mardi 22 septembre 2026

CRITIQUE, concert. LYON, Salle Molière, le 26 avril 2026. MENDELSOHNN, MOZART, BEETHOVEN. Lucas Monneri (violon), La Chambre Symphonique, Loïc Emmelin (direction)

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Emmanuel Andrieu
Emmanuel Andrieu
Après des études d’histoire de l’art et d’archéologie à l’université de Montpellier, Emmanuel Andrieu a notamment dirigé la boutique Harmonia Mundi dans cette même ville. Aujourd’hui, il collabore avec différents sites internet consacrés à la musique classique, la danse et l’opéra - mais essentiellement avec ClassiqueNews.com dont il est le rédacteur en chef.
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Dimanche 26 avril, la Salle Molière de Lyon vibrait encore bien après la dernière note du Concerto pour violon de Beethoven, l’Orchestre La Chambre Symphonique, fondé et dirigé avec une énergie communicative par Loïc Emmelin, a offert une soirée d’une générosité rare. Rappelons-le : La Chambre Symphonique est né en 2017 d’un pari audacieux, celui d’un jeune chef, Loïc Emmelin, désireux de réunir des musiciens professionnels ou en voie de professionnalisation, issus des plus hautes écoles de France, de Suisse et de Belgique, mais aussi des amateurs éclairés. Le pari est aujourd’hui plus que gagné. Ce qui frappe d’emblée, c’est ce mélange unique de sérieux irréprochable et de joie de vivre contagieuse – deux qualités qui ont éclaté tout au long du programme.

 

Dès le début du concert, avec Les Hébrides de Mendelssohn, l’orchestre a su planter un décor presque cinématographique : la mer écossaise grondait, les cordes chantaient le large, et Loïc Emmelin, avec une gestique à la fois claire et passionnée, insufflait à ses musiciens un souffle romantique d’une grande maturité. On n’est plus ici dans le simple exercice de jeune orchestre : c’est déjà de la grande musique. Puis vint la Symphonie n°25 de Mozart, dite « petite symphonie en sol mineur », mais ô combien fougueuse ! L’attaque du premier mouvement, nerveuse et incisive, a immédiatement saisi la salle. La Chambre Symphonique a su rendre cette urgence préromantique sans jamais perdre la légèreté mozartienne. Les vents, très présents, ont brillé par leur justesse et leur caractère. Un vrai régal.

Mais le point d’orgue de la soirée revenait au Concerto pour violon de Beethoven, confié à un soliste éblouissant : Lucas Monerri. D’emblée, on a compris que ce jeune violoniste possède déjà l’autorité et le chant intérieur requis par l’ouvrage beethivénien. Technique superbe, sonorité ronde et projetée, mais surtout une musicalité passionnée qui a dialogué de plain-pied avec l’orchestre. Dans l’admirable Largo, le temps s’est suspendu : les cordes, d’une douceur presque irréelle, ont accompagné Monerri dans un échange intimiste que n’aurait pas renié un quatuor confirmé. Le finale, rondement mené, a déclenché une ovation méritée.

Après Beaune et Lons-le-Saunier, Lyon confirme : La Chambre Symphonique est déjà une vraie force musicale, pétrie d’exigence et de bonheur. On attend la suite avec impatience !

 

 

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CRITIQUE, concert. LYON, Salle Molière, le 26 avril 2026. MENDELSOHNN, MOZART, BEETHOVEN. Lucas Monneri (violon), La Chambre Symphonique, Loïc Emmelin (direction). Crédit photographique (c) Droits réservés

 

 

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