Londres 1964 : MARIA CALLAS chante TOSCA

Callas Maria+Callas+i71531ARTE, le 3 aoĂ»t 2022, 5h. MARIA CALLAS, TOSCA 1964. Dans sa collection, « Les grands moments de la musique », ARTE diffuse ce documentaire sur ce qui constitue peut-ĂȘtre le sommet de la carriĂšre de la Callas : sa prestation dans “Tosca”, l’opĂ©ra de Puccini, au Royal Opera House de Covent Garden, en 1964. GrĂące Ă  la captation vidĂ©o rĂ©alisĂ©e alors, la nature tragique de la diva brĂ»le les planches et se fixe Ă  nous, telle une lĂ©gende inoubliable. C’est un chapitre inoubliable de l’histoire de l’opĂ©ra et de la scĂšne, avec d’émouvantes images de sa prestation filmĂ©e, jusqu’aux coulisses.
La production londonienne est un moment de gloire : en 1964, la prima donna assoluta, la quadra Maria Callas est au sommet de sa carriĂšre et jouit d’une renommĂ©e mondiale. Star lyrique, Maria Callas est aussi devenue une icĂŽne qui dĂ©fraie la chronique mondaine et la JetSet interntionale. Alors que ses apparitions sur scĂšne se font de plus en plus rares, sur fond de rumeurs sur sa vie amoureuse et ses capacitĂ©s vocales dĂ©clinantes, la mezzo-soprano ravit ses admirateurs avec l’annonce de sa prĂ©sence au Royal Opera House de Covent Garden : elle va chanter Tosca, l’opĂ©ra de Puccini, dans une mise en scĂšne de Franco Zeffirelli. Heure de gloire, mais aussi de vĂ©ritĂ© pour la cantatrice star. Le documentaire nous fait revivre ce chapitre inoubliable de l’histoire de l’opĂ©ra et de la scĂšne, avec d’émouvantes images de sa prestation filmĂ©e et des coulisses.

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VOIR le documentaire MARIA CALLAS : TOSCA 1964
https://www.arte.tv/fr/videos/073476-000-F/maria-callas-tosca-1964/

MARIA BY CALLAS sur ARTE (Tom Volf, 2017)

callas-maria-by-callas-ARTE-critique-tele-streaming-opera-classiquenews-MARIA-CALLASARTE, dim 18 juil 2021, 22h45. MARIA BY CALLAS. En 2017, Tom Volf pour les 40 ans de la mort de la diva (dĂ©cĂ©dĂ©e Ă  Paris en 1977), lui dĂ©die un film portrait qui lĂšve le voile sur bien des secrets de sa vie comme de sa carriĂšre. Artiste perfectionniste, femme amoureuse au destin hors du commun, Maria Callas incarne l’idĂ©al lyrique : une interprĂšte hors du commun pour laquelle chanter, c’est jouer. Le chanteur est un acteur : “Maria by Callas” est le rĂ©cit oĂč Callas dĂ©voile Maria, rĂ©vĂ©lant une personnalitĂ© aussi enflammĂ©e que vulnĂ©rable. Photo : Maria by Callas (DR)

La plus grande cantatrice du XXe siĂšcle est nĂ©e Anna Maria Sophia Cecilia Kalogeropoulos Ă  New York, en 1923 ; fille de commerçants grecs, arrivĂ©e aux États-Unis quelques mois avant sa naissance, Maria rĂ©vĂšle sa sensibilitĂ© artistique, bientĂŽt encouragĂ©e par sa mĂšre, Evangelina, qui rĂȘve de gloire pour sa benjamine, la pousse Ă  dĂ©velopper ses talents vocaux, espĂ©rant qu’elle devienne, un jour, “une grande chanteuse”.
En 1937, sa mĂšre, sĂ©parĂ©e de son mari, rentre en GrĂšce. Ayant Ă©chouĂ© au concours d’entrĂ©e du Conservatoire d’AthĂšnes, Maria Ă©vincĂ©e suivra des cours particuliers.

Ainsi en 1939, », Maria rejoint la classe de chant de l’éminente soprano Elvira de Hidalgo. FormĂ© Ă  l’école de l’excellence et de la discipline, CALLAS sort de sa crysalide, est recherchĂ©e par les plus grandes maisons d’opĂ©ra ; les mĂ©dias, dĂ©jĂ  hystĂ©riques, faisant commerce du moindre sensationnel, s’affoleront de chacune de ses dĂ©clarations
 C’est que la chanteuse est une femme de tĂȘte et d’esprit, d’un charisme humain Ă©gal Ă  son gĂ©nie artistique


BientĂŽt Callas rattrape Maria : la carriĂšre de la diva adulĂ©e impose son rythme inhumain Ă  la femme. Assaillie Ă  sa descente d’avion par une nuĂ©e de reporters, en duplex Ă  la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine, au bras du richissime Aristote Onassis, sur scĂšne dans Madame Butterfly de Puccini ou Norma de Bellini, Ă  la Scala de Milan ou Ă  Garnier
 : Callas / Maria est Ă©cartelĂ©e entre sa vie personnelle et sa statut de lĂ©gende vivante de l’opĂ©ra.

