CD événement: DOLCE VITA par Jonas Kaufmann, premières impressions (1 cd SONY classical).

kaufmann-jonas-tenor-CLIC-de-classiquenews-DOLCE-VITA-cd-review-cd-comptre-rendu-critique-classiquenews-cd-jonas-kaufmann-582-582CD Ă©vĂ©nement: DOLCE VITA par Jonas Kaufmann, premières impressions (1 cd SONY classical). DOLCE VITA / PREMIERES IMPRESSIONS… Crooner Ă  l’italienne : parmi les perles du nouveau programme discographique dĂ©fendu par le tĂ©nor Jonas Kaufmann (intitulĂ© « Dolce Vita »), saluons l’engagement fauve, rugueux, sombre mais toujours ardent du tĂ©nor qui laisse ici les rĂ´les du rĂ©pertoire classique pour dĂ©fendre la romance Ă  l’italienne. Parmi les airs de ce programme extra lyrique, distinguons entre autres la passion Ă©perdue de « Caruso » (mĂ©lodie moderne Ă©crite par son auteur et premier interprète Lucio Dalla en 1986, que chanta lui aussi en son temps l’inatteignabe Pavarotti et plus rĂ©cemment Andrea Bocelli) ; Kaufmann en exprime l’ardeur ultime, celle d’un homme condamnĂ©, – peut-ĂŞtre Caruso lui-mĂŞme auquel l’hymne rend un vibrant hommage…

Ailleurs, c’est la vibration de la mandoline enivrĂ©e pour la suave et tendre chanson : “Parla piĂą piano” (The Godfather theme de Nino Rota) ; sans omettre l’éblouissant et flamboyant “Core’ngrato” que Salvatore Cardillo met en musique en 1911 (connu aussi sous le titre “Catari” dont dĂ©noncĂ© revient rĂ©gulièrement) pour… le mĂŞme Caruso : lĂ , Kaufmann s’inscrit dans la tradition des tĂ©nors chansonniers les plus cĂ©lèbres tels Carreras, Domingo, Bergonzi, di Stefano, Corelli… c’est dire. Tous lĂ©gendes Ă  leur Ă©poque successeurs inspirĂ©s du premier entre tous, Caruso. Autant de tubes passionnĂ©ment mĂ©diterranĂ©ens qui font briller l’intensitĂ© ardente du timbre furieusement amoureux… Au service d’Ernesto de Curtis (“Torna a Surirent”), ou de C.A. Bixio, Kaufmann cisèle l’art des sĂ©ducteurs tragiques, parfois sirupeux, un rien dramatisant, toujours portĂ© par cette tendresse virile qui en fera succomber plus d’une ou d’un (rugositĂ© mâle et tendre Ă  la fois de “Con te partiro” / Time to say Goodbye de Quarantotto/Sartori)… Florilège plein de panache et d’oeillades dont la conclusion emprunte Ă  Zucchero « Il Libro dell’Amore », une mĂ©lodie entonnĂ©e murmurĂ©e qui en dĂ©concertera lĂ  aussi beaucoup. On entend dĂ©jĂ  les plus rĂ©ticents, inquiets de constater les dĂ©rives du chanteur hors des sentiers battus… Pourtant, les amateurs et connaisseurs aficionados retrouveront cette raucitĂ© incandescente qui hors du lyrique classique avait dĂ©jĂ  garanti la rĂ©ussite de son album prĂ©cĂ©dent : « Du bist die Welt fĂĽr mich… », hommage au Berlin des annĂ©es 1920 (Ă©galement Ă©ditĂ© en septembre 2014, il y a deux ans, chez Sony classical). Grande critique du cd DOLCE VITA par Jonas Kaufmann Ă  venir sur classiquenews.com, le jour de la parution de l’album soit le 7 octobre 2016.