Grand dossier Richard Wagner 2013Bicentenaire Richard Wagner 1813-2013

Grand dossier Wagner 2013
Bicentenaire Richard Wagner 2013

Né en 1813 (le 22 mai à Leipzig), décédé à Venise, le 13 février 1883, Wagner est à l’honneur en 2013: il s’agit de fêter et le bicentenaire de sa naissance et les 130 ans de sa mort.
Particulièrement critiquée et discutée, son œuvre lyrique modifie en profondeur l’opéra, et dans sa conception dramatique et musicale, et dans les modalités de sa représentation: jusqu’au concept d’orchestre placé sous la scène, comme à Bayreuth. Inventeur du spectacle total en particulier dans le cycle de l’Anneau du Nibelung, soit 4 opéras d’une durée globale de plus de 15 heures, Wagner réinvente le théâtre lyrique à la fin du XIXème siècle. Jamais l’orchestre n’a été si essentiel ni le chant, en véritable fusion avec le tapis instrumental. Plus que jamais chez Wagner, prime l’accomplissement du drame qui inféode chant et développement instrumental. C’est aussi un spectacle non plus décoratif, virtuose et divertissant mais conçu comme une initiation spirituelle adressé au plus nombre. Wagner a donc interrogé comme personne avant lui le langage, les moyens scéniques mais aussi la finalité de l’opéra.

L’homme se présente à nous avec ses contradictions et ses engagements discutables vite récupérés par les nazis qui en font leur emblème artistique (parmi d’autres compositeurs germaniques): icône de l’artiste maudit incompris par la société, il fut un hédoniste soucieux de son confort petit bourgeois; les lectures du Ring et des Maîtres Chanteurs ont tissé l’étoffe d’un créateur pangermaniste, annonciateur par son antisémitisme avéré, des pires idéologies barbares après lui… C’est enfin un séducteur à la vie sentimentale chaotique, finalement assagie à partir de sa rencontre avec la fille de Liszt, Cosima (alors mariée avec le chef Hans von Bulow, lui-même wagnérien fervent).

Mais l’artiste et le créateur sont indiscutables. Avant la réussite sur le plan esthétique de La Tétralogie, le choc de Tristan und Isolde (Munich, 1865) reste un jalon décisif dans l’histoire de l’opéra : écriture chromatique irrésolue (le fameux accord de Tristan), orchestre omniprésent, expression directe du jaillissement de la psyché où mort et amour se confondent… plus aucun compositeur d’envergure n’écrira de la même façon après Tristan. Et tous les génies ou grands créateurs après Wagner, paieront directement ou indirectement leur dette à Richard.
S’il n’a pas de disciples manifestement déclarés ou reconnus par le maître, son œuvre influence tous les créateurs à partir des années 1860… dont en France, une fièvre collective qui recueille avec discernement et originalité son apport grâce au fédérateur César Franck puis D’Indy, Chausson, Vierne et jusqu’au Debussy des intermèdes de Pelléas et Mélisande, sans omettre les moins connus dont Victorin Joncières, l’un de ses plus militants défenseurs dans l’Hexagone.

Aujourd’hui il est temps de repréciser voire nuancer certaines facettes de l’oeuvre et de la vie de Richard Wagner… A commencer par l’identification des grands thèmes de son théâtre lyrique, peu à peu précisé au fur et à mesure de ses ouvrages: de Rienzi, Le Vaisseau fantôme, Tannhäuser, Lohengrin jusqu’à Tristan, Der Ring et Parsifal, son ultime opéra : le statut de l’artiste, l’accomplissement irrésolu du désir, l’impossibilité de l’amour, mais surtout la compassion salvatrice et l’appel à une nouvelle fraternité, sujets bien peu mis en avant, pourtant moteurs dans La Tétralogie et particulièrement dans Parsifal… En vérité, il est temps de revenir à un Wagner expurgé des approches qui l’ont dénaturé: Wagner est bien le plus grand créateur lyrique de tous les temps et même le chantre de l’amour… aux côtés de l’acte II de Tristan, immersion dans l’extase amoureuse, le duo Sieglinde et Siegmund dans La Walkyrie (Première journée du Ring), comme dans Parsifal, l’évolution du personnage clé de Kundry, restent à nos yeux, l’invention poétique la plus bouleversante de Wagner.

