Nouvelle Chauve Souris Ă  Tours

Johann_Strauss_IITours, OpĂ©ra. La Chauve Souris : 27>31 dĂ©cembre 2014. Johann Strauss fils, roi de la valse Ă  Vienne, est aussi un gĂ©nie de l’opĂ©rette. Pour preuve le raffinement dĂ©lirant jamais dĂ©menti de son joyau lyrique, La Chauve Souris… Elle avance masquĂ©e,  reste insaisissable et symbolise la folie raffinĂ©e d’une nuit d’effervescence absolue offrant aux chanteurs des rĂ´les dĂ©jantĂ©s travestis, à l’orchestre grâce Ă  l’inspiration superlative de Johann Strauss fils, une texture instrumentale ciselĂ©e,  qui incarne depuis la crĂ©ation de l’oeuvre en 1874,  le sommet de la culture viennoise associant valses envoĂ»tantes hypnotiques et dramaturgie cocasse,  drolatique, dĂ©lirante. Ainsi Ă  l’Ă©poque oĂą Paris dĂ©couvre les impressionnistes (exposition au salon de 1874),  Vienne s’abandonne dans l’ivresse d’une musique flamboyante et d’un théâtre dĂ©jantĂ© qui peut aussi se comprendre comme le miroir de sa propose vanitĂ©, comme une satire mordante autant qu’élĂ©gante de la sociĂ©tĂ© puritaine,  hypocrite,  hiĂ©rarchisĂ©e. C’est une parodie satire d’après le théâtre de boulevard parisien oĂą perce aussi la guerre des sexes. D’astucieuses jeunes femmes, la bonne (Adèle), l’Ă©pouse (Rosalinde) entendent se venger d’un Ă©poux/patron libidineux infidèle (Eisenstein)…

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Les choeurs virtuoses,  la magie mĂ©lodique et le raffinement de l’orchestration qui synthĂ©tise le meilleur Strauss,  sans omettre la dĂ©licatesse de l’intrigue qui revisite les standards des comĂ©dies de boulevards mais sur un mode lĂ©ger et infiniment subtil comme les grands airs isolĂ©s (celui de la comtesse hongroise chantant dans Heimat un grand solo nostalgique d’une irrĂ©sistible sensibilitĂ© pendant la fĂŞte chez Orlofski au II)…. sont autant de qualitĂ©s complĂ©mentaires d’un spectacle d’une profondeur poĂ©tique rare et d’une expressivitĂ© palpitante pour peu que le chef et les chanteurs rĂ©unis dont la fameuse invitĂ©e surprise (gala dans l’opĂ©ra) aient Ă  coeur d’en ciseler toutes les facettes, hors de la caricature.
Souhaitons que la nouvelle production de l’OpĂ©ra de Tours rĂ©unisse l’une ou l’autre et probablement les deux car le souci du chef,  l’engagement des musiciens du Symphonique maison comme souvent la cohĂ©rence du plateau vocal rĂ©alisent d’indiscutables rĂ©ussites Ă  Tours.

 

 

Johann Strauss IIstrauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888
Die fledermaus, La Chauve Souris
Opérette viennoise en 3 actes, livret de Richard Genée
Création à Vienne, Theater an der Wien, le 5 avril 1874
Edition Bärenreiter (Ă©dition critique) – ChantĂ©e en Allemand, dialogues en français, surtitrĂ© en français

Tarifs : série E (de 7€ à 65€) le 31/12/2014 : série E+ (de 7€ à 70€)
RĂ©servations : 02 47 60 20 20 / www.operadetours.fr

4 représentations à Tours :

Samedi 27 décembre,  20h
Dimanche 28 décembre, 15h
Mardi 30 décembre, 20h
Mercredi 31 décembre, 20h

Orchestre Symphonique Région Centre – Tours
Chœurs de l’Opéra de Tours
(Direction : Emmanuel Trenque)

Nouvelle co-production Opéra de Tours,
Opéra de Reims, Art musical et Opéra Théâtre Grand Avignon

Avec le soutien exceptionnel de l’Association des Amis du Centre Lyrique de Tours, à l’occasion de ses soixante ans

Direction  : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Jacques Duparc
Décors Christophe Vallaux et Art musical Costumes, accessoires : Art musical Lumières : Marc Delamézière

Rosalinde : Mireille Delunsch
Adele : Vannina Santoni
Prince Orlofsky : Aude Extremo
Gabriel von Eisenstein : Didier Henry
Dr Falke : Michal Partyka*
Franck : Frédéric Goncalves*
Frosch : Jacques Duparc
Alfred : Eric Huchet
Dr Blind : Jacques Lemaire

