Compte-rendu, critique, PARIS. Festival la Dolce Volta, le 24 novembre 2018, Noack, Cassard, Pescia, Couteau, pianistes, quatuor Hermes.

dolce-volta-festival-concerts-recitals-de-piano-paris-concerts-critiques-sur-classiquenews-festival-2018Compte-rendu, critique, PARIS. Festival la Dolce Volta, le 24 novembre 2018, Noack, Cassard, Pescia, Couteau, pianistes ; Quatuor Hermes. Le 24 novembre, le label la Dolce Volta inaugurait son premier festival à la salle Gaveau. Au cœur du trouble et de la colère, des violences et du bruit, ce lieu dédié à la musique, imprégné de celle-ci depuis plus d’un siècle, offrait un havre, un espace d’harmonie et de beauté, le luxe d’un temps musical. Quatre concerts en cette journée pour fêter les artistes du label et l’actualité de leurs enregistrements, pour venir à leur rencontre, pour rassembler musiciens venus les écouter, mélomanes et acteurs du monde musical. Le climat ambiant à Paris aurait pu dissuader un bon nombre, il n’en fut rien ou presque: la salle grouillait de public.

 

 

 

I. Florian Noack est, parmi ceux de sa génération, un pianiste singulier. A 28 ans, se frotter en concert à une énième interprétation de la Sonate en si mineur de Liszt, de la sonate D 960 de Schubert, ou de tout autre monument du répertoire n’est pas sa démarche. Doté de moyens techniques et d’un sens artistique hors du commun, il n’en fait pas pour autant étalage. Au disque comme à la scène, il compose ses programmes avec originalité, et intelligence. Sa grande curiosité le conduit à fouiller dans les malles oubliées du répertoire, et dénicher des pièces de compositeurs ignorés dont il sait évaluer et nous faire partager l’intérêt.

 

 

 

LA DOLCE VOLTA FAIT SON FESTIVAL

 

 

 

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Transcripteur hors pair, et insatiable musicien, il repousse les clôtures du champ pianistique en s’appropriant au clavier des œuvres orchestrales ou vocales, dont il fait de véritables joyaux. Ainsi le concert offrait une sélection tirée de son dernier CD « Album d’un voyageur », rassemblant une foule de pièces, courtes pour la plupart, constituant un tour d’Europe musical. Au fil du concert il explique avec clarté et simplicité comment chaque compositeur a incorporé dans sa musique les racines de son pays. A commencer par Schubert dont il interprète les 12 Valses D 145, avec élégance, profondeur et légèreté à la fois. D’emblée on est conquis par la beauté du son, la souplesse des lignes, la cohésion générale qui nous conduit en douceur d’une danse à l’autre, et enfin l’autorité naturelle du pianiste. Parmi les 48 lieder allemands de Brahms (Deutsche Volklieder), Il en a sélectionné quatre, auxquels il donne vie au piano par un arrangement raffiné. Leurs sonorités fondantes dans un art du chant accompli, et de très beaux sotto voce tranchent avec l’évocation espagnole qui suit: la Danza Iberica de Joaquin Nín, aux accents de guitare, et au sensuel mystère. Autre chant, autre transcription, autre univers, celui, sombre et déprimé du troisième chant populaire russe de Rachmaninov opus 41, et pour finir un retour en pays latin avec la Tarentelle de Martucci, dans son arrangement de la version orchestrale, à laquelle il donne un tour endiablé, brûlant et noir comme une descente aux enfers. Florian Noack nous démontre encore qu’il sait passer d’une esthétique à l’autre sans transition, avec en bis une danse arménienne de Komitas, acétique et épurée, dans des timbres rappelant ceux du marimba, puis Molly on the shore de Grainger tiré du folklore irlandais.

