Bruno Procopio dirige Rameau à Liège

Liège, OPRL. Bruno Procopio joue Rameau. Le 14 décembre 2014, 16h. Dans la Salle Philharmonique, voici un récital symphonique qui célèbre l’année Rameau 2014 et sur instruments modernes. Faire jouer Rameau, le plus grand compositeur baroque français, en dirigeant des orchestres modernes ? C’est le choix audacieux du chef Bruno Procopio. Après l’Orchestre Simón Bolívar de Caracas, le voici à Liege ce 14 décembre 2014,  16h pilotant l’OPRL, l’Orchestre philharmonique royal de Liège.

Il a osé ce que personne avant lui n'avait osé, renouant avec l'audace de premiers conquérants et pionniers baroqueux : jouer et enregistrer Rameau à Caracas sur instruments modernes ! Le résultat dépasse nos attentes...

 

VOIR notre reportage Les Grands Motets de Rameau à Cuenca

 

 

L’élève au clavecin de Christophe Rousset qui a dirigé et enregistré les Grands Motets,  les Pièces pour clavecin en concerts, n’en est pas à un défi près.  Jouer Rameau sur des instruments qui ne sont pas anciens peut paraître contradictoire de la part d’un enfant de la révolution baroque.  Il n’en est rien bien au contraire car l’expérience pourrait s’avérer particulièrement formatrice pour le chef et les musiciens.  Nouvelle technique d’archet, réalisation des attaques,  ornements,  vibrato,  phrasés. .. tout le vocabulaire instrumental est ici reformulé dans le sens de la lisibilité et de la clarté. Bruno Procopio apprend pour sa part de nouvelles facettes de sa maîtrise pédagogique. Le style et l’esprit des oeuvres Baroques en particulier la vitalité rythmique et l’esprit chorégraphique de Rameau, sa sensualité comme sa profondeur sont des clés redoutables pour réussir une immersion dans l’esthétique baroque.

Bruno Procopio : maestro assoluto !

 

 

VOIR notre reportage Jouer Carl Philip Emanuel Bach à Caracas

 
 

 
 

Jouer Rameau sur instruments modernes

Le Rameau symphonique de Bruno Procopio

 

 

De quoi faire encore et encore progresser les instrumentistes du Philharmonique de Liège. Bruno Procopio connaît d’autant mieux ce programme qu’il l’a enregistré dans les mêmes conditions instrumentales et avec les mêmes enjeux esthétiques à Caracas au Venezuela, avec les musiciens du Simon Bolivar Orchestra,  l’orchestre si énergique et audacieux qu’ a piloté Gustavo Dudamel.  Du Venezuela à Liège,  Bruno Procopio transmet la même tension recréatrice, le même élan dansant, un sens affûté de la transmission et s’agissant de Rameau, un sens remarquable de la construction dramatique comme des respirations poétiques. .. un art de la direction d’autant mieux adapté pour les ouvertures et les ballets extraits des opéras de Rameau.

Rameau_Joseph_Aved-Portrait_de_Jean-Philippe_Rameau_vers_1728L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège participe ainsi aux concerts-anniversaire de la mort de Jean-Philippe Rameau (1683-1764), inscrits au programme de l’année Rameau 2014, en interprétant les suites des plus célèbres opéras du compositeur. Des Indes galantes à Zoroastre en passant par Castor et Pollux, soit six opéras de Rameau que l’OPRL fait revivre le dimanche 14 décembre à 16 heures dans l’extraordinaire Salle Philharmonique de Liège, célèbre pour son acoustique électrisante. C’est là il y a peu que classique news avait capté plusieurs séquences de l’enregistrement du Thésée de Gossec remarquable opéra composé à la fin du règne de Marie-Antoinette, frappant par la couleur et l’énergie de son orchestration,  la noirceur des personnages en particulier celui de Médée, la construction très originale de choeurs ambitieux à l’ampleur spatialisée…Bruno Procopio. Pour ce « best-of symphonique » baroque sur instruments modernes, l’OPRL fait appel à la vedette du moment dans ce domaine, le claveciniste et chef brésilien Bruno Procopio. De Paris à Caracas. Bruno Procopio est avant tout claveciniste, formé à Paris auprès de Pierre Hantaï et Christophe Rousset. En tant que chef, il dirige régulièrement plusieurs orchestres sud-américains, dont le fameux Orchestre Symphonique Simón Bolívar de Gustavo Dudamel (Venezuela), qu’il a initié au baroque français avec son projet« Rameau à Caracas ». La presse a salué un talent rare au feu communicant : « Tant d’évidence avec un orchestre moderne aux cordes nombreuses relève du miracle. Cette expérience exotique révèle comme rarement la fantaisie effrontée de Rameau » (Classica). « Vous n’en croirez pas vos oreilles » (Diapason)… le disque édité chez Paraty (Rameau à Caracas) a été élu CLIC de classique news (il fait aussi partie des cd incontournables de notre bilan discographique Rameau 2014). Bruno Procopio explique qu’il a conçu son programme de manière à valoriser les deux dimensions fondamentales de la musique de Rameau : la danse et le drame en une sélection subtile et remarquablement élaborée des ballets et ouvertures des opéras.