Tout au long de l’année du centenaire Wagner 2013, Classiquenews dresse un bilan de l’oeuvre wagnérienne (opéras majeurs, dates biographiques décisives, évolution et accomplissements, contradictions de l’oeuvre, fils spirituels et détracteurs…), tout en récapitulant les grands événements lyriques à ne pas manquer en 2013…
C’est aussi plusieurs offres de voyages et évasions musicales qui vous permettront de vivre cette année Wagner d’une manière inédite.

sommaire de notre dossier Wagner 2013
1. Les premières années: Les Fées, Rienzi… (1828-1842)

Avant de composer ses premiers opéras, Wagner est un jeune chef qui
dirige de nombreux opéras dont il apprend le métier, l’écriture, les
enjeux… vocaux comme dramatiques. Dès 15 ans à Leipzig (1828), le
jeune compositeur apprend l’écriture musicale auprès de Theodor Weinlig,
alors cantor à Saint-Thomas. Une première Symphonie en ut (1831)
démontre un tempérament très tôt maîtrisé: bavard, emporté, entier et
toujours épique.

2. Les années 1840 à Dresde: Rienzi, Le Vaisseau Fantôme, Tannhäuser et Lohengrin (1843-1848)

En 1842, Rienzi avait marqué une première synthèse
indiscutable. Mais même s’il reste meyerbeerien, autant que
beethovénien, Wagner change ensuite sa manière et la couleur de son
inspiration avec Le Vaisseau fantôme: il quitte l’histoire et ses
références naturellement pompeuses pour la légende: Tannhäuser et
surtout Lohengrin confirment cette direction poétique.

3. De Munich à Bayreuth: l’accomplissement lyrique
Tristan und Isolde, Le Ring, Les Maîtres chanteurs… (1857-1883)

A partir de 1857, Wagner met de côté la composition du Ring pour se consacrer totalement à Tristan und Isolde,
composé de 1857 à 1859: il est alors l’hôte de ses protecteurs Otto et
Mathilde Wesendonck… laquelle est alors le sujet d’une passion ardente, frustrante, insatisfaite et finalement impossible.

De 1864 à 1883, le soutien du jeune Roi de Bavière Louis II illumine les 19 dernières années de Richard Wagner. Un
cas unique dans l’histoire des arts en Europe: en dépit des aléas et contradictions de leur relation et correspondance, la compréhension intime
et profonde que Louis a des opéras de Wagner et son aide financière à la
réalisation du grand œuvre wagnérien restent l’exemple le plus
exceptionnel d’une relation bénéfique entre un mécène et son génial
favori…
Par Carl Fisher

les voyages et séjours musicaux de classiquenews.com
envie d’évasion ? envie d’opéra ?

organisez dès à présent

votre voyage Wagner 2013…

Découvrez et organiser vos voyages Wagner 2013 avec notre partenaire Avenue des Voyages: Consultez les offres musique
et opéra (mais aussi les séjours musicaux en Europe et dans le monde … Voir toutes les offres évasion et opéra

calendrier Wagner 2013
les 4 productions et événements à ne pas manquer en 2013
2 Ring à Paris puis Dijon, Tannhäuser à l’Opéra du Rhin,…

Paris, Opéra Bastille
Le Ring 2013 par Philippe Jordan (direction) et Günter Krämer (mise en scène): reprise contestée et pourtant pour nous attendue, la production du Ring à Bastille reste l’une des réalisations de l’ère Joel, parmi les plus réussies, en particulier pour L’Or du Rhin puis La Walkyrie.
L’Or du Rhin, à partir 29 janvier 2013
Le festival Wagner: Der Ring 2013, l’intégralité de la Tétralogie en continu (ou presque): les 18, 19 puis 23 et 26 juin 2013

Monte Carlo, Opéra
récital lyrique Wagner
Auditorium Rainier III
les 8 et 10 février 2013
Jonas Alber, direction
Acte I de La Walkyrie
Acte II de Tristan und Isolde
Robert Dean Smith, Ann Petersen


Opéra du Rhin
Mulhouse et Strasbourg

Tannhäuser
Du 24 mars au 8 avril 2013

Constantin Trinks, direction
Keith Warner, mise en scène
Scott MacAllister (Tannhäuser)



coup de coeur classiquenews
Dijon, Opéra
Le Ring 2013 par l’excellent Daniel Kawka, Der Ring des Nibelungen… Du 5 au 13 octobre 2012. On le savait wagnérien convaincu; son Tristan und Isolde (Olivier Py, mise en scène, juin 2009) présenté sur la scène du Théâtre Dijonais avait été salué par la rédaction de classiquenews: aucun doute Daniel Kawka qui est aussi fondateur et chef principal de l’Ensemble Orchestral Contemporain reste le champion de cette année Wagner à venir en France: ne manquez pas chaque volet de sa Tétralogie: une réalisation d’ores et déjà passionnante voire historique si le plateau vocal est à la hauteur de l’exigence du maestro. Quoiqu’il en soit le geste du chef saura ciseler ce symphonisme ardent et chambriste dont il est l’un des rares à posséder la secrète alliance… Du 5 au 13 octobre 2013. Visiter le site de l’Opéra de Dijon.

