CD, critique. SPONTINI : Olympie (version 1826). Aldrich, Vidal, … J Rhorer (2 cd 2016 — Pal. Bru-Zane)

spontini olympie vidal aldrich cd critique classiquenews bru zane bz1035CD, critique. Gaspare SPONTINI : Olimpie (version 1826). Gauvin, Aldrich, Vidal, Rhorer (2 cd juin 2016 — Pal. Bru-Zane, collection « opéra français). Si Cassandre chez Berlioz (Les Troyens) fille de Priam, assiste sans issue ni espérance, à la chute de Troie, Cassandre chez Gaspare Spontini (1774-1851) dans Olimpie (1819) est… un homme, comme d’ailleurs Antigone. Autre œuvre, autre genre. Mais Spontini s’inspire de la pièce de Voltaire (1761). Tous deux s’opposent pour l’amour d’Aménaïs / Olimpie, fille d’Alexandre le grand. C’est d’ailleurs Cassandre qui la sauve à Babylone, et la jeune femme aime son sauveur… Mais la mère de la princesse, Statira refuse une telle union : pour elle, Cassandre a tué Alexandre. Spontini manie le sublime tragique (avant Meyerbeer) avec un génie que Berlioz fut le premier à applaudir. Ainsi dans la version de 1819, Olimpie et Statira, la filel et la mère se suicident avant que Antigone ne soit reconnu comme le meurtrier d’Alexandre. Laissant Cassandre innocenté, démuni et tragiquement esseulé.
Dans la version de 1821, retour au lieto finale et les deux amants, Olimpie et son sauveur peuvent se marier sous la bénédiction de la mère.
De Rossini, Spontini maîtrise l’élégance seria ; de Gluck, il prolonge la tension tragique, d’une inéluctable souffrance, d’un inflexible dignité. Comme ses prédécesseurs au carrefour du XVIIIè et du XIXè préromantique (Gossec, Piccini, Sacchini, …), Spontini embrase son orchestre d’accents guerriers (les trombones et les cors sont même « trop utilisés » selon Berlioz). On note l’usage pour la première fois du tuba historique ou ophicléïde.
La force de l’opéra revient à ses fabuleux contrastes, en règle à l’heure baroque, et qui ici, relance constamment la lyre tragique. Il en découle des enchaînements qui pourront heurter une écoute trop passive…Ainsi l’air de Cassandre (ténor) « Oh souvenir épouvantable » encadré de deux duos (avec Antigone), et surtout au début du II, la prière de Statira, entrecoupé, commenté par de soudaines intrusions du prêtre Hiérophante (Patrick Bolleire, basse) et surtout du chœur, d’une noblesse irrésistible. Tout cela intègre le collectif et les destinées individuelles avec un sens remarquable du drame et des équilibres poétiques.

Dans ce sens, la direction de Jérémie Rhorer et son Cercle de l’Harmonie, manque singulièrement d’équilibre, de clarté, d’architecture, de nerveuse précision. Cela sonne sec, parfois brutal. Ce qui réduit évidemment les champs expressifs et les plans poétiques d’une oeuvre qui certes est tragique et spectaculaire mais pas moins humaine et profondément raffinée (ne serait-ce que dans le portrait de la fille et de la mère, de leur relation trouble et contradictoire : cf. subtile et superbe confrontation Olimpie-Statira au II ).
Voix du peuple à Éphèse, le Chœur de la radio flamande par contre s’impose indiscutablement par des nuances linguistiques qui captivent. Côté solistes, distinguons la mère Statira dont Kate Aldrich cisèle chaque facette, celle de la mère tendre et inflexible, et aussi de la veuve haineuse et vengeresse. Sur les traces de la créatrice, la légendaire Caroline Branchu aux qualités de tragédienne immenses, la chanteuse américaine trouve le ton et le style justes. Dans le rôle-titre, Karina Gauvin ne parvient pas à rendre son personnage réellement passionnant, – un être capable de fureur, de tendresse (mozartienne), de vérité… qui ici échappe au concert. Saluons aussi l’excellente intelligibilité de Josef Wagner dans le rôle du noir et jaloux Antigone. Remplaçant Charles Castronovo, dans le rôle de Cassandre, rôle clé tant il est riche en registres émotionnels, Mathias Vidal déploie un talent rare de diseur et de tragédien, trouvant par contre les éléments psychologiques et les intonations idéales pour exprimer désirs et désillusions du prince héroïque. L’ambitus de la tessiture est constamment sollicité, offrant au chanteur, une partie digne du théâtre. Rien ne semble fléchir dans son chant tendu, nerveux, lui aussi très respectueux du texte. tant de nuances et de maîtrise contredisent souvent la brutalité déjà relevée de l’orchestre. Dommage. Voilà qui comble mais de façon déséquilibrée notre connaissance d’Olimpie, aux côtés des autes ouvrages du maître adulé de Berlioz : La Vestale, Fernand Cortez (1809), commande de Napoléon, ou Agnès von Hauhenstanden (1829).

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spontini olympie vidal aldrich cd critique classiquenews bru zane bz1035CD, critique. Gaspare SPONTINI : Olimpie (version 1826). Tragédie lyrique en trois actes. Livret d’Armand-Michel Dieulafoy et Charles Brifaut, d’après la pièce de Voltaire. Karina Gauvin, Kate Aldrich, Mathias Vidal, Josef Wagner, Patrick Bolleire, Philippe Sauvagie. Chœur de la Radio flamande. Cercle de l’Harmonie, Jérémie Rhorer, direction (2 cd juin 2016 — Pal. Bru-Zane, collection « opéra français)

LIRE aussi notre présentation de l’opéra Olympie de Spontini (1819) : http://www.classiquenews.com/olympie-de-spontini-1819/