Le portrait documentaire de Tom Volf retrace le destin d’une chanteuse lyrique d’exception, aussi adulĂ©e que critiquĂ©e. Fruit de trois ans de recherches, son film hommage, racontĂ© en voix off par Fanny Ardant, rĂ©unit archives inĂ©dites ou rares : photos de famille, enregistrements audio, lettres, tĂ©moignages, extraits de reprĂ©sentations ou d’interviews. Le document met en lumiĂšre la tragique dualitĂ© entre la femme, timide et modeste, et l’artiste, gĂ©niale, monstre de travail, en quĂȘte de perfection, fiĂšre et passionnĂ©e . .. »Il y a deux personnes en moi, disait-elle. J’aimerais ĂȘtre Maria, mais il y a aussi la Callas. J’essaie de m’entendre avec les deux.”

Avec :

Maria Callas
Vittorio De Sica (Vittorio De Sica)
Aristotle Onassis (Aristote Onassis)
David Frost (David Frost)
Edward R. Murrow (Edward R. Murrow)
Elvira de Hidalgo (Elvira de Hidalgo)
Rudolf Bing (Rudolf Bing)
Fanny Ardant (voix de Maria Callas)
Eva Mattes

VOIR un extrait sur ARTE.TV

https://www.arte.tv/fr/videos/102209-000-A/maria-by-callas/

CD coffret Ă©vĂ©nement : BEETHOVEN revolution (vol1), Jordi SAVALL (Symphonies 1 Ă  5 – Le Concert des Nations, AcadĂ©mie Beethoven 250 – 3 cd Alia Vox, 2019)

beethoven revolution symphonies 1 5 savall critique cd classiquenewsCD coffret Ă©vĂ©nement : BEETHOVEN revolution (vol1), Jordi SAVALL (Symphonies 1 Ă  5 – Le Concert des Nations, AcadĂ©mie Beethoven 250 – 3 cd Alia Vox juin sept 2019). C’est un feu de joie dont l’allant percute et avance sans lourdeur ni Ă©paisseur ; Jordi Savall dĂ©voile un Beethoven dĂ©poussiĂ©rĂ©, vif argent, grĂące aux tempos enfin rĂ©tablis. L’équilibre des pupitres (cordes en boyau, bois, vents et cuivres), la puissance des unissons, la violence des tutti, fouettĂ©s et onctueux, l’intelligence des nuances, la fermetĂ© virile du geste
 indiquent une lecture d’une rare cohĂ©rence.

Les premiĂšres symphonies sont relues avec une vitalitĂ© rĂ©gĂ©nĂ©ratrice, un sens du dĂ©tail et aussi une clartĂ© structurelle de premier plan. La n°1 (1800) impose un souffle, des respirations amoureuses, une hauteur de vue, un sens irrĂ©sistible des Ă©quilibres ; l’orchestre est conçu comme une assemblĂ©e d’individualitĂ©s pourtant unifiĂ©es en une direction commune. L’emblĂšme mĂȘme de la sociĂ©tĂ© active rĂ©conciliĂ©e, fraternelle : soit l’accomplissement de l’idĂ©al beethovĂ©nien. Sur le plan musical, l’auditeur se dĂ©lecte tout autant de la ciselure, de l’énergie, de l’esprit rĂ©formateur comme de l’activitĂ© franche d’un orchestre impĂ©rial. Savall nous fait entendre le bruit du chaos primordial, la forge armĂ©e et conquĂ©rante, le relief des armes belliqueuses, les gouffres vertigineux ouverts et le pur esprit crĂ©ateur, celui qui organise la matiĂšre pour que surgisse la lumiĂšre (pulsion dyonisiaque furieuse et dansante du dernier Allegro). Les temps de suspension plus mĂ©ditative et de plĂ©nitude tendre, d’effusion fraternelle façonnent la superbe articulation du Larghetto de la Symphonie n°2 (1802) oĂč scintillent frottements harmoniques et saveur des timbres caractĂ©risĂ©s.

DĂšs le dĂ©but de la 3Ăš EroĂŻca (1804), en son Allegro con brio se dĂ©ploie le vol de l’aigle, ses hauteurs olympiennes oĂč les secousses militaires et les dĂ©flagrations semblent comme absorbĂ©es, distanciĂ©es / intĂ©grĂ©es dans un panorama Ă  l’échelle du cosmos : dĂ©jĂ  le destin frappe Ă  la porte (6 coups assĂ©nĂ©s), expression d’une dĂ©termination Ăąpre, inextinguible, Ă  laquelle trait du gĂ©nie, succĂšde la Marcia funĂšbre : Savall y Ă©largit encore le cortex beethovĂ©nien , irrĂ©pressible dĂ©ploration funĂšbre (le deuil des idĂ©es trahies par Bonaparte devenu NapolĂ©on le tyran) ; le geste est mordant, nerveux (en Ă©cho avec l’aigreur millimĂ©trĂ©e des cuivres) et la palette des nuances aussi Ă©tendue que dĂ©lectable (les bois d’une voluptueuse prĂ©sence, souple, affectueuse). La forge symphonique beethovĂ©nienne palpite Ă  chaque mesure. Dans cette fabuleuse descente infernale s’accomplissent un relief instrumental, une intensitĂ© nimbĂ©e par les couleurs sidĂ©rantes des bois. Le travail est exceptionnel et rĂ©tablit la filiation de Ludwig avec Mozart et Haydn (colonnes maçonniques et gravitas du Requiem du Premier ; vibration fantastique de La CrĂ©ation du Second). Le chef catalan avait dĂ©jĂ  abordĂ© la partition en 1994 dans une version pleine de fougue et de contrastes, prĂ©lude nĂ©cessaire semble-t-il Ă  l’accomplissement de 2019.