livres
Les publications récentes dédiées à Wagner à lire de toute urgence

Christophe Fiat: Cosima, femme électrique. Aux couleurs d’une couverture acidulée, le texte éclaire le destin d’une
femme ” électrique “, comète atypique au siècle du romantisme et du
puritanisme triomphants.
L’auteur en admiration pour Cosima, serre de près l’héroïne de son
drame… musical et historique. Cosima se raconte ainsi par le
truchement de la narration à la mode du je… La fille de Franz Liszt,
de Marie d’Agoult, épouse du chef d’orchestre wagnérien Hans Von Bulow
est d’abord la compagne scandaleuse de Richard Wagner (à partir de 1864 :
l’année triomphante pour le compositeur qui rencontre simultanément son
protecteur royal, tel un chevalier providentiel : Louis II de
Bavière). Puis elle s’installe, véritable suicide social avec Richard
(1868), enfin l’épouse en 1870 après avoir divorcé de Hans… Superbe
immersion dans le clan Wagner, le portrait mérite le meilleur accueil
tant au sein de l’année Wagner 2013, riche en parutions diverses, il
apporte un autre regard sur Wagner, depuis la place qu’a tenu auprès de
lui, continûment et patiemment et de façon exclusive, Cosima Wagner née
Liszt. A défaut d’être compositrice, la fille du plus grand pianiste de
tous les temps, aura partagé l’intimité de deux montres romantiques
parmi les plus essentiels de l’histoire de la musique européenne. En lire +







Coup de cœur de la Rédaction Livres de classiquenews. Nicola Montenz: Parsifal et l’Enchanteur. Louis II et Wagner. L’auteur, citant ses sources, dans un style raffiné et précis retrace
les épisodes d’une aventure humaine, spirituelle et artistique dont
l’originalité et le caractère miraculeux dépassent l’imagination. Wagner
eut bien du génie, mais il ne manqua pas non plus de chance. C’est
peut-être surtout à l’essence même de sa musique, et l’impact des forces
psychiques qu’elle produit sur ceux qui la reçoivent, que le
compositeur doit sa résurrection financière, humaine, artistique à 50
ans. Quelle est au juste la véritable relation de Louis II et de Wagner ? Le texte apporte un éclairage neuf et très documenté, sans rien cacher des aspects les plus cyniques d’une rencontre d’abord sincère puis de plus en plus corrompue par les aspirations divergentes de deux personnalités atypiques…
En lire +




Lire aussi notre entretien exclusif avec l’auteur Nicola Montenz à propos de Parsifal et l’Enchanteur





Christophe Looten : Bons baisers de Bayreuth
Lettres de Richard Wagner (Editions Fayard). Il existe peu de compositeurs qui dans leurs lettres (à peu près 12.000
s’agissant de Wagner) ait à ce point communiquer et divulguer leurs
humeurs et pensées personnelles, au point dès son vivant, de lui
inspirer à lui et à sa compagne Cosima, le souci de les récupérer coûte
que coûte auprès de leurs destinataires ou de leurs descendants. Cosima elle-même se rangea à l’idée de publier un bon nombre de
documents dès 1888, non sans maquiller et réviser les textes afin de
préserver le meilleur aspect de son défunt époux. Quoiqu’il en soit
l’édition complète de l’intégralité du corpus épistolaire de Wagner est
une entreprise toujours en cours: elle ne sera réalisée qu’en 2025… un
édifice en constant progrès que la présente publication chez Fayard
éclaire par le choix des lettres ainsi publiées et surtout annotées. Lire notre critique intégral

Lire aussi notre entretien exclusif avec Christophe Looten à propos de Bons baisers de Bayreuth (Fayard)




