Nuits d’Ă©tĂ© Ă  Lille : LA BELLE HÉLENE par l’Orchestre National de Lille (7, 8 et 10 juillet 2021)

ONL-Orchestre-National-de-Lille-la-belle-helene-bloch-opera-lille-classiquenewsLILLE : les 7, 8 et 10 juillet 2021. OFFENBACH : La Belle-HĂ©lĂšne. L’Orchestre National de Lille poursuit sa passion du lyrique et offre Ă  prĂ©sent chaque Ă©tĂ©, une nouvelle production lyrique, dans le cadre de son cycle estival incontournable « Les Nuits d’étĂ© ». AprĂšs la dĂ©lirante et touchante MASS de Bernstein (2018), Carmen (prise de rĂŽle d’Aude ExtrĂ©mo) en 2019, voici La Belle-HĂ©lĂšne, subtile parodie d’aprĂšs la mythologie, ciselĂ©e en 1864 par Jacques Offenbach. PoĂ©sie, facĂ©tie, dĂ©lire
 tout Ɠuvre Ă  sĂ©duire et faire rire. La lĂ©gĂšretĂ© d’Offenbach Ă©gale sa tendresse et son Ă©lĂ©gance,
 une Ă©quation qui fonde son gĂ©nie si proche de son contemporain : Johann Strauss fils. La version que proposent le National de Lille et Alexandre Bloch concentre les meilleures pages de la partition grĂące Ă  un livret rĂ©Ă©crit pour l’occasion par Lionel Rougerie (qui avait collaborĂ© avec l’Orchestre Ă  l’occasion de ses 40 ans en 2015 / 2016). Instrumentistes et chef Ă  Lille se retrouvent ainsi dans la dĂ©fense de l’opĂ©ra français (on se souvient de leur excellent travail sur Les PĂȘcheurs de perles de Bizet en 2017). DĂ©jĂ  le tĂ©nor Cyrille Dubois (PĂąris) participait Ă  la rĂ©ussite des PĂȘcheurs : il sera PĂąris, le pĂątre trop sĂ©duisant par lequel le scandale arrive… Dans cette nouvelle production de La BELLE HÉLENE, paraĂźt, protectrice d’HĂ©lĂšne de Troie. VĂ©nus rĂšgne sur ce drame du dĂ©sir omnipotent et drĂŽlatique : il Ă©tait donc lĂ©gitime de lui offrir ainsi une incarnation inĂ©dite.

 

 

 

Un opéra bouffe inspiré par la mythologie


 

BLOCH alexandre ON LILLE metamorphosesPour sa nouvelle partition destinĂ©e au ThĂ©Ăątre des VariĂ©tĂ©s, Offenbach compose La Belle HĂ©lĂšne, grand ouvrage en 3 actes sur le livret de Meilhac et HalĂ©vy. Le compositeur a dĂ©jĂ  choisi ses interprĂštes favoris : Hortense Schneider dans le rĂŽle-titre et le tĂ©nor JosĂ© Dupuis (formĂ© par HervĂ© aux Folies-Nouvelles) qui Ă©blouit dans le rĂŽle de PĂąris. Les rĂ©pĂ©titions sont extĂ©nuantes et longues : Offenbach, monstre de travail et d’exigence, entend conduire ses Ă©quipes vers le but sonore et artistique qu’il s’est fixĂ© : « c’est pien mes enfants, trĂšs choli ; mais c’est bas ça du tout ! ». Offenbach rĂ©Ă©crit au fur et Ă  mesure, selon les possibilitĂ©s des artistes, selon la censure aussi : le rĂŽle de Chalcas est « adouci » car il est d’emblĂ©e jugĂ© trop anticlĂ©rical : blasphĂ©matoire ! La premiĂšre a lieu le 17 dĂ©c 1864 : triomphe absolu. C’est que l’amuseur des boulevards sait faire rire et aussi toucher par la grĂące de son inspiration


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BELLE HELENE OFFENBACH opera orchestre national de lille nuits d ete

PĂąris et HĂ©lĂšne (Cyrilel Dubois et Gaelle Arquez), nouveaux hĂ©ros de la production Ă©vĂ©nement des Nuits d’Ă©tĂ© Ă  LILLE, les 7, 8 et 10 juillet 2021 (DR).

LILLE – Auditorium du Nouveau Siùcleboutonreservation
LES NUITS D’ÉTÉ
Jacques OFFENBACH : LA BELLE HÉLÈNE
Le cĂ©lĂšbre opĂ©ra-bouffe d’Offenbach
revisitĂ© par l’Orchestre National de Lille

Mercredi 7 juillet 2021 — 20h
Jeudi 8 juillet 2021 — 20h
Samedi 10 juillet 2021— 20h

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
Attention jauge limitée en raison des mesures sanitaires
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/les-nuits-dete-la-belle-helene/

± 2h sans entracte

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Production Ă  l’affiche du ThĂ©Ăątre des Champs ElysĂ©es Ă  PARIS, jeudi 1er juillet 2021, 19h30.

 

 

 

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ON LILLE
Alexandre Bloch, direction
Lionel Rougerie, livret & mise en scĂšne

Gaëlle Arquez, HélÚne
Cyrille Dubois, PĂąris
Éric Huchet, MĂ©nĂ©las
Aliénor Feix, Oreste
Marc Barrard, Agamemnon
Philippe Ermelier, Calchas
Raphaël Brémard, Achille
Sahy Ratia, Ajax I
Florent Karrer, Ajax II
Marie Lenormand, Bacchis
Camille Poul, LĂ©ĂŠna
Pauline Texier, Parthénis
Léa Dangréaux, Vénus

ChƓur de Chambre Septentrion
Orchestre National de Lille

Saïd Abitar, Illustrations et scénographie
Fabrice Ollivier, LumiĂšres

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 LIRE aussi notre dossier spĂ©cial La Belle HĂ©lĂšne de Jacques Offenbach par l’ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE / ON LILLE : MARSEILLE : La Belle HĂ©lĂšne d'Offenbach version PisaniLes couleurs de l’orchestre, le gĂ©nie des mĂ©lodies, celui semblable du texte souvent dĂ©tournĂ©, d’une drĂŽlerie absolue (Ă©grillard, facĂ©tieux, argotique) imposent la verve parodique et poĂ©tique d’Offenbach qui en dĂ©tournant de façon comique voire dĂ©lirante et ridicule, les hĂ©ros de la mythologie grecque, critique surtout le pouvoir Ă  son Ă©poque et les petits bourgeois de Paris, trĂšs trop conformes (HĂ©lĂšne prĂ©cise Ă  PĂąris, qu’ici « on dĂźne Ă  7 heures »). Le compositeur Ă©gratigne aussi le genre lyrique noble, jouant sur de grands ensembles pour conclure chaque acte (parodie du grand opĂ©ra). HĂ©lĂšne est une sirĂšne des plus sensuelles : une mezzo languissante (« il nous faut de l’amour » dit-elle au I
 puis doute de son dĂ©sir (acte II : « Dis moi VĂ©nus, quel plaisir trouves-tu Ă  faire ainsi cascader la vertu? ») _____________________________________________________________________________________

 

 

LIRE aussi notre critique des PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017 : Formidable production, que ces PĂȘcheurs de perles
 fruit d’une intense prĂ©paration et d’ajustements en sĂ©rie sur un timing serrĂ©, par toutes les Ă©quipes de l’Orchestre National de Lille, dont le rĂ©sultat prĂ©sentĂ© Ă  Lille (avant Paris), ce 10 mai dernier dans un Auditorium du Nouveau SiĂšcle totalement plein, est riche de plusieurs enseignements

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-lille-nouveau-siecle-le-10-m
ai-2017-bizet-les-pecheurs-de-perles-1863-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-direction/

LIRE aussi la critique du CD Les PĂȘcheurs de perles de BIZET par l’Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch, mai 2017
https://www.classiquenews.com/cd-opera-critique-bizet-les-pecheurs-de-perles-1864-nouvelle-version-complete-onl-orchestre-national-de-lille-a-bloch-2-cd-pentatone-2017/

VOIR les PĂȘcheurs de Perles de Bizet sur la chaĂźne YOUTUBE de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/watch?v=xAYsFzW3TsI