La 4Ăš (1806) pĂ©tille et trĂ©pigne, assĂ©nant avec une motricitĂ© rythmique exaltĂ©e, l’avĂšnement d’une Ăšre nouvelle ; introduit par l’Adagio prĂ©liminaire, l’Allegro II avance, impĂ©rial, impĂ©rieux, ivre de sa force Ă©lectrisĂ©e. MĂȘme jeu d’équilibre entre percus et cuivres tranchantes, bois onctueux et cordes trĂ©pidantes dans l’Adagio qui conduit Ă  une plĂ©nitude nouvelle : le fini instrumental (clarinette olympienne) semble y recueillir la leçon du dernier Mozart. Tout s’accorde et s’organise pour la vitalitĂ© Ă©ruptive mais organisĂ©e du dernier Allegro : danse et transe Ă  la fois, dramaturgie chorĂ©graphique, feu de joie d’une irrĂ©pressible Ă©nergie.

La 5Ăšme (1808) peut alors ciseler ses accents tranchants, vĂ©ritables appels Ă  la sidĂ©ration ultime, pour que naisse en un dĂ©nouement cathartique, l’euphorie salvatrice finale. LĂ  encore le dĂ©tail, la nervositĂ©, une certaine dramaturgie du dĂ©sespoir qui confĂšre la gravitĂ©, soutient une lecture somptueusement pensĂ©e : oĂč l’Allegro serait l’expression d’un espoir planĂ©taire et cosmique, bientĂŽt déçu et enterrĂ© manu militari dans l’Andante qui suit, selon un diptyque bien connu Ă  prĂ©sent et inaugurĂ© dans la 3Ăš « Eroica », elle aussi contrastĂ©e et bipolaire, exaltĂ©e puis mĂ©ditative jusqu’au dĂ©nuement le plus total. Savall en comprend l’échelle des registres, l’écart vertigineux des deux versants. La jubilation olympienne, exaltation et extase fraternelle, du dernier Allegro affirme ce galop Ă©tincelant (Ă©clairs et saillies des bois et des vents, clarinette, flĂ»te éperdues / « sempre piĂč allegro »).

CLIC D'OR macaron 200Dans les faits, Jordi Savall dĂ©montre une comprĂ©hension profonde du massif beethovĂ©nien ; il en rĂ©vĂšle les Ă©quilibres singuliers, d’autant mieux mesurĂ©s depuis son interprĂ©tation prĂ©cĂ©dente des 3 derniĂšres symphonies de Mozart (2017-2018). L’auditeur y dĂ©tecte une filiation avec l’harmonie des bois et des vents, particuliĂšrement ciselĂ©s et privilĂ©giĂ©s, dialoguant avec les cordes, jamais trop puissantes. La martialitĂ© de Ludwig s’en trouve allĂ©gĂ©e, plus percutante, et c’est tout le bĂ©nĂ©fice des instruments d’époque qui jaillit, renforçant les contrastes beethovĂ©niens. La sonoritĂ© est l’autre superbe offrande de Savall grĂące Ă  l’effectif : autour de 60 instrumentistes dont 32 cordes ; la fidĂ©litĂ© aux souhaits de Beethoven est Ă©loquente dans cette clarification entre les pupitres. VoilĂ  comment le chef catalan Ă©claire de l’intĂ©rieur l’expressivitĂ© beethovĂ©nienne oĂč l’orchestre n’exprime pas la pensĂ©e musicale : il est cette pensĂ©e elle-mĂȘme. Pas de masques ni d’enveloppe formelle : franc et direct, les musiciens fusionnent avec le sens : il porte l’esprit du gĂ©nie crĂ©ateur. Ce premier coffret des Symphonies 1 Ă  5 (un second est annoncĂ© comprenant les 6 Ă  9) dĂ©montre aussi la pertinence des moyens mis en Ɠuvre : Savall a organisĂ© plusieurs acadĂ©mies musicales oĂč instrumentistes aguerris de Concert des Nations encadrent et pilotent de plus jeunes ; de sorte qu’aux cĂŽtĂ©s de la pertinence artistique, la transmission et le partage s’invitent Ă  cette fĂȘte collective de la transe et de l’élĂ©gance. Lecture majeure. Vite le 2Ăš volume de cette intĂ©grale Beethoven de premier plan. Pour l’annĂ©e BEETHOVEN 2020, on ne pouvait rĂȘver geste plus saisissant. CLIC de CLASSIQUENEWS.COM

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CD coffret Ă©vĂ©nement : « BEETHOVEN rĂ©volution » Jordi SAVALL (Symphonies 1 Ă  5 – Le Concert des Nations, AcadĂ©mie Beethoven 250, chĂąteau de Cardona, Catalogne, juin / sept 2019 – 3 cd Alia Vox)

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LIRE aussi notre critique du coffret des 3 derniÚres Symphonies de MOZART par Jordi Savall / CLIC de classiquenews (été 2019) :

http://www.classiquenews.com/cd-coffret-evenement-mozart-les-3-dernieres-symphonies-39-40-41-jupiter-jordi-savall-3-cd-alia-vox/

