Compte rendu, concert. Saintes. Abbaye aux dames, le 10 avril 2016. FaurĂ©, Saint SaĂ«ns, Dvorak. RaphaĂ«l Pidoux, violoncelle, Jeune Orchestre de l’Abbaye. Jean-François Heisser

JFHeisser-196TournĂ©e des 20 ans du JOA, Jeune Orchestre de l’Abbaye. A l’occasion du vingtième anniversaire du JOA, Jeune Orchestre de l’Abbaye, les responsables de l’Abbaye aux Dames ont de nouveau invitĂ© Jean-François Heisser, directeur musical de l’Orchestre Poitou Charentes. Pour cette session si particulière qui s’achève avec un concert Ă  Paris, le programme est particulièrement intense : il a Ă©tĂ© jouĂ© par un orchestre survoltĂ© par la prĂ©sence d’un premier violon, d’un violoncelliste solo prestigieux (le premier est membre du quatuor de Bordeaux, le second membre du trio Wanderer). N’oublions pas Jean-François Heisser, chef confirmĂ© qui connait parfaitement chacune des trois pièces du programme.

 

 

 

Les 20 ans du Jeune Orchestre de l’Abbaye

TRIOMPHE DU JOA A SAINTES
Jean François Heisser et le Jeune Orchestre de l’Abbaye triomphent Ă  Saintes

 

JOA_orchestre_violonisteEn ouverture de programme, le rare PellĂ©as et MĂ©lisande de Gabriel FaurĂ© (1845-1924) affirme l’originalitĂ© et le raffinement du cycle commĂ©moratif. D’entrĂ©e de jeu, le mĂ©lomane averti aurait plutĂ´t tendance Ă  penser Ă  l’opĂ©ra de Claude Debussy (1862-1918). Mais l’oeuvre de FaurĂ© plus exceptionnelle au concert, dĂ©voile ses attraits immĂ©diats oĂą règne surtout une orchestration fine et suave. Jean-François Heisser en donne une lecture sobre, prĂ©cise, particulièrement allante, toujours soucieuse d’Ă©quilibre et de clartĂ© instrumentale : la flĂ»te solo d’une ineffable lĂ©gèretĂ©, le cor, admirable de justesse et de maĂ®trise dynamique, offrent dĂ©jĂ  deux superbes prestations. Les jeunes musiciens, brillants, sur-motivĂ©s, jouent avec un plaisir non dissimulĂ© ce PellĂ©as et MĂ©lisande si vite Ă©clipsĂ© par son homonyme lyrique crĂ©Ă© en 1902, et donc contemporain de l’oeuvre de FaurĂ© qui date de 1901.
Avec le Concerto pour violoncelle n°2 en rĂ© mineur de Camille Saint-SaĂ«ns – autre perle mĂ©connue, le public a l’occasion de dĂ©couvrir ou de redĂ©couvrir le violoncelliste RaphaĂ«l Pidoux. Cet excellent instrumentiste, membre du trio Wanderer, joue avec une Ă©nergie et une fougue Ă©tonnantes un Concerto dont Saint-SaĂ«ns lui mĂŞme disait : «Jamais il ne sera aussi connu que le premier : il est trop difficile». L’oeuvre, qui a rapidement Ă©tĂ© Ă©clipsĂ©e par sa «soeur», regorge de difficultĂ©s techniques, de pics nombreux et divers, notamment des changements de tempo ou de sauts d’octaves, que Pidoux aborde avec constance et ferveur. L’orchestre, sous la direction vigilante de son chef, accompagne le soliste avec talent et attention, comme sur des oeufs, sans jamais le couvrir. Saint-SaĂ«ns a composĂ© une musique brillante et complexe qui permet aux musiciens de se surpasser, voire de sublimer leur instrument, tout en leur dĂ©fendant une partition raffinĂ©e digne des meilleures.

Au retour de la pause, l’orchestre aborde un monument de la musique post romantique : l’inusable et fameuse Symphonie n°9 en mi mineur bĂ©mol B.178 op 95, «du nouveau monde». Dvorak a composĂ© et crĂ©Ă© cette Ĺ“uvre gigantesque en 1893, alors qu’il Ă©tait Ă  New York pour donner des cours au conservatoire de cette ville. Il en a d’ailleurs profitĂ© pour intĂ©grer dans son chef d’oeuvre plusieurs thèmes collectĂ©s dans le folklore des Etats-Unis. Jean-François Heisser, exemplaire depuis le dĂ©but du concert, dirige cette symphonie, dont le grand public n’a retenu que l’ultime mouvement, avec une Ă©nergie d’autant plus remarquable, qu’elle exige une vigilance et une concentration constantes : qu’il s’agisse du pastoralisme recueilli, aĂ©rien du premier mouvement, de l’introspection majestueuse du Second, de l’allant rythmiquement trĂ©pidant du Troisième… En bel ordre disciplinĂ© et plus que jamais engagĂ©, le Jeune Orchestre de l’Abbaye survoltĂ© par la direction ferme, dynamique, prĂ©cise de Jean-François Heisser offre une lecture passionnante de ce grand voyage en AmĂ©rique, exploration lumineuse et confession d’amour ; symphonie-cathĂ©drale et symphonique atmosphĂ©rique Ă  laquelle chef et jeunes musiciens apportent une solide structure tout en ciselant la finesse des timbres instrumentaux, autant de la part de l’harmonie des bois que du pupitre spectaculaire des cuivres… toute la tension et le subtile jeu des Ă©quilibres prĂ©parent Ă  la plĂ©nitude et la dĂ©livrance du quatrième et dernier mouvement. Celui oĂą l’Ă©chelle vĂ©ritable du cadre sonore se dĂ©ploie, ample et volontaire.

Pour son vingtième anniversaire, le Jeune Orchestre de l’Abbaye a donnĂ© un concert d’une qualitĂ© stimulante. Il a confirmĂ© les qualitĂ©s expressives d’un orchestre composĂ©s de jeunes musiciens apprentis sur instruments d’Ă©poque. A vrai dire, la formation dans son ensemble proposĂ©e par l’Abbaye aux Dames Ă  destination des futurs grands musiciens, soucieux de maĂ®triser l’interprĂ©tation sur instruments d’Ă©poque, est devenue incontournable en quelques annĂ©es. Sur-motivĂ©s par la personnalitĂ© du chef invitĂ©, par celles complĂ©mentaires de deux musiciens prestigieux, les musiciens de l’orchestre ont su rĂ©pondre aux attentes suscitĂ©s depuis les premières sessions et rĂ©pĂ©titions de ce travail abordant le rĂ©pertorie romantique. VoilĂ  un nouveau concert particulièrement applaudi qui confirme Ă  Saintes, l’enracinement d’une belle tradition de transmission et aussi de haute expĂ©rience orchestrale.

Saintes. Abbaye aux dames, le 10 avril 2016. Gabriel FaurĂ© (1845-1924) : Pelleas et MĂ©lisande, op 80, Camille Saint SaĂ«ns (1835-1921) : Concerto pour violoncelle N°2 en rĂ© mineur op 119, Antonin Dvorak (1841-1904) : Symphonie N°9 en mi mineur bĂ©mol B.178 op 95 dite «du nouveau monde». RaphaĂ«l Pidoux, violoncelle, Jeune Orchestre de l’Abbaye. Jean François Heisser, direction.

Hervé Niquet : portrait & entretien. Défrichement et pédagogie

PORTRAIT et entretien. HervĂ© Niquet : La renaissance du Concert Spirituel, dĂ©frichement et pĂ©dagogie. A l’occasion de son passage Ă  l’Abbaye aux Dames de Saintes oĂą il dirige un concert du Jeune Orchestre de l’Abbaye, HervĂ© Niquet a acceptĂ© de nous recevoir pour Ă©voquer son parcours avec le Concert Spirituel, l’orchestre qu’il a fondĂ© en 1987, ses projets mais aussi son travail avec le JOA, cet orchestre constituĂ© de jeunes instrumentistes fraĂ®chement diplĂ´mĂ©s venus du monde entier afin de travailler avec des chefs de renommĂ©e internationale dans la maĂ®trise des instruments anciens.

Niquet herveLe Concert Spirituel. Le premier Concert Spirituel est nĂ© en 1725 et a disparu en 1793, pendant la RĂ©volution française. HervĂ© Niquet qui nous reçoit Ă  l’Abbaye aux Dames, alors qu’il s’apprĂŞte Ă  diriger les jeunes instrumentistes du collectif local, le Jeune Orchestre de l’Abbaye, prĂ©cise : «Je souhaitais fonder mon propre ensemble. Après de multiples recherches, le principe de cet orchestre, spĂ©cialisĂ© dans la musique française, m’a interpellĂ©.» Et d’ajouter : «La musique française, Ă  commencer par les grands motets, est largement dĂ©laissĂ©e par de nombreux musiciens. Il est vrai aussi que monter les grands motets demande un important travail aussi exigeant que la prĂ©paration d’un opĂ©ra». Le chef conclut : «Il y a un grand nombre d’oeuvres, surtout dans le rĂ©pertoire baroque français, Ă  dĂ©couvrir ou Ă  redĂ©couvrir». Depuis 1987, le Concert Spirituel est devenu un ensemble de premier plan dĂ©frichant, sous la direction de son chef et fondateur, le rĂ©pertoire français du XVIIe siècle au XIXe siècle.

Les projets. Après la sortie du CD Herculanum, opĂ©ra oubliĂ© de FĂ©licien David (1810-1876) et du Gloria d’Antonio Vivaldi (1678-1741) HervĂ© Niquet ajoute Don Quichotte chez la duchesse opĂ©ra bouffon sorti en DVD le 17 novembre; cela permettra de voir ou de revoir la mise en scène de Shirley et Dino». Il ajoute: «J’irai peut-ĂŞtre en Grande Bretagne pour diriger Herculanum; après l’important travail de recherche critique, musicologique et scientifique que cela reprĂ©sente, je suis ravi qu’il soit reconnu. Je regrette cependant que cela soit d’abord en Grande Bretagne et pas en France ». Et concernant le succès public et critique d’Herculanum : «Cela est gratifiant pour nous tous bien sĂ»r» souligne-t-il, avec un bref sourire.

France Musique. Très actif, HervĂ© Niquet a aussi un chronique dans la Matinale de France Musique. «Je n’y suis que cinq minutes par semaine.». Il poursuit : «Cela demande un travail de rĂ©flexion et d’Ă©criture; mais cela permet aussi de faire partager, mĂŞme brièvement un peu de notre vie d’artistes; une vie difficile certes mais choisie».

