samedi 31 octobre 2026

OPÉRA DE MARSEILLE. Jeudi 26 nov 2026 : Dukas, Beethoven, R. Strauss… Orchestre Philharmonique de Marseille, Michele Spotti (direction)

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Nouveau concert symphonique à Marseille, plutôt généreux et varié, qui promet ainsi des « sommets musicaux ». En réalité, l’affiche est hautement recommandable ; exigeant expressivité, fluidité, couleurs chez les instrumentistes marseillais, afin d’exprimer la fougue colorée de grâce de l’éloquent Concerto pour violon de Beethoven, avec le soliste Giuseppe GIBBONI (lauréat du prix Paganini de Gênes, 2021) ; les effluves straussiennes de la Suite du Chevalier à la Rose et morceau de bravoure pour tout orchestre : le somptueux poème de Paul Dukas, grand alchimiste orchestral : L’Apprenti Sorcier…

 

 

Qui n’a jamais vu Mickey se battre avec les balais de Fantasia n’a rien vu. Grâce à Walt Disney, tout le monde connaît L’Apprenti sorcier de Paul Dukas (portrait ci-contre).
La proposition permet de mesurer comment l’orchestre sait exprimer enchanter, suggérer, imaginer… comment certains instruments sont plus aptes à rugir et fasciner, se transformant dans la magie des timbres et des accents, en tornade ou tempête ; comment d’autres sont adaptés pour ciseler et déployer motifs floraux et boisés, d’autres encore plus aquatiques ou plus aériens, plus mystérieux ou plus gazouillants… En témoigne, la parure flamboyante de L’Apprenti sorcier, poème symphonique emblématique de Paul Dukas, créé en 1897 ; une partition géniale, en forme de scherzo, qui est le sommet de l’écriture orchestrale, à la fois dramatique et narrative de l’extrême fin du XIXè. Fleuron de la Société nationale de musique, l’œuvre incarne un âge d’or de l’orchestration française à l’époque du dernier romantisme. Un jeune sorcier profite de l’absence de son maître pour jouer au grand enchanteur, quitte à se laisser dépasser par ce qu’il produit ; un balai enchanté qui déraille, se démultiplie, et le submerge littéralement…
La force poétique du sujet vient directement d’un texte du géant germanique Goethe (ballade Der Zauberlehrling) Fantasia de Walt Disney exploite la puissance expressive de la partition dans un dessin animé depuis devenu légendaire. L’Opéra de Marseille permet de revivre le vertige d’une partition irrésistible où l’orchestre raconte les tentatives vaines du petit sorcier à contrôler son enchantement et l’inondation… inéluctable qu’il provoque. La partition est un enchantement sur le plan des timbres et des couleurs de l’orchestre ; elle est écrite pour grand orchestre avec piccolo, clarinette basse, trois bassons et un contrebasson en plus des bois « ordinaires » ; les cuivres comprennent les trompettes renforcées de deux cornets à pistons.

Concert Symphonique
CONCERT DE L’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE MARSEILLE
 » SOMMETS MUSICAUX « 
PAUL DUKAS
L’Apprenti sorcier : Scherzo symphonique
LUDWIG VAN BEETHOVEN
Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 61
RICHARD STRAUSS
Le Chevalier à la rose, Suite
Direction musicale : Michele SPOTTI
Violon : Giuseppe GIBBONI

Jeudi 26 novembre 2026 – 20h
Lieu : Opéra de Marseille

RÉSERVEZ VOS PLACES directement sur le site de l’Opéra de Marseille / concerts symphoniques : https://opera-odeon.marseille.fr/programmation/concert-de-lorchestre-philharmonique-de-marseille-SOMMETS-MUSICAUX

 

 

 

Richard Strauss n’a aucun lien familial avec les rois de la valse viennoise Johann et Josef Strauss. Plus tardif, Richard est au début du XXè siècle, le plus grands symphoniste européen, l’égal dans le genre orchestral d’un Mahler, Sibelius, Debussy et Ravel… c’est dire. En lui s’incarne une équation magistrale : la subtilité et la profondeur de Mozart, la puissance et le génie théâtral de Wagner. Richard Strauss s’impose aussi au début du nouveau siècle, dans l’écriture lyrique où il réforme en profondeur l’expressionnisme musical, en particulier avec Salomé (1905) et Elektra (1903), bombes symphoniques et opératiques conçu avec son librettiste Hugo von Hofmannstahl. Mais le compositeur allemand s’inscrit dans la descendance directe de ses homonymes ; ainsi que le démontre l’étourdissante Suite n°1 de valses tirée des actes II et III de son opéra « Le Chevalier à la rose » (1911), suite purement orchestrale conçue en 1944

 

VISITEZ le site du violoniste Giuseppe Gibboni : https://giuseppe-gibboni.com/

 

 

VIDÉO


Giuseppe Gibboni – Cantabile di Paganini | Live al Seoul Arts Center

AUTRES VIDEOS de Giuseppe Gibboni :
https://www.youtube.com/channel/UCv2zMX_czsCP5pEw16NbKDg/videos

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