Portrait de Vladimir Horowitz

Vladimir_Horowitz_portraitArte. Portrait : Vladimir Horowitz, dimanche 14 dĂ©cembre 2014, 16h50. Un portrait fascinant couronnĂ© par deux Emmys, du pianiste ukrainien lĂ©gendaire  Vladimir Horowitz. En 1985, Peter Gelb l’actuel patron du MET alors directeur de CAMI Video et producteur, rĂ©ussit Ă  convaincre Vladimir Horowitz d’ouvrir la porte de son appartement de New York et de se laisser filmer par les frères Hayes. Ainsi se rĂ©alise une occasion unique pour un voyage Ă©mouvant et divertissant dans l’univers musical et intime du virtuose. Dans son anglais Ă  jamais “russisant”, avec un goĂ»t innĂ© pour la mise en scène, un indĂ©niable talent d’acteur, un humour facĂ©tieux et allusif d’une Ă©lĂ©gance perdue, Horowitz explique et cĂ©lèbre en paroles et au piano tour-Ă -tour le recueillement d’un choral de Bach, la noblesse d’un prĂ©lude de Rachmaninov, l’hĂ©roĂŻsme d’une Polonaise de Chopin. Sous l’oeil vigilant, tendre et autoritaire de Madame Wanda Toscanini-Horowitz depuis le canapĂ© Ă  fleurs… SĂ©ducteur, douĂ© d’un intelligence malicieuse, voici Horowitz moins dernier romantique que rĂ©el funambule prodigieux du clavier.
Horowitz Ă  un an près est l’exact contemporain du maestro Karajan, mort comme lui en 1989. Rival de Rubinstein, meilleur technicien que lui, Horowitz savait taire les rumeur en se dĂ©clarant diffĂ©rent et meilleur “musicien”.  De fait moins monstre puissant Ă  la Liszt comme Rubinstein, Horowitz cultive une musicalitĂ© Ă  part, rayonnante par sa malice, son imagination, ses nuances rĂ©solument “proustiennes” ou plus pianistiquement correctes, “chopiniennes”. En dĂ©pit d’une lĂ©gèretĂ© affichĂ©e, ce bienheureux enjouĂ© traversa des pĂ©riodes difficiles, rompant soudainement avec l’Ă©lan des grandes tournĂ©es et pris comme par la nausĂ©e qu’un trop plein de concerts ne manquait pas de susciter.

arte_logo_2013Arte. Portrait : Vladimir Horowitz, dimanche 14 décembre 2014, 16h50. Horowitz, le dernier romantique ?

 

 

 

puis même chaîne à 18h30 :
Horowitz à Vienne : extraits du concert mémorable que le pianiste donna en mai 1987 dans la Goldener Saal du Musikverein de Vienne. Au programme : Scarlatti, Rachmaninov, Scriabine, Liszt, Schumann et Chopin.  Ponctuant les morceaux, des extraits d’entretiens avec le virtuose montrent comment il s’est inscrit dans l’histoire de son temps ; une large place est aussi laissée à l’émotion, notamment lorsque le musicien évoque des souvenirs d’enfance avec Scriabine et Rachmaninov.

 

 

 

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