Saintes : Le Jeune Orchestre de l'Abbaye se rĂ©vèle en 2 concertsLe Jeune Orchestre de l’Abbaye. Pour HervĂ© Niquet ce n’est pas une première : «Je suis dĂ©jĂ  venu il y a quatre ans. C’est une expĂ©rience que je renouvelle avec plaisir. Le JOA regroupe de jeunes professionnels encore mallĂ©ables; pour eux travailler avec des chefs diffĂ©rents Ă  chaque fois leur permet d’acquĂ©rir une expĂ©rience nĂ©cessaire pour plus tard, lorsqu’ils intĂ©greront d’autres orchestres.». Et d’ajouter : «Cela me permet aussi de faire «mon marché» pour le Concert Spirituel». HervĂ© Niquet conclue : «J’attends un haut niveau professionnel et qualitatif de leur part». Et en effet, lors du raccord qui suit notre entretien, le chef travaille et retravaille les passages des trois Ĺ“uvres au programme du concert (Gossec, HĂ©rold, Mozart), en particulier les passages qui posent le plus de problèmes. Si HervĂ© Niquet reprend ses musiciens avec humour, il n’en reste pas moins intransigeant, remettant sur le mĂ©tier, et jusqu’Ă  la dernière minute, cette musique française qu’il aime tant ciseler, avec une implacable rigueur.

herold-ferdinand-louis-portrait-620Le programme du concert. Les trois compositeurs programmĂ©s sont tous emblĂ©matiques du XVIIIè, mais aussi du premier romantisme symphonique qui reste Ă  redĂ©couvrir en particulier en France. En ce qui concerne François-Joseph Gossec (1734-1829), HervĂ© Niquet explique : «Gossec est le plus âgĂ© des trois compositeurs du concert de ce soir. D’origine belge, il s’est installĂ© en France qui est rapidement devenue sa patrie. Sa musique, qui s’est intĂ©grĂ©e facilement au rĂ©pertoire français est certes complexe mais aussi très audacieuse.». A propos de Louis Ferdinand HĂ©rold (1791-1833) : «HĂ©rold est un concentrĂ© de tout ce qui a prĂ©cĂ©dĂ©. Il y a, dans sa musique, un mĂ©lange des techniques de composition hĂ©ritĂ©es de Mozart, Beethoven, Haydn ou Gossec; mais, mĂŞme s’il est Ă  la croisĂ©e des chemins, il innove et sa musique, plaisante, apparemment simple, est complexe, variĂ©e, bouillonnant de thèmes et donc très difficile Ă  jouer. A sa manière HĂ©rold prĂ©figure ce que sera Wagner quelques dĂ©cennies plus tard.». En ce qui concerne Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) il ajoute : «Mozart, lui, il ne s’inspire de personne. Il Ă©coute, rencontre du monde et ingurgite sans efforts. Il a rencontrĂ© Gossec lors de son sĂ©jour Ă  Paris; ils sont devenus amis lors de ce sĂ©jour en France.».

HervĂ© Niquet, grand dĂ©fricheur de chefs d’oeuvres oubliĂ©s devant l’Eternel contribue depuis de longues annĂ©es Ă  la renaissance de tout un pan de la musique française depuis la pĂ©riode baroque jusqu’au dĂ©but du XXe siècle. L’excellent musicien se dĂ©voile Ă  Saintes, fin pĂ©dagogue et chef exigeant ; en pilote loquace, argumentĂ©, perfectionniste, il pousse ses jeunes musiciens dans leurs ultimes retranchements pour les amener Ă  s’Ă©panouir et Ă  hausser un peu plus haut leur niveau. A ĂŞtre rĂ©actifs, efficaces, concentrĂ©s, participatifs. Il le dit d’ailleurs très clairement : «Ce sont de jeunes professionnels qui auront Ă  faire Ă  des chefs exigeants quant Ă  la qualitĂ©. Ils devront ĂŞtre au niveau tout de suite». L’excellence instrumentale et interprĂ©tative des jeunes musiciens passe par Saintes. Sous la direction d’HervĂ© Niquet, les jeunes Ă©lèves auront atteint une nouvelle marche dans le long apprentissage qui mène parfois Ă  la perfection musicale.

CD : les derniers cd d’Hervé Niquet

LIRE notre compte rendu critique d’Herculanum (avec le Brussels Philhamronic, où brille le diamant vocal de l’excellent Nicolas Courjal)

LIRE notre compte rendu du Gloria de Vivaldi (CLIC de classiquenews de novembre 2015). Les chanteuses du Concert Spirituel renouvellent notre connaissance de la ferveur vénitienne vivaldienne avec un ton saisissant de sincérité collective…

Saintes. HĂ©rold et Gossec par le JOA

JOA jeune orchestre de l abbaye saintes classiquenews IMG_4030-BD©-Sébastien-Laval-400x267Saintes, Abbaye aux dames. Concert Mozart,Hérold,Gossec. Le 5 novembre 2015,Hervé Niquet. C’est l’un des jeunes orchestres les plus dynamiques et formateur de l’Hexagone. Le JOA ex Jeune Orchestre Atlantique, aujourd’hui rebaptisé Jeune Orchestre de l’Abbaye (celle des Dames de Saintes), réunit à chacune de ses sessions de travail, la crème des jeunes instrumentistes sur instruments d’époque. Pour chaque nouveau programme, un compositeur soit romantique soit classique : prétexte décisif pour s’immerger dans la pratique et l’esthétique des XVIIIè ou XIXè siècle. On se souvient de formidables répétitions préparatoires pour la Symphonie de Cherubini, jalon essentiel du romantisme français naissant… sous la férule d’un chef affûté exigeant, David Stern (l’actuel directeur de la troupe lyrique Opera fuoco).

Niquet herveEn novembre 2015, c’est au tour d’Hervé Niquet de jouer les pédagogues communicatifs et charismatiques pour l’interprétation d’oeuvres majeures du symphonisme premier en France, signé Hérold (le Beethoven français) et Gossec (qui invente littéralement la symphonie en France à l’époque de Haydn et de Mozart). Elegance, mesure, mais aussi éloquence instrumentalement détaillée et couleurs nouvelles composent un cocktail éminemment français qui au carrefour des XVIIIè/XIXè, façonne les ferments du romantisme à la française. Aux côtés de la Symphonie n°39 de Mozart (un jalon important qui fait la synthèse des avancées orchestrales au XVIIIè), les Symphonies de Gossec (opus VIII n°2 en fa majeur) et Hérold (n°2 en ré majeur) sont les nouveaux défis des jeunes instrumentistes réunis à Saintes, lors de répétitions puis d’un concert (ce jeudi 5 novembre 2015 à 20h) qui promettent d’être captivants. Le symphonisme historiquement informé s’apprend à Saintes et y apportent ses fruits exaltants, et nul par ailleurs. Concerts événement.

 

 

 

Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie n° 39 en mi bémol majeur, KV 543

Ferdinand HĂ©rold
Symphonie n°2 en ré majeur

François-Joseph Gossec
Symphonie opus VIII n°2 en Fa Majeur

 

Jeune Orchestre de l’Abbaye
Hervé Niquet, direction

 

 

 

 

 

boutonreservationSaintes, La Cité musicale
Abbaye aux Dames, Jeudi 5 novembre 2015, 20h
Durée : 1h30 / Tarifs de 8 à 25€

 

 

 

 

APPROFONDIR : Mozart, Gossec, Hérold : le Symphonisme européen entre classicisme et préromantisme

herold-ferdinand-herold-le-pre-aux-clercs-portrait-symphonie-n2-classiquenewsAu moment oĂą Joseph Haydn (1732-1809) Ă©labore puis perfectionne la forme de la symphonie classique viennoise, son contemporain, nĂ© deux ans après lui en 1734, François-Joseph Gossec (1734-1829), propose Ă©galement un modèle symphonique oĂą s’affirme le caractère de l’orchestre tel que nous le connaĂ®trons bientĂ´t. L’activitĂ© de Gossec Ă  Paris est essentielle dans la capitale française : il y impose peu Ă  peu le nouveau genre (symphonique), suscitant un rĂ©el engouement du public, au Conservatoire et au Concert Spirituel entre autres. L’ouverture que joue HervĂ© Niquet et le Jeune Orchestre de l’abbaye (JOA) tĂ©moigne de cette Ă©criture visionnaire, dĂ©jĂ  très Ă©laborĂ©e qui place Gossec aux cĂ´tĂ©s de Haydn, comme l’inventeur du genre.
Vienne s’impose nĂ©anmoins comme la capitale de la Symphonie grâce Ă  un autre gĂ©nie musical, Mozart qui grand connaisseur et admirateur de Haydn, contribue lui aussi Ă  faire Ă©voluer le genre : ses 3 dernières symphonies, – n°39,40 et 41-, composĂ©es Ă  la fin des annĂ©es 1780, constituent en rĂ©alitĂ© un triptyque unitaire (que Nikolaus Harnoncourt rĂ©cemment a abordĂ© en y relevant les jalons d’un testament musical, qu’il appelle “oratorio instrumental”…). LIRE notre critique du coffret cd Mozart : les 3 dernières Symphonies de Mozart, un oratorio instrumental).
 

 

herold-louis-ferdinand-portrait-classiquenews-romantique-francais-pre-aux-clercs-symphonie-n2-actualites-herold-concert-opera-CLASSIQUENEWS

 

 

La première, pleine d’Ă©lan et de libertĂ© audacieuse est un vrai dĂ©fi pour l’orchestre et le prĂ©lude Ă  cette aventure orchestrale unique dans l’histoire de la musique. MĂ©connu mais rĂ©cemment redĂ©couvert, le romantique français HĂ©rold (comme Onslow) affirme un tempĂ©rament Ă©gal qui, chronologie oblige (il est nĂ© en 1791, l’annĂ©e mĂŞme de la mort de Mozart) fait Ă©voluer comme Beethoven, le dĂ©veloppement symphonique, des Lumières vers le Romantisme naissant. Après ses aĂ®nĂ©s, pionniers fondateur du genre, – Gossec, Haydn, Mozart, – HĂ©rold, Ă©lève de Kreutzer et de Catel, affirme une nouvelle esthĂ©tique dans sa Symphonie n°2 en rĂ© majeur : celle du premier romantisme français : une claire assimilation du style de Beethoven acclimatĂ©e au goĂ»t du public parisien pour la virtuositĂ©. ComposĂ©e en 1814, sans trompettes ni timbales, la Symphonie n°2 est crĂ©Ă©e avec un grand succès en Italie : d’après ce que le compositeur Ă©crit Ă  sa mère, l’Andante et le Rondo (- tous deux hommages explicites Ă  Haydn) ont particulièrement marquĂ© les esprits. L’introduction lente du premier mouvement, audacieuse dans ses richerches harmoniques (HĂ©rold se montre ici un digne suiveur de MĂ©hul dont il fut aussi l’Ă©lève) ; dans le troisième mouvement, allegro molto, HĂ©rold glisse un subtil mouvement de valse, rythme alors très Ă  la mode, dĂ©fendu par les violons. vĂ©ritable synthèse du genre symphonique sous l’Empire, la Symphonie d’HĂ©rold a aussi la subtilitĂ© de rĂ©fĂ©rences maĂ®trisĂ©es : l’humour et l’Ă©lĂ©gance sont Ă©videmment des emprunts au caractère de la symphonie viennoise fixĂ©e par Haydn (et qu’il a encore magnifiĂ© dans ses fameuses Symphonies londoniennes, ses plus tardives).
Complet, associant styles classique viennois et premiers feux du romantisme français, le programme dĂ©fendu  Ă  Saintes par les jeunes instrumentistes du JOA, s’annonce prometteur : rĂ©vĂ©lant des Ă©critures aussi diverses qu’intensĂ©ment caractĂ©risĂ©es,  d’autant plus expressives qu’elles sont ici jouĂ©es sur instruments anciens.