LIRE aussi notre dossier spécial LUDWIG BEETHOVEN 2020 : dossier pour les 250 ans de la naissance de Beethoven (cd, livres, dvd, biographie, etc
):

http://www.classiquenews.com/dossier-beethoven-2020-les-250-ans-de-la-naissance-1770-2020/

CD, coffret. Compte rendu critique. Maria Callas : The complete studio recitals released 14 cd Warner classics (1949-1969)

callas maria complete studio recitals 14 cd review critique cd classiquenewsCD, COFFRET Compte rendu critique. Maria Callas : The complete studio recitals 14 cd Warner classics. CLIC de CLASSIQUENEWS de dĂ©cembre 2015. Voici en 11 cd, un cycle de tubes et de raretĂ©s, ceux de la super diva par excellence, qui se rĂ©vĂšle bel cantiste et verdienne, coloratoura et française d’une distinction d’une justesse de style et d’une noblesse d’intonation, irrĂ©sistibles. La sĂ©lection s’achĂšve en 1969 (sessions sous la baguette de Nicola Rescigno). Une leçon d’engagement inĂ©galĂ© qui ose, parfois se trompe mais toujours Ă©meut par l’intensitĂ© de l’intention. Maria Callas est une diva qui se brĂ»la les ailes… mais avant que la torche se consume, combien de rĂŽles et d’incarnations brĂ»lĂ©s, hallucinants. Le timbre brillant et fĂ©lin, au legato infini, au souffle illimitĂ©, aux couleurs diverses et prĂ©cises fait miracle dans ce florilĂšge d’airs caractĂ©risĂ©s, accompagnĂ©s par l’orchestre et toujours, l’intĂ©rioritĂ© tragique fait la valeur de l’actrice aux cĂŽtĂ©s de la cantatrice (ainsi sa Lady Macbeth dans l’air de somnambulisme (Una Macchia… de l’acte IV, avec le mĂȘme Rescigno en 1958, reprise en 1960 avec Antonio Tonini Ă  Londres…). Les premiers enregistrements comprennent le rĂ©cital de 1949 avec, Bellinisme souverain, dĂ©jĂ  Norma et I Puritani (Turin), puis de 1954 ses deux rĂ©citals, puccinien (Serafin), et vĂ©riste (Cilea, Giordano, Catalani, Boito, idem) et parmi les inoubliables, sa superbe Charlotte (ordinairement pour mezzo, mais la tessiture de Callas ne couvrait-elle pas trois octaves ?-, rĂ©cital Callas Ă  Paris II, sous la direction de Georges PrĂȘtre en 1963).  La diva verdienne (trois rĂ©citals verdiens de 1958 puis 1963 et 1964 avec Rescigno), imposent l’actrice extrĂ©miste qui prend tout les risques, aux cĂŽtĂ©s de la belcantiste accomplie.

 

 

 

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Eternelle Callas : verdienne et bel cantiste, puccinienne et mozartienne, romantique française, c’est Ă  dire bizĂ©tienne et berliozienne… 

Callas en studio : Facettes d’un joyau vocal inĂ©galĂ©

 

 

CLIC_macaron_2014Plus surprenant le rĂ©cital de 1963 et 1964, rĂ©alisĂ© Ă  Paris sous la direction du complice Nicola Rescigno dont la battue familiĂšre et sĂ»re Ă©tait nĂ©cessaire pour enchaĂźner ainsi des airs oĂč on n’attendait pas la diva ; mais sa nature tragique et la franchise de son expressivitĂ© font mouche dans le Ah perfido de Beethoven, et ses Mozart rĂ©vĂšlent un format vocal surdimensionnĂ© : voix furieuse et proche de l’implosion (avec des signes de larsen dans les aigus). Mais la sincĂ©ritĂ© touche (Porgi amor, puis Crudele ? … Non mi dir: sa Comtesse comme Elvira ne sont pas des types mais des individualitĂ©s qui souffrent et espĂšrent). Comme des bonus, les deux derniers cd (13 et 14), prĂ©sentent plusieurs cycles d’enregistrements, sessions comme saisies sur le vif : deux essais pour le mĂȘme Non mi dir de Mozart (Callas s’identifiait-elle Ă  Elvira en amoureuse blessĂ©e?) en 1953 (avec des aigus moins tendus et une ligne plus souple, sous la direction de Serafin), le superbe Una Macchia Ăš qui tutora de Macbeth avec Rescigno en 1958, puis surtout sa justesse bel cantiste bellinienne dans le passionnant et Ă©ruptif et crĂ©pusculaire Sorgete… Lo sognai ferito, esangue d’Il Pirata de Bellini (Antonio Tonini, Londres 1961) : d’une intensitĂ© marquante. Sur le cd14, distinguons autres perles mĂ©morables : ses derniers Verdi de 1964 et 1965, sous la direction de Nicola Rescigno, un grand et incontournable complice. Le style de Callas, chanteuse fĂ©line et sombre au service des hĂ©roĂŻnes jusque lĂ  dĂ©fendues par des anges coloratoure parfois dĂ©pourvues de vraie profondeur, Ă©blouit ici : cette audace dans la raucitĂ© (qui fait aujourd’hui toute la valeur d’un Jonas Kaufmann par exemple) resplendit avec une insolence incisive. MalgrĂ© les dĂ©sordres croissant d’une voix de moins en moins contrĂŽlable,  -Ă  partir de 1958/1959-, l’actrice enflamme la scĂšne par sa vĂ©ritĂ© humaine inĂ©galĂ©e. Le mythe de Callas se nourrit de contradictions et ne finira jamais de fasciner par ses multiples dĂ©chirures, cette association de qualitĂ©s ailleurs contraires (Ă©coutez ainsi sa Semiramide de Rossini : bel raggio lusinghier, acte I de 1961 : agilitĂ©, legato mais expressivitĂ© ardente, animal, rauque, plutĂŽt louve blessĂ©e que souveraine insensible). Ainsi Callas rĂ©forme totalement l’esthĂ©tique rossinienne et avec elle l’art du Bel canto, en un chant Ă  la fois virtuose et surexpressif d’une gravitĂ© douloureuse inĂ©dite. Il y a bien un avant et un aprĂšs Callas. Coffret incontournable.