 

 

 

II. Le second concert était placé sous le signe de la complicité musicale avec les pianistes Philippe Cassard et Cédric Pescia. Dans le sillage de leurs magnifiques disques (« Fauré » pour Philippe Cassard, un coffret de l’intégrale du Clavier bien tempéré de Bach pour Cédric Pescia, et enfin un CD « Schubert » qui les rassemble, paru en 2014), ils en interprètent à tour de rôle des extraits avant de se rejoindre au clavier dans Schubert. Faisant fi de toute orthodoxie enfermée dans des codes rigides et rhétoriques, hors de la distance qu’ils imposent, Cédric Pescia donne une dimension sensible et humaine au tout qu’est le double recueil du Clavier bien tempéré, à chacun de ses préludes et fugues, si différenciés suivant leurs tonalités, mais aussi dans l’unité de cette somme, qu’il trouve par le chant dans sa traduction résolument pianistique. Le respect stylistique et la rigueur de la pulsation ne lui interdisent pas ce supplément d’âme, cette appropriation qui font de son interprétation attachante un monde d’éclairages, d’humeurs et d’atmosphères, depuis le doux halo du premier prélude en do majeur (I), nimbé de pédale, jusqu’au fa mineur (II), tendre et interrogatif, presque schumannien, en passant par la rumeur quasi colérique du do mineur (I) comme surgi d’un orgue dans la réverbération de la pédale, le taciturne do dièse mineur et sa pesante fugue (I), et a contrario le ton badin du fa majeur (livre II). Philippe Cassard nous fait entrer quant à lui dans l’univers fauréen le plus sombre qui soit avec son nocturne n°11, dont la tristesse désespérée cède un instant à la révolte, et se replie dans la désolation du silence. Comment ne pas trouver de correspondance avec l’andantino de la Sonate D 959 de Schubert? Point d’affect, point de larmes sur soi dans son approche: l’andantino avance au début droit comme un i, sans complaisance, comme une marche implacable. Il y quelque chose de digne et de bouleversant dans cette tenue, qui ne masque en rien la douleur si criante de ce mouvement. On est glacé, cloué sur place, par la déferlante colère qui en jaillit, les terribles silences qui suivent ses violents coups de boutoir, qui font du retour du thème une vaine consolation. La Fantaisie D 940 est orchestrée magnifiquement par les deux interprètes, alternant tour à tour nostalgie et violence, laissant poindre parfois une fausse désinvolture. Les deux dernières valses de Brahms viendront en dernière touche (bis) apporter leur pointe de tendre légèreté à ce concert combien prenant.

 

 

 

III. L’intégrale de l’œuvre pour piano de Brahms gravée au disque par le pianiste Geoffroy Couteau a été unanimement saluée. Le quintette avec piano opus 34 donné ce soir-là avec l’excellent Quatuor Hermès nous offre un aperçu de l’intégrale de sa musique de chambre à paraître. Après une interprétation fastueuse du quatuor à cordes de Debussy, à la somptuosité sonore et au lyrisme prenant dès les premiers coups d’archets, Geoffroy Couteau donne à la sonate opus 111 de Beethoven une très belle tenue, ce qui n’est pas peu dire pour cette œuvre. D’une grande hauteur de vue, le premier mouvement tout en majesté et en souffle laisse place à une arietta dont l’émouvante simplicité fait la noblesse. De la nébuleuse de la quatrième variation, qu’il fait scintiller dans l’aigu du piano tel un tissu d’étoiles, il élève le chant de la toute dernière dans une poignante ferveur, avant de nous projeter dans l’univers indicible et mystique des derniers trilles, jusqu’à l’humilité de l’ultime accord. Le quintette de Brahms réunissait enfin les musiciens de la soirée en seconde partie: une interprétation flamboyante, allant énergie et sophistication, dans un équilibre parfait avec le piano, tenu de mains fermes et sensibles par Geoffroy Couteau (illustrations ci dessus : G Couteau et le Quatuor Hermès)

Difficile de résister à prolonger le plaisir du concert, lorsqu’il conjugue ainsi exigence artistique et convivialité. Écouter, réécouter, c’est ce que nous offre le disque, dans son bel écrin de carton que l’on aime tenir dans ses mains, que les yeux savourent, mais pas seulement: tous les concerts seront diffusés par France Musique et francemusique.fr. On s’en réjouit!