OpĂ©ra de TOURS. Concerto militaire d’OFFENBACH

offenbach-violoncelle-jacques-offenbach-anniversaire-2019-par-classiquenews-dossier-OFFENBACH-2019TOURS, OpĂ©ra. OFFENBACH, les 16 et 17 nov 2019. Le premier concert symphonique de l’OpĂ©ra de Tours pour sa saison 2019 2020 reste Ă©clectique tout en cĂ©lĂ©brant le gĂ©nie plus subtil qu’on ne le pense, de Jacques Offenbach. En tĂ©moigne la verve raffinĂ©e de son Concerto militaire, auquel succĂšdent, « Hiatus et Turbulences » (2018) de Baptiste Trotignon ; Le voyage dans la lune et La GaitĂ© Parisienne (arrangement de Manuel Rosenthal) du mĂȘme Offenbach…

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OPERA DE TOURS
Concert symphonique
Samedi 16 novembre 2019 – 20h
Dimanche 17 novembre 2019 – 17h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/offenbach-16-17-nov

Jacques OFFENBACH
Grand concerto pour violoncelle et orchestre “Concerto militaire”
JĂ©rĂŽme Pernoo, violoncelle

Baptiste TROTIGNON
« Hiatus et Turbulences » (2018)

Jacques OFFENBACH
Le Voyage dans la Lune
Valse et ballet des Flocons de neige

La Gaité Parisienne (1938)
Arrangement et orchestration de Manuel Rosenthal (extraits)

Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours
Benjamin Pionnier, direction

CONFÉRENCE
Samedi 16 novembre- 19h00
Dimanche 17 novembre – 16h00
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

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Le concerto militaire de Jacques Offenbach

offenbach-violoncelle-dossier-offenbach-2018Pour le bicentenaire Offenbach 2019, l’OpĂ©ra de Tours poursuit son cycle anniversaire
 Quelle belle rĂ©vĂ©lation que ce Concerto “militaire” pour violoncelle en sol majeur (composĂ© en 1847 par un Offenbach, ĂągĂ© de 28 ans), auquel tout soliste concertiste doit prĂ©server l’éloquence en diable et la sensibilitĂ© raffinĂ©e viennoise. Le premier mouvement est portĂ© par une Ă©nergie conquĂ©rante, celle d’une troupe en armes, fiĂšre et gavĂ©e d’un sain panache (n’est il pas militaire, comme son titre l’indique ?). La verve et le brio font toute la valeur de cette Ă©criture dĂ©monstrative et fine ; et l’instrument est proche du chant le plus facile, Ă©perdu, Ă©chevelĂ© (premier Allegro maestoso). La carrure des phrases, leur sens dĂ©lurĂ© de la parodie, l’ivresse des vocalises annoncent cette joie irrĂ©pressible du gĂ©nie de la pantalonnade.
Le violoncelle n’est pas seulement hyperbavard qui semble jouer toutes les parties et toutes les voix : il exprime la frĂ©nĂ©sie de cet Offenbach hyper sensible, racĂ©, Ă©lĂ©gantissime, douĂ© naturellement pour les fantaisies les plus fantasques (« bouffes ») d’un esprit hantĂ© par la grĂące du dĂ©lire. Quel premier mouvement ! Un synthĂšse dont l’imagination dramatique annonce 10 ans, le coup de gĂ©nie d’OrphĂ©e aux enfers. S’y ressuscite et s’incarne idĂ©alement par son insolence magnifique, l’esprit d’Offenbach : cet oiseau moqueur si dĂ©lectable dans ses dĂ©lires et sa fantaisie souveraine. L’amuseur du Second Empire ose dĂ©jĂ  en 1847, une cascade d’idĂ©es dĂ©jantĂ©es, de verve en diable qui se joue de tous les registres : l’art est libre, et avec Offenbach, composant pour son propre instrument, non pas la voix mais le violoncelle, totalement explosif ; car, juvĂ©nile, sincĂšre, quasi instinctif, c’est d’abord un bain bouillonnant d’énergie.
Le second mouvement (Andante de presque 10 mn) sonne comme l’aria d’une diva de bel canto : andante chantant lui aussi mais en demi, ultra teintes, oĂč le dosage et la nuance supplĂ©ent la volontĂ© de bravade brute et de pure virtuositĂ©. Outre le jeu et le chant du violoncelle solo, la partition Ă©carte tout esprit de virtuositĂ© creuse et pĂ©taradante y compris de la part de l’orchestre : le jeu des arriĂšres plans exige une tenue de l’orchestre sachant allier finesse et dĂ©lire. En somme tout Offenbach.
Le Concerto rĂ©tablit le gĂ©nie facĂ©tieux d’un Offenbach trĂšs cultivĂ© qui pense par son violoncelle tout l’opĂ©ra de son Ă©poque : Rossini, Bellini et Verdi ; les Italiens Ă©videmment dont il aime parodier toutes les facettes. Mais Offenbach aime moquer surtout l’orgueil et la vanitĂ© du militaire, comme en tĂ©moignent les nombreux Ă©clats comiques du final qui annonce La Grande Duchesse de Gerolstein (Ă©crite 20 ans aprĂšs son Concerto). Belle offrande pour le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach 2019.

AprĂšs l’inoubliable crĂ©ation mondiale des FĂ©es du Rhin, crĂ©ation en français du premier grand opĂ©ra de Jacques Offenbach, produit ici mĂȘme Ă  Tours, en prĂ©ambule Ă  l’annĂ©e Offenbach 2019, voici un nouveau jalon du cycle anniversaire Offenbach conçu par Benjamin Pionnier Ă  l’OpĂ©ra de Tours.

VOIR notre reportage vidĂ©o CrĂ©ation mondiale des FĂ©es du Rhin, de Jacques Offenbach (1864) – octobre 2018

http://www.classiquenews.com/teaser-opera-de-tours-creation-mondiale-des-fees-du-rhin-de-j-offenbach-1864/

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Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

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Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

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CD, coffret événement, critique. Coffret OFFENBACH : The operas & opérettes / operettas Collection (30 cd Warner classics).

offenbach operas & operettas collection 30 cd warner classics centenaire naissance dossier offenbach 2019 classiquenewsCD, coffret Ă©vĂ©nement, critique. Coffret OFFENBACH : The operas & opĂ©rettes / operettas Collection (30 cd Warner classics). AprĂšs un excellent coffret Berlioz, Ă©galement Ă©ditĂ© pour l’anniversaire 2019, voici en 30 cd, l’intĂ©grale Warner OFFENBACH, qui permet de mesurer la verve prolifique du Jacques des Boulevards, roi autoproclamĂ© de la pantalonnade. Esprit canaille, libertin critique, Offenbach a su faire rire et divertir la bonne sociĂ©tĂ© du Second Empire, tout en Ă©pinglant en un savant jeu de miroir, les travers et les abus comme l’immoralitĂ© de son esprit de fĂȘte (comme rameau Ă  son Ă©poque, Ă  la Cour de Louis XV, pour lequel il rĂ©invente le genre lyrique, mĂȘle les registres
 comme Offenbach, un siĂšcle aprĂšs.
Warner classics a pris soin d’équilibrer sa sĂ©lection. Il n’y manque qu’un seul ouvrage de valeur, le premier Les fĂ©es du Rhin, magistralement crĂ©Ă© Ă  l’opĂ©ra de Tours en 2018 (Classiquenews Ă©tait prĂ©sent et a rĂ©alisĂ© un documentaire sur le sujet, jalon majeur de notre connaissance de Jacques Offenbach / VOIR notre reportage Les FĂ©es du Rhin, OpĂ©ra de Tours, oct 2018). Cette opĂ©ra de jeunesse qui rivalise avec Weber et Wagner comme le grand opĂ©ra français Ă©tait jusque lĂ  connu 
 dans sa version allemande car il faut crĂ©Ă© Ă  Vienne et chantĂ© en allemand. Offenbach demeure un compositeur Ă©galement fĂȘtĂ© de chaque cĂŽtĂ© du Rhin, en France et Allemagne. Double tradition que prend en compte intelligemment le coffret Warner classics : y paraissent ainsi dans les deux langues, OrphĂ©e aux enfers, La Belle HĂ©lĂšne, La Vie Parisienne, Les Contes d’Hoffmann, en un jeu de lectures parallĂšles qui nourrit la vision des drames et comĂ©dies et relativise la place de Jacques en France