CD, coffret. Compte rendu critique. Maria Callas : The complete studio recitals 14 cd Warner classics. CLIC de CLASSIQUENEWS de dĂ©cembre 2015. Avec : Arturo Basile · Franco Corelli · John Lanigan · Georges PrĂȘtre · Nicola Rescigno · Joseph Rouleau · Duncan Robertson · Tullio Serafin · Monica Sinclair · Antonio Tonini · Alexander Young

CD1 The First Recordings 24.04
CD2 Puccini Arias 45.03
CD3 Lyric & Coloratura Arias 48.53
CD4 Callas at La Scala 41.54
CD5 Verdi Arias I 49.30
CD6 Mad Scenes 47.33
CD7 Callas Ă  Paris I 49.46
CD8 Callas Ă  Paris II 43.53
CD9 Verdi Arias II 39.59
CD10 Mozart, Beethoven & Weber 44.29
CD11 Rossini & Donizetti Arias 39.54
CD12 Verdi Arias III 50.16
CD13 The Callas Rarities 1953–1961 63.20
CD14 The Callas Rarities 1962–1969 53.28

CD, coffret. Maria Callas : la renaissance d’une voix (3 cd Warner classics)

callas maria renaissance d'une voix emi coffret hommage maria callas opera airsCD. Coffret Maria Callas : la renaissance d’une voix (3 cd Warner classics). Callas romantique, belcantiste, vĂ©riste
 La Voix du siĂšcle se dĂ©voile dans ce coffret de 3 cd qui est l’aboutissement d’un traitement numĂ©rique rĂ©cent rĂ©alisĂ© Ă  partir des archives de Warner classics. En plus d’ĂȘtre une technicienne chevronnĂ©e, bel cantiste nuancĂ©e et scrupuleuse, Callas est surtout une actrice Ă  tempĂ©rament, une tragĂ©dienne hors pair qui rĂ©tablit la puissance dramatique du verbe, tout en illuminant et avec quelle intelligence la force et les enjeux de chaque situation, grĂące Ă  ses talents d’actrice, en particulier de tragĂ©dienne. Bel cantiste et bellinienne exemplaire par la puretĂ© de sa musicalitĂ© et l’intensitĂ© de son jeu, Callas chante ici Norma (casta diva), La Sonnambula ; rossinienne facĂ©tieuse et piquante, voici La Cenerentola et Rosina (du Barbier de SĂ©ville : una voce poco fa
) ; verdienne exaltĂ©e, Ă©ruptive comme incandescente, elle est La Traviata (Violetta qui s’ouvre Ă  l’amour : E strano), Leonora (TrouvĂšre), Lady Macbeth (pĂąle, livide, errante comme une mourante insomniaque que rattrapent ses crimes abjects
 Luce langue), Elena des VĂȘpres Siciliennes ; surtout l’esclave Ă©thiopienne Aida, servante de sa nouvelle maĂźtresse AmnĂ©ris Ă  la Cour de Pharaon (Ritorno vincitor Ă  l’adresse de son amant le gĂ©nĂ©ral Ă©gyptien RadamĂšs : c’est dans ce personnage de victime volontaire que la Callas est entrĂ© en rivalitĂ© avec sa consoeur et contemporaine, Renata Tebaldi : la brune fĂ©line et tragique ; la l’italienne angĂ©lique et d’une suavitĂ© plus Ă©thĂ©rĂ©e… les tĂ©moins, public et critiques se sont immĂ©diatement engouffrĂ©s dans la brĂšche, fausse polĂ©mique affrontant les deux “rivales” lyriques…) ; donizetienne, Callas chante Lucia di Lammermoor, et plus tardivement les hĂ©roĂŻnes tragiques de Puccini : Tosca, Cio cio San (Butterfly), Turandot, sans omettre la priĂšre sombre et palpitante de Suor Angelica ou de Gianni Schichi