Le 3ème ouvrage lyrique du jeune Wagner est l’objet de toutes les analyses et regards pertinents dans ce nouveau numéro de l’Avant Scène Opéra (n°270).
L’intérêt est ici élevé car en plus des contributions sur la
partition, les enjeux esthétiques en présence, l’écriture à l’oeuvre,
les multiples sources inspirant le génie wagnérien, le texte présente
surtout une nouvelle traduction française (signée Ruth Orthmann),
particulièrement convaincante du livret intégral conçu par Wagner. Il
s’agit d’un texte complet d’après le livret original de Wagner établi
par Egon Voss.
En lire +









dictionnaire encyclopédique wagner, actes sud, cite de la<br />
musique éditionsLe dictionnaire Wagner 2012. Actes Sud crée l’événement
en publiant
ce dictionnaire encyclopédique Wagner, d’autant plus
utile au moment où
l’Opéra national de Paris propose une nouvelle intégrale du Ring (L’Or
du
Rhin
jusqu’au 28 mars 2010 puis La Walkyrie en mai
prochain, avant
Siegfried
et Le Crépuscule des dieux pour la saison
2010-2011). En lire +






Philippe Olivier: Manuel pratique à l’usage des mélomanes… (nouvelle édition 2013) “Comment s’initier sérieusement au maître quand on n’habite pas une grande ville? Comment
assimiler l’action complexe de ses opéras si l’on ne maîtrise pas la
langue allemande? Comment réaliser ce qui est devenu le rêve d’une vie:
assister au festival de Bayreuth?” Voilà trois questons simples mais
capitales pour chaque wagnérien qui sommeille ou s’épanouit en nous,
auxquelles le présent “manuel pratique” entend répondre... En lire +






L’anti-Wagner sans peine par Pierre-René Serna. Aimer Wagner, c’est d’abord ne pas être … wagnérien. Contre le vent
annoncé d’une déferlante prowagnérienne… centenaire 2013 oblige, voici
un opuscule rafraîchissant (édité en octobre 2012) dont le sujet est un procès en règle plutôt
très argumenté sur le cas Richard Wagner. Wagner surestimé, suradoré, et déjà trop célébré ? En une quarantaine
d’entrées thématiques, l’auteur développe un cycle de critiques et de
mises au point dont certaines feront tressaillir les plus mordus à la
cause wagnérienne… En lire +





















Wagner en dvd


discographie sélective
les cd et coffrets Wagner à posséder de toute urgence

Superbe boîte lyrique de 25 cd (à 50 euros !) qui vient
à poings nommés souligner de façon très originale le bicentenaire
Wagner 2013 mais aussi rappeler qu’en matière de chant wagnérien, le Met
outre-Atlantique n’a rien à envier aux théâtres européens. Loin de là :
la notice très bien documentée (plus de 120 pages) comprend une
introduction par Peter Gelb qui rétablit la place et l’activité du
Metropolitan Opera of New york sur la scène wagnérienne mondiale, selon
les témoignages ici superbement éditorialisés, soit de 1936 à 1954. Déjà
avant et pendant la seconde guerre mondiale, le théâtre réalisait
l’enregistrement audio de ces productions fétiches, devenues à raison,
légendaires … Lire notre critique intégrale du coffret Wagner at the Met. 25 cd Sony classical

Ténors wagnériens : le match, Jonas Kaufmann / Klaus Florian Vogt. En février 2013, au moment du 150ème anniversaire de la mort du compositeur, Decca et Sony publient simultanément un récital lyrique wagnérien par leur champion respectif: Jonas Kaufmann et Klaus Florian Vogt… esthétiques diverses voire opposées pour sélection parfois… identique. Et vous, quel ténor aura votre préférence ?

Coffret Wagner. Wagner : The Great operas, 36 cd Emi classics. Belle réalisation publiée dès novembre 2012 qui avant tous les autres labels et majors ouvre les
célébrations futures: avec ce coffret aux gestes divers et hautement
caractérisés, Emi réédite plusieurs joyaux wagnériens et frappe un très
grand coup avant le bicentenaire Wagner 2013 à venir. Dans ce coffret généreux et plutôt économique, au total 11 opéras dont les 4 volets (Prologue, 3 journées) de la Tétralogie. Le Rienzi
de Heinrich Hollreiser (Staatskapelle de Dresde, 1976) est une rareté à
nouveau accessible qu’éblouit la vitalité ardente de René Kollo: fier
et sincère tribun populaire bientôt laché par ses soutiens, marionnette
trop fragile d’une société qu’il avait cru restaurer et régénerer. Parmi
les autres caractères de cette version homogène: saluons aussi Theo
Adam (Paolo Orsini: la scène se passe dans l’Italie du XIVè au coeur des
intrigues entre patriciens), Siegfried Vogel (Raimondo) et Peter
Schreier (Baroncelli)… Lire notre critique intégrale du coffret Wagner, the great operas