 

 

 

Bruno Procopio dirige Rameau à Caracas

 

 

 

 

Concert Rameau 2014 à la salle Philharmonique de Liège

Liège,  salle philharmonique. Bruno Procopio dirige l’OPRL,  Rameau 2014. Dimanche 14 décembre 2014, 16h.

Jean-Philippe Rameau

Ouvertures et ballets de Zoroastre, Dardanus, Naïs, Castor et Pollux, Acanthe et Céphise, Les Indes galantes

Orchestre Philharmonique Royal de Liège

Bruno Procopio, direction

28/16 € – GRATUIT pour les moins de 16 ans

 

 

« Rencontre avec… » Bruno Procopio. Le mercredi 10 décembre à 18h30, au Foyer Ysaye, Stéphane  Dado (OPRL) anime une rencontre d’une heure avec Bruno Procopio : l’occasion de faire connaissance avec le musicien francobrésilien qui ne craint pas de sortir des sentiers battus (il est aussi fondateur du label de disques Paraty). Entrée gratuite.

 

 

 

approfondir :

Le site de Bruno Procopio :www.brunoprocopio.com

(extraits de presse : http://brunoprocopio.com/wp/fr/presse/)

Bruno Procopio dirige les Grands motets de Rameau au Festival de Cuenca 2014, critique sur  http://www.classiquenews.com/cuenca-2014/

Bruno Procopio explique son projet « Rameau à Caracas » avec l’Orchestre Symphonique Simón Bolívar, reportage Classiquenews : https://www.youtube.com/watch?v=Fnt4DlFE3_g

Extraits de presse : CD « Rameau à Caracas » :

Rameai in Caracas, Bruno Procopio« Vous avez bien lu : l’orchestre révélé par Gustavo Dudamel dans les mambos de Bernstein et de Marquez, l’énorme machine qui ne joue les symphonies de Mahler qu’à seize contrebasses et douze cors, réduit ses forces à cinquante et, sous la direction d’un jeune claveciniste brésilien formé à Paris, le méconnu Bruno Procopio, gambade dans le jardin réputé le plus épineux du répertoire. Est-ce d’avoir appris son métier par la danse ? Est-ce de porter plus haut le jeu collectif que la prouesse individuelle ? Vous n’en croirez pas vos oreilles. La fermeté des phrases, la justesse des ornements, l’économie du vibrato, la perfection des équilibres, la scansion des menuets, le tournoiement des passepieds, le naturel du style… Zoroastre est un miracle. »(Ivan Alexandre, Diapason, )

« Fin connaisseur de ce répertoire, le claveciniste Bruno Procopio a appris à l’orchestre le style, les gestes et le son idoines. Attaques précises, vibrato limité, notes inégales : la transformation est impressionnante. Ce voyage à Caracas se révèle un des meilleurs remèdes contre la morosité ambiante. » (Philippe Venturini, Les Echos, 12/2013)

« The Simón Bolívar Symphony Orchestra are known for bringing energy and vibrancy to their playing, and this album is no exception. Royal and regal, or lively and lilting, it’s a treat to hear the musicians bringing the dotted dance rhythms to life, and adding a sense of excitement to every note.  » (Classic FM, 12/2013)

 

 

LIRE aussi la critique complète du cd Rameau à Caracas par notre rédacteur Carter Chris Humphray : “Rameau électrisé” (1 cd Paraty)

 

 
 

 

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