Callas forever

Callas Maria+Callas+i71531VĂ©riste, Callas prĂȘte sa voix d’argent Ă  Adriana Lecouvreur de Cilea, Madeleine d’Andrea ChĂ©nier, sans omettre l’hymne Ă  la nature de la pure Wally (Catalani). En français, Callas qui meurt Ă  Paris (le 16 septembre 1977) et trouve en France une seconde patrie : chante alceste de Gluck, Carmen de Bizet (SĂ©guĂ©dille et chanson bohĂšme), Saint-SaĂ«ns (chant d’ivresse et d’extase amoureuse : Mon coeur s’ouvre Ă  ta voix), Juliette de Gounod (RomĂ©o et Juliette), LakmĂ© de Delibes, Louise de Charpentier (Depuis le jour oĂč je me suis donnĂ©e), Marguerite du Faust de Gounod (air des bijoux), Dinorah de Meyerbeer
 Compilation anthologique en version remastĂ©risĂ©e (96kHz/24 bit). Italienne en expressivitĂ© ardente, affĂ»tĂ©e, Callas fut aussi et tout quant, une cantatrice française, maĂźtrisant la dĂ©clamation tragique et blessĂ©e des grandes hĂ©roĂŻnes romantiques et postromantiques… 

LIRE notre dossier spécial Maria Callas

CD, annonce. Coffret Maria Callas : The Complete Studio Recordings Remastered (69 cd Warner classics).

CD, annonce. Coffret Maria Callas : The Complete Studio Recordings Remastered (69 cd Warner classics). Presque 40 ans aprĂšs sa mort, la sublime et inatteignable Marias Callas continue de nous fasciner par son art divin… L’icĂŽne suprĂȘme de l’opĂ©ra : tragĂ©dienne, bel cantiste, perfectionniste comme personne, actrice subtile d’une hypersensibilitĂ© admirable, Maria Callas ressuscite en septembre 2014 grĂące au coffret Ă©vĂ©nement que Warner classics Ă©dite, synthĂ©tisant l’apport interprĂ©tatif de la divina, en une sĂ©lection de ses meilleurs enregistrements, remastĂ©risĂ©s pour l’occasion. Le coffret intĂ©gral comprend 69 cd, regroupant toutes les bandes enregistrĂ©es en studio par Maria Callas entre 1949 et 1969, pour EMI/Columbia et le label italien Cetra. Chaque document a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une restauration minutieuse en 24-bit/96kHz, rĂ©alisĂ©e par les Studios Abbey Road durant plus d’un an, Ă  partir des sources d’origine. PrĂ©sentĂ© avec un soin scientifique, artistique, Ă©ditorial tout particulier, le coffret rassemble 26 intĂ©grales d’opĂ©ras ainsi que  13 rĂ©citals gravĂ©s par Maria Callas.

Callas ressuscitée

Callas Maria+Callas+i71531L’ «Edition Collector», intitulĂ©e CALLAS REMASTERED prĂ©sente chaque enregistrement d’opĂ©ra ou chaque rĂ©cital avec sa couverture originale. Elle contient Ă©galement un livre reliĂ© de 132 pages, qui comprend de nombreux articles, une biographie, une chronologie de la vie de l’artiste, des photographies ainsi que des lettres de Maria Callas elle-mĂȘme, du producteur Walter Legge ou d’autres responsables d’EMI. Les livrets complets des opĂ©ras ainsi que les textes des airs pour les rĂ©citals sont disponibles intĂ©gralement sur un CD-ROM. Les bandes gagnent un relief, une prĂ©cision, une prĂ©sence renforcĂ©e dans le sens de la sensibilitĂ© et de l’émotivitĂ© : jamais Maria Callas interprĂšte n’aura Ă©tĂ© aussi mieux dĂ©fendue, rĂ©vĂ©lĂ©e, restituĂ©e. VoilĂ  qui accentue l’immense valeur de son legs lyrique.  Contre les adeptes d’un beau chant dĂ©sincarnĂ© ne s’exprimant que par la pure agilitĂ© technicienne, La Callas rĂ©alise de façon unique, la rĂ©ussite d’un chant lyrique intense, expressif, « laid » diront ses dĂ©tracteurs qui avaient oubliĂ© que l’opĂ©ra c’est aussi du thĂ©Ăątre. Peu Ă  peu, et dĂšs la vingtaine, Maria Callas observe un choix judicieux de prises de rĂŽles qui lui assure longĂ©vitĂ© et pertinence artistique : la mezzo soprano dramatique Ă  la tessiture Ă©tonnamment Ă©tendue s’impose dans plusieurs caractĂšres, exigeant drame et puretĂ© vocale : Gioconda (Ponchielli), Turandot (Puccini), BrĂŒnnhilde et Isolde (Wagner). Mais aussi, diamants du rĂ©pertoire belcantiste italien : Norma et Amina (La Somnambule) de Bellini, Violetta (La Traviata) de Verdi, Lucia et Anna Bolena de Donizetti, MĂ©dĂ©e de Cherubini et Tosca de Puccini. Son sens du thĂ©Ăątre, sa musicalitĂ© et son art du phrasĂ© fondent un nouvel art du chant. AprĂšs elle, chaque cantatrice digne de ce nom recherche et la musicalitĂ© et la prĂ©sence dramatique, sans jamais sacrifier la finesse ni le subtilitĂ© d’un chant incarnĂ©. Ainsi en tĂ©moigne aussi son approche du rĂŽle de Carmen (Bizet) dont Warner classics dĂ©voile dans la box 2014, une nouvelle version remastĂ©risĂ©e, d’autant plus prĂ©cieuse qu’elle dĂ©coule du master original jamais utilisĂ© et miraculeusement retrouvĂ© Ă  Saint-Ouen !