REPORTAGE vidéo 2/2 : DANTE à l’Opéra de Saint-Etienne, une nouvelle production 100 % maison

dante-godard-opera-critique-annonce-opera-benjamin-godard-opera-de-saint-etienne-annonce-critique-opera-classiquenewsREPORTAGE vidéo 2/2 : DANTE à l’Opéra de Saint-Etienneune nouvelle production 100 % maison. Pourquoi mettre en scène l’ouvrage de Godard, opéra féerique, infernal et onirique créé en 1890 à l’Opéra Comique à Paris ? Présence du chœur (personnage à part entière et d’une force « verdienne »), tableaux spectaculaires dont l’acte des enfers ; personnages intenses, absolus (Dante et sa muse bien aimée Béatrice) ; second couple exalté, noir pour Bardi ; porté par la bonté (Gemma), surtout raffinement et souplesse d’un orchestre somptueux… et si Dante était le chef d’oeuvre oublié de l’opéra romantique français ? Godard à l’époque du wagnérisme triomphant sait fusionner le meilleur de Bizet, Massenet, Verdi et même Tchaikovski. Un ouvrage majeur, aujourd’hui ressuscité par les forces vives de l’Opéra de Saint-Etienne. Présentation, explication… reportage par © studio CLASSIQUENEWS.TV – Réalisation : Philippe-Alexandre PHAM 2019

 
 
 

 

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VOIR aussi notre REPORTAGE 1 :

dante opera de saint etienneREPORTAGE vidéo 1/2 : DANTE à l’Opéra de Saint-Etienneune nouvelle production 100 % maison. DANTE 1/2 : Recréation événement à l’Opéra de Saint-Étienne, Dante de Benjamin Godard n’avait pas été remonté sur scène depuis sa création (malheureuse) à l’Opéra Comique en 1890. Grâce aux ressources de l’Opéra stéphanois, en particulier parce que l’institution lyrique abrite tous les ateliers de fabrication, nécessaires à la réalisation d’une nouvelle production (décors, costumes, machinerie…), l’ouvrage renaît les 8, 10 et 12 mars 2019.
REPORTAGE 1/2 dédié à la résurrection d’un chef d’œuvre de l’opéra romantique français, alternative convaincante au wagnérisme. Sommaire : entretien avec Eric Blanc de la Naulte, directeur général et Jean-Romain Vesperini, metteur en scène. Témoignent aussi Cédric Tirado, créateur des costumes ; Pierre Roustan, chef constructeur… La production est un événement « made in Opéra de Saint-Etienne » pour lequel tous les ateliers maison ont été sollicités. L’Opéra de Saint-Etienne est le seul opéra en France, avec l’Opéra national de Paris, à regrouper en son sein, tous les métiers du spectacle vivant, avantage majeur pour le confort des équipes artistiques, ici dédiées à la réestimation d’une partition éblouissante. © studio CLASSIQUENEWS.TV 2019 – Réalisation : Philippe-Alexandre Pham

 

 

 

 

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dante opera de saint etienneVOIR AUSSI notre TEASER VIDEO DANTE de Benjamin Godard,récréé à Saint-Etienne - Recréation mondiale de la version scénique, l’opéra romantique, infernal et onirique de Benjamin Godard (créé à l’Opéra Comique à Paris en 1890) ressuscite à Saint-Etienne, grâce aux équipes du Grand Théâtre Massenet. Nouvelle production événement, les 8, 10, 12 mars 2019 à l’Opéra de Saint-Etienne – teaser vidéo © studio CLASSIQUENEWS.TV 2019

http://www.classiquenews.com/teaser-video-dante-de-benjamin-godard-a-lopera-de-saint-etienne-81012-mars-2019/

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VOIR aussi la VIDEOLETTER de l’Opéra de Saint-Etienne, février – mars 2019 (le sujet DANTE est traité, présenté à partir de 1mn17)  

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LIRE aussi notre présentation de l’Opéra DANTE de Benjamin GODARD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

REPORTAGE vidéo 1/2 : DANTE à l’Opéra de Saint-Etienne, une nouvelle production 100 % maison

dante-godard-opera-critique-annonce-opera-benjamin-godard-opera-de-saint-etienne-annonce-critique-opera-classiquenewsREPORTAGE vidéo 1/2 : DANTE à l’Opéra de Saint-Etienne, une nouvelle production 100 % maison. DANTE 1/2 : Recréation événement à l’Opéra de Saint-Étienne, Dante de Benjamin Godard n’avait pas été remonté sur scène depuis sa création (malheureuse) à l’Opéra Comique en 1890. Grâce aux ressources de l’Opéra stéphanois, en particulier parce que l’institution lyrique abrite tous les ateliers de fabrication, nécessaires à la réalisation d’une nouvelle production (décors, costumes, machinerie…), l’ouvrage renaît les 8, 10 et 12 mars 2019.
REPORTAGE 1/2 dédié à la résurrection d’un chef d’œuvre de l’opéra romantique français, alternative convaincante au wagnérisme. Sommaire : entretien avec Eric Blanc de la Naulte, directeur général et Jean-Romain Vesperini, metteur en scène. Témoignent aussi Cédric Tirado, créateur des costumes ; Pierre Roustan, chef constructeur… La production est un événement « made in Opéra de Saint-Etienne » pour lequel tous les ateliers maison ont été sollicités. L’Opéra de Saint-Etienne est le seul opéra en France, avec l’Opéra national de Paris, à regrouper en son sein, tous les métiers du spectacle vivant, avantage majeur pour le confort des équipes artistiques, ici dédiées à la réestimation d’une partition éblouissante. © studio CLASSIQUENEWS.TV 2019 – Réalisation : Philippe-Alexandre Pham

 

 

 

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REPORTAGE 2/2 : Présentation de la partition ; pourquoi remonter aujourd’hui Dante de Benjamin Godard ? Et si Dante était un ouvrage majeur de l’opéra romantique français, oublié, enfin révélé ?