* Débuts à l’Opéra de Tours

Conférence des Amis du Centre Lyrique de Tours
Conférence ACLT
Samedi 13 décembre, 14h30
Salle Jean Vilar, Grand Théâtre de Tours Intervenant : Didier Roumilhac

 

Argument – synopsis

Tout commence quelques mois auparavant, quand, un matin de bringue, revenant tous deux d’un bal masqué, le rentier Gabriel von Eisenstein contraignit son ami Dr Falke, notaire, à traverser la ville, revêtu d’un déguisement de Chauve-souris. Le Dr Falke tout feignant d’en rire, jure de se venger….

Acte I : Ă  Pontoise chez Gabriel von Eisenstein

Une altercation avec un garde-champêtre a valu à Gabriel von Eisenstein huit jours de prison. Il décide d’oublier son chagrin dans le fumet d’un bon dîner avec sa femme Rosalinde. Son ami, Dr Falke, lui rend visite et lui propose de passer cette dernière soirée en joyeuse compagnie chez le Prince Orlofsky. Gabriel von Eisenstein enthousiaste accepte et après un petit mensonge à son épouse : Rosalinde, part soit disant pour « la prison » !

Rosalinde est bouleversée quand tout à coup elle reçoit la visite d’un ami d’enfance, ex et toujours amoureux « transi » , Alfred qui s’invite illico au diner en tentant de séduire celle qu’il aime encore ! Ils sont surpris par Franck, le directeur de la prison qui en fait, vient chercher le prisonnier Eisenstein. Alfred ne voulant pas révéler son identité, doit achever la soirée en prison, sous le nom de Gabriel von Eisenstein.

Rosalinde apprend par la soubrette Adèle que son mari n’est pas parti pour la prison mais pour un bal masqué avec de jolies filles. Elle décide d’y aller pour confondre son mari : elle se fera passer pour une princesse hongroise.

 

 

Acte II : Chez le Prince Orlofsky

Gabriel von Eisenstein sous un faux nom, se retrouve donc à la soirée du Prince Orlofsky avec son ami le Dr Falke. Le Directeur de la prison, Franck, est aussi invité. Sous un faux nom également, il fait la connaissance de Mr Gabriel Von Eisenstein. Arrive la « princesse Hongroise » ! Gabriel Von Eisenstein, fait une cour assidue à la prétendue Comtesse sans se rendre compte qu’il s’agit de sa propre femme ! Rosalinde se fait confier en gage d’amour sa montre, auquel son chevalier servant tient pourtant beaucoup. Elle confondra son époux en lui montrant l’objet ainsi « offert ».

 

 

Acte III : A la prison de Pontoise, à l’aube

Le lendemain à l’aube, Franck revient à sa prison, encore gris du champagne de la veille. Gabriel von Eisenstein arrive lui aussi à la prison pour faire ses « 8 jours » au grand ébahissement de Franck qui lui déclare que le « vrai » Gabriel von Eisenstein est enfermé depuis la veille. Eisenstein très intrigué se fait passer pour son avocat et interroge Alfred dans sa cellule ; sa femme Rosalinde, munie de la montre, arrive à son tour avec Dr Falke. Von Eisenstein est confondu et ne peut que s’excuser auprès de Rosalinde. Le Dr Falke avoue être l’auteur de cette machination en représailles de Gabriel von Eisenstein qui se souvient alors de cette fameuse blague du déguisement de « Chauve Souris » ! Honteux et confus Gabriel ne sera pas le dernier à en rire.

en LIRE + : prĂ©sentation complète de la nouvelle production de La Chauve Souris Ă  l’OpĂ©ra de Tours