Compte rendu, concert. Saintes. Abbaye aux dames, le 25 janvier 2015. Mozart; Schubert. AnaĂŻs Constant, soprano; Pauline Leroy, mezzo soprano; Enguerrand de Hy, tĂ©nor; Virgile Ancely, baryton. Jeune choeur de Paris; Jeune Orchestre de l’Abbaye; Laurence Équilbey, direction.

Le Jeune Orchestre de l’Abbaye rend justice Ă  Mozart et Schubert. Depuis sa crĂ©ation, le Jeune Orchestre de l’Abbaye (JOA) a accueilli nombre de jeunes musiciens professionnels ou en fin de parcours universitaire. DirigĂ© depuis ses dĂ©buts par de grands chefs français ou Ă©trangers, le Jeune Orchestre de l’abbaye se nourrit ainsi d’expĂ©riences diverses, qui font des musiciens apprentis des artistes prĂŞts Ă  affronter toutes les situations. Avec Laurence Équilbey, la chef et fondatrice de l’ensemble Accentus et d’Insula orchestra, l’orchestre ne faillit pas Ă  la tradition d’apprentissage et de partage, d’adaptabilitĂ© et de curiositĂ©, qui fait depuis ses dĂ©buts, sa spĂ©cificitĂ©.

Equilbey laurence JOA SaintesAu programme du concert, deux compositeurs : Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) et Franz Schubert (1797-1828). C’est l’ouverture de Die zauberflĂ´te qui ouvre l’après midi; si quelques fausses notes s’entĂŞtent du cĂ´tĂ© des cuivres Laurence Équilbey recadre rapidement les intĂ©ressĂ©s (c’est le lot du jeu sur instruments d’époque) ; la chef dirige avec Ă©lĂ©gance l’un des ultimes chef d’oeuvre de Mozart. La Messe du Couronnement qui suit, permet au jeune choeur de Paris, fondĂ© par Laurence Équilbey dans le cadre du DĂ©partement SupĂ©rieur pour Jeunes Chanteurs du Conservatoire Ă  Rayonnement RĂ©gional de Paris, de s’installer avec les jeunes solistes invitĂ©s pour l’occasion. Très sollicitĂ©, le Jeune choeur de Paris se sort avec honneur d’une partition difficile propre au gĂ©nie Mozartien; quant au quatuor de solistes, il chante alternativement seul et avec le choeur. AnaĂŻs Constant, Pauline Leroy et Enguerrand de Hy ont des voix solides, quoique encore un peu vertes Ă©tant donnĂ© leur jeunesse ; Virgile Ancely, lui a bien du mal Ă  passer le mur du son. Et de la tribune oĂą nous Ă©tions installĂ©s, la voix du jeune baryton nous parvenait Ă  peine. Le Jeune Orchestre de l’Abbaye accompagne le choeur et les solistes avec subtilitĂ© sous la direction vigilante et ferme de Laurence Équilbey. Le chef d’oeuvre de Mozart, composĂ© Ă  la demande du prince-archevĂŞque de Salzbourg Hyeronimus Von Colloredo pour le couronnement de la Vierge, n’en est pas moins fort joliment interprĂ©tĂ© malgrĂ© les imperfections diluĂ©es ici et lĂ .

Après l’entracte, le Jeune Orchestre de l’Abbaye interprète la symphonie n°4 en ut mineur de Franz Schubert (1797-1828). La baguette reste ferme et dynamique; les musiciens suivent d’ailleurs leur chef avec une prĂ©cision remarquable comme si la musique de Schubert les inspirait plus que La FlĂ»te EnchantĂ©e. La Symphonie n°4 de Schubert n’est pas particulièrement longue, Ă  peine trente minutes, mais elle exige des interprètes; et Laurence Équilbey, en fine musicienne, relève le gant avec panache. Quant Ă  l’orchestre bien prĂ©parĂ© tant par ses formateurs que par sa chef, il donne au chef d’oeuvre de Schubert de  superbes intonations : mordantes, expressives, d’une intĂ©rioritĂ© parfois pĂ©nĂ©trante. La profondeur n’attend pas l’âge des annĂ©es ; et les jeunes musiciens ont, canalisĂ©s sous la tutelle de leur pilote, des richesses intĂ©rieures Ă  revendre.

La venue de Laurence Équilbey Ă  l’Abbaye aux dames est d’autant plus remarquable qu’elle est l’une des rares femmes chef d’orchestre Ă  avoir percĂ© dans un milieu majoritairement masculin. Elle a pris le Jeune Orchestre de l’abbaye en main avec maestria, lui permettant d’atteindre de très belles sonoritĂ©s tant dans la Messe du couronnement de Mozart que dans la Symphonie de Schubert. Et le public, venu nombreux, a rĂ©servĂ© Ă  l’ensembles des artistes un accueil très chaleureux, lĂ©gitime.

Compte rendu, concert. Saintes. Abbaye aux dames, le 25 janvier 2015. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Die zauberflöte, ouverture; messe du couronnement K317 en UT majeur. Franz Schubert (1797-1828) : symphonie N°4 en UT mineur. AnaĂŻs Constant, soprano; Pauline Leroy, mezzo soprano; Enguerrand de Hy, tĂ©nor; Virgile Ancely, baryton. Jeune choeur de Paris, Jeune Orchestre de l’Abbaye; Laurence Équilbey, direction.

Le Jeune Orchestre de l’Abbaye joue Mozart et Schubert

JOA 700La Rochelle, Saintes. JOA : concert Mozart, Schubert. Les 24,25,26 janvier 2015. Messe du couronnement de Mozart et Symphonie n°4 de Schubert. Les jeunes musiciens du JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye de Saintes, auxquels se joignent solistes et choristes interprètent un superbe programme Mozart et Schubert sous la baguette de Laurence Equilbey ; oeuvres de jeunesse et d’un raffinement juvĂ©nile Ă©clatant, ambitieux pour Schubert (19 ans), profond, dĂ©chirant pour Mozart (qui compose Ă  23 ans sa sublime Messe du Couronnement). Les 3 concerts sont l’aboutissement d’un travail (stage prĂ©alable) rĂ©alisĂ© par les jeunes apprentis musiciens, immergĂ©s pendant 10 jours dans la comprĂ©hension, l’interprĂ©tation, l’approfondissement de chaque partition ;  il ne s’agit pas seulement de maĂ®triser le jeu sur cordes en boyaux (entre autres pour les violonistes, altistes, violoncellistes), il surtout exprimer de la plus claire et simple manière, le sens et le caractère du texte musical. Comme pour chaque session proposĂ©e par le JOA, les musiciens apprennent leur futur mĂ©tier, se perfectionnent en janvier, entre classicisme et romantisme ; leur approche sur instruments anciens, selon les techniques et le style le plus adaptĂ©s, indique une expĂ©rience particulièrement formatrice dont ils savent partager les fruits avec le public. 3 dates Ă©vĂ©nements. (LIRE aussi notre compte rendu du dernier concert du JOA Ă  Paris aux Invalides en novembre 2014 : programme Haydn et Beethoven : la 8ème Symphonie sous la direction d’Alessandro Mocia, premier violon de l’Orchestre des Champs-ElysĂ©es).

 

 

 

La Rochelle, La Coursive
Samedi 24 janvier 2015, 20h30

Saintes, Abbatiale
Dimanche 25 janvier 2015, 15h30

La Rochelle, La Coursive
Lundi 26 janvier 2015, 20h30

Wolfgang Amadeus Mozart :
0uverture de La Flûte enchantée
Messe du Couronnement

Franz Schubert :
Symphonie n°4

Rencontre avec Laurence Equilbey, chef d’orchestre
dimanche 25 janvier / Gallia Théâtre – CinĂ©ma Saintes / 11h
entrée libre

 

 

 

Messe du couronnement de Mozart, 1779

EQUILBEY laurence-equilbey-400x266La « Messe du Couronnement de Mozart (KV 317) en Ut majeur est écrite par Mozart pour quatre solistes, chœur mixte, 2 hautbois, 2 cors, 3 trombones, timbales, cordes et orgue. A 23 ans, Mozart doit honorer la commande passée par l’archevêque de Salzbourg, l’ignoble Coloredo qui ne mériterait pas d’être cité dans chacune des biographie de Mozart à Salzbourgn tant le jeune compositeur détestait son employeur (qui était aussi celui de son père) et qui prenait soin de lui rappeler son rang inférieur, celui d’un musicien serviteur. On sait avec quel courage et quel tempérament le jeune génie claqua la porte, devenant le premier compositeur libre de l’histoire !

mozart_portrait-300Sur le plan personnel, la pĂ©riode est grave voire dĂ©pressive : Ă  Paris oĂą il sĂ©journait avec sa mère, celle ci meurt ; sa liaison avec la belle Aloysia Weber tourne court (il Ă©pousera la sĹ“ur d’Aloysia, Constance). Janvier 1779, Mozart doit rentrer Ă  Salzbourg : la France ne l’a jamais compris ni apprĂ©ciĂ© : ses sĂ©jours sont tous des Ă©chec. Après la Misa brebis (comprenant un superbe solo d’orgue), le jeune Konzertmeister (responsable de la musique religieuse Ă  la Cour de l’archevĂŞque), Mozart compose donc une nouvelle partition sacrĂ©e de grande envergure, recueillant ses expĂ©riences rĂ©centes. la « Krönungsmesse » est datĂ©e du 23 mars 1779 : le couronnement est celui de Marie, divinitĂ© protectrice et apaisante, ainsi Ă  l’honneur au moment de sa crĂ©ation, pour la Pâques de 1779. Par la suite, l’oeuvre vĂ©ritable hymne dĂ©chirant en l’honneur de Marie, est jouĂ©e Ă  nouveau pour le couronnement de LĂ©opold II, Roi de BohĂŞme Ă  Prague, le 6 septembre 1791, en prĂ©sence de Mozart ; de François II de BohĂŞme, en 1792, futur François Ier d’Autriche. Mozart prend avec lui le manuscrit Ă  Prague. Haydn toujours très admiratif du style de son cadet, dirige la messe du couronnement pour l’épouse du prince Esterházy, laquelle la connaissait pour l’avoir entendue lors du couronnement de LĂ©opold en 1791.

jeune orchestre de l abbaye saintes JOA-janv-©-Sébastien-Laval-400x266D’un tendresse affectueuse égale au grand air nostalgique de Rosine, La Comptesse des Noces (qui alors se souvient d’un temps perdu, miraculeux où jeune fille elle croyait encore à l’amour…), l’Agnus Dei, dans la Messe du Couronnement rappelant le « Dove Sono », reste le sommet de la partition sacrée. Tout au long de la Messe, le raffinement de l’orchestration s’apparente à un opéra… sans les costumes et les situations théâtrales. La ferveur,l’intensité, la profondeur et la sincérité de l’écriture de Mozart accomplissent un premier chef d’oeuvre sacré qui montre l’étonnante maturité, l’exceptionnelle sensibilité du jeune compositeur pourtant incompris, et souvent dévalorisé à Salbzourg.

JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames, Saintes. Stage estival 2014. Reportage vidĂ©o

concert-joa saintes JOAA l’Ă©tĂ© 2014, dans le cadre du Festival estival de Saintes, le JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames Ă  Saintes, travaille et propose sous la voĂ»te de l’Abbaye, un nouveau programme, d’autant plus formateur qu’il rĂ©unit Grande Fugue de Beethoven, Concerto en rĂ© de Stravinsky, Concerto pour violon de Robert Schumann… un dĂ©fi sur instruments d’Ă©poque qui nĂ©cessite outre une technique particulière sur les cordes, de changer d’archets, sous la conduite du chef et violoniste Alexander Janiczek, Ă  la fougue rare et communicante… grand reportage vidĂ©o © CLASSIQUENEWS.COM 2014

Nouvelle tournĂ©e du Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames en novembre 2014 :

 

Moccia-alessandro-violon-Orchestre-des-champs-elysees-saintes-JOA-jeune-orchestre-de-l--abbayeHaydn, Beethoven :
le JOA à l’épreuve symphonique
Nouvelle tournée du JOA
Du 17 au 23 novembre 2014
3 concerts publiques, les 21, 22 et 23 novembre 2014

Concert au lycée Bellevue à Saintes le 21 novembre
(dans le cadre des actions de médiations, rencontre avec les élèves, véritable échange avec les musiciens : les jeunes instrumentistes rencontrent les élèves internes pour discuter avec eux de musique classique)

Concert Ă  Saintes, Abbatiale le 22 novembre, 20h30

Concert Ă  Paris, HĂ´tel des Invalides, le 23 novembre 2014
3ème concert de ce type à Paris

 

 

VIDEO : voir le JOA sous la direction de Philippe Herreweghe interpréter la Symphonie N°1 “Titan” de Gustav Mahler (Abbatiale de Saintes, festival de Saintes, juillet 2013)

Nouvelle tournée du JOA : Haydn, Beethoven

JOA-jene-orchestre-abbaye-saintes-philipe-herreweghe-concert-repetition-rehearsalJOA, nouvelle tournĂ©e : les 21,22 et 23 novembre 2014. Saintes et Paris. VoilĂ  18 ans que le JOA offre un terrain stimulant aux volontĂ©s instrumentales les plus ardentes et juvĂ©niles… Chaque nouvelle tournĂ©e du JOA (jeune Orchestre de l’Abbaye qui a sa rĂ©sidence Ă  Saintes) est la promesse d’un travail approfondi sur le rĂ©pertoire abordĂ©, sujet de sĂ©ances acharnĂ©es d’autant plus formatrices pour les jeunes instrumentistes. En novembre 2014, le Jeune Orchestre de l’Abbaye travaille avec Alessandro Moccia Ă  la direction et au premier violon : leur pĂ©dagogue est aussi le premier violon de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es avec lequel le JOA cultive des relations proches et familiales, le premier Ă©tant en quelque sorte le gĂ©niteur et le mentor du second. Feu en partage, mordant ciselĂ© des instruments d’Ă©poque font jaillir Ă  travers l’engagement et la ferveur de plus jeunes, une nouvelle sonoritĂ© chez Haydn et Beethoven. Aux amateurs de concert symphonique et d’approche fouillĂ©e, prĂ©parĂ©e, retravaillĂ©e : cette nouvelle sĂ©rie de 3 concerts est un must.

 

 

 

Jeune Orchestre de l’Abbaye

 

JOA-jeune-orchestre-abbaye-sainte-session-haydn-beethoven-2014ConfrontĂ©s aux dĂ©fis multiples du jeu sur instruments d’Ă©poque, ils abordent durant un stage d’orchestre la Première Romance de Beethoven et l’Horloge d’Haydn. Deux Ĺ“uvres virtuoses et redoutables sur le plan expressif qui les conduira Ă  offrir le meilleur d’eux mĂŞmes lors des 3 concerts, aboutissements de cette nouvelle session d’apprentissage intensif. RV les 21, 22 et 23 novembre 2014 Les Jeunes du JOA abordent deux sommets de l’Ă©criture symphonique, de l’âge des Lumières avec le père de la Symphonie, Haydn soi-mĂŞme, … au romantisme le plus fougueux et exaltĂ© d’un Beethoven mĂ»r, soit de l’extrĂŞme fin du XVIIIè au temps de la Vienne impĂ©riale Ă©ternelle, capitale de l’Ă©lĂ©gance facĂ©tieuse (1794) Ă  la quĂŞte d’une arche musicale sans Ă©quivalent Ă  son Ă©poque dĂ©fendue par le grand Ludwig, conquĂ©rant d’un nouveau langage pour un nouveau monde, en 1812, celui qui va bientĂ´t composer la 9ème. En jouant les deux partitions sur instruments d’Ă©poque, les jeunes musiciens professionnels apprennent aussi en plus de la technique instrumentale, les valeurs et la sensibilitĂ© de chaque esthĂ©tique. Du classicisme au romantisme : une pĂ©riode clĂ© de l’art musical et symphonique Ă  Vienne.

Lire la présentation des œuvres au programme de la nouvelle tournée Haydn et Beethoven du JOA en novembre 2014 

 

Moccia-alessandro-violon-Orchestre-des-champs-elysees-saintes-JOA-jeune-orchestre-de-l--abbayeHaydn, Beethoven :
le JOA Ă  l’Ă©preuve symphonique
Nouvelle tournée du JOA
Du 17 au 23 novembre 2014
3 concerts publiques, les 21, 22 et 23 novembre 2014

Concert au lycée Bellevue à Saintes le 21 novembre
(dans le cadre des actions de médiations, rencontre avec les élèves, véritable échange avec les musiciens : les jeunes instrumentistes rencontrent les élèves internes pour discuter avec eux de musique classique)

Concert Ă  Saintes, Abbatiale le 22 novembre, 20h30

Concert Ă  Paris, HĂ´tel des Invalides, le 23 novembre 2014
3ème concert de ce type à Paris, Salle Turenne à 17h

 

 

VIDEO : voir le JOA sous la direction de Philippe Herreweghe interprĂ©ter la Symphonie N°1 “Titan” de Gustav Mahler (Abbatiale de Saintes, festival de Saintes, juillet 2013)

Nouvelle tournée Haydn, Beethoven par le JOA

JOA-jene-orchestre-abbaye-saintes-philipe-herreweghe-concert-repetition-rehearsalJOA, nouvelle tournĂ©e : les 21,22 et 23 novembre 2014. Saintes et Paris. VoilĂ  18 ans que le JOA offre un terrain stimulant aux volontĂ©s instrumentales les plus ardentes et juvĂ©niles… Chaque nouvelle tournĂ©e du JOA (jeune Orchestre de l’Abbaye qui a sa rĂ©sidence Ă  Saintes) est la promesse d’un travail approfondi sur le rĂ©pertoire abordĂ©, sujet de sĂ©ances acharnĂ©es d’autant plus formatrices pour les jeunes instrumentistes. En novembre 2014, le Jeune Orchestre de l’Abbaye travaille avec Alessandro Moccia Ă  la direction et au premier violon : leur pĂ©dagogue est aussi le premier violon de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es avec lequel le JOA cultive des relations familiales, le premier Ă©tant en quelque sorte le gĂ©niteur et le mentor du second.

 

 

 

Jeune Orchestre de l’Abbaye

 

JOA-jeune-orchestre-abbaye-sainte-session-haydn-beethoven-2014ConfrontĂ©s aux dĂ©fis multiples du jeu sur instruments d’Ă©poque, ils abordent durant un stage d’orchestre la Première Romance de Beethoven et l’Horloge d’Haydn. Deux Ĺ“uvres virtuoses et redoutables sur le plan expressif qui les conduira Ă  offrir le meilleur d’eux mĂŞmes lors des 3 concerts, aboutissements de cette nouvelle session d’apprentissage intensif. RV les 21, 22 et 23 novembre 2014 Les Jeunes du JOA abordent deux sommets de l’Ă©criture symphonique, de l’âge des Lumières avec le père de la Symphonie, Haydn soi-mĂŞme, … au romantisme le plus fougueux et exaltĂ© d’un Beethoven mĂ»r, soit de l’extrĂŞme fin du XVIIIè au temps de la Vienne impĂ©riale Ă©ternelle, capitale de l’Ă©lĂ©gance facĂ©tieuse (1794) Ă  la quĂŞte d’une arche musicale sans Ă©quivalent Ă  son Ă©poque dĂ©fendue par le grand Ludwig, conquĂ©rant d’un nouveau langage pour un nouveau monde, en 1812, celui qui va bientĂ´t composer la 9ème. En jouant les deux partitions sur instruments d’Ă©poque, les jeunes musiciens professionnels apprennent aussi en plus de la technique instrumentale, les valeurs et la sensibilitĂ© de chaque esthĂ©tique. Du classicisme au romantisme : une pĂ©riode clĂ© de l’art musical et symphonique Ă  Vienne.

Haydn : Symphonie L’Horloge
haydn-joseph-portrait-perruqueL’opus 101 de Haydn est en rĂ© majeur : crĂ©Ă©e Ă  Londres en 1794, lors des fameux Haydn-Salomon concerts, unanimement applaudis par la bonne sociĂ©tĂ© londonienne, la 101 dĂ©bute par un prĂ©lude misterioso avant que n’Ă©clate le bondissant Presto. Alors au sommet de sa carrière, Haydn aime cultiver de saisissants contrastes pour mieux surprendre et dĂ©router l’auditeur. L’Andante en sol majeur donne son titre Ă  la symphonie : son rythme entĂŞtant et continu de balancier entonnĂ© tout au long de l’Ă©pisode offre une base Ă  un air d’une vitalitĂ© rayonnante, prĂ©figuration très intense de la marche funèbre de l’Eroica de Beethoven Ă  venir. Haydn y peaufine une travail exaltant entre mĂ©lodie et rythme d’une tenue imbriquĂ©e fascinante. D’autant que l’amplification croissante de l’effectif fait passer d’une mĂ©canique lĂ©gère Ă  une puissante machinerie en fin de sĂ©quence. Le Menuet est l’un des plus dĂ©veloppĂ©s de Haydn et ne sera guère dĂ©passĂ© par son prolongement dans l’Eroica de Beethoven. Architecte virtuose, Haydn surenchĂ©rit en facĂ©tie et effets comiques : orchestre du trio jouant faux, entrĂ©e prĂ©coce des cors, effets de vièles… L’intelligence du Vivace final dĂ©montre toute la magie inventive et synthĂ©tique de Haydn qui a chaque symphonie, semble perfectionner encore et toujours ses prodigieux dons d’Ă©criture : humour, complexitĂ© contrapuntique, enchaĂ®nement imprĂ©vu des sections en une arche expressive continĂ»ment dramatique. C’est un dĂ©fi permanent pour le chef et les musiciens sur le plan des dynamiques.