Bicentenaire OFFENBACH 2019Le coffret Warner est un absolu indispensable. On y retrouve ainsi les premiers ouvrages et les grands standards, les petites perles oubliĂ©es et les opus majeurs (par ordre d’apparition dans le coffret : Ba-ta-clan (Orc JF Paillard, Marcel Couraud), Les Bavards (ORTF, Marcel Couraud), OrphĂ©e aux enfers (Capitole, Plasson avec Rhodes, MesplĂ©, SĂ©nĂ©chal, BerbiĂ©, Lafont
le nec plus ultra du chant français articulĂ© et mordant), auquel rĂ©pond la version en allemand, car Offenbach fut jouĂ© et reste Ă  l’affiche de nombreux thĂ©Ăątres allemands, chantĂ© dans la langue de Goethe (Orpheus in der Unterwelt, Phil. Hungarica, Willy Mattes), La Belle HĂ©lĂšne (Jessye Norman, Bacquier, Lafont, 
 Capitole / Plasson), et donc Die Schöene Elena (MĂŒnchner Rundfunkorchester, Willy Mattes), La Vie Parisienne (Crespin, SĂ©nĂ©chal, MesplĂ©, 
 Capitole, Plasson), Pariser Leben (Anneliese Rothenberger, MĂŒnchner Rundfunkorchester, Willy Mattes)
 ; La fille du Tambour major (Orch StĂ© des Concerts du Conservatoire, FĂ©lix Nuvolone) ; La Grande Duchesse de Gerolstein (extraits, Eliane Lublin, JP Marty), Die Großherzogin von Gerolstein (Enriqueta TarrĂ©s, Kölner RForchester, Pinchas Steinberg) ; La PĂ©richole (Berganza, carreras, Bacquier, SĂ©nĂ©chal
 Capitole, Plasson) ; Les Brigands (Le Roux, E Vidal, 
 OpĂ©ra de Lyon, Gardiner); Pomme d’Api, Monsieur Choufleuri, Mesdames de la Halle (MesplĂ©, Lafont, Trempont
 Orch Philh. Monte Carlo, Manuel Rosenthal). De mĂȘme, fermant la collection, dans une mĂȘme combinaison bilingue complĂ©mentaire : Les Contes d’Hoffmann (Neil Shicoff, Murray, Plowright, Jessye Norman, La Monnaie, S Cambreling) / Hoffmanns ErzĂ€hlungen (Siegfried Jerusalem, Norma Sharp, julia Varady, Dietrich Fischer-Dieskau
 MĂŒnchner RForchester, Heinz Wallberg)

Bonus dĂ©couverte : les cd 29 et 30, respectivement : rĂ©cital Offenbach de Jane Rhodes (Orch Bordeaux, Roberto Benzi), enfin La GaĂźtĂ© Parisienne (Suite orchestrale, par Orch Monte-Carlo, Manuel Rosenthal ; version pour 3 pianos), puis inĂ©dits, Offenbach mĂ©lodiste, auteur de joyaux Ă  redĂ©couvrir, et Ă  goĂ»ter grĂące aux dons du diseur François Le Roux (« 6 fables de la Fontaine », dont le dĂ©lectable « Le Savetier et le financier »,
 trĂšs actuel, avec Jeff Cohen au piano).

CLIC_macaron_2014Parce qu’il souligne la grande tradition du chant français – Ă  une Ă©poque oĂč le chanteur sait articuler et dĂ©fendre non pas une voix, (sa voix) mais un texte, de surcroĂźt s’agissant de grands chanteurs d’opĂ©ras ; parce qu’il dĂ©voile tout autant la tradition outre-Rhin des opĂ©ras d’Offenbach chantĂ©s Ă  Cologne, Ă  Munich
 en allemand (d’autant plus avec le concours de grands chanteurs wagnĂ©riens : Ă©couter Hoffmanns ErzĂ€hlungen)
 ; pour les mĂ©lodies ainsi dĂ©nichĂ©es qui devraient figurer avec Berlioz, Poulenc, Debussy, Ravel ou Chausson, Massenet et Hahn, dans tout concours de mĂ©lodie française qui se respecte
 le coffret OFFENBACH concoctĂ© par Warner classics pour l’annĂ©e Offenbach 2019 est un incontournable / indispensable. CLIC de CLASSIQUENEWS d’avril 2019.

OFFENBACH 2019 : dossier pour le bicentenaire 2019

offenbach-violoncelle-jacques-offenbach-anniversaire-2019-par-classiquenews-dossier-OFFENBACH-2019OFFENBACH 2019. Dossier Jacques Offenbach 2019. Classiquenews accompagne l’actualitĂ© des anniversaires et rend hommage au gĂ©nie de Jacques Offenbach dont 2019, marque le bicentenaire de la naissance (nĂ© le 20 juin 1819). Il est temps de faire le point sur le profil esthĂ©tique et l’apport lyrique d’un gĂ©nie du drame parodique et dĂ©lirant dont la verve ne se rĂ©duit pas, de loin, aux opĂ©ras bouffes potaches et aux pantalonnades de salon. En auteur critique sur le genre thĂ©Ăątral et lyrique, Offenbach ne fait pas qu’amuser la galerie, c’est Ă  dire le bon bourgeois et le prince dĂ©sabusĂ© du Second Empire. il rĂ©invente l’espace thĂ©Ăątral, lui trouve de nouveaux genres entre la fĂ©erie (dĂ©jĂ  approchĂ© dans Les FĂ©es du Rhin de 1864, qui n’écarte pas la violence ni le dĂ©senchantement), et le fantastique comme en tĂ©moigne son dernier grand Ɠuvre, enfin reconstituĂ©, Les Contes d’Hofmann, sommet transmis Ă  tire posthume, et qui souligne ce gĂ©nie poĂ©tique et lyrique que nous continuons Ă  lui refuser – prĂ©fĂ©rant ne voir que La PĂ©richole et le si justement parodique OrphĂ©e aux Enfers. Offenbach ne se rĂ©duit pas Ă  l’étiquette lĂ©ger et fantasque; il rĂšgne dans son oeuvre une libertĂ© poĂ©tique inouĂŻe et inĂ©galĂ©e Ă  son Ă©poque.

Jacob (Jacques) Offenbach (1819-1880) est nĂ© d’un pĂšre juif, Ă  Cologne. Il se voue d’abord Ă  une carriĂšre de violoncelliste professionnel : il est douĂ© et rejoint bientĂŽt le Conservatoire de Paris (1833 : aprĂšs avoir Ă©tĂ© auditionnĂ© par l’inflexible Cherubini). Il est instrumentiste dans l’orchestre de l’OpĂ©ra-Comique (1835), frĂ©quente les salons Ă  la mode dont celui de la Comtesse de Vaux (c’est lĂ  qu’il rencontre le fondateur du Figaro, Hippolyte de Villemessant qui sera un fidĂšle et indĂ©fectible soutien). Il compose pour son violoncelle (Concerto militaire), des romances
 Et tente rapidement de se faire un nom comme auteur pour la scĂšne lyrique. C’est sa vocation et sa passion. Le chef et compositeur cĂ©lĂ©brĂ© Fromental HalĂ©vy, de confession juive Ă©galement, le prend sous sa coupe et lui donne des leçons d’orchestration et de composition. En 1844, le violoncelliste virtuose part en tournĂ©e, se fait un nom et un compte en banque qui lui permet d’épouser Herminie Alcain, aprĂšs qu’il ait Ă©pousĂ© aussi la religion catholique.
L’apprentissage musical se poursuit : dans le salon de la comtesse de Vaux, Offenbach Ă©blouit ses auditeurs en parodiant le DĂ©sert de FĂ©licien David. Une prouesse qui souligne son tempĂ©rament irrĂ©vĂ©rencieux, facĂ©tieux, comme gĂ©nie du dĂ©calage et comme dramaturge inspirĂ©.
Pendant la révolution de 1848, le couple Offenbach repart à Cologne.

