vendredi, décembre 9, 2022

Ensemble Orchestral Contemporain. Jonathan Haskell, direction Montrond (42). Le 22 février 2008 à 20h30. Grisey, Satie, Varèse…

A ne pas rater

Ensemble Orchestral Contemporain
Concert de musique de chambre
Jonathan Haskell, direction

Vendredi 22 février 2008 à 20h30

Montrond-les-Bains
(42), Les Foréziales

Nouveau concert chambriste et majeur de l’Ensemble Orchestral Contemporain (dirigé depuis sa création en 1992, par le chef Daniel Kawka). A Montrond, c’est le jeune maestro très engagé sur la scène contemporaine, Jonathan Heskell qui pilote cette étape remarquable du travail des interprètes, ambassadeurs des auteurs du XX ème siècle. Les oeuvres choisies tracent un parcours captivant autour de la résonance et du son, des alliages et de la pulsation naturelle, entre couleur et rythme, hors des champs classique de l’écriture traditionnelle.
Dans le volume contemporain du Centre de congrès et de rencontres culturelles des Foréziales à Montrond, l’EOC aborde 6 partitions de 4 compositeurs marquants du XX ème siècle. Roland Meillier, pianiste soliste de l’ensemble dès 1992 joue Erik Satie en révélant l’affection du compositeur pour la texture et le relief des timbres et des couleurs comme pour la transparence orchestrale. Comme Satie, Edgar Varèse, dans Octandre (pour 8 instrument) affirme sa filiation avec les maîtres de l’orchestration subtile: il y admire Debussy, son sens du scintillement intérieur, de la palette lumineuse, des teintes rares… Giacinto Scelsi partage avec Varèse, ce souci du détail et des constellations de timbres finement associés. Pranam II en témoigne. Pour 9 instruments, la partition interroge sur le mode intime et pudique, la résonance du son tout en s’inspirant du salut de l’Inde auquel le titre se réfère. Recueillement, densité, action rentrée. Plus intérieure encore, et toute aussi personnelle, la pièce de Gérard Grisey, Périodes, dont les variations, non réellement périodiques, expriment le diapason rythmique de la respiration humaine dont le mètre régulier mais pas systématique, orchestre son propre cycle.

Le programme tout en subtilité, offre au chef Jonathan Haskell (né au bord du lac Michigan, Illinois) de retrouver pour Cselsi, Grisey, Varèse, les musiciens de l’Ensemble Orchestral Contemporain. Il souligne chez Scelsi »l’absence de repères métriques, la microtonalité, les frottements étudiés », autant d’éléments qui contribuent à plonger l’auditeur « dans un univers uniquement expressif ». Grisey permet au chef de pénétrer plus avant l’espace de nouvelles sonorités, à la fois « innovatrices », « prenantes » et « méditatives ». Jonathan Haskell poursuit son exploration des sons inédits et de leurs assemblages improbables, dans Octandre de Varèse: l’écriture ne s’appuie plus sur la succession des notes mais selon l’alliance subtilement agencée des sons: or de la musique pure, ni harmonie et mélodie classique, mais bruissement céleste, souffle cosmique, vibration musicale…

Roland Meillier, piano
Pranalm II, Périodes: Jonathan Haskell
, direction


Erik Satie
: Gymnopédies I, II, III (1890). Gnossiennes I, II, III (1890). Embryons désséchés (1913)

Giacinto Scelsi: Pranam II (1973)

Gérard Grisey: Périodes (1974)

Edgar Varèse: octandre (1923)

Crédit photographique:
Gérard Grisey (DR)
Edgar Varèse (DR)

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