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dante opera de saint etienneVOIR AUSSI notre TEASER VIDEO DANTE de Benjamin Godard, récréé à Saint-Etienne - Recréation mondiale de la version scénique, l’opéra romantique, infernal et onirique de Benjamin Godard (créé à l’Opéra Comique à Paris en 1890) ressuscite à Saint-Etienne, grâce aux équipes du Grand Théâtre Massenet. Nouvelle production événement, les 8, 10, 12 mars 2019 à l’Opéra de Saint-Etienne – teaser vidéo © studio CLASSIQUENEWS.TV 2019

http://www.classiquenews.com/teaser-video-dante-de-benjamin-godard-a-lopera-de-saint-etienne-81012-mars-2019/

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VOIR aussi la VIDEOLETTER de l’Opéra de Saint-Etienne, février – mars 2019 (le sujet DANTE est traité, présenté à partir de 1mn17)

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LIRE aussi notre présentation de l’Opéra DANTE de Benjamin GODARD

TEASER vidéo. DANTE de Benjamin Godard à l’Opéra de Saint-Etienne (8,10,12 mars 2019)

DANTE-benjamin-godard-opera-saint-etienne-annonce-evenement-opera-classiquenewsTeaser vidéo. Opéra de SAINT-ETIENNE, Benjamin Godard : DANTE. Recréation mondiale de la version scénique, l’opéra romantique, infernal et onirique de Benjamin Godard (créé à l’Opéra Comique à Paris en 1890) ressuscite à Saint-Etienne, grâce aux équipes du Grand Théâtre Massenet. Nouvelle production événement, les 8, 10, 12 mars 2019 à l’Opéra de Saint-Etienne – teaser vidéo © studio CLASSIQUENEWS.TV 2019

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NOTRE AVIS : POURQUOI NE PAS MANQUER LA NOUVELLE PRODUCTION DE DANTE à l’Opéra de SAINT-ETIENNE ?

 

 

 

DANTE à l’Opéra de Saint-Étienne
L’OPERA MAISON, COUSU MAIN

 

 

godard-benjamin-piano-opera-par-classiquenews-opera-dante-critique-annonce-reportage-Benjamin_GodardEn mars 2019, l’Opéra de Saint-Etienne implique toutes ses ressources maison pour réaliser la recréation scénique d’un sommet de l’opéra français romantique à l’époque de Wagner…  À 41 ans Benjamin Godard signe son ultime opéra inspiré de la vie du poète florentin : Dante, 1890. En un continuum orchestral harmoniquement somptueux, enveloppant un chant aussi lyrique et éperdu que celui de Gounod, Verdi ou Massenet, Godard offre une alternative lyrique au wagnérisme ambiant. Dans Dante, Godard célèbre le génie du poète et du créateur, comme Wagner et Berlioz l’ont réalisé aussi dans leurs ouvrages respectifs, Tannhauser et Benvenuto Cellini. Finalement dès l’acte I, Béatrice la femme aimée sublimée convoitée, comme l’ombre de Virgile qui lui apparaît en songe et suscite le sujet de l’acte III, encourage le poète à réaliser son œuvre poétique.
La première ardente et amoureuse (synthèse entre la Marguerite de Berlioz et la Juliette de Gounod), encourage le poète à se dédier à sa lyre poétique (“pour être aimé fais ton devoir” proclame-t-elle) ; le second, révèle à Dante les horreurs et la grâce des Enfers, propres à stimuler sa verve créative. Que serait il ce poète que les événement politiques ont brisé, sans sa muse et son mentor ? La première lui inspire son élan vital ; le second, le thème des Enfers pour la Comédie Humaine.
GODARD souligne tout cela dans une écriture qui est éclectique mais cohérente, profonde voire sombre, et douée de couleurs saisissantes.

RECRÉATION A SAINT-ÉTIENNE… Réalisant sa première mise en scène avec décors, costumes, machinerie totalement produits par ses propres ateliers, l’Opéra de Saint-Étienne signe une nouvelle production maison, cousue main, dont l’engagement des chanteurs, l’efficacité et le grand esthétisme du dispositif visuel et scénographique (de surcroit sans l’artifice de la vidéo) relèvent les défis d’une recréation mondiale spectaculaire.

Les néophytes s’y délecteront, comme les connaisseurs, de personnages flamboyants, très finement brossés ; d’une mise en scène qui impressionne par ses effets millimétrés. Le jeu des passerelles qui s’ouvrent et se croisent, grâce à une plateforme sur tournette, le tableau du feu réel, bûcher central symbolisant toutes les sphères infernales bientôt décrites par le poète dans son œuvre à venir (et qui fonde l’impact onirique du fameux songe de Dante à l’acte III) ; la réalité changeante du chœur constamment sollicité… apportent la preuve qu’un ouvrage injustement oublié renaît aujourd’hui pour réactiver la magie de l’opéra et enchanter le public. Dante est un événement lyrique majeur de cette saison 2019-2020. Et la démonstration que les opéras en région sont les plus actifs et les plus audacieux en terme de répertoire.
Après Les fées du Rhin, opéra fantastique et féerique de Jacques Offenbach (1864) recréé en français par l’Opéra de Tours (en septembre 2018), voici en mars 2019, défendu par l’Opéra de Saint-Étienne, un ouvrage romantique français de première importance, à la fois éperdu, sauvage, onirique et fantastique. Superbe découverte et nouvelle production événement.

 

VOIR aussi la VIDEOLETTER de l’Opéra de Saint-Etienne, février – mars 2019 (le sujet DANTE est traité, présenté à partir de 1mn17)

 

 

DANTE, l'opéra surnaturel et onirique de GODARD à Saint-Etienne

 

 

 

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5 scènes et tableaux remarquables, à ne pas manquer :

L’air de Dante à l’acte 1 (Tout est fini)
La confrontation Gemma / Simeone à l’acte II
Le duo d’amour Dante /Béatrice à la fin du même acte II
Le songe de Dante et l’apparition de Virgile qui le mène aux enfers, acte III
Le dernier air de Béatrice au couvent , acte IV, dont l’intensité de la prière amoureuse est bouleversante (aussi intense que les airs de Juliette dans Roméo et Juliette de Gounod)

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GODARD : DANTE
Nouvelle production

Opéra de SAINT-ETIENNE
Grand Théâtre Massenet
VENDREDI 08 MARS 2019 : 20h
DIMANCHE 10 MARS 2019 : 15h
MARDI 12 MARS 2019 : 20h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://opera.saint-etienne.fr/otse/saison-18-19/saison-18-19//type-lyrique/dante/s-495/

 

 

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LIRE aussi notre présentation de l’Opéra DANTE de Benjamin GODARD

 

 

 

OPERA DE SAINT-ETIENNE, DANTE. Présentation vidéo

dante-virgile-operasaitn-etienne-godardSAINT-ETIENNE, Opéra. Les 8, 10, 12 mars 2019, DANTE de Benjamin Godard. Recréation mondiale d’un opéra romantique français oublié (1890). Dans sa VIDEOLETTER de février mars 2019, l’Opéra de Saint-Etienne présente son actualité scénique dont à partir de 1mn17, l’opéra en recréation mondiale (nouvelle production) DANTE de Benjamin Godard, chef d’oeuvre oublié de 1890 qui ose inventer sur la scène lyrique, un drame romantique, onirique et infernal d’un raffinement orchestral inouï. Présentation vidéo

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NOTRE AVIS : POURQUOI NE PAS MANQUER LA NOUVELLE PRODUCTION DE DANTE à l’Opéra de SAINT-ETIENNE ? 