Nouvelle Chauve Souris de J. Strauss II Ă  l’OpĂ©ra-Comique

Johann_Strauss_IIParis, OpĂ©ra-Comique. La Chauve Souris : 21 dĂ©cembre > 1er janvier 2015. Johann Strauss fils, roi de la valse Ă  Vienne, est aussi un gĂ©nie de l’opĂ©rette. Pour preuve le raffinement dĂ©lirant jamais dĂ©menti de son joyau lyrique, La Chauve Souris… Elle avance masquĂ©e, reste insaisissable et symbolise la folie raffinĂ©e d’une nuit d’effervescence absolue offrant aux chanteurs des rĂ´les dĂ©jantĂ©s travestis, Ă  l’orchestre grâce Ă  l’inspiration superlative de Johann Strauss fils, une texture instrumentale ciselĂ©e, qui incarne depuis la crĂ©ation de l’oeuvre en 1874, le sommet de la culture viennoise associant valses envoĂ»tantes hypnotiques et dramaturgie cocasse, drolatique, dĂ©lirante. Ainsi Ă  l’Ă©poque oĂą Paris dĂ©couvre les impressionnistes (exposition au salon de 1874), Vienne s’abandonne dans l’ivresse d’une musique flamboyante et d’un théâtre dĂ©jantĂ© qui peut aussi se comprendre comme le miroir de sa propose vanitĂ©, comme une satire mordante autant qu’élĂ©gante de la sociĂ©tĂ© puritaine, hypocrite, hiĂ©rarchisĂ©e. C’est l’Ă©poque de l’empire vacillant celui qui après le choc de 1870 qui voit Ă©merger la Prusse conquĂ©rante, va bientĂ´t ĂŞtre entraĂ®nĂ© avec la fin de la première guerre en 1918.
Les choeurs virtuoses, la magie mĂ©lodique et le raffinement de l’orchestration qui synthĂ©tise le meilleur Strauss, sans omettre la dĂ©licatesse de l’intrigue qui revisite les standards des comĂ©dies de boulevards mais sur un mode lĂ©ger et infiniment subtil comme les grands airs isolĂ©s (celui de la comtesse hongroise chantant dans Heimat un grand solo nostalgique d’une irrĂ©sistible sensibilitĂ© pendant la fĂŞte chez Orlofski au II)…. sont autant de qualitĂ©s complĂ©mentaires d’un spectacle d’une profondeur poĂ©tique rare et d’une expressivitĂ© palpitante pour peu que le chef et les chanteurs rĂ©unis dont la fameuse invitĂ©e surprise (gala dans l’opĂ©ra) aient Ă  coeur d’en ciseler toutes les facettes, hors de la caricature.
chauve_souris_image_principale_blanc-bdFortement pĂ©nĂ©trĂ© par l’esprit de la fin comme dĂ©jĂ  conscient de la chute des valeurs impĂ©riales, l’ouvrage enchante autant par ses formidables audaces dramatiques que le raffinement d’une partition parmi les plus bouleversantes qui soient. Sous le masque de la comĂ©die et de la farce, le ton est bien celui d’une parodie de la vie sociale oĂą en une nuit de travestissement et d’ivresse, les vĂ©ritables sentiments se rĂ©vèlent. Les masques, les identitĂ©s croisĂ©es, usurpĂ©es symbolisent la crise et le dĂ©litement d’une sociĂ©tĂ© malade. Rares les mise en scène capables de jouer sur les deux tableaux: la sincĂ©ritĂ©, l’Ă©lĂ©gance mais aussi la verve et l’intelligence parodique. Qu’en sera-t-il Ă  l’OpĂ©ra-Comique oĂą la production annoncĂ©e sera chantĂ©e en français sous la direction de Marc Minkowski ? On sait la facilitĂ© du chef pour grossir le trait voire Ă©paissir la caricature… l’Ă©lĂ©gance comme la subtilitĂ© straussiennes survivront-elles Ă  cette adaptation gauloise ? RĂ©ponse Ă  partir du 21 dĂ©cembre 2014 sur la scène de l’OpĂ©ra Comique, salle Favart Ă  Paris.

 

 

Johann Strauss II
Die fledermaus, La Chauve Souris
Opérette viennoise en 3 actes, livret de Richard Genée
Création à Vienne, Theater an der Wien, le 5 avril 1874

 

 

Direction musicale, Marc Minkowski
Mise en scène, Ivan Alexandre

Avec Stéphane Degout, Chiara Skerath, Sabine Devieilhe, Frédéric Antoun, Florian Sempey, Franck Leguérinel, Kangmin Justin Kim, Christophe Mortagne, Jodie Devos, Atmen Kelif, Delphine Beaulieu

Orchestre et chœur, Musiciens du Louvre Grenoble

 

 
 

 

Réservez vos places sur le site de l’Opéra-Comique, Paris
Offre spéciale pour la journée du 25 décembre 2014 : fêtez Noël en assistant à la Chauve Souris de Johann Strauss, version française

 

 
 

 