APRES 1848… Puis Ă  son retour dans la capitale, le directeur de l’Institution thĂ©Ăątrale, ArsĂšne Houssaye, le nomme directeur musical de la ComĂ©die Française dont il rĂ©organise l’orchestre, et livre une dizaine des musiques de scĂšnes, de 1850 Ă  1855. Offenbach s’est forgĂ© un nom, une rĂ©putation comme musicien pour la scĂšne : ni l’OpĂ©ra-Comique, ni l’OpĂ©ra de Paris ne lui commandent d’ouvrages.
HervĂ© (Florimond Ronger) inventeur de l’opĂ©rette (il a son propre thĂ©Ăątre : Les Folies-Nouvelles depuis 1852), encourage Offenbach Ă  faire de mĂȘme. Auparavant, il assure la crĂ©ation de l’opĂ©rette en un acte Oyayaye ou la Reine des Ăźles, le 26 juin 1855 : succĂšs. Offenbach qui n’attend plus de se faire jouer Ă  l’OpĂ©ra-Comique, inaugure sa propre scĂšne parisienne, encore intimiste (300 places) : Les Bouffes-Parisiens (1855, ex Salle Lacaze), qui situĂ©e juste en face du Palais de l’Industrie et de l’Exposition Universelle, attire les foules.

GENIE PARODIQUE ET FANTASTIQUE… A partir de cette Ă©poque, s’affirme peu Ă  peu le gĂ©nie d’un violoncelliste, compositeur taillĂ© pour la comĂ©die dĂ©lirante et poĂ©tique, la parodie bouffe : se succĂšdent malgrĂ© les vicissitudes politiques, de nombreux chefs d’oeuvres dont la rĂ©ussite encore inĂ©puisĂ©e, fait de Jacques Offenbach, l’un des compositeurs les plus jouĂ©s dans le monde, aux cĂŽtĂ©s de Bizet (Carmen), Mozart, Wagner, Puccini, et l’indĂ©tronable Verdi.
En tĂ©moignent les ouvrages suivants, entre autres : OrphĂ©e aux Enfers (1858), Barkouf (1860 qui marque enfin une crĂ©ation produite salle Favart, mais qui reste un Ă©chec amer…), La Belle HĂ©lĂšne (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-Duchesse de GĂ©rolstein (1867), Les Brigands (1869)


La carriĂšre d’Offenbach Ă  Paris est aussi celle d’un compositeur impresario et directeur de thĂ©Ăątre qui comme Vivaldi Ă  Venise au dĂ©but du XVIIIĂš, tente de se forger un nom, une rĂ©putation, une gloire. AprĂšs Les Bouffes-Parisiens, Offenbach Ă©prouve de nouveaux lieux, de nouvelle salles
 dont La GaĂźtĂ© (juillet 1873) dont il devient le directeur, conquĂ©rant un public nombreux avec la reprise d’OrphĂ©e aux enfers, son opĂ©ra fĂ©tiche. Mais malgrĂ© une contribution avec Victorien Sardou (GeneviĂšve de Brabant qui est un Ă©chec), le compositeur doit Ă©ponger des dettes rĂ©pĂ©tĂ©es, et abandonne ses fonctions de directeur.

 

 

offenbach-jacques-concerts-opera-presentation-par-classiquenews-Jacques_Offenbach_by_Nadar


 

 

APRES 1870… Les opĂ©ras qui suivent 1870, annĂ©e de la dĂ©faite française et de la chute du second Empire, sont l’Ɠuvre d’un compositeur Ă  nouveau inquiĂ©tĂ© et vilipendĂ© en raison de sa naissance « prussienne » – son origine allemande constituant dans le contexte propre aux annĂ©es 1870, une source de soupçons. Offenbach le traitre est devenu suspect.
Sa verve ne tarit pas bien au contraire et les derniers opĂ©ras, jusqu’aux Contes d’Hoffmann, laissĂ© inachevĂ© et dans un ordre incertain, dĂ©montrent l’évolution d’une Ă©criture maĂźtrisĂ©e et jaillissante : La PĂ©richole (crĂ©Ă©e en 2 actes en 1868 ; puis en 1874 avec 3 actes), La Fille du tambour-major (1879), enfin l’opĂ©ra fantastique Les Contes d’Hoffmann, sommet lyrique posthume.

 

 

 

 

 

 

FOCUS sur quelques Ɠuvres
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MADAME FAVART (1878)

OpĂ©ra dĂ©voilĂ© en 2019, Madame Favart sort de l’ombre et permet aussi Ă  son auteur de jouir d’un plaisir qu’il ne connut qu’exceptionnellement de son vivant : ĂȘtre jouĂ© Ă  l’OpĂ©ra-Comique. Or Offenbach a rĂ©alisĂ© son but : revivifier l’opĂ©ra-comique comme un genre noble, inventif, enraient de seconde zone… CrĂ©Ă© le 30 dĂ©cembre 1878, Madame Favart, est un opĂ©ra-comique en trois actes / paroles de MM. Alfred Duru et Henry Chivot / musique de Jacques Offenbach. Offenbach s’éprend de la silhouette et de la voix de l’actrice et cantatrice Mademoiselle de Chantilly (vedette de la ComĂ©die Italienne dans les rĂŽles de bergĂšres alanguies), qui fit tourner la tĂȘte avec Jacques, Ă  son mari, Ă  son public, et au grand Maurice de Saxe, MarĂ©chal glorieux qui ne pouvait se passer du talent de l’actrice y compris sur le champs de bataille
 Cochin l’a dessinĂ©e en 1753 : profil charmant et doucereux Ă  la piquante excentricitĂ© de lolita XVIIIĂš. certes Ă©gratignĂ©e par Grimm qui, rĂ©duisant son chant n’en fit qu’une danseuse vulgaire en sabots. Le compositeur prend possession de son sujet pour en dĂ©duire un ouvrage emblĂ©matique de son Ă©criture et inspiration : une comĂ©die dĂ©jantĂ©e, dĂ©lirante, fertile en quiproquos, travestissements et sĂ©quences burlesques. C’est surtout aux cĂŽtĂ©s de Madame, le personnage de son mari Favart qui lui vole presque la vedette. Musicalement, Offenbach redouble de franche et suave gaietĂ©, un naturel enjouĂ© et facĂ©tieux qui le caractĂ©rise dans la maniĂšre de portraiturer ses hĂ©ros (et son hĂ©roĂŻne). Bizet aurait sa Carmen ; Offenbach Ă  sa PĂ©richole, sa Gerolstein et sa 
 Favart. D’autant que pour mieux caractĂ©riser Madame Favart, Offenbach s’y affirme en roi du couplet et de la chanson, Ă  succĂšs : ainsi Favart elle-mĂȘme au XVIIIĂš avait subjuguĂ© par une certaine gouaille chansonniĂšre. Pour la crĂ©ation, Mademoiselle Girard dĂ©fendit avec cƓur et expressivitĂ© une partition qui semblait ciselĂ©e pour elle.

 

 

 

LES CONTES D’HOFFMANN (1877-…)

La composition remonte au dĂ©but 1877
 La premiĂšre reprĂ©sentation complĂšte a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e Ă  l’OpĂ©ra-Comique (version en 5 actes) en novembre 1911. Le livret reprend la piĂšce originelle coĂ©crite par Jules Barbier et Michel CarrĂ© en 1851. A la source, les Ă©crits du compositeur romantique allemand Ernst Theodor Amadeus Hoffmann. IcĂŽne du romantisme allemand, sombre, fantastique, Ă©nigmatique mais onirique, Hoffmann tĂ©moigne de ses Ă©checs amoureux, de tavernes en palais Ă  Venise; audacieux, expĂ©rimental, le gĂ©nie d’Offenbach est d’abord de se renouveler : il le dĂ©montre dans cet ouvrage qui l’occupe pendant sa derniĂšre dĂ©cennie : le sujet est sombre, noir mĂȘme, car y perce et se rĂ©pĂšte la malĂ©diction du poĂšte, impuissant, dĂ©muni. Offenbach meurt pendant les rĂ©pĂ©titions de 1880. L’orchestration et certains rĂ©citatifs sont complĂ©tĂ©s par Ernest Guiraud. Trop longue finalement, la partition proposĂ©e Ă  la crĂ©ation est rĂ©duite d’un tiers. Depuis sa redĂ©couverte, la partition ne cesse d’ĂȘtre le sujet de nouvelles hypothĂšses quant Ă  sa reconstruction fidĂšle au plan de l’auteur.

