Nouvelle production du Roi Carotte à Lyon

Lyon roi carotte offenabch opera presentation annonce classiquenews opera-spectacles-800x450-v210Lyon, Opéra. Offenbach: Le Roi Carotte, du 12 décembre 2015 au 1er janvier 2016. Féerie mozartienne. A la source du Roi Carotte, Offenbach s’inspire du conte fantastique d’Hoffmann, Klein Zaches, genannt Zinnober (Petit Zaches, surnommé Cinabre), héros hideux transformé par une fée en beau jeune homme… le compositeur reprendra d’ailleurs dans ses Contes d’Hoffmann la fameuse chanson de Kleinzach au début de l’ouvrage…

offenbachAprès le traumatisme de la guerre de 1970, déchirure profonde pour l’identité française, vaincue avec les conséquences à venir que l’on sait, Offenbach répond au besoin d’insouciance et de plaisir dont les spectateurs expriment le besoin. La magie, le mélange des genres, la féerie comme l’ivresse amoureuse, l’élan juvénile comme la gravité tragique. Dans cette tendance, le théâtre en France renoue avec une richesse formelle qui permet de nouvelles expériences poétiques.  Offenbach et Victorien Sardou (librettiste de Tosca et de Madame Sans Gêne) élaborent ainsi Le Roi Carotte dont l’invention fantasque et loufoque mais si onirique suscite immédiatement un triomphe dès sa création en janvier 1872.  L’acte II et sa reconstitution de la Pompéi antique et romaine flamboyante, l’île des Singes, la fourmilière, le potager magique, le char de la reine des abeilles,… sont autant d’épisodes hauts en couleurs et en péripéties, au cours desquels le jeune roi en devenir Fridolin apprend son métier et surtout reconnaît qui le soutient par loyauté, Ribon-Luron son bon génie et la belle princesse d’abord minimisée : Rosée du soir…

Paris, Londres, New York et Vienne assurent à l’ouvrage une reconnaissance européenne et mondiale. Mais ce délire visuel et scénographie impose des coûts pharaoniques qui emportent finalement le spectacle : malgré son triomphe, la production est retirée de l’affiche mais après une carrière très honorable qui en fait l’un des grands succès du boulevard.

résumé de l’action 

Saga à la star wars avant l’heure… Le Roi Carotte associe féerie et délire narratif, à la façon de Jules Verne ou d’Alexandre Dumas. Offenbach aime à varier les épisodes, les climats, les situations : toujours il s’agit de la lutte pour le pouvoir, celle qui oppose principalement la sorcière Coloquinte contre le jeune prince Fridolin. Chacun soutient les affrontés selon ses intérêts (masqués) : Cunéguonde sert les intérêts de la magicienne quand le génie Robin-Luron puis le mage Quiribibi soutiennent plutôt Fridolin. A travers les péripétie et obstacles en tous genres, surgit des figures complices ou fantasques : la princesse Rosée du soir (véritable amie pour Fridolin) ou ce Roi Carotte, né de l’enchantement créé par Coloquinte : roi de représentation qui fait les frais de la guerre qui se joue… Au coeur de cette féerie unique dan sl’histoire de la scène lyrique française, le tableau de Pompei (avant l’irruption du Vésuve !) à l’acte II.

Le Roi Carotte de Jacques Offenbach à l’Opéra de Lyon
Opéra-bouffe-féerie en 3 actes, 1872
Livret de Victorien Sardou d’après un conte d’Hoffmann
En français – nouvelle production

9 représentationsboutonreservation
Les 12, 14, 16, 18, 21, 23, 27, 29 décembre 2015 et 1er janvier 2016
3h30mn

Victor Aviat, direction
Laurent Pelly, mise en scène
Yann Beuron, Fridolin XXIV
Jean-Sébastien Bou, Piepertrunk
Felicity Lott, la sorcière Coloquinte

APPROFONDIR : Dossier spécial Le Roi Carotte de Jacques Offenbach

offenbach-jacques-la-belel-helene-classiquenews-2015DOSSIER. Le Roi Carotte, opéra féerique de Jacques Offenbach. En intitulant son ouvrage féerique et fantastique appelé à un immense succès en partie grâce à sa diversité formelle flamboyante (et coûteuse) : Le Roi Carotte, Offenbach souligne l’œuvre de la magie, celle de la sorcière, ennemi juré du héros Fridolin. Ce Roi légume a bien de l’aplomb : il incarne même la figure du despote le plus haïssable : le portrait satirique de tous les tyrans terrestres ? … L’ouvrage créé au théâtre de la Gaîté le 15 janvier 1872 sous son titre d’opéra bouffe féerie ou d’opérette féerie est bien emblématique de l’engouement par le public parisien pour le rêve et le loufoque délirant, et dans le parcours d’Offenbach, de sa verve géniale dans le mélange des genres. Totalisant malgré le coût de sa production (6h de spectacle quand même), près de 195 représentations, c’est un triomphe du boulevard. Pour sa première coopération avec Offenbach, Sardou tenait absolument à représenter (en deux tableaux : les ruines actuelles / la cité antique florissante) la Pompéi fastueuse d’avant l’irruption du Vésuve. C’était sacrifier au goût spécifique des reconstitutions et du spectaculaire. LIRE le dossier complet  Le Roi Carotte.

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