vendredi, décembre 9, 2022

Mahler, Symphonies n°3 et n°5. Abbado/JanssonsFrance Musique, les 20 et 27 août 2007 à 20h

A ne pas rater

Gustav Mahler

Festival de Lucerne 2007

Symphonie n°3

Lundi 20 août 2007 à 20h
Anna Larsson, mezzo-soprano. Arnold Schönberg Chor, Ensemble Tölz boy Choir,
Orchestre du Festival de Lucerne
Claudio Abbado, direction

Symphonie n°5

Lundi 27 août 2007 à 20h
Orchestre Philharmonique de la Radio bavaroise
Mariss Jansons, direction

Deux concerts Mahler en provenance du Festival de Lucerne 2007: cela ne se manque pas! Sous aucun prétexte, d’autant que deux chefs mahlériens tiennent la baguette et nous promettent deux moments d’exception, surtout lorsque l’on sait l’affinité avec Mahler et la valeur des instrumentistes qui composent l’Orchestre du Festival.
Le concert Mahler/Abbado est diffusé sur Arte, en direct de Lucerne, le 19 août 2007.

La Symphonie n°3 initialement conçue en sept parties (!), est composée à l’été 1895 puis 1896, à Steinbach-am-Attersee (Autriche) où Mahler avait coutume de se ressourcer, pendant les mois le splus chauds de l’année. La première intégrale en sera donnée sous la direction de l’auteur, en 1902 à Krefeld. Le premier mouvement est une oeuvre indépendante, dont le souffle se démarque dès le début. Les deuxième et troisième parties occupent la fonction de scherzo. Les quatrième et cinquième font intervenir la voix soliste puis les choeurs (sur le texte du Zarathoustra de Nietzsche, contralto solo et orchestre pour la quatrième; pour contralto et choeur d’enfant et de femmes sur un texte des Knaben Wunderhorn, pour le cinquième). Le sixième et dernier mouvement est un ample adagio. Au départ, Mahler donne des titres qui seront supprimés. Pourtant ils donnent une excellente indication sur l’inspiration et le développement dramatique sous-jacent: Eveil de Pan, cortège de Bacchus, ce que me content les fleurs des champs, ce que me content les animaux de la forêt, ce que me conte l’homme (nocturne),ce que me content les cloches du matin (les anges), ce que me content l’amour (Dieu)… Symphonie panthéiste, symphonie autobiographique, symphonie spirituelle, le troisième massif symphonique mahlérien s’édifie comme une cosmogonie personnelle, d’une totale liberté formelle. Mahler déclare à Bruno Walter qui le visite à Attersee, à l’été 1896: « inutile de regarder le paysage, il a passé tout entier dans ma symphonie ».

La Symphonie n°5 est écrite aux étés 1901 et 1902, puis créée sous la direction de l’auteur à Cologne, le 18 octobre 1904. Jusqu’en 1909, Mahler révise l’orchestration de la partition. La Cinquième inaugure le triptyque des années médianes, celles où le symphoniste compense l’absence des voix par une écriture polyphonique exceptionnellement fouillée. Si elles ne comportent pas de programmes clairement désignés, chacune des trois symphonies, Cinquième, Sixième, Septième, sont les plus libres et les plus autobiographiques. Mahler y précise toujours en particulier dans la Cinquième, le passage des ténèbres vers la lumière, de la marche funèbre introductive, en mineur, au rondo conclusif triomphal … en majeur. Comme dans la Deuxième et la Quatrième, Mahler a recours à la tonalité évolutive, différente au début et à la fin d’un même mouvement. En trois parties, l’oeuvre doit sa célébrité moderne à son utilisation par Visconti pour le film Mort à Venise, du quatrième movement, adagietto, qui reprend et développe le lied « Ich bin der Welt abahnden gekommen » (J’ai pris congé du monde), écrit en 1901.

Illustrations

Gustav Mahler (DR)
Arnold Böcklin, Pan (DR)

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