Pourtant, en dĂ©pĂźt de sa nature instable, la partition en l’état ne cesse de subjuguer : qui pourrait rĂ©sister Ă  la tension dramatique ainsi crĂ©Ă©e autour des 3 visages fĂ©minins cĂ©lĂ©brĂ©s par Hoffmann / Offenbach : Olympia, la poupĂ©e mĂ©canique plus vraie que nature / Antonia, la jeune cantatrice morte de trop chanter / Giuletta, sirĂšne vaporeuse et vĂ©nitienne
 au charme envoĂ»tant (cf la barcarolle « Belle nuit, ĂŽ nuit d’amour »). Offenbach signe ainsi son Ɠuvre Ă  la fois la plus Ă©nigmatique et la plus sensuelle.

 

 

 

 

 

 

Approfondir

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Retrouvez ici les réalisations les plus marquantes en liaison avec le bicentenaire JACQUES OFFENBACH 2019 : 

 

 

 

L'OpĂ©ra de TOURS rĂ©ussit la crĂ©ation mondiale des FĂ©es du Rhin d'OffenbachLes FĂ©es de Jacques Offenbach prĂ©sentĂ© par l’OPERA DE TOURS
Benjamin Pionnier crĂ©e l’évĂ©nement à TOURS en septembre 2018 et bien avant l’annĂ©e Offenbach 2019 (bicentenaire de la naissance en 1819) : grĂące au chef et directeur de l’OpĂ©ra, voici (enfin) la crĂ©ation mondiale de l’opĂ©ra Les FĂ©es de Jacques Offenbach, une offrande conçu par l’auteur des Contes d’Hoffmann, Ă  la fois onirique et violente, fantastique et dĂ©senchantĂ©e qui est ici en 2018, restituĂ© en français – l’original avait Ă©tĂ© donnĂ© Ă  Vienne en Allemand, depuis lors jamais repris dans sa version originelle. Production Ă©vĂ©nement qui marque d’une pierre blanche les projets OFFENBACH, d’autant plus attendus en 2019. VOIR notre reportage vidĂ©o et LIRE notre comtpe rendu des FĂ©es d’Offenbach, crĂ©ation mondiale Ă  l’OpĂ©ra de Tours

 

 

 

offenbach jacques biographie bleu nuit editeur jean philippe biojout critique annonce classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement, critique. Jean-Philippe Biojout : OFFENBACH (Bleu Nuit Ă©diteur). Pour l’annĂ©e OFFENBACH, en 2019 pour le bicentenaire de sa naissance (1819), Bleu Nuit dĂ©gaine une biographie complĂšte et trĂšs accessible qui rappelle combien au sujet du Mozart des Boulevards (parisiens), il reste de nombreuses et dommageables imprĂ©cisions et contre vĂ©ritĂ©s. Ainsi, parmi d’autres, Jacques Offenbach n’a pas Ă©crit d’opĂ©rettes (il faut les restituer Ă  l’inventeur du genre : HervĂ© qui sera son concurrent dans les annĂ©es 1850), mais des opĂ©ras-bouffes, ou selon ses propres termes, des « pastiches d’opĂ©ras Ă  la mode »  oĂč rayonnent dĂ©lire, fantasque, surrĂ©alisme avant l’heure, humour dĂ©bridĂ©, comique loufoque, arlequinades et pantomimes en tous genres
). Il a connu aussi les honneurs de l’OpĂ©ra de Paris, non pour son grand opĂ©ra Les FĂ©es du Rhin, rĂ©cemment restituĂ©es en français par l’OpĂ©ra de Tours (crĂ©ation mondiale en sept 2018), mais grĂące au gĂ©nie de sa musique chorĂ©graphique (Les Papillons, ballet-pantomime jouĂ© in loco pendant 2 annĂ©es!).  Coup de cƓur de CLASSIQUENEWS / CLIC DE CLASSIQUENEWS de janvier 2019

 

 

 

offenbach figaro lettres offenbachnous ecrit actes sud critique compte rendu livreLIVRE, critique. M. OFFENBACH nous Ă©crit (Actes Sud / Pal Bru-Zane). L’annĂ©e OFFENBACH 2019 commence trĂšs bien grĂące Ă  la publication par Actes Sud de cette collection de lettres Ă©crites par Offenbach, adressĂ©es au journal Le Figaro : le compositeur Ă©tait l’ami personnel du fondateur du journal Hippolyte de Villemessant (1810 – 1879, un an avant Offenbach). Les deux hommes Ă©taient voisins en Normandie, propriĂ©taire chacun d’une villa Ă  Etretat ; Ă  Paris, ils se frĂ©quentent dans les salons en vu
 Une proximitĂ© qui en rendrait jaloux plus d’un aujourd’hui et qui dans la seconde moitiĂ© du XIXĂš, permet Ă  l’auteur d’OrphĂ©e aux enfers de s’expliquer auprĂšs du public, Ă©voquer ses riches et rocambolesques soirĂ©es et fĂȘtes donnĂ©es dans son appartement de la rue Laffite oĂč figurent Bizet, DorĂ©, HalĂ©vy
 ; de provoquer le dĂ©bat, susciter le scandale
 positif, lui assurant une publicitĂ© avantageuse pour ses propres spectacles (par exemple lors de la crĂ©ation d’OrphĂ©e aux Bouffes-Parisiens en 1858). Le compositeur est une vedette, un auteur dont on parle, habituĂ© dĂ©sormais Ă  utiliser le media comme un tremplin, une tribune. D’autant que, comme le montre l’introduction et les textes ainsi regroupĂ©s, Jacques Offenbach ne manque ni de pertinence ni d’à propos ni de sens de la formule. Un gĂ©nie de la rĂ©ponse synthĂ©tique, dĂ©voilant aussi une intelligence des situations et du milieu musical et mĂ©diatique. LIRE notre critique intĂ©grale du livre M OFFENBACH NOUS ECRIT (Actes Sud)

 

 

 

 

 

 

Les événements : concerts et opéras Offenbach

 


en 2019, qu’il ne faut pas manquer …
(sélection par classiquenews)

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PARIS, Opéra-Comique, du 20 au 30 juin 2019
Madame Favart
RESERVER VOTRE PLACE
https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2019/madame-favart

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTRE SELECTION CD – au fil de l’annĂ©e 2019

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OFFENBACH coloratoure cd opera concert critique cd review cd classiquenewsCD, critique. Offenbach colorature. Jodie Devos, soprano. Airs d’opĂ©ras (1 cd Alpha, 2018). BOF
 Le programme Ă©laborĂ© ne manque pas de diversitĂ© mais il pĂȘche par un manque de cohĂ©rence. Evidemment pour s’assurer un certain impact auprĂšs du consommateur landa, il fallait nĂ©cessairement afficher la Barcarolle des Contes d’Hoffmann
 Pour des surprises on repassera ; cependant Vert-Vert, Les Bergers, Les Bavards, Le Roi Carotte, et aussi Robinson CrusoĂ© et Fantasio (dont deux magnifiques sĂ©quences de la princesse Elsbeth), 
 pour ne citer que quelques Ɠuvres, mĂ©ritent le dĂ©tour et suscitent l’envie d’en Ă©couter davantage. Ce qui est mĂ©ritant quand mĂȘme. La coloratoure chez Offenbach promettait une face cachĂ©e du compositeur : Ă  torts rĂ©duit Ă  ses pantalonades burlesques et fantasques, le compositeur fĂȘtĂ© en 2019, s’est souciĂ© comme un rĂ©el auteur sĂ©rieux, des voix et du beau chant romantique français. En tĂ©moigne l’engagement de la soprano belge Jodie DevosEN LIRE +

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIVRE, critique. M. OFFENBACH nous Ă©crit (Actes Sud / Pal Bru-Zane).