 

DANTE à l’Opéra de Saint-Étienne
L’OPERA MAISON, COUSU MAIN

 

 

godard-benjamin-piano-opera-par-classiquenews-opera-dante-critique-annonce-reportage-Benjamin_GodardEn mars 2019, l’Opéra de Saint-Etienne implique toutes ses ressources maison pour réaliser la recréation scénique d’un sommet de l’opéra français romantique à l’époque de Wagner…  À 41 ans Benjamin Godard signe son ultime opéra inspiré de la vie du poète florentin : Dante, 1890. En un continuum orchestral harmoniquement somptueux, enveloppant un chant aussi lyrique et éperdu que celui de Gounod, Verdi ou Massenet, Godard offre une alternative lyrique au wagnérisme ambiant. Dans Dante, Godard célèbre le génie du poète et du créateur, comme Wagner et Berlioz l’ont réalisé aussi dans leurs ouvrages respectifs, Tannhauser et Benvenuto Cellini. Finalement dès l’acte I, Béatrice la femme aimée sublimée convoitée, comme l’ombre de Virgile qui lui apparaît en songe et suscite le sujet de l’acte III, encourage le poète à réaliser son œuvre poétique.
La première ardente et amoureuse (synthèse entre la Marguerite de Berlioz et la Juliette de Gounod), encourage le poète à se dédier à sa lyre poétique (“pour être aimé fais ton devoir” proclame-t-elle) ; le second, révèle à Dante les horreurs et la grâce des Enfers, propres à stimuler sa verve créative. Que serait il ce poète que les événement politiques ont brisé, sans sa muse et son mentor ? La première lui inspire son élan vital ; le second, le thème des Enfers pour la Comédie Humaine.
GODARD souligne tout cela dans une écriture qui est éclectique mais cohérente, profonde voire sombre, et douée de couleurs saisissantes.

RECRÉATION A SAINT-ÉTIENNE… Réalisant sa première mise en scène avec décors, costumes, machinerie totalement produits par ses propres ateliers, l’Opéra de Saint-Étienne signe une nouvelle production maison, cousue main, dont l’engagement des chanteurs, l’efficacité et le grand esthétisme du dispositif visuel et scénographique (de surcroit sans l’artifice de la vidéo) relèvent les défis d’une recréation mondiale spectaculaire.

Les néophytes s’y délecteront, comme les connaisseurs, de personnages flamboyants, très finement brossés ; d’une mise en scène qui impressionne par ses effets millimétrés. Le jeu des passerelles qui s’ouvrent et se croisent, grâce à une plateforme sur tournette, le tableau du feu réel, bûcher central symbolisant toutes les sphères infernales bientôt décrites par le poète dans son œuvre à venir (et qui fonde l’impact onirique du fameux songe de Dante à l’acte III) ; la réalité changeante du chœur constamment sollicité… apportent la preuve qu’un ouvrage injustement oublié renaît aujourd’hui pour réactiver la magie de l’opéra et enchanter le public. Dante est un événement lyrique majeur de cette saison 2019-2020. Et la démonstration que les opéras en région sont les plus actifs et les plus audacieux en terme de répertoire.
Après Les fées du Rhin, opéra fantastique et féerique de Jacques Offenbach (1864) recréé en français par l’Opéra de Tours (en septembre 2018), voici en mars 2019, défendu par l’Opéra de Saint-Étienne, un ouvrage romantique français de première importance, à la fois éperdu, sauvage, onirique et fantastique. Superbe découverte et nouvelle production événement.

 

 

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5 scènes et tableaux remarquables, à ne pas manquer :

L’air de Dante à l’acte 1 (Tout est fini)
La confrontation Gemma / Simeone à l’acte II
Le duo d’amour Dante /Béatrice à la fin du même acte II
Le songe de Dante et l’apparition de Virgile qui le mène aux enfers, acte III
Le dernier air de Béatrice au couvent , acte IV, dont l’intensité de la prière amoureuse est bouleversante (aussi intense que les airs de Juliette dans Roméo et Juliette de Gounod)

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GODARD : DANTE
Nouvelle production

Opéra de SAINT-ETIENNE
Grand Théâtre Massenet
VENDREDI 08 MARS 2019 : 20h
DIMANCHE 10 MARS 2019 : 15h
MARDI 12 MARS 2019 : 20h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://opera.saint-etienne.fr/otse/saison-18-19/saison-18-19//type-lyrique/dante/s-495/

 

 

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LIRE aussi notre présentation de l’Opéra DANTE de Benjamin GODARD
 

DANTE, la nouvelle production événement de Saint-Etienne

SAINT-ETIENNE, Opéra. DANTE de GODARD, 8,10,12 mars 2019. La nouvelle production produite par l’Opéra de Saint-Etienne promet une réalisation ambitieuse et spectaculaire à la mesure d’un ouvrage méconnu dont les ressources dramatiques convoquent pourtant en un somptueux tableaux onirique, le monde surnaturel et fantastique des enfers, quand à l’acte III, le poète exilé reçoit en rêve la visite de Virgile qui le conduit aux enfers, jusqu’aux cercles des damnés et des élus… Une évocation où pèsent et saisissent la puissance suggestive du choeur, le raffinement de la musique de Godard et la machinerie conçue spécialement pour ce spectacle prometteur. Créé à l’Opéra-Comique en 1890, le drame fantastique de Godard mérite bien cette recréation très attendue.

dante-virgile-enfers-opera-barque-de-dante-delacroix-dante-de-godard-opera-peinture-musique-classique-opera-critique-annonce-opera-de-saint-etienne-critique-annonce-classiquenews