Beethoven : Symphonie n°8
Fidelio de BeethovenAchevĂ©e en octobre 1812, soit (5 mois Ă  peine après la 7ème), la Symphonie n°8 porte l’hommage amoureux de Beethoven comme sĂ©duit et insouciant par la frĂ©quentation aimable d’AmĂ©lie Sebald, jeune femme spirituelle et cultivĂ©e dont il recherche alors la compagnie et peut-ĂŞtre plus. A sa crĂ©ation Ă  Vienne (Redoutesaal, fĂ©vrier 1814), la 8ème suscite un accueil mitigĂ©. Après l’ample 7ème, la 8ème fait office de “petite”, appellation validĂ©e par Beethoven lui-mĂŞme, mais il ne faut pour autant en attĂ©nuer la valeur. MarquĂ©e par une grâce lumineuse et dansante, la 8ème est pourtant un chef d’Ĺ“uvre d’enchaĂ®nements rĂ©ussis : l’Ă©nergie de l’Allegro vivace e con brio initial, la rythmique palpitante et tonique de l’Allegretto scherzando qui suit, – son allure mĂ©canique, de nature sautillante, aĂ©rienne voire facĂ©tieuse-, prolonge indiscutablement la Symphonie l’Horloge de Haydn- ; puis le menuet – clair hommage aux Viennois Haydn et Mozart (en place du scherzo traditionnel) ; enfin, le final en forme de rondo dĂ©veloppe son flux aussi ample que les 3 mouvements prĂ©cĂ©dents rĂ©unis, affirmant le clair espoir radieux du fa majeur.

 

 

 

Moccia-alessandro-violon-Orchestre-des-champs-elysees-saintes-JOA-jeune-orchestre-de-l--abbayeHaydn, Beethoven :
le JOA Ă  l’Ă©preuve symphonique
Nouvelle tournée du JOA
Du 17 au 23 novembre 2014
3 concerts publiques, les 21, 22 et 23 novembre 2014

Concert au lycée Bellevue à Saintes le 21 novembre
(dans le cadre des actions de médiations, rencontre avec les élèves, véritable échange avec les musiciens : les jeunes instrumentistes rencontrent les élèves internes pour discuter avec eux de musique classique)

Concert Ă  Saintes, Abbatiale le 22 novembre, 20h30

Concert Ă  Paris, HĂ´tel des Invalides, le 23 novembre 2014, Ă  17h
(3ème concert de ce type à Paris)

 

 

VIDEO : voir le JOA sous la direction de Philippe Herreweghe interprĂ©ter la Symphonie N°1 “Titan” de Gustav Mahler (Abbatiale de Saintes, festival de Saintes, juillet 2013)

Compte rendu, concert JOA. Saintes. Abbaye aux dames, le 12 juillet 2014. Haydn, Beethoven; Jeune Orchestre de l’Abbaye, Philippe Herreweghe, direction.

JOA 700Si depuis sa fondation le Jeune Orchestre de l’Abbaye travaille avec des chefs de renommĂ©e nationale et/ou internationale, il collabore rĂ©gulièrement avec Philippe Herreweghe, le chef fondateur de la phalange saintoise. Pour son premier concert de l’Ă©dition 2014 du festival de Saintes, le JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye donne deux symphonies assez proches l’une de l’autre : la symphonie N°102 en si bĂ©mol majeur de Joseph Haydn (1732-1809) qu’il composa en 1796 lors de son second sĂ©jour Ă  Londres et la symphonie N°4 en si bĂ©mol majeur de Ludwig Van Beethoven (1770-1827) qui date de 1807 alors que le compositeur allemand Ă©tait devenu totalement sourd au dĂ©but des annĂ©es 1800.

Le Jeune Orchestre de l’Abbaye triomphe Ă  l’abbaye aux Dames

Le Jeune Orchestre de l’Abbaye entame son premier concert estival avec la symphonie N°102 en si bĂ©mol majeur de Joseph Haydn. Dans l’imposant corpus symphonique de Haydn, la 102 est la dixième des douze symphonies londoniennes. Philippe Herreweghe très inspirĂ© en ce samedi soir dirige les jeunes musiciens avec un plaisir Ă©vident, comme dopĂ© par le dynamisme, l’enthousiasme et le professionnalisme des jeunes instrumentistes qui constituent la phalange pour le festival 2014. PassĂ©es les premières mesures de la symphonie N°102, l’oeuvre explose en un feu d’artifices de couleurs, de thèmes, de rythmes vifs et rapides. Herreweghe dĂ©roule chaque mouvement avec une prĂ©cision diabolique faisant ressortir les thèmes musicaux avec un Ă©clat rare et permettant Ă  chaque pupitre de se mettre en valeur sans jamais prendre le pas sur les autres.

herreweghe philippeAprès une courte pause, le Jeune Orchestre Atlantique entame la symphonie N°4 en si bĂ©mol majeur de Ludwig Van Beethoven. Lorsqu’il compose cette symphonie, dans le mĂŞme ton que celle de Haydn, Beethoven est dĂ©jĂ  frappĂ© par le mal qui le rend sourd inĂ©luctable. Si Beethoven utilise les techniques de composition Ă  sa disposition et reprend le schĂ©ma mis au point par son illustre ainĂ©, il innove dans chacune de ses oeuvres en ajoutant des techniques de composition nouvelles qui ont parfois choquĂ© le public de l’Ă©poque. Sa quatrième symphonie foisonne de thèmes vifs et joyeux alors que les premières mesures, tout comme dans la 102 de Haydn, sont de sombre couleur transcrivant le mal-ĂŞtre de Beethoven qui est, en 1807, lentement s’enfonce dans la surditĂ©. LĂ  encore l’orchestre et son chef se dĂ©lectent Ă  jouer le chef d’oeuvre du compositeur allemand qu’ils interprètent avec entrain.

La complicitĂ© qui lie le Jeune Orchestre Atlantique et Philippe Herreweghe, son chef fondateur est un moteur qui leur permet de maintenir un niveau Ă©levĂ©. En fin de concert, l’hommage du chef belge Ă  ses musiciens est d’autant plus apprĂ©ciĂ© des musiciens et du public que la session estivale est d’un niveau exceptionnel; pour remercier le public l’orchestre rejoue un court passage de la symphonie de Haydn. Une très belle soirĂ©e qui ouvre un festival dont le cru promet par ailleurs d’ĂŞtre très Ă©levĂ©.

Saintes. Abbaye aux dames, le 12 juillet 2014. Joseph Haydn (1732-1809) : symphonie N°102 en si bĂ©mol majeur;  Ludwig Van Beethoven (1770-1827) : symphonie N°4 en si bĂ©mol majeur; Jeune Orchestre de l’Abbaye, Philippe Herreweghe, direction.

Concert du JOA Ă  Saintes

JOA_orchestre_violonisteSaintes, concert du Jeune Orchestre de l’Abbaye, JOA. Le 18 juillet 2014. Depuis ses premières sessions Ă  l’Abbaye aux Dames de Saintes, le JOA Jeune Orchestre Atlantique – rebaptisĂ© au moment oĂą l’Abbaye aux Dames devenait CitĂ© musicale (2014) : Jeune Orchestre de l’Abbaye, ne cesse de porter toujours plus loin les apports bĂ©nĂ©fiques des instruments d’époque dans l’interprĂ©tation des partitions classiques et romantiques; rien n’égale en Europe la formation ainsi proposĂ©e aux jeunes instrumentistes venus du monde entier pour y suivre les conseils de l’équipe pĂ©dagogique (en particulier les instrumentistes professionnels de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es), de façonner et perfectionner leur propre jeu sous la conduite des chefs aujourd’hui reconnus : rĂ©cemment David Stern, Louis LangrĂ©e ou Christophe Coin, et rĂ©gulièrement, Philippe Herreweghe soi-mĂŞme.
L’obtention d’un Master “recherche et pratiques d’ensemble” valide aujourd’hui ce que tout jeune instrumentiste soucieux de technicitĂ© et de style souhaite maĂ®triser. En plus d’une discipline collective, les jeunes musiciens du JOA apprennent l’Ă©coute, recueillent l’expĂ©rience des aĂ®nĂ©s spĂ©cialistes de l’interprĂ©tation symphonique “historiquement informĂ©e”.

 

 

 

 

JOA : Jeune Orchestre Audcieux (et défricheur)

 

Ainsi, Ă  l’Ă©tĂ© 2013, volet toujours très attendu du festival estival, le JOA ose aller plus loin encore ; il repousse le cadre chronologique des pĂ©riodes classiques et romantiques … jusqu’à la Symphonie n°1 Titan de Gustav Mahler (1889) … un nouveau dĂ©fi post romantique se dresse face Ă  l’énergie et Ă  la curiositĂ© des apprentis musiciens, pour lequel s’engage aussi le chef flamand Philippe Herreweghe qui depuis sa crĂ©ation, suit les avancĂ©es et l’évolution de l’orchestre. Captation intĂ©grale de la Symphonie n°1 Titan, week end inaugural du festival de Saintes 2013
A l’Ă©tĂ© 2014, la phalange de jeunes instrumentistes tout en demeurant fidèle aux Viennois classiques et romantiques, soit Haydn et Beethoven, – deux compositeurs qui forment le noyau de leur rĂ©pertoire-, poursuit son exploration des auteurs du XXème avec Stravinsky, une occasion prometteuse qui apporte ses fruits au contact d’un auteur cĂ©lĂ©brĂ© pour son Ă©nergie rythmique et sa science de l’orchestration. PrĂ©cision, Ă©coute, phrasĂ©s, Ă©quilibre et richesse dynamique sont de rigueur pour le programme dĂ©fendu ce 18 juillet 2014 Ă  17h :

 

 

 

vendredi 18 juillet 2014,
Abbaye aux Dames, 17h
Stravinsky, Mendelssohn, Beethoven (Alexandre Janiczek, direction)

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueLe 18 juillet, place Ă  Stravinsky (Concerto en rĂ©), Mendelssohn (Concerto pour violon), Beethoven (Grande Fugue opus 133) : un incroyable programme d’une difficultĂ© prometteuse oĂą se croisent le jeu concertant,tendre et lumineux de Mendelssohn, couplĂ© au jeu formel de haute virtuositĂ© signĂ© Stravinsky, sans omettre en apothĂ©ose finale, l’architecture contrapuntique si redoutable composĂ©e par Beethoven dans sa grande Fugue opus 133. Les seuls pupitres des cordes y sont portĂ©s, encadrĂ©s, chauffĂ©s par l’excellent violoniste et chef Alexander Janiczek dont on se rappelle la fougue et l’implication totale comme premier violon pour la Symphonie Titan de Mahler, crĂ©Ă© l’annĂ©e dernière (en ouverture du festival estival 2013), ici mĂŞme Ă  Saintes (voir le reportage vidĂ©o ci dessous). Le Concerto en rĂ© de Stravinsky composĂ© en 1946 est la première Ĺ“uvre qui marque le retour du compositeur sur le sol europĂ©en (après son Ă©migration aux States en 1939).  Trois parties (Vivace, Arioso, Rondo) composent une Ĺ“uvre d’une versatilitĂ© fugace, frĂ©missante, voire frĂ©nĂ©tique (le staccato “ben articolato” en doubles croches du Rondo final). Comme celui de Stravinsky, le Concerto pour violon de Mendelssohn est en rĂ©… mais mineur, Ă©crit en 1822, Ĺ“uvre printanière, de jeunesse (Mendelssohn n’a que 13 ans) qui semble prolonger JS Bach, son grand modèle. DĂ©jĂ , le final, (rondo sur motif de gavotte) manifeste le gĂ©nie mendelsohnien pour l’Ă©lan chorĂ©graphique et la vitalitĂ© Ă©chevelĂ©e.