 

 

 
 

 

 

CD, compte rendu critique. Manuel de Falla par Wilhem Latchoumia (1 cd La Dolce Volta)

falla-pieces-pour-piano-wilhem-latchoumiaCD, compte rendu critique. Manuel de Falla par Wilhem Latchoumia (1 cd La Dolce Volta). “Toute l’Espagne dans un piano” : l’accroche de ce nouveau disque du pianiste Wilhem Latchoumia ne manque pas d’arguments : il est même d’une séduction méridionale, attachante et enivrante… Taquinerie chaloupée, syncope dansante, au déhanché virevoltant : les Quatre pièces espagnoles sont traversés par un lâcher prise suggestif dont l’éclat solaire sait aussi être délicieusement enfantin : Aragonaise, cubaine, Montagneuse ou Andalouse (notre préférée : ivre, provocatrice), le pianiste Wilhem Latchoumia se coule dans chaque paysage au caractère distinct, entre volontarisme, panache, sentiment victorieux voire conquérant, furieusement séducteur mais aussi parlant l’intime. Justement son Hommage / Tombeau pour Claude Debussy revêt la noble marche d’une élégie au ralenti lui aussi à la fois intérieur et déhanché.

Plus intéressant, à la fois souple et très articulé,toujours dans le sens d’une souplesse chorégraphique, où l’élégance du toucher vaporeux et allusif s’affirme de mieux en mieux, l’onde dansante du triptyque, sommet du disque : El Sombrero de tres picos. La finesse du jeu trouve une admirable fusion entre précision des nuances et flux rythmique.

Plus orchestral et ample, manifestement inspiré des Tableaux de Moussorgski, la puissance de feu du chant «  de los remeros del Volga ».

CLIC_macaron_2014Wilhem_Latchoumia-Anthony_Arquier_face_yeux_fermesEnfin, les 6 séquences, véritables tableaux enchanteurs de l’Amour sorcier (El Amor Brujo), affirme davantage l’incroyable imagination poétique du pianiste, dont on souligne et se délecte de la fluide torpeur, langueur et rêverie (Pantomina du début). Le toucher est souverain : allusif, caressant et aussi d’une grande intensité dramatique. Maîtrise et intelligence recomposent l’espace sonore et visuel du clavier, où l’interprète semble produire et créer des champs et contre champs , changeants, miroitants d’une justesse poétique enivrante. Que demander de plus ? Rien à regretter de son chant fluide et mordant du Feu, aux vocalises somptueuses et ardentes. Dans la continuité, les deux séquences : Romance du pêcheur (intérieure, lointaine), et surtout le finale Danse rituel du feu, d’un souffle orchestral, met en valeur toutes les nuances d’un pianiste magicien. Superbe récital. CLIC de CLASSIQUENEWS d’octobre 2016.

CD, compte rendu critique. Manuel de Falla par Wilhem Latchoumia (1 cd La Dolce Volta).

CD, événement, compte rendu critique. Chopin : Polonaises. Pascal Amoyel, piano (1 cd La Dolce Volta)

Amayel pascal piano chopinCD, événement, compte rendu critique. Chopin : Polonaises. Pascal Amoyel, piano (1 cd La Dolce Volta). Le geste et la pensée de l’interprète réalisent le chemin intérieur le mieux conçu, et d’une certaine façon apporte la preuve du Chopin à la fois véhément, et aussi tendre, mais toujours superbement LIBRE. Danse proche de la marche, chacune des 7 Polonaises ici magistralement choisies et agencées, assume crânement cette parenté affirmative, brillante et pleine de panache affiché, puis bascule en éclairs plus graves et sombres ou jaillit la tragédie intime du compositeur pianiste.