 

 Dante conduit par Virgile sur la barque aux enfers (Delacroix)

 

 

 
 

 
 

PRESENTATION de DANTE de Benjamin Godard
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godard-benjamin-opera-dante-critique-annonce-reportage-video-critiqueopera-par-classiquenewsEn pleine guerre entre les Guelfes et les Gibelins, Simeone Bardi et Dante Alighieri se disputent l’amour de Béatrice. D’après La Divine Comédie, le livret d’Édouard Blau aborde le thème de l’amour en réécrivant les tensions nées de la confrontation tourments infernaux et grâces célestes. Le désir, l’extase, la béatitude… La musique écrite par Benjamin Godard relève le défi d’une action riche en rebondissements et variétés des tableaux. Romantique traditionnel, et même considéré comme « réactionnaire » en son temps, Godard sait résister au wagnérisme ambiant, adepte des formes françaises classiques. Doué pour l’orchestration, la mélodie et l’écriture symphonique, Benjamin Godard montre sa pleine maîtrise dans DANTE, opéra ambitieux dont l’ampleur et l’ambition de l’écriture se mesurent aux masses chorales, particulièrement affinées ici. La femme aimée, désirée est un thème chers aux Romantiques français (cf. Ester, Ophélie chez Berlioz…).
L’Opéra de Saint-Etienne présente en nouvelle production, la récréation de l’opéra de Godard, dans une mise en scène originale, première version scénique de l’ouvrage depuis 130 ans.

 

 

UN OPERA TARDIF… DANTE est un ouvrage qui s’inscrit à la fin de la carrière de Godard. « A 40 ans, le professeur de musique de chambre au Conservatoire, qui a livré pour La Monnaie de Bruxelles son opéra Jocelyn en 1888, fait créer Dante à l’Opéra Comique, 2 ans plus tard, en 1890. Frappé par la tuberculose, Godard devait mourir à Cannes en janvier 1895 ». Godard, élève d’Henri Rebert a déjà abordé le genre lyrique avec « Le Tasse », symphonie dramatique de 1878 qui obtient le 1er Prix de la Ville de paris (avec Le Paradis perdu de Dubois)

 

L’OPERA SELON LE METTEUR EN SCENE, Jean-Romain VESPERINI… Pour le metteur en scène Jean-Romain Vesperini, Godard plonge dans le Moyen-Age et s’intéresse à un pan de la vie du poète florentin Dante. A l’évocation des amours du poète, le compositeur aborde aussi une part significative de son œuvre littéraire, en particulier, extrait de La Divine Comédie (L’Enfer), la descente de Dante accompagné par Virgile, aux enfers. Une traversée semé de visions terrifiantes et fantastiques que Liszt (Dante Symphonie, 1857) ou les peintres tels Delacroix ont traité avant lui.
La conception de Godard et de son librettiste est franche, directe, sans dilution : l’action mène le spectateur, d’une place publique de Florence au mont Pausilippe, en passant par une salle des palais de Florence, pour finir à Naples dans un couvent. « On passe ainsi de scène en scène dans une unité de temps étendue mais toujours avec fluidité. L’environnement des tableaux est tour à tour réaliste, fantastique, bucolique, romantique… Cet opéra répond ainsi à plusieurs codes théâtraux et c’est ce qui en fait son originalité », précise le metteur en scène.

 

 

ITALIE ANTIQUE, EXIL, FORÊT… & LE FEU DANS LA DESCENTE AUX ENFERS
Pour assurer au drame, l’unité et la cohérence de son déroulement, de Florence … à Naples, sans omettre le tableau infernal, JR Vesperini s’est plongé dans la conception que Godard avait du Moyen-Age. Pas de réalisme ni de restitution archéologique, mais la vision d’un compositeur sur le monde du poète toscan. A la marge du milieu musical de son temps, Godard frappe par l’originalité et la puissante imagination de son art : son Moyen-Age est celui de Victor Hugo (autre romantique tardif et sublimement néogothique) ; revisité, fantasmé, stylisé… Ainsi s’est précisée une vision spécifique, « ouverte » propre à l’époque de Dante, entre Antiquité et Renaissance, une évocation d’un monde « révolu », « en ruines qui fait place à un autre » et où la notion d’exil et d’errance emblématique de Dante soit aussi présente. D’où des colonnes et des pilastres puissants en briques qui rappellent l’Italie antique; une passerelle exprimant l’idée du mouvement et permettant aussi les actions simultanées, dans une structure sur tournette afin les changements à vue soient possibles et soulignent l’énergie de la partition.
Au monde minéral répond, celui végétal de la forêt, très présent dans la musique de Godad car il exprime l’errance. Ainsi aux actes III (début) et IV, des murs végétalisés descendent des cintres.
Pièce maîtresse de l’opéra (style « grand opéra français »), la descente aux enfers (intermède) est essentiel pour le climat onirique et fantastique de l’œuvre; le traitement pictural du feu (feu magique, feu infernal) s’y développe ; le résultat découle d’un travail particulier avec les équipes de l’Opéra de Saint-Etienne.

LES CHOEURS
La place de la masse chorale est primordiale elle aussi dans DANTE : peuples de Florence, arbitre de l’élection puis de l’exil de Dante, paysans et étudiants et surtout damnés de l’enfer… l’action est rythmée par la présence chorale. Presque comme une « chorégraphie », le metteur en scène travaille la présence physique du chœur dans le tableau des enfers, en référence à Bosh et Brueghel.

COSTUMES RETRO FUTURISTES
« Coupes épurées, droites, structurées. Nous nous sommes aussi rapprochées de l’univers retro-futuriste de certaines bandes dessinées qui puisent leurs inspirations dans cette époque, à l’instar de l’heroic fantasy. »

Tout en recréant un monde visuel fantasmagorique qui doit être clair et fluide, c’est à dire respecter le mouvement et la direction de la partition, Jean-Romain Vesperini souhaite surtout susciter l’imaginaire et l’onirisme dans l’esprit des spectateurs.

 
 

 
 

TEASER VIDEO

 

 

TEASER. OPERA DE SAINT-ETIENNE : DANTE de Benjamin Godard (8,10,12 mars 2019) from classiquenews.com on Vimeo.

