Le 42ème Festival de l’Abbaye Royale de l’Épau se déroule du 19 au 27 mai 2026 : nouvelle promesse d’un cycle enchanteur aux portes du Mans… L’art de marier patrimoine et musique est depuis toujours dans l’ADN du Festival de l’Épau. Les concerts et événements investissent tous les lieux d’un site spectaculaire, adapté à chaque expérience : dortoir (midis musicaux à 12h30, heures musicales à 18h), Abbatiale (grands concerts de 20h30)… En outre, les valeurs structurant l’événement demeurent toujours aussi fédératrices et inspirantes, d’édition en édition : « transmission, création, jeunesse, partage… ». Éclectique et ouverte, généreuse et diversifiée, la programmation de ce 42ème Festival privilégie les grands interprètes et les jeunes talents…
… ; la musique contemporaine aussi grâce à la présence du compositeur Éric Tanguy (grand invité cette année), tandis que André Manoukian en guide quotidien, propose à 18h, 5 rendez-vous (« Heures musicales »), histoires de musique (avec extraits, récits, impros, mises en perspectives…) qui offrent des clés d’écoute et de compréhension aux oeuvres jouées chaque jour. Ainsi, par exemple, la journée du 20 mai est-elle dédiée au génie de Bach : chaque étape de la programmation du jour, illustre / éclaire le compositeur : « Bach, l’infini en partage » à 12h30 (Midi musical avec David Lively, piano), puis à 18h : « Heure musicale » avec André Manoukian (« Bach : une musique pour comprendre le monde »), enfin grand concert à 20h30 : Cantates de Bach et Agnus Dei d’Eric Tanguy par le Poème Harmonique et Vincent Dumestre (« Lumières de Bach »)…
QUELQUES TEMPS FORTS
Abbaye Royale de l’ÉPAU
édition 2026
Le fil rouge ÉRIC TANGUY : compositeur en résidence du Festival 2026, Eric Tanguy diffuse sa musique à travers toute la programmation, ce dans toutes les formes et dispositifs : du concert symphonique à la musique de chambre, en passant par le répertoire vocal. Ce dès le concert d’ouverture avec Matka (19 mai, 20h30) ; sa musique dialogue avec Bach à travers l’Agnus Dei (20 mai, 20h30) ; puis avec Philip Glass, Adagio pour cordes (21 mai, 20h30 par l’orchestre de chambre de Wallonie) …
L’Orchestre National des Pays de la Loire, poursuit son partenariat « structurant », ou ouvrant et clôturant le Festival.
C’est une « mini-résidence » qui en encadre le parcours musical 2026. L’orchestre signe le concert d’ouverture, autour de Mozart et Schumann (en soliste, le clarinettiste Raphaël Sévère), et le concert de clôture sous la direction et la mandoline d’Avi Avital, dans un programme mêlant Vivaldi, Bach et plusieurs traditions populaires.
Concert d’ouverture, mardi 19 mai 2026 (Abbatiale, 20h30, « de l’intime au grand souffle ») : Tanguy, Mozart, Robert Schumann (direction : Jesko Sirvend) ; concert de clôture, mardi 26 mai 2026 (Abbatiale, 20h30, « Danses et horizons ») : Vivaldi, Bach… (mandoline et direction : Avi Avital)…
Autre rdv incontournable, le 23 mai 2026 à 20h30 sous la nef de l’Abbatiale : « les voix du sacre » par Les Musiciens du Louvre / M Minkowski, direction – grandes œuvres sacrées baroques de Haendel, Vivaldi…
Tremplin des jeunes tempéraments les plus affûtés et convaincant, le Festival sarthois privilégie la transmission en plaçant la jeunesse au cœur de son activité. JEUNES INTERPRETES et talents émergents côtoient des artistes confirmés tout au long de la programmation, notamment lors des concerts de midi, du Tremplin piano et de projets partagés. Engagé, attentif, le festival entend accompagner les artistes de demain, tout en offrant au public la découverte de nouvelles voix et de nouveaux regards sur le répertoire. A ne pas manquer : récital d’Arielle Beck (le 21 mai, 12h30 : Mozart, Mendelssohn, Chopin) ; « Trois voix pour un siècle » (Suzanna Bartal, Julia Pusker, Christian-Pierre La Marca, le 26 mai, 12h30)…
L’éclectisme bat son plein au cœur d’un Festival ouvert et accessible au plus grand nombre et en direction de tous les publics : au total, entre autres événements et réalisations, l’édition 2026 propose 6 grands concerts à 20h30, 3 master classes (avec les artistes programmés en 2026 : le 20 mai avec David Lively, le 23 mai avec Vincent Ségal, le 26 mai avec CP La Marca), 1 concert à l’Ehpad (20 mai), 2 concerts d’ensembles amateurs (témoignant de son ancrage territorial fort, les 24 et 27 mai), sans omettre les 6 concerts / rencontres pour les scolaires, les 4 midis musicaux… et aussi une carte blanche à Vincent Ségal violoncelle, toute la journée du 22 mai 2026 (concerts à 12h30, 20h30 puis 22h30).