Amoyel pascal chopin polonaises la dolce vitaParmi nos préférés, c’est à dire les Polonaises qui expriment un accomplissement de la pensée de l’interprète (non de sa seule technicité), l’Opus 26 n°1 invite au tout début à un voyage introspectif où l’on comprend que ce qui se joue relève immédiatement du salut de l’âme : comment se sauver soi-même, Chopin l’expatrié se pose la question ; amorcée en accords secs et même de façon véhémente, la première Polonaise abandonne tout artifice extérieur et bascule peu à peu dans la douceur rêvée, comme si Chopin d’un traumatisme secret, d’abord énoncé furioso, organisait et réécrivait l’histoire en un épanchement maîtrisé, personnel, intime mais dont la sûreté s’affirme nettement, en particulier dans la réitération reconstructrice de la fin. Tout cela crépite et semble imploser en apparence, mais construit allusivement une cohérence intérieure que le pianiste a totalement compris et même qu’il semble vivre totalement au moment de l’enregistrement. Comme un volet fraternel, l’autre face d’un même épisode, l’Opus 26 n°2, fait couler un métal en fusion plus âpre et moins apaisé, rugueux et d’une amertume qui ne se cache pas.

 

 

Polonaises enivrées, sublimées

Pascal Amoyel exprime le chant furieux et tendre d’un Chopin expatrié en quête de liberté et d’harmonie

 

L’opus 44, Polonaise la plus longue (soit plus de 10 mn) fait éclater littéralement le cadre en une forme libre proche de la fantaisie : miroir des affects conquérants et aussi destructeurs, toute la furia tendre de Chopin s’exprime ici en arêtes vives. Piano orchestre et piano orgue aussi par une série de plus en plus revendicatrice, – par ses suites de batteries interrogatives et affirmatives, exprimant la volonté de tout recréer pour que jaillisse intacte, la pure innocence d’un cÅ“ur attendri : la volubilité du pianiste enchante littéralement dans ces passages entre épanchements et chant de victoire. Dont tous les parcours et méandres affirment haut et fort la souveraine liberté d’un esprit qui a su s’affranchir de ses entraves, Chopin, l’exilé volontaire, acteur de son destin.

D’une conscience supérieure et sur le plan formel, d’une audace créative plus inventive encore, l’Opus 53 est peut-être la plus proche de la grande fabrique alchimique de Liszt : vertigineuse et échevelée : c’est aussi l’histoire d’une conquête, gagnée après des efforts colossaux et opiniâtres. Pascal Amoyel en traduit les tensions contraires, les pulsions contradictoires dont le heurt et les frottements produisent les étincelles de la vie.

AMOYEL-PASCAL-une-homepage-cd-chopin-polonaises-582-390Fin de parcours. L’opus 61 traverse toutes les formes pour atteindre un autre espace temps, jouant sur la résonnance d’un piano grand questionneur : tout le début est un questionnement intime intérieur, d’une profondeur ample et vaste : la collection de souvenirs rétrospectifs que Chopin agence alors gagne une éloquente clarté sous les doigts agiles, allusifs du pianiste ; le rythme de la polonaise n’étant alors qu’un éclair, un jaillissement fugace pour électriser un matériau sonore qui se réinvente à mesure qu’il s’écoule, basculant peu à peu vers le chant d’une grande harpe rassérénée, vers un pur esprit de renoncement ; les changements incessants de rythmes et d’harmonie conduisent vers l’inconnu, l’espace au delà du son, derrière le sonore (frémissement annonciateur et suspendu du carillon à 10mn). La douceur étale, simple, naturelle du pianiste, -a contrario de tous ses confrères : son dépouillement sincère, touchent à l’essentiel. Quelle justesse, quelle vérité.

D’une filiation secrète intime, – un hommage à la mémoire de son grand père né polonais, Gerszon-Wolf Kartowski, le pianiste Pascal Amoyel signe l’un de ses disques les plus aboutis. Un témoignage tracé par un coeur sincère, un style sans calcul : pas l’ombre d’un effet car tout y coule comme la pensée intime d’une âme qui se libère peu à peu au fil des Polonaises. Une à une chaque entrave se rompt puis s’efface. La musique s’accomplit.