offenbach figaro lettres offenbachnous ecrit actes sud critique compte rendu livreLIVRE, critique. M. OFFENBACH nous Ă©crit (Actes Sud / Pal Bru-Zane). L’annĂ©e OFFENBACH 2019 commence trĂšs bien grĂące Ă  la publication par Actes Sud de cette collection de lettres Ă©crites par Offenbach, adressĂ©es au journal Le Figaro : le compositeur Ă©tait l’ami personnel du fondateur du journal Hippolyte de Villemessant (1810 – 1879, un an avant Offenbach). Les deux hommes Ă©taient voisins en Normandie, propriĂ©taire chacun d’une villa Ă  Etretat ; Ă  Paris, ils se frĂ©quentent dans les salons en vu
 Une proximitĂ© qui en rendrait jaloux plus d’un aujourd’hui et qui dans la seconde moitiĂ© du XIXĂš, permet Ă  l’auteur d’OrphĂ©e aux enfers de s’expliquer auprĂšs du public, Ă©voquer ses riches et rocambolesques soirĂ©es et fĂȘtes donnĂ©es dans son appartement de la rue Laffite oĂč figurent Bizet, DorĂ©, HalĂ©vy
 ; de provoquer le dĂ©bat, susciter le scandale
 positif, lui assurant une publicitĂ© avantageuse pour ses propres spectacles (par exemple lors de la crĂ©ation d’OrphĂ©e aux Bouffes-Parisiens en 1858). Le compositeur est une vedette, un auteur dont on parle, habituĂ© dĂ©sormais Ă  utiliser le media comme un tremplin, une tribune. D’autant que, comme le montre l’introduction et les textes ainsi regroupĂ©s, Jacques Offenbach ne manque ni de pertinence ni d’à propos ni de sens de la formule. Un gĂ©nie de la rĂ©ponse synthĂ©tique, dĂ©voilant aussi une intelligence des situations et du milieu musical et mĂ©diatique.
Le soutien se révÚlera indéfectible, surtout aprÚs la défaite de 1870 quand Offenbach est conspué, traité comme un traßtre allemand
 Villemessant veille à lui réserver une tribune utile pour sauver son honneur et défendre comme précédemment ses oeuvres.
L’apport de cette centaine de lettres et de textes sur des sujets divers, est d’autant plus prĂ©cieux et Ă©loquent que lire Offenbach dans ses mots, selon ses propres tournures, soulĂšve le voile de la pensĂ©e du crĂ©ateur ; c’est une immersion exceptionnellement proche voire intime dans la rĂ©flexion d’un musicien qui sut maĂźtriser sa communication, tout en exprimant avec clartĂ© et souvent beaucoup d’esprit, ses convictions. L’acuitĂ© de l’analyse traite avec perspicacitĂ© l’actualitĂ© de son Ă©poque. VoilĂ  qui rĂ©tablit le musicien dans son temps, le Paris des annĂ©es 1860 et 1870, pĂ©riode politiquement Ă©clectique qui s’est infiltrĂ©e dans la texture de ses ouvrages, textes et situations
 Manquent cruellement toutes rĂ©fĂ©rences Ă  La Vie Parisienne, les Brigands, Fantasio, comme Ă  sa muse et cantatrice favorite : Hortense Schneider. Lecture indispensable pour qui souhaite mieux comprendre la personnalitĂ© humaine et artistique d’un Offenbach que l’on rĂ©duit trĂšs souvent Ă  sa verve comique.

Parmi l’abondante sĂ©lection de lettres et textes ainsi adressĂ©es et publiĂ©es dans la Figaro, soulignons la valeur de certains passages qui documentent au cƓur du travail du compositeur, son caractĂšre et sa personnalitĂ© artistique, un homme plein d’esprit, maniant la facĂ©tie et les traits d’humour avec une Ă©lĂ©gance qui nous semble aujourd’hui totalement perdue. Nombre de ses contemporains et non des moindres lui ont tĂ©moignĂ© leur soutien voire leur admiration : lire ainsi la « stĂ©nographie conforme » c’est Ă  dire le procĂšs verbal, de l’assemblĂ©e extraordinaire de la SociĂ©tĂ© des auteurs et compositeurs dramatiques en fĂ©vrier 1873, pour statuer sur le cas Offenbach, c’est Ă  dire autorisation Ă  lui donner raison pour diriger selon son souhait La GaĂźté  (texte 54, en particulier la « plaidoirie » d’Alexandre Dumas fils, pleine de bienveillance amicale et de traits d’esprit
) ; de la mĂȘme façon, l’affection confraternelle qu’Offenbach exprime Ă  l’endroit du compositeur oubliĂ©, Ă©cartĂ© alors, Rodolphe Zimmer (lettre 96) auteur d’une valse dont Offenbach se souvient des 8 premiĂšres mesures qui enchantĂšrent son enfance
 ; enfin autre tĂ©moignages Ă©loquents, le texte 87, qui tĂ©moigne des rĂ©pĂ©titions de Docteur OX (d’aprĂšs la nouvelle de Jules Vernes), en janvier 1877 aux VariĂ©tĂ©s
 posant le manteau, ne s’économisant en rien, malgrĂ© les affreuses douleurs causĂ©es par la goutte, le compositeur danse et virevolte sur la scĂšne, indiquant aux solistes, aux chƓurs, la juste expression, le bon dĂ©placement
 Laissant dans toutes les mĂ©moires artistiques, son fameux « trĂšs bien, recommençons » comme un commentaire majeur, priĂšre et ordre Ă  la fois, prononcĂ© par un monstre de travail et d’exactitude
 Enfin, pour ne citer que quelques points essentiels d’un esprit remarquable, citons la lettre 99, dans laquelle Offenbach reprĂ©cise son intention au sujet de Madame Favart (janvier 1879) : il y rĂ©capitule son travail sur l’opĂ©ra comique, souhaitant le faire Ă©voluer du vaudeville vers le drame lĂ©ger Ă  la Dalyarac, et GrĂ©try, une comĂ©die qui fusionne chansons, ensembles, dialogue; oĂč le chant est aussi dĂ©veloppĂ© que le souffle orchestral
 Ce texte trĂšs court qui vaut manifeste est l’un des plus passionnants Ă  lire, dĂ©voilant par l’auteur lui-mĂȘme, son dessein esthĂ©tique et tout le travail compositionnel qui en dĂ©coule. Offenbach, « Mozart des Champs-ElysĂ©es » (le formule est de Rossini), n’a-t-il pas en effet, redorer le blason de l’opĂ©ra-Comique français dans ce qu’il avait de plus noble, poĂ©tique, expressif ?

 

 

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200LIVRE, critique.  JEAN-CLAUDE YON : M. OFFENBACH nous Ă©crit (Actes Sud / Pal Bru-Zane) – Éditions Actes Sud Beaux-Arts / Palazzetto Bru Zane – Parution : janvier, 2019 / 11,0 x 17,6 / 480 pages – ISBN 978-2-330-11727-6 – Prix indicatif : 13€

https://www.actes-sud.fr/catalogue/musique/m-offenbach-nous-ecrit

 

LIRE aussi notre annonce du livre  JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous Ă©crit » / Lettres du compositeur au Figaro – JACQUES OFFENBACH 2019 (Editions Actes Sud Beaux Arts)
http://www.classiquenews.com/livres-evenement-annonce-jean-claude-yon-m-offenbach-nous-ecrit-lettres-du-compositeur-au-figaro-jacques-offenbach-2019-editions-actes-sud-beaux-arts/

LIVRES, Ă©vĂ©nement, ANNONCE. JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous Ă©crit » / Lettres du compositeur au Figaro – JACQUES OFFENBACH 2019 (Editions Actes Sud Beaux Arts)

LIVRES, Ă©vĂ©nement, ANNONCE. JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous Ă©crit » / Lettres du compositeur au Figaro – JACQUES OFFENBACH 2019 (Editions Actes Sud Beaux Arts). En couverture, Offenbach en Pulcinella / Polichinelle violoniste, tel un OrphĂ©e lunaire, mais sur le mode caricatural, au regard de son visage aux traits exagĂ©rĂ©s, celui du juif au nez tombant jusqu’au menton, aux lunettes dĂ©sormais emblĂ©matiques