 

 

 

 

SYNOPSIS

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ACTE I : l’élection de Dante
Une place publique à Florence
La guerre entre les Guelfes et les Gibelins bat son plein. Le peuple entre dans le Palais du gouvernement pour désigner un prieur comme médiateur. Simeone Bardi apprend à son ami le poète Dante stupéfait, qu’il va épouser celle qu’il aime secrètement, Béatrice. Celle-ci sort de la chapelle avec sa confidente Gemma : elle avoue son amour pour Dante. Ce dernier est nommé chef suprême de Florence. Béatrice l’encourage (« pour être aimé, fais ton devoir »).

 

 

ACTE II : l’exil de Dante
Florence, le palais des Seigneurs
Gemma demande à Bardi de renoncer à Beatrice ; d’autant qu’elle aussi aime Dante. Ayant entendu leur discussion, Beatrice, touchée par l’amour de Gemma pour Dante, décide de renoncer elle-même à Dante. Mais celui paraît et d’abord distants, les deux êtres s’unissent en un duo amoureux embrasé, définitif : «  Oui ! Je t’aime ! Je t’aime ! Éclos du premier jour jusqu’à l’heure suprême doit vivre notre amour ». Surviennent Gibelins et Guelfes. Bardi déclare que Charles de Valois est entré dans Florence : il réclame l’exil de Dante. Le rival de Dante jubile dans la haine et la dénonciation : « Pour lui la mort… ou pour vous le couvent ! ».

 

 

ACTE III : le spectre de Virgile
dante-virgile-delacroix-barque-de-dante-opera-musique-classique-peinture-de-godard-et-delacroix-critique-opera-par-classiquenews-582Le mont Pausilippe. Un tombeau creusé dans le roc.
Devant le tombeau de Virgile, Dante entonne une dernière invocation. Le jour baisse, les yeux de Dante se ferment. C’est le songe du poète brisé par l’existence terrestre et la trahison des hommes. Du tombeau, vêtu d’une robe blanche et couronné de lauriers, Virgile paraît comme guide : il montre à Dante l’enfer où errent les âmes d’Ugolin, de Francesca et Paolo ; et le paradis où rayonnent Béatrice et les anges. Si Dante achève son oeuvre, il pourra s’unir à son aimée pour l’éternité.

 

 

ACTE IV : les retrouvailles de Dante et Béatrice
Bardi pris de remord, rejoint Dante et lui propose de retrouver Béatrice au couvent de Naples où elle est enfermée.  Dans le jardin d’un couvent, à Naples, Béatrice confie à Gemma qu’elle sent sa mort venir. Dante la retrouve : souffrante, expirante, Béatrice meurt sur l’épaule du Poète. Celui-ci comme illuminé, affirme « Oui ! Je dois vivre encore ; je dois chanter pour elle ! Dieu l’a faite mortelle, Moi, je veux l’immortaliser ! ».

 

 

 

 

 

 

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LIRE aussi notre présentation de Dante de Benjamin Godard : http://www.classiquenews.com/saint-etienne-dante-de-godard-au-grand-theatre-massenet/

 

Opéra de SAINT-ETIENNE : Dante, l'opéra infernal de Godard

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GODARD : DANTE
Nouvelle production – première mondiale en version scénique

Opéra de SAINT-ETIENNE
Grand Théâtre Massenet
VENDREDI 08 MARS 2019 : 20h
DIMANCHE 10 MARS 2019 : 15h
MARDI 12 MARS 2019 : 20h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://opera.saint-etienne.fr/otse/saison-18-19/saison-18-19//type-lyrique/dante/s-495/

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GODARD : DANTE  -  LIVRET D’ÉDOUARD BLAU d’après L’Enfer de Dante

CRÉATION LE 7 MAI 1890
À PARIS (OPÉRA COMIQUE)

DIRECTION MUSICALE : MIHHAIL GERTS
MISE EN SCÈNE : JEAN-ROMAIN VESPERINI

DÉCORS
BRUNO DE LAVENÈRE

COSTUMES
CÉDRIC TIRADO

LUMIÈRES
CHRISTOPHE CHAUPIN

DANTE
PAUL GAUGLER

BÉATRICE
SOPHIE MARIN-DEGOR

BARDI
JÉRÔME BOUTILLIER

GEMMA
AURHÉLIA VARAK

L’OMBRE DE VIRGILE, UN VIEILLARD
FRÉDÉRIC CATON

L’ÉCOLIER
DIANA AXENTII

UN HÉRAUT D’ARMES
JEAN-FRANÇOIS NOVELLI

ORCHESTRE SYMPHONIQUE
SAINT-ÉTIENNE LOIRE

CHŒUR LYRIQUE
SAINT-ÉTIENNE LOIRE

NOUVELLE PRODUCTION
DE L’OPÉRA DE SAINT-ÉTIENNE

DÉCORS ET COSTUMES RÉALISÉS PAR
LES ATELIERS DE L’OPÉRA DE SAINT-ÉTIENNE

 

 

 
 

 
 

 
Présentation vidéo 1 DANTE – répétitions
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OPERA DE SAINT ETIENNE – Videoletter Février 2019 – DANTE de Godard (1890) from classiquenews.com on Vimeo.

 

 
 Présentation vidéo 2 / Teaser vidéo : DANTE – répétitions
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TEASER. OPERA DE SAINT-ETIENNE : DANTE de Benjamin Godard (8,10,12 mars 2019) from classiquenews.com on Vimeo.