 

 

Le JOA en vidéo
Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan, 4ème mouvement
(13 juillet 2013)

Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan. Grand reportage, entretien avec les musiciens et Philippe Herreweghe (13 juillet 2013)
Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’Ă©poque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familières, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’Ă©chelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle !

boutonreservation

Consultez l’ensemble de la programmation du festival de Saintes, les modalités de réservations et les offres pacakagés plusieurs concerts, les conditions d’hébergement à Saintes… sur le site du festival de Saintes 2014

RĂ©servations par internet

par téléphone au  + 33 5 46 97 48 48

 

Reportage vidéo : Le JOA Jeune Orchestre Atlantique interprète la Titan de Mahler sous la direction de Philippe Herreweghe (juillet 2013)

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueReportage vidĂ©o: Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprète la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’Ă©poque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familières, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’Ă©chelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

Le JOA Jeune Orchestre Atlantique joue la Symphonie n°1 “Titan” de Mahler (juillet 2013)

Depuis ses premières sessions à l’Abbaye aux Dames de Saintes, le JOA Jeune Orchestre Atlantique ne cesse de porter toujours plus loin les apports bénéfiques des instruments d’époque dans l’interprétation des partitions classiques et romantiques; rien n’égale en Europe la formation ainsi proposée aux jeunes instrumentistes venus du monde entier pour y suivre les conseils de l’équipe pédagogique, de façonner et perfectionner leur propre jeu sous la conduite des chefs aujourd’hui reconnus. Cette année, volet toujours très attendu du festival estival, le JOA ose aller plus loin encore ; il repousse le cadre chronologique des périodes classiques et romantiques … jusqu’à la Symphonie n°1 Titan de Gustav Mahler (1889) … un nouveau défi post romantique se dresse face à l’énergie et à la curiosité des apprentis musiciens et pour lequel s’engage aussi le chef flamand Philippe Herreweghe qui depuis sa création, suit les avancées et l’évolution de l’orchestre. Captation intégrale de la Symphonie n°1 Titan, week end inaugural du festival de Saintes 2013. Intégral du 4ème mouvement. © CLASSIQUENEWS.TV 2013

JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye : 2 concerts Ă  Saintes

JOA_orchestre_violonisteSaintes, Jeune Orchestre de l’Abbaye, JOA. Concerts les 12 et 18 juillet 2014. Depuis ses premières sessions Ă  l’Abbaye aux Dames de Saintes, le JOA Jeune Orchestre Atlantique – rebaptisĂ© au moment oĂą l’Abbaye aux Dames devenait CitĂ© musicale (2014) : Jeune Orchestre de l’Abbaye, ne cesse de porter toujours plus loin les apports bĂ©nĂ©fiques des instruments d’époque dans l’interprĂ©tation des partitions classiques et romantiques; rien n’égale en Europe la formation ainsi proposĂ©e aux jeunes instrumentistes venus du monde entier pour y suivre les conseils de l’équipe pĂ©dagogique (en particulier les instrumentistes professionnels de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es), de façonner et perfectionner leur propre jeu sous la conduite des chefs aujourd’hui reconnus : rĂ©cemment David Stern, Louis LangrĂ©e ou Christophe Coin, et rĂ©gulièrement, Philippe Herreweghe soi-mĂŞme.
L’obtention d’un Master “recherche et pratiques d’ensemble” valide aujourd’hui ce que tout jeune instrumentiste soucieux de technicitĂ© et de style souhaite maĂ®triser. En plus d’une discipline collective, les jeunes musiciens du JOA apprennent l’Ă©coute, recueillent l’expĂ©rience des aĂ®nĂ©s spĂ©cialistes de l’interprĂ©tation symphonique “historiquement informĂ©e”.

 

 

 

 

Jeune Orchestre défricheur

 

Ainsi, Ă  l’Ă©tĂ© 2013, volet toujours très attendu du festival estival, le JOA ose aller plus loin encore ; il repousse le cadre chronologique des pĂ©riodes classiques et romantiques … jusqu’à la Symphonie n°1 Titan de Gustav Mahler (1889) … un nouveau dĂ©fi post romantique se dresse face Ă  l’énergie et Ă  la curiositĂ© des apprentis musiciens, pour lequel s’engage aussi le chef flamand Philippe Herreweghe qui depuis sa crĂ©ation, suit les avancĂ©es et l’évolution de l’orchestre. Captation intĂ©grale de la Symphonie n°1 Titan, week end inaugural du festival de Saintes 2013
A l’Ă©tĂ© 2014, la phalange de jeunes instrumentistes tout en demeurant fidèle aux Viennois classiques et romantiques, soit Haydn et Beethoven, – deux compositeurs qui forment le noyau de leur rĂ©pertoire-, poursuit son exploration des auteurs du XXème avec Stravinsky, une occasion prometteuse qui apporte ses fruits au contact d’un auteur cĂ©lĂ©brĂ© pour son Ă©nergie rythmique et sa science de l’orchestration. PrĂ©cision, Ă©coute, phrasĂ©s, Ă©quilibre et richesse dynamique sont de rigueur pour cette nouvelle sĂ©rie de 2 concerts Ă©vĂ©nements.

 

 

 

samedi 12 juillet 2014,
Abbaye aux Dames, 19h30
Haydn, Beethoven (Philippe Herreweghe, direction)

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueEn quelques jours, circonstances propices Ă  l’adaptabilitĂ© des jeunes instrumentistes sur instruments d’Ă©poque, l’Orchestre aborde deux programmes diffĂ©rents. Avant Stravinsky (du 18 juillet), le 12 juillet met en avant la classicisme viennois, avec la Symphonie de Joseph Haydn n°102, et surtout, la Symphonie n°4 de Beethoven (en si bĂ©mol majeur opus 60). Ecrite Ă  l’Ă©tĂ© 1806, quand Beethoven Ă©tait Ă©pris de la Comtesse ThĂ©rèse von Brunswick, la 4ème exulte sur un registre plus enlevĂ©   (mais pas superficiel) l’Ă©clat et les innovations trĂ©pidantes de l’Eroica. Berlioz a louĂ© la voluptĂ© insurpassable de son Adagio…

 

 

vendredi 18 juillet 2014,
Abbaye aux Dames, 17h
Stravinsky, Mendelssohn, Beethoven (Alexandre Janiczek, direction)

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueLe 18 juillet, place Ă  Stravinsky (Concerto en rĂ©), Mendelssohn (Concerto pour violon), Beethoven (Grande Fugue opus 133) : un incroyable programme d’une difficultĂ© prometteuse oĂą se croisent le jeu concertant,tendre et lumineux de Mendelssohn, couplĂ© au jeu formel de haute virtuositĂ© signĂ© Stravinsky, sans omettre en apothĂ©ose finale, l’architecture contrapuntique si redoutable composĂ©e par Beethoven dans sa grande Fugue opus 133. Les seuls pupitres des cordes y sont portĂ©s, encadrĂ©s, chauffĂ©s par l’excellent violoniste et chef Alexander Janiczek dont on se rappelle la fougue et l’implication totale comme premier violon pour la Symphonie Titan de Mahler, crĂ©Ă© l’annĂ©e dernière (en ouverture du festival estival 2013), ici mĂŞme Ă  Saintes (voir le reportage vidĂ©o ci dessous). Le Concerto en rĂ© de Stravinsky composĂ© en 1946 est la première Ĺ“uvre qui marque le retour du compositeur sur le sol europĂ©en (après son Ă©migration aux States en 1939).  Trois parties (Vivace, Arioso, Rondo) composent une Ĺ“uvre d’une versatilitĂ© fugace, frĂ©missante, voire frĂ©nĂ©tique (le staccato “ben articolato” en doubles croches du Rondo final). Comme celui de Stravinsky, le Concerto pour violon de Mendelssohn est en rĂ©… mais mineur, Ă©crit en 1822, Ĺ“uvre printanière, de jeunesse (Mendelssohn n’a que 13 ans) qui semble prolonger JS Bach, son grand modèle. DĂ©jĂ , le final, (rondo sur motif de gavotte) manifeste le gĂ©nie mendelsohnien pour l’Ă©lan chorĂ©graphique et la vitalitĂ© Ă©chevelĂ©e.

 

 

Le JOA en vidéo
Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan, 4ème mouvement
(13 juillet 2013)

Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan. Grand reportage, entretien avec les musiciens et Philippe Herreweghe (13 juillet 2013)
Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’Ă©poque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familières, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’Ă©chelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle !

boutonreservation

Consultez l’ensemble de la programmation du festival de Saintes, les modalités de réservations et les offres pacakagés plusieurs concerts, les conditions d’hébergement à Saintes… sur le site du festival de Saintes 2014

RĂ©servations par internet

par téléphone au  + 33 5 46 97 48 48

 

le JOA Jeune Orchestre de l’Abbaye en tournĂ©e

JOA.Haydn,Mozart. TournĂ©e : 19,20,21 mars 2014. La Rochelle, Saintes, Paris : Le Jeune Orchestre de l’Abbaye de Saintes rĂ©alise une nouvelle tournĂ©e dans un programme alliant Ă©lĂ©gance symphonique et esthĂ©tique des Lumières. Giuliano Carmignola retrouve le Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames (ancien Jeune Orchestre atlantique) lors d’un programme conçu autour du classicisme viennois. Mozart, Haydn incarnent ce bouillonnement expĂ©rimental qui sur le plan musical fait de Vienne Ă  l’Ă©poque des lumières un foyer de rĂ©alisations concertantes et orchestrales parmi les plus inventifs d’Europe …

JOA 700 Les jeunes musiciens qui prĂ©sentent ainsi l’aboutissement des sĂ©ances de formation professionnelle recueillent galvanisĂ©s par son expĂ©rience de soliste,  les conseils du violonistes italien Giuliano Carmignola qui a dĂ©jĂ  coopĂ©rĂ© avec la phalange, l’une des plus passionnante Ă  suivre parmi les orchestres de jeunes musiciens jouant sur instruments d’Ă©poque. Pendant leur apprentissage Ă  l’Abbaye aux dames oĂą l’orchestre a sa rĂ©sidence,  les musiciens y apprennent la subtilitĂ© de l’approche historiquement informĂ©e, au cours d’un cycle de sessions de travail oĂą ils se retrouvent entre professionnels, avant de prĂ©senter le rĂ©sultat de leur effort devant le public.  L’ expĂ©rience pĂ©dagogique et le partage avec le public au sein d’une tournĂ©e grand public font donc partie de l’apprentissage de l’orchestre ce est d’ailleurs un fonctionnement  qui a montrĂ© sa valeur

 Symphonisme viennois

Le programme. Les cordes,  le violon notamment, sont à l’honneur avec la présence du soliste Jean-Philippe Vasseur (alto de l’Orchestre des Champs-Elysées).

