Jean-Yves Ossonce dirige la 7ème Symphonie de Dvorak

ossonce jean yves osrct symphonique toursTours, Grand Théâtre. Dvorak : Symphonie n°7. J.-Y. Ossonce, les 24,25 janvier 2015. Suite de la saison symphonique de l’Opéra de Tours sous la baguette du chef et directeur des lieux : Jean-Yves Ossonce. Puissante, brucknérienne par ses cuivres impressionnants entre autres, mais aussi (surtout) Brahmsienne et wagnérienne soit d’un germanisme assumé, la “grande Symphonie” en ré mineur opus 70,  est créée à Londres sous la direction de Dvorak en avril 1885. Membre d’honneur de la Royal Philharmonic Society de Londres, Dvorak devait ainsi honorer une commande passée par l’institution musicale londonienne : par ses couleurs tendres (bois) et sa palpitation atmosphérique, convoquant les grandes frissons de la nature, qui plonge aussi dans une introspection plus personnelle (cors combinés souvent aux cordes), Dvorak entend égaler son ami Brahms dont la 3ème Symphonie venait alors d’être créée. Dvorak très inspiré ajoute aussi des références wagnériennes manifestes dans le second mouvement d’une tendresse voluptueuse et même amoureuse (Poco Adagio).

 

 

 

 

Maturité du Dvorak londonien

Egaler Brahms, assimiler Bruckner et Wagner…

 

dvorak antoninAu germanisme brahmso-wagnérien du 2ème mouvement, Dvorak impose dans le 3ème mouvement, un rythme et une mélodie envoûtante (combinaison basson / cordes) résolument tchèques (annonciatrice d’ailleurs de sa sublime 8ème, noble et intérieure à la fois) ; c’est un Scherzo-vivace que beaucoup de chefs s’obstinent à aborder sans le caractère rythmique nonchalant mais caractérisé voulu par l’auteur. Le dernier mouvement (Allegro) aussi majestueux et impétueux que le premier (Allegro maestoso) fait rugir l’intensité rhapsodique, de caractère tzigane de l’écriture : c’est un nouvel épisode qui frappe par la précision de son orchestration et surtout le souffle de son écriture ; il réclame un orchestre étoffé mais d’une transparence colorée et finement caractérisée : le germanisme brahmsien et wagnérien comme la sensibilité tchèque des mélodies, et cette vitalité rythmique propre à Dvorak doivent ici trouver un juste équilibre. Maître de la grande forme, Dvorak conclue le cycle dans un tierce picarde, emblème d’un optimisme souverain et majestueux (noblesse des cors de la fin).

 

 

 

Programme de l’Orchestre Symphonique Région Centre Tours

La 7ème Symphonie de Dvorak est couplée avec le Concerto en sol majeur pour piano de Maurice Ravel (Vanessa Wagner, piano) et La Fête polonaise extraite du Roi malgré lui de Chabrier. Les 24 janvier à 20h et 25 janvier 2015 à 16h.

Réserver votre place sur le site de l’Opéra de Tours.

 

 

 

 

 

 

 

Prochains grands rvs de la saison symphonique à l’Opéra de Tours :

 

Jeux d’enfants opus 22 de Georges Bizet puis Symphonie concertante pour violoncelle (Xavier Phillips, violoncelle) et extraits de Roméo et Juliette de Prokofiev, les 21 et 22 mars 2015.

 

Concet n°1 pour violon de Prokofiev (Alexandra Soumm, violon) et Symphonie n°2 de Robert Schumann (Ariane Matiakh, direction), les 18 et 19 avril 2015

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