CLIC_macaron_2014CD, compte rendu critique. Chopin : Polonaises. Pascal Amoyel, piano (1 cd La Dolce Volta). 7 Polonaises opus 20, 40, 44, Polonaise-Fantaisie opus 61. Enregistrement réalisé à Paris en avril 2015 — 1 cd La Dolce Volta. Lire l’excellent livret notice accompagnant le cd (entretien avec Pascal Amoyel à propos de Chopin). CLIC de classiquenews de mai 2016

VOIR notre reportage vidéo : POLONIA, le nouveau disque de Pascal Amoyel

CD, événement (annonce). POLONIA, Pascal Amoyel joue les Polonaises de Frédéric Chopin (1 cd La Dolce Volta)

Amoyel pascal chopin polonaises la dolce vitaCD événement, annonce : Polonaises de Frédéric Chopin par Pascal Amoyel, 1 cd La Dolce Volta. Parution le 29 avril 2016. CHOPIN RÉGÉNÉRÉ. Pascal Amoyel livre son nouveau Chopin dans un nouvel album discographique à paraître chez l’éditeur La Dolce Volta ce 29 avril 2016. Après son dernier recueil dédié au Chopin de l’année 1846, c’est une nouvelle immersion, captivante et très investie à laquelle nous invite le pianiste français Pascal AMOYEL qui pour le label La Dolce Volta publie une collection de Polonaises de Frédéric Chopin : l’exercice devient expérience musicale et poétique d’une cohérence indiscutable qui récapitule surtout le génie du créateur sur une forme en métamorphose. La Polonaise indique l’attachement à la mère patrie, en un chant de souffrance et de renoncement qui s’élève au delà de l’expérience personnelle et intime vers un cri universel pour la liberté. L’approche est d’autant plus personnelle qu’elle rend un secret hommage au grand père de l’interprète. Pour Pascal Amoyel, Chopin fut autant capable de vertiges d’une rare violence que d’une introspection furieusement tendre.

CLIC-de-classiquenews-les-meilleurs-cd-dvd-livres-spectacles-250-250Les 7 Polonaises ici réunies rétablissent la mesure de cette tragédie intime qui fait de Frédéric Chopin ce créateur atypique, aux blessures profondes, à l’hypersensibilité salvatrice néanmoins qui, investie par un instinct créateur et audacieux hors normes, invente de nouveaux formats musicaux dont les Polonaises. En témoignent ces 7 joyaux remarquablement ciselées au nombre desquels figurent les Polonaises les plus passionnantes et les mieux inventives, opus 44 (notre préférée), opus 53 (Maestoso), enfin la Polonaise-Fantaisie opus 61, sommet du genre. Marche pleine de panache et d’aristocratique noblesse, la Polonaise évolue sous les doigts du pianiste compositeur, osant de façon libre et inédite, de nouveaux défis structurels, harmoniques, poétiques…

Amayel pascal piano chopinAprès son disque Alkan édité précédemment chez La Dolce Volta, le pianiste PASCAL AMOYEL explore l’ivresse et la fureur intérieure d’un Chopin exilé pour lequel la Polonaise est en miroir de son propre cheminement, le terreau fertile de ses aspirations les plus profondes : espoir, impuissance, cri, résistance et renoncement. C’est aussi un formidable cycle de reconstruction et de dépassement dont Pascal Amoyel traduit l’élan et le flux contradictoire. Au plus proche de la tragédie de Chopin, le pianiste inspiré, voire habité par son sujet, exprime surtout l’universalité de l’écriture, intime mais puissante, généreuse, fraternelle. Un formidable cadeau pour les hommes de bonne volonté, vainqueur de ses propres démons et diables secrets. Toutes les Polonaises sont présentes dans un album irrésistible. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2016. Prochaine grande critique dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

 

 

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Le reportage, le clip

 

 

VOIR aussi le grand reportage vidéo POLONIA : entretien avec Pascal Amoyel : pourquoi avoir enregistré ce nouvel album Chopin ? En quoi le génie intimiste et pudique de Chopin se hisse vers l’universel ? Reportage vidéo réalisé au Théâtre Le Ranelagh en mars 2016 © studio CLASSIQUENEWS avril 2016 — réalisation : Philippe Alexandre Pham