La Symphonie concertante pour violon et alto de Mozart et la Symphonie n°49 «  La Passione «  de Haydn synthétise le raffinement et l’inventivité de la langue orchestrale à l’époque des Lumières.

Wolfgang Amadeus Mozart
Symphonie concertante pour violon et alto

Joseph Haydn
Symphonie n°49  » La Passione «
Concerto pour violon et orchestre en Do Majeur

JOA, Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames
Giuliano Carmignola, violon et direction
Jean-Philippe Vasseur, alto

Giuliano Carmignola Jean-Philippe Vasseur, alto
Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames

Tournée JOA mars 2014

Mercredi 19 mars 2014, 20h30
La Coursive – Scène nationale de La Rochelle
Acheter des places

Jeudi 20 mars 2014, 20h30
Saintes, Abbaye aux Dames

Vendredi 21 mars 2014, 20h
Paris, Invalides, Salle Turenne

RĂ©servations, informations

Le programme propose au cĂ´tĂ©s du Concerto pour violon d’une tendresse Ă©nivrĂ©e et sincère (si emblĂ©matique de l’effusion d’un Haydn jamais dĂ©monstratif), une facette plus rare de Haydn, ordinairement enjouĂ© et facĂ©tieux : sa gravité  Ă©mue comme en tĂ©moigne sa Symphonie La Passion de 1768, puis la Symphonie Concertante de Mozart, Ă©crite 10 ans plus tard, Ĺ“uvre de synthèse entre l’Ă©lĂ©gance galante et virtuose  parisienne et le dĂ©veloppement nouveau de l’orchestre germanique (fruit de ses relations avec l’orchestre de Mannheim). Le Haydn des annĂ©es 1760 et le Mozart, ultime des annĂ©es 1780 incarnent une manière de perfection symphonique, terreau particulièrement formateur pour les jeunes instrumentistes du JOA.

Haydn 1768
haydn_joseph_aristoIntitulĂ©e La Passion, la Symphonie n°49 en fa mineur de Joseph Haydn date de l’annĂ©e 1768. Ecrite au moment de la Semaine Sainte, c’est, lĂ©gende ou non, l’une des partitions les plus sombres du Viennois, lui-mĂŞme père de la Symphonie et du Quatuor Ă  cordes. Jamais la musique pure n’aura en si peu de temps et sous l’impulsion d’un gĂ©nie musicien, accomplit autant de miracles formels. Seul le trio du Menuet est en majeur.
TonalitĂ© de l’intĂ©rioritĂ© voire de la douleur secrète, le fa mineur est pour Haydn ce que sera l’ut mineur pour Beethoven ou le sol mineur pour Mozart : un climat de sincĂ©ritĂ© grave. L’Adagio sombre du dĂ©but laisse la place Ă  un Allegro di molto au caractère Sturm und Drang. Suit le Menuet qui touche au fond du dĂ©sespoir contrastant avec le Trio en fa majeur d’une lumière reconquise par hautbois et cors mais si brièvement..

Mozart 1779
MOZART_Opera_portrait_profilEcrite pour violon et alto avec accompagnement d’un orchestre de cordes comprenant 2 hautbois et 2 cors, la Symphonie concertante de Mozart en mi bĂ©mol majeur K 364 dĂ©voile la maturitĂ© Ă©blouissante de Wolfgang dans l’Ă©criture symphonique au moment de la crĂ©ation de la Messe du Couronnement (1779).
Sa très haute virtuositĂ© qui ne sacrifie jamais le raffinement ni la subtilitĂ© de la forme concertante est liĂ©e certainement aux musiciens chevronnĂ©s pour lesquels Mozart destinait sa partition : le violoniste Fränzl et les instrumentistes de l’Orchestre de Mannheim.

Toujours en quĂŞte d’excellence et de raffinement expĂ©rimental, Mozart dĂ©laisse ses investigations sous influence parisienne propres Ă  l’annĂ©e 1778, et revient en 1779, Ă  l’approfondissement de l’esthĂ©tique lĂ©guĂ©e par Mannheim. Esprit de synthèse, Il Ă©labore dĂ©sormais une Ă©criture orchestrale originale qui le mène aux grandes rĂ©alisations symphoniques de la pleine maturitĂ©, celle des annĂ©es 1780. Ici, l’Ă©criture concertante dĂ©veloppĂ©e par la mondanitĂ© parisienne (qui favorise aussi la beautĂ© et la diversitĂ© des mĂ©lodies) dĂ©passe son cadre galant et gagne une nouvelle ampleur symphonique sachant exploiter toute les ressources instrumentales selon l’ambition des compositeurs germaniques.  FrivolitĂ© parisienne, expĂ©rimentation et souffle orchestral germaniques sont subtilement combinĂ©s en une partition superbement aboutie.
Plan : Allegro maestoso, Andantino, Presto.

Abbaye aux Dames,
la cité musicale, Saintes
11, place de l’Abbaye,
CS 30125, 17104 Saintes Cedex

Téléphone : +33 (0)5 46 97 48 48
Fax : +33 (0)5 46 97 48 40
info@abbayeauxdames.org

Jeune Orchestre atlantique : Gounod, Dubois, Schumann

Nouvelle tournĂ©e du JOA … Saintes.  Jean-François Heisser, piano et direction. Du Printemps schumanien au piano capricieux de Dubois … Orchestre de jeunes instrumentistes sur instruments d’Ă©poque, le JOA, fondĂ© en 1996, est l’un des piliers de l’activitĂ© musicale de Saintes, rebaptisĂ©e ” citĂ© musicale “. C’est dire le positionnement clĂ© d’un lieu unique en Europe oĂą la jeunesse des musiciens en formation rencontre l’expĂ©rience des grands chefs spĂ©cialistes de l’interprĂ©tation historique (depuis 2000).

 

 

Tournée événement du JOA
décembre 2013

Le JOA Jeune Orchestre atlantique
joue les romantiques français Gounod, Dubois
et Robert Schumann

JOA_orchestre_violonisteLe programme choisi et dirigĂ© par Jean-François Heisser offre aux jeunes instrumentistes du JOA une expĂ©rience triplement formatrice : maĂ®triser le jeu et la technique sur instruments d’Ă©poque tout en dĂ©voilant deux oeuvres peu connues : le Concerto de Dubois reste une raretĂ© (et une première absolue pour le chef pianiste) ; la Première Symphonie de Gounod, moins jouĂ© que la 2è, est par sa structure et son esprit viennois (hommage Ă  Haydn entre autres), une excellente approche pour la phalange de Saintes (une cinquantaine de musiciens) ; enfin, conclure avec la Première de Schumann (Symphonie ” du Printemps “, la plus solaire et la plus juvĂ©nilement lyrique de l’auteur, crĂ©Ă©e en mars 1841 quelques jours après son mariage avec sa chère Clara) permet au collectif de vivre l’expĂ©rience symphonique familière Ă  tous les grands orchestres internationaux, ambassadeurs habituĂ©s des grandes Ĺ“uvres du rĂ©pertoire (bois par 2, 4 cors, 3 trombones, 2 trompettes). C’est un exercice de haute voltige pour les cuivres (cors naturels Ă©videmment), comme l’Orchestre l’a rĂ©cemment dĂ©montrĂ© lors du concert d’ouverture du dernier festival de Saintes, le 13 juillet avec la Symphonie Titan de Gustav Mahler.

le JOA, l’expĂ©rience symphonique

Pour jouer le Concerto capriccioso de ThĂ©odore Dubois (1876), musicien acadĂ©micien, Ă©lève de Thomas, directeur du Conservatoire, rĂ©cemment remis Ă  l’honneur par le Palazzetto Bru Zane, Jean-François Heisser depuis le clavier laisse les jeunes musiciens dialoguer avec lui : une Ă©coute renforcĂ©e, la complicitĂ© et la confiance entre les instrumentistes seront de mise pour rĂ©ussir cet autre dĂ©fi musical.
Gounod Ă©crit 3 symphonies. ComposĂ©e en 1855 avec la seconde, la Première en rĂ© majeur porte en elle une nette influence de Haydn. Elle servit de musique de ballet pour une chorĂ©graphie donnĂ©e Ă  l’OpĂ©ra de Paris en 1959. La partition s’inscrit entre Sapho (1851) et Faust (1859). Elle indique le souffle orchestral de Gounod plus connu aujourd’hui comme compositeur d’opĂ©ras.

 

Jeune Orchestre atlantique
Jean-François Heisser
, direction

Vendredi 6 décembre 2013, 20h30
Jarnac, Auditorium Maurice Ravel

Samedi 7 décembre 2013
Bordeaux, Auditorium, 20h

Dimanche 8 décembre 2013, 15h30
Saintes, la cité musicale, Abbatiale Abaye aux Dames

programme

Charles Gounod : Symphonie n° 1

Théodore Dubois : Concerto capriccioso pour piano

Robert Schumann : Symphonie n° 1 « Le Printemps »

Saintes. Voir le site de l’Abbaye aux Dames de Saintes, la page du JOA Jeune Orchestre Atlantique
Auditorium de Bordeaux
offre spéciale une place achetée, une place offerte

 

 

 

En résidence à Saintes

 

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueSaintes rebaptisĂ©e depuis 2013, ” CitĂ© musicale” ne cache rien de ses ambitions pour l’avenir : l’Abbaye aux Dames a fait de l’interprĂ©tation, en particulier sur instruments d’Ă©poque, un terrain riche et privilĂ©giĂ© pour ses recherches et ses offres musicales. En tĂ©moignent chaque annĂ©e, le Festival estival (crĂ©Ă© il y a plus de 40 ans), sa saison musicale qui rythme les lieux 12 mois durant, et surtout une formation instrumentale, sans Ă©quivalent en Europe, le JOA Jeune Orchestre atlantique fondĂ© en 1996. ComposĂ© de jeune instrumentistes apprentis de toutes nationalitĂ©s, l’Orchestre concentre les meilleurs talents sur instruments d’Ă©poque, soucieux de servir les oeuvres avec un engagement et une Ă©quitĂ© qu’Ă©lectrisent souvent les chefs invitĂ©s Ă  le diriger, dont Philippe Herrewghe particulièrement.

