jeudi, décembre 8, 2022

Giacomo Puccini: Turandot à Pékin, Zubin Mehta (1998) Mezzo, jusqu’au 17 janvier 2009 à 10h

A ne pas rater

Giacomo Puccini

Turandot

Mezzo

Mardi 30 décembre 2008 à 17h

Le 13 janvier 2009 à 10h30

Le 17 janvier 2009 à 10h

La princesse reçoit chez elle

En 1998, pour les 140 ans de la naissance de Puccini, toutes les équipes du Mai Musical Florentin, Maggio Musicale Fiorentino, dirigé par l’infatigable et fougueux Zubin Mehta, célèbre la beauté barbare de la Princesse chinoise, Turandot, fille du fils du ciel, l’Empereur Altoum, dans son palais historique, la Cité Interdite à Pékin. Pour investir les lieux monumentaux, et adapter l’opulence sonore de la partition italienne à la démesure du cadre, le Ministère de la Culture Chinois a sollicité le réalisateur et metteur en scène Zhang Yimou, dont l’impeccable sens de l’esthétisme accordé au souffle des tableaux collectifs, rend service à l’ouvrage laissé inachevé par l’auteur italien. Quelle bonne idée de diffuser cette production convaincante à plus d’un titre… pour les 150 ans de la naissance de Puccini en 2008. D’autant que le compositeur souffle ses 150 bougies le 22 décembre…
On s’incline face à la beauté des costumes, cette élégance du propos, ce luxe sans kitch qui convoque d’emblée l’histoire de longue mémoire des dynasties impériales chinoises.
Les splendides tambours de l’armée millénaire ouvrent la représentation, et entre chaque nouvelle scène, en accord avec la musique, Yimou glisse à l’écran plusieurs vues de la Cité Interdite, accréditant la vraisemblance de cette fresque à la fois grandiose et intime.
Ici, l’évocation nostalgique des 3 ministres Ping, Pang, Pong se déroule sur fond de pavillons glissants dans lesquels apparaissent des femmes nénuphars; la pauvre et loyal Liù se frappe mortellement avec une épingle du chignon de Turandot… comme dans les films à effets du réalisateur chinois.

La distribution n’ a rien à envier aux meilleures productions de la Scala ou des Arènes de Vérone; elle s’impose même par sa solide cohérence.
La Turandot de Giovanna Casolla tient ses aigus et reste efficace; saluons surtout, l’ardent et rayonnant Sergej Larin, au timbre léonin, viril, noble; la Liù de Barbara Frittoli qui ajoute à la tendresse du personnage, une profondeur nouvelle. Au bas du plateau, l’orchestre emmené par Zubin Mehta sait conduire sans lourdeur intempestive, les étapes progressives du drame, à chaque heure de la nuit, du coucher du soleil à l’aube renaissante: apparition spectaculaire de la princesse; la scène des 3 énigmes; l’empressement du peuple pour dévoiler le nom de Calaf, le suicide de Liù, l’infléchissement de Turandot et son éveil à l’amour. Superbe spectacle.

Turandot de Giacomo Puccini. Opéra (1998, 2h30mn) réalisé par Hugo Käch. Livret de Giuseppe Adami et Renato Simoni. Orchestre et choeur Maggio Musicale Fiorentino dirigé par Zubin Mehta. Production du Teatro Comunale di Firenze et du Maggio Musicale Fiorentino. Avec Giovanna Casolla (Turandot), Serge Larin (Calaf), Barbara Frittoli (Liù), Carlo Colombara (Timur). Décors : Gao Guangjian. Costumes : Zengli. Chorégraphie : Chen Weiya.


CD

La bande audio a été gravée par Bmg et fait partie du coffret Puccini édité en 2008 pour les 150 ans de la naissance du compositeur italien.

Illustrations: Puccini, Serge Larin (DR)

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