 

 

CLIP VIDEO : Pascal Amoyel joue le début de la Polonaise opus 53

 

 

 

CD Polonia : le nouveau Chopin de Pascal Amoyel

 

 

 

 

CLIP. POLONIA. Pascal Amoyel joue la Polonaise opus 53 de Chopin

Amoyel pascal chopin polonaises la dolce vitaCLIP vidéo. CD événement, annonce : Polonaises de Frédéric Chopin par Pascal Amoyel, 1 cd La Dolce Volta. Parution le 29 avril 2016. CHOPIN RÉGÉNÉRÉ. Pascal Amoyel livre son nouveau Chopin dans un nouvel album discographique à paraître chez l’éditeur La Dolce Volta le 29 avril 2016. Après son dernier recueil dédié au Chopin de l’année 1846, c’est une nouvelle immersion, captivante et très investie à laquelle nous invite le pianiste français Pascal AMOYEL qui pour le label La Dolce Volta publie une collection de Polonaises de Frédéric Chopin : l’exercice devient expérience musicale et poétique d’une cohérence indiscutable qui récapitule surtout le génie du créateur sur une forme en métamorphose. La Polonaise indique l’attachement à la mère patrie, en un chant de souffrance et de renoncement qui s’élève au delà de l’expérience personnelle et intime vers un cri universel pour la liberté. L’approche est d’autant plus personnelle qu’elle rend un secret hommage au grand père de l’interprète. Pour Pascal Amoyel, Chopin fut autant capable de vertiges d’une rare violence que d’une introspection furieusement tendre. Les 7 Polonaises ici réunies rétablissent la mesure de cette tragédie intime qui fait de Frédéric Chopin ce créateur atypique, aux blessures profondes, à l’hypersensibilité salvatrice néanmoins qui, investie par un instinct créateur et audacieux hors normes, invente de nouveaux formats musicaux dont les Polonaises. En témoignent ces 7 joyaux remarquablement ciselées au nombre desquels figurent les Polonaises les plus passionnantes et les mieux inventives, opus 44 (notre préférée), opus 53 (Maestoso), enfin la Polonaise-Fantaisie opus 61, sommet du genre. Marche pleine de panache et d’aristocratique noblesse, la Polonaise évolue sous les doigts du pianiste compositeur, osant de façon libre et inédite, de nouveaux défis structurels, harmoniques, poétiques…CLIP VIDEO © studio CLASSIQUENEWS avril 2016 — réalisation : Philippe Alexandre Pham

VOIR aussi le grand reportage vidéo POLONIA : entretien avec Pascal Amoyel : pourquoi avoir enregistré ce nouvel album Chopin ? En quoi le génie intimiste et pudique de Chopin se hisse vers l’universel ? Reportage vidéo réalisé au Théâtre Le Ranelagh en mars 2016 © studio CLASSIQUENEWS avril 2016 — réalisation : Philippe Alexandre Pham