Le legs Warner classics 2014 correspond ainsi aux annĂ©es 1950 c’est Ă  dire Ă  l’apogĂ©e de la carriĂšre de Maria Callas. Principalement attachĂ©e aux maisons d’opĂ©ra d’Italie, elle devient la prima donna assoluta de la Scala de Milan, en participant notamment aux productions de Luchino Visconti, un partenaire et un mentor avec lequel elle partageait la mĂȘme exigence esthĂ©tique. Elle apparaĂźt Ă©galement au Royal Opera House (Covent Garden) de Londres, au Metropolitan Opera de New York, Ă  l’OpĂ©ra de Paris, Ă  l’OpĂ©ra de Vienne, et dans les maisons d’opĂ©ra de Chicago, Dallas, Houston, Lisbonne, et au dĂ©but des annĂ©es 1950, de Mexico, SĂŁo Paolo, Rio de Janeiro.

Warner classics Maria callas complete recordings remastered box coffret

A partir de 1959, quand dĂ©bute sa tumultueuse histoire d’amour avec l’armateur grec Aristote Onassis, sa carriĂšre scĂ©nique se fait plus rare, sa voix plus fragile. Son ultime apparition sur une scĂšne d’opĂ©ra remonte Ă  1965 : elle avait seulement 42 ans. MalgrĂ© quelques projets de retour Ă  la scĂšne, et en studio de nouvelles intĂ©grales d’opĂ©ras,  Maria Callas s’efface peu Ă  peu de la scĂšne. Elle donne cependant en 1974 une sĂ©rie de rĂ©citals en Europe, Ă  Paris, aux Etats-Unis et au Japon avec le tĂ©nor Giuseppe di Stefano, l’un de ses plus fidĂšles partenaires (leur lĂ©gendaire Tosca de 1953, sous la direction du chef d’orchestre Victor de Sabata demeure une version insurpassĂ©e dans l’histoire de l’enregistrement). Si l’actrice saisit l’audience, la chanteuse n’avait plus toutes ses facultĂ©s, affichant dĂ©sormais une voix usĂ©e et instable. Maria Callas meurt, seule, en septembre 1977, dans son appartement parisien.

Maria Callas : The Complete Studio Recordings Remastered, coffret de 69 cd Warner classics. Parution : le 22 septembre 2014. Prochaine compte rendu critique complet dans le mag cd de classiquenews.com.

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Illustration : Maria Callas divina © Sothebys

Secret d’histoire : Maria Callas : une vie pour l’art

CALLAS Maria Callas PICT 003france2-logo_2013France 2. Mardi 5 aoĂ»t 2014, 20h45. Maria Callas, gloire et douleurs. Secrets d’histoire invite les tĂ©lĂ©spectateurs Ă  rĂ©agir et commenter l’émission en direct sur Twitter via le hashtag #secretsdhistoire… Qui n’a pas entendu une fois dans sa vie un air interprĂ©tĂ© par la Callas ? Norma, Traviata, Tosca… Autant d’hĂ©roĂŻnes que la diva a su incarner de façon mĂ©morable. Dans ce nouveau numĂ©ro de Secrets d’histoire, StĂ©phane Bern Ă©voque la vie de la soprano Maria Callas, la diva absolue qui a rĂ©volutionnĂ© l’opĂ©ra par son chant Ă©purĂ©, subtil, incarnĂ© d’une puretĂ© expressive inĂ©galĂ©e. TragĂ©dienne hors pair, la cantatrice ne cesse, tout au long de sa carriĂšre, de donner une rĂ©elle existence Ă  des hĂ©roĂŻnes d’opĂ©ra Ă©prises d’absolu, comme elle
 Car Maria dans sa vie de femme se rĂ©vĂšle aussi, Ă  la recherche de l’extrĂȘme, au prix de tous les renoncements. Enfant malheureuse, elle se construit et se renforce par le chant. IcĂŽne de son temps, nous dĂ©couvrons, avec elle, les plus beaux lieux de l’art lyrique : la Scala de Milan, les arĂšnes de VĂ©rone, mais aussi les palais privĂ©s et demeures de ses proches, comme la magnifique Villa Erba de Luchino Visconti sur le lac de Come. Pour sa perte, elle permit que vie et art se confondent, laissant permĂ©ables les frontiĂšres entre les deux mondes. Devenue grĂące Ă  l’influence de son mentor et ami Visconti, une icĂŽne de l’Ă©lĂ©gance (elle souhaitait copier la silhouette d’Audrey Hepburn en glissant son corps dĂ©sormais fuselĂ© dans les robes dessinĂ©es par la designeuse Biki…), La Callas subjugue les mĂ©dias et le monde par sa classe, et l’idĂ©al de perfection qu’elle incarne dĂ©sormais. Amoureuse Ă©perdue, c’est auprĂšs d’un autre Grec, comme elle, richissime et stars des affaires, Aristote Onassis, qu’elle croit enfin trouver le bonheur. De Monaco aux croisiĂšres inoubliables sur le yacht Le Christina en mer EgĂ©e, Maria, la femme, oublie volontairement la Callas et ses rĂȘves de gloire. Amoureuse et bientĂŽt dĂ©laissĂ©e, La Callas assassine la cantatrice…Un sacrifice tragique qui lui coĂ»te sa voix et pour finir l’amour lui-mĂȘme.  Car Onassis en aime bientĂŽt une autre, Jackie Kennedy
 Trahie, Maria Callas finit comme toutes les hĂ©roĂŻnes qu’elle a si merveilleusement chantĂ©es, seule, dans son appartement parisien de l’avenue Georges Mandel (elle s’y Ă©teint en 1977) exceptionnellement ouvert pour l’émission, et avec la sensation ultime, d’ĂȘtre au moins aller jusqu’au bout de son destin. En 1973, elle tente un retour sur scĂšne lors d’un rĂ©cital lyrique amorcĂ© au ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es Ă  Paris : mais la voix mythique n’est plus lĂ  : la cantatrice a quittĂ© ce corps et cette silhouette demeurĂ©s ceux d’une prĂȘtresse Ă  la grĂące intacte. Comment une femme aussi unique, fut-elle seule inexorablement ? Elle s’Ă©teint d’une façon tragique, Ă  Paris, veuve inconsolable aprĂšs la mort des deux hommes qui ont comptĂ© : Onassis (qui Ă©tait revenu vers elle) puis Visconti. Sa mort laisse un goĂ»t d’inachevĂ© a contrario d’une vie d’artiste totalement accomplie, malgrĂ© sa trĂšs courte carriĂšre sur la scĂšne. Une comĂšte, une Ă©toile qui a bien gagnĂ© sa place dans le ciel des immortels.