Nouvelle Chauve Souris Ă  Tours

Johann_Strauss_IITours, OpĂ©ra. La Chauve Souris : 27>31 dĂ©cembre 2014. Johann Strauss fils, roi de la valse Ă  Vienne, est aussi un gĂ©nie de l’opĂ©rette. Pour preuve le raffinement dĂ©lirant jamais dĂ©menti de son joyau lyrique, La Chauve Souris… Elle avance masquĂ©e,  reste insaisissable et symbolise la folie raffinĂ©e d’une nuit d’effervescence absolue offrant aux chanteurs des rĂ´les dĂ©jantĂ©s travestis, à l’orchestre grâce Ă  l’inspiration superlative de Johann Strauss fils, une texture instrumentale ciselĂ©e,  qui incarne depuis la crĂ©ation de l’oeuvre en 1874,  le sommet de la culture viennoise associant valses envoĂ»tantes hypnotiques et dramaturgie cocasse,  drolatique, dĂ©lirante. Ainsi Ă  l’Ă©poque oĂą Paris dĂ©couvre les impressionnistes (exposition au salon de 1874),  Vienne s’abandonne dans l’ivresse d’une musique flamboyante et d’un théâtre dĂ©jantĂ© qui peut aussi se comprendre comme le miroir de sa propose vanitĂ©, comme une satire mordante autant qu’élĂ©gante de la sociĂ©tĂ© puritaine,  hypocrite,  hiĂ©rarchisĂ©e. C’est l’Ă©poque de l’empire vacillant celui qui après le choc de 1870 qui voit Ă©merger la Prusse conquĂ©rante,  va bientĂ´t ĂŞtre entraĂ®nĂ© avec la fin de la première guerre en 1918.
Les choeurs virtuoses,  la magie mĂ©lodique et le raffinement de l’orchestration qui synthĂ©tise le meilleur Strauss,  sans omettre la dĂ©licatesse de l’intrigue qui revisite les standards des comĂ©dies de boulevards mais sur un mode lĂ©ger et infiniment subtil comme les grands airs isolĂ©s (celui de la comtesse hongroise chantant dans Heimat un grand solo nostalgique d’une irrĂ©sistible sensibilitĂ© pendant la fĂŞte chez Orlofski au II)…. sont autant de qualitĂ©s complĂ©mentaires d’un spectacle d’une profondeur poĂ©tique rare et d’une expressivitĂ© palpitante pour peu que le chef et les chanteurs rĂ©unis dont la fameuse invitĂ©e surprise (gala dans l’opĂ©ra) aient Ă  coeur d’en ciseler toutes les facettes, hors de la caricature.
Fortement pĂ©nĂ©trĂ© par l’esprit de la fin comme dĂ©jĂ  conscient de la chute des valeurs impĂ©riales,  l’ouvrage enchante autant par ses formidables audaces dramatiques que le raffinement d’une partition parmi les plus bouleversantes qui soient.  Sous le masque de la comĂ©die et de la farce,  le ton est bien celui d’une parodie de la vie sociale oĂą en une nuit de travestissement et d’ivresse, les vĂ©ritables sentiments se rĂ©vèlent. Les masques, les identitĂ©s croisĂ©es, usurpĂ©es symbolisent la crise et le dĂ©litement d’une sociĂ©tĂ© malade.  Rares les mise en scène capables de jouer sur les deux tableaux: la sincĂ©ritĂ©,  l’Ă©lĂ©gance mais aussi la verve et l’intelligence parodique. Souhaitons que la nouvelle production de l’OpĂ©ra de Tours rĂ©unisse l’une ou l’autre et probablement les deux car le souci du chef,  l’engagement des musiciens du Symphonique maison comme souvent la cohĂ©rence du plateau vocal rĂ©alisent d’indiscutables rĂ©ussites Ă  Tours.

 

 

Johann Strauss II
Die fledermaus, La Chauve Souris
Opérette viennoise en 3 actes, livret de Richard Genée
Création à Vienne, Theater an der Wien, le 5 avril 1874
Edition Bärenreiter (Ă©dition critique) – ChantĂ©e en Allemand, dialogues en français, surtitrĂ© en français

Tarifs : série E (de 7€ à 65€) le 31/12/2014 : série E+ (de 7€ à 70€)
RĂ©servations : 02 47 60 20 20 / www.operadetours.fr

4 représentations à Tours :

Samedi 27 décembre,  20h
Dimanche 28 décembre, 15h
Mardi 30 décembre, 20h
Mercredi 31 décembre, 20h

Orchestre Symphonique Région Centre – Tours
Chœurs de l’Opéra de Tours
(Direction : Emmanuel Trenque)

