Opéra de TOURS. Concerto militaire d’OFFENBACH

offenbach-violoncelle-jacques-offenbach-anniversaire-2019-par-classiquenews-dossier-OFFENBACH-2019TOURS, Opéra. OFFENBACH, les 16 et 17 nov 2019. Le premier concert symphonique de l’Opéra de Tours pour sa saison 2019 2020 reste éclectique tout en célébrant le génie plus subtil qu’on ne le pense, de Jacques Offenbach. En témoigne la verve raffinée de son Concerto militaire, auquel succèdent, « Hiatus et Turbulences » (2018) de Baptiste Trotignon ; Le voyage dans la lune et La Gaité Parisienne (arrangement de Manuel Rosenthal) du même Offenbach…

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OPERA DE TOURS
Concert symphonique
Samedi 16 novembre 2019 – 20h
Dimanche 17 novembre 2019 – 17h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/offenbach-16-17-nov

Jacques OFFENBACH
Grand concerto pour violoncelle et orchestre “Concerto militaire”
Jérôme Pernoo, violoncelle

Baptiste TROTIGNON
« Hiatus et Turbulences » (2018)

Jacques OFFENBACH
Le Voyage dans la Lune
Valse et ballet des Flocons de neige

La Gaité Parisienne (1938)
Arrangement et orchestration de Manuel Rosenthal (extraits)

Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours
Benjamin Pionnier, direction

CONFÉRENCE
Samedi 16 novembre- 19h00
Dimanche 17 novembre – 16h00
Grand Théâtre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

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Le concerto militaire de Jacques Offenbach

offenbach-violoncelle-dossier-offenbach-2018Pour le bicentenaire Offenbach 2019, l’Opéra de Tours poursuit son cycle anniversaire… Quelle belle révélation que ce Concerto “militaire” pour violoncelle en sol majeur (composé en 1847 par un Offenbach, âgé de 28 ans), auquel tout soliste concertiste doit préserver l’éloquence en diable et la sensibilité raffinée viennoise. Le premier mouvement est porté par une énergie conquérante, celle d’une troupe en armes, fière et gavée d’un sain panache (n’est il pas militaire, comme son titre l’indique ?). La verve et le brio font toute la valeur de cette écriture démonstrative et fine ; et l’instrument est proche du chant le plus facile, éperdu, échevelé (premier Allegro maestoso). La carrure des phrases, leur sens déluré de la parodie, l’ivresse des vocalises annoncent cette joie irrépressible du génie de la pantalonnade.
Le violoncelle n’est pas seulement hyperbavard qui semble jouer toutes les parties et toutes les voix : il exprime la frénésie de cet Offenbach hyper sensible, racé, élégantissime, doué naturellement pour les fantaisies les plus fantasques (« bouffes ») d’un esprit hanté par la grâce du délire. Quel premier mouvement ! Un synthèse dont l’imagination dramatique annonce 10 ans, le coup de génie d’Orphée aux enfers. S’y ressuscite et s’incarne idéalement par son insolence magnifique, l’esprit d’Offenbach : cet oiseau moqueur si délectable dans ses délires et sa fantaisie souveraine. L’amuseur du Second Empire ose déjà en 1847, une cascade d’idées déjantées, de verve en diable qui se joue de tous les registres : l’art est libre, et avec Offenbach, composant pour son propre instrument, non pas la voix mais le violoncelle, totalement explosif ; car, juvénile, sincère, quasi instinctif, c’est d’abord un bain bouillonnant d’énergie.
Le second mouvement (Andante de presque 10 mn) sonne comme l’aria d’une diva de bel canto : andante chantant lui aussi mais en demi, ultra teintes, où le dosage et la nuance suppléent la volonté de bravade brute et de pure virtuosité. Outre le jeu et le chant du violoncelle solo, la partition écarte tout esprit de virtuosité creuse et pétaradante y compris de la part de l’orchestre : le jeu des arrières plans exige une tenue de l’orchestre sachant allier finesse et délire. En somme tout Offenbach.
Le Concerto rétablit le génie facétieux d’un Offenbach très cultivé qui pense par son violoncelle tout l’opéra de son époque : Rossini, Bellini et Verdi ; les Italiens évidemment dont il aime parodier toutes les facettes. Mais Offenbach aime moquer surtout l’orgueil et la vanité du militaire, comme en témoignent les nombreux éclats comiques du final qui annonce La Grande Duchesse de Gerolstein (écrite 20 ans après son Concerto). Belle offrande pour le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach 2019.

Après l’inoubliable création mondiale des Fées du Rhin, création en français du premier grand opéra de Jacques Offenbach, produit ici même à Tours, en préambule à l’année Offenbach 2019, voici un nouveau jalon du cycle anniversaire Offenbach conçu par Benjamin Pionnier à l’Opéra de Tours.

VOIR notre reportage vidéo Création mondiale des Fées du Rhin, de Jacques Offenbach (1864) – octobre 2018

http://www.classiquenews.com/teaser-opera-de-tours-creation-mondiale-des-fees-du-rhin-de-j-offenbach-1864/

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34 rue de la Scellerie
37000 Tours

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Ouverture du mardi au samedi
10h30 à 13h00 / 14h00 à 17h45

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