à écouter
motets et dialogues sacrés de ce « musicien-énigme ». Quand vous voyez dans la notice d’un artiste « né vers… » et « mort
vers… », suivis d’une date, c’est qu’il y a du souci à se faire sur
l’intervalle biographique, même si on possède un bon nombre d’œuvres.
Si vous cherchez Guillaume Bouzignac, musicien français du XVIIe, voilà
ce qui vous arrivera. Encore possède-t-on la province de naissance,
« avé l’assent » : en Languedoc, et précisément à Saint Nazaire-d’Aude,
d’où il alla étudier à la cathédrale de Narbonne, et en repartir jouer
le « Wanderer-Kapellmeister » de la France d’oc, et puis vers l’ouest –
cathédrale d’Angoulême -, et à nouveau en Languedoc, et puis à
Grenoble, et encore en quittant la France. Puis en retournant au cœur
de la France – cathédrale de Bourges, il est même ordonné prêtre -,… Lire notre présentation complète du concert Bouzignac par Le concert de l’Hostel Dieu, Franck Emmanuel Comte


Vendredi 15 février 2008

Lyon, le 15 février 2008 à l’Hôtel de Ville, Le groupe chambriste Les Temps Modernes – ici, 7 instrumentistes autour
du clarinettiste Jean-Louis Bergerard – mêle des esthétiques du XXe,
cette fois plus douces et facilement accessibles : Ravel décoratif, du
Jongen (un Wallon post-franckiste), Penderecki néo-tonal, et les
subtilités-poèmes du Japonais Takemitsu, « de natura ventorum »… Lire notre présentation complète du concert des Temps Modernes à l’Hôtel de Ville de Lyon




Les 7, 9 et 16 février 2008


Lyon, Grand Auditorium
. Un compositeur-organiste en résidence à l’ONL jusqu’en 2010, un
brillantissime spécialiste de musique française au piano, un chef de
culture allemande qui aime lui aussi beaucoup la musique française : le
trio Märkl-Escaich-Tharaud se lance dans les solennités de la 3e avec
orgue de Saint-Saëns, et les intimités si debussystes des Nuits dans
les Jardins, de Falla. Lire notre présentation complète des concerts Saint-Saëns, De Falla, Escaich

Vendredi 11 janvier 2008


5 ème concert des
Quartiers d’Hiver de Labeaume (07). Trio Elysée et Michel Moraguès (flûte):
Boccherini, Beethoven, Schubert et Debussy. Vendredi 11 janvier 2008, Eglise de Saint-Alban-Auriolles, 20h30. Les Festivals d’été en climat très estival, c’est bien. Mais dans le
reste de l’année, en des lieux un peu enclavés culturellement ? A
Labeaume, Quartiers d’Hiver joue les prolongations par des concerts en
différents villages de la Basse Ardèche : le Trio Elysée et Michel
Moraguès (flûte)
clôturent la saison d’automne-hiver avec 4 compositeurs, du
classicisme au modernisme. Un festival d’été quand il fait beau à peu près sûrement – donc, par
exemple, dans le domaine provençal – c’est agréable et motivant, si on
ne veut pas bronzer idiot. Mais une fois « les touristes partis »,
comme chantait justement par là-bas « l’Ardéchois » Jean Ferrat, et
« comment peut-on s’imaginer en voyant un vol d’hirondelles que
l’automne vient d’arriver » ? Lire notre présentation complètes Quartiers d’Hiver de Labeaume

Du 18 au 20 janvier 2008


12 ème Week-end Voyage d’Hiver. “Mozart et les 3 Viennois”. Lyon, Salle Molière, Musée des Beaux-Arts. Du 18 au 20 janvier 2008. Il y a bien des manières de voyager en hiver, et si les Winterreise
schubertiens sont nombreux cette saison 2007 – 2008 en Rhône-Alpes, le
week-end chambriste qui porte ce titre pour la 12e année à Lyon se
consacre cette fois non à Schubert ou Brahms, mais à une mise en miroir
de Mozart et des Trois Viennois du XXe. Aperçu des lieux de
programmation sur cette fin de semaine en janvier.
« C’est bien cette peinture de Janmot qui convient à une ville de
comptoirs, bigote et méticuleuse, où tout, jusqu’à la religion, doit
avoir la netteté calligraphique d’un registre. »
Et vlan ! De la part
de quelle autorité ? Du plus flamboyant, du plus impitoyable des
critiques picturaux de la modernité, Charles Baudelaire, bien sûr. Et
ceci encore, qui nous paraît si juste, un siècle et demi plus tard :
« Lyon est une ville philosophique, singulière, bigote et marchande,
catholique et protestante, pleine de brumes et de charbons, les idées
s’y débrouillent difficilement. Tout ce qui vient de Lyon est minutieux, Lire notre présentation complète du Week end Voyage d’Hiver: “Mozart et les Trois Viennois”

Les 23, 24, 25 et 26 janvier 2008

Gian-Carlo Menotti: Le Consul. Lyon, Cnsmd, solistes des classes de chant. Du 23 au 26 janvier 2008. Mise en scène: Jean-Daniel Senesi.
Créé au Broadway Ethel Barrymore Theatre, en 1950, Le Consul
épingle les lenteurs et l’inertie de l’administration au moment où
Magda désirant obtenir un visa pour rejoindre l’homme qu’elle aime, se
heurte aux rouages aberrants du système officiel. L’individu contre
l’appareil, le bureau, l’autorité: le sujet est bien connu sur la scène
lyrique, mais la partition musicale de Menotti déploie une dramaturgie
prenante… Lire notre présentation du Consul
de Gian-Carlo Menotti par les élèves des classes de chant du
Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon
. Rédaction: Stéphanie Bataille.

Les 29, 30 et 31 janvier 2008

Franz Schubert: Le Voyage d’hiver. Lyon, Maison de la danse. Les 29, 30 et 31 janvier 2008. Philippe Cantor, baryton. Didier Puntos, piano. Saison musicale 2007 – 2008 des Solistes de Lyon

Alors que Nantes pour sa Folle Journée 2008 vit à l’heure schubertienne, que le pianiste Philippe Cassard
crée l’événement discographique dans une lecture attentive et
confidentielle des Impromptus (1 cd Accord), la programmation de la
saison musicale des Solistes de Lyon célèbre elle-aussi la voix
intérieure du créateur de tant de lieder qui ouvrent l’écoute sur les
mondes parallèles, ceux du rêve, de l’insouciance, de la féérie,… Lire notre présentation complète du Voyage d’hiver par Philippe Cantor et Didier Puntos (Saison 2007/2008 des Solistes de Lyon-Bernard Tétu. Rédaction: Ernst Van Beck.

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