Magazine. Présenté par Stéphane Bern. Sur une idée originale de Jean-Louis Remilleux. Produit par SEP (Société Européenne de Production). Avec la participation de France Télévisions. Réalisé par Dominique Leeb. A revoir en VOD sur le site de France 2

Secret d’histoire : Maria Callas : une vie pour l’art

CALLAS Maria Callas PICT 003france2-logo_2013France 2. Mardi 5 aoĂ»t 2014, 20h45. Maria Callas, gloire et douleurs. Secrets d’histoire invite les tĂ©lĂ©spectateurs Ă  rĂ©agir et commenter l’émission en direct sur Twitter via le hashtag #secretsdhistoire… Qui n’a pas entendu une fois dans sa vie un air interprĂ©tĂ© par la Callas ? Norma, Traviata, Tosca... Autant d’hĂ©roĂŻnes que la diva a su incarner de façon mĂ©morable. Dans ce nouveau numĂ©ro de Secrets d’histoire, StĂ©phane Bern Ă©voque la vie de la soprano Maria Callas, la diva absolue qui a rĂ©volutionnĂ© l’opĂ©ra par son chant Ă©purĂ©, subtil, incarnĂ© d’une puretĂ© expressive inĂ©galĂ©e. TragĂ©dienne hors pair, la cantatrice ne cesse, tout au long de sa carriĂšre, de donner une rĂ©elle existence Ă  des hĂ©roĂŻnes d’opĂ©ra Ă©prises d’absolu, comme elle
 Car Maria dans sa vie de femme se rĂ©vĂšle aussi, Ă  la recherche de l’extrĂȘme, au prix de tous les renoncements. Enfant malheureuse, elle se construit et se renforce par le chant. IcĂŽne de son temps, nous dĂ©couvrons, avec elle, les plus beaux lieux de l’art lyrique : la Scala de Milan, les arĂšnes de VĂ©rone, mais aussi les palais privĂ©s et demeures de ses proches, comme la magnifique Villa Erba de Luchino Visconti sur le lac de Come. Pour sa perte, elle permis que vie et art se confondent, laissant permĂ©ables les frontiĂšres entre les deux mondes. Amoureuse Ă©perdue, c’est auprĂšs d’un autre Grec, comme elle, richissime et stars des affaires, Aristote Onassis, qu’elle croit enfin trouver le bonheur. De Monaco aux croisiĂšres inoubliables sur le yacht Le Christina en mer EgĂ©e, Maria, la femme, oublie volontairement la Callas et ses rĂȘves de gloire. Amoureuse et bientĂŽt dĂ©laissĂ©e, La Callas assassine la cantatrice…Un sacrifice tragique qui lui coĂ»te sa voix et pour finir l’amour lui-mĂȘme.  Car Onassis en aime bientĂŽt une autre, Jackie Kennedy
 Trahie, Maria Callas finit comme toutes les hĂ©roĂŻnes qu’elle a si merveilleusement chantĂ©es, seule, dans son appartement parisien de l’avenue Georges Mandel, exceptionnellement ouvert pour l’émission, et avec la sensation ultime, d’ĂȘtre au moins aller jusqu’au bout de son destin. Comment une femme aussi exceptionnelle fut-elle seule inexorablement ? Sa mort laisse un goĂ»t d’inachevĂ© a contrario d’une vie d’artiste totalement accomplie, malgrĂ© sa trĂšs courte carriĂšre sur la scĂšne. Une comĂšte, une Ă©toile qui a bien gagnĂ© sa place dans le ciel des immortels.

Magazine. Présenté par Stéphane Bern. Sur une idée originale de Jean-Louis Remilleux. Produit par SEP (Société Européenne de Production). Avec la participation de France Télévisions. Réalisé par Dominique Leeb.