 
 
 
 
 

COMPTE RENDU, opéra. PARIS, Bastille, le 25 janv 2019. BERLIOZ : LES TROYENS. Jordan / Tcherniakov.

troyens berlioz opera bastille janvier 2019 critique opera classiquenews actus infos musique classique operaCOMPTE RENDU, opéra. PARIS, Bastille, le 25 janv 2019. BERLIOZ : LES TROYENS. Jordan / Tcherniakov. Dénaturés ou régénérés ? Telle est la question face à ce spectacle qui démontre moins l’opéra de Berlioz que la vision d’un homme de théâtre. Mal scène ou réécriture positive ? L’Antiquité se fait intrigue domestique et thérapie collective dont les enjeux dévoilent en réalité les traumas dont chacun souffre malgré lui. La grille de lecture réécrit l’opéra. Pas sur que Berlioz sorte gagnant de cette affaire…

Osons dire et écrire ici que le travail de Dimitri Tcherniakov qui nous avait certes convaincu dans sa première mise en scène pour l’Opéra de Paris, Eugène Onéguine, – une réalisation princeps qui restera cas unique-, finit par agacer dans ces Troyens brouillés ; la fresque à la fois grandiose et poétique du grand Hector est passée à la moulinette conceptuelle et réduite à la grille théâtreuse de Tcherniakov qui veut bon an mal an faire rentrer l’ogre néoantique dans un petit carton familial. Qu’a à faire le souffle de l’épopée virgilienne dans cette conception éculée qui écarte toute ivresse poétique, forçant plutôt le jeu des êtres décalés, impuissants, opprimés ou tout simplement fous.

Dossier spécial BERLIOZ 2019 Illustration dans les articlesLes Troyens sont la grande oeuvre de Berlioz : un Ring à la française, aux équilibres classiques : l’ampleur de l’orchestre, le souffle des tableaux que n’aurait pas renié Meyerbeer, ni le Rossini de Guillaume Tell, n’empêchent pas l’intériorité ni le fantastique des épisodes héroïques. Achevé en 1858 à 54 ans, l’opéra de Berlioz ne sera jamais créé intégralement de son vivant ; en 1863, une version tronquée qui ne sélectionne que les morceaux de la seconde partie (Enée à Carthage) est portée à la scène ; puis en 1890, à Karlsruhe, enfin une intégrale est jouée mais en allemand. Comme pour Les Fées du Rhin d’Offenbach, les allemands se montrent plus curieux de nouveautés ; là aussi, l’opéra d’Offenbach pourtant écrit en français, est créé intégralement en Allemagne donc en allemand.
A Paris, l’Opéra national affiche après une première intégrale en 1921, une nouvelle production complète qui inaugure alors le vaisseau Bastille, en 1989.

LA PRISE DE TROIE… La force de la première partie vient du portrait écrit par Berlioz, de la prophétesse désespérée Cassandre qui a compris la catastrophe annoncée, la dénonce aux troyens et à leurs roi Priam, mais en pure perte : personne ne l’écoute. Son duo avec Chorèbe – qui aimerait tant l’épouser, est le volet le plus déchirant de cette première séquence.

LES TROYENS -  LA PRISE DE TROIE -

Mais anecdotique et laide, la mise en scène collectionne les idées gadgets et déjà vues : Cassandre est interviewée par une équipe de télévision (que c’est original) ; dans leur salon cossu qui contraste avec le décor simultané et trivial où se presse le peuple en panique, la cour de Priam a des allures d’opérette, – les futurs vaincus n’ont aucune grandeur antique. Cette obligation d’actualisation et de réalisme sonne faux. Sans pouvoir justifier sa présence dans cette partie troyenne, une célébration d’Hector mort se précise mais de façon brouillonne et incohérente. Et le cheval des grecs est remplacé par Enée lui-même, traitre à sa patrie. De toute évidence, les tableaux collectifs n’ont jamais inspiré Tcherniakov dont le tempérament reste plutôt introspectif, plus soucieux de l’itinéraire des individus que du mouvement des foules. Ainsi la marche troyenne consterne par un… statisme désolant.

DIDON à CARTHAGE… Las, le sentiment d’incongruité et d’actualisation coûte que coûte persiste et … s’enlise dans la seconde partie (Les Troyens à Carthage, avec l’idylle entre Enée et Didon) : Tcherniakov nous sert des références aux vagues migratoires d’aujourd’hui… soit. Et donc le rapport ? Nous le cherchons encore.
Toujours à hauteur humaine, Tcherniakov fait de l’action berliozienne une petite histoire de famille, un épisode domestique ordinaire qui dans ce contexte, devient même ridicule : comment accepter que Didon se déchaine comme une hystérique contre celui qu’elle aime et qui ne veut pas rester : Enée ? Voilà qui est dit et confirmé : pour Tcherniakov, tout dignité, toute grandeur antique sont effacés. Pour la petite histoire. Celle qui émaille sa vision d’une communauté de petits-bourgeois dont on lit pour certains la pensée à travers des projections vidéo… ce dispositif (dans la première partie) serait un tantinet crédible si l’on en avait pas mesuré les limites comme l’affligeante banalité dans ses productions antérieures. Tcherniakov ne sait pas se renouveler : il s’obstine même et se répète. Au risque de dénaturer la partition qu’il est censé servir.

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L’apothéose de cette lecture réductrice et décevante, se révèle dans toute sa fausse pertinence dans la seconde partie : Enée qui a vendu sa cité aux grecs, fuit et se retrouve dans un hôpital pour victimes de guerre dont la directrice est Didon, laquelle a troqué sa couronne carthaginoise pour une nouvelle compétence en soins palliatifs. Au sommet de cette actualisation, la chasse royale qui prépare au duo amoureux, devient jeu de rôle aux vertus thérapeutiques entre les patients hospitalisés dont Enée bien sûr (habité par ces voix qui l’exhortent à rejoindre l’Italie pour fonder un nouvel empire). On avait déjà vu tout cela, dans sa Carmen au festival d’Aix 2017, où Tcherniakov allait jusqu’à réécrire la fin de l’histoire (mais bien sûr, puisque Bizet avait laissé un opéra « inabouti »).

Des Troyens bien triviaux…
Les petits bourgeois traumatisés
en thérapie de groupe

Au spectacle affligeant de troyens et de carthaginois réduits à des intrigues de bas étage, répond heureusement une tenue vocale et orchestrale d’une toute autre valeur, justifiant qu’on s’intéresse à ces nouveaux Troyens. Mais les yeux fermés.
Rayonnante, profonde, et presque énigmatique, car elle semble habitée par ce don de voyance divine, la Cassandre de Stéphanie d’Oustrac intéresse dans la première partie : sa présence cynique à force d’être distancée, – presque froide et absente, surprend dans un océan de mouvements confus et maladroits. Sa déclamation est courte parfois à l’inverse de celle de son partenaire Chorèbe (impeccable et si noble Stéphane Degout). En réalité, Tcherniakov qui aime décelé les travers et traumas dissimulés, a fouillé le passé tortueux de la voyante : en réalité, elle reste égarée parce que son père (Priam) l’a violée… vous suivez toujours ?