JACQUES OFFENBACH, compositeur médiatique

offenbach-jacques-nous-ecrit-actes-sud-lettres-au-figaro-critique-livre-compte-rendu-livre-book-review-classiquenews-9782330117276Ainsi Offenbach fĂȘtĂ© en 2019 pour le bicentenaire de sa naissance (1819), paraĂźt comme toujours : incontournable sur la scĂšne du divertissement lyrique, mais conspuĂ©, dĂ©naturĂ©, parodié  Les lettres rĂ©unies ici, annotĂ©es, commentĂ©es, analysĂ©es dĂ©montrent l’intelligence d’un auteur des boulevards qui avait dĂ©jĂ  tout compris de la sociĂ©tĂ© mĂ©diatique qui est la nĂŽtre au XXIĂš : une conscience affĂ»tĂ©e, celle d’un communicant trĂšs pertinent. De 1854 jusqu’à sa mort, Jacques Offenbach adresse au Figaro pour publication des dizaines de lettres : arguments publicitaires, dĂ©fenses aux attaques qui lui sont faites, informations amusantes et piquantes propres Ă  un esprit impertinent et fantaisiste : un artiste dĂ©lirant qui manie aussi Ă  mots couverts la critique espiĂšgle et l’irrĂ©vĂ©rence contre toutes les formes de pouvoir. Lecteur et commentateur inspirĂ©, Jean-Claude Yon, initiateur de cette collection Ă©pistolaire de premiĂšre qualitĂ©, nous mĂšne au cƓur de la pensĂ©e mĂ©diatique de l’auteur de La Belle HĂ©lĂšne, de La PĂ©richole, des Comtes d’Hoffmann. Livre Ă©vĂ©nement, grande critique Ă  venir dans le MAG CD DVD LIVRES de CLASSIQUENEWS.COM

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LIVRES, Ă©vĂ©nement, ANNONCE. JEAN-CLAUDE YON : «  M. Offenbach nous Ă©crit » / Lettres du compositeur au Figaro. Editions Actes Sud Beaux-Arts / Palazzetto Bru Zane – Parution : janvier, 2019 / 11,0 x 17,6 / 480 pages – ISBN 978-2-330-11727-6 – Prix indicatif : 13€
https://www.actes-sud.fr/catalogue/musique/m-offenbach-nous-ecrit

 

 

MAM’ZELLE NITOUCHE : l’opĂ©rette selon HervĂ© (1883)

herve par lui meme actes sud livres critique classiquenews operette offenbach herve ISBN 978 2 330 05650 6TOURS, OpĂ©ra. 27 – 31 dĂ©cembre 2018. Mam’zelle Nitouche. Le vaudeville d’HervĂ© marque l’essor voire l’ñge d’or de l’opĂ©rette française florissante sur les grands boulevards parisiens dans les annĂ©es 1880, annĂ©es marquĂ©es aussi par la wagnĂ©risme en Europe. Offenbach a triomphĂ© dans les annĂ©es 1860. De sa vĂ©ritable identitĂ©, Florimond Ronger, HervĂ© (1825 – 1892) cumule tous les talents (organiste, chanteurs, acteurs, directeur de troupes, metteur en scĂšne, compositeur, Ă©crivain
) : ce rival d’Offenbach prend une place croissante aujourd’hui ; il livre les titres les plus dĂ©jantĂ©s dans la veine comique burlesque.
Autodidacte, l’orphelin apprend la composition aux cĂŽtĂ© d’Auber Ă  Paris; sa premiĂšre opĂ©rette, Don Quichotte est une pochade parodique et comique, assez dĂ©jantĂ©e, crĂ©Ă© en 
 1847. Il n’a que 22 ans. Puis, dans les annĂ©es 1850, il prĂ©sente ses propres opĂ©rettes et celles d’Offenbach. Aux « DĂ©lassements-Comiques », nouvelle salle dont il est directeur musical, HervĂ© propose Le Hussard persĂ©cutĂ© qui frappe les esprits
 il devient alors un auteur rĂ©putĂ©. Suivent Les Chevaliers de la table ronde (Bouffes-Parisiens), puis Le petit Faust (1869, aux Folies-Dramatiques), applaudis surtout en Angleterre. Vite dĂ©modĂ© Ă  Paris, HervĂ© joue et chante dans OrphĂ©e aux enfers d’Offenbach en 1878 : il est Jupiter.
Mais il n’a pas dit son dernier mot. Aux VariĂ©tĂ©s, HervĂ© refait carriĂšre grĂące Ă  ses vaudevilles-opĂ©rettes Ă©crites pour sa muse Anna JUDIC : ainsi Lili (1882) et Mam’zelle Nitouche de 1883. Le sujet s’inspire de ses dĂ©buts Ă  Paris quand il Ă©tait organiste (Ă  Saint-Eustache) et compositeur la nuit
. CrĂ©Ă©e aux VariĂ©tĂ©s le 26 janvier 1883, sur un livret de Meilhac et Millaud, elle remporte un grand succĂšs (212 reprĂ©sentations).

 

 

mam-zelle-nitouche-denise-herve-operette-critique-annonce-opera-par-classiquenewsSYNOPSIS
 CĂ©lestin, organiste au couvent des Hirondelles le jour, est Floridor, auteur d’opĂ©rettes le soir. Denise de Flavigny, fiertĂ© du couvent, travaille sous sa direction ses cantiques. Mais Denise aime plutĂŽt chanter les airs de Floridor
 trouvĂ©es dans les affaires de CĂ©lestin. A Paris, la nonne devenue Mam’zelle Nitouche assure la relĂšve dans la derniĂšre piĂšce de CĂ©lestin, puis les deux se dĂ©guisent en recrues de l’armĂ©e, avant que le fiancĂ© de Denise ne tombe amoureux (aussi) de Nitouche
 le vaudeville est riche en pĂ©ripĂ©ties, dĂ©lirant Ă  souhaits, rien que divertissant grĂące Ă  la facilitĂ© qu’a HervĂ© Ă  mĂȘler tous les genres : sacrĂ©, grivois, militaire
 HervĂ© est bien, avec Offenbach, l‘inventeur de l’opĂ©rette française. VoilĂ  une partition qui « dĂ©voile les plus grands mystĂšres,   » car « nous vous parlerons d’amour, de femmes Ă  barbes, et de vocations ; cette vocation qui fait brĂ»ler les planches, valser les couvents et vibrer les garnisons
 venez dĂ©guster nos religieuses !  ». Le ton est dit. Place au dĂ©lire thĂ©Ăątral et musical.

 

 

 

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HervĂ© : Mam’zelle Nitoucheboutonreservation
Opéra de Tours

Jeudi 27 dĂ©cembre – 20h
Vendredi 28 dĂ©cembre – 20h
Dimanche 30 dĂ©cembre – 15h
Lundi 31 dĂ©cembre 2018 – 19h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/mam-zelle-nitouche

 

 

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mam-zelle-nitouche-denise-herve-operette-critique-annonce-opera-par-classiquenewsMam’zelle Nitouche de HervĂ© – Vaudeville – OpĂ©rette en 3 actes et 4 tableaux
Créé le 26 janvier 1883 au Théùtre des Variétés
Livret d’Henri Meilhac et Arthur Millaud

Denise de Flavigny / Mam’zelle Nitouche : Lara Neumann
CĂ©lestin / Floridor : Damien Bigourdan / Matthieu LĂ©croart
La Supérieure / Corinne : Miss Knife (Olivier Py)
Loriot : Olivier Py
Le Vicomte Ferdinand de Champlùtreux : Flannan Obé
Le Major, comte de ChĂąteau-Gibus : Eddie Chignara
La TouriĂšre / Sylvia : Sandrine Sutter
Le Directeur de théùtre : Antoine Philippot
Lydie : Clémentine Bourgoin
Gimblette : Ivanka Moizan
Gustave, officier : Pierre Lebon
Robert, officier : David Ghilardi
Le Régisseur de scÚne : Piero (alias Pierre-André Weitz)

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

Direction musicale : Christophe Grapperon
Mise en scÚne, décors et costumes : Pierre-André Weitz

 

 

 