TOUTES LES INFOS, la billetterie en ligne sur le site du Festival de l’ÉPAU :
https://epau.sarthe.fr/festival-de-lepau-du-19-au-27-mai-2026
SARTHE CULTURE
Abbaye Royale de l’Épau
Route de Changé
72530 Yvré l’Évêque
02 43 54 72 70
[email protected]
LE SAVIEZ-VOUS ?
VISUEL 2026 : l’affiche du 42è Festival de l’Épau évoque la figure de la Reine Bérengère
de Navarre, figure célèbre de la fin du 12ème siècle / Fille de Sanche VI roi de Navarre et de Béatrice de Castille, elle épouse le 12 mai 1191, le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion, sur l’île de Chypre. Elle devient alors reine d’Angleterre, de Chypre, duchesse de Normandie, comtesse du Maine et d’Anjou. Les époux se rendent ensemble en Terre Sainte…
TEASER VIDÉO 2026
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entretien
ENTRETIEN avec Marianne Gaussiat, directrice artistique du Festival de l’ÉPAU, à propos de l’édition 2026
Photo : Marianne Gaussiat © Yannick Perrin
CLASSIQUENEWS : Quels sont les fondamentaux du Festival à l’heure de sa 42ème édition en 2026, ces éléments structurants qui ont assuré sa longévité et perpétué sa singularité ?
Marianne Gaussiat : À l’heure de sa 42e édition, le Festival de l’Épau s’appuie d’abord sur une identité extrêmement forte, liée à son inscription dans un lieu patrimonial exceptionnel : l’Abbaye Royale de l’Épau, fondée au XIIIe siècle par Bérengère de Navarre. La musique y résonne depuis près de huit siècles, ce qui donne au festival un ancrage historique et symbolique très singulier. Sa longévité repose également sur plusieurs fondamentaux qui traversent son histoire depuis sa création en 1983 : l’exigence artistique, le dialogue entre patrimoine et création, l’ouverture à tous les publics et une volonté constante de transmission. Cette singularité se traduit aussi par une programmation qui mêle formats variés et expériences complémentaires : grands concerts symphoniques, musique de chambre, heures musicales, afters, scène ouverte, master classes, actions scolaires ou encore concerts hors les murs. Le festival défend ainsi une vision vivante, accessible et profondément incarnée de la musique classique.
CLASSIQUENEWS : Quels sont les temps forts de cette édition ? En particulier, le fil rouge proposé avec la complicité d’André Manoukian…
Marianne Gaussiat : Cette 42e édition est traversée par plusieurs temps forts qui incarnent les grandes lignes du projet artistique : la transmission, la création contemporaine, la jeunesse et le partage. L’un des fils rouges majeurs est la présence d’André Manoukian, qui accompagne l’ensemble du festival à travers cinq « Heures musicales » à 18h. L’idée est de proposer une véritable histoire de la musique, accessible et incarnée, mêlant récits, improvisations, analyses et extraits musicaux. Chaque rendez-vous entre en résonance directe avec les concerts du jour : les origines du langage musical autour de Mozart et Schumann, Bach comme figure fondatrice, l’évolution du piano jusqu’aux écritures contemporaines, les passerelles entre musique savante, jazz et musiques populaires ou encore les liens entre danse et traditions populaires. Ce fil rouge apporte une dimension pédagogique et sensible très forte au festival : il permet d’entrer dans les œuvres autrement, en donnant au public des clés d’écoute et de compréhension dans un esprit exigeant mais convivial. Parmi les autres temps forts, on peut également citer la résidence du compositeur Éric Tanguy, la présence de l’Orchestre National des Pays de la Loire, les cartes blanches à Vincent Ségal, les grandes soirées baroques avec Marc Minkowski et Les Musiciens du Louvre ainsi que l’attention portée aux jeunes artistes à travers le Tremplin piano et les concerts de midi.
