Le Châtelet poursuit son cycle Bernstein à Paris: cette nouvelle production de On the Town qui est même la création française de la partition musical en deux actes, succède à Candide et West Side Story, antérieuement présentés sur la scène parisienne.
Chostakovitch a, de longue date, été occupé par le théâtre, constamment inspiré par l’action dramatique. En dramaturge intuitif, il compose ballets, musiques de spectacle, musiques de film, et bien sûr, s’attaque à l’opéra. Le Nez d’après Gogol, est sa première tentative. Un coup de maître. Mais sa quête d’un théâtre de vérité,
Nancy la belle endormie. Ce concert est pour nous l’occasion de rétablir une injustice et de donner un coup de projecteur sur une formation oubliée : l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy.
En direct, le couple musical, remarquable d'éloquence subtile, Bruno Procopio (clavecin) et Emmanuelle Guigues (viole de gambe) joue Jean-Sébastien et son fils prodigieux, Carl Philip Emanuel Bach.
Le Centenaire Olivier Messiaen n'en finit pas de produire ses effets: concerts, conférences, programmations et thématiques des festivals, surtout publications diverses et forcément variées dans le foisonnement desquelles se détachent trois ouvrages tout à fait remarquables et les uns vis à des autres, idéalement complémentaires.
Le 24 octobre 2008, Strasbourg la rhénane s’habilla de couleurs danubiennes le temps d’un concert. A la tête de l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Walter Weller nous entraîna donc dans une remontée musicale des plus convaincantes le long du mystique Danube,
Britten traite de l'éducation d'une jeune âme par un adulte, héritée des moeurs grecques (éromène/éraste) mais en y ajoutant l'étoffe du conflit et la perversité d'une lecture diabolique. Ici, l'enfant Miles est l'objet d'un tutorat exercé contre/de son gré par le pervers et machiavélique Quint.
Concert majeur de l'EOC, dans le cadre des 38ème Rugissants 2008: ce concert-spectacle entre image et musique, témoigne de l'imagination fertile de deux complices, René (orchestration) et Jérôme Bosc (image).
Avec une œuvre telle que l’Euridice, nous sommes face à un style qui en est en quelque sorte encore à sa phase expérimentale. Cavalieri, Peri et Caccini sont les premiers à écrire une œuvre à l’image de la tragédie antique. Ils ont un idéal d’une voix « à mi-chemin entre le parlé et le chanté »
Le spectacle de Pierre Audi recrée un espace atemporel, d'une très belle épure formelle qui met dans la lumière, la force morale des héros (en particulier l'abnégation loyale de Pollux pour le bonheur de son frère Castor), mais aussi le déchirement des passions haineuses (Phébé, amoureuse impuissante de Castor) que le drame suscite: car Castor aime Télaïre. Et ici, en renversement symbolique frappant, la fille d'Apollon, Phébé, est une figure des ténèbres, en rien lumineuse, capable de susciter