Tout cela altère la force du premier couple imaginé par Berlioz (Cassandre / Chorèbe). Leur duo trouve un bel écho dans celui de la seconde partie : réunissant, opposant, puis séparant Enée et Didon : respectivement Brandon Jovanovitch (sobre et percutant, souple et articulé lui aussimalgré quelques aigus parfois tirés) et Ekaterina Semenchuk (sensuelle et impliquée, d’abord surdimensionnée à notre avis au début, puis mieux canalisée, trouvant le ton tragique juste dans son suicide final). Pourtant cela n’était pas gagné car Didon suicidaire se tue en avalant des cachets, sans aucune dignité ni grandeur.
Distinguons également le beau mezzo grave et sombre, très onctueux et musical d’Aude Extremo en Anna, la sœur funèbre de Didon ; mais son français manque de clarté, ce qui est loin d’être le cas de Michèle Losier : son Ascagne est de bout en bout éloquent, articulé, juste. Saluons aussi le Narbal racé de Christian Van Horn ; l’élégance du ténor Cyrille Dubois dans l’air de Iopas : «Ô blonde Cérès ». Par contre, au diapason d’une mise en scène sans magie, oublions l’Hécube frustrante et hors sujet, hiératique figurante de Véronique Gens.

Malgré de nombreuses coupures (le duo des sentinelles si cher à Berlioz, est absent !), Philippe Jordan qui réussit certains passages symphoniquement wagnériens, parvient néanmoins à sauver les meubles disparates d’une production confuse qui manque d’unité comme de direction. Difficile de rétablir l’équilibre entre la beauté de la musique et l’effet de multitude comme l’action déconstruite que l’on voit sur scène… Voilà une nouvelle production qui ne rétablit par Tcherniakov parmi les grands metteurs en scène d’opéras. Entre confusion, dispositif bidon, lecture confuse, obsession d’un regard pseudo psychanalytique… le spectateur et l’auditeur sont en droit d’applaudir autre chose… à commencer par une partition qui devient invisible sous le cumul d’oirpeaux qui la recouvre. Surtout sur la scène de l’Opéra de Paris. Que l’on pense aux nouveaux spectateurs de l’opéra : reviendront-ils pour d’autres spectacles après avoir éprouver la confusion comme la laideur de celui-ci ? A l’affiche de l’Opéra Bastille, le 31 janvier. Les 3, 6, 9 et 12 février 2019.
Pour vous faire une idée, et dans le confort de votre salon, Arte diffuse le 31 janvier la production de ces Troyens déconcertants à Bastille, en différé à 22h30. Illustrations : © V. Pontet / OnP 2019

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COMPTE-RENDU, opéra. PARIS, Bastille, le 25 janv 2019. BERLIOZ : Les Troyens. Jordan / Tcherniakov

Distribution
Les Troyens – Opéra en 5 actes d’Hector Berlioz
Opéra en cinq actes, livret du compositeur d’après l’Enéide
Créé à Paris, Théâtre-Lyrique, le 4 novembre 1863 (Les Troyens à Carthage)
et à Karlsruhe le 6 décembre 1890 (La Prise de Troie, en langue allemande)

Cassandre : Stéphanie d’Oustrac
Ascagne : Michèle Losier
Hécube : Véronique Gens
Énée : Brandon Jovanovich
Chorèbe : Stéphane Degout
Panthée : Christian Helmer
Le Fantôme d’Hector : Thomas Dear
Priam : Paata Burchuladze
Un Capitaine Grec : Jean-Luc Ballestra
Hellenus : Jean-François Marras
Polyxène : Sophie Claisse
Didon : Ekaterina Semenchuk
Anna : Aude Extrémo
Iopas : Cyrille Dubois
Hylas : Bror Magnus Tødenes
Narbal : Christian Van Horn
Deux Capitaines troyens : Jean-Luc Ballestra, Tomislav Lavoie
Mercure : Bernard Arrieta

Chœurs et Orchestre de l’Opéra national de Paris
Direction : Philippe Jordan
Mise en scène et décors : Dmitri Tcherniakov

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CD, annonce. ” Mademoiselle , par Julie Fuchs (DG)

fuchs mademoiselle cd deutsche grammophon critique review cd annonce portrait par classiquenews cd critique compte rendu operaCD, annonce. JULIE FUCHS, soprano : Mademoiselle (1 cd DG). Dans son premier cd chez DG intitulé « YES » avec le National de Lille (sept 2015), la soprano Julie Fuchs osait avec délices défricher quelques pépites françaises de la Belle Epoque, « en diseuse enivrée, d’une irrésistible séduction » (selon les mots de notre rédacteur d’alors Lucas Irom :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-compte-rendu-critique-julie-fuchs-yes-deutsche-grammophon-2015/

Qu’en sera-t-il pour ce second volume sous étiquette jaune ? C’est un nouvel opus titré « Mademoiselle », où par le choix de nouvelles pépites, la cantatrice s’adonne à nouveau au plaisir du jardin personnel et de l’autoportrait musical. Mais ici selon de nouveaux goûts en particulier une affection pour l’opéra romantique français et italien, plutôt “bel canto” que séquence dramatique et tragique.
Elle nous avait ravis dans son incarnation très suave et ronde de Leïla dans Les Pêcheurs de Perles, réalisation majeure réalisée par L’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre Bloch (le cd est sélectionné dans la catégorie Enregistrement de l’année 2018 des prochaines 26èmes Victoires de la musique classique). Pour autant, la jeune diva française maîtrise-t-elle idéalement le style français romantique, en particulier cette articulation qui hier ont fait les grandes cantatrices telles Dessay pour la virtuosité éclatante et ciselée ; ou Régine Crespin au phrasé et à la diction, impeccables ?
Réponse dans notre prochaine grande critique dans le mag cd dvd livres de classiquenews. Nouveau cd à paraître le 15 février 2019 sous étiquette DG Deutsche Grammophon