Wagner: the operas. Sir Georg Solti (1958-1986, 36 cd Decca). Attention coffret miraculeux ! La voici enfin cette
intégrale qui reste l’un des messages
wagnériens les plus pertinents du XXème siècle. Aux chefs du XXIè de
nous éclairer et nous éblouir avec une même ardeur contagieuse ! Le
Wagner du chef hongrois déborde de vie, de fureur, de vitalité
enivrante… Orchestralement, la vision est des plus abouties;
vocalement, comme toujours, les productions sont diversement
pertinentes. Solti, bartokien, straussien, mozartien mais aussi verdien,
occupe Decca dans des coffrets non moins indispensables. Mais,
s’agissant de Wagner, l’apport est considérable. Voici en 35 cd, 10 opéras parmi les plus connus (non
pas les plus anciens , de jeunesse, encore meyerbeeriens et weberiens
tels les Fées ou Rienzi): Le Hollandais volant (Chicago, 1976),
Lohengrin (Vienne, 1985-1986), Les Maîtres Chanteurs (Vienne, 1975),
Parsifal (Vienne, 1972), L’or du Rhin (Vienne, 1958), La Walkyrie
(Vienne 1965), Siegfried (Vienne 1962), Le Crépuscule des dieux (Vienne
1964), Tannhäuser (Vienne 1970), Tristan und Isolde (1960)… Lire notre critique intégrale du coffret Wagner par Solti (Decca)

Wagner à Bayreuth (1961-1985). Superbe voyage à rebours, historique voire légendaire, que nous offre Decca
dans ce somptueux coffret de 33 cd, intitulé “Richard Wagner: The Great
Operas from the Bayreuth Festival”. En puisant dans ses archives de
Bayreuth, la firme discographique distingue quelques perles
incontournables telles les Sawallisch des années 1960 et surtout, les
Böhm, stupéfiants, des années 1970. La Tétralogie s’y impose anthologique comme Tristan und Isolde de 1966 avec le couple Windgassen, Nilsson. Réédition événement. Lire notre critique intégrale du coffret Wagner, the great operas


Wagner: Der Ring des Nibelungen (Thielemann, 2008)


Opus Arte a bien raison d’éditer dans cette boîte
événement de 14 cd, l’intégrale du Ring de Wagner, en provenance de
Bayreuth, par l’excellent, généreux et détaillé Christian Thielemann.
Certes la distribution pêche par certains rôles (Siegfried/Brünnhilde),
mais l’unité et la cohérence, le style et le dramatisme prenant de la
direction savent être continûment passionnants… Quand les solistes
faiblissent, la fosse confirme de bout en bout sa magistrale activité…


Jonas Kaufmann, ténor: Sehnsucht. Mozart, Schubert, Wagner… (Abbado, 2008)


Un nouvel heldentenor est né. Les tours de force
demeurent les Wagner: au sommet, la déchirante prière, hymne à la
nature, d’un Siegmund véritablement embrasé: héros de La Walkyrie, dont
la puissance attendrie, entre ivresse et candeur accomplit une
interprétation saisissante. Saluons la générosité naturelle d’un timbre
lumineux et tendu qui se fait caressant

Wagner: Parsifal (Gergiev,2009)


Gergiev approfondit, étire le temps, sait affirmer
un vortex temporel et musical propre qui saisit immédiatement… Les
valeurs sûres que sont côté distribution vocale René Pape (superbe
Gurnemanz) et Violetta Urmana (Kundry ardente et si magistralement
incarnée) hissent la lecture à son sommet…


Richard Wagner: the complete opera collection (43 cd Membran)


L’éditeur allemand Membran s’impose définitivement
sur le marché des coffrets de disques avec cette boîte de 43 cd,
attrayante à plus d’un titre. Avant les célébrations Wagner pour son
centenaire (2013), voici TOUS les opéras du maître, soit 13 ouvrages qui
auront marqué l’histoire lyrique et récapitulent la manière stylistique
du compositeur.

Collection “Heritage masters” (Decca)


Pour cette première moisson 2009, le cycle des
rééditions répond à la question: comment sonnait le Phiharmonique de
Vienne au début des années 1950? Réponses dans plusieurs opéras
enregistrés sous le contrôle stimulant des grandes baguettes de l’heure:
Krips, Kleiber, Solti (dont l’exceptionnel Or du Rhin wagnérien de 1958…


Wagner: Rheingold (Solti, 1958)


Ce brillant légendaire et articulé de
l’enregistrement respire la vie, le drame, le théâtre total dont rêvait
Wagner. Et même s’il manque parfois de profondeur comme de poésie:
l’engagement et la vivacité du chef nous offrent un Wagner mythique.
Merci Solti!

télé

Comments are closed.