 

Orchestre pépinière sans équivalent en Europe

 

Entre pierres mĂ©diĂ©vales et bâtiments conventuels de style classique, l’Orchestre en rĂ©sidence a trouvĂ© son rĂ©pertoire de prĂ©dilection : compositeurs classiques et romantiques, ceux qui poussent l’Ă©criture orchestrale au delĂ  de ses limites raisonnables pour faire du concert, une expĂ©rience chaque fois, saisissante. C’est pourquoi les sessions de travail (en plein orchestre ou en musique de chambre par pupitres) comme les concerts symphoniques Ă  Saintes sont devenus en quelques annĂ©es, des rendez vous très apprĂ©ciĂ©s du public, pendant l’annĂ©e comme Ă  l’occasion du festival d’Ă©tĂ©.
Aujourd’hui, le Jeune Orchestre atlantique propose une formation professionnelle unique  en Europe. Il permet, Ă  de jeunes musiciens en fin d’études supĂ©rieures ou en dĂ©but  de carrière, d’aborder l’interprĂ©tation du rĂ©pertoire classique et romantique sur instruments d’époque. Le JOA est Ă  la fois un moyen de formation et d’insertion professionnelle… Depuis un an, les jeunes musiciens ont mĂŞme la possibilitĂ© de valider cette expĂ©rience  dans le cadre d’un Master dĂ©livrĂ© en partenariat avec l’UniversitĂ© de Poitiers  “, prĂ©cise Odile Pradem-Faure, directrice gĂ©nĂ©rale de la CitĂ© musicale, Saintes.

 

La nouvelle tournĂ©e du JOA en dĂ©cembre (6,7, et 8 dĂ©cembre 2013) permet aux jeunes musiciens d’approfondir leur expĂ©rience du jeu collectif comme ils sont aussi invitĂ©s sous la conduite d’un nouveau chef (Jean-François Heisser) Ă  s’engager pour la dĂ©fense d’oeuvres peu connues, comme la Symphonie n°1 de Gounod, ou le Concerto capriccioso de ThĂ©odore Dubois… En concluant le programme romantique français par la Symphonie n°1 de Robert Schumann, l’orchestre dĂ©montre ses qualitĂ©s d’expressivitĂ© et de poĂ©sie dans une partition emblĂ©matique de la littĂ©rature orchestrale et romantique, jouĂ©e partout dans le monde par les orchestres les plus prestigieux. Le JOA joue les romantiques français Gounod et Dubois aux cĂ´tĂ©s de Schumann : tournĂ©e Ă©vĂ©nement.

 

 

Jeune Orchestre atlantique : Gounod, Dubois, Schumann

Bordeaux, Auditorium. Jean-François Heisser, piano et direction. Du Printemps schumanien au piano capricieux de Dubois … Orchestre de jeunes instrumentistes sur instruments d’Ă©poque, le JOA, fondĂ© en 1996, est l’un des piliers de l’activitĂ© musicale de Saintes, rebaptisĂ©e ” citĂ© musicale “. C’est dire le positionnement clĂ© d’un lieu unique en Europe oĂą la jeunesse des musiciens en formation rencontre l’expĂ©rience des grands chefs spĂ©cialistes de l’interprĂ©tation historique (depuis 2000).
Tournée événement du JOA
décembre 2013

Le JOA Jeune Orchestre atlantique
joue les romantiques français Gounod, Dubois
et Robert Schumann

JOA_orchestre_violonisteLe programme choisi et dirigĂ© par Jean-François Heisser offre aux jeunes instrumentistes du JOA une expĂ©rience triplement formatrice : maĂ®triser le jeu et la technique sur instruments d’Ă©poque tout en dĂ©voilant deux oeuvres peu connues : le Concerto de Dubois reste une raretĂ© (et une première absolue pour le chef pianiste) ; la Première Symphonie de Gounod, moins jouĂ© que la 2è, est par sa structure et son esprit viennois (hommage Ă  Haydn entre autres), une excellente approche pour la phalange de Saintes (une cinquantaine de musiciens) ; enfin, conclure avec la Première de Schumann (Symphonie ” du Printemps “, la plus solaire et la plus juvĂ©nilement lyrique de l’auteur, crĂ©Ă©e en mars 1841 quelques jours après son mariage avec sa chère Clara) permet au collectif de vivre l’expĂ©rience symphonique familière Ă  tous les grands orchestres internationaux, ambassadeurs habituĂ©s des grandes Ĺ“uvres du rĂ©pertoire (bois par 2, 4 cors, 3 trombones, 2 trompettes). C’est un exercice de haute voltige pour les cuivres (cors naturels Ă©videmment), comme l’Orchestre l’a rĂ©cemment dĂ©montrĂ© lors du concert d’ouverture du dernier festival de Saintes, le 13 juillet avec la Symphonie Titan de Gustav Mahler.

le JOA, l’expĂ©rience symphonique

Pour jouer le Concerto capriccioso de ThĂ©odore Dubois (1876), musicien acadĂ©micien, Ă©lève de Thomas, directeur du Conservatoire, rĂ©cemment remis Ă  l’honneur par le Palazzetto Bru Zane, Jean-François Heisser depuis le clavier laisse les jeunes musiciens dialoguer avec lui : une Ă©coute renforcĂ©e, la complicitĂ© et la confiance entre les instrumentistes seront de mise pour rĂ©ussir cet autre dĂ©fi musical.
Gounod Ă©crit 3 symphonies. ComposĂ©e en 1855 avec la seconde, la Première en rĂ© majeur porte en elle une nette influence de Haydn. Elle servit de musique de ballet pour une chorĂ©graphie donnĂ©e Ă  l’OpĂ©ra de Paris en 1959. La partition s’inscrit entre Sapho (1851) et Faust (1859). Elle indique le souffle orchestral de Gounod plus connu aujourd’hui comme compositeur d’opĂ©ras.

 

Jeune Orchestre atlantique
Jean-François Heisser
, direction

Vendredi 6 décembre 2013, 20h30
Jarnac, Auditorium Maurice Ravel

Samedi 7 décembre 2013
Bordeaux, Auditorium, 20h

Dimanche 8 décembre 2013, 15h30
Saintes, la cité musicale, Abbatiale Abaye aux Dames

programmeCharles Gounod : Symphonie n° 1

Théodore Dubois : Concerto capriccioso pour piano

Robert Schumann : Symphonie n° 1 « Le Printemps »

Saintes. Voir le site de l’Abbaye aux Dames de Saintes, la page du JOA Jeune Orchestre Atlantique
Auditorium de Bordeaux
offre spéciale une place achetée, une place offerte

Jeune Orchestre atlantique : Gounod, Dubois, Schumann

Nouvelle tournĂ©e du JOA … Jarnac. Jean-François Heisser, piano et direction. Du Printemps schumanien au piano capricieux de Dubois … Orchestre de jeunes instrumentistes sur instruments d’Ă©poque, le JOA, fondĂ© en 1996, est l’un des piliers de l’activitĂ© musicale de Saintes, rebaptisĂ©e ” citĂ© musicale “. C’est dire le positionnement clĂ© d’un lieu unique en Europe oĂą la jeunesse des musiciens en formation rencontre l’expĂ©rience des grands chefs spĂ©cialistes de l’interprĂ©tation historique (depuis 2000).
Tournée du JOA
décembre 2013

Le JOA Jeune Orchestre atlantique
joue les romantiques français Gounod, Dubois
et Robert Schumann

JOA_orchestre_violonisteLe programme choisi et dirigĂ© par Jean-François Heisser offre aux jeunes instrumentistes du JOA une expĂ©rience triplement formatrice : maĂ®triser le jeu et la technique sur instruments d’Ă©poque tout en dĂ©voilant deux oeuvres peu connues : le Concerto de Dubois reste une raretĂ© (et une première absolue pour le chef pianiste) ; la Première Symphonie de Gounod, moins jouĂ© que la 2è, est par sa structure et son esprit viennois (hommage Ă  Haydn entre autres), une excellente approche pour la phalange de Saintes (une cinquantaine de musiciens) ; enfin, conclure avec la Première de Schumann (Symphonie ” du Printemps “, la plus solaire et la plus juvĂ©nilement lyrique de l’auteur, crĂ©Ă©e en mars 1841 quelques jours après son mariage avec sa chère Clara) permet au collectif de vivre l’expĂ©rience symphonique familière Ă  tous les grands orchestres internationaux, ambassadeurs habituĂ©s des grandes Ĺ“uvres du rĂ©pertoire (bois par 2, 4 cors, 3 trombones, 2 trompettes).  C’est un exercice de haute voltige pour les cuivres (cors naturels Ă©videmment), comme l’Orchestre l’a rĂ©cemment dĂ©montrĂ© lors du concert d’ouverture du dernier festival de Saintes, le 13 juillet avec la Symphonie Titan de Gustav Mahler.

le JOA, l’expĂ©rience symphonique

Pour jouer le Concerto capriccioso de ThĂ©odore Dubois (1876), musicien acadĂ©micien, Ă©lève de Thomas, directeur du Conservatoire, rĂ©cemment remis Ă  l’honneur par le Palazzetto Bru Zane, Jean-François Heisser depuis le clavier laisse les jeunes musiciens dialoguer avec lui : une Ă©coute renforcĂ©e, la complicitĂ© et la confiance entre les instrumentistes seront de mise pour rĂ©ussir cet autre dĂ©fi musical.
Gounod Ă©crit 3 symphonies. ComposĂ©e en 1855 avec la seconde, la Première en rĂ© majeur porte en elle une nette influence de Haydn. Elle servit de musique de ballet pour une chorĂ©graphie donnĂ©e Ă  l’OpĂ©ra de Paris en 1959. La partition s’inscrit entre Sapho (1851) et Faust (1859). Elle indique le souffle orchestral de Gounod plus connu aujourd’hui comme compositeur d’opĂ©ras.

 

Jeune Orchestre atlantique
Jean-François Heisser
, direction

Vendredi 6 décembre 2013, 20h30
Jarnac, Auditorium Maurice Ravel

Samedi 7 décembre 2013
Bordeaux, Auditorium, 20h

Dimanche 8 décembre 2013, 15h30
Saintes, la cité musicale, Abbatiale Abaye aux Dames

programmeCharles Gounod : Symphonie n° 1Théodore Dubois  : Concerto capriccioso pour piano

Robert Schumann : Symphonie n° 1 « Le Printemps »

Saintes. Voir le site de l’Abbaye aux Dames de Saintes, la page du JOA Jeune Orchestre Atlantique
Auditorium de Bordeaux
offre spéciale une place achetée, une place offerte