vendredi 14 juin 2024

Rudolf Noureev: From Russia with love Arte, Musica. Du 17 mars au 6 avril 2008

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Rudolf Noureev

From Russia with love




Arte, Musica

Lundi 17 mars 2008 à 22h30
Le 19 mars 2008 à 3h
Le 6 avril 2008 à 9h45

Documentaire. Réalisation: John Bridcut (2008, 90mn).

Paris, 1961
Coup d’éclat: lors d’une tournée du Kirov à Paris, le 16 juin 1961, le jeune danseur étoile Rudolf Noureev décide de se fixer en France, désireux de quitter le système soviétique, à l’époque où le régime communiste, alors en pleine guerre froide, éblouit le monde grâce au succès du vol de Gagarine dans l’espace.
C’est le chorégraphe (et admirateur de Noureev), Pierre Lacotte qui raconte ce coup d’éclat d’un danseur rebelle, soucieux de vivre librement sa vie de danseur et sa passion pour l’art chorégraphique… en passant à l’ouest.

Dans la carrière du danseur, la date est essentielle. Elle marque la fin d’une première période, celle de la discipline et l’avènement d’une autre, celle de l’épanouissement créatif. Le film de John Bridcut souligne alors le couple mythique qu’il forme avec la ballerine anglaise, Margot Fonteyn. Déterminé, souvent rebelle, Noureev se dévoile: apprentissage russe, au contact premier des danses populaires russes, puis passion croissante pour la danse, enfin révélation publique d’un génie acrobatique en 1958 à Moscou, dans le ballet Le Corsaire. La réalisation dévoile en particulier les premiers pas de l’athlète, en répétition, révisant, perfectionnant sa technique grâce aux documents enregistrés par un ami danseur allemand (en fait son amant de l’époque) qui fixe sur la pellicule les séances de danse (en particulier les représentations sur la scène du Kirov), à la demande de Noureev afin que celui ci puisse améliorer toujours et encore sa technicité, son époustouflante amplitude acrobatique… Le film de John Bridcut s’appuie aussi sur la biographie rédigée par Julie Kavanagh.

Rudolf Noureev, portrait
Le 17 mars 1938 marquera les 70 ans de Rudolf Noureev. Né dans un train, en route pour Vladivostok où son père était soldat, Rudolf garda-t-il toujours le désir du départ? Jusqu’en 1954, le jeune homme pratique la danse folklorique. Il se forme à la discipline classique à partir de 1955, et jusqu’en 1958, à l’école Vaganova de Leningrad, avec Alexandre Pouchkine. Ses talents ne tardent pas porter leurs fruits, et le brillant jeune danseur rejoint en 1959, à 21 ans, le Corps du Ballet du Kirov dont il devient soliste, en particulier en jouant les ballets romantiques alors à la mode et qui sont restés le coeur du répertoire de la danse classique, Le Corsaire, Don Quichotte, Le Lac des Cygnes, La Belle au bois dormant. Musculature fine, amplitude acrobatique, sauts aériens, prestance scénique entre élégance et virilité: le danseur, à la technique exemplaire, s’impose sur le plan international et incarne rapidemment le standard de l’excellence russe de la danse. Mais coup de théâtre, lors d’une tournée du Kirov qui programme entre autres La Bayadère, en juin 1961, le soviétique demande l’asile politique, le 17 juin à l’aéroport du Bourget. Il est embauché dans la troupe du Marquis de Cuevas. A 24 ans, l’artiste européen débute au Covent Garden de Londres dès 1962, aux côtés de la ballerine Margot Fonteyn (Giselle). Rudolf devient à côtés de ses performances romantiques, le créateur favori de tous les chorégraphes renommés dans les années 1960: Frederick Ashton, Rudi van Dantzig, Roland Petit, Maurice Béjart, George Balanchine, Glen Tetley, Martha Graham, Murray Louis. L’interprète se passionne bientôt pour la chorégraphie: Noureev réadapte les ballets de Marius Petipa dont le style et le répertoire lui permet de renouer avec l’époque où il dansait en Urss.

En septembre 1983, il est nommé directeur de la Danse à l’Opéra de Paris. C’est l’apogée de sa carrière comme chorégraphe. Noureev donne à la scène parisienne une répertoire classique renouvelé et étoffé. En novembre 1989, l’artiste retrouve les planches du Kirov de Léningrad après 28 ans d’exil. Rudolf Noureev meurt le 6 janvier 1993 à Paris.

Crédit photographique: Rudolf Noureev (DR)

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