Pour nous, la musique se vit dans l'action, dans la réflexion vivante d'un genre ouvert sur notre monde. Voici "nos" artistes engagés, porteurs d'espoir et de dépassement, ambassadeurs d'un humanisme militant. Ceux qui aujourd'hui, ou depuis de nombreuses années, proposent une nouvelle définition de l'acte musical. Daniel Barenboim, fondateur en 1999, du West Eastern Divan orchestra, le pianiste turc Fazil Say,...
Entre juillet et août 2008, faîtes un plein de musique et de soleil, sans rien manquer de ce qui pour nous, mérite une escale bénéfique. Nos deux grands reporter, missionnés pour parcourir les milles routes de l'été menant aux concerts et opéras sous la voûte étoilée, vous guident et sélectionnant le meilleur musical de l'été 2008
Le titre n'est pas anodin: "Du côté de chez Richter" suggère une double voire triple lecture proustienne: d'ailleurs, Richter s'y exprime clairement sur la mort de Bergotte, sur la Vue de Delft, désirant par exemple donner un concert à Delft en résonance avec le tableau de Vermeer... et selon les variations climatiques des heures du jour...
Composé en 1744 (comme Ercules), l'oratorio de Haendel s'appuie sur le texte de Jennens qui complète les sources du livre de Daniel avec les écrits d'Hérodote et de Xénophon, offrant une peinture précise et vivante de l'Antiquité biblique. En dramaturge né, le compositeur sait traiter ses personnages avec profondeur et variété émotionnelle.
Saluons Arte de diffuser en quasi direct ce concert événement qui souligne l'engagement du chef Barenboim pour une résolution pacifiste de la guerre entre juifs et palestiniens. En fondant l'orchestre de jeunes musiciens issus des deux pays affrontés, le West Eastern Divan Orchestra, en 1999, Daniel Barenboim entend aussi offrir une valeur supplémentaire
Premier opéra de Domenico Scarlatti, composé à l'âge de 18 ans, l'oeuvre a suscité un vif succès, imposant Domenico sur les planches lyriques, dans le sillon tracé par son père Alessandro. Avec les deux Scarlatti, la "machine" napolitaine atteint un sommet dramatique
Wolfgang Amadeus Mozart: Zaïde. Singspiel en deux actes (inachevé) de Wolfgang Amadeus Mozart. Livret de Johannes Andreas Schachtner, d'après Joseph Sebastiani (Das Serail, 1779). Composé en 1780. La version complétée a été réalisée par J.A. André qui donne le titre "Zaïde" (1838). Camerata Salzburg. Direction musicale, Louis Langrée. Mise en scène, Peter Sellars.
L'auteur imagine les pensées du pianiste Dinu Lippati, pour vivre de l'intérieur le cheminement ultime du musicien frappé par le destin. Essai en forme d'hommage, "la 14ème Valse", exprime ce "besoin" de Lipatti qui s'est manifesté dès 1950 et que l'auteur, admirateur sans réserve, porte intact, 58 ans plus tard.
Une mère absente, un père autocratique qui lui imposa un régime militaire, seul cadre propice à produire un virtuose au prix d'une enfance sacrifiée... Voici le témoignage à la première personne, ce "je" si intime mais jamais larmoyant, d'un prodige en herbe, confronté à l'exigence insatiable du roi piano