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PARIS, MusĂ©e d’Orsay… Dinez avec Jacques (Offenbach)

offenbach jacques portrait musee orsayPARIS, MusĂ©e d’Orsay. Un dĂźner avec Jacques (Offenbach). 29 septembre puis 6, 8 et 9 octobre 2016. PrĂ©rentrĂ©e OpĂ©ra Comique Ă  Orsay sur le thĂšme du Second Empire. L’OpĂ©ra Comique (en travaux) et le MusĂ©e d’Orsay prĂ©sentent de concert, une nouvelle production autour de l’exposition « Spectaculaire Second Empire. 1852 -1870 » (du 27 septembre 2016 au 16 janvier 2017). Car ils ont en commun leur pĂ©riode de conception (en pleine esthĂ©tique Ă©clectique fin XIXĂš) illustrant une combinaison heureuse entre architecture industrielle et essor des arts dĂ©coratifs. Cet Ă©clectisme, Ă©crin des « nĂ©o » (nĂ©o gothique pour le sacrĂ©, nĂ©oclassique pour les administrations, nĂ©obaroque cĂŽtĂ© meuble
 ) rĂšgne sans partage au sein de l’exposition prĂ©sentĂ© dans l’ancienne Gare d’Orsay, et aussi Ă  travers un spectacle rĂ©solument pluriel, propre Ă  l’art officiel dĂ©fendu par NapolĂ©on III. Au programme, des oeuvres du Mozart des boulevards, dont le dĂ©lire mordant, la fantaisie faussement insouciante (en cela frĂšre jumeau de Johann Strauss Ă  Vienne) : Jacques Offenbach. Son opĂ©ra Fantasio est abordĂ© Ă  Orsay (avant d’ouvrir la prochaine nouvelle saison de l’OpĂ©ra Comique en 2017)

ingres-madame-moitessier-582-390-second-empire-exposition-orsay-presentation-annonce-resume-review-critique-classiquenewsIntrigue du spectacle au MusĂ©e d’Orsay : « Un dĂźner avec Jacques », opĂ©ra bouffe d’aprĂšs Jacques Offenbach  :  au cours d’un souper dans un salon de la haute sociĂ©tĂ© du Second Empire, le jeu des apparences s’exacerbe puis les masques tombent grĂące aux dĂ©lices du repas servi (influence / inspiration d’un Festin de Babette ?) – mĂ©tamorphose Ă  l’Ɠuvre, oĂč le paraĂźtre s’efface Ă  la faveur des chants dĂ©liĂ©s, qui osent exprimer leurs fantasmes les plus dĂ©lirants, excitĂ©s par la verve musicals du dieu Offenbach, maĂźtre Bacchus des jeux et plaisirs de la bonne sociĂ©tĂ© d’empire


Extraits des opĂ©rettes : GeneviĂšve de Brabant, Madame l’Archiduc, La Rose de Saint-Flour, La Princesse de TrĂ©bizonde, 
 Julien Leroy dirige le collectif de nouveaux instrumentistes Ă  tempĂ©raments, Les FrivolitĂ©s Parisiennes dans une mise en scĂšne de Gilles Rico. Programme repris au ThĂ©Ăątre de Bastia le 7 janvier 2017, au ThĂ©Ăątre ImpĂ©rial de CompiĂšgne, le 20 janvier suivant, dans le cadre des Folies Favart.

PARIS, MusĂ©e d’Orsay. Un dĂźner avec Jacques (Offenbach). Auditorium du MusĂ©e d’Orsay, les 29 septembre puis 6, 8 octobre 2016  Ă  20h et le 9/10 Ă  16h.

Renseignements, rĂ©servations : MusĂ©e d’Orsay ; tĂ©l.: 01 53 63 04 63 ou www.musee-orsay.fr/fr/info/contact/demande-concernant-lauditorium.html

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Fantasio de Jacques Offenbach (1872)

offenbach jacques les contes d hoffmann opera fantastique Jacques Offenbach 01 1875 - by Felix NadarRadio. Offenbach : Fantasio. France Musique, samedi 26 septembre 2015, 19h30. OpĂ©ra enregistrĂ© Ă  Montpellier en juillet 2015. A chaque tentative d’Offenbach pour se sortir du Burlesque (encore bien vivace au XXĂš, et poursuivant son sillon tels Le Roi Pausole d’Honegger ou Les Mamelles de TirĂ©sias de Poulenc), Ă  croire qu’il s’agit d’une spĂ©cificitĂ© française, le public le ramĂšne Ă  ses premiĂšres amours dĂ©lirantes et tendres. Ainsi, Fantasio crĂ©Ă© en 1872, aprĂšs Robinson CrusoĂ© (1867) et Vert-vert (1869). Celui qui a triomphĂ© en suscitant l’approbation des autoritĂ©s du Second-Empire Ă  partir du succĂšs de sa Belle HĂ©lĂšne (1864), sait se renouveler. MĂȘme en version de concert, ce Fantasio rĂ©crĂ©Ă© cet Ă©tĂ© Ă  Montpellier satisfait les seules oreilles tant l’Ă©coute sans dĂ©ploiement visuel, rĂ©vĂšle une musique raffinĂ©e, Ă©lĂ©gante et profonde. En orchestrateur gĂ©nial et en dramaturge avisĂ©, Offenbach dĂ©ploie un sens rare de l’efficacitĂ© et de la pure poĂ©sie thĂ©Ăątrale. Fantasio annonce dĂ©jĂ  les grands chefs d’oeuvres dont Ă©videmment Les Contes d’Hoffmann : dĂšs l’ouverture de Fantasio, on repĂšre dĂ©jĂ  la motif de la mĂšre d’Antonia, mais aussi l’air de la Muse/Niklauss. Offenbach s’inspire trĂšs librement du drame originel de Musset (Ă©crit dĂšs 1834 mais publiĂ© en 1866 soit aprĂšs la mort de l’auteur) : en fait l’adaptation de la piĂšce en opĂ©ra est rĂ©alisĂ© pour Offenbach par Paul de Musset le propre frĂšre d’Alfred. C’est la future Carmen de Bizet (1875), la mezzo CĂ©lestine Galli-MariĂ© (Vendredi dans Robinson CrusoĂ©) qui crĂ©a en 1871, le rĂŽle-titre de Fantasio. Et dĂ©jĂ , avant Hoffmann, le Fantasio de Jacques, colore diffĂ©remment le cynisme dĂ©goĂ»tĂ© du hĂ©ros de Musset dont le hĂ©ros amer et dĂ©sabusĂ© rĂȘve de quelque grande action qui le tire de sa langueur dĂ©pressive : sur la scĂšne lyrique, il a du spleen lunaire dans l’Ăąme, comme l’atteste la couleur irrĂ©sistible de sa trĂšs fine Ballade Ă  la lune… les atouts de cette production montpeliĂ©raine sont Marianne Crebassa dans le rĂŽle-titre, Jean-SĂ©bastien Bou (Prince de Mantoue), puis l’Elsbeth d’Ommo Bello, Michel Partyka (Sparck), Mary Lenormand (Flammel) sans omettre un vaillant trio de tĂ©nors sĂ©ducteurs : LoĂŻc Felix, RĂ©my Mathieu et Enguerrand de Hys ! Plateau de jeunes voix françaises sous la direction de Friedmann Layer.

logo_france_musique_DETOUREOffenbach : Fantasio. France Musique, samedi 26 septembre 2015, 19h30. Opéra enregistré à Montpellier en juillet 2015.
LIRE aussi le compte rendu critique de Fantasio d’Offenbach, recrĂ©ation prĂ©sentĂ© Ă  Montpellier en juillet 2015.

Jacques Offenbach
Fantasio (1872 – version de Paris originale reconstituĂ©e)
Fantasio – Marianne Crebassa
Le Prince de Mantoue – Jean-SĂ©bastien Bou
Elsbeth – Omo Bello
Sparck – Michal Partyka
Le Roi de Baviùre – Renaud Delaigue
Marioni – LoĂŻc FĂ©lix
Flamel – Marie Lenormand
Facio – Enguerrand de Hys
Max – RĂ©my Mathieu
Hartmann – Jean-Gabriel Saint-Martin
Un PĂ©nitent – Gundars Dzilums
Un Monsieur qui passe – HervĂ© Martin

RĂ©citante – Julie Depardieu

Orchestre National Montpellier-Languedoc-Roussillon
Choeur de l’OpĂ©ra National Montpellier – Languedoc – Roussillon
Choeur de la Radio Lettone. Friedemann Layer, direction musicale.