Nouvelle co-production Opéra de Tours,
Opéra de Reims, Art musical et Opéra Théâtre Grand Avignon

Avec le soutien exceptionnel de l’Association des Amis du Centre Lyrique de Tours, à l’occasion de ses soixante ans

Direction  : Jean-Yves Ossonce
Mise en scène : Jacques Duparc
Décors Christophe Vallaux et Art musical Costumes, accessoires : Art musical Lumières : Marc Delamézière

Rosalinde : Mireille Delunsch
Adele : Vannina Santoni
Prince Orlofsky : Aude Extremo
Gabriel von Eisenstein : Didier Henry
Dr Falke : Michal Partyka*
Franck : Frédéric Goncalves*
Frosch : Jacques Duparc
Alfred : Eric Huchet
Dr Blind : Jacques Lemaire

* Débuts à l’Opéra de Tours

Conférence des Amis du Centre Lyrique de Tours
Conférence ACLT
Samedi 13 décembre, 14h30
Salle Jean Vilar, Grand Théâtre de Tours Intervenant : Didier Roumilhac

 

Argument – synopsis
Un matin, revenant tous deux d’un bal masqué, le rentier Gaillardin contraignit son ami Duparquet, notaire, à traverser la ville, revêtu de son déguisement : une énorme Chauve-souris. Duparquet feignit d’en rire avec les autres mais jura de se venger.

Acte I : Ă  Pontoise chez Gaillardin
Une altercation avec un garde-champêtre a valu à Gaillardin huit jours de prison. Il décide d’oublier son chagrin dans le fumet d’un bon diner. Duparquet lui propose de passer cette dernière soirée en joyeuse compagnie chez le Prince Orlofsky. Gaillardin enthousiaste accepte, au grand soulagement de Caroline, son épouse qui va ainsi pouvoir diner en tête à tête avec Alfred, un ami venu lui demander un rendez-vous. Survient Tourillon, le directeur de la prison. Alfred ne voulant pas révéler son identité,  achève la soirée en prison, sous le nom de Gaillardin.

Acte II : Chez le Prince Orlofsky
Caroline ayant eu vent de l’équipée de son mari, se rend aussi à la soirée chez le Prince, se faisant passer pour une « comtesse hongroise ». Duparquet la reconnaît. Gaillardin sous le nom du Marquis de Valengoujar fait une cour assidue à la prétendue Comtesse et Caroline se fait confier en gage d’amour sa montre, auquel son chevalier servant tient beaucoup.

Acte III : A la prison de Pontoise, à l’aube
Sous le faux nom de Baron de Villebouzin, Tourillon a été à la fête lui aussi et n’est rentré qu’au petit matin. Gaillardin, alias marquis de Valengoujar, arrive à la prison au grand ébahissement de Tourillon qui lui déclare que le « vrai » Gaillardin est enfermé depuis la veille. Gaillardin très intrigué se fait passer pour un avocat et interroge Alfred dans sa cellule ; sa femme Caroline, munie de la montre, arrive à son tour avec Duparquet. Celui-ci avoue être l’auteur de cette machination. Gaillardin se souvient de la « chauve-souris », honteux et confus il ne sera pas le dernier à en rire.

Sur la mise en scène de La Chauve Souris Ă  l’opĂ©ra de Tours

Un mot de Jacques Duparc, metteur en scène

Die FLEDERMAĂśS , LA CHAUVE SOURIS….quel drĂ´le de titre pour une Ĺ“uvre musicale d’opĂ©ra… ! Ces ouvrages portent souvent des titres ronflants: “Princesse Czardas”, “Valses de Vienne”, “Quadrille Viennois”, etc… Et puis ces histoires racontent souvent des romans de Prince et de Princesse.
Dans la Chauve-souris, rien de tel : nous nageons dans une existence banale de petits bourgeois étriqués, incultes et avec pour déco sur les murs des têtes de sangliers de cerfs ou de biches et un renard empaillé près de l’escalier! Et un prince androgyne blasé par la vie!
Et pour clôre le tout, un 3ème acte qui se passe dans une prison! Nous pourrions alors penser que cet ouvrage raconte une histoire à la Feydeau avec un amant dans le placard: même pas! L’héroïne est une femme mariée, fidèle avec nobles valeurs et sentiments!
Alors bien sûr, tout cela excite nos papilles par l’originalité du propos! Et la beauté de la musique bien sûr! Strauss est au sommet de son art! On peut peut-être même oser dire que cette œuvre est une comédie musicale avant l’heure, mais une “comédie musicale- opéra” ! Je pense notamment à tout le final du 2ème acte chez Orlovsky.