REPORTAGE. POLONIA : Le nouvel album de Pascal Amoyel

Amoyel pascal chopin polonaises la dolce vitaCD événement, annonce : Polonaises de Frédéric Chopin par Pascal Amoyel, 1 cd La Dolce Volta. Parution le 29 avril 2016. CHOPIN RÉGÉNÉRÉ. Pascal Amoyel livre son nouveau Chopin dans un nouvel album discographique à paraître chez l’éditeur La Dolce Volta le 29 avril 2016. Après son dernier recueil dédié au Chopin de l’année 1846, c’est une nouvelle immersion, captivante et très investie à laquelle nous invite le pianiste français Pascal AMOYEL qui pour le label La Dolce Volta publie une collection de Polonaises de Frédéric Chopin : l’exercice devient expérience musicale et poétique d’une cohérence indiscutable qui récapitule surtout le génie du créateur sur une forme en métamorphose. La Polonaise indique l’attachement à la mère patrie, en un chant de souffrance et de renoncement qui s’élève au delà de l’expérience personnelle et intime vers un cri universel pour la liberté. L’approche est d’autant plus personnelle qu’elle rend un secret hommage au grand père de l’interprète. Pour Pascal Amoyel, Chopin fut autant capable de vertiges d’une rare violence que d’une introspection furieusement tendre. Les 7 Polonaises ici réunies rétablissent la mesure de cette tragédie intime qui fait de Frédéric Chopin ce créateur atypique, aux blessures profondes, à l’hypersensibilité salvatrice néanmoins qui, investie par un instinct créateur et audacieux hors normes, invente de nouveaux formats musicaux dont les Polonaises. En témoignent ces 7 joyaux remarquablement ciselées au nombre desquels figurent les Polonaises les plus passionnantes et les mieux inventives, opus 44 (notre préférée), opus 53 (Maestoso), enfin la Polonaise-Fantaisie opus 61, sommet du genre. Marche pleine de panache et d’aristocratique noblesse, la Polonaise évolue sous les doigts du pianiste compositeur, osant de façon libre et inédite, de nouveaux défis structurels, harmoniques, poétiques… le cadre n’est qu’un prétexte à toujours plus de dépassement intimes et expressifs, tout concourt peu à peu à l’éclatement du noyau préalable… REPORTAGE VIDEO © studio CLASSIQUENEWS avril 2016 — réalisation : Philippe Alexandre Pham

VOIR aussi le CLIP POLONIA : Pascal Amoyel joue le début de la Polonaise opus 53 (Paris, Théâtre Le Ranelagh, mars 2016 © studio CLASSIQUENEWS.COM)

CD événement, annonce : Polonaises de Frédéric Chopin par Pascal Amoyel, 1 cd La Dolce Volta. Parution le 29 avril 2016

Amoyel pascal chopin polonaises la dolce vitaCD événement, annonce : Polonaises de Frédéric Chopin par Pascal Amoyel, 1 cd La Dolce Volta. Parution le 29 avril 2016. CHOPIN RÉGÉNÉRÉ. Pascal Amoyel livre son nouveau Chopin dans un nouvel album discographique à paraître chez l’éditeur La Dolce Volta le 29 avril 2016. Après son dernier recueil dédié au Chopin de l’année 1846, c’est une nouvelle immersion, captivante et très investie à laquelle nous invite le pianiste français Pascal AMOYEL qui pour le label La Dolce Volta publie une collection de Polonaises de Frédéric Chopin : l’exercice devient expérience musicale et poétique d’une cohérence indiscutable qui récapitule surtout le génie du créateur sur une forme en métamorphose. La Polonaise indique l’attachement à la mère patrie, en un chant de souffrance et de renoncement qui s’élève au delà de l’expérience personnelle et intime vers un cri universel pour la liberté. L’approche est d’autant plus personnelle qu’elle rend un secret hommage au grand père de l’interprète. Pour Pascal Amoyel, Chopin fut autant capable de vertiges d’une rare violence que d’une introspection furieusement tendre. Les 7 Polonaises ici réunies rétablissent la mesure de cette tragédie intime qui fait de Frédéric Chopin ce créateur atypique, aux blessures profondes, à l’hypersensibilité salvatrice néanmoins qui, investie par un instinct créateur et audacieux hors normes, invente de nouveaux formats musicaux dont les Polonaises. En témoignent ces 7 joyaux remarquablement ciselées au nombre desquels figurent les Polonaises les plus passionnantes et les mieux inventives, opus 44 (notre préférée), opus 53 (Maestoso), enfin la Polonaise-Fantaisie opus 61, sommet du genre. Marche pleine de panache et d’aristocratique noblesse, la Polonaise évolue sous les doigts du pianiste compositeur, osant de façon libre et inédite, de nouveaux défis structurels, harmoniques, poétiques… Critique complète et développée à venir sur classiquenews.com

 

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CD événement : Polonaises de Frédéric Chopin par Pascal Amoyel, 1 cd La Dolce Volta. Parution le 29 avril 2016.