CLASSIQUENEWS : Quel est le fonctionnement et les enjeux de la résidence du compositeur Eric Tanguy ?
Marianne Gaussiat : La résidence du compositeur Éric Tanguy constitue l’un des axes structurants de cette édition 2026. Figure majeure de la musique française contemporaine, il est présent tout au long du festival à travers plusieurs œuvres qui dialoguent avec les grands compositeurs du répertoire. Le principe de cette résidence est précisément de ne pas isoler la création contemporaine, mais de l’inscrire dans une continuité vivante avec l’histoire de la musique. Ses œuvres apparaissent ainsi dans des contextes très différents : dès le concert d’ouverture avec Matka aux côtés de Mozart et Schumann, dans un dialogue avec Bach autour de l’Agnus Dei, avec son Adagio pour cordes en regard de Bach et Philip Glass ou encore dans le trio programmé lors du concert « Trois voix pour un siècle ». L’enjeu est double : défendre la création contemporaine auprès du public du festival, mais aussi montrer qu’elle peut dialoguer naturellement avec les grandes œuvres patrimoniales. Cette résidence affirme ainsi que la musique contemporaine n’est pas un territoire à part, mais une composante essentielle de la musique vivante aujourd’hui.
CLASSIQUENEWS : Comment s’articule votre partenariat avec l’ONPL ?
Marianne Gaussiat : L’ONPL occupe une place centrale dans l’édition 2026 à travers une véritable mini-résidence qui ouvre et clôture le festival. Ce partenariat témoigne d’un engagement précieux à nos côtés et d’un soutien fort apporté à cette grande phalange du territoire dans une période particulièrement sensible de son histoire.. L’orchestre assure ainsi le concert d’ouverture avec Raphaël Sévère dans un programme réunissant Éric Tanguy, Mozart et Schumann, puis le concert de clôture autour d’Avi Avital, dans un programme mêlant Vivaldi, Bach et traditions populaires. Au-delà de ces deux grandes soirées, ce partenariat traduit une volonté d’ancrage territorial fort et de continuité artistique. La présence de l’ONPL permet au festival de proposer de grands formats symphoniques tout en maintenant un lien étroit avec les publics ligériens et sarthois.
CLASSIQUENEWS : Pouvez-vous nous évoquer les actions de médiation qui accompagnent et prolongent les événements du Festival ? Quel en est l’enjeu ? En quoi cela implique davantage les musiciens et les publics du territoire ?
Marianne Gaussiat : Les actions de médiation occupent une place centrale dans le projet du Festival de l’Épau. Elles accompagnent les concerts mais prolongent aussi l’expérience artistique bien au-delà des représentations elles-mêmes. Le festival développe ainsi plusieurs dispositifs : des master classes avec les artistes invités, des médiations scolaires, des répétitions générales ouvertes, des concerts pédagogiques, des rencontres, une journée scène ouverte dédiée aux pratiques amateurs ainsi que des concerts dans des lieux de soin comme le Centre Charles Drouet d’Allonnes. L’enjeu est à la fois artistique, pédagogique et territorial. Il s’agit de rendre la musique classique accessible à tous les publics, de favoriser une approche sensible des œuvres, mais aussi de créer des moments de proximité entre artistes et habitants. Ces actions impliquent fortement les musiciens, qui deviennent aussi des passeurs et des transmetteurs. Les jeunes artistes et amateurs sarthois bénéficient d’échanges privilégiés avec des interprètes reconnus, dans une logique d’accompagnement et de transmission. Enfin, cette médiation s’inscrit dans une démarche territoriale plus large menée avec le Schéma Départemental d’Enseignement Artistique, afin de renforcer l’accès à la pratique musicale et à la culture sur l’ensemble du territoire sarthois.
Propos recueillis en mai 2026
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