Car la partition mérite des belles voix et au delà des airs de Valse ou de polkas – je pense notamment à l’air de Rosalinde “CZARDAS” au 2ème acte”, Strauss et les librettistes nous conduisent dans un tourbillon de duos, de trios et d’ensemble musicaux qui font oublier le rythme des Valses pour donner de vrais contenus aux situations théâtrales qui nous sont proposées : je pense notamment au Trio du 3ème acte dans la Prison. Je ne vous parle pas de l’Ouverture à l’orchestre qui reste l une des plus belles de ce répertoire….
Bref, cette Chauve-souris, (Der Fledermaüs titre original) reste un magnifique divertissement musical et théâtral , coloré et festif , qui mérite de rester au répertoire des belles et grandes œuvres à proposer à tous les amateurs de musique et de théâtre chanté!

La Chauve Souris de Johann Strauss, en direct du Met

France Musique : La Chauve Souris de Strauss fils, en direct du Met, samedi 11 janvier Ă  19h. L’opĂ©rette La Chauve Souris de Johann Strauss II, sommet de l’Ă©lĂ©gance et de la finesse viennoise Ă  son apogĂ©e, un dĂ©lire fantasque et subtile, mĂŞlant quiproquos, mĂ©lange des classes et des genres (comiques, tragiques) qui prolonge les meilleures rĂ©alisations d’Offenbach dans le genre comĂ©dies lĂ©gères. La distribution rĂ©unie par le Met est solide (la jeune soprano Jane Archibald entre autres, dĂ©jĂ  remarquĂ©e Ă  Angers Nantes OpĂ©ra dans Lucio Silla de Mozart puis dans Ariadne auf Naxos de Strauss Ă  Bastille…) et comprend aussi Costanzo, Maltman, Fabiano, Szot, Carfizzi, Burstein, tous tempĂ©raments dirigĂ©s par le chef Adam Fischer.Environ 2h20 de pur bonheur oĂą la musique, spirituelle et pĂ©tillante coule Ă  flot comme du champagne… La Chauve Souris doit sa sĂ©duction jamais Ă©moussĂ©e Ă  la subtilitĂ© de ses mĂ©lodies, le raffinement d’une orchestration lumineuse qui porte allusivement toute l’Ă©lĂ©gance et la nostalgie de la Vienne impĂ©riale. Johann Strauss II est le roi de la Valse et sa Chauve Souris, dans ce sens, une synthèse des danses que le compositeur a su magistralement sublimer: polkas, valses et mĂŞme czardas (voir l’air de la fausse comtesse hongroise au II).  Il fallait Ă©galer voire dĂ©passer la franche inventivitĂ© des opĂ©rettes d’Offenbach et donc inventer un nouveau genre, l’opĂ©rette viennoise. Il en rĂ©sulte un théâtre enivrĂ© donc enivrant oĂą le dĂ©lire des situations comiques et cocasses, propices aux imbroglios, quiproquos, travestissements et tutti quanti dialogue sur un rythme effrĂ©nĂ© avec la finesse des mĂ©lodies, un bel canto rĂ©inventĂ©, du pur théâtre comique et drĂ´latique accordĂ© Ă  un orchestre Ă©tincelant… Incontournable. Champagne et bonne annĂ©e !

 

Depuis le Metropolitan Opera New York
Johann Strauss II : Die Fliedermaus
La Chauve Souris (Vienne 1874)En direct sur France Musique, samedi 11 janvier 2014, 19h

La Chauve souris en direct du Metropolitan Opera de New York

 

Créé au Theater an der Wien de Vienne le 5 avril 1874., sur un livret de Richard Genée et Karl Haffner, revu par Douglas Carter Beane.
avec :
Susanna Phillips, Rosalinda

Jane Archibald, Adele
Anthony Roth Costanzo, prince Orlofsky

Christopher Maltman, Gabriel von Eisenstein

Michael Fabiano, Alfred
Paulo Szot, Dr. Falke
Patrick Carfizzi, Frank

Danny Burstein, Frosch
Choeur et Orchestre du Metropolitan Opera
Adam Fischer, direction

Lire aussi notre dossier spĂ©cial La Chauve Souris de Johann Strauss II, Ă  l’occasion de la nouvelle production de l’opĂ©rette de Johann Strauss proposĂ©e par l’OpĂ©ra de Nice en janvier 2014